Cinque Torri et Lagazuoi, Dolomites Italie : 10 choses à voir et faire

TL;DRCinque Torri (les Cinq Tours) et le mont Lagazuoi (2778 m d’altitude) se trouvent côte à côte près du col Passo Falzarego, dans les Dolomites, et sont accessibles sans effort par téléphérique : la cabine depuis Passo Falzarego monte au Lagazuoi en moins de trois minutes (environ 30 EUR), tandis que le télésiège depuis Bai de Dones dessert Cinque Torri (environ 15 EUR). Toute la zone a servi de front pendant la Première Guerre mondiale (1915-1918) et forme aujourd’hui un immense musée à ciel ouvert, avec tranchées, canons et tunnels préservés, en accès libre et gratuit. Parmi les dix idées de visites, on retrouve le Rifugio Lagazuoi et son panorama à couper le souffle, le tunnel Galleria del Lagazuoi (600 m de descente, réservé aux adultes en bonne forme physique, interdit aux enfants de moins de 8 ans et aux chiens), ou encore la montée jusqu’au Rifugio Nuvolau. Mieux vaut loger à Cortina d’Ampezzo, à environ 15 minutes en voiture, et viser la période de fin juin à mi-septembre, idéalement début septembre pour éviter le Ferragosto d’août.

Les Dolomites en Italie sont un véritable paradis, dont nous avons longuement parlé dans notre guide des Dolomites italiennes, mais ce coin tout proche de la célèbre Cortina d’Ampezzo possède une atmosphère vraiment à part. C’est en réalité le plus grand musée à ciel ouvert de la Première Guerre mondiale en Europe. Avant, avec Lukáš, on grimpait les pentes à la force des mollets, mais aujourd’hui on a un petit garçon et on sait apprécier les téléphériques du coin. Que ce soit la grande cabine du Lagazuoi au départ du Passo Falzarego ou le télésiège vers les Cinque Torri depuis Bai de Dones, pour voyager avec un bambin (ou avec des seniors), c’est tout simplement le salut.

Résumé

Si tu fais déjà tes valises, que le petit pleure dans son siège auto et que tu as juste besoin des infos essentielles, voici les points les plus importants de notre guide :

  • Deux sites distincts mais voisins : les Cinque Torri (les Cinq Tours) et le mont Lagazuoi se trouvent tout près l’un de l’autre, à hauteur du col Passo Falzarego. On accède aux deux sans effort, en téléphérique.
  • L’histoire partout autour : toute la zone servait de front entre l’Italie et l’Autriche-Hongrie durant la Première Guerre mondiale. On y trouve des tranchées reconstituées, des positions d’artillerie et des tunnels creusés dans la roche.
  • Meilleur camp de base : sans hésiter, Cortina d’Ampezzo, à environ 15 minutes en voiture des téléphériques.
  • Pour qui : grâce aux téléphériques, c’est une destination parfaite pour les familles avec de jeunes enfants, les seniors et même les amoureux des chiens. Tu montes sans transpirer une goutte.
  • Attention aux tunnels : la fameuse Galleria del Lagazuoi (tunnel de guerre dans la roche) est une descente brutale de 600 mètres dans l’obscurité et l’humidité. Ce n’est absolument pas pour les enfants ni pour les chiens : casque et lampe frontale obligatoires.

Que sont au juste les Cinque Torri et le Lagazuoi ?

Pour situer un peu la géographie : on se trouve dans la région de la Vénétie, non loin des cols Passo Falzarego et Passo Giau. C’est une zone qui te coupe le souffle avant même que tu sois sorti de la voiture, et on y emmène tous ceux qui viennent nous voir à la montagne.

Les Cinque Torri, soit les « Cinq Tours », forment une formation rocheuse totalement iconique, comme posée dans le paysage par des extraterrestres. Comme son nom l’indique, l’ensemble est composé de cinq massifs principaux, dont le plus haut est la Torre Grande, mais on y trouve aussi les Torre Inglese, Romana, Quarta et Quinta. Ces rochers font le bonheur des grimpeurs, mais aussi des simples randonneurs, car on peut en faire le tour par de jolis sentiers très confortables. Juste en face, de l’autre côté de la vallée, se dresse le majestueux mont Lagazuoi, dont le sommet culmine à 2778 mètres et qui ressemble à une forteresse de pierre imprenable.

Une histoire sanglante au paradis : la Grande Guerre 1915–1918

En contemplant ces prairies d’un vert intense et ces parois blanches, on a du mal à croire à l’enfer qui s’est déroulé ici. À chaque fois qu’on se promène entre les Cinque Torri, une étrange humilité nous saisit, Lukáš et moi. Entre 1915 et 1918, c’est ici qu’ont eu lieu certains des combats les plus absurdes et les plus durs de la Première Guerre mondiale.

Le mont Lagazuoi a été percé de part en part par des kilomètres de tunnels : les armées italienne et austro-hongroise cherchaient à miner les positions ennemies pour les faire sauter. Le point culminant de toute cette folie fut l’année 1917, quand les Italiens firent littéralement exploser une mine géante sous les pieds des Autrichiens — quand le guide nous l’a raconté sur place, on ne savait pas trop s’il fallait en rire ou en pleurer. Du côté des Cinque Torri, on trouve des positions d’artillerie italiennes reconstituées, car les rochers offraient un abri parfait. Aujourd’hui, tout est superbement restauré et fonctionne comme un immense musée à ciel ouvert, dont l’entrée est entièrement gratuite, et tu peux toi-même ressentir ce que ça devait être de rester assis dans une tranchée glaciale.

Quand venir et quelle météo t’attend

Planifier un voyage dans les Dolomites italiennes, c’est toujours un peu jouer à la loterie, car la météo en montagne n’en fait qu’à sa tête. Le matin, on vérifie toujours la webcam des Cinque Torri pour savoir si un nuage ne stagne pas là-haut.

La période idéale pour la randonnée et la découverte des musées s’étend de fin juin à mi-septembre. Mais si tu peux, évite le mois d’août et surtout la fête italienne du Ferragosto, le 15 août. C’est le moment où la moitié de l’Italie débarque à la montagne : impossible de se garer et files d’attente interminables aux téléphériques. Personnellement, on adore le début septembre : la météo est généralement plus stable, l’air est cristallin et le soleil d’automne teinte les rochers de nuances dorées et roses incroyables, parfaites pour les photos. En hiver, toute la zone se transforme en un superbe domaine skiable Cinque Torri, où tu profiteras d’un ski de luxe.

Comment rejoindre les téléphériques et où se garer

S’orienter dans cette partie des Dolomites est assez simple, surtout si tu as une voiture, ce qui est selon nous indispensable. Si tu arrives en avion, on peut te recommander d’expérience le comparateur DiscoverCars.com, par lequel on loue nos voitures partout dans le monde.

Pour le Lagazuoi, ta destination est le col Passo Falzarego, où se trouve un immense parking juste devant la gare inférieure du grand téléphérique. Pour les Cinque Torri, tu t’arrêtes quelques lacets plus bas, au lieu-dit Bai de Dones, point de départ du télésiège. Le stationnement est généralement payant sur les deux sites : prévois environ 5 à 10 € par jour en espèces, car les bornes font parfois grève. En pleine saison estivale, un bus fiable, le numéro 27, relie aussi Cortina directement au Passo Falzarego, ce qui est une excellente alternative si tu veux t’accorder quelques verres de vin au déjeuner ou éviter le stress du parking.

Où loger dans les environs et à quel prix

Notre camp de base préféré de longue date dans cette zone, c’est Cortina d’Ampezzo. On est à environ 15 minutes en voiture des téléphériques, le soir tu peux flâner dans son magnifique centre rempli de boutiques et de petits cafés, et l’offre y est parfaite, que tu cherches du luxe ou quelque chose de plus modeste. Personnellement, on cherche nos hébergements de préférence via Booking.com.

Si Cortina est plein à craquer (ce qui arrive souvent en saison), une excellente alternative est la pittoresque petite ville d’Alleghe, au pied de la majestueuse Marmolada, ou le village d’Arabba, d’où tu peux aussi partir vers le célèbre circuit des cols Passo Pordoi et Passo Sella. Le juste milieu, ce sont les appartements disséminés autour du col Falzarego. Le soir, c’est mort de chez mort, mais le matin tu es le premier au téléphérique.

  • Meilleurs hébergements à Cortina : on peut recommander en toute bonne conscience l’Hotel de la Poste, en plein centre, à l’atmosphère historique magnifique, ou le plus luxueux Rosapetra SPA Resort, si tu veux profiter d’un wellness parfait après la montagne.

10 choses à voir et faire aux Cinque Torri et au Lagazuoi

Ici, impossible de traverser en vitesse et de cocher la case : tu passes toutes les deux minutes de panoramas époustouflants à une histoire glaçante, et ça te change un peu. Voici dix choses qu’on a vécues nous-mêmes, Lukáš et moi, et qu’on te recommande sincèrement.

1. Le Lagazuoi en téléphérique en trois minutes

C’est une expérience en soi. Tu montes dans la grande cabine rouge au col Passo Falzarego et, en moins de trois minutes, elle te hisse à 2778 mètres d’altitude, rien que ça. C’est rapide, vertigineux, et pour notre petit Jonáš, ça a été sa première grande aventure montagnarde, qu’il a observée tout du long, les yeux écarquillés, depuis son porte-bébé. Là-haut, tu te retrouves dans un monde de roche et de glace, où même en août tu peux avoir besoin d’une doudoune. Les billets s’achètent aussi en ligne, plus d’infos sur le site officiel du téléphérique du Lagazuoi.

Quand on est descendus là-haut pour la première fois avec le petit, on a tout de suite apprécié l’accès sans obstacle jusqu’à la plateforme panoramique. N’hésite vraiment pas à emmener même mamie : la montée est incroyablement douce et les vues sur la vallée d’Ampezzo valent vraiment le détour, même si tu n’es pas un grand alpiniste.

2. Galleria del Lagazuoi : réservée aux courageux

Ici, je dois écrire un avertissement énorme et sincère. Les tunnels que les soldats italiens ont creusés au cœur de la montagne sont une prouesse d’ingénierie à couper le souffle, mais ce n’est absolument pas une balade touristique. Il s’agit d’une descente de plus de 600 mètres à l’intérieur de la roche : tu marches sur des marches raides et mouillées, faites de fer et de pierre, l’eau goutte partout et il fait noir absolu. On l’a fait avec Lukáš il y a des années et ça nous a pris presque trois heures. C’est UNIQUEMENT pour des adultes en forme, totalement déconseillé aux chiens, et les jeunes enfants n’y sont pas admis pour de bonnes raisons.

Si tu te lances quand même, loue absolument un bon casque et une lampe frontale en bas, au téléphérique ou au refuge. Ces marches glissent comme c’est pas permis et tu seras content de chaque prise solide. Mais le sentiment qu’on ressent en ressortant enfin au soleil, ça n’a pas de prix.

3. Les vues du Rifugio Lagazuoi

Que tu montes à pied ou en téléphérique, ta récompense sera le refuge de montagne Rifugio Lagazuoi, perché au bord de la falaise comme un nid d’aigle. Sa terrasse est légendaire. Quand tu t’y assois avec un thé chaud et que tu regardes au loin, tu as sous les yeux la Marmolada gelée, le massif du Sella et la Tofana toute proche. Par beau temps, il paraît qu’on voit jusqu’en Autriche.

On y passe en général au moins une heure, car on n’arrive tout simplement pas à se détacher de ces panoramas. À l’intérieur du refuge, c’est chauffé, et les jours plus frais ça sent la bonne cuisine et le café : c’est donc l’abri idéal quand le ciel se couvre au-dessus du sommet et que leur fameux vent glacial se met à souffler.

4. Le télésiège vers les Cinque Torri

Alors que la grande cabine te hisse au Lagazuoi, c’est un classique télésiège ouvert (la seggiovia des Cinque Torri) qui t’emmène vers les cinq tours, et qu’on prend à la station Bai de Dones. La montée est très agréable : tu flottes doucement au-dessus des arbres et les rochers grossissent peu à peu devant toi. Tu peux sans problème y monter avec ton chien : Kája et Baby n’ont eu aucune difficulté.

Le personnel du télésiège est en général très serviable : ils nous ont aidés à embarquer même avec le bébé, que Lukáš avait attaché contre lui dans le porte-bébé. Toute la montée est un vrai baume pour l’âme : le calme partout, les forêts qui bruissent, et tu aperçois déjà au loin les cinq doigts de pierre majestueux qui se dressent au-dessus de toi.

5. Le musée à ciel ouvert au pied des cinq tours

Dès que tu descends du télésiège, tu te retrouves en plein cœur du site historique. Tu peux te promener librement entre les tranchées reconstituées et entrer dans les abris, où sont même conservés des canons et des positions de tir d’origine. L’entrée est gratuite et toute la zone est parfaitement expliquée sur des panneaux d’information : ainsi, même Lukáš et moi, qui n’étudions pas l’histoire au quotidien, avons vite saisi tout le contexte. Tu peux en lire plus sur le site du musée à ciel ouvert.

L’émotion a été particulièrement forte au moment où on a réalisé dans quelles conditions brutales ces pauvres soldats devaient survivre. Les tranchées sont par endroits assez étroites, donc il faut un peu se faufiler, mais heureusement tout est solidement renforcé et tu peux le faire tranquillement, même en baskets.

6. Les panoramas depuis le Rifugio Nuvolau

Si tu ne veux pas simplement traîner au pied des Cinque Torri, fais une petite marche d’environ un kilomètre vers le Rifugio Nuvolau. Le chemin est un peu plus raide et caillouteux, mais tu y arrives avec de bonnes baskets ou des chaussures de randonnée. La récompense, c’est un panorama classique à 360 degrés sur tout le massif des Dolomites. Ce refuge est d’ailleurs l’un des plus anciens de la région et dégage un charme fou.

Je dois dire que la montée vaut chaque goutte de sueur. Le paysage lunaire alentour forme un magnifique contraste avec les massifs lointains et, une fois arrivé tout en haut, tu as l’impression d’être sur le toit du monde. On te recommande vraiment de partir tôt le matin pour ne pas y être avec les hordes de touristes.

7. Pause au Rifugio Cinque Torri et au Scoiattoli

Quand la faim nous prend pendant nos balades, on jette en général l’ancre au Rifugio Cinque Torri ou au refuge voisin plus moderne, le Scoiattoli, situé juste à côté de la station supérieure du télésiège. Depuis leurs terrasses, tu peux parfaitement observer les grimpeurs qui s’attaquent aux parois verticales des tours, pendant que tu te régales d’un strudel et d’un café. En plus, ils ont un super espace pour les chiens.

8. La rando facile vers la Cima Falzarego

C’est vraiment une randonnée facile, avec un dénivelé doux, des sentiers clairement balisés, et tu t’éloignes de la grande foule, si bien que tu te sens enfin comme un explorateur et non comme un mouton dans une transhumance touristique. Pense juste à emporter assez d’eau.

Pour Jonáš dans son porte-bébé, c’était la balade endormante idéale, car on n’a eu à sauter par-dessus aucun gros rocher : on a juste marché sur l’herbe tendre. Si tu veux t’éloigner un moment des téléphériques et savourer le silence des montagnes sans le cliquetis des bâtons de marche, c’est exactement la bonne direction.

lukas a lucka
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Où se loger près de Cinque Torri et Lagazuoi
6 hébergements — hôtels wellness, hôtels et autres options d’hébergement
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Hébergement plus luxueux à Cortina d’Ampezzo avec un excellent espace wellness, idéal pour se détendre après une journée complète de randonnée en montagne.
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🏔️ Mountain
Rifugio Lagazuoi
Refuge de montagne directement au sommet du Lagazuoi (2778 m d’altitude) avec une terrasse légendaire et des vues à 360 degrés sur l’ensemble des Dolomites. À l’intérieur, excellente cuisine de montagne et possibilité d’hébergement.
★★★★
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Rifugio Nuvolau
L’un des plus anciens refuges de montagne de la région avec une vue panoramique classique à 360 degrés sur l’ensemble des Dolomites, à environ un kilomètre à pied de Cinque Torri.
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Rifugio Cinque Torri
Refuge de montagne directement aux Cinq Tours, endroit idéal pour se reposer après la visite du musée de guerre en plein air avec des vues parfaites sur les grimpeurs.
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Rifugio Scoiattoli
Refuge de montagne plus moderne directement à la station supérieure du télésiège de Cinque Torri avec une aire de jeux extérieure pour enfants et une terrasse avec vue sur les tours.
★★★★
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9. La via ferrata pour les montagnards expérimentés

Avec Lukáš, au temps béni d’avant les enfants, on venait ici pour les via ferrata, et cette zone est un vrai paradis pour ça. Si tu voyages maintenant sans bébé, essaie absolument celle qui traverse directement la Galleria Lagazuoi.

Cet itinéraire particulier te fait passer non seulement par des vires aériennes aux vues vertigineuses, mais aussi en partie dans les entrailles de la montagne, ce qui te fait vivre la dimension historique dans ta chair. Je t’en prie, ne sous-estime pas l’endroit : en été, les orages d’après-midi sont fréquents, alors pars toujours à l’assaut de la paroi le plus tôt possible.

10. Plaisirs hivernaux et Dolomiti Superski

Même si on y a passé du temps en été cette fois, les Cinque Torri sont un paradis absolu en hiver aussi. Toute la zone est reliée au domaine skiable de Cortina et tu peux t’y procurer un forfait combiné sur le site Dolomiti Superski. Les pistes passent juste au pied de ces gigantesques rochers et, quand le soleil d’hiver vient les éclairer, c’est une expérience inoubliable.

Skier au milieu de ce groupe de rochers a une atmosphère particulière, presque mystique, incomparable avec les stations classiques bondées. Les pistes locales sont en général magnifiquement larges et parfaitement damées, si bien que même les skieurs occasionnels y trouvent leur petit coin et peuvent dévaler jusqu’au coucher du soleil.

Les Cinque Torri et le Lagazuoi avec des enfants : notre Jonáš va-t-il y arriver ?

Voyager en montagne avec des enfants soulève toujours plein de questions, je le sais maintenant très bien. Honnêtement, on avait un peu d’appréhension sur la façon dont ça se passerait avec Jonáš, mais pour rien : les téléphériques règlent le plus dur de la montée à ta place et tu arrives en haut sans une goutte de sueur.

Le musée à ciel ouvert au pied des Cinq Tours est une vraie aventure pour les enfants plus grands. Ils peuvent courir en toute sécurité dans les tranchées (sous ta surveillance bien sûr, pour qu’ils ne tombent pas sur les pierres) et grimper dans les bunkers. Près du refuge Rifugio Scoiattoli, il y a en plus une jolie aire de jeux en plein air, où Jonáš a profité de son premier sable de montagne italien sur les mains pendant qu’on admirait la vue. N’oublie surtout pas d’emporter des vêtements chauds pour les enfants : le vent à plus de deux mille mètres d’altitude peut être franchement froid, même en août.

Où se restaurer

La randonnée en haute montagne ne se conçoit pas chez nous sans un bon repas, autant le dire franchement. Et la cuisine de montagne du coin va te surprendre, car les Dolomites italiennes restent à deux pas de l’Autriche, et la carte le fait bien sentir.

  • Rifugio Lagazuoi : on y prépare un ragoût (stew) de chèvre sauvage absolument phénoménal, qui fond littéralement sur la langue. À goûter, tout simplement.
  • Les refuges de montagne traditionnels des environs : si tu préfères quelque chose de plus traditionnel, offre-toi en chemin une bonne portion de polenta gratinée au fromage local ou des knödels (Tirler).
  • Le vin local d’Ampezzo : et comme on est en Italie, impossible de faire l’impasse sur le vin. Commande absolument ce vin local au déjeuner : après une journée passée au grand air, il a un goût d’ambroisie. Mais ne force pas trop si tu dois encore conduire jusqu’au fond de la vallée. 😁

Conseils pratiques, tarifs et points de vigilance

Pour que rien ne te surprenne sur place, on a rassemblé quelques conseils pratiques, que pour la plupart on a appris à la dure, par essais et erreurs. L’Italie peut parfois être intransigeante sur ses règles, et la préparation paie vraiment ici. Et si tu n’as pas d’assurance voyage, on te rappelle notre article sur l’assurance, parce qu’un hélicoptère depuis les Dolomites, tu ne veux vraiment pas avoir à le payer (pour les voyages courts, on choisit en général AXA). De même, ne néglige pas les données : on te recommande de te procurer à l’avance une eSIM Holafly, pour pouvoir traduire directement les panneaux italiens.

  • Prix des téléphériques : pour un aller-retour au Lagazuoi, compte environ 30 €, et le télésiège des Cinque Torri revient à environ 15 €. Les vols vers l’Italie (idéalement vers Venise ou Trévise) au départ de Paris ou des grandes villes françaises se trouvent facilement, et des compagnies comme Transavia ou easyJet desservent bien la région.
  • Galleria del Lagazuoi : si tu décides vraiment de descendre par les tunnels, il te faut ABSOLUMENT un casque et une lampe puissante. Tu peux les louer à l’entrée (ou en bas, au téléphérique) pour environ 5 €. Et rappelle-toi que l’accès aux tunnels est officiellement autorisé aux enfants à partir de 8 ans seulement.
  • Laisse le drone à la maison : Lukáš l’a mal vécu (le pauvre), mais dans toute la zone, le survol par drone est strictement interdit, car tu te trouves dans un parc national protégé et un patrimoine mondial de l’UNESCO. Les amendes grimpent jusqu’à 3000 €, alors mieux vaut renoncer aux belles prises de vue aériennes.

Où aller ensuite dans les Dolomites

Si tu as plus de temps dans la région, jette aussi un œil à nos autres articles des environs, car les Cinque Torri et le Lagazuoi ne sont que le début de toute cette richesse montagnarde. Lance-toi sur la randonnée iconique vers les Tre Cime di Lavaredo, qui sont LE symbole absolu des Dolomites, ou explore la reine des montagnes elle-même, la Marmolada gelée. Et si tu n’as pas encore d’itinéraire bien défini, parcours notre article Que faire dans les Dolomites.

Foire aux questions (FAQ)

On sait très bien que planifier une excursion dans une zone de montagne aussi particulière peut soulever plein de questions pratiques, surtout quand on a avec soi des enfants, des chiens ou un temps limité. On a donc rassemblé pour toi les questions les plus fréquentes que nous posent nos amis quand on les envoie ici.

Comment se rendre à Cinque Torri ?

L’itinéraire le plus simple part de Cortina d’Ampezzo par une route sinueuse en direction du Passo Falzarego. Vous garez votre voiture au parking Bai de Dones et de là, vous montez directement en télésiège, ce qui ne prend que quelques minutes et coûte environ 15 EUR par personne.

Que voir dans les environs de Cortina d’Ampezzo ?

En plus de Cinque Torri et du mont Lagazuoi, visitez absolument le magnifique lac Lago di Sorapis qui a une couleur turquoise absolument incroyable, faites un tour aux Tre Cime di Lavaredo ou explorez le col Passo Giau, d’où vous aurez de superbes panoramas.

Les chiens sont-ils autorisés dans les téléphériques ?

Oui, vous pouvez monter avec vos chiens sans problème dans la cabine du Lagazuoi et dans le télésiège de Cinque Torri, nos Kája et Baby l’ont fait plusieurs fois. Mais ayez une laisse avec vous et pour les grandes races, prévoyez plutôt aussi une muselière pour rassurer les autres voyageurs.

Où trouver une webcam de Cinque Torri ?

Vous trouverez les images actuelles des webcams pour vérifier la météo directement sur les sites officiels de Dolomiti Superski ou sur le portail de Cortina d’Ampezzo. Consultez-les toujours avant de partir de votre hébergement, car il peut faire soleil en bas et il peut y avoir un brouillard épais en haut.

Le musée de la Première Guerre mondiale est-il payant ?

Non, tout le musée en plein air autour des Cinq Tours ainsi que les tunnels du mont Lagazuoi sont en accès libre et l’entrée est gratuite. Vous ne payez en fait que le transport pour y accéder, c’est-à-dire le téléphérique, et éventuellement le parking.

Peut-on parcourir les tunnels du Lagazuoi avec des enfants ?

Non, la descente par les tunnels sombres, humides et raides (Galleria del Lagazuoi) n’est autorisée qu’aux enfants de plus de 8 ans et ce n’est certainement pas une promenade agréable. Pour les plus jeunes enfants, montrez-leur uniquement les tranchées à ciel ouvert à Cinque Torri.

Ai-je besoin d’équipement de via ferrata pour Cinque Torri ?

Cela dépend de vos projets. Si vous voulez simplement vous promener entre les rochers et admirer les tranchées, un équipement de randonnée classique et de bonnes chaussures suffisent. Mais si vous prévoyez d’escalader les tours elles-mêmes ou d’emprunter des voies assurées, alors un baudrier, un harnais et un casque sont absolument indispensables.

Via ferrata dans les Dolomites en Italie pour débutants : les 5 meilleurs itinéraires

TL;DRLes cinq meilleures via ferrata pour débutants dans les Dolomites sont le Sentiero Bonacossa (difficulté A, 1 à 2 heures), la Cesare Piazzetta sur le Sass Pordoi (A/B, 2 à 3 heures), l’Innerkofler-De Luca près des Tre Cime (C, avec guide, 4 à 5 heures), la Ferrata delle Trincee sur la Marmolada (B/C, 2 à 3 heures) et la Ferrata Possnecker sur le Sassolungo (B/C). Visez juillet à septembre, avec un départ matinal et un retour avant 13 h pour éviter les orages de l’après-midi. L’équipement complet (casque, baudrier, longe avec absorbeur) se loue à Cortina d’Ampezzo pour 30 à 50 EUR par jour ; c’est d’ailleurs la meilleure base pour rayonner dans la région. Pour les itinéraires plus exigeants de niveau C, mieux vaut faire appel à un guide de haute montagne certifié, comptez de 200 à 300 EUR par jour pour le groupe.

Les Dolomites en Italie sont un véritable paradis pour tous ceux qui aiment la montagne, mais si tu veux vivre quelque chose de vraiment inoubliable, tu devrais essayer ces fameuses voies équipées. Ce sont en fait des itinéraires qui, à l’aide de câbles d’acier, de barreaux métalliques et d’échelles, te mènent dans des endroits où tu n’arriverais jamais sans matériel d’alpinisme ni des années d’expérience.

Je vais te révéler ce qui t’attend : cinq itinéraires où tu auras juste ce qu’il faut de frissons, le matériel sans lequel il ne faut vraiment pas partir, et un bon plan pour boire une bière après l’ascension.

Résumé

Si tu es pressé et que tu as juste besoin d’un aperçu rapide avant de partir, voici les points les plus importants. Tu peux tranquillement prendre ce résumé en photo avec ton téléphone pour l’avoir toujours sous la main :

  • Qu’est-ce qu’une via ferrata : littéralement « chemin de fer », c’est un itinéraire de montagne sécurisé par des câbles d’acier, des crampons et des échelles. Elle a justement été inventée dans les Dolomites pendant la Première Guerre mondiale.
  • Cotation de la difficulté : en Italie, on utilise les lettres A (facile) à D (extrêmement difficile). Pour les vrais débutants, l’idéal est de choisir des itinéraires A ou B.
  • Matériel obligatoire : ne pars jamais sans casque, baudrier et kit de via ferrata certifié (absorbeur de chute). Tu peux facilement louer le matériel sur place.
  • Meilleure période : de juillet à septembre. Pars toujours tôt le matin, les orages de l’après-midi sont mortellement dangereux sur les câbles métalliques (règle du retour avant 13 h).
  • Camp de base : Cortina d’Ampezzo est notre base préférée et sans doute le point de départ le plus pratique pour la plupart des itinéraires célèbres.
  • Guide : pour ta première expérience ou pour les itinéraires plus difficiles (C), n’hésite pas à payer un guide certifié IFMGA. Ça vaut vraiment cette tranquillité d’esprit.

Qu’est-ce qu’une via ferrata et d’où vient-elle ?

Tu as peut-être déjà entendu ce terme, mais que signifie-t-il concrètement ? La via ferrata, qui veut dire « chemin de fer » en italien, est un itinéraire de montagne sécurisé en permanence par des câbles d’acier, des marchepieds métalliques, des échelles, voire des ponts suspendus. Cela signifie que tu peux te déplacer en toute sécurité sur un terrain très raide, voire vertical, où seuls des alpinistes expérimentés avec leurs propres cordes oseraient s’aventurer. Toi, il te suffit de te clipper avec tes mousquetons sur le câble déjà présent dans la roche et de progresser vers le haut.

Ce qui est fascinant, c’est que la via ferrata est en fait une invention qui vient directement des Dolomites. Pendant la Première Guerre mondiale, de violents combats opposaient ici les armées italienne et austro-hongroise, en pleine haute altitude. Les soldats devaient déplacer rapidement et en sécurité hommes, armes et provisions à travers des crêtes escarpées, alors ils ont commencé à percer des crampons de fer dans la roche et à tendre des câbles. Sur ces vieux sentiers, il nous est arrivé de passer une bonne demi-heure rien qu’à imaginer comment ces hommes, il y a plus de cent ans, s’en sortaient dans ces conditions atroces, avec un matériel lourd et en plein hiver. On se sent alors un peu ridicule sur une via ferrata moderne avec des chaussures légères et un mousqueton dernier cri. Aujourd’hui, c’est ici qu’on trouve le réseau de via ferratas le plus dense de toute l’Europe, et beaucoup passent par d’anciens bunkers et tunnels creusés à même la roche. Crois-moi, l’ambiance des lieux te donnera vraiment la chair de poule.

À quel point c’est difficile ? La classification italienne des via ferratas

Quand tu choisiras ton premier itinéraire, la chose la plus importante à surveiller, c’est sa difficulté. Les Dolomites italiennes utilisent leur propre classification, indiquée par des lettres de A à D, ou parfois par des chiffres de 1 à 5 (où 1 est le plus facile). Mais en pratique, la cotation par lettres est bien plus courante. En tant que vrai débutant, commence strictement par les A et les B, et franchement, ce n’est pas une honte, bien au contraire.

  • A (Facile) : il s’agit en gros d’un sentier de randonnée sur un terrain un peu raide, équipé d’un câble par précaution. Souvent, tu n’as même pas besoin de t’y accrocher, il sert surtout à rassurer. Idéal pour une première prise en main du matériel, ou si tu pars avec des enfants un peu plus grands et que tu veux essayer sans stress inutile.
  • B (Moyennement difficile) : ici, tu rencontreras déjà des passages et des rochers plus raides. Tu utiliseras activement le câble pour progresser, tu transpireras parfois, mais avec un peu de condition physique, tout randonneur moyennement en forme s’en sort.
  • C (Difficile) : parois verticales, surplombs, passages où il te faut déjà de la force dans les bras et savoir bien gérer ton centre de gravité. Pour les débutants, cette difficulté n’est envisageable qu’accompagné d’un guide de montagne expérimenté, sinon ça peut vite devenir une expérience assez terrifiante.
  • D (Extrêmement difficile) : exige une excellente condition physique et de l’expérience. De longs passages surplombants où tu te tiens à la seule force des bras. Rien pour les novices, ces itinéraires, on les laisse l’esprit tranquille aux montagnards les plus aguerris.

Le matériel obligatoire pour la via ferrata (et où le trouver)

Quand tu cherches des infos sur la via ferrata dans les Dolomites en Italie, on te dit souvent que tu peux apporter ton propre matériel, mais heureusement ce n’est pas une obligation. Si tu prends l’avion ou que tu ne veux pas acheter du matériel coûteux pour un seul essai, tout peut se louer sans problème. Je sais bien ce que c’est de trimballer une énorme valise pleine de choses inutiles, alors les magasins de location sont vraiment une bénédiction.

Si tu n’as pas ton propre matériel, tu pourras le louer sans souci dans presque chaque village de montagne. À Cortina d’Ampezzo par exemple, tu trouveras plusieurs loueurs (comme Snow Service ou les bureaux des guides de montagne locaux), où un kit complet de via ferrata te coûtera environ 30 à 50 € par jour. Le personnel te règlera tout à ta taille, donc pas de crainte de mal faire les choses.

Ce qu’il te faut exactement, sur toi et avec toi :

  • Casque d’escalade : ne grimpe jamais, mais vraiment jamais, une via ferrata sans casque. Ce n’est pas seulement que tu pourrais te cogner la tête contre la roche, le principal danger vient des personnes au-dessus de toi qui peuvent involontairement déloger une pierre.
  • Baudrier : il doit te tenir parfaitement, ni serrer ni être trop lâche.
  • Longe de via ferrata avec absorbeur (longe en Y) : un kit spécial composé de deux brins élastiques avec mousquetons et absorbeur d’énergie. S’il te plaît, n’essaie jamais de t’assurer sur une via ferrata avec de simples anneaux d’escalade. En cas de chute, ça finirait mal (l’absorbeur est là pour dissiper l’énorme énergie du choc).
  • Gants de via ferrata : les câbles d’acier sont rugueux, il y a parfois un fil qui dépasse, et crois-moi, après deux heures d’escalade sans gants, tu aurais les mains pleines d’ampoules. De solides gants en cuir d’un magasin de bricolage ou des gants de vélo aux doigts coupés font l’affaire, même si les gants spécifiques sont évidemment les meilleurs.
  • Chaussures solides : laisse tes baskets à l’hôtel. Il te faut de bonnes chaussures de randonnée, idéalement avec un avant plus rigide (la fameuse « climbing zone »), pour pouvoir tenir en sécurité sur de petits ressauts rocheux.
  • Eau et trousse de secours : et s’il te plaît, n’oublie pas une réserve d’eau suffisante. Le soleil peut taper sur les rochers avec une force incroyable, et on emporte toujours au moins deux litres d’eau par personne. Une petite trousse de secours avec des pansements peut aussi être utile, car même avec les meilleurs gants, une ampoule finit parfois par apparaître.

Quand partir dans les Dolomites et à quoi faire attention

La saison des via ferratas est assez courte dans les Dolomites. En hiver, les itinéraires sont fermés sous une couche de neige et de glace, donc la fenêtre idéale s’étend de juillet à fin septembre. En automne, il fait certes plus frais, mais les journées peuvent être magnifiquement ensoleillées et, surtout, tu ne feras pas la queue sur le câble.

Le plus grand épouvantail sur les via ferratas, c’est cependant la météo. Être accroché à un câble d’acier qui mène jusqu’au sommet d’une montagne en plein orage estival est sans doute la pire idée du monde, car les câbles font office de gigantesque paratonnerre. La règle d’or dans les Alpes est la suivante : à 13 h, tu devrais déjà être assis avec une bière dans un refuge ou de retour dans la vallée. Les orages de chaleur de l’après-midi se forment très vite, alors pars toujours tôt le matin, dès sept ou huit heures sans problème. Lors de notre premier voyage dans les Dolomites, Lukáš a dû me sortir du lit dès cinq heures du matin, ce que personnellement je déteste. Mais dès qu’on a vu les nuages sombres s’amasser au-dessus des montagnes à midi, j’ai admis qu’il avait raison. Le réveil matinal est ici vraiment une question de survie. Pour des raisons de sécurité, n’oublie pas non plus de souscrire une bonne assurance voyage couvrant les sports de montagne. Pour les courts séjours en Europe, nous choisissons AXA, et pour les voyages plus longs ou les sports spécifiques, plutôt SafetyWing.

Les 5 meilleures via ferratas des Dolomites en Italie pour débutants

Ces itinéraires font partie des classiques éprouvés pour débutants : ils sont validés par des grimpeurs expérimentés et des guides de montagne en qui nous avons confiance. Nous les avons choisis délibérément pour que tu ne manques pas de confiance en toi, tout en ressentant un respect sain (c’est exactement le bon sentiment 😉). Mais évalue toujours soigneusement tes forces et, si tu n’es pas sûr de toi, engage un guide.

1. Sentiero Bonacossa (Difficulté A)

Si tu débutes tout juste avec les via ferratas et que tu n’es pas du tout sûr de ne pas souffrir de vertige ou même d’aimer ça, le Sentiero Bonacossa est le choix absolument idéal. Il s’agit plutôt d’un superbe sentier de haute montagne qui, dans certaines parties plus raides, est équipé d’un câble pour s’accrocher.

L’itinéraire démarre tout près des célèbres Tre Cime et longe les crêtes en direction du refuge Bossi. Aucune paroi verticale ni passage en force ne t’attendent ici, tu profiteras plutôt de vues incroyables sur les sommets déchiquetés et de la sensation d’être tout en haut, en pleine montagne. Je me souviens de la première fois où je me suis tenue là, à contempler la vallée, c’était absolument magique. La sortie complète se fait en 1 à 2 heures, donc tu n’as même pas le temps de t’épuiser.

2. Cesare Piazzetta sur le Sass Pordoi (Classique A/B)

Le massif du Sella et le superbe sommet du Sass Pordoi offrent d’excellentes possibilités pour les grimpeurs débutants. L’itinéraire Cesare Piazzetta, dans sa variante plus simple pour débutants, se situe dans une difficulté agréable A/B. On accède généralement au départ assez facilement et l’itinéraire est tracé de façon très logique le long des blocs rocheux.

La voie te prendra environ 2 à 3 heures et t’offrira de vraiment magnifiques panoramas sur les crêtes environnantes. C’est le type de via ferrata où tu dois déjà engager un peu les jambes et les bras, mais où tu te sens toujours parfaitement en sécurité. La sensation d’arriver en haut et d’enlever son casque n’a tout simplement pas de prix. En plus, là-haut, tu peux te récompenser avec un excellent espresso italien et une vue sur tout le groupe du Sella, c’est juste génial.

3. Innerkofler-De Luca près des Tre Cime (Difficulté C : avec guide)

Bien que cette via ferrata soit cotée C, elle est incroyablement populaire même auprès des débutants sportifs ; nous recommandons toutefois fortement de la faire une première fois avec un guide certifié. Elle se trouve directement sur le Monte Paterno, qui jouxte les iconiques Tre Cime di Lavaredo, donc les vues sont tout simplement dignes d’une carte postale.

L’itinéraire est surtout fascinant par son histoire. Il traverse de longs tunnels de guerre creusés pendant la Première Guerre mondiale, alors n’oublie surtout pas d’emporter une lampe frontale. Une fois la lumière éteinte dans ces sombres passages, c’est une expérience pleine d’adrénaline en soi. L’escalade dure environ 4 à 5 heures et le guide t’aidera et te rassurera dans les passages plus difficiles, car par endroits il y aura un sacré gouffre sous toi 😅.

4. Ferrata delle Trincee sur la Marmolada (Difficulté B/C)

Tant que tu es dans les Dolomites, tu ne devrais pas manquer la reine de ces montagnes, la Marmolada. Juste en face de son glacier majestueux se dresse la crête du Padon, le long de laquelle court le superbe sentier historique Ferrata delle Trincee. La difficulté B/C signifie que tu transpireras parfois un peu, mais il s’agit surtout d’une escalade fluide sur une roche découpée.

Cet itinéraire est, comme son nom l’indique (Trincee signifie « tranchées »), truffé d’histoire militaire de part en part. Tu longeras d’anciennes meurtrières, des bunkers et des tranchées. C’est incroyable de voir de tes propres yeux où se cachaient alors les soldats et de mesurer l’immense histoire qui émane de ces roches. Les vues sur le plus haut sommet des Dolomites coiffé de son glacier sont si saisissantes que tu devras t’arrêter à chaque instant pour prendre des photos. La boucle complète te prendra environ 2 à 3 heures d’escalade, plus un peu de temps pour l’approche et la descente.

5. Ferrata Possnecker sur le Sassolungo (Difficulté B/C)

Le dernier conseil est un classique absolu dans le secteur du massif du Sassolungo. La Possnecker fait partie des plus anciennes via ferratas des Dolomites et c’est une belle ligne historique qui exploite très astucieusement les fissures et les cheminées naturelles de la roche. Même si elle est cotée B/C, aucun surplomb absurdement difficile ne t’attend ici, mais plutôt une escalade intelligente et technique.

Elle traverse un superbe terrain calcaire où alternent les sections sur câble d’acier et la marche sur des vires, alors on part généralement dès le matin pour avoir bien assez de temps pour une descente tranquille, tout en se sentant comme de vrais alpinistes, même quand on débute tout juste dans ce sport. C’est justement sur cet itinéraire que j’ai personnellement pensé pour la première fois que Lukáš et moi pourrions vraiment nous y mettre régulièrement, car ce contact avec la roche y est tout simplement magique.

Avec un guide, ou en autonomie ?

Voilà une question que se posent beaucoup de débutants. Si tu envisages de faire une via ferrata dans les Dolomites en autonomie, tu dois aborder ça de manière très responsable. Pour les itinéraires très simples (A ou A/B), si tu ne souffres pas de vertige, que tu as une bonne condition physique et que tu sais manipuler tes mousquetons en toute sécurité, tu peux partir seul. Mais assure-toi toujours d’avoir avec toi quelqu’un qui sait, au moins un peu, ce qu’il fait.

En revanche, pour les itinéraires de difficulté C, ou si tu ne te sens tout simplement pas à l’aise, nous te recommandons vivement d’engager un guide de montagne certifié IFMGA. Ces gars et ces femmes connaissent les montagnes locales comme leur poche. Ils savent comment éviter la foule, t’aident avec la technique et te racontent en plus des histoires à faire dresser les poils sur les bras. Engager un guide revient généralement à 200 à 300 € par jour pour un petit groupe, ce qui, réparti entre amis, vaut vraiment le coup.

Où se loger (la meilleure base pour les via ferratas)

Si tu veux avoir les meilleures via ferratas et excursions à portée de main, nous te recommandons de choisir comme base principale de ton séjour la charmante petite ville de Cortina d’Ampezzo. Cortina se trouve au cœur des plus beaux sommets et, en voiture, tu rejoins les départs de la plupart des itinéraires populaires en quelques dizaines de minutes.

C’est certes une station un peu plus luxueuse (les prix d’une chambre correcte en saison tournent autour de 150 à 250 € la nuit pour deux), mais la localisation te le rend au centuple. En ville, tu trouves du matériel à louer, mais surtout, le soir, on s’assoit en terrasse avec un Aperol Spritz et on observe les autres touristes qui boitent eux aussi en revenant des rochers. Solidarité 😁. Si tu cherches quelque chose qui a vraiment du style, le traditionnel Hotel de la Poste en plein centre est superbe. Mais quand on préfère économiser et avoir la montagne juste au coin de la rue, nous choisissons le très sympa B&B Hotel Passo Tre Croci, situé juste au-dessus de la ville, à quelques minutes seulement des départs de via ferratas.

Où bien manger dans les Dolomites

Puisqu’on parle tant d’hébergement et d’excursions, n’oublions pas non plus le plus important : la nourriture. Avec Lukáš, il est rare qu’on ne soit pas pris d’une faim de loup après une journée entière sur les rochers. Et les montagnes italiennes sont le meilleur endroit au monde pour calmer cette faim.

À Cortina d’Ampezzo même, on a un vrai coup de cœur où l’on va régulièrement : le Ristorante Pizzeria Croda Cafe. Ils y font une pizza absolument divine à la pâte toute fine, et quand on y débarque après la descente encore en chaussures de trek, personne ne nous regarde de travers. Il y a toujours du monde, c’est animé, joyeux, et les prix sont en fait très raisonnables pour la luxueuse Cortina.

Si tu veux vraiment te récompenser et goûter quelque chose de plus local et fermier, réserve absolument à l’El Brite de Larieto. C’est une superbe ferme-restaurant de montagne près de Cortina, où l’on fabrique soi-même fromages et charcuteries. S’y offrir une planche de fromages maison avec un verre de vin local au coucher du soleil, c’est justement la vraie raison pour laquelle on s’escrime à grimper ces montagnes. 😁

lukas a lucka
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S’entraîner avant le départ : que tester près de chez soi

Avant de partir en Italie sur les vraies grandes parois, il est extrêmement raisonnable de tester le maniement du matériel quelque part au calme. Mieux vaut découvrir une peur paralysante du vide à dix mètres du sol près de chez toi qu’à deux cents mètres au-dessus d’un gouffre italien 😁. En France, il existe de nombreuses via ferratas d’initiation parfaites pour s’exercer en douceur, sans la pression du décor alpin. Prendre le câble en main tranquillement, sans regard extérieur, est toujours utile.

On trouve un peu partout en France et dans les Alpes voisines de très belles via ferratas d’entraînement, idéales pour les débutants. Beaucoup de stations de moyenne montagne proposent des parcours faciles cotés A ou A/B, souvent avec location de matériel sur place et même la possibilité de réserver un court cours d’initiation avec un moniteur. C’est l’endroit parfait pour t’habituer aux mousquetons et aux longes avant de t’attaquer aux géants italiens.

Que faire dans les environs quand tu ne grimpes pas

Évidemment, tu ne peux pas passer toutes tes vacances suspendu à des câbles, tes bras et tes jambes auront besoin de repos. L’Italie, ce n’est pas que la montagne, c’est aussi la nourriture et les plaisirs, et dans les Dolomites, on aime toujours faire la fête.

Après une journée éprouvante sur les rochers, tu découvriras que la cuisine du Haut-Adige est tout simplement un miracle. Les pâtes italiennes alliées à la générosité autrichienne font que tu manges trois fois plus que prévu, tout en te disant que tu l’as bien mérité. Tu tomberas amoureux des canederli (boulettes de pain) sous toutes leurs formes, de la polenta nourrissante avec de la viande ou du strudel aux pommes sucré. Et le soir, pour réchauffer les muscles, on recommande chaudement un bombardino ou un Aperol Spritz en terrasse. La plupart des bons hôtels de Cortina proposent aussi de superbes centres de bien-être et des saunas, exactement ce dont ton corps a le plus besoin après une journée sur les rochers.

Personnellement, en plus de la gastronomie, on s’offre parfois un peu d’histoire et des excursions détente. Les Dolomites sont parsemées de magnifiques petits lacs de montagne, comme l’iconique Lago di Braies, où l’on peut se rendre en voiture et simplement profiter du paysage quand les bras ne suivent plus après l’escalade. Tu peux même y louer une barque et t’offrir un après-midi carrément romantique. Et encore une chose : si tu aimes filmer, laisse plutôt le drone de côté. Dans la plupart des parcs nationaux des Dolomites, le vol est strictement interdit et les amendes sont vraiment salées 😅.

Pour aller plus loin

Astuces et conseils avant le départ

Chaque voyage en montagne exige un peu de cette planification fastidieuse à la maison, devant le bureau. Avec Lukáš, après toutes ces années, on a notre petit système bien rodé qui nous épargne non seulement des nerfs, mais aussi pas mal d’argent. J’ai envie de partager avec toi quelques-unes de nos astuces personnelles qui ont le mieux fonctionné lors de nos voyages en Italie.

Où trouver vols et transport

Depuis la France, le plus simple pour rejoindre les Dolomites est souvent de prendre l’avion vers Milan, Vérone ou Venise, puis de louer une voiture. Des compagnies comme Air France, Vueling ou easyJet desservent ces aéroports depuis Paris, Lyon ou Marseille. Une fois sur place, avoir une voiture est indispensable : tu peux y charger tout ton matériel et rejoindre les départs des via ferratas en toute liberté. Pour la location, nous avons depuis longtemps une bonne expérience avec DiscoverCars, que nous utilisons partout dans le monde.

Pour trouver des vols pas chers, jette un œil sur Kiwi. C’est notre portail préféré pour comparer toutes les options et il nous déniche généralement les meilleures correspondances. Louer ensuite une voiture à l’aéroport est la meilleure combinaison pour être totalement flexible en montagne et ne pas dépendre du réseau de bus italien, assez clairsemé.

N’oublie pas une connexion internet fiable

Même si tu es en Europe et que le roaming de l’UE s’applique, en montagne le signal se perd souvent, et une solution de secours peut être utile, surtout si tu dois consulter le radar météo pour les orages. Rien de pire que d’être accroché à la roche sans savoir si le nuage noir au-dessus de toi va éclater ou t’éviter.

Pour les voyages plus longs, ou si tu as besoin de beaucoup de données sans stress et veux partager directement tes photos avec la famille, on recommande vivement une eSIM. Pour nous, c’est clairement celle de Holafly qui s’est révélée la meilleure (jette un œil à notre avis). Tu l’installes encore tranquillement dans ton salon et, dès que tu franchis la frontière, tu navigues sans aucune galère de cartes SIM physiques. Tu peux la réserver via notre lien partenaire Holafly.

Foire aux questions (FAQ)

Où puis-je trouver une carte fiable des via ferrata des Dolomites ?

Les meilleures et les plus précises cartes pour les Dolomites sont publiées par la u003ca href=u0022https://tabaccomapp.it/u0022 rel=u0022nofollow noopeneru0022 target=u0022_blanku0022u003emaison d’édition italienne Tabaccou003c/au003e. Vous pouvez les acheter dans n’importe quel bureau de tabac ou librairie sur place. Elles sont à l’échelle 1:25 000 et les via ferrata y sont clairement indiquées par des croix noires le long des itinéraires. Il existe également une application Tabacco pour smartphones que nous recommandons de télécharger pour faciliter l’orientation sur le terrain.

Puis-je télécharger gratuitement une carte des via ferrata des Dolomites sur mon téléphone ?

Oui, d’excellents outils sont des applications comme Mapy.cz, qui fonctionnent également hors ligne et où les via ferrata sont très bien indiquées. Nous recommandons aussi des applications comme Fatmap ou Komoot, où vous trouverez également des profils de dénivelé spécifiques et des évaluations d’autres utilisateurs. Pour les débutants, c’est une source d’informations absolument précieuse pour bien planifier son itinéraire.

Les via ferrata sont-elles sûres pour les enfants ?

Cela dépend de l’âge et de l’expérience de l’enfant. Pour les enfants à partir d’environ 10 ans, il existe des via ferrata spéciales faciles pour enfants (difficulté A), mais l’enfant doit avoir un baudrier spécial pour enfant (intégral) et un absorbeur de choc adapté à son faible poids. Nous recommandons vivement de faire la première escalade avec des enfants exclusivement avec un moniteur, pour avoir la certitude et éviter d’éventuelles larmes de peur.

Ai-je besoin d’une corde d’escalade pour faire des via ferrata ?

Pour les parcours équipés classiques, vous n’avez pas besoin de corde, vous progressez uniquement avec un kit de via ferrata muni de deux mousquetons. La corde d’escalade n’est portée que par les guides de montagne pour assurer éventuellement les enfants ou les clients nerveux dans les passages particulièrement exposés, donc vous pouvez tranquillement laisser cet équipement dans la vallée.

Que se passe-t-il si je manque de forces sur le parcours ?

C’est l’une des choses les plus importantes à garder à l’esprit. Il est très difficile de faire demi-tour sur une via ferrata ou il n’y a pas d’échappatoire tant que vous n’avez pas atteint le sommet ou un sentier de secours. Il est donc essentiel de ne pas surestimer ses capacités, de choisir un itinéraire de difficulté facile et de se reposer dans les sections où l’on peut se tenir confortablement. Ne vous précipitez pas et faites des pauses tranquillement, les montagnes ne vont nulle part.

Quelles chaussures dois-je prendre ?

Ne prenez surtout pas de chaussures de running ou de baskets souples. Vous allez vous tenir sur des échelons et des pitons en acier et à travers une semelle fine, vos pieds vous feraient insupportablement mal en une heure. Avec Lukáš, nous avons un jour croisé sur un parcours un monsieur en baskets ordinaires, et la vue de ses pieds écorchés me terrifie encore aujourd’hui. L’idéal, ce sont des chaussures de randonnée basses ou montantes avec une « climbing zone » sur la pointe, c’est-à-dire une partie plate et dure en caoutchouc conçue précisément pour se tenir sur de petits morceaux de roche.

Puis-je partir en via ferrata juste après la pluie ?

Plutôt non. La roche calcaire des Dolomites est extrêmement glissante après la pluie. Même si vous avez de bonnes chaussures, les échelons et câbles métalliques seront mouillés et froids, ce qui rend l’escalade beaucoup plus difficile et diminue le sentiment de sécurité. Vérifiez toujours attentivement avant votre sortie non seulement le radar des orages, mais aussi les précipitations de la nuit précédente. Une via ferrata mouillée ne vaut vraiment pas le stress.

Lago di Sorapis, Dolomites en Italie : 10 conseils à voir et à faire

TL;DRLe Lago di Sorapis, lac turquoise perché à 1925 mètres dans les Dolomites, se rejoint par un sentier réputé partant du Passo Tre Croci via le tracé numéro 215 : environ 8 kilomètres aller-retour, 220 mètres de dénivelé, soit 3 à 4 heures de marche effective. Le parcours comporte des passages aériens équipés de caillebotis métalliques et de câbles au-dessus du vide, à éviter avec de jeunes enfants, une poussette ou un chien de grande taille ou craintif. La baignade et le fait de se tremper les pieds sont strictement interdits, tout comme les drones (amende jusqu’à 3000 EUR). Visez fin septembre-début octobre, ou l’été très tôt le matin ; le sentier est accessible de juin à fin octobre, et comptez jusqu’à 50 EUR par jour pour vous garer près du Passo Tre Croci en haute saison.

Si tu aimes la montagne et que tu envisages un voyage dans les Dolomites en Italie, crois-moi, le Lago di Sorapis est un endroit pour lequel je dois te mettre un peu en garde. Les Dolomites, c’est tout simplement le paradis sur terre, et une fois que tu y as mis les pieds, tu n’auras plus envie d’aller ailleurs. ☺️ Avec Lukáš, on y vient depuis des années, on a exploré quasiment chaque recoin autour de Cortina, et ce lac fait partie des endroits qu’il faut absolument voir de ses propres yeux. C’est l’un de nos grands classiques absolument préférés. Quand, après quelques heures de montée et de passages sur des corniches rocheuses, tu sors enfin de la forêt et que tu découvres cette eau d’un turquoise laiteux incroyablement intense au pied du majestueux massif du Sorapis, tu oublies complètement à quel point tu as mal aux jambes.

Mais avant d’entrer dans les détails, je dois te dire une chose tout de suite : n’y va pas avec ton chien. Certains le font, mais ce n’est vraiment pas un bon itinéraire pour ça. Je vais donc te conseiller non seulement où te garer et quand partir, mais aussi pourquoi il faut faire très attention à cet endroit si tu voyages avec des enfants ou des compagnons à quatre pattes.

Résumé

Si tu es justement en train de boucler ton sac et que tu n’as pas le temps de lire tout l’article, voici l’essentiel en accéléré — les bases indispensables avant de te lancer.

  • Point de départ : Le col du Passo Tre Croci, à deux pas de Cortina d’Ampezzo.
  • Difficulté et longueur : Le sentier (numéro 215/401) fait au total environ 8 kilomètres aller-retour, avec un dénivelé d’à peu près 220 mètres, et prend grosso modo 3 à 4 heures de marche effective.
  • Le plus gros obstacle : En chemin, tu rencontreras des passages équipés de câbles d’acier et surtout des passerelles métalliques fixées dans la roche, juste au-dessus du vide.
  • Quand partir : L’idéal est la fin septembre et le début octobre pour la meilleure lumière et moins de monde ; en été, il faut vraiment partir très tôt le matin.
  • Stationnement : Au Passo Tre Croci, se garer en saison est un vrai casse-tête et les parkings privés facturent jusqu’à 50 €/jour. Mieux vaut venir en bus depuis Cortina.
  • Pour qui ce n’est pas fait : L’itinéraire ne convient absolument pas aux poussettes, aux petits enfants, aux chiots et aux gros chiens pataud. La baignade dans le lac est strictement interdite.

Qu’est-ce que le Lago di Sorapis et pourquoi sa couleur est-elle si incroyable

Avant de nous lancer sur l’itinéraire lui-même, parlons un instant de la raison pour laquelle tout le monde vient ici. Les Dolomites en Italie cachent le Lago di Sorapis comme un véritable joyau, et quand tu regardes les photos, tu te dis peut-être que cette couleur a forcément été retouchée sous Photoshop. Je t’assure que non. Le lac se situe à 1925 mètres d’altitude et son eau a une teinte turquoise laiteuse absolument unique que tu ne trouveras nulle part ailleurs dans les environs.

Cette couleur vient d’une fine poussière calcaire, la « farine de roche », apportée par le glacier en fonte du massif qui surplombe le lac. Comme ces minuscules particules minérales restent en suspension dans l’eau, on obtient cet effet turquoise magiquement trouble qui te fait fixer la surface une bonne minute avant même de penser à sortir l’appareil photo. C’est précisément pour ça que le Sorapis est l’un des endroits les plus photographiés de toute l’Italie du Nord, et honnêtement, on comprend pourquoi. Contempler cette splendeur colorée, dominée par le doigt rocheux déchiqueté qu’on appelle le Dito di Dio (le Doigt de Dieu), est un moment qu’on n’oublie pas de sitôt.

Quand partir et quelle météo au Lago di Sorapis

Bien choisir la période de sa randonnée est absolument crucial dans les Dolomites, car l’hiver y est très long et l’été incroyablement bondé. Le chemin vers le lac est en général praticable de juin à fin octobre, mais tout dépend de l’enneigement de l’année.

Personnellement, on préfère venir dans les Dolomites en automne, surtout en septembre ou début octobre. Les températures sont certes plus basses et le matin tu peux même avoir un petit gel surprise, mais en échange l’air est merveilleusement pur, le ciel sans le moindre nuage, et les mélèzes alentour se parent d’or. En plus, tu évites les pires foules estivales. En Italie, le mois d’août rime avec vacances, et sur les étroites corniches rocheuses menant au lac, ça crée des embouteillages dingues — ce que tu n’as vraiment pas envie de vivre au-dessus d’un précipice. Si tu cherches des infos à jour, je te conseille toujours de vérifier la webcam du Lago di Sorapis avant de partir : elle te montrera si la brume ou les nuages s’accrochent là-haut.

Où se loger près du lac et combien ça coûte

Si tu veux partir vraiment tôt le matin — ce qui est indispensable en saison — un hébergement bien placé, c’est déjà la moitié du succès. Tu peux loger en ville et faire la navette, mais on a déniché un vrai petit trésor qui nous a épargné pas mal de nerfs côté parking et réveil matinal.

Notre hébergement absolument préféré pour cette excursion est le B&B Hotel Passo Tre Croci Cortina. Il se trouve juste au départ du sentier : le matin, tu te lèves, tu prends ton petit-déjeuner et tu peux partir directement. En plus, ils ont de belles chambres modernes avec des vues à couper le souffle depuis la fenêtre, et c’est dog-friendly. Pour nous, avec Kája et Baby, c’est un point essentiel. Les prix pour deux personnes par nuit tournent autour de 120 à 180 € selon la saison, ce qui, pour la coûteuse Cortina, reste finalement une offre très correcte.

Autre possibilité : loger directement au centre de Cortina d’Ampezzo, qu’on considère comme notre camp de base principal. De là, tu rejoins le Passo Tre Croci en une quinzaine de minutes en voiture ou en bus local. Cortina propose des centaines d’options, des hôtels-spa de luxe aux cosy appartements de montagne — tu peux facilement comparer disponibilités et prix sur Booking.com.

Comment rejoindre le départ du sentier et où se garer

Rejoindre le point de départ de la randonnée est devenu, ces dernières années, un vrai casse-tête logistique : la popularité du lac a explosé et l’infrastructure ne suit tout simplement plus. Le départ du sentier se trouve au col du Passo Tre Croci, sur la route SR48 qui relie Cortina d’Ampezzo au lac de Misurina.

Si tu viens en voiture, je dois te prévenir de l’enfer du stationnement. Il y a encore quelques années, on pouvait se garer gratuitement le long de la route, mais ce n’est malheureusement plus le cas. Les voitures se garaient partout, bloquaient la circulation, et la police a commencé à verbaliser sévèrement. Aujourd’hui, il existe des parkings privés qui facturent tranquillement jusqu’à 50 € la journée, ce qui me paraît complètement délirant. Si tu ne veux pas payer ces sommes exorbitantes et que tu arrives en pleine saison, je te conseille de laisser la voiture à ton hôtel et de prendre le bus. Depuis Cortina, Misurina et le Lago di Misurina, des lignes régulières circulent l’été et te déposent directement au Passo Tre Croci. Tu t’épargnes un paquet de stress. Pour venir depuis la France, le plus pratique est souvent de prendre l’avion jusqu’à Venise ou Innsbruck (vols depuis Paris) puis de louer une voiture, ou alors de faire la route en voiture si tu pars d’une région proche des Alpes.

Lago di Sorapis : 10 conseils à voir et à faire en chemin et au lac

Passons enfin à la randonnée elle-même. Le chemin vers le lac n’est pas un simple transfert ennuyeux d’un point A à un point B, mais une expérience à part entière, où tu vas t’émerveiller, parfois avoir un peu peur, et surtout te régaler. Voici nos 10 points et conseils préférés sur l’itinéraire.

1. L’itinéraire classique depuis le Passo Tre Croci

La plupart des randonneurs partent par le sentier numéro 215 (qui se confond parfois avec le 401), le chemin le plus connu et le plus direct vers le Lago di Sorapis. Il commence de façon plutôt agréable et plate à travers une forêt de mélèzes parfumée, où tu te crois davantage en promenade dans un parc. Mais le terrain se redresse vite et le sentier forestier devient un chemin rocailleux qui serpente sur le flanc de la montagne. Au total, tu parcours environ 4 kilomètres dans un sens, avec un dénivelé d’un peu plus de 200 mètres. Ce n’est pas une montée extrême, mais prépare-toi à transpirer un peu.

Lukáš commente toujours en disant que cette première moitié n’est qu’un échauffement. La forêt sent la résine et tu te dis que ça va être tranquille comme tout — jusqu’à ce que tu tombes sur la première montée plus raide entre les pierres et les racines des arbres.

2. Les passerelles métalliques et les câbles au-dessus du vide

C’est le moment qui sépare les randonneurs lambda des plus aguerris. À peu près à mi-chemin, le sentier s’engage en effet directement dans une paroi rocheuse abrupte. Pour rendre le passage praticable, des passerelles et des échelles métalliques ont été fixées dans la roche. Ces sections sont sécurisées par des câbles d’acier auxquels tu peux et devrais te tenir.

Sous tes pieds, à travers les grilles des passerelles, tu vois le précipice et le vide — honnêtement, ce n’est pas pour ceux qui ont le vertige. Si tu as une peur panique des hauteurs, réfléchis bien à si cette rando est vraiment faite pour toi. Avec Lukáš, on a vu ici plusieurs personnes se bloquer de peur au milieu de la passerelle et devoir rebrousser chemin avec beaucoup de difficulté.

3. La pause au Rifugio Vandelli

Juste avant d’arriver au lac, tu tombes sur le refuge de montagne Rifugio Vandelli. Ce chalet en pierre aux volets rouges se dresse sur un petit promontoire boisé et offre un refuge parfait pour les jambes fatiguées. En général, on y fait une courte pause café ou bière pression avant de descendre les dernières dizaines de mètres jusqu’à l’eau. En saison, c’est souvent bondé, mais l’ambiance est incroyablement conviviale et les vues sur la vallée en direction des Tre Cime, depuis la terrasse, valent le détour.

Lukáš ne résiste généralement pas à une petite douceur, tandis que moi, je me contente d’admirer et de reprendre des forces pour la dernière section. Le refuge met parfois un peu de temps à te servir en plein pic estival, mais avec une vue pareille, l’attente ne te dérangera vraiment pas.

4. La photo depuis le ponton en bois

Quand tu arrives enfin au lac, tu comprends pourquoi tout cet effort en valait la peine. Le Lago di Sorapis est encore plus beau en vrai que sur les photos. L’endroit le plus prisé pour prendre la photo iconique est la petite plage de galets au début du lac, où dépassent de l’eau quelques pieux en bois et des pierres. C’est précisément de là qu’on a la meilleure vue sur le mont Dito di Dio se reflétant à la surface. Prépare-toi cependant à devoir patienter un moment dans la file en été pour décrocher le meilleur angle depuis cet endroit.

On a retenu la leçon dès notre première visite, où on a dû attendre près d’une demi-heure pour cette photo de rêve. Maintenant, on se trouve simplement une autre pierre un peu plus loin et on photographie sous un angle certes moins célèbre, mais d’autant plus authentique.

5. Fais le tour du lac pour le calme

La plupart des gens arrivent au lac, prennent une photo au début, mangent un encas et repartent. Mais si tu veux avoir un bout de cette splendeur rien que pour toi, emprunte l’étroit sentier qui longe la rive et fais le tour du lac. Sur la rive opposée, c’est le calme absolu. Tu y trouveras de gros rochers où t’asseoir, et surtout tu obtiendras une tout autre perspective sur la couleur de l’eau, qui change selon la façon dont le soleil la frappe.

Ici, on s’installe généralement avec notre toast préféré, on ouvre le thermos de thé et on se contente de respirer cet air froid de montagne. La surface bleue, vue de l’autre rive, paraît encore plus magique, et le silence n’est troublé que par le sifflement occasionnel des marmottes.

6. Observer le phénomène de l’Enrosadira

Si tu réussis à planifier ta sortie de manière à être au lac ou sur le chemin du retour au moment du coucher du soleil, tu seras témoin d’un phénomène magique appelé l’Enrosadira. Ce terme désigne le moment où le soleil, bas sur l’horizon, illumine les pâles calcaires dolomitiques et les teinte de roses intenses et d’oranges flamboyants. C’est quelque chose d’absolument époustouflant. Dans ce cas, n’oublie surtout pas ta lampe frontale, car refaire le chemin sur les passerelles au crépuscule serait une pure folie.

7. Prolonger la rando jusqu’à la Forcella Marcuoira

Si la rando classique du Lago di Sorapis te paraît trop courte et que tu as assez d’énergie et d’expérience, tu peux continuer depuis le refuge Vandelli. L’itinéraire vers la Forcella Marcuoira relève cependant déjà de la haute montagne exigeante, avec un gros dénivelé et de fortes montées dans les éboulis. La récompense, ce sont des vues à t’en décrocher la mâchoire : Cortina, en contrebas, ressemble à un village miniature, et tu vois tout le massif du Sorapis d’un coup, sans la moindre perche à selfie dans le cadre.

8. Le départ alternatif depuis le Rifugio Tondi di Faloria

Il existe encore un autre chemin vers le lac, qui évite le Passo Tre Croci surpeuplé. Tu peux monter en téléphérique depuis Cortina jusqu’au mont Faloria, puis continuer à pied jusqu’au Rifugio Tondi et plus loin par les crêtes montagneuses pour redescendre vers le lac Sorapis. Cet itinéraire est bien plus long, physiquement plus exigeant et passe par un terrain plus technique, avec des descentes raides. Je ne le recommande qu’aux randonneurs très aguerris, sûrs de leurs appuis et qui n’ont pas peur des passages exposés. Les vues sont en revanche fabuleuses.

Avec Lukáš, on n’a pour l’instant fait que repérer cette variante de loin et, honnêtement, on ne se lancera sans doute pas de sitôt. Mais si tu es un montagnard expérimenté et que tu aimes les vrais défis avec un minimum de monde autour, étudie-la sans hésiter.

9. Les brumes matinales et les astuces pour la meilleure lumière

Quand je dis qu’il vaut mieux arriver tôt le matin, je veux dire vraiment tôt. Pas seulement à cause du parking et de la foule sur les passerelles, mais surtout pour l’ambiance. Vers sept heures du matin, de fines brumes flottent souvent au-dessus de la surface du lac et montent lentement le long des parois rocheuses. À cette heure-là, le soleil commence à peine à éclairer les sommets environnants et la couleur de l’eau atteint sa teinte turquoise la plus profonde. L’heure dorée est certes courte, car le soleil disparaît vite derrière les hautes montagnes, mais ce spectacle, tu t’en souviendras toute ta vie.

Ce réveil matinal fait certes mal, surtout quand il fait encore froid dehors et qu’on resterait bien sous la couette. Mais dès que tu vois les premiers rayons commencer à percer ce manteau de brume, tu oublies aussitôt toute ta fatigue.

10. La sortie hivernale en raquettes

Même si l’itinéraire n’est officiellement recommandé que pour les mois d’été et d’automne, les montagnards expérimentés s’y aventurent aussi en hiver, en raquettes. Mais là, on est sur du vraiment extrême. Les passerelles rocheuses et les sections sécurisées sont souvent cachées sous une épaisse couche de neige ou de glace, et il existe un réel danger de chute et d’avalanches. Le lac lui-même est alors complètement gelé et recouvert de neige, donc tu ne verras pas du tout cette fameuse eau bleue. Je le mentionne juste comme anecdote pour ceux qui aiment la solitude hivernale, mais je déconseille fortement une visite en hiver au randonneur lambda.

Quand je vois parfois ces photos dingues sur Instagram, où quelqu’un fait l’équilibriste sur des corniches enneigées, ça me glace le sang. La montagne, en hiver, ne pardonne tout simplement pas les erreurs. Alors même si ça peut tenter, viens plutôt ici en été et laisse l’hiver à la nature.

lukas a lucka
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Le Lago di Sorapis avec chiens et enfants : pourquoi ce n’est pas une bonne idée

C’est un sujet qui me tient particulièrement à cœur, parce qu’on l’a vécu dans notre chair. La sortie au Lago di Sorapis n’est absolument pas une promenade de santé, et pour les familles avec de jeunes enfants ou pour ceux qui ont un chien, elle peut représenter un énorme problème. Cette année, on a notre petit Jonášek et, avec lui, on n’y retournera vraiment pas de sitôt. Le terrain est dangereux pour les petits enfants en porte-bébé, et pour la poussette, n’y pense même pas. Si tu as des enfants de plus de 10 ans, habitués à la montagne et qui ont le respect des hauteurs, ils s’en sortiront, mais même là tu devras les avoir constamment à l’œil sur les passages dangereux.

💡 Astuce : Dans presque tous les téléphériques et les bus, on exige une muselière pour les chiens (tu en achètes quasiment partout, y compris directement aux stations de départ). Honnêtement, ça nous agaçait pas mal — on nous la demandait même quand on était tout seuls dans la cabine. Quand on avait plusieurs téléphériques d’affilée, on préférait laisser Kája et Baby se reposer au camping.

Et maintenant, parlons des chiens. Notre Kája était venue avec nous à l’époque et je dois avouer que c’était une très mauvaise idée. Kája est certes un amour, mais c’est un peu une pataude. Les étroits sentiers forestiers, elle les gérait avec enthousiasme, mais dès qu’on est arrivés aux passerelles métalliques au-dessus du vide, ç’a été la fin. Les pattes des chiens passent à travers les trous des grilles, les chiens paniquent, et je ne leur en veux pas du tout. Kája s’est bloquée et refusait de faire un pas.

Lukáš a finalement dû la prendre dans ses bras et la porter sur toute cette section exposée. Essaie un peu de porter un chien terrorisé de vingt kilos dans tes bras, sur une étroite corniche rocheuse humide au-dessus d’un précipice, tout en t’agrippant désespérément au câble d’acier de l’autre main. Ça, tu n’as vraiment pas envie de le vivre. Donc si tu as un gros chien pataud, ou au contraire un minuscule yorkshire ou un bichon maltais comme notre Baby, laisse-les plutôt en sécurité dans la chambre d’hôtel pour cette sortie. Quant aux chiots, je n’ai même pas besoin d’en parler. C’est du stress pour toi, pour le chien et pour les gens que tu vas bloquer sur le sentier étroit.

Quoi emporter pour la rando vers le lac turquoise

En montagne, la météo change incroyablement vite et même si en bas, à Cortina, le soleil brille et qu’il fait assez chaud pour le short, là-haut au lac un vent glacial peut souffler. Ça, tu ne devrais surtout pas le sous-estimer.

La base, ce sont de bonnes chaussures de randonnée, car on croise régulièrement sur le sentier des touristes en baskets en toile à semelle lisse, et honnêtement, ça nous fait froid dans le dos. Les rochers ici sont souvent mouillés et glissants, et sans une vraie semelle, ces échelles métalliques te réserveront de mauvaises surprises. Glisse aussi dans ton sac une couche chaude en plus, idéalement une polaire ou une doudoune légère, et une veste imperméable. Au lac, le soleil se cache vite derrière les montagnes et il fait soudain plutôt froid.

Beaucoup de gens demandent s’il faut un équipement de via ferrata. Sur l’itinéraire classique numéro 215, on n’emporte pas de baudrier : les câbles servent juste à se tenir avec les mains. On recommande quand même d’emporter un casque d’escalade léger. Le sentier passe en effet directement sous des parois rocheuses verticales et les petites pierres qui se détachent, délogées par les touristes ou les animaux d’en haut, sont un phénomène assez fréquent. N’oublie pas non plus assez d’eau et un encas, car la montée te pompera de l’énergie.

Où manger : que goûter au Rifugio Vandelli

Une fois que tu auras franchi les pires sections et que tu te retrouveras au lac, tu auras à coup sûr une faim de loup. Le Rifugio Vandelli est certes petit, mais on y cuisine d’excellents plats de montagne traditionnels qui te remettent vite sur pied. Il est généralement ouvert de la mi-juin à fin septembre.

Si tu adores la cuisine montagnarde italienne, essaie absolument leurs canederli. Ce sont de grosses boulettes tyroliennes qu’on prépare ici en version épinards ou fromage, servies soit dans un bouillon, soit nappées de beurre fondu, et moi je les prends à chaque fois dans le bouillon, parce qu’après ces passerelles, j’ai surtout besoin de chaleur et d’un peu de calme. 😊 Autre classique : une bonne polenta avec du goulash ou avec des champignons et du fromage local. Si tu ne veux pas t’attarder sur un long déjeuner et que tu préfères photographier, tu peux acheter au refuge d’excellents panini à la caprese (mozzarella, tomate et basilic) et les manger dehors sur un banc avec vue. Les prix sont évidemment plus élevés qu’en bas dans la vallée, car tous les approvisionnements doivent être acheminés par hélicoptère ou par téléphérique, mais pour cette ambiance, ça vaut le coup.

Infos pratiques et règles du parc national

Avant de chausser tes godillots et de partir, je veux mentionner quelques points pratiques importants. Le lac et ses environs relèvent de la zone protégée du parc national des Dolomiti d’Ampezzo et des règles assez strictes s’y appliquent, dont la violation peut te coûter très cher.

L’erreur la plus fréquente des touristes, c’est de faire voler un drone. Sur Instagram, tu verras certes des dizaines de photos du lac vu d’en haut, mais ne te laisse pas tromper. Dans tout le parc national, voler avec un drone est strictement interdit, car cela dérange la faune locale et les autres visiteurs. Les gardes du parc patrouillent assez souvent et s’ils t’attrapent, tu risques une amende pouvant atteindre 3000 €. Une belle photo ne vaut vraiment pas ça.

Autre chose que les gens cherchent souvent sur Google avec la requête « lago di sorapis swimming » : la possibilité de se baigner. Heureusement, la baignade est interdite (cela vaut aussi pour tremper les pieds) et l’eau perdrait rapidement son caractère unique au contact des crèmes solaires et des bactéries.

Où aller ensuite dans les Dolomites

Le Sorapis est magnifique, mais ce n’est pas le seul endroit incroyable de la région. Si tu as le temps et que tu veux voir le meilleur de ce qu’offrent les montagnes italiennes, on a préparé pour toi plein d’autres guides issus de nos voyages :

Nos conseils de voyage pour finir

  • Billets d’avion pas chers : cherche-les sur Kiwi. C’est notre portail préféré ; depuis la France, les aéroports de Venise ou Innsbruck sont les plus pratiques pour rejoindre le nord de l’Italie.
  • Location de voiture : on utilise habituellement le comparateur DiscoverCars. Avec Lukáš, on en a une bonne expérience de longue date, partout dans le monde.
  • Réservation d’hébergement : Booking est notre moteur de recherche d’hôtels préféré. Dans les Dolomites, je conseille de chercher un hébergement même six mois à l’avance.
  • N’oublie pas l’assurance : pour les randos en montagne, choisis une bonne assurance voyage et prends sans hésiter l’option sport pour la haute montagne.
  • Internet et eSIM : si tu voyages en passant par la Suisse ou que tu passes beaucoup de temps sur la route, regarde du côté de l’eSIM de Holafly.

Foire aux questions (FAQ)

Quand on a parlé du Lago di Sorapis pour la première fois, on a reçu une foule de questions de votre part sur Instagram. C’est clair qu’on a envie de bien se préparer pour une sortie pareille, surtout quand ça ressemble parfois à un carnet d’alpinisme. J’ai donc rassemblé les questions les plus fréquentes en un seul endroit.

J’espère que ces réponses t’aideront à planifier et t’épargneront un peu de nerfs. Et si jamais une autre question te vient en tête, n’hésite pas à nous le faire savoir !

Comment se rendre au Lago di Sorapis ?

L’itinéraire le plus courant commence au col de Passo Tre Croci. De là, vous empruntez le sentier de randonnée numéro 215, qui vous mène directement au lac après environ deux heures de marche. Vous pouvez rejoindre le col en voiture ou en bus depuis Cortina d’Ampezzo.

Peut-on se baigner dans le Lago di Sorapis ?

Non, la baignade est strictement interdite dans tout le lac, y compris le simple fait de tremper ses pieds. La raison en est la protection d’un écosystème très sensible et de la composition minérale spécifique de l’eau, que la présence humaine pourrait perturber de manière permanente.

Combien de temps dure le trek jusqu’au lac ?

Le trek complet vous prendra environ 3 à 4 heures de temps effectif. Le trajet dans un sens dure entre 1h30 et 2 heures selon votre condition physique et les éventuelles files d’attente sur les passerelles métalliques. L’itinéraire mesure au total 8 kilomètres aller-retour.

Le sentier est-il adapté aux chiens ?

D’après notre expérience personnelle, nous déconseillons absolument ce trek pour les chiens. Sur le parcours se trouvent des passerelles métalliques exposées au-dessus d’un précipice profond, à travers lesquelles les pattes des chiens peuvent passer. Vous pouvez certes porter les chiens petits et moyens, mais c’est dangereux et stressant. Laissez plutôt à la maison les grandes races ou les chiens peureux.

Quelle est la meilleure période pour visiter ?

Vous vivrez la plus belle expérience en septembre et début octobre, lorsque les touristes se font moins nombreux et que les montagnes se parent de belles couleurs. Si vous décidez d’y aller en juillet ou en août, vous devez partir tôt le matin (idéalement avant 7h00) pour éviter la foule et bénéficier de la meilleure lumière matinale pour les photos.

Peut-on faire voler un drone au bord du lac ?

Non. Le lac Sorapis se trouve sur le territoire du parc national Dolomiti d’Ampezzo, où s’applique une interdiction générale d’utilisation de drones. Les amendes pour violation de cette règle peuvent atteindre jusqu’à 3000 EUR, nous déconseillons donc vivement de prendre ce risque.

Le trek est-il difficile et accessible aux débutants ?

Physiquement, le parcours n’est pas particulièrement difficile, le dénivelé est d’un peu plus de 200 mètres. Sa difficulté réside principalement dans l’aspect psychologique, car on traverse des passages étroits en corniche avec des passerelles métalliques au-dessus du vide. Si vous ne souffrez pas de vertige et que vous avez de bonnes chaussures, en tant que randonneur moyennement entraîné, vous gérerez le trek sans problème. Pour les personnes ayant une grande peur du vide, ce sentier n’est pas adapté.

Alta Via 1 : la reine des treks de plusieurs jours dans les Dolomites italiennes

TL;DRL’Alta Via 1 est le trek le plus connu et le plus accessible des Dolomites, sur environ 120 kilomètres depuis le Lago di Braies au nord jusqu’à Belluno au sud, pour un dénivelé total d’environ 6 500 mètres. La version classique se parcourt en 10 à 12 jours (des variantes raccourcies existent en 4 ou 6 jours), le niveau est classé EE et ne nécessite pas de matériel de via ferrata, mais exige une bonne condition physique. Vous dormirez exclusivement en refuges (rifugi), à réserver 3 à 6 mois à l’avance, le camping sauvage étant interdit. Comptez un budget de 1 100 à 1 300 EUR par personne pour l’ensemble du trek, et visez la période de fin juin à mi-septembre, en évitant si possible le pic de fréquentation du Ferragosto, le 15 août.

Quand on évoque l’Alta Via 1 et les Dolomites en Italie, la plupart d’entre nous imaginent aussitôt ces tours rocheuses effilées teintées de rouge au coucher du soleil et le parfum de la polenta fraîche qui s’échappe des refuges de montagne. Avec Lukáš, nous adorons ces paysages et nous revenons dans les Alpes italiennes pratiquement chaque année. Les traversées de plusieurs jours, le sac sur le dos, étaient autrefois notre grand classique de l’été. Mais depuis l’arrivée du petit Jonáš, nous avons dû reporter ces aventures longues et exigeantes à une date indéterminée. Ça ne nous empêche pas d’en rêver et de les planifier dans les moindres détails. ☺️

L’un de nos plus grands rêves, c’est de parcourir tout l’itinéraire d’une traite. Même si nous ne l’avons pas encore fait du début à la fin en une seule fois, nous avons arpenté une grande partie de ses étapes lors de randonnées à la journée, quand nous avions notre camp de base à Cortina d’Ampezzo. L’itinéraire traverse en effet les plus beaux endroits qui soient, comme le Lago di Braies ou les falaises iconiques autour du Rifugio Lagazuoi. Comme vous nous posez sans arrêt des questions sur l’Alta Via, j’ai enfin décidé de m’asseoir et de rédiger ce guide détaillé. Comme ça, vous le lisez une fois et vous savez à quoi vous attendre.

Alors : vous voulez savoir quand partir, où dormir, combien ça coûte et quoi glisser dans son sac à dos ? J’ai tout détaillé pour vous, jour après jour, refuge après refuge. Continuez à lire. 😉

Résumé pour ceux qui n’ont pas le temps de tout lire

Je sais, je sais, voilà à quoi ressemblent les chiffres sur le papier, et ça fait un peu peur. Mais croyez-moi, sur le terrain, tout s’enchaîne bien plus naturellement. Voici l’essentiel en quelques points :

  • Distance et dénivelé : Le trek mesure environ 120 kilomètres, pour un dénivelé positif total d’environ 6 500 mètres.
  • Durée : On le parcourt généralement en 10 à 12 jours, mais on peut aussi planifier des variantes plus courtes de 4 ou 6 jours.
  • D’où à où : L’itinéraire classique commence au nord, près du célèbre lac Lago di Braies, et se termine au sud, près de la petite ville de Belluno (ou à l’arrêt La Pissa).
  • Niveau de difficulté : Techniquement, le trek est classé EE (Escursionisti Esperti), ce qui signifie que vous n’avez pas besoin de matériel de via ferrata, mais qu’il faut une très bonne condition physique et un pas assuré. Ce n’est clairement pas adapté aux jeunes enfants.
  • Hébergement : On dort exclusivement dans des refuges de montagne (rifugi), qu’il faut réserver 3 à 6 mois à l’avance. Le bivouac sauvage est strictement interdit.
  • Budget : Prévoyez environ 1 100 à 1 300 € par personne pour tout le trek (demi-pension dans les refuges, déjeuners et transports compris).

Qu’est-ce que l’Alta Via 1 et pour qui est-elle faite ?

Si vous vous intéressez aux treks de plusieurs jours en Italie, vous avez sûrement été confronté à un dilemme : choisir l’Alta Via 1 ou la 2 dans les Dolomites. L’Alta Via 1 (littéralement « Haute Voie 1 ») est la plus célèbre, la plus classique et la plus accessible techniquement. Alors que l’Alta Via 2 exige du matériel de via ferrata et bien plus d’expérience en escalade, la « numéro 1 » est plus accueillante : elle est à la portée de tout randonneur expérimenté de haute montagne, doté d’une bonne endurance et que ça ne dérange pas de marcher plusieurs jours d’affilée avec un sac un peu lourd.

L’itinéraire traverse magnifiquement les Dolomites du nord au sud et vous emmène dans des endroits inaccessibles au touriste lambda en voiture ou en télécabine. C’est une vraie échappée loin de la civilisation, où votre journée se résume à marcher, admirer des panoramas incroyables, manger et dormir. Sur le plan technique, aucune section d’escalade ne vous attend, mais certains passages peuvent être raides, étroits ou équipés de câbles d’acier pour s’agripper. De bonnes chaussures de randonnée et l’absence totale de vertige sont ici tout simplement indispensables.

Quand partir et quel temps prévoir

Le choix de la bonne période est absolument crucial pour ce trek, car les refuges de montagne ont une saison très limitée et la météo dans les Dolomites peut être franchement imprévisible. Voyons ensemble à quel moment il est le plus judicieux de réserver vos vols et votre hébergement.

La fenêtre idéale pour le trek

La saison est en réalité très courte, en gros de fin juin à mi-septembre, alors il n’y a vraiment pas de temps à perdre côté planification. Si vous partez en juillet ou en août, vous aurez la meilleure garantie d’un temps plus stable et de trouver tous les refuges du parcours ouverts.

Je dois toutefois vous mettre sérieusement en garde contre la période autour du 15 août. C’est le jour férié du Ferragosto en Italie, et les Italiens partent massivement en vacances. À ce moment-là, les Dolomites (et en fait toute l’Italie) débordent de monde, les refuges sont désespérément complets un an à l’avance et, sur les sentiers étroits de montagne, vous aurez l’impression d’être en plein cœur des Champs-Élysées un samedi après-midi. J’éviterais cette période à tout prix si vous voulez profiter d’un minimum de tranquillité. 😅

Le début septembre, en revanche, est tout simplement magique. L’air s’éclaircit un peu, les foules de touristes s’estompent parce que les enfants reprennent l’école, mais les refuges sont encore ouverts. Il faut juste compter avec des matins et des soirées plus frais. Septembre en montagne, c’est sans doute notre période préférée. Si vous voulez partir dès le mois de juin, soyez très prudents : à haute altitude, il peut encore y avoir beaucoup de neige et certains cols de montagne peuvent être infranchissables sans crampons ni piolet.

Combien coûte l’Alta Via 1 et où dormir avant le départ

Les treks de refuge en refuge ne sont pas l’option la moins chère en Europe, et dans les Dolomites, c’est doublement vrai. Le bivouac sauvage (wild camping) est strictement interdit dans tout le parc national et les amendes sont vraiment salées : vous dépendez donc entièrement du réseau de refuges de montagne.

Avant le départ proprement dit, on dort généralement près du lac Lago di Braies ou dans la proche Cortina d’Ampezzo, d’où l’on rejoint facilement le lac en bus le matin. Cortina est un camp de base stratégique : c’est l’endroit parfait pour attaquer le trek, se reposer et reprendre des forces. Il vaut toujours mieux arriver un jour à l’avance pour pouvoir débuter la première étape tôt le matin.

Budget pour 10 jours en montagne

Voyons combien coûte réellement tout ce petit plaisir. Le poste le plus important sera évidemment l’hébergement, repas compris. La plupart des refuges fonctionnent sur le principe de la « mezzopensione » (demi-pension), qui comprend un lit (souvent en dortoir avec des lits superposés), un copieux dîner à plusieurs plats et le petit-déjeuner.

Avec Lukáš, nous calculons toujours tout soigneusement à l’avance, car les majorations « montagne » peuvent sérieusement secouer le portefeuille.

  • Hébergement en demi-pension (Rifugia) : Comptez environ 75 à 95 € par personne et par nuit. Pour 10 nuits, cela représente donc environ 800 à 1 000 €.
  • Déjeuners et en-cas en journée : Sur le parcours, il y a plein de petits refuges où prendre une polenta ou une soupe, ce qui revient généralement à 15-25 € par jour. Si vous emportez de la nourriture ou achetez des paninis dans les refuges, vous économiserez un peu. Au total, comptez environ 200 €.
  • Transport au départ et au retour du trek : Bus, trains, voire taxis. Comptez environ 100 € par personne.
  • Estimation totale : Par personne, je recommande de prévoir un budget de 1 100 à 1 300 € pour les dix jours entiers, hors vols depuis la France et hors équipement.

Réserver les refuges et les règles indispensables

Quand on en arrive à la planification, je dois être tout à fait honnête : la spontanéité n’a pas beaucoup sa place ici. Compter sur le fait d’arriver au refuge le soir et qu’on vous trouve simplement une petite place par terre, c’est un risque énorme que je ne vous conseille pas de tenter.

💡 Astuce : Réservez les refuges (rifugia) du parcours directement via leurs sites web ou par e-mail — ils ne sont pas sur Booking. Mais pour la nuit avant le départ et après l’arrivée, mieux vaut avoir une base dans la vallée : au départ, au Lago di Braies, il y a l’iconique Hotel Pragser Wildsee.

Quand et comment réserver

La capacité des refuges est strictement limitée et l’engouement des randonneurs du monde entier est énorme. Vous devez réserver les refuges (rifugi en italien) longtemps à l’avance, idéalement 3 à 6 mois avant. Autrement dit, si vous voulez partir en juillet, il faut avoir un plan précis et contacter les différents hébergements au plus tard en janvier ou février. La plupart des refuges acceptent les réservations par e-mail ou via les formulaires de leur site web ; les portails de réservation type Booking.com ne fonctionnent généralement pas ici, en montagne.

Une grande règle dans les montagnes italiennes, c’est aussi le paiement en espèces. Même si la situation s’améliore peu à peu et que beaucoup de refuges sont désormais équipés de terminaux, le réseau saute souvent en altitude et vous ne pouvez pas compter sur votre carte. Ayez toujours sur vous suffisamment d’euros en liquide pour régler la totalité de votre séjour et vos repas en journée. Pour boire, vous pourrez toujours remplir votre gourde dans les refuges : vous économiserez au moins le prix de l’eau en bouteille et éviterez de produire des déchets plastiques.

La variante classique en 10 jours (itinéraire jour par jour)

Voici exactement l’itinéraire qu’avec Lukáš nous gardons en tête pour le jour où nous partirons à deux. Ce sont les dix jours classiques qui vous feront découvrir le meilleur de ce que la nature a créé dans cette région. Gardez à l’esprit que les durées indiquées pour chaque étape sont des temps de marche nets, sans pauses pour contempler, photographier ou déjeuner. La réalité est donc toujours plus longue de quelques heures. Vous verrez bien comment ça se passe pour vous ! 😉

1. Du Lago di Braies au Rifugio Biella (le départ depuis le lac)

Le trek ne commence nulle part ailleurs qu’au célèbre Lago di Braies. Si vous lisez notre blog depuis un moment, vous savez que ce lac est tout simplement à couper le souffle. Le matin, il y a certes du monde, car c’est une destination prisée des excursionnistes à la journée, mais dès que vous commencez à grimper le long de l’Alta Via 1, les foules se clairsèment très vite.

La montée initiale est assez raide, histoire de tester votre condition dès le départ, mais une fois arrivé au col de la Porta del Forno, les vrais panoramas calcaires s’ouvrent à vous. Le chemin jusqu’au Rifugio Biella (également connu sous son nom allemand, Seekofelhütte) demande environ 5 heures de marche nette. Le refuge se trouve dans un environnement assez inhospitalier, presque lunaire, mais à l’atmosphère incroyable.

2. Du Rifugio Biella au Rifugio Sennes (paysage lunaire)

Le deuxième jour est une étape agréable et reposante. Vous parcourrez environ 6 heures dans un paysage magnifique et singulier de plateau d’altitude, qui rappelle parfois vraiment la surface de la lune. Au début de l’été, les prairies de haute montagne peuvent encore y être en fleurs.

Votre objectif est le charmant Rifugio Sennes. Ce refuge a une excellente réputation côté cuisine, alors offrez-vous absolument quelque chose de local, par exemple le classique Kaiserschmarrn (sorte d’omelette sucrée émiettée), qui est arrivé ici depuis l’Autriche voisine. Le Haut-Adige est, de ce point de vue, un mélange admirable où se côtoient le meilleur des cuisines italienne et autrichienne. 😋

3. Du Rifugio Sennes au Rifugio Lagazuoi (la route vers les nuages)

C’est l’un des sommets absolus de tout le trek. Une journée assez longue vous attend (environ 7 heures de marche), mais ces panoramas valent chaque goutte de sueur. Vous longerez d’autres endroits sublimes et grimperez finalement jusqu’au Rifugio Lagazuoi, perché à plus de 2 700 mètres d’altitude. C’est l’un des lieux les plus iconiques des Dolomites, dont nous avons déjà parlé dans notre article sur les Cinque Torri et le Lagazuoi.

Les environs du Lagazuoi sont truffés de tunnels de la Première Guerre mondiale, lorsque de violents combats opposaient ici Italiens et Autrichiens. Si après le déjeuner il vous reste de l’énergie, je recommande vivement de chausser votre frontale et d’aller en explorer une partie en toute sécurité. Et le soir ? Le coucher de soleil depuis la terrasse du refuge Lagazuoi fait partie de ces expériences que vous n’oublierez jamais.

4. Du Rifugio Lagazuoi au Rifugio Nuvolau (vue sur les cinq tours)

Le quatrième jour au matin, vous descendrez du Lagazuoi (vous pouvez aussi utiliser la télécabine si vos genoux ont besoin de souffler) et vous dirigerez vers une autre région très connue. Vous marcherez environ 5 heures, avec sous les yeux d’incroyables formations rocheuses tout du long.

Votre objectif du jour est le Rifugio Nuvolau. Ce refuge est posé au sommet même de la montagne du même nom, tel un nid d’aigle, et c’est le plus ancien refuge de tous les Dolomites. L’endroit est un peu exigu, mais la vue sur les Cinque Torri toutes proches et sur la majestueuse Marmolada (le plus haut sommet des Dolomites, sur lequel repose un glacier) compense largement.

5. Du Rifugio Nuvolau au Rifugio Città di Fiume (changement de décor)

Au cours du cinquième jour, qui prend environ 6 heures, vous commencerez à remarquer comme le paysage change. Des pics du nord, plus acérés, vous passerez peu à peu dans une zone un peu plus verdoyante. Vous traverserez le col du Passo Giau, où nous allions souvent en excursion en voiture avec Lukáš, car c’est un endroit merveilleux, plein de vaches en train de paître et de clochettes.

L’itinéraire vous mène ensuite au pied de l’immense paroi massive du Monte Pelmo. Votre lit pour la nuit sera au Rifugio Città di Fiume. Ce refuge est réputé pour son atmosphère chaleureuse et son personnel très accueillant : après cinq jours en montagne, vous vous y sentirez presque comme à la maison.

6. Du Rifugio Città di Fiume au Rifugio Coldai (sous la majestueuse Civetta)

La sixième étape est un peu plus courte, environ 5 heures, et c’est le massif de la Civetta qui tient ici le premier rôle. Cet énorme massif rocheux vous accompagnera la majeure partie de la journée et, même si vous n’allez certainement pas y grimper, la vue sur ces kilomètres de parois verticales, repère des alpinistes du monde entier, coupe tout simplement le souffle.

Le Rifugio Coldai se trouve juste au-dessus du superbe lac du même nom, le Lago di Coldai. Si vous arrivez à temps, n’oubliez pas de faire une petite promenade jusqu’au lac : l’eau est incroyablement limpide, même si seul un Wim Hof oserait sans doute s’y baigner. 😂

7. Du Rifugio Coldai au Rifugio Vazzoler (autour des géants de roche)

Le septième jour (environ 6 heures de marche), vous passerez juste sous les parois gigantesques du massif de la Civetta. Cette portion est connue pour son caractère sauvage et le faible nombre de randonneurs à la journée. Vous longerez deux autres refuges (le Rifugio Tissi est un endroit parfait pour une soupe ou un café à midi) et descendrez peu à peu vers des altitudes un peu plus chaudes.

Le soir, vous arriverez au Rifugio Vazzoler, joliment niché dans la forêt à côté d’un petit parc botanique. Il y règne un calme merveilleux et, le soir, l’air sent déjà tout autre chose que dans le nord, au début du trek.

8. Du Rifugio Vazzoler au Rifugio Carestiato (entrée dans le parc national)

Cette étape compte un peu moins de 7 heures et vous mènera sous une autre montagne sublime, le massif de la Moiazza. Le chemin y est souvent un peu plus traître, plus rocailleux, et exige de la prudence, surtout s’il pleut en route.

Le paysage s’ouvre de plus en plus vers le sud et les plaines, signe que vous approchez de la fin de votre grande aventure. Le Rifugio Carestiato se trouve sous le col du Passo Duran et vous y retrouverez, là encore, une excellente cuisine locale et un repos bien mérité.

9. Du Rifugio Carestiato au Rifugio Pian de Fontana (la journée la plus exigeante)

L’avant-dernière étape est honnêtement sans doute la plus difficile de tout le trek, alors armez-vous de patience et de force. Environ 8 heures de marche intense vous attendent dans une zone assez isolée du Parc national Dolomiti Bellunesi. Vous devrez franchir plusieurs vallées assez profondes et de raides montées vers les cols.

Quand vous franchirez enfin la dernière crête, vous verrez avec soulagement le Rifugio Pian de Fontana. C’est une pittoresque bergerie reconvertie en refuge de montagne, où l’on prend très bien soin de vous et où vous vous offrirez probablement une double portion de dîner. 😅

10. Du Rifugio Pian de Fontana à Belluno (doux retour à la civilisation)

Dernier jour ! Il vous reste environ 5 heures de marche, en descendant, descendant et encore descendant. Les descentes raides mettent les genoux à rude épreuve (ne sous-estimez surtout pas les bâtons de randonnée, dont nous reparlerons), alors ne vous pressez pas.

L’itinéraire se termine à l’arrêt de bus d’un lieu appelé La Pissa, d’où partent des liaisons régulières vers la petite ville de Belluno. Une fois arrivé sur la place de Belluno, offrez-vous la plus grosse boule de glace et un bon Aperol Spritz pour fêter ça : vous l’avez bien mérité !

Comment raccourcir le trek si vous n’avez pas dix jours

Dix jours de vacances, c’est plutôt beaucoup, et on comprend bien que tout le monde n’a pas autant de temps ou d’audace. Bonne nouvelle : l’Alta Via 1 offre plusieurs excellentes « portes de sortie » vers la civilisation, qui vous permettent de planifier un itinéraire nettement plus court.

Variante nord en 4 jours

Si vous voulez voir le plus célèbre absolument (le Lago di Braies et les environs du Lagazuoi), les 4 premiers jours du trek suffisent. Vous partez de Braies et, le quatrième jour dans l’après-midi, vous descendez simplement du refuge Lagazuoi jusqu’au col du Passo Falzarego. De là, des bus confortables et fréquents vous emmènent directement à Cortina d’Ampezzo, où nous avons passé des étés pendant des années.

Cette variante est idéale pour ceux d’entre vous qui n’ont pas beaucoup de congés mais veulent goûter à la vraie atmosphère de la haute montagne. Les panoramas y sont les plus éclatants et vous ne serez privé d’aucun lieu iconique : vous épargnerez juste à vos genoux la longue descente finale.

lukas a lucka
Lukáš et Lucie recommandent
Où se loger sur l’Alta Via 1 dans les Dolomites
6 hébergements — hôtels, refuges et autres options d’hébergement
⭐ MEILLEUR CHOIX 🏨 Hôtel
Hotel Pragser Wildsee
Hôtel iconique directement au bord du Lago di Braies, base idéale pour la nuit avant le départ du trek. Se réveiller au bord du lac avant l’arrivée des premiers bus de touristes est inestimable.
★★★★ Vérifier les prix
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🏔️ Refuge
Rifugio Lagazuoi
Refuge de montagne près des falaises iconiques à plus de 2700 mètres d’altitude. L’un des endroits les plus emblématiques des Dolomites. Le coucher de soleil depuis la terrasse du refuge fait partie des expériences inoubliables.
★★★★ 75-95 EUR/nuit en demi-pension
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🏔️ Refuge
Rifugio Sennes
Charmant refuge de montagne sur un plateau d’altitude avec une excellente cuisine. Célèbre pour son Kaiserschmarrn (crêpe épaisse déchirée) avec compote de pommes. Il mélange le meilleur de la cuisine italienne et autrichienne.
★★★★ 75-95 EUR/nuit en demi-pension
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🏔️ Refuge
Rifugio Nuvolau
Le plus ancien refuge de montagne de toutes les Dolomites, perché au sommet comme un nid d’aigle. La vue sur les Cinque Torri et la majestueuse Marmolada compense largement.
★★★★ 75-95 EUR/nuit en demi-pension
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🏔️ Refuge
Rifugio Biella (Seekofelhütte)
Refuge de montagne dans un environnement lunaire inhospitalier après la première journée de trek depuis le Lago di Braies. Il se trouve dans un cadre assez hostile mais extrêmement atmosphérique.
★★★★ 75-95 EUR/nuit en demi-pension
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🏔️ Refuge
Rifugio Città di Fiume
Refuge de montagne réputé pour son confort et son personnel très accueillant. Après cinq jours en montagne, vous vous sentirez presque comme à la maison.
★★★★ 75-95 EUR/nuit en demi-pension
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Variante intermédiaire en 6 jours

La variante de six jours est aussi très populaire. L’itinéraire est en gros le même jusqu’au Rifugio Città di Fiume ou au proche col du Passo Staulanza. De là, on attrape facilement des bus pour retourner à la voiture ou rejoindre une grande ville et prendre le train. Vous perdrez certes le beau sentiment d’avoir bouclé la traversée complète jusqu’au sud, mais vous vous en souviendrez quand même pendant des années.

Nous la recommandons aux familles avec des enfants plus grands ou à ceux qui ne sont pas tout à fait sûrs de tenir le coup sur dix jours entiers. Six jours en montagne, c’est juste ce qu’il faut pour se vider la tête sans encore commencer à détester son sac à dos. 😅

Que mettre dans son sac pour un trek de plusieurs jours

Le maître-mot pour faire son sac est unique : moins, c’est mieux. Au bout de quelques jours, chaque gramme se fait sentir et vous ressentez sur votre dos chaque pull en trop. Avec Lukáš, nous appliquons la règle qu’un sac pour ce genre de trek ne devrait absolument pas dépasser 8 à 10 kilos (eau et nourriture comprises). Voici les indispensables sans lesquels nous ne partirions jamais en montagne.

Équipement et vêtements de base

La base de tout, ce sont d’excellentes chaussures de marche. Ne partez jamais en trek avec des chaussures toutes neuves, pas encore rodées : c’est la recette garantie pour des vacances gâchées par les ampoules. Pour cet itinéraire, nous recommandons plutôt des chaussures de trek montantes, qui maintiennent bien la cheville sur le terrain rocailleux. Avec Lukáš, je jure par les Lowa (j’ai une paire depuis plus de six ans et elles tiennent toujours). Les La Sportiva seraient encore mieux sur terrain technique, paraît-il, mais je ne les ai pas essayées.

La deuxième chose la plus importante, ce sont les vêtements. N’oubliez pas le système de couches : en bas dans la vallée, vous pouvez avoir plus de trente degrés et marcher en t-shirt, tandis que le soir au refuge à deux mille mètres, ou tôt le matin près du Lagazuoi, vous apprécierez la doudoune, les gants et le bonnet. Emportez absolument une bonne veste imperméable (Gore-Tex) ou un cape de pluie sérieuse, car en montagne le temps change d’une minute à l’autre.

Les autres indispensables du sac

On essaie de ne rien prendre d’inutile, mais ces objets-là, vous devez tout simplement les avoir avec vous, quoi qu’il arrive.

  • Bâtons de randonnée : Même si vous pensez ne pas en avoir besoin, lors des longues descentes avec le sac, vos genoux vous remercieront. Nous ne jurons que par les légers Leki pliables.
  • Sac à viande (liner) : Dans les refuges, on ne fournit pas de draps propres à chaque hôte ; pour des raisons d’hygiène, il est donc obligatoire d’avoir son propre drap-sac léger, en textile ou en soie. Inutile de trimballer un sac de couchage chaud : dans les refuges, vous aurez d’épaisses couvertures en laine.
  • Lampe frontale : Indispensable non seulement pour les sorties du soir, mais surtout si vous vous attardez en montagne et finissez par marcher dans le noir. Même en été, il fait nuit plus tôt en montagne qu’en bas dans les villes.
  • Trousse de premiers secours : Pansements de base pour les ampoules (par exemple Compeed), antidouleurs, bandage, désinfectant et couverture de survie en cas d’hypothermie.
  • Batterie externe (powerbank) : Dans beaucoup de refuges, il est impossible de charger son téléphone dans la chambre ; l’électricité n’est souvent disponible que dans la salle commune et les prises sont aussitôt prises d’assaut. Une powerbank d’au moins 10 000 mAh est donc un vrai sauveur.

Sécurité en montagne et applications utiles

La montagne est magnifique, mais elle peut aussi être cruelle et imprévisible. Même si l’Alta Via 1 est un itinéraire balisé et que vous ne marcherez sur aucun glacier, vous ne devriez jamais sous-estimer quelques règles de base de la randonnée en milieu alpin.

La règle des 13 h et les orages

Cette règle, nous essayons de la respecter avec Lukáš depuis des années, et heureusement elle ne nous a jamais déçus. En été dans les Dolomites, surtout en août à cause de la chaleur, de violents orages locaux de chaleur se forment très souvent. Ils arrivent à la vitesse de l’éclair et avec une force incroyable, généralement en début d’après-midi. La règle d’or est donc la suivante : planifiez vos étapes de façon à être au refuge avant 13 h, ou au plus tard 14 h, ou du moins dans une section sûre et non exposée de la crête. La pire chose qui puisse vous arriver, c’est de rester l’après-midi sur les câbles d’acier d’une via ferrata ou sur des sommets dénudés au moment où l’orage éclate.

Si malgré tout vous vous retrouvez dehors et qu’il commence à tonner, descendez immédiatement des crêtes le plus bas possible. Jetez vos bâtons de randonnée, qui font office de paratonnerre, et abritez-vous dans un creux, jamais sous un arbre isolé.

Réseau et navigation

Même si l’Italie est plutôt bien couverte, dans de nombreuses vallées vous ne capterez tout simplement rien : les cartes hors ligne (par exemple sur Maps.me ou Google Maps téléchargées à l’avance) sont donc une nécessité absolue, pas une option facultative. Enregistrez-les encore chez vous, tant que vous avez le wifi. Si vous faites le trek pour la première fois et que vous craignez pour votre sécurité ou une mauvaise visibilité, pour avoir l’esprit tranquille, il est excellent d’emporter un communicateur satellite (par exemple un Garmin InReach).

Si, en tant que débutants, vous n’osez pas partir seuls, vous pouvez bien sûr engager un guide de haute montagne certifié au niveau international (IFMGA). Une randonnée de groupe avec un guide revient généralement à environ 250 € par jour pour tout le groupe, ce qui peut valoir le coup à plusieurs, et vous y gagnez en sérénité.

Conseils pratiques pour finir et bons plans

Si vous planifiez déjà l’achat de vos billets d’avion et de votre assurance pour votre voyage en Italie, voici un récapitulatif des services qu’avec Lukáš nous utilisons vraiment (pas parce que quelqu’un nous a payés, mais parce qu’ils nous ont sauvé les nerfs plus d’une fois) :

Où chercher des vols pour l’Italie

Si vous ne venez pas en voiture par l’Autriche, le point de départ idéal est l’aéroport de Venise, ou éventuellement celui de Trévise. Depuis la France, des compagnies comme easyJet, Transavia ou Volotea desservent Venise depuis Paris, Nantes, Lyon ou Marseille à des tarifs intéressants. Pour comparer toutes les compagnies, nous utilisons des comparateurs comme Skyscanner.

Et croyez-moi, économiser sur le billet, c’est plus d’argent pour un bombardino ou un Aperol sur une terrasse. Le mieux est généralement d’acheter ses billets avec deux à trois mois d’avance, quand les prix sont les plus avantageux.

Louer une voiture pour les transferts

Si vous arrivez en Italie en avion et que vous ne voulez pas compter uniquement sur les bus, nous utilisons couramment des comparateurs comme DiscoverCars.com. Nous en avons depuis longtemps la meilleure expérience partout dans le monde. Le trajet en voiture de Venise au Lago di Braies prend un peu moins de 3 heures.

Je recommande vivement de payer un supplément pour une couverture complète, car les petites routes italiennes sont étroites et les conducteurs locaux roulent un peu comme bon leur semble. Et n’oubliez pas de prendre une voiture suffisamment puissante : dans les lacets qui montent, vous l’apprécierez vraiment !

N’oubliez pas l’assurance montagne

Ça, c’est absolument essentiel ! Une assurance voyage classique liée à votre carte bancaire ne suffira certainement pas pour un trek de plusieurs jours en montagne : elle ne couvre souvent pas le sauvetage par hélicoptère. Pour les voyages plus longs ou plus exigeants, misez sur une assurance internationale éprouvée couvrant la « mountain search and rescue » et la haute altitude. Vous pouvez aussi consulter notre avis sur SafetyWing. Une assurance qui prend en charge le secours et le sauvetage en montagne, c’est tout simplement indispensable.

Nous avons une règle bien à nous : qui n’a pas les moyens d’une vraie assurance n’a pas les moyens du voyage. On ne sait jamais quand on va mal poser le pied, et un hélicoptère dans les Dolomites, ce n’est vraiment pas une rigolade bon marché, croyez-moi.

Et pour Internet en Italie ?

Comme l’Italie fait partie de l’Union européenne, vous pourrez utiliser tranquillement vos données depuis votre forfait français habituel, grâce au roaming gratuit. Si toutefois vous voyagez depuis un pays hors UE et avez besoin de données locales, jetez un œil à notre e-SIM préférée, Holafly (plus d’infos dans notre avis Holafly).

Mais honnêtement, dès que vous montez un peu sur le trek, le réseau disparaît souvent, même avec les meilleures données du monde. Prenez-le comme un avantage et profitez d’une vraie détox numérique : parfois, c’est la meilleure des relaxations !

Où se loger avant et après le trek

Comme je l’ai déjà écrit, sur l’itinéraire lui-même, vous dormez exclusivement dans des refuges de montagne. Mais que faire la nuit avant le départ, ou une fois que vous aurez bouclé toute cette merveille à Belluno ? Trouver un hôtel correct qui vous dorlotera après cet effort, c’est la base.

Avec Lukáš, nous avons quelques endroits préférés où nous aimons revenir quand nous voulons nous reposer. En général, nous essayons de trouver quelque chose qui a un peu de ce charme alpin sans pour autant ruiner notre budget.

Nos suggestions d’hôtels à Cortina et au bord du lac

Juste au bord du Lago di Braies, un grand classique est l’Hotel Lago di Braies. C’est certes un peu plus cher, mais se réveiller au bord du lac avant l’arrivée des premiers bus de touristes n’a pas de prix. Nous y avons passé une nuit absolument merveilleuse. Pour réserver ce genre d’hôtel, nous utilisons Booking.com.

Si vous cherchez une base à Cortina d’Ampezzo, nous gardons un souvenir adorable de l’Hotel de la Poste. Il est en plein centre, le personnel est incroyablement accueillant et, surtout, les lits y sont fantastiques : au retour des montagnes, on s’y enfonce comme dans un petit nuage. En plus, les petits-déjeuners y sont excellents !

Où manger et refaire le plein d’énergie

En montagne, il faut tout simplement manger. Et les Alpes italiennes, c’est un chapitre à part entière. Oubliez les sandwichs tout secs : ici, même à plus de deux mille mètres d’altitude, on cuisine comme dans un restaurant gastronomique.

La nourriture dans les refuges est en général tout simplement délicieuse et copieuse. La plupart des rifugi proposent des dîners à trois plats qui vous remettent sur pied, quel que soit le nombre de kilomètres parcourus dans la journée.

Les meilleures étapes gourmandes

Pendant le trek, vous ne devez surtout pas manquer la cuisine du Rifugio Sennes. Je l’ai déjà mentionné dans l’itinéraire, mais leur Kaiserschmarrn (omelette sucrée émiettée) avec sa compote de pommes est tout bonnement légendaire. Il m’arrive même d’en rêver, tellement c’était bon !

Et une fois de retour dans la civilisation, à Cortina, faites un saut au Ristorante Pizzeria Croda. On y sert les meilleures et les plus fines pizzas des environs, et leur fromage est tout simplement indescriptible. Avec Lukáš, on y mange toujours une pizza qu’on arrose d’un verre de vin local, comme de vrais Italiens.

Où aller ensuite depuis les Dolomites

Si après le trek vous restez dans la région (ou si, comme nous, vous gardez encore toute la traversée pour le jour où le petit Jonáš aura un peu grandi 😄), jetez un œil à nos autres articles sur les Dolomites : lisez que faire dans les Dolomites, où nous partageons le plus beau à travers les montagnes, ou essayez notre guide dédié aux 5 randonnées pour tous dans les Dolomites italiennes. Toutes ces randonnées, le petit Jonáš les a faites avec nous dans son porte-bébé ! ☺️

FAQ

Comment se rendre à l’Alta Via 1 ?

Le départ du trek se situe au lac Lago di Braies (Pragser Wildsee). Le moyen le plus simple d’y accéder est de prendre le train jusqu’aux villages de Villabassa/Niederdorf ou Dobbiaco/Toblach, d’où partent des lignes de bus régulières vers le lac. Depuis Cortina d’Ampezzo, vous pouvez également vous y rendre en voiture ou en bus régional en moins d’une heure environ.

Quand partir sur l’Alta Via 1 ?

La meilleure période pour ce trek s’étend de mi-juillet à début septembre, lorsque les conditions météorologiques sont les plus favorables et que la neige dans les cols a complètement fondu. Essayez toutefois d’éviter le mois d’août autour de la fête de Ferragosto (15 août), lorsque les montagnes et les refuges sont extrêmement bondés.

Où se garer pour l’Alta Via 1 ?

Le plus souvent, on laisse sa voiture dans le village de Dobbiaco (Toblach) sur les parkings publics longue durée près de la gare, ou sur les parkings gratuits près de Cortina d’Ampezzo. Directement au Lago di Braies, le stationnement longue durée pour plusieurs jours n’est pas possible, ou du moins serait très coûteux. Depuis la fin du trek à Belluno, vous pourrez revenir chercher votre voiture en train ou en bus.

Où aller dans les Dolomites italiennes ?

Si vous ne prévoyez pas une traversée de dix jours, d’excellents points de départ pour des excursions à la journée sont Cortina d’Ampezzo (pour la partie est des montagnes), Ortisei dans la vallée Val Gardena (pour la région d’Alpe di Siusi et Seceda) ou Canazei (pour les environs de la Marmolada et du col Pordoi).

Puis-je camper en tente sur le parcours ?

Non, malheureusement ce n’est pas autorisé sur l’ensemble du parcours. Le camping sauvage dans les parcs nationaux des Dolomites est strictement interdit et les gardes du parc surveillent cela très attentivement et distribuent de lourdes amendes. La seule option légale est de dormir dans les refuges de montagne (rifugi).

Combien de temps à l’avance dois-je réserver les refuges ?

En raison de l’immense popularité mondiale de ce trek, nous recommandons de commencer à réserver les refuges au moins 3 à 6 mois à l’avance, idéalement en janvier et février pour la saison estivale. À la dernière minute (en juin ou juillet), vous n’obtiendrez une place qu’avec une énorme dose de chance.

Ai-je besoin d’équipement de via ferrata pour l’Alta Via 1 ?

Non, le parcours classique de l’Alta Via 1 est classé EE (Escursionisti Esperti – pour randonneurs expérimentés) et ne comporte aucun passage technique de via ferrata. Les endroits où des câbles d’acier sont installés servent uniquement à s’assurer en toute sécurité et vous pouvez les franchir avec un peu de prudence même sans baudrier ni casque. Si vous recherchez des itinéraires avec assurance, orientez-vous vers le trek Alta Via 2.

Tre Cime di Lavaredo, Dolomites (Italie) : 12 choses à voir et à faire

TL;DRLes Tre Cime di Lavaredo sont trois tours rocheuses des Dolomites italiennes (Cima Grande 2999 m, Cima Ovest 2973 m, Cima Piccola 2857 m), autour desquelles se déploie le circuit le plus prisé, long d’environ 10 kilomètres pour un dénivelé abordable de 350 mètres, soit 3 à 4 heures de marche. Parmi les 12 idées de visites et d’activités figurent le point de vue du Rifugio Locatelli avec sa vue emblématique sur les faces nord, le belvédère des Cadini di Misurina, la via ferrata Innerkofler sur le Monte Paterno avec ses tunnels de la Première Guerre mondiale, ou encore une sortie hivernale en raquettes ou en motoneige. Depuis 2026, la réservation en ligne du parking du Rifugio Auronzo est obligatoire via seethedolomites.com, au tarif de 50 EUR par jour ; en alternative, prenez le bus depuis Misurina ou Cortina d’Ampezzo. Visez la période de juillet à septembre en évitant la mi-août, ou optez pour la charnière fin septembre-début octobre.

Si tu prépares justement des vacances dans le nord de l’Italie, je dois te prévenir d’une chose importante. Les Tre Cime di Lavaredo, situées dans les Dolomites en Italie, sont sans doute l’endroit le plus populaire de toute la région — ce qui signifie malheureusement qu’en haute saison, c’est noir de monde et que l’organisation de l’accès a complètement changé. Ces nouvelles règles peuvent réellement surprendre, alors je commence par là — comme ça, aucune barrière ne te prendra au dépourvu. Je te dirai aussi quel itinéraire choisir avec des enfants ou des chiens, et où te récompenser après la rando avec les meilleurs raviolis fromagers.

Résumé pour ceux qui n’ont pas le temps de tout lire

  • La réservation de la voiture est obligatoire : Depuis 2026, le parking en haut, près du Rifugio Auronzo, est strictement soumis à une réservation en ligne via le site officiel seethedolomites.com. Sans elle, on ne te laisse pas monter.
  • Prix du stationnement : Prévois 50 € pour la journée entière. Ça pique, mais ça en vaut vraiment la peine.
  • La boucle classique : L’itinéraire le plus prisé (la rando des Tre Cime di Lavaredo) autour des trois tours te prendra environ 3 à 4 heures, pour quelque 10 kilomètres avec un dénivelé tout à fait minime.
  • Enfants et poussettes : La boucle ne convient pas aux poussettes, mais tu profiteras de vues magnifiques dès le parking, sans la moindre goutte de sueur.
  • Drones interdits : Mieux vaut le laisser à la maison, les amendes dans le parc national grimpent jusqu’à un montant astronomique de 3 000 €.

Que sont au juste les Tre Cime di Lavaredo et pourquoi faut-il les voir ?

Tu connais ce sentiment quand tu as vu un endroit cent fois sur Instagram, mais qu’une fois sur place, il te coupe quand même le souffle ? Eh bien, c’est exactement ça les Tre Cime, autrement dit les « Trois Cimes », ou Drei Zinnen en allemand. Ces trois tours rocheuses emblématiques sont inscrites au patrimoine de l’UNESCO et constituent le symbole absolu des Dolomites italiennes. Elles se composent de trois sommets principaux : la Cima Grande à 2 999 mètres, la Cima Ovest culminant à 2 973 mètres et la plus petite, la Cima Piccola, à 2 857 mètres.

Personnellement, j’ai toujours du mal à réaliser que tout cela reposait jadis au fond de l’océan sous forme de récifs coralliens. Les roches sont en grande partie constituées de dolomies et de calcaires — des carbonates, pour être précise — ce qui leur donne cette superbe teinte qui, au coucher du soleil, passe de l’orange au rose intense. Au-delà de la nature saisissante, l’endroit dégage aussi une histoire assez sombre : la ligne de front passait précisément ici pendant la Première Guerre mondiale, et l’on trouve encore aujourd’hui des vestiges de tranchées et de tunnels taillés dans la roche.

Quand partir pour en profiter pleinement

Choisir la bonne période est absolument essentiel aux Tre Cime, surtout si tu veux savourer ta sortie et pas seulement te faufiler entre des foules de touristes. Les mois d’été, de juillet à septembre, offrent le temps le plus stable et tous les refuges de montagne sont ouverts. J’éviterais toutefois la mi-août, quand les Italiens célèbrent le Ferragosto et que l’Italie entière semble partir à la montagne — une folie collective que tu ne veux vraiment pas vivre. 😅

Avec Lukáš, notre période préférée pour aller dans les Dolomites, c’est la fin septembre et le début octobre. Les brumes matinales traînent paresseusement dans les vallées, les mélèzes commencent à se parer d’or et l’air est merveilleusement vif et pur. En prime, il y a beaucoup moins de visiteurs. Quel que soit le moment où tu pars, vérifie toujours soigneusement les prévisions au moins dix jours à l’avance, car la météo à environ 3 000 mètres d’altitude peut changer en quelques minutes. On peut aussi venir en mai, où tu peux tomber sur un temps parfait (mais la route d’accès ne rouvre qu’à la fin mai).

Comment se rendre aux Tre Cime en 2026

C’est sans doute le chapitre le plus important de tout ce guide, car les règles d’accès se sont récemment beaucoup durcies, et bon nombre de touristes tournent en rond, désemparés, au pied de la montagne quand ils découvrent qu’on ne les laisse pas monter. Je te décris ci-dessous en détail toutes les options pour rejoindre les tours confortablement et sans stress.

En voiture jusqu’au Rifugio Auronzo (réservation obligatoire)

C’est l’option la plus confortable, mais aussi la plus chère, qui convient avant tout aux familles avec de jeunes enfants. Une belle route de montagne mène jusqu’au refuge Rifugio Auronzo depuis la zone autour du lac de Misurina, mais l’accès te coûtera la coquette somme de 50 €.

Autrefois on payait sur place, mais depuis 2021 environ les règles ne cessent de se resserrer : pour 2026, on ne laisse monter que 1 500 voitures par jour maximum, et le parking des Tre Cime di Lavaredo doit être payé à l’avance via une réservation en ligne sur le site officiel seethedolomites.com. Sans le QR code de la réservation, tu ne franchiras tout simplement pas la barrière, alors pense-y bien à l’avance.

En bus depuis Misurina ou Cortina

Si tu n’as pas envie de payer un stationnement aussi cher, ou s’il n’y avait tout simplement plus de place, les bus locaux sont une excellente alternative. Nous avons testé cette option une fois l’an dernier et, honnêtement, c’était plutôt tranquille : pas de recherche de place, pas de stress dans les virages.

Depuis Misurina, Cortina d’Ampezzo ou la bourgade de Dobbiaco, des bus font régulièrement la navette et te conduisent jusqu’en haut, au Rifugio Auronzo. Le prix du billet varie selon le point de départ, mais cela revient nettement moins cher que la voiture et, en prime, tu n’as pas à stresser au volant dans les lacets serrés.

À pied depuis le Lago di Misurina (pour les montagnards)

Pour ceux d’entre vous qui aiment les défis et veulent économiser le péage, il y a la possibilité de partir à pied par un sentier balisé directement depuis le Lago di Misurina.

Tu ne paies absolument rien, mais sache que la montée jusqu’au Rifugio Auronzo te prendra au moins 2 heures de marche effective, et ce avant même de t’élancer sur la boucle principale autour des tours. C’est une belle balade en forêt, mais le dénivelé se fait bien sentir ici.

Où loger et combien ça coûte

Nous choisissons notre hébergement de façon très stratégique : nous voulons être en haut le plus tôt possible le matin, avant que la moitié de l’Europe n’arrive. Voici donc ce que nous avons découvert sur les différentes options des environs.

En règle générale, si tu veux économiser un peu, mieux vaut chercher un hébergement dans la vallée du Val Pusteria, où se trouvent des villages comme Dobbiaco (Toblach). Le logement y est nettement moins cher et tu as à distance de voiture non seulement les Tre Cime, mais aussi le Lago di Braies. Cortina d’Ampezzo est certes magnifique et a ce vrai charme italien, mais prépare-toi à payer jusqu’à 160 € la nuit pour un hôtel moyen en saison. À Cortina même, l’Hotel de la Poste est superbe, mais si tu veux économiser et loger à Dobbiaco, je te recommande de jeter un œil à l’Hotel Santer ou au Romantik Hotel Santer, familial.

Très populaire et stratégique : un hébergement directement au bord du lac de Misurina, d’où la barrière de péage n’est qu’à deux pas. Et si tu veux vivre une expérience vraiment unique, tu peux réserver un lit tout en haut, aux Tre Cime, dans le refuge Rifugio Auronzo. Les nuitées y coûtent entre 80 et 120 € par personne, demi-pension fabuleuse comprise, mais il faut réserver parfois six mois à l’avance, tant la demande est forte. Tu compareras facilement les disponibilités et les prix des hébergements à Misurina, Cortina et dans les vallées alentour sur Booking.com.

Tre Cime di Lavaredo : 12 choses à voir et à faire dans les Dolomites en Italie

Très bien, passons maintenant au meilleur. Voici tout ce que nous avons testé autour des Tre Cime au fil des années et que nous ne manquerions pour rien au monde.

1. La boucle classique autour des tours

C’est l’activité principale pour laquelle la plupart des gens viennent ici, et précisément la fameuse rando des Tre Cime di Lavaredo que nous appréciions tant autrefois. Il s’agit d’une boucle d’environ 10 kilomètres qui commence et se termine au Rifugio Auronzo.

Compte environ 3 à 4 heures de marche tranquille. Le terrain est plutôt plat, avec un dénivelé total d’environ 350 mètres, si bien que l’itinéraire est accessible même aux randonneurs moins expérimentés et aux enfants un peu plus grands. Le chemin passe directement sous les tours majestueuses et offre des vues incroyables dans toutes les directions.

2. Une vue de luxe juste à côté de la voiture (idéal avec des enfants)

Si tu n’as pas envie de te lancer dans une randonnée à la journée, ne désespère pas. Un panorama absolument époustouflant sur les Tre Cime s’offre à toi quasi immédiatement, dès que tu te gares près du Rifugio Auronzo.

C’est une superbe plateforme panoramique plate, où tu peux t’asseoir, prendre un café de ton thermos et simplement te délecter de la vue sur ces immenses parois. C’est sans doute notre solution préférée pour les jours où les petites jambes sont fatiguées, ou quand on voyage avec des seniors et des poussettes.

3. Le Rifugio Locatelli pour la meilleure photo

S’il existe une vue bien précise que tu connais des cartes postales, c’est celle prise depuis le refuge Rifugio Locatelli (Dreizinnenhütte en allemand). Tu y arrives à peu près à mi-parcours de la boucle classique, et c’est de là que s’offre à toi la vue la plus iconique, directement sur les faces nord des trois tours.

Je te recommande vivement de t’installer sur la terrasse, de t’offrir une bière bien méritée et de savourer l’atmosphère de la haute montagne.

4. Un café au Rifugio Lavaredo

L’arrêt suivant sur la boucle classique est le chaleureux refuge Rifugio Lavaredo. Situé sur le versant sud des tours, c’est un endroit idéal pour une courte pause avant de t’élancer vers le col.

On y prépare un excellent café et on y sert un strudel aux pommes absolument fabuleux, qui disparaît à la vitesse de l’éclair après la balade. 😁

5. Le passage par le col Forcella Lavaredo

En partant du refuge Lavaredo, t’attend une montée courte mais assez raide jusqu’au col Forcella Lavaredo, à 2 454 mètres d’altitude. C’est le moment où tu franchis la frontière imaginaire et où, pour la première fois, surgit devant toi la vue sur les faces nord, verticales, des Tre Cime dans toute leur immensité.

J’ai toujours la chair de poule quelques secondes ici, c’est vraiment un spectacle imposant.

6. De l’adrénaline sur la via ferrata Innerkofler

Si tu fais partie des grimpeurs et des amateurs de voies sécurisées, tu ne dois pas manquer la via ferrata Innerkofler vers le Monte Paterno. C’est une magnifique ferrata qui mène à la montagne voisine, le Monte Paterno, d’où l’on a les toutes meilleures vues sur les Trois Cimes, vues de haut.

La voie n’est pas extrêmement difficile, mais le casque et le baudrier avec longe d’assurage sont absolument indispensables, car on évolue dans un terrain assez aérien.

7. Les tunnels de guerre au cœur du Monte Paterno

La ferrata Innerkofler s’accompagne aussi d’une fascinante exploration historique. Une partie du chemin vers le sommet du Monte Paterno traverse en effet de sombres tunnels et galeries que les soldats italiens ont taillés dans la roche pendant la Grande Guerre.

N’oublie pas d’emporter une bonne lampe frontale, car les galeries sont sombres, froides et te plongent parfaitement dans les conditions difficiles dans lesquelles les soldats devaient vivre et combattre.

8. L’enrosadira : un coucher de soleil à couper le souffle

Le coucher de soleil dans les Dolomites est une expérience à ne pas manquer. Le phénomène où les rayons du soleil teintent les roches calcaires d’un orange et d’un rose intenses porte un nom local : l’enrosadira. Les Tre Cime y sont comme prédestinées.

Attention toutefois : après le coucher de soleil, le départ d’un grand nombre de voitures peut poser quelques soucis, si bien que des files se forment parfois en direction de la barrière de péage. Arme-toi de patience et ne laisse pas gâcher cette merveilleuse expérience.

9. Une halte au Lago di Misurina

Quand tu monteras ou descendras en voiture depuis les Tre Cime, fais absolument une petite halte au lac de Misurina.

C’est l’un des plus grands lacs naturels de la région, et les vues sur les montagnes environnantes qui se reflètent à la surface de l’eau sont magnifiques. Aux alentours, on trouve plusieurs hôtels et petits cafés où se reposer, et nous préparons bientôt sur le blog un article à part entière, un guide complet consacré à ce charmant endroit.

10. Le ciel étoilé depuis l’observatoire Cosmolab

Peu de gens le savent, mais à deux pas de Misurina se trouve un observatoire très intéressant et un centre de recherche, le Cosmolab.

La région autour des Tre Cime et de Misurina se caractérise en effet par une très faible pollution lumineuse et un air incroyablement pur, ce qui en fait l’un des meilleurs endroits d’Europe pour observer le ciel nocturne. Si tu aimes l’astronomie, je te recommande vivement de vérifier s’ils organisent des visites nocturnes pour le public.

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Lukáš et Lucie recommandent
Où se loger près des Tre Cime di Lavaredo
6 hébergements — hôtels et autres options d’hébergement
⭐ MEILLEUR CHOIX 🏨 Hôtel
Hotel Santer
Hôtel familial à Dobbiaco (Toblach) dans la vallée de Val Pusteria, position stratégique à distance accessible aussi bien des Tre Cime que du Lago di Braies. L’hébergement y est nettement moins cher qu’à Cortina.
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🏨 Hôtel
Romantik Hotel Santer
Hôtel familial à Dobbiaco, bon endroit pour ceux qui veulent économiser et être à distance accessible des Tre Cime et d’autres sites des Dolomites.
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Hotel de la Poste
Bel hôtel directement à Cortina d’Ampezzo avec un vrai charme italien, en saison vous paierez jusqu’à 160 EUR par nuit pour un hôtel moyen.
★★★★ env. 160 EUR/nuit
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Grand Hotel Misurina
Hébergement stratégique directement au bord du lac Misurina, d’où la barrière de péage n’est qu’à deux pas. Idéal pour les départs matinaux vers les Tre Cime.
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🏔️ Refuge de montagne
Rifugio Auronzo
Refuge de montagne directement en haut près des Tre Cime avec possibilité de dormir sur place. Les nuitées coûtent environ 80-120 EUR par personne en demi-pension. Il faut réserver jusqu’à six mois à l’avance en raison de la très forte demande. Expérience unique de dormir directement au pied des tours.
★★★★ 80-120 EUR/pers.
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11. Le Mordor à portée de main : le belvédère des Cadini di Misurina

Ce ne sont pas les Tre Cime à proprement parler, mais le point de départ vers ce belvédère se trouve juste à côté du Rifugio Auronzo : ce serait donc vraiment dommage de le manquer. Après une quarantaine de minutes de marche dans la direction opposée à la boucle principale, tu arrives aux sommets acérés et pointus du massif des Cadini di Misurina.

On se croirait exactement dans Le Seigneur des Anneaux, et les photos prises ici comptent parmi les plus populaires sur les réseaux sociaux. Le terrain est toutefois un peu plus exigeant et étroit, alors prudence avec de jeunes enfants.

12. Les Tre Cime sous la neige

Bien que la région soit surtout populaire en été, une visite hivernale a un charme immense. La route d’accès est certes fermée aux voitures, mais tu peux faire appel aux motoneiges qui te montent, puis redescendre en luge.

Les plus aguerris emportent des raquettes ou des skis de randonnée et arpentent ce paysage immaculé et enneigé. C’est un silence et un calme absolus, l’exact opposé de la folie estivale. Si tu y vas un jour en hiver, vérifie au préalable la webcam des Tre Cime di Lavaredo et assure-toi qu’il n’y a pas de brouillard épais qui t’empêcherait de toute façon de voir quoi que ce soit.

Comment gérer les Tre Cime avec une poussette et de jeunes enfants

Avec un petit en porte-bébé ou en poussette, les Tre Cime peuvent à première vue sembler être un casse-tête, mais il n’y a pas de quoi paniquer. Au final, tout s’est très bien passé, nous avons juste dû modifier un peu nos plans. Je déconseille vraiment de partir avec une poussette classique sur la boucle principale. Même si le début peut sembler praticable, le chemin se remplit vite de cailloux et devient assez défoncé : tu finirais essentiellement par porter la poussette, et crois-moi, tu n’as pas envie de te trimballer avec un tel poids sur des montées et des descentes.

À la place, nous avons utilisé le parking du Rifugio Auronzo. Tu montes confortablement, tu sors la poussette du coffre et tu te balades sur un joli chemin aménagé, un petit bout autour du refuge. Tu y trouveras plein de bancs stratégiquement placés, où l’on peut tranquillement s’installer, nourrir le petit et, pendant ce temps, contempler directement les sommets emblématiques. On peut facilement passer deux heures ainsi, et les jeunes enfants sont généralement parfaitement contents — ce décor devient aisément leur premier grand coup de cœur montagnard. ☺️

En vadrouille avec les poilus : les Tre Cime avec des chiens

Voyager avec des chiens dans les Dolomites est globalement très répandu, et nous emmenons nos deux chiennes, Kája et Baby, partout où c’est possible. Alors qu’une randonnée vers le Lago di Sorapis avec un chien est par exemple quasi impossible, car le chemin est assez étroit et dangereux (comme je dis, c’est carrément un itinéraire pour maladroits où le chien peut facilement glisser), les Tre Cime sont, sur ce point, absolument parfaites.

💡 Astuce : Dans presque tous les téléphériques et les bus, on exige une muselière pour les chiens (tu l’achètes pratiquement partout, même directement aux stations inférieures). Honnêtement, ça nous a pas mal agacés — on l’exigeait même quand nous étions tout seuls dans la cabine. Quand plusieurs téléphériques nous attendaient à la suite, nous préférions laisser Kája et Baby se reposer au camping.

La boucle classique autour des tours est suffisamment large et les chiens la parcourent les doigts dans le nez. Attention juste au début de la ferrata du Paternkofel : là, c’est déjà assez abrupt et nous n’aurions pas du tout osé y aller avec Kája et Baby en laisse. Il faut d’ailleurs tenir les chiens en laisse sur tout le parcours, d’une part à cause des autres randonneurs, d’autre part à cause des vaches de montagne locales qui, certes flegmatiques, peuvent voir dans une petite chienne un défi intéressant.

Où manger (et quoi goûter)

La montagne et la bonne chère vont tout simplement de pair, et après un bon trek, tout le monde a un creux. La cuisine de cette partie des Dolomites est un mélange formidable de gastronomie italienne et tyrolienne traditionnelle. Une fois assis au soleil près du Rifugio Locatelli, goûte absolument les canederli, ces excellentes et très consistantes boulettes de pain — nous les prenons en version au fromage ou aux épinards, servies soit dans un bouillon, soit simplement nappées de beurre fondu et saupoudrées de parmesan. On mange aussi très bien en bas, au bord du lac, à la Pizzeria Edelweiss, qui propose une pizza délicieuse. Et si tu cherches quelque chose de spécial, essaie le restaurant du refuge Malga Langalm, directement sur l’itinéraire.

Lukáš adore la polenta traditionnelle, qu’on prépare ici de façon très authentique et qu’on sert par exemple avec des champignons des bois ou du fromage de montagne fondu ; quant à moi, je ne jure que par les pâtes maison à la crème de champignons ou simplement au beurre et à la sauge fraîche. C’est un délice incroyable et je peux te garantir qu’avec vue sur les parois majestueuses, ça a un goût absolument étoilé au Michelin. N’oublie évidemment pas de t’offrir un petit Aperol Spritz rafraîchissant, sans lequel des vacances en Italie ne comptent tout bonnement pas. 😉

Informations pratiques et règles strictes dans le parc national

Les Dolomites connaissent un boom énorme, et il ne faut donc pas s’étonner que l’administration du parc national se soit mise à faire respecter les règles avec fermeté, afin de préserver cette nature merveilleuse. Deux choses auxquelles il faut faire particulièrement attention :

  • Drones interdits : Les prises de vue aériennes des montagnes ont beau être superbes, les drones sont strictement interdits aux Tre Cime et dans tout le parc national. Si les gardes t’attrapent, tu risques une amende immédiate d’un montant astronomique de 3 000 €. Mieux vaut donc le laisser au fond du sac.
  • Webcams et météo : Avant de partir de la vallée, jette un œil à la webcam des Tre Cime di Lavaredo, car il arrive parfois qu’il fasse soleil à Cortina alors qu’en haut, le brouillard est si épais qu’on le couperait au couteau et que tu ne verrais absolument rien.

Trucs et astuces pour tes voyages

Voici les aspects pratiques sur lesquels vous me posez sans cesse des questions sur Instagram. Voyager en montagne demande un peu d’organisation pour ne pas dépenser une fortune et pour que tout se passe bien.

Billets d’avion et transport

Si tu ne te rends pas en Italie en voiture, je te recommande de surveiller les vols depuis Paris vers Venise ou Trévise, d’où les montagnes sont les plus proches.

Nous cherchons les vols pas chers sur Kiwi, notre portail préféré, où l’on configure tranquillement des alertes de prix.

Location de voiture

Sans voiture, il est assez difficile de se déplacer dans les Dolomites, surtout si tu veux enchaîner plusieurs endroits tôt le matin.

Avec Lukáš, nous avons depuis longtemps une bonne expérience avec RentalCars, que nous utilisons partout dans le monde. On y trouve souvent aussi d’excellents loueurs locaux.

N’oublie pas l’assurance

La montagne peut être imprévisible, alors une assurance voyage est la base absolue, même si tu vas seulement jusqu’au belvédère. Ah, et l’assurance, Lukáš me la rappelle toujours, parce que moi je l’oublierais volontiers et je m’en voudrais ensuite tout le voyage.

Pour les voyages courts, nous optons pour une assurance voyage classique, et pour le nomadisme de longue durée, nous aimons beaucoup l’assurance de SafetyWing, dont nous avons d’ailleurs rédigé une critique détaillée. Pense aussi à rester connecté en montagne avec une eSIM Holafly, bien pratique pour consulter la météo et les webcams sur place.

Où aller ensuite dans les Dolomites

Si tu as bouclé les Tre Cime, cela ne veut pas dire que tu dois rentrer à la maison. La région offre une foule d’autres endroits magnifiques. L’étape suivante la plus naturelle est souvent le lac d’altitude emblématique Lago di Braies et ses barques, dont nous avons déjà parlé sur le blog.

Cortina d’Ampezzo vaut aussi le détour, avec ce vrai charme italien, ou bien tu peux filer plus à l’ouest, dans la région du Val Gardena. Là, nous te préparons un guide de la splendide randonnée de crête sur la Seceda, photogénique sous quasiment tous les angles, ou tu peux lire notre guide complet sur les choses à faire dans les Dolomites, où tu trouveras de l’inspiration pour le reste de tes vacances.

FAQ : vos questions les plus fréquentes

Comment se rendre aux Tre Cime di Lavaredo ?

Le moyen le plus simple, mais le plus cher en 2026 est de prendre la voiture par la route à péage jusqu’au refuge Rifugio Auronzo (réservation obligatoire sur u003ca href=u0022https://www.seethedolomites.comu0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022nofollowu0022u003eseethedolomites.comu003c/au003e pour 50 EUR). Les alternatives sont les bus locaux qui circulent depuis Misuriny et Cortina, ou à pied, une ascension d’environ deux heures depuis le lac Lago di Misurina.

Que signifie le nom Tre Cime ?

Tre Cime di Lavaredo signifie exactement en italien u0022Trois sommets de Lavaredou0022. Le nom allemand Drei Zinnen se traduit approximativement par Trois créneaux ou Trois dents, ce qui décrit parfaitement leur forme typique qui rappelle d’énormes dents rocheuses pointant vers le ciel.

Le circuit est-il adapté aux jeunes enfants et aux poussettes ?

Le circuit classique n’est pas adapté aux poussettes, le terrain est très caillouteux. Si vous venez avec une poussette ou un tout petit bébé, nous vous recommandons de monter en voiture jusqu’au parking supérieur près du Rifugio Auronzo, d’où vous aurez des vues magnifiques directement depuis un petit chemin asphalté plein de bancs, ce qui vous permettra de profiter absolument sans effort.

Que voir aux Tre Cime et que faire là-bas ?

L’activité principale est le circuit pédestre autour des tours, qui offre de nombreux beaux arrêts comme le refuge Rifugio Locatelli pour les meilleures photos, une vue magnifique sur les sommets voisins Cadini di Misurina, ou vous pouvez explorer avec un guide et un casque les tunnels de guerre sur le Monte Paterno datant de la Première Guerre mondiale.

Comment se rendre aux Tre Cime en hiver ?

Pendant les mois d’hiver, la route à péage pour les voitures est généralement fermée en raison de la neige. Vous pouvez monter à pied avec des raquettes, en ski de randonnée, ou vous pouvez utiliser les populaires scooters des neiges qui transportent les visiteurs jusqu’en haut, et vous redescendez ensuite en luge.

Quel est le meilleur moment pour photographier les tours ?

L’heure dorée et le coucher du soleil. À ce moment-là, les rochers changent de couleur pour prendre des teintes orangées à rosées (phénomène appelé enrosadira). Mais rappelez-vous que la vue la plus iconique sur les trois tours se trouve du côté nord (depuis le refuge Locatelli), alors planifiez votre excursion pour y être au bon moment.

Peut-on payer par carte là-haut ?

Au parking, vous payez le péage en ligne lors de la réservation, mais dans les refuges de montagne sur le parcours, la fiabilité des terminaux varie beaucoup, ils n’ont souvent pas un bon signal. Prenez certainement suffisamment d’espèces avec vous pour le café, le déjeuner et l’utilisation éventuelle des toilettes publiques dans les refuges.

Catinaccio / Rosengarten, Dolomites : 10 choses à voir et à faire

TL;DRLe massif du Catinaccio (Rosengarten en allemand), dans les Dolomites, offre une dizaine de pépites à ne pas manquer : le phénomène rose de l’enrosadira au coucher du soleil, la montée vers les célèbres Tours du Vajolet et le Rifugio Vajolet à 2243 mètres, puis la poursuite jusqu’au Rifugio Re Alberto (2620 m) pour la plus belle vue sur les tours. Prenez le téléphérique de Vigo di Fassa jusqu’à Ciampedie, partez randonner vers le Roda di Vael depuis le col de Carezza, et réservez le sommet du Cima Catinaccio (2937 m) ainsi que la via ferrata Santner aux randonneurs expérimentés. Ne manquez pas non plus la cuisine ladine et la légende du roi Laurin. Visez la période de mi-juin à fin septembre pour randonner, sachant qu’août reste le mois le plus fréquenté. Dans tout le parc national Sciliar-Catinaccio, les drones sont interdits, sous peine d’une amende pouvant atteindre 3000 EUR.

Le massif du Catinaccio, dans les Dolomites italiennes, regorge de panoramas à couper le souffle dès l’instant où tu descends de voiture. Avec Lukáš, on adore ces montagnes du nord de l’Italie et on y revient régulièrement, et pourtant certains lieux emblématiques de ces Dolomites en Italie attendent encore qu’on les explore en détail. La zone du Catinaccio / Rosengarten et des Vajolet Towers en fait justement partie.

Jusqu’ici, on n’avait admiré ces sommets majestueux que de loin, lors de nos passages près du célèbre Lago di Carezza. Mais comme ils nous font tellement de l’œil, on a fait de vraies recherches approfondies pour notre prochain voyage. Et comme c’est un grand classique qu’aucun amoureux de la montagne et de la photo ne devrait manquer, j’ai décidé de rassembler toutes ces infos et tous ces conseils soigneusement glanés dans ce guide.

Venir ici sans préparation, c’est un peu comme débarquer dans le meilleur restaurant de la ville sans réservation. C’est techniquement possible, mais inutilement stressant. Alors j’ai noté pour toi tout ce que j’ai découvert : d’où partir, où dormir et comment rejoindre ces fameuses tours. Prépare-toi : ces rochers ont une propriété magique pour laquelle les gens accourent du monde entier. ☺️

Résumé

Si tu es en train de boucler ton sac à dos et que tu as juste besoin de l’essentiel en quelques lignes, voici les points clés à connaître avant de partir vers le massif du Catinaccio :

  • Deux noms pour un seul lieu : Catinaccio en italien, Rosengarten (jardin de roses) en allemand. Il s’agit du même massif, situé entre le Val di Fassa et Bolzano.
  • La magique enrosadira : les rochers sont célèbres parce qu’au coucher du soleil, ils se teintent d’un rose, voire d’un rouge, incroyablement intense.
  • Les Vajolet Towers : la formation rocheuse la plus connue de toute la zone. Trois tours acérées qui semblent venir d’un autre monde.
  • Trois principaux points de départ : le col de Carezza (téléphérique Paolina), le village de Vigo di Fassa (téléphérique Catinaccio) et le hameau de Tires al Catinaccio.
  • Meilleure période pour la visite : pour la randonnée, de la mi-juin à fin septembre. En août, attends-toi à une foule énorme.
  • Interdiction des drones : dans tout le parc naturel, voler en drone est strictement interdit sous peine d’une amende pouvant atteindre 3 000 €.

Qu’est-ce que le Catinaccio / Rosengarten au juste ?

Les Dolomites sont immenses et se divisent en une multitude de groupes plus petits, et le Catinaccio fait partie des plus beaux. Son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO en témoigne. Ce massif calcaire forme une frontière naturelle entre le Val di Fassa italophone et le Tyrol du Sud germanophone : sur les panneaux, tu trouveras donc tout écrit en double.

Le plus grand attrait de la région, c’est ce qu’on appelle l’enrosadira. Il s’agit d’un phénomène optique : au coucher du soleil (et parfois au lever), les rayons éclairent la composition particulière de la roche dolomitique sous un angle tel que les montagnes entières s’embrasent de rose intense, d’orange, puis progressivement d’un rouge presque sanglant. Et c’est justement dans le massif du Catinaccio que ce phénomène serait le mieux visible de toutes les Dolomites.

À cette coloration est associée une vieille légende médiévale, celle du roi des nains Laurin. Il aurait planté dans la montagne un magnifique jardin de roses (d’où le nom allemand Rosengarten). Mais quand on lui enleva sa princesse bien-aimée, il maudit le jardin pour que plus personne ne le voie jamais, ni de jour ni de nuit. Il oublia cependant le crépuscule, et c’est pourquoi, selon la légende, les roses ne brillent que durant ces quelques instants entre le jour et la nuit. Ce n’est qu’un conte, certes, mais quand tu vois cette lueur rose de tes propres yeux, tu es vite tenté d’y croire un peu. ☺️

Quand partir au massif du Catinaccio et comment s’orienter

Un jour, on est arrivés en juin et la moitié des téléphériques ne fonctionnaient pas encore à cause de la neige. Depuis, on planifie le timing à l’avance, parce que les Dolomites ne pardonnent pas les erreurs de calendrier. Le Catinaccio se visite toute l’année, mais chaque mois a ses spécificités et ses pièges qu’il vaut mieux anticiper.

Pour la randonnée d’été classique et les montées vers les refuges (rifugio), la meilleure fenêtre va de la mi-juin à fin septembre. La plupart des téléphériques et des refuges ouvrent justement courant juin, dès que la neige a fondu en altitude. Juillet et surtout août sont le pic de la saison, ce qui en Italie signifie des foules immenses, des parkings pleins et des prix plus élevés. D’après notre expérience des principaux lieux des Dolomites, l’automne (fin septembre et octobre) est bien plus calme et, grâce à une météo stable, c’est un vrai paradis pour les photographes. En hiver, la région se transforme en superbe station de ski, notamment autour du col de Carezza et de Vigo di Fassa.

Comment se rendre au Catinaccio et les points de départ

Arriver au pied des sommets n’est pas aussi compliqué qu’on pourrait le croire en regardant la carte. Tout dépend du côté par lequel tu arrives et de l’itinéraire précis que tu prévois. Voici les trois principales portes d’entrée par lesquelles on part le plus souvent en montagne.

Si tu arrives du sud par Trente et Bolzano, la plus belle route d’accès passe par le col de Carezza (Passo Costalunga). Tu peux y emprunter le téléphérique Paolina, qui te hisse directement à plus de 2 100 mètres d’altitude. De là, en moins d’une demi-heure de marche facile, tu rejoins l’emblématique Rifugio Roda di Vael, excellent point de départ pour d’autres treks.

La deuxième option populaire, c’est le pittoresque bourg ladin de Vigo di Fassa, situé directement dans la vallée. Depuis le centre, la télécabine Catinaccio te conduit sur le plateau de Ciampedie. De là part l’itinéraire classique en direction des Vajolet Towers. La troisième variante est le hameau plus tranquille de Tires al Catinaccio (Tiers) : tu devras marcher un peu plus longtemps (environ 2 heures jusqu’aux premiers grands refuges), mais tu éviteras les plus grosses foules et profiteras d’un calme absolu, loin du tourisme de masse. Avec Lukáš, on loue toujours une voiture pour explorer ce genre de vallées latérales — c’est tout simplement indispensable.

Où se loger et combien ça coûte

Le choix du bon hébergement détermine combien de temps tu mettras le matin pour rejoindre le téléphérique et à quel point tu seras proche des meilleurs points de vue sur l’enrosadira. En règle générale, le Val di Fassa est un peu plus cher, mais il offre une ambiance italo-ladine merveilleuse et un accès parfait à toutes les Dolomites. Compte un prix moyen, pour une bonne chambre double en haute saison, autour de 150 à 250 € par nuit.

Vigo di Fassa est un charmant bourg ladin où, le soir, les gens s’attablent en terrasse devant les restaurants et où tu entends trois langues à la fois dans la rue. Si tu veux être près du téléphérique, l’Hotel Olympic (réservation sur Booking.com) est un choix fiable, et pour ceux qui aiment se faire plaisir, il y a le Ciampedie Luxury Resort. Là, on s’occupe vraiment de toi. Si tu préfères la partie germanophone et que tu veux être proche du lac de Carezza, direction Nova Levante (Welschnofen). Ici, le grand classique est le Romantik Hotel Post.

Pour ceux qui cherchent le calme absolu, les vieilles petites églises et les prairies où paissent les vaches aux clochettes, Tires al Catinaccio est un paradis un peu à l’écart, avec parmi les plus belles vues sur tout le massif. Le luxueux Cyprianerhof et son espace wellness sont, d’après les avis, de ces endroits qu’on n’a tout simplement pas envie de quitter.

Catinaccio / Rosengarten : 10 choses à voir et à faire

Passons enfin au meilleur de ce que ce groupe montagneux a à offrir. On s’est renseignés auprès de guides de montagne locaux, on a épluché les forums et reconstitué l’itinéraire de ce qu’on aimerait y voir. Le Catinaccio, ce n’est pas qu’un seul point de vue : c’est tout un réseau de sentiers, de refuges et de sommets où l’on peut facilement passer une semaine entière.

On a préparé un mélange : des choses que tu peux faire même après un copieux déjeuner italien (on sait de quoi on parle 😅), jusqu’aux ascensions où il te faudra une vraie condition physique et des nerfs solides.

1. L’enrosadira au coucher du soleil (la raison principale de la visite)

C’est exactement ce pour quoi tout le monde vient ici. Le coucher du soleil, où les parois calcaires grises s’embrasent soudain, sans prévenir, d’un rose et d’un orange intenses. Le phénomène ne dure qu’un instant, mais il te marque pour toute la vie. Les habitants aiment raconter les contes du roi Laurin et de ses roses, mais l’explication scientifique tient au fait que la dolomie contient du carbonate de calcium et de magnésium, qui réagit précisément ainsi aux rayons rasants du soleil.

Les meilleurs endroits pour observer ce spectacle se trouvent sur le versant ouest du massif, idéalement depuis le village de Tires ou les prairies autour de Nova Levante. Beaucoup de photographes préfèrent toutefois se lever tôt pour le lever du soleil : les rochers se teintent alors plutôt de tons pastel plus doux et, en prime, tu as de grandes chances d’éviter les nuages qui, dans les Dolomites, s’accumulent souvent au-dessus des cimes l’après-midi.

2. Les Vajolet Towers et la montée au Rifugio Vajolet

Les Vajolet Towers sont une icône absolue, non seulement du groupe Catinaccio, mais des Dolomites tout entières. Ces trois doigts de pierre élancés et incroyablement verticaux, dressés vers le ciel, tu les verras sur une carte postale sur deux de la région. La meilleure façon de les approcher, c’est le trek classique, accessible à un randonneur moyennement entraîné. L’itinéraire commence généralement après la montée en téléphérique depuis Vigo di Fassa et continue vers le cœur de la montagne.

Le chemin jusqu’au Rifugio Vajolet, perché à 2 243 mètres d’altitude, prend environ 3 à 4 heures selon ton rythme. Le refuge lui-même est posé comme un nid d’aigle, juste sous d’énormes parois rocheuses, et c’est un endroit parfait pour déjeuner. Tu auras déjà de là une belle vue sur les tours, même si ce n’est pas encore le point photo le plus célèbre. Pour celui-ci, il faut transpirer un peu plus, ce qui nous amène au conseil suivant.

3. Le Rifugio Re Alberto, juste au pied des tours

Si la vue de loin ne te suffit pas et que tu veux sentir ces tours immenses juste au-dessus de toi, il faut continuer plus haut depuis le Rifugio Vajolet. Le sentier grimpe assez raide à travers un champ d’éboulis et des couloirs de pierre, jusqu’à 2 620 mètres d’altitude, où se trouve le Rifugio Re Alberto (Gartlhütte en allemand). Là, tu respires la véritable atmosphère brute de la haute montagne.

La montée vers ce refuge exige déjà de bonnes chaussures, un pied sûr et l’absence de vertige, même si ce n’est pas encore une via ferrata. C’est justement depuis le refuge Re Alberto, ou depuis le petit lac voisin, que s’ouvre la vue la plus iconique sur les Vajolet Towers, du bas vers le haut. C’est ici que naissent les plus belles photos de tout le massif. Sois juste prêt : en août, le sentier est vraiment bondé.

4. Une montée tranquille en téléphérique Catinaccio depuis Vigo di Fassa

Parfois, on n’a tout simplement pas envie de gravir des centaines de mètres de dénivelé avec le sac sur le dos, ou bien après trois jours en montagne, on a les jambes en compote. Ces jours « off », on connaît bien 😅. Pour ce genre de journée, le téléphérique Catinaccio est idéal : il part directement du bourg de Vigo di Fassa et te hisse en quelques minutes à 2 000 mètres, dans la zone de Ciampedie.

La montée elle-même est déjà une expérience, mais le meilleur t’attend en haut. Un large plateau très accueillant s’ouvre à toi, avec des aires de jeux pour enfants, plein de bancs et surtout les terrasses des refuges où tu peux savourer un excellent café et un strudel en contemplant les montagnes. De là, on peut faire des balades complètement faciles à plat, parfaites pour les poussettes ou les personnes âgées.

5. Le trek classique du col de Carezza au Roda di Vael

D’après tous les guides, c’est l’une des randonnées d’une demi-journée les plus appréciées de toute la région. L’itinéraire part du col de Carezza (ou du lac Lago di Carezza, auquel on consacre un article séparé), d’où tu montes par le télésiège Paolina. Depuis la gare supérieure, tu continues à pied par un magnifique sentier panoramique.

Le chemin traverse au pied des parois et offre tout du long des vues fantastiques sur la vallée et sur le Latemar, en face. C’est un sentier en balcon classique, qui ne monte ni ne descend beaucoup, donc une marche plutôt tranquille. Le but de cet itinéraire est un grand carrefour de sentiers et le refuge du même nom, dont on parle juste après.

6. Le Rifugio Roda di Vael et ses vues panoramiques

Le Rifugio Roda di Vael (Rotwandhütte) est un endroit parfait pour se reposer si tu as entrepris le trek depuis le téléphérique Paolina. Situé à 2 283 mètres, il offre l’un des plus beaux panoramas à 360 degrés de toutes les Dolomites. D’ici, tu vois non seulement le massif voisin de la Marmolada, auquel on consacre d’ailleurs un guide immense, mais par temps clair, ton regard porte jusqu’aux Alpes autrichiennes.

On te conseille d’y déjeuner, de t’attarder sur la terrasse ensoleillée et de t’imprégner simplement de cette atmosphère de haute montagne. Si tu as encore de l’énergie, tu peux continuer par des sentiers plus exigeants vers le cœur du massif, ou faire une boucle et redescendre dans la vallée par un autre chemin.

7. L’ascension de la Cima Catinaccio (réservée aux expérimentés avec un guide !)

La Cima Catinaccio (Rosengartenspitze) est le plus haut sommet de la partie centrale du massif, à 2 937 mètres d’altitude. Mais attention, ce n’est plus du tout une promenade touristique. L’ascension de ce sommet est une expérience d’alpinisme qui exige de l’expérience en escalade, des assurances et, idéalement, le recours à un guide de montagne local, à moins que tu ne sois un grimpeur aguerri.

L’ascension passe par des couloirs raides et des passages exposés où tu n’as pas droit à l’erreur. La montée récompense les plus audacieux d’un incroyable sentiment de conquête d’un des sommets les plus imposants des Dolomites, et d’une vue qui embrasse presque la moitié du nord de l’Italie. Si tu n’as ni le matériel ni l’expérience, contente-toi d’admirer cette montagne depuis la sécurité des refuges en vallée. Ce n’est pas une honte de reconnaître que quelque chose dépasse nos forces. 😉

8. La via ferrata Santner pour les amateurs aguerris de câbles

Les Dolomites sont le berceau des via ferrata (voies équipées) et le massif du Catinaccio en cache plusieurs. L’une des plus connues et des plus belles est la Ferrata Passo Santner (Santnerpass-Klettersteig). C’est un itinéraire qui te conduit à travers un paysage saisissant de ravins, de parois verticales et de vieux sentiers de contrebandiers jusqu’au col de Santner.

La cotation B/C semble inoffensive, mais cet environnement t’apprendra l’humilité : le verglas, les chutes de pierres et le fait qu’un secours peut prendre des heures. Casque, kit de via ferrata et chaussures à semelle solide sont une nécessité, pas une recommandation. Et ce n’est vraiment pas un itinéraire où emmener un copain qui enfile son baudrier pour la première fois de sa vie. Mais si tu sais ce que tu fais, c’est une aventure fantastique.

9. Culture et cuisine ladine dans le Val di Fassa

En visitant le massif du Catinaccio et le Val di Fassa, ne rate pas l’essentiel : la culture locale. Cette région est en effet le foyer des Ladins, une minorité ethnique et linguistique qui vit ici depuis plus de deux mille ans. Le ladin est la troisième langue officielle de la région (à côté de l’italien et de l’allemand) et c’est une langue romane passionnante, aux racines latines.

Et puis il y a la nourriture. Les Ladins forment un petit peuple, mais leur cuisine te cale bien l’estomac. Oublie un instant la pizza légère et goûte aux traditionnels canederli (d’énormes boulettes au fromage ou aux épinards servies dans un bouillon), à la polenta aux champignons et aux fromages fondus, ou encore aux fromages fabriqués directement sur les alpages au pied des rochers.

10. Sur les traces de la légende du roi Laurin

Si l’histoire du jardin de roses du roi Laurin t’a intrigué, tu peux emprunter des sentiers thématiques spécialement consacrés à cette légende. C’est une activité géniale, surtout pour les familles, car les chemins sont souvent jalonnés de panneaux d’information (la plupart du temps en italien, en allemand et parfois en anglais) qui racontent des bribes du conte.

Il existe aussi des balades d’environ deux heures avec des enseignants ou des guides locaux qui te racontent l’histoire face aux rochers illuminés. Tu comprendras alors pourquoi les habitants ne parlent pas de ces montagnes comme de simples lieux d’excursion, mais presque comme d’êtres vivants.

lukas a lucka
Lukáš et Lucie recommandent
Où se loger à Catinaccio / Rosengarten
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⭐ TOP CHOIX 🏨 Hôtel
Hotel Olympic
Un choix fiable dans la petite ville ladine de Vigo di Fassa, situé près de la télécabine Catinaccio qui vous emmène directement aux Vajolet Towers.
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Ciampedie Luxury Resort
Resort de luxe à Vigo di Fassa pour ceux qui aiment se faire plaisir. Service de qualité dans une petite ville ladine avec un excellent accès aux montagnes.
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🏨 Hôtel
Romantik Hotel Post
Un classique absolu dans la partie germanophone près du lac de Carezza. Idéal pour ceux qui préfèrent la région germanophone.
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⭐ Luxe
Cyprianerhof
Hôtel de luxe avec wellness à Tires al Catinaccio. Un endroit d’une tranquillité absolue, avec de vieilles églises et des prairies où paissent des vaches avec leurs cloches. L’une des meilleures vues sur l’ensemble du massif. Selon les avis, un endroit qu’on ne veut tout simplement pas quitter.
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🏔️ Refuge de montagne
Rifugio Vajolet
Refuge de montagne à 2243 mètres d’altitude directement sous les Vajolet Towers. Perché comme un nid d’aigle sous d’immenses parois rocheuses, excellent endroit pour déjeuner et point de départ pour d’autres randonnées. Excellent strudel aux pommes avec vue sur les tours majestueuses.
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🏔️ Refuge de montagne
Rifugio Re Alberto (Gartlhütte)
Refuge de haute montagne à 2620 mètres d’altitude, directement sous les Vajolet Towers. Véritable atmosphère de montagne brute, d’ici s’ouvre la vue la plus emblématique sur les tours vues d’en bas. L’endroit où naissent les plus belles photos de tout le massif.
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Le Rosengarten avec des enfants et des chiens

Quand on part en montagne, on se demande souvent si l’endroit convient aussi aux plus petits membres de la famille. Heureusement, le Catinaccio pense aussi à eux. La montée en téléphérique Paolina ou Catinaccio est un vrai succès auprès des enfants, qui la vivent sans aucun problème. Depuis les gares supérieures partent plusieurs sentiers stabilisés et plats que même des enfants de trois ans peuvent parcourir, avec souvent des bancs et des aires de jeux.

💡 Astuce : dans presque tous les téléphériques et les bus, on exige une muselière pour les chiens (tu en trouves quasiment partout, y compris aux gares inférieures). Honnêtement, ça nous a pas mal agacés — on la réclamait même quand on était tout seuls dans la cabine. Quand plusieurs téléphériques nous attendaient à la suite, on préférait laisser nos chiens se reposer au camping.

En revanche, les longs treks vers les Vajolet Towers ou les montées plus exigeantes dans les éboulis, on ne les recommanderait absolument pas avec de jeunes enfants. Les chemins y sont caillouteux, ils peuvent glisser, et une marche d’une journée entière finirait plutôt par les dégoûter.

Et si tu voyages avec ton compagnon à poils ? Les chiens sont admis en montagne et dans le parc naturel du Catinaccio, mais une règle stricte s’applique : ils doivent rester en permanence en laisse. Tu te trouves en effet dans une zone protégée où vivent marmottes et chamois, et où, à de nombreux endroits, paissent les vaches. Dans la plupart des téléphériques, on t’accepte avec ton chien moyennant un petit supplément ou gratuitement, mais le chien doit souvent porter une muselière, alors ne l’oublie surtout pas.

Où manger

Une fois que tu as grimpé jusqu’à l’un des refuges (rifugio), ce serait un péché de ne pas goûter quelques spécialités locales. Avec Lukáš, on n’imagine pas une randonnée dans les Dolomites sans une bonne récompense à l’arrivée. Les restaurants perchés en altitude ont souvent un niveau gastronomique étonnamment élevé.

La base, bien sûr, c’est l’Apfelstrudel (strudel aux pommes), qui conserve ici sa forte influence tyrolienne : il est plein de pommes, de noix, de raisins secs, et on te le sert souvent nappé d’une sauce chaude à la vanille. On en fait un excellent au Rifugio Vajolet, par exemple, où tu le dégustes face à ces tours majestueuses.

Si tu as vraiment faim après la randonnée, arrête-toi au restaurant du Tirler Alm et prends un Tirler, un plat de montagne traditionnel et nourrissant à base de pommes de terre et d’œuf (dans sa version originale, avec de la viande aussi). Nous, on prend la polenta aux champignons et aux fromages de montagne fondus au Rifugio Roda di Vael. Et n’oublie pas de faire passer le tout avec un expresso bien serré : la culture du café, surtout si tu pars de l’italien Vigo di Fassa, monte jusqu’aux sommets.

Informations pratiques et budget pour la région du Catinaccio

Les Dolomites sont magnifiques, mais les prix savent aussi y surprendre. Quelques chiffres à l’avance, histoire de ne pas découvrir le choc des tarifs une fois sur place :

Les prix dans les Dolomites augmentent chaque année, alors mieux vaut avoir une idée approximative du budget. Pour un aller-retour en téléphérique (par exemple le téléphérique Paolina), compte environ 35 € par adulte. Les enfants de 6 à environ 16 ans bénéficient de réductions, les moins de 6 ans voyagent généralement gratuitement s’ils ne prennent pas de siège. Dans les refuges, prévois entre 15 et 22 € pour un plat principal, et une bière ou un Aperol Spritz te coûtera 5 à 8 €.

ATTENTION à l’interdiction des drones ! Tout le massif relève d’un parc naturel protégé (Parco Naturale Sciliar-Catinaccio). Voler en drone y est strictement interdit, pour ne pas déranger la faune sauvage et les autres randonneurs. Les gardes du parc sont totalement intransigeants. S’ils t’attrapent, tu risques une amende immédiate pouvant atteindre 3 000 €, alors réfléchis bien si ce seul cliché vu d’en haut vaut tous ces tracas et cet argent.

Si tu prévois des via ferrata, sache que dans les villages de la vallée (Vigo di Fassa, Nova Levante), il existe d’excellents loueurs de matériel de sport qui te prêtent, pour quelques dizaines d’euros, un kit complet de via ferrata et un casque pour toute la journée — pas besoin de tout trimballer dans ta valise depuis chez toi.

Où aller ensuite dans les Dolomites

Les Dolomites sont immenses et un seul massif ne suffit pas — on le sait très bien, puisque chaque fois on repart avec une liste encore plus longue d’endroits qu’on n’a pas eu le temps de voir.

On te recommande d’explorer notre grande base dans la région de Cortina d’Ampezzo, qui donne accès à un tout autre type de sommets rocheux. Il y a ensuite le monumental glacier de la Marmolada, la plus haute montagne des Dolomites, qui se trouve en fait juste de l’autre côté du massif du Catinaccio. Et enfin, ne manque pas une halte au lac déjà mentionné et incroyablement turquoise du Lago di Carezza, à quelques minutes seulement en voiture des gares inférieures des téléphériques de la région.

Nos conseils et astuces pratiques pour voyager

Quand vous nous demandez comment, avec Lukáš, on planifie et on organise nos voyages en Europe et ailleurs, voici la liste des services et applis qu’on ne lâcherait pour rien au monde et qui nous ont fait gagner un temps et des nerfs fous.

Où chercher des vols pas chers

Pour des vols pas chers vers l’Italie (par exemple vers Venise, Trévise ou Bergame), depuis Paris ou une autre grande ville française tu trouveras de belles offres sur les comparateurs comme Skyscanner ou Kiwi. Ce sont d’excellents portails, avec de superbes options de recherche et de combinaison de vols depuis différents coins de France.

Quand on a des dates flexibles, on parcourt le calendrier et on choisit les vols les plus avantageux. Ensuite, il ne reste plus qu’à boucler son bagage cabine, et l’argent économisé, on peut le dépenser direct en Aperol ou en délicieuse pizza italienne.

Louer une voiture à l’étranger

Quand on doit rejoindre des téléphériques isolés dans les Dolomites, la voiture est indispensable. Avec Lukáš, on loue toujours une voiture pour ce genre d’explorations, partout dans le monde. Il existe d’énormes catalogues de véhicules où tu vois toujours clairement ce qui est inclus ou non dans le prix.

La base, c’est de toujours bien étudier les conditions d’assurance et de prendre une voiture avec une couverture complète. Les routes de montagne savent parfois te jouer des tours avec les projections de gravillons, alors ces quelques euros de plus pour la tranquillité d’esprit valent vraiment le coup.

Où réserver son hébergement

Booking.com est notre moteur de recherche préféré pour les hôtels et les appartements. On aime la possibilité d’annuler facilement et le programme Genius, qui nous donne souvent accès à de vraies réductions intéressantes dans des hôtels plus haut de gamme.

On aime aussi lire les avis des précédents voyageurs, surtout quand il s’agit de pensions de montagne ou d’appartements. Grâce à ça, on a déjà déniché plusieurs fois des endroits incroyables avec les meilleurs hôtes qui soient, et qu’on aurait sinon sans doute complètement manqués.

N’oublie pas l’assurance et la connexion

Même si tu ne pars qu’à un saut de la frontière, l’assurance est indispensable. Nous, on a été très satisfaits de l’assurance SafetyWing (lis notre avis), qu’on peut souscrire même une fois déjà parti de chez soi. Pense aussi à emporter ta carte européenne d’assurance maladie (CEAM) pour tes séjours en Italie.

Si tes données européennes ne te suffisent pas en Italie ou si tu travailles en voyageant, jette un œil à notre avis sur les cartes eSIM Holafly, avec lesquelles tu achètes des données illimitées directement dans ton téléphone, sans avoir à chercher d’opérateur local. Même si parfois, le mode hors-ligne là-haut en montagne, c’est encore ce qu’il y a de mieux à faire. Tu peux aussi comparer avec Holafly.

Foire aux questions (FAQ)

Pourquoi le Catinaccio s’appelle-t-il aussi Rosengarten ?

Le nom Rosengarten (Jardin de Roses) provient de la tradition allemande, ou plus précisément tyrolienne, et fait référence à une ancienne légende sur le roi nain Laurin. Ce nom a commencé à être largement utilisé en raison de la couleur rose typique des rochers (enrosadira), qui teinte l’ensemble du massif au coucher du soleil. La région se situe à la frontière entre les provinces germanophones et italophones, c’est pourquoi les deux noms sont couramment utilisés.

Combien de temps faut-il pour monter aux Vajolet Towers ?

Cela dépend de votre point de départ, mais l’itinéraire le plus courant depuis la station supérieure du téléphérique Catinaccio (depuis Vigo di Fassa) prend environ 3 à 4 heures d’un bon pas jusqu’au refuge Rifugio Vajolet. Si vous souhaitez continuer jusqu’au refuge Re Alberto, d’où vous aurez la vue emblématique sur les tours depuis le bas, comptez une heure supplémentaire d’ascension difficile.

Peut-on faire le Catinaccio avec des enfants ?

Oui, certaines parties sont absolument idéales pour les enfants. Le mieux est de prendre le téléphérique Paolina ou Catinaccio jusqu’aux plateaux d’altitude, où l’on trouve des sentiers relativement plats et aménagés, de nombreux bancs et même des aires de jeux pour enfants près des refuges de montagne. En revanche, les randonnées plus difficiles sous les parois rocheuses et les éboulis ne conviennent certainement pas aux jeunes enfants.

Quel est le meilleur endroit pour observer l’enrosadira ?

La coloration rose des rochers au coucher du soleil est mieux visible depuis le côté ouest et sud-ouest du massif. D’excellents points de vue sont les prairies et villages de la vallée autour de Nova Levante, depuis le lac Lago di Carezza ou directement depuis les fenêtres des hébergements dans la région de Tires al Catinaccio, où les rochers brillent incroyablement au-dessus du paysage verdoyant.

Faut-il réserver l’hébergement dans les refuges de montagne à l’avance ?

Si vous prévoyez une traversée de plusieurs jours et souhaitez dormir en haute montagne (par exemple au Rifugio Vajolet ou au Roda di Vael) pendant la haute saison estivale en juillet et août, une réservation plusieurs semaines voire mois à l’avance est absolument indispensable. Les capacités des refuges sont limitées et ces places sont très demandées dans le monde entier.

Puis-je faire voler un drone au-dessus des Vajolet Towers ?

Non, dans tout le parc naturel Sciliar-Catinaccio s’applique une interdiction stricte et sans compromis de faire voler des drones, et ce pour protéger la faune sauvage. Les gardes locaux contrôlent rigoureusement le respect de cette règle et toute infraction est passible d’une amende considérable pouvant atteindre 3000 EUR.

Quel équipement faut-il pour les itinéraires classiques dans la région du Catinaccio ?

Pour les randonnées de base vers les principaux refuges, il suffit d’avoir de bonnes chaussures de randonnée avec semelle rigide, des vêtements de sport, un coupe-vent (le temps change extrêmement vite en montagne), de la crème solaire et suffisamment d’eau. En revanche, si vous prévoyez de partir sur des via ferrata comme la Ferrata Santner, vous devez avoir en plus un kit de via ferrata certifié, un baudrier et un casque d’escalade.

Sass Pordoi, Dolomites (Italie) : 10 choses à voir et à faire

TL;DRLe Sass Pordoi, plateau rocheux du groupe du Sella dans les Dolomites (2950 m d’altitude), surnommé la Terrasse des Dolomites, se rejoint depuis le col du Passo Pordoi en téléphérique en moins de 3 minutes (environ 28 euros l’aller simple, 39 euros l’aller-retour). Parmi les 10 idées phares figurent la terrasse panoramique offrant une vue sur la Marmolada et les Tre Cime di Lavaredo, l’ascension du Piz Boè, sommet de plus de trois mille mètres (3152 m, environ une heure et demie de marche), le circuit de la Sellaronda (environ 50 km) accessible en voiture comme à vélo, et la via ferrata Cesare Piazzetta, la plus difficile du secteur. La meilleure période pour partir va de fin juin à mi-septembre, en évitant la semaine du Ferragosto ; les drones sont strictement interdits dans la zone, sous peine d’une amende pouvant atteindre 3000 euros (environ 75 000 couronnes tchèques).

Si tu prépares un voyage dans les Dolomites italie, tu tomberas tôt ou tard sur des photos du Sass Pordoi, cette majestueuse montagne plate qui semble tout droit sortie d’un film de science-fiction sur la conquête de la Lune. Les Dolomites italiennes regorgent de phénomènes naturels incroyables, mais le Sass Pordoi occupe parmi eux une place absolument à part. C’est l’un de ces endroits que tu dois tout simplement connaître et inscrire à ton itinéraire si tu veux vivre une véritable ambiance de haute montagne sans avoir à être alpiniste professionnel.

Le Sass Pordoi est l’un de ces lieux que l’on ne peut tout simplement pas zapper dans les Dolomites. C’est une destination qui définit parfaitement le concept de « Dolomites en téléphérique », et nous-mêmes sommes montés là-haut en cabine jusqu’à la terrasse — à l’époque où seul notre petit chien Kája voyageait encore avec nous (nous n’avions alors ni notre chienne Baby, ni notre fils Jonáš). Nous avons rassemblé pour toi toutes les infos à jour pour que tu profites de l’excursion au maximum.

Et maintenant, place à l’essentiel : j’ai préparé pour toi 10 conseils sur ce qu’il faut voir et faire ici. De l’ascension du Piz Boè, un sommet de plus de 3000 mètres, aux panoramas légendaires, en passant par les raisons pour lesquelles ton drone ferait mieux de rester à la maison. 😉 Je te conseille aussi pour l’hébergement et le téléphérique.

Résumé pour ceux qui n’ont pas le temps de tout lire

  • Où ça se trouve : le Sass Pordoi (2950 m) est un plateau rocheux du massif de la Sella, situé à la frontière des provinces italiennes du Trentin et de Belluno.
  • Comment y aller : le plus simple est de partir du col du Passo Pordoi (2239 m), d’où un téléphérique monte directement au sommet. Le trajet dure environ 3 minutes.
  • Pour qui c’est : pour absolument tout le monde. La cabine te monte là-haut et, sur la plateforme panoramique, tu peux tranquillement siroter un café et admirer la vue sans une seule goutte de transpiration.
  • Objectif principal : l’ascension du sommet voisin du Piz Boè (3152 m), l’un des sommets de plus de 3000 mètres les plus accessibles de tout l’arc alpin.
  • Attention aux drones : dans la région, le survol par drone est strictement interdit et les amendes peuvent grimper jusqu’à 3000 euros.

Qu’est-ce que le Sass Pordoi et la Terrasse des Dolomites

Commençons par mieux cerner de quel endroit on parle, car le Sass Pordoi n’est pas un simple sommet de montagne que l’on escalade toute la journée à travers une forêt épaisse. Imagine un énorme bloc de pierre qui surgit des vertes vallées environnantes comme une gigantesque forteresse médiévale.

Le Sass Pordoi forme l’avancée la plus méridionale du massif de la Sella, une formation géologique fascinante. Contrairement aux tours pointues et acérées que l’on connaît par exemple dans la région des Tre Cime, le massif de la Sella a la forme d’une immense montagne tabulaire. Là-haut, c’est un vaste paysage lunaire, presque infini, fait de pierres claires et d’éboulis, où aucun arbre ne pousse et où l’on se sent totalement coupé de la civilisation, en bas dans la vallée.

Le sommet du Sass Pordoi est surnommé la Terrasse des Dolomites, et une fois là-haut, tu comprends immédiatement pourquoi. À 2950 mètres d’altitude, tu as la sensation de te tenir sur le toit du monde. Le terrain y est relativement plat, ce qui te permet de te promener en toute sécurité au bord de cette terrasse géante et d’observer les sommets environnants qui s’étendent jusqu’à l’horizon. C’est un lieu extrêmement prisé aussi bien par les montagnards aguerris que par les familles avec enfants, car le grand téléphérique efface toute différence d’altitude en quelques minutes seulement.

Quand y aller et comment rejoindre le Sass Pordoi

Si tu prépares un voyage en Italie et que tu te demandes quel est le meilleur moment pour visiter cette icône montagnarde, sache qu’à près de trois mille mètres d’altitude, le climat reste assez rude toute l’année. Voici un aperçu complet des saisons et des moyens de transport, pour ne pas te retrouver planté devant un téléphérique fermé.

La période idéale pour visiter

Pour la randonnée classique et profiter des panoramas, la période idéale s’étend de fin juin à mi-septembre. À ce moment-là, il reste peu de neige sur le plateau et tous les refuges de montagne sont ouverts. Mais je dois te mettre sérieusement en garde contre le mois d’août, et plus précisément la semaine autour de la fête du Ferragosto (en 2026, du 11 au 18 août). À cette période, toute l’Italie est en vacances et les Dolomites sont bondées : tu ferais une queue interminable pour le téléphérique et tu serais serré comme une sardine sur les belvédères.

L’automne, en particulier la fin septembre et octobre, est fantastique pour les photographes, car l’air est plus limpide et le ciel plus stable, mais il faut s’attendre à un vent froid et à la possibilité des premières neiges. L’hiver appartient logiquement aux skieurs, car toute la région fait partie de l’immense domaine skiable Dolomiti Superski et du célèbre circuit de la Sellaronda.

En téléphérique jusqu’aux cieux

Le moyen le plus simple et de loin le plus populaire de monter là-haut, c’est le téléphérique du Sass Pordoi. Sa station de départ se trouve directement au col du Passo Pordoi (à 2239 m). Si tu entres « funivia Sass Pordoi stazione a valle » dans ton GPS, il te conduira jusqu’à un grand parking, juste devant l’embarcadère.

Le trajet en cabine est une expérience à part entière, car tu montes en pente raide le long d’une paroi rocheuse verticale, sans aucun pylône intermédiaire. La montée dure moins de trois minutes, durant lesquelles tu franchis un dénivelé de plus de 700 mètres. Côté tarifs, le prix du téléphérique du Sass Pordoi varie légèrement chaque année, mais compte actuellement environ 28 euros pour un aller simple et 39 euros pour un aller-retour. Les billets s’achètent sur place, mais en haute saison estivale, je te recommande vivement l’achat en ligne pour éviter les files d’attente aux caisses.

En voiture jusqu’au Passo Pordoi

Pour rejoindre la station inférieure du téléphérique, tu dois d’abord arriver jusque-là, soit en voiture, soit en bus locaux. Le Passo Pordoi relie la petite ville de Canazei, dans la Val di Fassa, au village d’Arabba. Depuis Canazei, compte environ 20 minutes de route sur une voie incroyablement sinueuse, pleine de lacets qui peuvent te donner un peu le tournis, mais les vues en chemin valent largement la peine.

Au col même du Passo Pordoi, il y a plusieurs parkings. Sache que le stationnement est payant (la journée coûte environ 8 euros) et qu’en juillet et août surtout, tu dois arriver vraiment tôt le matin, idéalement avant neuf heures, sinon tu risques de ne pas trouver de place et de devoir te garer à des kilomètres le long du bas-côté.

Si tu souhaites explorer les Dolomites : le guide complet et que faire dans les Dolomites, le Passo Pordoi est un point de départ absolument idéal. Et si tu ne pars pas en Italie avec ta propre voiture, Lukáš et moi avons depuis longtemps une bonne expérience avec RentalCars, que nous utilisons partout dans le monde.

Où se loger lors d’une visite du Sass Pordoi

Le choix du bon hébergement est absolument crucial dans les Dolomites car, même si tout semble proche sur la carte, traverser les cols de montagne prend énormément de temps. Pour être au plus près du Sass Pordoi et pouvoir prendre le téléphérique parmi les premiers dès le petit-déjeuner, je te recommande de te loger dans l’une des trois zones stratégiques autour du massif de la Sella.

Canazei et la Val di Fassa

Cette vallée est sans doute le choix le plus pratique et le plus animé. Canazei est une jolie petite ville typiquement alpine, où tu trouveras une foule d’excellents restaurants, de magasins d’équipement outdoor et de cafés agréables. Depuis Canazei, tu rejoins le Passo Pordoi en voiture en une vingtaine de minutes. La vallée est aussi parfaitement reliée à d’autres sites touristiques et propose un large éventail d’hébergements, des hôtels wellness de luxe aux appartements abordables.

Notre conseil pour un séjour vraiment confortable, avec une cuisine excellente et un beau design, c’est l’Hotel Locanda degli Artisti. Si tu cherches plutôt un bon standard moyen à prix raisonnable, jette un œil à l’Albergo Alla Rosa en plein centre. Un séjour d’une semaine pour deux à Canazei en pleine saison estivale revient à environ 1000 à 1600 euros, selon que tu optes ou non pour la demi-pension et le wellness.

Arabba

Alors que Canazei déborde de vie, Arabba, de l’autre côté du col, est bien plus calme et un peu plus petite. En hiver, c’est un véritable paradis pour les skieurs, car c’est d’ici que part l’accès le plus court au glacier de la Marmolada, mais en été, une tranquillité et une paix incroyables y règnent. Le trajet d’Arabba au Passo Pordoi prend environ 15 minutes de virages magnifiques en voiture.

L’hébergement y est légèrement moins cher que dans la Val di Fassa. Pour une superbe expérience alpine, on peut citer par exemple le familial Hotel Evaldo, où, après une randonnée, tu te prélasses dans le jacuzzi en regardant le soleil se coucher sur les sommets alentour.

Selva di Val Gardena

La troisième excellente option est de se loger sur le versant nord du massif de la Sella, dans la fameuse Val Gardena. Selva (ou Wolkenstein, car ici tu entendras plutôt l’allemand que l’italien) est une station plus chic, ce qui se ressent malheureusement aussitôt sur les prix. Lukáš dirait qu’ils sont « un tiers plus chers par principe », et il n’aurait pas tout à fait tort. 😅 De là, tu rejoins le Passo Pordoi en environ 30 à 40 minutes via le Passo Sella, qui est en soi un trajet incroyablement panoramique.

Pour les amateurs de confort absolu, nous pouvons recommander le superbe Boutique Hotel Nives, qui te séduira par sa gastronomie de haut niveau.

10 choses à voir et à faire au Sass Pordoi et aux alentours

Le Sass Pordoi et ses environs ne sont vraiment pas un lieu pour une simple halte d’une demi-heure. Cette partie des Dolomites offre des activités pour plusieurs jours, aussi bien pour les amateurs de balades faciles que pour les alpinistes passionnés. Voici mon top 10. Tu y trouveras de tout, des choses que tu peux faire en chaussons jusqu’à l’adrénaline qui te fera mal aux bras pendant trois jours. 😁

1. La terrasse panoramique : 360 degrés de perfection

Dès que tu sors de la station supérieure du téléphérique, tu te retrouves sur la Terrasse des Dolomites elle-même. Tu n’as pas un mètre de plus à parcourir pour avoir devant toi une vue que tu n’oublieras probablement jamais de ta vie. Tout autour du bord de la falaise courent des sentiers en pierre sécurisés et des belvédères.

D’ici, par temps clair, tu aperçois presque tous les grands groupes des Dolomites. Juste en face de toi se dresse la reine enneigée des Dolomites, la Marmolada ; par beau temps, tu distingues même les rochers iconiques des Tre Cime di Lavaredo, et tu reconnais clairement les parois monumentales du Pelmo, de la Civetta ou du groupe du Catinaccio (Rosengarten).

Passer une heure ici simplement à observer et photographier est la base absolue de toute visite. N’oublie surtout pas de prendre un coupe-vent, car sur ce plateau exposé souffle un vent glacial, même lorsqu’il fait une chaleur tropicale en bas dans la vallée.

2. Rifugio Maria et Rifugio Sass Pordoi : déjeuner dans les nuages

La randonnée en haute montagne épuise et creuse l’appétit, c’est sûr. Juste à côté de la station du téléphérique se trouve le restaurant Rifugio Maria, un superbe bâtiment moderne aux parois vitrées. Tu peux y rester au chaud, une assiette de soupe fumante à la main, tout en ayant l’impression de flotter au-dessus de la Val di Fassa. Le restaurant est plutôt bondé à l’heure du déjeuner, mieux vaut donc y venir soit plus tôt, soit en fin d’après-midi avant de redescendre.

Si tu rêves d’une ambiance montagnarde plus traditionnelle, il te suffit de marcher quelques dizaines de mètres sur le plateau rocheux jusqu’au refuge historique Rifugio Sass Pordoi. C’est un petit refuge en pierre, qui ressemble exactement à ce que tu imagines d’un abri d’alpinistes il y a cent ans.

Personnellement, je te recommande de goûter la polenta locale aux cèpes et aux fromages de montagne fondus, et après un bon repas, de t’offrir un véritable strudel aux pommes alpin. Même si les prix à ces altitudes sont logiquement un peu plus élevés qu’en ville, l’expérience de siroter un bombardino ou un excellent vin avec vue sur toutes les Dolomites en vaut clairement la chandelle.

3. L’ascension du Piz Boè (plus de 3000 m) : à travers un paysage lunaire

Pour la plupart des touristes, c’est la principale raison d’emprunter le téléphérique du Sass Pordoi. À deux pas de la station se trouve en effet le sommet du Piz Boè, qui culmine à 3152 mètres. Il s’agit de l’un des sommets de plus de 3000 mètres les plus accessibles de tout l’arc alpin, car grâce au téléphérique, tu as déjà l’essentiel du dénivelé derrière toi.

Le trajet de la station supérieure au sommet prend environ une heure et demie de marche effective à la montée. Tu chemines dans un terrain légèrement vallonné, fait d’éboulis clairs, qui rappelle vraiment la surface d’une planète étrangère. La montée finale vers la pointe même de la pyramide du Piz Boè est assez raide et, par endroits, tu devras peut-être t’aider des mains sur les câbles d’acier installés, mais avec un peu de condition physique et de bonnes chaussures de trek, n’importe quel randonneur moyen y arrive.

Au sommet t’attend le petit mais ô combien charmant refuge Capanna Piz Fassa, ainsi qu’une vue absolument désarmante sur toute l’Italie du Nord. Choisis simplement pour cette excursion un jour à la météo stable, car un orage sur ce plateau rocheux exposé est une chose extrêmement dangereuse.

4. La Sellaronda en été : un road trip mythique pour motards et automobilistes

Une fois redescendu sur terre, à ta voiture, tu peux vivre une autre attraction légendaire. Tout autour du massif de la Sella, que tu viens d’admirer depuis le belvédère, court un circuit routier appelé la Sellaronda. Il relie quatre superbes cols de montagne : le Passo Pordoi, le Passo Campolongo, le Passo Gardena et le Passo Sella.

Ce parcours d’environ 50 kilomètres est le rêve de tout amateur de conduite et de tout propriétaire de voiture de sport ou de moto. La route serpente en lacets infinis, tu traverses de charmants petits villages et, à chaque virage, une formation rocheuse fascinante différente surgit devant toi. Tu peux t’arrêter à chaque col, t’offrir un rapide espresso italien dans un café et poursuivre ta route.

Cela t’occupera tranquillement tout un après-midi, surtout si tu t’arrêtes souvent pour photographier. Mais en été, le trafic y est très dense et tu peux parfois te retrouver coincé derrière un camping-car lent, alors je te conseille de prévoir suffisamment de temps pour le circuit et de t’armer de patience.

5. La Sellaronda Hero : le paradis du VTT

Si tu es fan de cyclisme, tu connais probablement la Sellaronda Hero. C’est l’une des courses de VTT les plus difficiles et les plus prestigieuses au monde, qui se déroule justement autour du massif de la Sella et franchit notre fameux Passo Pordoi.

Mais nul besoin d’être coureur professionnel pour t’essayer au tracé. Toute la région offre une multitude de single tracks fantastiques et de pistes cyclables balisées de différentes difficultés. Dans de nombreuses vallées, tu trouveras des loueurs parfaitement équipés en VTT électriques tout-suspendus, grâce auxquels tu peux profiter de ces pentes alpines abruptes même sans avoir la condition d’un sportif professionnel.

Gros avantage : en saison estivale, tu peux utiliser des billets vélo spéciaux pour les téléphériques, qui te montent avec ta monture sur les crêtes, et ensuite tu profites de longues descentes techniques jusqu’à la vallée. C’est un véritable paradis pour cyclistes, même si cela demande parfois de solides nerfs sur les sentiers étroits.

6. La Sellaronda en hiver : un rêve de ski sans fin

Bien que la majeure partie de cet article vise la saison estivale, je dois mentionner aussi l’hiver, car la Sellaronda hivernale est une rareté mondiale qui attire des milliers de skieurs en Italie. Si tu aimes skier, tu sais probablement que, grâce au système ingénieux de téléphériques du domaine Dolomiti Superski, tu peux faire le tour complet du massif de la Sella à skis en une seule journée.

Le circuit se parcourt dans les deux sens, en suivant les flèches orange ou vertes, et ne nécessite aucune montée à pied. Le matin, tu chausses tes skis dans une vallée, tu passes toute la journée par les cols de Pordoi, Sella, Gardena et Campolongo sur des pistes fantastiquement préparées, et l’après-midi tu reviens tranquillement à ton point de départ.

Cette expérience est inoubliable, mais elle exige un rythme assez soutenu pour ne pas rester coincé dans une vallée étrangère après la fermeture des téléphériques l’après-midi. Les taxis à travers les cols enneigés s’avèrent le soir une affaire vraiment très coûteuse.

7. La via ferrata Cesare Piazzetta : de l’adrénaline pour les expérimentés

Les Dolomites sont le berceau des via ferrata, et l’une des plus difficiles de toute la région se trouve justement sur les parois sous notre terrasse panoramique. La via ferrata Cesare Piazzetta mène directement au sommet du Piz Boè par une paroi rocheuse saisissante, quasi verticale.

Mais je dois te mettre fermement en garde : ce n’est absolument pas une via ferrata pour débutants ni pour quelqu’un qui a la moindre crainte du vide. Dans le classement italien, sa difficulté est D (extrêmement difficile), les premiers mètres sont presque en surplomb et exigent une grande force dans les bras et une excellente technique de pieds.

Mais si tu es un grimpeur expérimenté, la Piazzetta t’offrira une superbe expérience sportive et des vues sur le vide à couper le souffle. N’oublie pas un équipement complet et certifié (baudrier, longe d’absorption, casque) et lève-toi idéalement tôt le matin pour éviter les bouchons de grimpeurs plus lents dans les passages critiques de l’après-midi. Si tu débutes en via ferrata, je te conseille de t’orienter plutôt vers les itinéraires sécurisés plus faciles près de notre chère Cortina d’Ampezzo.

8. Trek jusqu’au Bivacco di Forcella Pordoi : pour ceux qui veulent en baver

Si monter en cabine te paraît trop facile et que tu préfères mériter le sommet, tu peux le gravir à pied depuis le parking du Passo Pordoi. L’itinéraire de randonnée classique grimpe par un grand couloir d’éboulis jusqu’à la brèche de la Forcella Pordoi, où se dresse un petit refuge.

Prépare-toi à une montée physiquement très exigeante. Tu marches dans d’incessants petits zigzags en lacets, dans des pierres meubles et glissantes, où tu fais souvent un pas en avant et un demi-pas en arrière à mesure que ça dérape sous tes chaussures. Avaler cette montée demande environ une heure et demie de transpiration vraiment intense.

Mais ta récompense sera la fierté d’avoir conquis la montagne. Beaucoup de randonneurs montent confortablement en téléphérique et redescendent ensuite par ce couloir d’éboulis (ou plutôt en glissant dans les pierres). C’est bien plus doux pour le porte-monnaie et pour ton souffle, mais ça en demande beaucoup aux genoux, donc si tu as des problèmes d’articulations, prends plutôt le téléphérique aussi pour la descente. Pour d’autres treks fabuleux, lis l’article Les Dolomites italiennes pour randonneurs : 5 itinéraires pour tous.

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9. Photographier la Marmolada depuis le Passo Pordoi : un devoir photographique

Tu n’as même pas besoin de monter tout en haut, au Rifugio Maria du Sass Pordoi, pour prendre les plus belles photos de tes vacances. Le col du Passo Pordoi lui-même est un endroit fantastique pour la photographie de paysage.

De plusieurs virages situés sous le parking, du côté d’Arabba, s’ouvre en effet la vue la plus iconique sur la plus haute montagne des Dolomites, la Marmolada glaciaire. Il y a là un endroit spécifique avec une petite croix de bois et un mémorial dédié à la légende du cyclisme Fausto Coppi, d’où la composition paraît absolument magique, surtout juste avant le coucher du soleil, quand la lumière se réchauffe et que les rochers alentour rosissent (un phénomène que les locaux appellent l’Enrosadira).

Ici, tu comprends pourquoi les Dolomites sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO et pourquoi elles sont un paradis pour les photographes du monde entier. Si tu y vas en automne, avec un peu de chance, tu attraperas une inversion matinale et tu te tiendras au-dessus d’un océan de nuages d’où n’émergent que les plus hauts sommets enneigés.

10. Le Passo Sella comme itinéraire alternatif

Le dernier conseil concerne le transport et la logistique, si tu voyages dans les Dolomites en voiture et que tu veux voir un maximum de choses. Si tu reviens du Sass Pordoi et que tu loges du côté de Cortina, essaie de ne pas prendre le chemin le plus court, mais de faire un petit détour par le Passo Sella.

Ce col relie la Val di Fassa à la Val Gardena et offre, à mon avis, le décor le plus spectaculaire de toute la Sellaronda routière. La route serpente ici juste sous les parois verticales de trois cents mètres des tours du Sassolungo. C’est un endroit où l’on se sent tout petit et où il vaut la peine de s’arrêter au moins un instant sur le parking pour absorber l’ambiance.

Le Passo Sella est souvent très encombré de bus et de motards, mais crois-moi, la vue sur ces gigantesques parois verticales se reflétant dans le soleil de midi, pendant que tu es assis sur un banc avec un café pris au guichet et que tu observes les essaims de grimpeurs accrochés haut dans les parois, est une expérience qui n’a pas de prix.

Le Sass Pordoi avec des enfants : détente et zéro stress

Beaucoup de parents hésitent à emmener de jeunes enfants à des altitudes autour de 3000 mètres, mais le Sass Pordoi fait à cet égard totalement exception et figure parmi les endroits les plus adaptés de tout l’arc alpin. La raison en est bien sûr le téléphérique de grande capacité, confortable et rapide.

Comme tu n’as rien à grimper, tu montes ici sans le moindre effort. La Terrasse des Dolomites en elle-même est relativement sûre et plate, à condition bien sûr de ne pas laisser les enfants courir sans surveillance jusqu’aux bords abrupts de la falaise. Mais il y a deux choses à ne vraiment pas oublier : chez les tout-petits, l’altitude peut provoquer fatigue et maux de tête, alors ne prolonge pas inutilement le séjour là-haut ; et puis il y a le sol. Partout il y a des pierres meubles, donc une poussette classique ne passe absolument pas sur le plateau et un porte-bébé devient une nécessité. Sinon, tu trouves ici un grand restaurant vitré, des toilettes et suffisamment d’espace pour t’attarder confortablement en famille.

Les chiens sont-ils admis au Sass Pordoi ?

Tu voyages en Italie avec ton compagnon à quatre pattes ? Alors j’ai une excellente nouvelle pour toi. Dans la région du massif de la Sella, personne ne chasse les maîtres-chiens, et tu peux partir en excursion avec ta boule de poils.

Les chiens sont autorisés dans le téléphérique, mais ils doivent être tenus en laisse et les exploitants exigent souvent aussi une muselière, surtout quand la cabine est bondée, ce qui en été est presque toujours le cas. Tu paieras un léger supplément pour le chien à la montée, généralement quelques euros. Là-haut sur le plateau, tu peux te promener tranquillement avec lui, mais souviens-toi à nouveau que les pierres calcaires coupantes et les éboulis peuvent être très désagréables pour les coussinets s’il n’y est pas habitué par d’autres randonnées en montagne. Par fortes chaleurs estivales, tu ne trouveras là-haut aucune ombre ni ruisseau naturel, alors tu dois porter une réserve d’eau suffisante non seulement pour toi, mais aussi pour ton chien.

Où se restaurer

Honnêtement, au refuge de montagne, je m’attendais d’abord à une assiette de pâtes, puis la polenta est arrivée, et ce fut l’une des plus grandes surprises culinaires de toute l’excursion. La cuisine locale est très influencée par le Tyrol autrichien voisin et conçue pour te réchauffer le plus vite possible et te fournir une énorme dose d’énergie après une journée de ski glacial ou de randonnée estivale.

La base des refuges comme le Rifugio Maria du Sass Pordoi, c’est la traditionnelle et copieuse polenta de maïs. Mais oublie une bouillie fade de cantine scolaire : ici la polenta se mélange à d’énormes quantités de fromage et de beurre, et se sert avec des cèpes sauvages cueillis en bas dans les forêts et des fromages de montagne fondus (les locaux la proposent aussi avec du goulash ou un ragoût de gibier).

Autre grand classique à essayer absolument : les Canederli (Knödel en allemand), d’énormes boulettes de pain rassis, déclinées ici en version épinards ou fromage, servies nappées de beurre fondu et saupoudrées de parmesan, ou directement dans un bouillon corsé. Et bien sûr, tu dois couronner le tout avec un strudel aux pommes croustillant, plein de raisins secs et de noix. Côté boissons, goûte sans hésiter les vins locaux de la Val di Fassa ou un rafraîchissant Hugo Spritz au sirop de sureau, bien plus populaire dans les Dolomites que le classique Aperol.

Infos pratiques et points de vigilance

Avant de monter en voiture, j’ai pour toi quelques choses à savoir. Sinon, tu risques soit un téléphérique fermé, soit une amende plutôt salée. 😅

  • Interdiction des drones et amendes brutales : c’est un point extrêmement important. Toute la région des Dolomites, et en particulier les abords des parcs nationaux et des massifs très fréquentés comme la Sella, relève d’une zone d’interdiction totale de vol sans autorisation spéciale. Les carabiniers italiens (police de montagne) surveillent cela de très près en saison estivale et n’hésitent pas à distribuer des amendes draconiennes. Si on t’attrape avec un drone au Sass Pordoi, tu risques la confiscation du matériel et une amende pouvant atteindre l’incroyable somme de 3000 euros. Ça ne vaut clairement pas le coup pour une belle prise de vue Instagram.
  • Billets combinés (Dolomiti Superski et pass d’été) : si tu passes plusieurs jours dans les Dolomites et prévois d’utiliser plusieurs téléphériques, il ne vaut certainement pas la peine d’acheter à chaque fois un billet séparé, sachant que le billet de base coûte 28 euros l’aller simple ou 39 euros l’aller-retour. En hiver, c’est automatiquement couvert par le grand forfait Dolomiti Superski, et en été il existe des pass touristiques de plusieurs jours (par exemple Panorama Pass ou SuperSummer), avec lesquels tu peux ensuite emprunter les téléphériques du massif de la Sella et d’ailleurs en illimité et gratuitement.
  • Vêtements adaptés : garde toujours à l’esprit que tu montes à près de trois mille mètres d’altitude. En bas à Canazei, il peut faire bon en t-shirt et short, mais dès que tu sors de la cabine du Sass Pordoi sur la terrasse venteuse, la température chute d’un coup de quinze degrés et tu auras froid. Une doudoune légère ou au minimum un bon coupe-vent en Gore-Tex dans le sac est une nécessité absolue, même à la mi-août.
  • Paiements : en Italie, on paie partout en euros, et la plupart des lieux, y compris le téléphérique ou les principaux refuges, acceptent sans problème la carte bancaire. Pour les petits refuges comme le Rifugio Boè là-haut sur le sommet, emporte toutefois par sécurité un peu de liquide.

Où aller ensuite depuis les Dolomites

Une fois que tu auras admiré la Terrasse des Dolomites, tu auras une superbe occasion de visiter d’autres merveilles toutes proches. Si l’envie d’un autre décor de haute montagne te prend, fais un petit crochet et va voir le gigantesque glacier dont nous avons rédigé un guide complet sur la Marmolada. Depuis le Passo Pordoi, tu y arrives en moins d’une heure.

Si tu préfères les charmantes petites villes alpines empreintes d’histoire et de luxe, ne manque surtout pas Cortina d’Ampezzo, notre camp de base principal dans les Dolomites, où tu trouveras de fantastiques pistes olympiques et des paysages incroyables aux alentours. C’est un peu plus loin (environ une heure et demie de route), mais l’excursion et l’ambiance de la ville te conquerront totalement.

Conseils et astuces pour finir, pour des vacances sereines

Pour que tu planifies ton voyage sans stress ni inquiétude, j’ai rassemblé ici les services qui ont fait leurs preuves sur le long terme lors de nos voyages, que ce soit en Italie ou partout en Europe, et que Lukáš et moi utilisons régulièrement.

Quoi emporter dans sa valise

Si tu ne sais pas trop ce dont tu as besoin pour le voyage ni dans quel bagage faire ta valise, jette un œil à notre guide pour savoir comment et dans quoi se préparer. Nous abordons toujours ça de façon très minimaliste, ça facilitera donc sûrement tes décisions.

Avec Lukáš, nous avons appris qu’en montagne, ce que tu finis par porter, ce sont surtout de bonnes chaussures et des couches techniques. Alors tu peux tranquillement laisser à la maison ces trois tenues prévues pour le soir.

Où trouver des vols pour l’Italie

Depuis la France, le nord de l’Italie est relativement accessible en voiture (depuis Paris, compte une bonne journée de route, plus court depuis Lyon ou Grenoble), mais si tu préfères l’avion (par exemple vers Venise, Milan, Bergame ou Vérone), cherche tes billets sur Kiwi. C’est notre portail favori, où tu compares parfaitement les prix.

Nous faisons toujours attention aux horaires d’arrivée, car traverser de nuit des cols de montagne inconnus pour rejoindre l’hôtel n’est pas franchement le bon plan détente. L’idéal est d’atterrir vers midi.

Louer une voiture sur place

Dans les Dolomites, la voiture est une nécessité absolue, car les bus locaux te conduisent certes aux cols, mais cela prend un temps incroyable et beaucoup de beaux endroits ne sont desservis par aucun bus. Avec Lukáš, nous avons depuis longtemps une bonne expérience avec le comparateur RentalCars.com, que nous utilisons partout dans le monde.

Paie simplement le supplément pour la couverture complète. Sur ces petites routes étroites où tu croises des bus et des camping-cars, une rayure est vite arrivée, même si tu es le meilleur des conducteurs.

Réserver son hébergement

Comme je l’ai déjà mentionné dans l’article, cherche ton hébergement de façon stratégique dans les vallées juste sous le col. Booking.com est notre moteur de recherche d’hôtels préféré, car on y trouve toujours les avis les plus récents et des options d’annulation faciles.

Surtout en saison estivale et autour de Noël, ne laisse pas ta réservation à la dernière minute. Les meilleurs petits hôtels familiaux sont souvent complets jusqu’à six mois à l’avance.

N’oublie pas l’assurance

Les Dolomites sont certes des montagnes civilisées, mais si tu prévois un trek dans les éboulis ou même une via ferrata sous le Sass Pordoi, ne néglige surtout pas la santé et l’assurance, car un vol de secours en hélicoptère peut coûter en Italie plusieurs milliers d’euros. Pour les courts séjours, nous choisissons généralement AXA avec 50 % de réduction et, pour les voyages plus longs ou très actifs, nous ne jurons que par True Traveller.

En Italie surtout, il ne vaut vraiment pas la peine d’économiser sur l’assurance. Quand tu vois passer là-bas un hélicoptère de secours après l’autre, mieux vaut avoir la certitude qu’en cas de pépin, ça ne te ruinera pas.

FAQ : les questions les plus fréquentes sur le Sass Pordoi

Vu l’immense popularité de cette montagne et de tout le massif de la Sella, les mêmes questions pratiques reviennent sans cesse. Nous avons rassemblé les principales pour que tu aies toutes les réponses importantes rapidement, au même endroit.

1. Où se trouve Piz Boe ?

Le sommet Piz Boè (ou aussi Piz Boé) se situe dans les Dolomites italiennes dans le massif Sella. Il culmine à 3152 mètres d’altitude. L’accès le plus simple se fait justement depuis la Terrasse des Dolomites, depuis la station supérieure du téléphérique Sass Pordoi, d’où l’ascension prend environ une heure et demie à pied sur un terrain rocailleux. C’est pourquoi des foules de touristes affluent en saison, je recommande donc de partir tôt le matin. Vous serez récompensé par la sensation formidable d’avoir conquis un sommet de trois mille mètres et des photos parfaites.

2. Combien de temps dure le trajet en téléphérique jusqu’à Sass Pordoi ?

Le trajet dans l’immense cabine suspendue depuis la station inférieure au col Passo Pordoi (2239 m) jusqu’à la station supérieure Sass Pordoi (2950 m) est très rapide et ne dure que 3 minutes, bien qu’il franchisse un dénivelé énorme de plus de 700 mètres. Pendant ce court instant, vous aurez une vue à couper le souffle sur les parois calcaires abruptes. Préparez donc votre appareil photo dès la montée dans la cabine.

3. Combien coûte un ticket pour le téléphérique ?

Les prix sont légèrement ajustés chaque saison, mais actuellement (pour la saison estivale) prévoyez environ 28 euros pour un aller simple et 39 euros pour un aller-retour. Le téléphérique fait également partie des grands forfaits touristiques et de ski combinés Dolomiti Superski. Les enfants et les seniors bénéficient bien sûr de réductions. Je recommande d’acheter les billets en ligne à l’avance, vous économiserez ainsi beaucoup de temps et de nerfs en évitant la file d’attente aux caisses.

4. Puis-je accéder à Passo Pordoi en hiver aussi ?

Oui, pendant les mois d’hiver, Passo Pordoi est l’une des artères clés pour l’immense circuit de ski Sellaronda. Vous pouvez y accéder aussi bien par les pistes aménagées qu’en voiture depuis Canazei ou Arabba. Les routes du col sont entretenues en permanence, mais l’équipement hivernal obligatoire (pneus neige et souvent aussi chaînes dans le coffre) est une nécessité absolue. Si vous n’êtes pas très confiant pour conduire dans la neige, vous pouvez également utiliser les skibus locaux. Ils fonctionnent de manière totalement fiable en saison et vous amèneront aux téléphériques en toute sécurité.

5. Y a-t-il des restaurants au sommet de Sass Pordoi et Piz Boè ?

Oui, juste à la sortie du téléphérique sur la Terrasse des Dolomites, vous trouverez le grand restaurant vitré Rifugio Maria et juste à côté le refuge traditionnel en pierre Rifugio Sass Pordoi. Au sommet même de Piz Boè (après avoir conquis le sommet de trois mille mètres) se trouve un autre petit refuge chaleureux Capanna Piz Fassa, où vous pourrez acheter des rafraîchissements simples. Si vous aimez les sucreries, prenez absolument un chocolat chaud ou un strudel maison au refuge. Les prix sont certes un peu plus élevés, mais pour cette sensation de chaleur et la vue fantastique, ça vaut le coup.

6. Puis-je emporter un drone pour filmer une vidéo ?

Ne le faites surtout pas ! Toute cette zone est une zone d’exclusion aérienne stricte pour les drones en raison de la protection de la nature et du mouvement des hélicoptères de secours. Les policiers italiens le contrôlent activement et si vous êtes pris, ils infligent des amendes astronomiques qui dépassent souvent 3000 euros, et votre appareil sera également confisqué. Comptez plutôt sur un appareil photo classique ou un smartphone performant. Vous ramènerez quand même des images fantastiques chez vous sans risquer de gâcher vos vacances et de vider votre portefeuille.

7. Sass Pordoi est-il sûr même pour les jeunes enfants ?

Oui, vous pouvez emmener sans problème même de jeunes enfants sur la terrasse panoramique à la station du téléphérique (2950 m), puisque vous franchissez le dénivelé en téléphérique sans effort et le terrain en haut est large. Le mal d’altitude n’apparaît généralement pas lors de visites aussi courtes, mais soyez prudent avec les tout-petits. Mais attention aux bords, les falaises sont abruptes et sans barrière, donc avec de jeunes enfants ne les quittez vraiment pas des yeux. Et n’essayez pas d’y amener une poussette, les pierres meubles vont l’avaler. Un porte-bébé est indispensable.

Adolf-Munkel-Weg, Dolomites (Italie) : 10 choses à voir et à faire

TL;DRL’Adolf-Munkel-Weg est un sentier en boucle facile dans le Val di Funes, au Tyrol du Sud, qui longe le massif des Odle sur 5 à 7 kilomètres, avec un dénivelé de seulement 200 à 400 mètres pour 3 à 4 heures de marche. Dix conseils clés couvrent la boucle classique par Geisler Alm et Zanser Alm, les points de vue photo sous les parois des Odle, le détour vers Roanergolu, la vallée de Tschantschenon avec ses cascades, la forêt de Cuecenes et la petite église emblématique de Sankt Magdalena. Le départ se fait depuis le parking de Zanser Alm (1685 m), où le stationnement coûte 8 EUR par jour ; visez de préférence la période de mai à septembre, sachant qu’octobre offre les plus belles couleurs des mélèzes. Le sentier convient aux chiens tenus en laisse et aux enfants à partir de 5 ans, mais reste impraticable avec une poussette.

Quand on évoque les Dolomites en Italie, beaucoup de gens visualisent immédiatement cette image iconique : des prairies verdoyantes, une petite église et, juste derrière, des tours rocheuses acérées et incroyablement verticales qui s’élèvent vers le ciel. Bienvenue dans le Val di Funes, le royaume du groupe des Odle. Et c’est précisément au pied de ces parois majestueuses, au cœur des Dolomites en Italie, que serpente l’Adolf-Munkel-Weg.

C’est tout simplement un itinéraire idéal. Il offre un maximum de panoramas pour un minimum de dénivelé, ce qui est plutôt rare dans les Dolomites 😅. L’Adolf-Munkel-Weg est certes assez plat et peu exigeant, mais le terrain est très caillouteux : avec une poussette, c’est impossible. En revanche, ce sentier se planifie très bien avec des enfants déjà grands, capables d’une randonnée un peu plus longue.

Si vous cherchez un parcours agréable de trois à quatre heures, faisable avec des chiens et offrant les décors les plus photogéniques de tout le Haut-Adige (Tyrol du Sud), vous êtes au bon endroit. Allez, je vous montre tout ce que vous devez savoir sur cette randonnée.

Résumé pour ceux qui n’ont pas le temps de tout lire

  • Où ça se trouve : la vallée du Val di Funes, Haut-Adige (Italie).
  • Distance et durée : la boucle fait environ 5 à 7 kilomètres selon la variante choisie et vous prendra 3 à 4 heures de marche tranquille.
  • Difficulté : facile à moyenne. Le dénivelé n’est que d’environ 200 à 400 mètres, mais le terrain est par endroits caillouteux, donc de bonnes chaussures sont indispensables.
  • Avec poussette et enfants : avec une poussette, c’est vraiment impossible à cause des pierres et des racines. Pour les bébés, il vous faut un porte-bébé ; les enfants plus âgés (à partir de 5 ans) feront le parcours tout seuls.
  • Avec un chien : les chiens sont autorisés, mais ils doivent rester strictement en laisse. Les vaches paissent en liberté dans les pâturages, et les vaches de montagne n’aiment pas du tout les chiens qui courent partout, croyez-moi 😅.
  • Parking : Zanser Alm, au bout de la vallée. En saison, il coûte 8 € par jour et je vous recommande d’arriver tôt le matin, sinon vous serez arrêté par les restrictions de circulation tout en bas de la vallée.
  • Interdiction des drones : vous êtes dans le parc naturel Puez-Geisler. Voler avec un drone y est strictement interdit, sous peine d’une amende pouvant atteindre 3000 €.

L’Adolf-Munkel-Weg, c’est quoi au juste ?

Bon, j’ai dû chercher toute cette histoire, parce que j’étais sincèrement curieuse de savoir d’où venait le nom de ce sentier. Adolf Munkel était un alpiniste allemand passionné, et ce chemin a vu le jour grâce à son initiative en 1894. Un petit sentier vieux de plus d’un siècle, sur lequel on fait encore la queue pour une photo (ça en dit long, non ?). Le sentier se faufile juste sous le groupe des Odle (Geisler en allemand), à travers des chemins forestiers et des prairies alpines, et tout au long du parcours, d’immenses tours calcaires gris-blanc veillent sur vous à votre droite.

Quand y aller et comment rejoindre le sentier

Le timing est une question vraiment cruciale dans les Dolomites en général (et ici en particulier). On peut facilement se retrouver bloqué à la barrière, alors voici quelques conseils pour l’éviter.

La saison idéale

La haute saison touristique dans les Dolomites s’étend de mai à septembre. À cette période, tous les refuges de montagne (rifugia) sont ouverts, la météo est la plus stable et la neige a depuis longtemps fondu en altitude. Mais sachez que vous ne serez pas seul sur le sentier. Surtout en août, quand les Italiens prennent leurs vacances nationales (Ferragosto), c’est vraiment bondé. Si vous le pouvez, je vous recommande de partir à l’automne, idéalement en octobre. Les mélèzes de la vallée se parent de tons dorés incroyables et le contraste avec les sommets enneigés des Odle est tout simplement magique. Au printemps, ce sont des milliers de crocus qui fleurissent, c’est superbe aussi. En hiver, en revanche, le sentier est officiellement fermé à cause de la neige et du risque d’avalanches en altitude, alors mieux vaut ne pas le prévoir à cette saison.

Arrivée en voiture à Zanser Alm

Le point de départ de la randonnée est le parking de Zanser Alm (Zannes), situé à 1685 mètres d’altitude, tout au bout de la vallée du Val di Funes. Vous traverserez le pittoresque village de Santa Maddalena et continuerez à monter jusqu’à ce que les barrières vous arrêtent. En haute saison, comptez 8 € par jour (ce qui est finalement un tarif plutôt sympathique pour les Dolomites). Mais il y a un énorme hic. La capacité de la vallée est limitée et dès que le parking est plein, la route est fermée en bas. D’après notre expérience, je vous conseille d’être à la barrière au plus tard à 8h00 du matin.

En bus, au calme et de manière écologique

Si vous voulez éviter le stress matinal du parking ou si vous voyagez sans voiture, le réseau de bus locaux est une excellente alternative. Depuis la petite ville voisine de Brixen (Bressanone), les lignes régulières 330 et 335 (plus d’infos sur le site officiel des transports du Haut-Adige) vous conduisent directement jusqu’au parking de Zanser Alm. Le trajet dure environ une heure et vous pouvez profiter sereinement des vues sur la vallée. Surtout en été, c’est selon moi nettement plus agréable que de se demander s’il reste encore une place sur le parking. Et la nature appréciera aussi.

Où se loger près du Val di Funes et à quel prix

Si vous voulez avoir les plus belles vues dès le réveil et être parmi les premiers sur le sentier, choisir un hébergement stratégique est essentiel. En saison, les prix dans cette région se situent en moyenne entre 100 et 200 € la nuit pour deux personnes, selon que vous optez pour un hôtel de luxe avec espace bien-être ou une ferme de montagne traditionnelle.

Au cœur même de la vallée se trouve le village de Santa Maddalena, absolument idéal. Vous y trouverez de nombreux « agriturismo » traditionnels (hébergements à la ferme) et de charmants B&B. C’est certes un secteur plus cher, mais vous économisez du temps de trajet et l’ambiance de la vallée vidée de ses visiteurs le soir en vaut vraiment la peine. Les pensions familiales comme l’Hotel Ranuimüllerhof, où l’on sert au petit-déjeuner des fromages maison de la ferme voisine, sont un excellent choix. Vous pouvez aussi essayer le très apprécié Proihof, qui a d’excellentes notes.

Si vous cherchez une base un peu moins chère ou plus animée, l’historique Brixen (dont vous pouvez en lire davantage sur Dolomiti.org) est un excellent choix. Elle se situe à seulement 15 à 20 minutes de voiture de l’entrée de la vallée. La ville offre bien plus de possibilités pour les soirées, un immense choix de restaurants et des prix d’hébergement souvent un peu plus doux. Une autre option populaire, bien qu’un peu plus éloignée (environ 30 minutes de route par un col de montagne), est la célèbre station d’Ortisei dans la vallée voisine du Val Gardena. Vous y trouverez de tout, des resorts de luxe aux simples appartements, mais il faut compter avec des trajets matinaux plus longs jusqu’au point de départ de la randonnée.

Vous cherchez des recommandations concrètes ? Nous réservons toujours nos hébergements via Booking.com, où l’on trouve d’excellentes offres et, si vous avez le statut Genius, vous obtenez de très bons prix même en haute saison.

Adolf-Munkel-Weg : 10 lieux et expériences à ne pas manquer en chemin

Passons à l’essentiel. Le sentier de l’Adolf-Munkel-Weg n’est pas seulement une histoire d’aller d’un point A à un point B, c’est une succession de petites expériences, de panoramas et de détours que vous croiserez en chemin. La plupart des gens choisissent la boucle classique au départ de Zanser Alm, qui rejoint le chemin numéro 35 et revient par les alpages. Voici 10 choses à ne pas rater.

1. La boucle classique Geisler Alm et Zanser Alm

La base absolue, que choisissent la plupart des randonneurs, est l’itinéraire en boucle d’environ 5 à 6 kilomètres. On part du parking de Zanser Alm par le sentier numéro 6, qui vous conduit rapidement directement sur le chemin principal de l’Adolf-Munkel-Weg (signalé comme l’itinéraire 35). Vous le parcourez juste sous les massifs rocheux jusqu’à l’embranchement vers le populaire refuge Geisler Alm, d’où vous redescendez ensuite en pente douce à travers des prairies fleuries et des chemins forestiers jusqu’au parking. C’est une boucle idéale, car vous ne revenez pas par le même chemin et vous avez constamment de nouveaux décors sous les yeux.

Cette boucle est un véritable juste milieu, parfaite quand on veut voir le meilleur sans s’épuiser complètement. Cela vaut la peine de l’étaler sur tout un après-midi, pour ne pas se presser et pouvoir faire quelques pauses supplémentaires.

2. Les vues sur les parois verticales des Odle

Le groupe des Odle, ce sont d’immenses aiguilles verticales qui culminent à plus de trois mille mètres, et quand on les regarde d’en bas, le cœur se met étrangement à battre plus fort. Une beauté impitoyablement immense, qui vous donne le sentiment de votre propre insignifiance 😅. En particulier l’après-midi, quand les rochers se teintent de tons orangés chaleureux, c’est un spectacle que vous n’oublierez jamais.

De plus, ces vues changent sans cesse au gré des nuages qui défilent. Tantôt les pics sont clairement éclairés, tantôt ils se cachent dans des ombres dramatiques, si bien que vous mitraillez photo sur photo, même en vous disant que vous en avez déjà assez.

3. La pause au Rifugio Geisler Alm

Le Rifugio Geisler Alm (un peu moins de 2 000 mètres d’altitude) n’est pas un refuge de montagne ordinaire. C’est une institution. Dès que vous sortez de la forêt, une immense prairie parfaitement tondue s’ouvre devant vous, parsemée de transats en bois surnommés « le cinéma ». Et le film projeté, ce sont justement les sommets des Odle, juste devant vous. On fait toujours une longue pause ici. Les enfants ont un super terrain de jeux, les adultes peuvent savourer une bière fraîche ou un Aperol Spritz en observant les vaches qui paissent juste à côté. C’est souvent bien rempli, mais l’espace est immense, donc vous trouverez sans problème votre petit coin.

Si vous y allez en haute saison et que vous voulez un vrai déjeuner à table, mieux vaut consulter au préalable leur site officiel pour vérifier les horaires d’ouverture. Mais un pique-nique sur l’herbe avec la plus belle vue du monde fonctionne aussi à merveille.

4. Le Rifugio Zanser Alm au départ et à l’arrivée

Juste à côté du parking de Zanser Alm se trouve le refuge du même nom, à 1685 mètres d’altitude (ils ont aussi leur propre site web avec les infos à jour). On peut l’utiliser comme point de ralliement le matin. On y prend un espresso italien bien serré et un morceau de strudel pour prendre des forces avant de partir. L’avantage, c’est qu’il fait aussi office d’excellent restaurant au retour. Quand vous arrivez fatigué de la randonnée, vous n’avez plus besoin de vous déplacer ailleurs : vous pouvez prendre un déjeuner tardif ou un dîner précoce directement ici, avant de remonter en voiture pour redescendre la vallée.

S’attabler en terrasse, alors que l’après-midi touche doucement à sa fin et que les touristes rentrent chez eux, a une ambiance formidable. On peut y manger copieusement et surtout simplement s’imprégner du calme de la montagne.

5. Les spots photo au pied des parois colossales

Si vous aimez la photo, ce sentier sera pour vous un véritable paradis. Vous trouverez les meilleurs spots photo environ à mi-parcours de l’itinéraire numéro 35, là où la forêt s’éclaircit un peu et forme des cadres naturels avec les branches des mélèzes et des pins sur fond de pics acérés. Si vous voulez avoir sur la photo ces galets clairs iconiques et les éboulis, vous verrez plusieurs petits sentiers tracés (souvent creusés par l’eau) qui mènent directement aux rochers. Respectez juste la nature, s’il vous plaît, et ne vous éloignez pas trop des chemins balisés, à cause de l’érosion des sols.

Chaque pas de côté peut endommager de précieuses fleurs alpines qui mettent des années à pousser dans ces conditions difficiles. Il suffit largement de photographier depuis les endroits déjà foulés : vous repartirez quand même avec des clichés magnifiques, que tout le monde vous enviera sur Instagram.

6. Le prolongement vers Roanergola (Roa Berg) pour les plus aguerris

Si la boucle classique de cinq kilomètres ne vous suffit pas et que vous avez envie de transpirer un peu, vous pouvez prolonger le parcours. Au lieu de bifurquer vers le bas en direction de Geisler Alm, continuez sous les parois et dirigez-vous vers la Forcella Roa (Roanergola). Ici, l’ombre de la forêt s’achève et commence un environnement de haute montagne plus rude, plein d’éboulis. Les vues depuis ce col vers les vallées environnantes sont absolument à couper le souffle, mais sachez qu’il s’agit d’une montée plus exigeante qui vous ajoutera au minimum deux heures de marche.

C’est un sacré effort cardio, alors n’oubliez pas de prévoir de l’eau et quelques en-cas supplémentaires. En récompense, vous aurez un sentier bien plus désert, où vous ne croiserez parfois pas âme qui vive pendant une heure entière.

7. Le détour vers la vallée de Tschantschenon

Un autre détour magnifique et nettement plus tranquille est l’itinéraire qui mène vers les pâturages et le ruisseau de Tschantschenon. C’est la partie est du sentier, tout au début du parcours si vous partez de Zanser Alm dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Vous y trouverez de superbes petites cascades et chutes du torrent de montagne. Lors des chaudes journées d’été, c’est l’endroit parfait pour rafraîchir vos pieds fatigués dans l’eau glacée, ce que vous apprécierez autant que vos compagnons à quatre pattes. Il y a beaucoup moins de monde qu’au refuge principal de Geisler Alm.

Cette petite vallée est un petit trésor caché, où l’on peut se réfugier quand le sentier principal est trop fréquenté. Même un simple sandwich sorti du sac à dos y a le goût d’un plat de restaurant étoilé, quand on l’accompagne du murmure de l’eau.

8. La forêt de sapins et de mélèzes de Cuecenes

Une grande partie de l’Adolf-Munkel-Weg traverse les forêts matures de la région appelée Cuecenes. On pourrait croire que marcher en forêt n’a rien d’extraordinaire en montagne, mais c’est tout le contraire. Ces forêts offrent une ombre bien nécessaire pendant les chaudes journées d’été. Et surtout, à l’automne, les mélèzes qui constituent une grande partie du couvert se parent de tons orangés et jaunes incroyables. Traverser ce tunnel doré, à travers lequel filtre le soleil de montagne, est sans doute l’une des expériences les plus romantiques que les Dolomites puissent offrir.

9. La petite église de Sankt Magdalena sur le chemin de la montée

Ce conseil ne se trouve certes pas directement sur le sentier de haute montagne, mais vous ne pouvez tout simplement pas le manquer. Lorsque vous monterez le matin en voiture vers le parking de Zanser Alm, vous traverserez le village de Sankt Magdalena (Santa Maddalena). Arrêtez-vous au point de vue au-dessus du village. C’est précisément de là que se photographie cette vue mondialement célèbre de la petite église isolée avec le massif des Odle en arrière-plan, celle que vous connaissez de tous les guides et calendriers.

Sachez toutefois que les meilleurs spots sont assez bondés dès le petit matin. Il faut parfois un peu de patience pour ne pas attraper dans le cadre le sac à dos de quelqu’un ou une main avec un téléphone, mais cette photo vaut vraiment l’attente.

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3 hébergements — hôtels et autres options d’hébergement

10. La variante par le chemin supérieur du Brogleshütte

Pour les marcheurs vraiment chevronnés, il existe encore une variante, nettement plus longue, pour découvrir cette région. Depuis l’Adolf-Munkel-Weg, vous pouvez rejoindre les chemins menant vers le refuge Brogleshütte. Ce refuge se trouve à l’extrémité ouest du groupe des Odle (en direction de la crête de la Seceda). Le chemin pour y accéder est déjà une excursion à la journée avec un dénivelé assez important, mais en récompense, vous aurez des vues sur les montagnes sous un angle totalement différent et inédit. En chemin, vous découvrirez le visage plus sauvage des Dolomites et croiserez seulement une fraction des touristes.

Le versant ouest du massif est très tentant et mérite vraiment une excursion à part entière. Si vous avez plus de temps et la condition physique, intégrez-le absolument à vos plans.

Peut-on faire l’Adolf-Munkel-Weg avec des enfants et des chiens ?

C’est une question que vous nous posez très souvent. Avec de jeunes enfants comme avec des chiens, l’accessibilité des sentiers est un sujet essentiel. Qu’en est-il concrètement de cette randonnée ?

💡 Astuce : dans presque tous les téléphériques et bus, on exige une muselière pour les chiens (vous en achèterez pratiquement partout, même directement aux stations inférieures). C’est souvent agaçant : on vous demande la muselière même si vous voyagez tout seul dans la cabine. Quand plusieurs téléphériques vous attendent à la suite, il est souvent plus pratique de laisser les chiens se reposer à l’hébergement.

La randonnée avec des enfants, petits comme grands

Comme je l’ai déjà mentionné en introduction, l’Adolf-Munkel-Weg n’est en aucun cas adapté aux poussettes. Même pas aux poussettes tout-terrain. Le sentier suit d’étroits chemins forestiers, parsemé de racines saillantes, de grosses pierres et, par endroits, de marches ou de ravines creusées par l’eau. Avec une poussette, vous seriez coincé dès les cent premiers mètres.

En revanche, si vous prenez pour votre bébé ou bambin (environ jusqu’à 2-4 ans) un bon porte-bébé ou un porte-bébé de randonnée à armature, c’est le choix idéal. Le dénivelé n’est pas du tout drastique, donc vous le gérerez assez tranquillement avec le porte-bébé sur le dos. Pour les enfants plus âgés (environ à partir de 5 ans), ce parcours est tout simplement formidable. Il est suffisamment varié : tantôt on marche en forêt, tantôt on saute de pierre en pierre, on croise des vaches au pâturage et, à l’arrivée au refuge Geisler Alm, un immense terrain de jeux les attend. Ils ne s’ennuieront certainement pas.

Les chiens sur le sentier

Les Dolomites font partie des excellentes destinations pour voyager avec son chien, et l’Adolf-Munkel-Weg est l’un de ces sentiers dog-friendly. Le terrain est plus qu’agréable pour les coussinets canins. Il n’y a pas d’escalade exposée sur des échelles ni d’éboulis tranchants qui pourraient leur abîmer les pattes, et vous n’avez pas besoin de trimballer beaucoup d’eau, car vous croiserez en chemin plusieurs ruisseaux et cascades où les chiens pourront boire sans problème.

Vous devez toutefois respecter strictement une règle : les chiens doivent rester en permanence en laisse. Le sentier traverse des alpages où le bétail se déplace librement. Les vaches en montagne peuvent être assez territoriales et si un chien venait à courir librement vers elles, cela pourrait mal se terminer. Pas besoin de transporter beaucoup d’eau : il y a plusieurs petits ruisseaux et cascades en chemin où les chiens pourront boire sans souci. Attention juste pendant les mois d’été : même à ces altitudes, on peut attraper des tiques, donc la prévention est de mise.

Que goûter dans les refuges de montagne (rifugia)

La cuisine des Dolomites italiennes est, selon moi, la meilleure de toute l’Italie, et quiconque n’est pas d’accord n’a tout simplement pas encore goûté de vrais Knödel après une rando de quatre heures 😄. On y mélange la légèreté italienne à la générosité autrichienne et tyrolienne, ce qui, après quelques heures de montée, est exactement ce dont votre corps a besoin. Quand vous vous installerez en terrasse au Rifugio Geisler Alm ou au Zanser Alm, goûtez absolument les spécialités locales.

Les grands classiques, ce sont les Knödel (boulettes de pain) : outre celles au lard (Speckknödel), on en fait aussi au fromage et aux épinards, servies soit dans un bouillon corsé, soit simplement nappées de beurre fondu et parsemées de ciboulette. C’est une bombe calorique, mais incroyablement bonne. Si vous préférez quelque chose de plus italien, commandez des Schlutzkrapfen. Ce sont des raviolis farcis, le plus souvent aux épinards et à la ricotta, nappés de beurre et saupoudrés de parmesan.

Un autre classique local est la copieuse polenta de maïs avec un ragoût de champignons et du fromage de montagne fondu. Et comme nous sommes au Tyrol du Sud, réputé pour ses pommes, impossible de finir sans un véritable Apfelstrudel chaud (strudel aux pommes) servi avec une vraie crème anglaise à la vanille. D’ailleurs, beaucoup de fermes et de refuges de la vallée font partie de l’association Roter Hahn (le Coq Rouge), ce qui garantit une cuisine à base de produits locaux, maison et authentiques.

Conseils pratiques avant de lacer vos chaussures de rando

Quelques choses qu’il vaut mieux savoir à l’avance dans les Dolomites (rien de bien méchant, mais je préfère vous prévenir) :

  • L’interdiction coûteuse des drones : si vous faites partie des passionnés de photos en vue aérienne, laissez plutôt votre drone bien au fond de votre sac. Le Val di Funes fait partie du parc naturel protégé Puez-Geisler et une interdiction stricte de vol y est en vigueur. Les rangers locaux surveillent ça de très près et si vous vous faites prendre, vous risquez une amende sans pitié pouvant atteindre 3000 €. Pour un seul cliché Instagram, ça n’en vaut vraiment pas la peine.
  • Des chaussures pour l’humide et les pierres : même si le sentier est relativement facile, on marche souvent sur des pierres qui sont très glissantes le matin ou après la pluie. Oubliez vraiment les baskets de ville et prenez de bonnes chaussures de randonnée avec une semelle adhérente.
  • Les bâtons de randonnée : avec Lukáš, on les utilise un peu partout dans les Dolomites. En franchissant les irrégularités du terrain sur l’Adolf-Munkel-Weg, ils soulagent énormément vos genoux.
  • Eau potable : vous pouvez remplir votre gourde au début, près du parking, mais aussi en chemin dans les refuges de montagne. Pas besoin de porter inutilement de lourdes bouteilles pour toute la journée.

Astuces et conseils pour un voyage sans accroc

Avant même d’arriver au départ de votre randonnée en montagne, mieux vaut avoir réglé le transport, la voiture et toute la logistique indispensable. Voici les services éprouvés sur lesquels nous ne tarissons pas d’éloges.

Où trouver des billets d’avion pour l’Italie

Si vous ne venez pas en voiture, les grands aéroports les plus proches sont ceux de Venise ou de Bergame, tous deux bien desservis depuis Paris et les grandes villes françaises (avec des compagnies comme Vueling, Transavia ou easyJet). Cherchez les vols pas chers sur Kiwi, c’est notre portail préféré.

Location de voiture en Italie

Pour se déplacer dans les Dolomites, la voiture est indispensable (à moins de vouloir dépendre uniquement des bus locaux). Avec Lukáš, nous avons depuis longtemps une bonne expérience avec DiscoverCars, que nous utilisons partout dans le monde.

N’oubliez pas l’assurance

La montagne est imprévisible et une bonne assurance est la base. Nous utilisons depuis longtemps SafetyWing.

Internet à l’étranger

Hors d’Europe, nous gérons toujours les données via une eSIM ; au sein de l’UE, le roaming s’applique certes, mais il est parfois utile d’avoir une solution de secours. Jetez un œil à notre Holafly.

Où aller ensuite dans les Dolomites

Si vous restez plusieurs jours dans le Val di Funes, consultez absolument notre guide complet dédié au Val di Funes et à Santa Maddalena, où vous trouverez d’autres conseils de points de vue et de lieux dans la vallée.

Depuis la vallée voisine du Val Gardena, vous pouvez vous lancer sur ce qui est peut-être la plus célèbre randonnée de crête de toutes les Alpes : jetez un œil à notre guide de la Seceda.

Vous voulez une vue d’ensemble de ce qu’il y a à faire dans cette région ? Nous avons rédigé pour vous l’article Que faire dans les Dolomites, où nous partageons nos lacs, cols et villages préférés. Et pour d’autres idées de randonnées, ne manquez pas nos 5 idées de sentiers de randonnée dans les Dolomites italiennes pour tous.

FAQ (Questions fréquentes)

Quelle est la longueur du sentier Adolf Munkel Weg ?

Le circuit classique et le plus apprécié mesure environ 5 à 6 kilomètres selon le refuge où vous commencez et le chemin que vous empruntez pour revenir du circuit. Comptez environ 3 à 4 heures de marche effective sans pauses prolongées.

Quel est le dénivelé du sentier ?

Le dénivelé est très raisonnable pour les Dolomites, vous ne monterez et descendrez qu’environ 200 à 400 mètres au total. Le sentier suit principalement les courbes de niveau le long du pied des montagnes.

Peut-on faire le sentier avec une poussette ?

Non, le sentier est totalement inadapté aux poussettes. Le chemin est parsemé de pierres, de racines saillantes et de marches. Pour les tout-petits, nous recommandons un porte-bébé ou un sac à dos de randonnée.

Combien coûte le parking à Zanser Alm ?

En haute saison estivale, comptez 8 EUR par jour pour une voiture. Il est conseillé d’avoir de l’espèces sur vous, même si les distributeurs acceptent généralement les cartes.

Les chiens sont-ils autorisés sur le sentier ?

Oui, les chiens sont les bienvenus sur le sentier, mais pour des raisons de protection de la nature et du bétail en pâturage, ils doivent impérativement être tenus en laisse pendant toute la durée du séjour dans le parc naturel.

Quelle est la meilleure période pour visiter ?

Pour la randonnée classique, les mois de juillet à septembre sont idéaux. Pour les amateurs de photographie, je recommande octobre, lorsque les forêts de mélèzes locales se parent de magnifiques teintes dorées. En hiver, le sentier est généralement fermé en raison de la neige.

Est-il possible de dormir sur le sentier ?

Le camping sauvage est strictement interdit dans le parc naturel. Vous pouvez toutefois passer la nuit dans l’un des hébergements en bas dans la vallée ou, sur réservation préalable, dans l’un des refuges de montagne à proximité du sentier.

Croda da Lago et Lago Federa, Dolomites : 10 choses à voir et à faire

TL;DRLe massif de la Croda da Lago, classé à l’UNESCO, et son lac turquoise Lago Federa, perché à 2034 m d’altitude, offrent une alternative bien moins fréquentée que le Lago di Sorapis, au sud-ouest de Cortina d’Ampezzo. Voici 10 idées de visites et de randonnées : du classique trek depuis le Passo Giau (3 heures, 350 m de dénivelé) à la grande boucle d’une journée depuis Ponte de Ru Curto (5 à 6 heures), sans oublier une nuit au refuge Rifugio Palmieri, posé au bord de l’eau. Visez fin octobre, quand les mélèzes se teintent d’or : c’est la période la plus spectaculaire. Le parking au Passo Giau coûte 5 euros pour 3 heures. Les drones sont formellement interdits au-dessus du lac, sous peine d’une amende pouvant atteindre 3000 euros.

Quand on évoque les lacs de montagne autour de Cortina d’Ampezzo, dans les Dolomites en Italie, la plupart des gens pensent d’abord au célèbre Lago di Sorapis. Il est magnifique, ça ne fait aucun doute, mais en pleine saison on s’y croirait sur les Champs-Élysées un jour de soldes. Si tu cherches une alternative plus paisible, où tu ne seras pas écrasé par les foules de touristes, je dois t’emmener dans l’un de nos endroits préférés de toutes les Dolomites. Croda da Lago et le lac Lago Federa qui s’étend à ses pieds sont exactement le genre d’endroit pour lequel on revient encore et encore en Italie. ☺️

Depuis Cortina, ce n’est pas loin du tout et une randonnée superbe t’attend, où se succèdent forêts profondes, parois rocheuses dramatiques et, au bout, la récompense : un lac d’un bleu turquoise bordé de mélèzes dorés. Avec Lukáš, nous y sommes allés avant la naissance de notre petit Jonáš. C’est une vraie randonnée, qui peut facilement te prendre cinq à six heures, alors avec notre petit garnement d’un an, on va se l’épargner cette année et la garder idéalement pour l’an prochain, quand il sera un peu plus grand.

Je te dévoile tout de suite ce que tu trouveras dans cet article : où te garer, quel chemin emprunter pour éviter le plus gros dénivelé, où poser ta tête et quoi manger au refuge. Et je te préviens aussi d’une erreur qui pourrait te coûter des milliers d’euros. 😉

Résumé pour ceux qui n’ont pas le temps de tout lire

Si tu boucles déjà ton sac à dos et que tu as juste besoin d’un aperçu rapide, voici les points les plus importants :

  • Où c’est : Un massif montagneux au sud-ouest de Cortina d’Ampezzo, dans la région italienne de Vénétie.
  • L’attraction principale : Le lac turquoise Lago Federa à 2034 m d’altitude et le refuge de montagne Rifugio Palmieri Croda da Lago.
  • Difficulté : Moyenne. La boucle classique prend 5 à 6 heures, mais on peut la raccourcir à 3 heures depuis le Passo Giau. Ce n’est pas adapté aux poussettes, mais les enfants plus grands (8 ans et +) y arrivent sans problème.
  • Quand y aller : Le plus beau, c’est en automne (fin octobre), quand les mélèzes jaunissent. En été, c’est un conte de fées alpin classique, et en hiver on y vient en raquettes.
  • Avertissement important : Le survol par drone est strictement interdit au-dessus du lac, les amendes grimpent jusqu’à 3000 euros.

Qu’est-ce que Croda da Lago et Lago Federa, au juste ?

Le nom lui-même peut un peu te dérouter au départ. Croda da Lago n’est en effet pas un lac, même si le mot « Lago » le laisse penser, mais un impressionnant massif montagneux faisant partie du patrimoine mondial de l’UNESCO, dont les sommets dentelés s’élèvent bien au-dessus du paysage. Le lac turquoise lui-même, que tout le monde cherche dans cette région, s’appelle Lago Federa et se trouve juste au pied de ces roches majestueuses, à 2034 mètres d’altitude.

C’est justement cette combinaison de pics acérés des Dolomites et de surface d’eau paisible, dans laquelle les roches se reflètent, qui nous a littéralement cloués sur place avec Lukáš — moi je dégaine l’appareil photo, lui regarde bouche bée et aucun de nous ne veut bouger. Au bord du lac se dresse en plus un refuge de montagne emblématique, que tu connais peut-être sous le nom de Rifugio Gianni Palmieri. C’est un refuge parfait où te reposer, savourer un excellent repas ou même passer la nuit et te réveiller au petit matin, quand la brume s’élève au-dessus de l’eau et qu’il n’y a pas âme qui vive à la ronde.

Quand partir en randonnée et quelle météo prévoir

Honnêtement ? Savoir quand partir, c’est peut-être le plus grand dilemme que l’on résolvait avant chaque voyage dans les Dolomites. Chaque saison y est totalement différente et on se disait à chaque fois que c’était la meilleure. Mais tu dois garder à l’esprit que la météo à plus de 2000 mètres d’altitude peut être très imprévisible.

Si tu t’y rends pendant la saison estivale classique, c’est-à-dire de mai à septembre, tu auras droit à des pâturages verdoyants, des prairies alpines en fleurs et des températures agréables pour marcher. Mais je dois t’avouer qu’août est l’apogée absolu des vacances italiennes (le fameux Ferragosto), donc même ici les sentiers seront animés, quoique toujours incomparablement moins qu’au Lago di Sorapis tout proche.

Mais notre période préférée, c’est l’automne. Fin octobre, les mélèzes qui bordent le lac se parent en effet de nuances incroyables d’or et d’orange, ce qui, en contraste avec l’eau turquoise et les roches blanches, donne l’impression que quelqu’un l’a peint sous Photoshop. En hiver, les sentiers sont certes sous la neige et le refuge est généralement fermé, mais la région devient une destination prisée pour les sorties en raquettes. Avant une excursion hivernale, n’oublie simplement pas de consulter la webcam de Croda da Lago, histoire de connaître l’état actuel de l’enneigement.

Comment se rendre à Croda da Lago (3 itinéraires principaux)

Franchement, nous aussi on s’est un peu perdus au début entre les différents points de départ, alors on a sélectionné pour toi les trois variantes les plus populaires. Il y a plusieurs façons d’atteindre le lac et tout dépend de ta condition physique et du temps dont tu disposes.

Depuis le Passo Giau (le plus court et le plus panoramique)

Si tu cherches le chemin le plus simple avec le meilleur rapport effort/panorama, pars du col de montagne Passo Giau. Le sentier passe par la Forcella Giau et l’itinéraire complet aller-retour te prendra environ 3 heures de marche tranquille avec un dénivelé agréable d’environ 350 mètres. L’avantage, c’est que le départ se fait déjà en altitude, donc aucune montée brutale en forêt ne t’attend et tu profites la plupart du temps de panoramas grandioses. Le stationnement au col coûte environ 5 euros pour 3 heures.

Depuis Ponte de Ru Curto (le juste milieu)

C’est le grand classique, autrement dit la fameuse boucle de Croda da Lago. On démarre au petit parking près du pont Ponte de Ru Curto, qui se trouve juste au bord de la route reliant Cortina au Passo Giau. L’itinéraire te fait d’abord traverser une forêt dense, puis tu franchis des ruisseaux de montagne et tu finis par monter jusqu’au lac. La boucle complète prend 5 à 6 heures et c’est une excursion d’une journée absolument splendide, que nous recommandons si tu veux vraiment te dépenser.

Depuis le parking Olympia à Cortina (pour les puristes)

Si tu as envie d’une excursion vraiment longue et exigeante sur la journée, tu peux partir du parking Olympia, directement en bordure de Cortina. Mais prévois de marcher dans une vallée très profonde et de grimper une bonne dose de dénivelé supplémentaire. Le stationnement ici pour la journée revient à environ 10 euros. C’est plutôt une option pour ceux qui aiment la solitude en forêt avant d’arriver au massif lui-même.

Où se loger à proximité et combien ça coûte

Pour explorer cette région, le plus stratégique est de choisir un hébergement dans l’un des villages de la vallée, d’où tu n’es qu’à quelques minutes de voiture du départ des sentiers. Côté prix, l’hébergement dans cette zone est plutôt élevé (Cortina reste une destination premium), mais en dehors d’août on peut aussi trouver des options raisonnables.

Cortina d’Ampezzo est le choix numéro un absolu. D’ici, le Passo Giau est à environ 15 à 20 minutes de route par de superbes lacets. Si tu aimes l’histoire et un peu de luxe alpin, jette un œil à l’emblématique Hotel de la Poste en plein centre, ou au très agréable Franceschi Park Hotel. Loger à Cortina, c’est avoir sous la main les meilleurs restaurants et cafés pour se détendre le soir après la rando.

Une alternative à la chère Cortina, c’est le village de San Vito di Cadore, situé un peu plus au sud. C’est un peu plus calme, les tarifs des nuitées sont sensiblement plus bas et tu restes très proche des sentiers. Une autre belle possibilité est Alleghe, un village au bord du lac, juste au pied du massif de la Marmolada. On peut recommander par exemple le familial Chalet al Lago, d’où il faut certes un peu plus de temps en voiture pour rejoindre le départ de notre rando, mais l’ambiance du lac en vaut largement la peine. Une semaine d’hébergement pour deux en saison estivale dans cette région revient généralement entre 1000 et 1600 euros, selon le niveau de confort, évidemment.

Croda da Lago : 10 idées de meilleures choses à voir et à faire

Maintenant que tu sais comment venir ici et où poser ta tête, allons voir ce que la région offre de mieux. La rando ne consiste en effet pas seulement à atteindre le lac et faire demi-tour : il y a une foule de détours, de points de vue cachés et d’expériences qu’il serait dommage de manquer.

1. La randonnée classique du Passo Giau jusqu’au lac

C’est la base absolue, accessible même à un randonneur de niveau moyen. Le chemin du Passo Giau jusqu’au lac est splendide, car il te mène à travers des pâturages d’altitude pleins de marmottes. Le dénivelé de 350 mètres n’a rien de terrifiant et les panoramas qui s’ouvrent devant toi une fois le col de la Forcella Giau franchi te coupent littéralement le souffle. Avec Lukáš, on a dû prendre un million de photos avant même d’arriver à l’eau.

En chemin, tu croiseras en effet un nombre incroyable de marmottes, qui se prélassent sur les rochers ou sifflent vers toi de loin. Kája et Baby en étaient complètement folles, même si elles devaient évidemment marcher sagement en laisse tout le temps. Cet instant où tu bascules enfin par-dessus la crête et où tu aperçois la vallée comme sur la paume de ta main, ça vaut chaque goutte de sueur.

2. L’expérience au refuge Rifugio Palmieri Croda da Lago

Juste au bord du lac se dresse un pittoresque refuge en pierre (connu sous le nom de Rifugio Gianni Palmieri). Si tu veux repartir avec un souvenir vraiment inoubliable, essaie d’y réserver une nuit. C’est souvent complet des mois à l’avance, alors ne le laisse pas à la dernière minute. Se réveiller en montagne, quand les premiers rayons du soleil illuminent la surface de l’eau et que tu sirotes ton espresso italien du matin, c’est tout simplement fantastique.

Le personnel local est en plus terriblement gentil et chaleureux, on s’y sent aussitôt comme à la maison. Au dîner, on sert des spécialités montagnardes locales et l’ambiance autour des grandes tables en bois communes, où chacun échange ses aventures de la journée, a un charme incroyable. Garde simplement en tête que l’eau chaude sous la douche, à ces altitudes, c’est un peu une loterie.

3. La photo emblématique depuis le ponton en bois

Au bord du lac, tu trouveras un petit ponton en bois, comme posé là exprès pour que les gens photographient le reflet parfait des pics acérés sur la surface de l’eau. Vers midi, il y a souvent un peu la queue, mais ça vaut l’attente. Nous sommes arrivés au ponton assez tôt le matin, l’eau était calme comme un miroir et si glacée qu’en y trempant juste un doigt, on a failli se geler. 😅

Si tu ne veux pas de têtes inconnues sur ta photo, je te conseille vraiment de te lever tôt. La lumière est de toute façon la plus belle au petit matin et le soleil doré qui frappe lentement les parois rocheuses d’en face crée un décor qu’aucun filtre Instagram ne saurait remplacer. Lukáš y a ensuite passé une bonne vingtaine de minutes avec l’appareil avant d’être totalement satisfait de sa composition.

4. Explore le sentier depuis le parking Olympia

Si tu aimes les balades en forêt dense, donne sa chance à l’itinéraire depuis le parking Olympia. Oui, il est bien plus long, mais il t’offre une tout autre perspective sur les montagnes. C’est une belle sensation, quand tu montes des heures durant entre les arbres, à n’écouter que le craquement des brindilles sous tes pieds, et que soudain la forêt s’écarte et que cette immense muraille rocheuse surgit devant toi.

Sur cet itinéraire, tu croiseras vraiment un minimum de gens, ce qui en fait le choix idéal pour ceux d’entre vous qui cherchent le calme et le silence en montagne. En chemin, tu remarqueras aussi de petits ruisseaux et des passerelles en bois, ça donne presque un côté féerique. Prends juste de très bonnes chaussures, car les racines des arbres peuvent y être bien glissantes, surtout après la rosée du matin.

5. Pour les confirmés : la Via ferrata della Strafala

Pour ceux à qui la marche ordinaire ne suffit pas, la région cache une voie équipée, la Via ferrata della Strafala. Avec les chiens, on l’a évidemment laissée de côté, mais renseigne-toi à l’avance sur les conditions actuelles, car selon les guides locaux elle offre des vues plongeantes sur des gorges profondes que tu ne vivras nulle part ailleurs.

Cette voie équipée n’est pas extrêmement difficile, mais tu as absolument besoin d’un équipement complet de via ferrata, casque et baudrier compris. Les vires rocheuses y sont parfois exposées, donc si tu as le vertige, mieux vaut rester sur la randonnée classique autour du lac. Mais si tu te lances là-haut, une expérience incroyable t’attend entre les tours calcaires acérées.

6. Le détour vers le col Forcella Ambrizzola

Une fois que tu auras profité du lac et bu une bière au refuge, relève-toi encore un instant et avance un peu plus loin jusqu’au col Forcella Ambrizzola. Ce n’est qu’à environ 20 minutes de montée douce depuis le lac, mais la vue qui s’ouvre devant toi n’a pas de prix. Tu y verras un immense pan des Dolomites, et même le glacier de la Marmolada au loin.

Avec Lukáš, l’endroit nous a tellement plu qu’on a déballé notre casse-croûte sur une grande pierre plate et qu’on s’est contentés de contempler le paysage. De ce point partent d’ailleurs des chemins vers d’autres vallées, donc si tu décidais de passer plusieurs jours en montagne, c’est un excellent point de départ. Il y vente la plupart du temps, alors glisse absolument une veste coupe-vent dans ton sac.

7. Admire le paysage lunaire de Lastoi de Formin

Si tu te lances sur la boucle complète de Croda da Lago, ton chemin passera aussi par le fascinant plateau de Lastoi de Formin. C’est une immense dalle calcaire qui rappelle davantage un paysage lunaire que des montagnes terrestres. Les roches y sont étrangement fissurées et donnent une impression incroyablement rude. Kája et Baby y sautillaient, désorientées, d’une pierre à l’autre.

Le contraste entre cette nature grise et aride et la vallée verte avec son lac saute tout simplement aux yeux. Le chemin sur la dalle n’est pas des mieux balisés et, par mauvaise visibilité, je serais extrêmement prudente. Mais quand la météo est de la partie, on se croirait par moments des astronautes en mission d’exploration sur une planète lointaine.

8. Attends l’Enrosadira au coucher du soleil

L’Enrosadira est un phénomène qui a rendu les Dolomites célèbres dans le monde entier. C’est un effet optique où, au coucher (ou au lever) du soleil, les roches calcaires se parent de nuances incroyables de rose et de violet. S’attarder au bord du Lago Federa jusqu’au soir, c’est de la romance du plus haut niveau. N’oublie simplement pas tes lampes frontales pour le retour à la voiture.

Cette merveilleuse palette de couleurs ne dure pas longtemps, généralement quelques dizaines de minutes seulement, avant que le soleil ne disparaisse définitivement derrière l’horizon. C’est pourquoi il vaut mieux avoir repéré à l’avance un bon endroit pour photographier ou s’asseoir. Mais dès que les ombres s’épaississent, la température peut chuter de dix degrés, donc une couche chaude est absolument indispensable, même s’il faisait une chaleur estivale dans la journée.

lukas a lucka
Lukáš et Lucie recommandent
Où se loger près de Croda da Lago et Lago Federa
5 hébergements — hôtels et autres options d’hébergement
⭐ CHOIX TOP 🏔️ Mountain
Rifugio Gianni Palmieri (Rifugio Palmieri Croda da Lago)
Pittoresque refuge de montagne en pierre situé directement au bord du lac Lago Federa à 2034 m d’altitude. Offre un hébergement avec un réveil inoubliable, lorsque les premiers rayons du soleil illuminent la surface du lac. Spécialités montagnardes locales servies comme la polenta gröstl. Le refuge est généralement ouvert de mi-juin à fin septembre.
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🏨 Hotel
Hotel de la Poste
Hôtel emblématique au centre de Cortina d’Ampezzo offrant histoire et luxe alpin. Point de départ idéal pour le trek vers Croda da Lago (15-20 minutes en voiture jusqu’au Passo Giau).
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🏨 Hotel
Franceschi Park Hotel
Hôtel très agréable à Cortina d’Ampezzo. Après la randonnée, vous y trouverez les meilleurs restaurants et cafés pour vous détendre en soirée. Distance jusqu’au Passo Giau environ 15-20 minutes en voiture.
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🏡 Chalet
Chalet al Lago
Chalet familial au bord du lac à Alleghe, situé directement sous le massif de la Marmolada. Offre une excellente atmosphère lacustre, bien que le trajet en voiture jusqu’au début du trek soit un peu plus long que depuis Cortina. Hébergement à la semaine pour deux en saison estivale coûte généralement entre 1 000 et 1 600 €.
★★★★ de 1 000 – 1 600 €/semaine
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9. La raquette à neige en hiver sous les sommets enneigés

Cet endroit a de quoi offrir, même sous la neige. La randonnée hivernale en raquettes est incroyablement magique : partout règne un silence de cathédrale et la neige crisse sous les pieds. Le refuge lui-même est en général fermé en hiver et le lac sous une épaisse couche de glace, mais cette nature hivernale brute vaut bien l’effort. Renseigne-toi cependant à l’avance sur le risque d’avalanche et vérifie la webcam de Croda da Lago évoquée plus haut.

Se déplacer en raquettes est en fait très agréable et ne nécessite aucun entraînement compliqué : il suffit de lever les pieds un peu plus haut que d’habitude. Si tu n’oses pas te lancer seul dans une ascension hivernale, de nombreux guides de montagne locaux opèrent à Cortina et t’accompagneront en y ajoutant des récits captivants sur l’histoire de la région. Pas à pas dans cette étendue blanche, c’est une détente extraordinaire pour la tête.

10. Combine la rando avec la route panoramique du Passo Giau

Le trajet pour rejoindre la rando peut être une expérience en soi. Le col du Passo Giau est l’une des plus belles routes de montagne d’Europe, pleine de virages serrés et de panoramas époustouflants. Je te conseille de te garder un peu de temps pour profiter de la vue en chemin. Arrête-toi aux points de vue et savoure cette véritable ambiance montagnarde italienne.

Je préviens juste que cette route est très prisée des motards et des cyclistes, donc en tant que conducteur tu dois rester constamment sur tes gardes. En haut du col, il y a un super café où, en redescendant des montagnes, on aime toujours s’offrir en récompense un vrai cappuccino italien et un croissant moelleux. Et n’oublie pas de prévoir de la monnaie pour le parking payant.

Croda da Lago avec des enfants et nos chiens (Kája et Baby)

Si tu suis notre blog régulièrement, tu sais qu’on voyage avec notre petit Jonáš. Comme je l’ai mentionné au début, avec un bambin de deux ans dans le porte-bébé, une randonnée de cinq heures avec un tel dénivelé est une affaire assez exigeante, c’est pourquoi on la garde pour quand il sera plus grand. Et n’essaie surtout pas de venir ici avec une poussette, le terrain est très pierreux et par endroits tu tomberas sur des racines bien gênantes.

💡 Astuce : Dans presque tous les téléphériques et bus, on exige une muselière pour les chiens (tu en achètes pratiquement partout, même directement aux stations de départ). Honnêtement, ça nous a pas mal agacés — ils la voulaient même quand on était tout seuls dans la cabine. Quand plusieurs remontées s’enchaînaient, on préférait laisser Kája et Baby se reposer au camping.

Cela dit, pour les familles avec des enfants plus grands, disons à partir de huit ans, c’est une parfaite alternative aux sentiers de via ferrata bondés. Les enfants ont adoré la variété du paysage et la perspective du lac avec un bon repas au refuge les motive, selon nous, bien plus que n’importe quel argument d’adulte.

Et nos compagnons à quatre pattes ? Kája et Baby ont absolument adoré cette rando. Mais il y a une règle très importante : les chiens doivent impérativement rester en laisse en permanence. Autour du lac et dans les pâturages alentour vit une énorme colonie de marmottes des montagnes, et les rangers locaux sont vraiment allergiques aux chiens en liberté. L’itinéraire est en revanche très agréable pour les chiens, les passages forestiers ombragés alternant avec le soleil ; fais juste attention aux pierres coupantes dans les éboulis.

Quoi goûter au Rifugio Palmieri

L’une des meilleures choses quand on randonne en Italie, c’est que peu importe la montagne que tu gravis, il y a presque toujours une nourriture fantastique qui t’attend là-haut. Le Rifugio Palmieri ne fait pas exception. Leur cuisine, c’est exactement ce mélange de passion italienne et de générosité tyrolienne dont tu as besoin après plusieurs heures de marche.

Je recommande vivement de goûter la spécialité locale, le polenta gröstl. C’est une polenta frite délicieusement croustillante, dans laquelle on mélange des morceaux de bonne viande locale, de l’oignon et du fromage. C’est certes une bombe calorique, mais avec Lukáš on a failli se battre pour. Accompagne-la d’un verre de Vino d’Ampezzo, le vin local de la région, qui te réchauffera agréablement. Et si tu préfères les classiques, leurs pâtes maison ou leur strudel aux pommes avec sa sauce vanille sont absolument irréprochables.

Infos pratiques, prix et règles (Interdiction des drones !)

Avant de partir en montagne, c’est toujours bien d’avoir quelques infos pratiques, pour qu’aucune surprise ne t’attende sur place. Voici ce que nous avons découvert pendant notre voyage :

  • Stationnement : Les places près des points de départ se remplissent très vite, surtout en saison estivale. Au Passo Giau, tu paieras environ 5 euros pour trois heures ; au parking Olympia à Cortina, environ 10 euros pour un ticket journée. Arrive au plus tard à 9 heures du matin.
  • Eau : Il n’y a pas beaucoup d’endroits sur l’itinéraire pour refaire le plein d’eau en toute sécurité. L’eau du lac comme celle des ruisseaux alentour n’est pas potable sans la faire bouillir. C’est peut-être romantique, mais la faune y vit sa vie et on ne veut pas que tu vives cette nature plus que prévu. 😅 Prends absolument une réserve suffisante : en été, je recommande au moins 2 litres par personne.
  • INTERDICTION DES DRONES : Je dois le souligner en gros caractères. Toute la zone de Croda da Lago se trouve dans une réserve protégée et le survol par drone y est totalement et strictement interdit. Ce n’est pas une simple recommandation : si la police locale ou les gardes du parc t’attrapent, les amendes grimpent sans pitié jusqu’à 3000 euros incroyables. Crois-moi, ce risque ne vaut pas une seule photo Instagram.

Où aller ensuite dans les Dolomites

Les Dolomites sont si splendides qu’une seule rando ne te suffira certainement pas. Si tu es déjà dans la région de Cortina, essaie d’ajouter à ton itinéraire ces joyaux (prépare-toi juste à beaucoup plus de monde) :

Conseils et astuces pour voyager en Italie

Avant que tu ne commences à boucler ton sac, j’ai réuni pour toi quelques astuces rapides qui fonctionnent pour nous depuis longtemps lors de nos voyages en Italie et qui font gagner du temps comme de l’argent.

Où trouver des vols

Si tu ne pars pas dans les Dolomites avec ta propre voiture depuis la France, mais que tu voles vers Venise ou Trévise, cherche des vols pas chers sur Kiwi, c’est notre portail préféré pour comparer les prix et les trajets. Depuis Paris, on trouve facilement des vols directs vers Venise avec des compagnies comme Transavia, easyJet ou Air France.

Location de voiture

Pour les déplacements entre les cols et les lacs italiens, tu as tout simplement besoin d’une voiture. Avec Lukáš, on a depuis longtemps une bonne expérience avec RentalCars, que l’on utilise partout dans le monde. Ils te trouvent toujours l’offre la plus avantageuse parmi les loueurs.

N’oublie pas l’assurance

En montagne, on ne sait jamais : il suffit d’un mauvais pas et l’hélicoptère coûte cher. Pour les voyages plus courts, on choisit généralement l’assurance AXA (sur ce lien on a 50 % de réduction) ; si on part plus longtemps ou qu’on prévoit un peu plus d’aventure, on ne jure que par SafetyWing.

Internet et données mobiles

Hors UE, on gère toujours nos données, mais ici tu es en Italie, donc le roaming classique s’applique pour toi. Si tu avais cependant un forfait limité ou besoin de données fiables pour travailler en route, jette un œil à notre avis sur l’eSIM Holafly, que l’on utilise souvent.

Quoi emporter pour tes pieds

Pour les chemins pierreux des Dolomites, tu as vraiment besoin de chaussures solides. Pas de baskets ! Si tu n’as pas encore de bonnes chaussures de montagne, regarde notre article sur comment choisir ses chaussures de randonnée, pour ne pas revenir de ta rando avec des ampoules.

Foire aux questions (FAQ)

Combien de temps dure le trek vers Croda da Lago ?

Cela dépend de l’itinéraire choisi. La variante la plus courte depuis Passo Giau prend environ 3 heures aller-retour. La boucle plus longue depuis le pont Ponte de Ru Curto vous prendra au total 5 à 6 heures de marche tranquille.

Le trek vers Croda da Lago est-il adapté aux enfants ?

Pour les poussettes et les très jeunes enfants (sans porte-bébé de randonnée), le trek n’est pas adapté en raison du terrain caillouteux et assez raide. Cependant, les enfants plus endurants à partir de huit ans devraient pouvoir faire la boucle ou au moins le chemin depuis Passo Giau sans problème.

Peut-on se baigner dans le lac Lago Federa ?

Non, la baignade dans le lac est interdite pour protéger le fragile écosystème de haute montagne. De plus, l’eau est tellement glaciale que vous n’en auriez probablement pas envie de toute façon.

Les chiens sont-ils autorisés au lac ?

Oui, les chiens sont les bienvenus sur le trek, mais ils doivent être tenus strictement en laisse en permanence. La région abrite de nombreuses marmottes et les amendes pour les animaux en liberté sont assez élevées.

Quand le refuge Rifugio Palmieri est-il ouvert ?

Le refuge est généralement ouvert de mi-juin à fin septembre ou début octobre. Hors saison et en hiver, il est fermé, mais il est possible de réserver un hébergement à l’avance pendant l’été.

Ai-je besoin d’un guide pour ce trek ?

Pas du tout. Les sentiers dans les Dolomites sont parfaitement et clairement balisés (y compris les marques rouge et blanc du club alpin italien). Il suffit d’avoir des cartes hors ligne téléchargées et de suivre les panneaux indicateurs.

Est-il autorisé de faire voler des drones au-dessus du lac ?

Non, il y a une interdiction très stricte de faire voler des drones. Comme la zone fait partie d’une zone protégée et d’un parc naturel, les amendes pour violation de cette interdiction peuvent atteindre jusqu’à 3000 euros.

Seceda dans les Dolomites en Italie : 10 choses à voir et à faire

TL;DRLa Seceda, célèbre sommet panoramique des Dolomites (région du Trentin-Haut-Adige, val Gardena), se rejoint depuis Ortisei par un téléphérique en deux tronçons qui vous hisse en environ 15 minutes à 2 500 mètres d’altitude. De là, comptez seulement 10 minutes de marche jusqu’à la croix emblématique et sa vue sur la crête déchiquetée du massif des Odle. Parmi les 10 idées de visites et d’activités figurent aussi une randonnée facile le long de la crête, les refuges Rifugio Troier et Rifugio Firenze, les tours rocheuses de Pieralongia, une descente en e-bike, le spectacle du lever ou du coucher de soleil (enrosadira) et une balade dans le village d’Ortisei. Comptez 40 à 45 euros pour le billet aller-retour du téléphérique en 2026 ; visez la période de mi-juin à fin septembre, en évitant si possible le Ferragosto d’août, sachant que les téléphériques fonctionnent de fin mai à mi-octobre.

La première fois que je me suis retrouvée au pied de ces sommets dentelés iconiques, qui semblent avoir été arrachés du sol et inclinés selon un angle absurde, j’en suis restée bouche bée. La Seceda, c’est tout simplement le coup de foudre. Si tu envisages de partir explorer les Dolomites en Italie, je dois te prévenir d’avance : cet endroit va totalement te conquérir et tu n’auras plus jamais envie d’aller à la montagne ailleurs. ☺️

Avec Lukáš, on vient dans les Dolomites depuis des années — on en a même ramené une compagne pour notre chienne Kája, une petite femelle adoptée nommée Baby qui vient justement de ces montagnes. Mais cette année, c’était différent. On était en 2026 et on partait pour la première fois avec notre petit Jonáš, deux ans. Les rêves romantiques de longues randonnées exigeantes toute la journée se sont vite envolés et on a dû complètement revoir nos plans. Et c’est précisément pour ça que la Seceda est tout simplement géniale. Le téléphérique fait l’essentiel du travail à ta place et en dix minutes tu te retrouves à 2 500 mètres d’altitude, avec la vue la plus photogénique de toute l’Italie. Tu y arriveras avec un petit enfant, avec des chiens, ou tout simplement si tu ne fais pas partie des sportifs de haut niveau.

Allez, je vais te conseiller comment tout gérer sans stress inutile, du téléphérique jusqu’au meilleur refuge avec ses alpagas. 😉 Je t’ajoute aussi des infos sur le téléphérique à choisir, où savourer le meilleur déjeuner de montagne et quand partir pour éviter les plus grandes foules de touristes.

Résumé pour ceux qui n’ont pas le temps de tout lire

  • Où c’est : Dans la vallée du Val Gardena, région du Trentin-Haut-Adige, au nord de l’Italie.
  • Comment monter : Le plus rapide est le téléphérique en deux tronçons directement depuis le village d’Ortisei (St. Ulrich).
  • Pour qui c’est : Vraiment pour tout le monde. La vue est juste à la sortie de la station supérieure, on peut y faire des promenades faciles comme des randonnées de crête.
  • Avec une poussette : C’est faisable, mais seulement avec une poussette tout-terrain et uniquement sur les larges chemins principaux. Je recommande nettement plus le porte-bébé !
  • Quand partir : Les téléphériques fonctionnent de fin mai à mi-octobre. En été, sois au téléphérique dès l’ouverture.
  • Hébergement : Ortisei est la base idéale, tu économises sur le parking au téléphérique.
  • Chiens : Ils sont admis dans le téléphérique (généralement contre un petit supplément) et doivent porter une muselière, même si les Italiens n’y prêtent souvent pas trop attention.

Qu’est-ce que la Seceda et pourquoi tout le monde veut y aller ?

Alors, techniquement la Seceda n’est même pas la plus haute montagne des environs, mais ça n’a aucune importance — quand on dit Seceda, tout le monde voit immédiatement cette incroyable crête du massif des Odle (Geisler en allemand), qui ressemble à un paysage venu d’une autre planète. Ces montagnes ont l’air d’immenses couteaux de pierre plantés dans le sol, qui s’inclinent en pentes douces et vertes d’un côté et tombent à pic dans un abîme profond de l’autre. C’est une vue qui a valu à cette région d’entrer au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Ce qu’il y a de plus fascinant ici, c’est la géologie elle-même. Ces sommets formaient autrefois des récifs coralliens au fond de l’océan préhistorique de la Téthys, qui se sont plissés au fil de millions d’années pour donner leur forme actuelle. C’est peut-être cette composition unique de la roche (la dolomie) qui provoque l’autre phénomène magique pour lequel les photographes du monde entier affluent ici. Ça s’appelle l’enrosadira. Au lever et au coucher du soleil, les roches se teintent de nuances incroyables de rose, d’orange et de rouge feu. Cette année, on n’a pas attendu le coucher du soleil avec Jonáš, parce qu’on aurait raté la bouillie du soir, mais d’après nos visites précédentes je peux confirmer que c’est un spectacle qui donne la chair de poule.

Quand partir à la Seceda et quelle météo prévoir

Une fois, on est montés sous un soleil parfait et en dix minutes un épais brouillard nous a enveloppés, au point de ne plus rien voir à un mètre. J’ai survécu à mes 40 euros de téléphérique en mangeant des Canederli et en buvant un café au refuge. La leçon : la météo en montagne est incorruptible et choisir le bon jour est absolument essentiel. La meilleure période pour visiter va clairement de la mi-juin à fin septembre, quand les refuges de montagne tournent à plein régime et que la neige a généralement complètement disparu des sentiers.

En juillet et août, il fait merveilleusement chaud et les prairies sont parsemées de fleurs alpines en fleur, mais il faut s’attendre à une énorme affluence touristique. En plus, août est en Italie le mois des congés nationaux (le fameux Ferragosto), donc là-haut tu ne croiseras pas seulement nous, les voyageurs venus du nord, mais surtout l’Italie entière, qui a déménagé en masse à la montagne 😅. Mon conseil secret est de partir en septembre ou début octobre. L’air est déjà plus vif et plus limpide, les foules se clairsèment et les mélèzes commencent à se colorer.

Côté météo de la Seceda, dans les Dolomites s’applique une règle absolument intransigeante : celle des 13 h. Pendant les mois d’été, le ciel est généralement d’un bleu azur le matin, mais à mesure que la vallée se réchauffe, les nuages commencent à se former et vers une à deux heures de l’après-midi arrivent très souvent de violents orages. Monte dès le premier téléphérique, vers huit heures et demie du matin. Avant même d’acheter ton billet, je te recommande vivement de vérifier la webcam en direct de la Seceda sur internet, pour voir si une couche nuageuse basse ne s’accroche pas en haut. En montagne, la météo change chaque minute et la caméra est ta meilleure amie.

Comment se rendre à la Seceda : en téléphérique ou à pied

Depuis la France, on rejoint la région du Val Gardena en voiture assez facilement, par exemple depuis Paris via la Suisse ou par le col du Brenner. Le trajet depuis l’est de la France (Strasbourg) dure environ sept à huit heures, selon la circulation autour de Munich ou d’Innsbruck. Si tu préfères l’avion, des compagnies comme Air France ou des low cost desservent Venise, Vérone, Bergame ou Innsbruck, d’où tu loues une voiture. Une fois sur place, tu as plusieurs options pour atteindre cette fameuse crête. Cette fois-ci, on a choisi la plus simple.

En téléphérique depuis Ortisei (le plus rapide et le plus confortable)

C’est le grand classique, et le téléphérique de la Seceda (connu aussi sous le nom de Seceda cable car) est le premier choix de la plupart des visiteurs. La station inférieure se trouve directement dans le village d’Ortisei (St. Ulrich en allemand). Le trajet se compose de deux parties. Tu montes d’abord dans une petite cabine qui t’amène à la station intermédiaire de Furnes. Là, tu dois changer pour une grande cabine de grande capacité qui te hisse jusqu’au sommet, à 2 500 mètres d’altitude.

L’ensemble prend environ 15 minutes. L’expérience est superbe : ça balance un peu dans la grande cabine quand on passe sur les pylônes, mais les vues sur la vallée sont fabuleuses. Il y a un grand parking payant à la station inférieure, mais en haute saison il est souvent plein dès le petit matin.

L’alternative par Col Raiser depuis Santa Cristina

Si tu loges dans le village voisin de Santa Cristina ou si tu veux éviter les files d’attente à Ortisei, tu peux choisir le téléphérique Col Raiser. Il ne te mènera pas tout en haut de la crête iconique avec cette fameuse vue, mais il te dépose un peu plus bas, sur de magnifiques prairies alpines au pied des Odle.

De là, il te faudra encore grimper environ une heure et demie sur une bonne pente pour rejoindre le belvédère principal de la Seceda. C’est une belle promenade, à condition de ne pas pousser de poussette, et c’est aussi une option un peu moins chère.

La randonnée à pied pour les courageux

Pour ceux d’entre vous qui aiment les défis et n’ont pas besoin de trimballer un Jonáš, plusieurs sentiers de randonnée mènent au sommet depuis Ortisei ou Santa Cristina. Mais prépare-toi à une sacrée grimpette. Le dénivelé est d’environ 1 100 mètres et la montée te prendra trois à quatre bonnes heures de marche effective.

Par le passé, avec Lukáš, on aurait probablement grimpé à pied en soufflant comme des phoques. Cette année, on a bipé notre précieuse carte au tourniquet du téléphérique avec un immense soulagement et beaucoup de gratitude.

Où se loger à Ortisei et dans les environs + budget

Bien choisir sa base est essentiel pour explorer le Val Gardena. Nous, on adore Ortisei. C’est un charmant petit village alpin avec un beau centre historique, une zone piétonne pleine de petits cafés qui sentent l’espresso, et surtout tu as le téléphérique de la Seceda (et celui de l’Alpe di Siusi en face) à distance de marche. Tu n’as donc pas à te battre chaque matin pour une place de parking hors de prix.

L’hébergement dans le Val Gardena n’est pas vraiment bon marché, mais pour cette vue depuis la fenêtre dès le réveil, ça vaut vraiment le coup. Si tu cherches un bon rapport qualité-prix, on peut te recommander en toute conscience le B&B Villa Angelino, où on a été très satisfaits par le passé, ou le bel appartement Apt Lara Siela, si tu préfères cuisiner toi-même. Pour ceux qui veulent un peu plus de confort, avec une vue magnifique sur les montagnes et une piscine, il y a l’excellent Hotel Scherlin. Tu peux facilement comparer les disponibilités et les prix des hébergements à Ortisei et dans le Val Gardena sur Booking.com.

Côté budget, la vallée du Val Gardena est plus chère que les vallées moins connues du Trentin. Une semaine de vacances pour deux, avec hébergement dans une pension correcte avec petit-déjeuner, l’achat d’un forfait pour les téléphériques (par exemple l’avantageuse Gardena Card) et quelques dîners au restaurant, te coûtera environ 1 400 à 1 800 €. Tout dépend bien sûr du nombre d’Aperol à 6-8 € par jour que tu siroteras au soleil sur ces terrasses de montagne 😅. Ajoute encore quelques euros pour les péages des autoroutes italiennes et le carburant.

Que voir à la Seceda et aux alentours : 10 conseils pour les plus beaux endroits et expériences

La Seceda, ce n’est pas seulement cette unique photo iconique. C’est un immense plateau d’altitude qu’on a sillonné consciencieusement au fil des années — avec les chiens, sans les chiens, avec Jonáš dans le porte-bébé et sans lui. Voici ce qui vaut vraiment le détour.

1. Le profil dentelé iconique (la plus belle vue)

C’est exactement l’endroit pour lequel tout le monde vient ici, et tu le trouveras étonnamment facilement. Dès que tu descends du grand téléphérique au sommet de la Seceda, dirige-toi par le chemin aménagé vers la gauche, en montant.

Il suffit de dix minutes sur le sentier aménagé et soudain te voilà devant la plateforme panoramique métallique et la croix du sommet (2 519 m d’altitude) — et là, tu en restes bouche bée. Juste devant toi s’ouvre un abîme infini d’où surgissent ces incroyables dents pointues des massifs de la Fermeda et des Odle. On a l’impression qu’on pourrait glisser le long de cette crête comme sur un toboggan, jusqu’au fond de la vallée voisine du Val di Funes. Il y a toujours beaucoup de monde, tout le monde veut sa photo, mais cette vue ne lasse jamais. N’oublie pas de jeter un œil à la table panoramique circulaire qui te révélera les noms de dizaines d’autres sommets alentour.

2. La boucle facile le long de la crête

Si tu ne veux pas passer la journée à grimper des pentes raides, je te conseille de faire simplement une boucle sur le plateau supérieur. Depuis la croix du belvédère, descends par le large chemin numéro 1 en direction du refuge Rifugio Troier puis vers Pieralongia. Le chemin ondule légèrement, mais tu marches plutôt en descente ou à plat.

Cette boucle facile prend environ trois à quatre heures, même avec de très longues pauses photo, contemplation et dégustation de quenelles. Nos Kája et Baby trottinaient joyeusement sur les sentiers et nous avions le temps d’observer les nuages qui ne cessaient de rouler sur les sommets acérés. Pour les familles et les maîtres de chiens, c’est sans doute le meilleur itinéraire possible de toute la montagne.

3. Une pause au refuge de montagne Rifugio Troier

Les refuges alpins, les rifugi, font partie intégrante de la culture des Dolomites et sans eux, ce ne serait tout simplement pas pareil. Le Rifugio Troier se trouve juste au pied de ces pics dentelés et c’est sans doute notre refuge préféré de la région. Il a une immense terrasse extérieure avec des transats où tu peux t’effondrer au soleil et simplement respirer l’air pur de la montagne.

Ce qui rend ce refuge exceptionnel, ce sont les animaux. Autour, on trouve des chèvres en liberté, des poules, des poneys, une famille d’alpagas et des lapins. Pour Jonáš, c’était cette année mieux qu’une émission pour enfants, et avec Lukáš on a pu siroter tranquillement un excellent espresso. On y mange divinement bien et ça sent toujours le bois chauffé et les herbes de montagne.

4. La visite du Rifugio Firenze dans la vallée

Si tu as un peu plus d’énergie et que ça ne te dérange pas de descendre puis de remonter, tu peux quitter la crête pour descendre un peu plus bas, dans la cuvette, jusqu’au refuge Rifugio Firenze (Regensburger Hütte en allemand). C’est un refuge plus ancien et plus traditionnel, riche d’une longue histoire, qui se dresse sur une splendide prairie verte juste sous les montagnes majestueuses.

Depuis la station supérieure de la Seceda, tu y descends en une heure et demie environ. Le paysage change beaucoup en chemin : tu longes des ruisseaux de montagne, de petits lacs et tu croises parfois des marmottes qui te sifflent depuis leurs abris sous les rochers. Garde juste en tête que si tu n’as pas de billet pour le téléphérique Col Raiser pour le retour, tu devras remonter consciencieusement tout le chemin jusqu’à la station supérieure de la Seceda.

5. Les deux tours de Pieralongia et le petit jardin alpin

Voici un endroit très photogénique que tu ne devrais surtout pas manquer. Sur le sentier, tu tomberas sur deux énormes tours rocheuses isolées qui surgissent d’une prairie verte par ailleurs plate, comme si quelqu’un les avait simplement posées là. L’endroit s’appelle Pieralongia.

Ce n’est pas un restaurant chic, plutôt une petite bergère improvisée avec des bancs en bois où tu peux déguster du babeurre maison, du yaourt ou du fromage frais. S’asseoir là, avec vue sur ces immenses tours rocheuses, en sirotant du lait fermenté, est honnêtement l’une des expériences les plus authentiques que les Dolomites offrent. Souvent, des ânes y paissent aussi en liberté, ce qui complète à merveille cette ambiance.

6. La descente en e-bike pour les amateurs d’adrénaline

À Ortisei, tu peux louer des vélos électriques haut de gamme et monter jusqu’en haut avec (ou utiliser le téléphérique qui hisse ton vélo moyennant un supplément). La Seceda est en effet sillonnée d’un réseau de chemins de terre et de pistes en gravier, parfaits pour les e-bikes.

La descente du sommet vers la vallée est manifestement une sacrée expérience, parce que Lukáš regardait ces cyclistes avec une telle envie que j’ai eu peur qu’il saute sur un vélo sans prévenir. Tu partages le chemin avec les randonneurs à pied et les portions plus raides, avec leurs cailloux instables, seraient assez traîtres : ce n’est donc pas pour les débutants complets.

7. Le lever et le coucher du soleil au-dessus des sommets dentelés

Comme je l’ai déjà mentionné, le phénomène de l’enrosadira est typique de cette région. Bien que le téléphérique ne monte habituellement que vers neuf heures du matin (et que tu doives redescendre avant cinq heures), les photographes grimpent à pied dans le noir ou se lèvent aux aurores pour les jeux de montées matinales spéciales du téléphérique, organisées seulement quelques fois par an, en plein été.

Voir les premiers rayons du soleil envahir peu à peu la vallée et teinter les ombres sombres des Odle d’un rouge feu, c’est quelque chose qu’on garde en mémoire toute sa vie. Si tu n’es pas du matin, tu peux aussi opter pour une randonnée en fin d’après-midi, mais il faudra alors redescendre à pied avec une lampe frontale, parce que les téléphériques ne fonctionneront plus.

8. Explorer le village d’Ortisei (St. Ulrich)

Quand tu reviens du téléphérique après toute une journée, ne file pas tout de suite à l’hôtel. Ortisei est la perle de toute la vallée et ça vaut la peine de s’y attarder au moins un moment. Le Val Gardena est célèbre depuis des siècles pour son art de la sculpture sur bois. À presque chaque coin de rue, tu trouveras une boutique avec des sculptures en bois travaillées avec un détail incroyable, des crèches traditionnelles jusqu’à l’art moderne.

Parcours la zone piétonne, offre-toi une excellente glace (le gelato est ici évidemment absolument divin) et imprègne-toi simplement de cette atmosphère si particulière, où se mêlent la précision tyrolienne et la décontraction italienne. C’est un mélange étrange que j’adore tout simplement, au nord de l’Italie.

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9. Santa Cristina et Selva di Val Gardena

Le Val Gardena ne se résume pas à Ortisei, et ce serait dommage de venir si loin sans voir le reste. Santa Cristina est un peu plus calme et plus petite ; on l’aime pour une promenade en fin d’après-midi, parce qu’on y achète une excellente glace avant de prendre la route du retour.

Tout en haut se trouve Selva, qui a un peu perdu son charme de station de ski en été, mais les vues sur le massif du Sella sont vraiment impressionnantes. Des deux villages partent en plus des dizaines d’autres téléphériques dans toutes les directions, donc tu ne risques pas de t’y ennuyer.

10. La photographie et la recherche de la meilleure perspective

Honnêtement, je ne suis pas une photographe professionnelle, mais même moi j’ai découvert que mes meilleures photos, je ne les fais pas juste à la croix, là où la foule se presse, mais un peu plus loin derrière, le long du bord de la falaise. De là, les tours pointues se tassent visuellement les unes contre les autres et paraissent encore bien plus dramatiques.

Photographie-la aussi avec une petite silhouette d’un membre de ta famille au bord du sentier, pour donner une échelle, car sans cela l’immense majesté des parois rocheuses ne ressort pas du tout. Et souviens-toi que la pire lumière pour photographier est précisément en plein midi, quand le soleil est au plus haut et projette des ombres dures. Essaie de tenir jusqu’en fin d’après-midi.

La Seceda avec une poussette et de jeunes enfants (notre réalité de cette année)

Je dois l’avouer, planifier des sorties avec un bambin de deux ans est une discipline totalement différente de ce à quoi on était habitués avec Lukáš. Mais une famille avec un petit enfant peut-elle gérer la Seceda ? Absolument oui ! Ce téléphérique en deux tronçons est une aide énorme. Dans la grande cabine, à la station intermédiaire, tu charges la poussette sans le moindre problème.

Une fois en haut, un chemin de gravier assez large mène au belvédère et avec une poussette tout-terrain vraiment bonne (entends par là une avec de grandes roues et une suspension, pas la pliable du centre commercial) tu peux même parcourir une partie du sentier de crête jusqu’aux refuges — mais honnêtement, un porte-bébé ergonomique est une bien meilleure idée. Jonáš avait ainsi une super vue, on avait les mains libres et on n’avait pas peur de le secouer sur les gros cailloux. En plus, dans le porte-bébé, il s’endormait délicieusement dans cet air de montagne. N’oublie surtout pas un bonnet chaud et une bonne veste pour les enfants : là-haut, ça souffle vraiment et il fait 10 à 15 degrés de moins qu’en bas dans la vallée.

Où se restaurer

Dans les Dolomites t’attend une drôle de douceur gastronomique : l’espresso italien et les pâtes y côtoient les lourdes quenelles tyroliennes, et à tout cela les Ladins, les habitants d’origine de la vallée, ajoutent leur part avec leurs recettes ancestrales.

Une fois assis sur un banc en bois avec cette vue, tu dois absolument goûter les Canederli (Knödel en allemand). Ce sont d’énormes quenelles rondes à base de pain, mélangées avec du speck local ou des épinards, servies soit baignées dans un bouillon corsé, soit nappées de beurre chaud et saupoudrées de parmesan. Ça paraît tout simple, mais c’est le paradis en bouche.

Un autre incontournable est une bonne polenta, que les Ladins préparent avec des champignons cueillis dans les forêts locales et du fromage alpin fondu. Et la touche sucrée ? Impossible de repartir sans un strudel aux pommes nappé de crème anglaise chaude tiède ou sans une assiette de Kaiserschmarrn (omelette sucrée déchirée) aux airelles. Les deux te donneront tellement d’énergie que tu dévaleras la pente jusqu’au téléphérique comme un chamois.

Conseils pratiques et guide photo

Si tu te prépares tout juste pour ce voyage, j’ai pour toi quelques conseils pratiques éprouvés. Cette année (en 2026), le prix du billet aller-retour d’Ortisei au sommet tournait autour de 40 à 45 € par adulte. Ce n’est pas rien, mais maintenir cette folle infrastructure de téléphériques dans des conditions aussi extrêmes a un coût. Si tu restes plus longtemps dans le Val Gardena, ça vaut vraiment la peine d’envisager l’achat d’une Gardena Card de plusieurs jours, qui inclut tous les téléphériques alentour.

Ne te laisse pas tromper par la température devant ta pension en bas. Dans ton sac à dos, tu dois TOUJOURS avoir un coupe-vent, une couche intermédiaire chaude et même un bonnet fin, et ce même quand c’est le plein été en Italie avec trente degrés. À plus de 2 500 mètres d’altitude, la météo peut devenir folle très rapidement.

Le dernier téléphérique de descente part généralement entre 17 h et 17 h 30 (vérifie l’heure exacte au tourniquet). Ne compte pas sur le fait qu’on t’embarquera encore. Une fois le téléphérique fermé, t’attend une très longue descente à pied qui démolit les genoux. Et je le répète encore une fois : avant de payer ces billets coûteux, ouvre sur ton téléphone la météo de la Seceda et surtout la caméra en direct du sommet. Parfois, toute la vallée baigne dans le soleil, mais le sommet de la Seceda porte un épais bonnet gris de nuages et là-haut tu ne verrais même pas le bout de ton propre nez.

Où aller ensuite dans les environs : idées d’autres excursions

Une fois le Val Gardena exploré et si tu te sens d’attaque pour des trajets en voiture, sache que la région des Dolomites est immense et offre une infinité de possibilités. Juste en face de la Seceda, de l’autre côté de la vallée, s’étend l’immense alpage d’altitude de l’Alpe di Siusi, parsemé de chalets en bois avec vue sur le massif du Sassolungo. Si tu aimes les montagnes plus spectaculaires, jette un œil à notre guide complet de Cortina d’Ampezzo, qui est une base parfaite pour visiter les Dolomites orientales et les célèbres parois des Tre Cime.

Je te recommande aussi de lire notre article sur que faire dans les Dolomites, où tu trouveras plein d’autres idées, et si tu cherches plutôt des promenades faciles, nous avons rédigé 5 randonnées pour tous. Et si une petite dose de cohue ne te dérange pas pour une belle photo, envisage aussi le célèbre lac émeraude du Lago di Braies.

Que préparer avant la suite de ton voyage en Italie

Avant de partir pour ta prochaine aventure, on a pour toi quelques conseils éprouvés. Voyager en Italie peut parfois être un peu chaotique, alors mieux vaut être préparé.

Avec Lukáš, on gère ces choses-là de façon plutôt routinière maintenant, mais même comme ça, il nous arrive d’oublier quelque chose. Voici en tout cas les services qu’il valait la peine de ne pas sous-estimer :

  • Où trouver des vols : Si tu ne pars pas en voiture en Italie, cherche des vols pas chers sur les comparateurs habituels. Tu peux voler vers les aéroports de Bergame, Venise, Vérone ou Innsbruck.
  • Location de voiture : Si tu arrives en avion, tu ne feras pas grand-chose en montagne sans voiture. Avec Lukáš, on a une bonne expérience de longue date avec les loueurs internationaux qu’on utilise partout dans le monde.
  • N’oublie pas l’assurance : La montagne est imprévisible et un hélicoptère de secours en Italie coûte une fortune. Pour nos voyages, on choisit régulièrement une bonne assurance voyage internationale : tu en sauras plus dans notre avis sur SafetyWing.
  • Données mobiles : Pour pouvoir vérifier ces fameuses caméras et la météo directement sur le sentier, une bonne connectivité est utile. Lis notre avis sur l’eSIM Holafly.
  • De bonnes chaussures : Oublie les baskets de ville, même sur ces chemins aménagés tu as besoin de maintien. Jette un œil à nos conseils sur les chaussures de randonnée.

Foire aux questions (FAQ)

Tu te poses encore d’autres questions ? Voici les réponses aux interrogations les plus fréquentes que je reçois au sujet de la Seceda sur Instagram et que les gens recherchent beaucoup.

Combien coûte le téléphérique pour Seceda ?

Les prix changent légèrement chaque année, bien sûr. En 2026, un billet aller-retour d’Ortisei au sommet (les deux sections du téléphérique) coûte entre 40 et 45 euros pour un adulte. Il existe des billets enfants à tarif réduit et des forfaits familiaux. Pour votre chien, le transport coûte généralement environ 5 euros. Et si vous restez plus longtemps dans le Val Gardena, il vaut vraiment la peine d’envisager l’achat de la Gardena Card multi-jours, qui inclut tous les téléphériques des environs.

Comment se rendre à Seceda ?

Le plus simple est de vous rendre en voiture dans la vallée italienne du Val Gardena jusqu’à la petite ville d’Ortisei. Nous vous recommandons de réserver votre parking dès le matin, car il se remplit assez vite plus tard. Directement depuis le centre d’Ortisei, un téléphérique en deux sections (Ortisei-Furnes et Furnes-Seceda) vous emmène en environ 15 minutes jusqu’au sommet de la montagne à 2 500 mètres d’altitude, au point de vue emblématique.

Combien de temps dure le trajet en téléphérique jusqu’à Seceda ?

Le trajet lui-même depuis Ortisei se compose de deux parties et prend environ 15 minutes de temps pur. Mais l’expérience dans la cabine est très agréable et le temps passe à toute vitesse. Prévoyez toujours un changement à la station intermédiaire de Furnes et pendant les mois d’été, gardez suffisamment de temps pour les arrêts et l’attente dans les files d’attente à la billetterie du bas.

Où se garer au mieux pour une excursion à Seceda ?

Le mieux est de laisser votre voiture sur le grand parking payant directement à la station inférieure du téléphérique à Ortisei. Vous n’aurez alors que quelques pas à faire jusqu’aux billetteries. En haute saison estivale, il se remplit très rapidement, donc je recommande d’arriver tôt le matin. Sinon, vous pouvez utiliser les parkings relais dans la ville et marcher jusqu’au téléphérique.

Peut-on emmener des chiens dans le téléphérique et en randonnée ?

Oui, nous voyageons avec deux chiens (Kája et Baby) et il n’y a jamais eu de problème avec le téléphérique. Mais vous devez leur acheter leur propre billet et avoir une muselière avec vous, même si les Italiens ne sont souvent pas très stricts là-dessus. Sur la crête elle-même, il vaut mieux garder votre chien en laisse. Partout autour, des vaches, des moutons et des chevaux paissent en liberté, alors évitez-vous des soucis inutiles à les poursuivre.

Peut-on visiter Seceda même sous la pluie ?

Honnêtement, je ne vous recommanderais pas une visite sous la pluie ou dans un brouillard épais. Pour le prix du téléphérique, vous ne verrez qu’un rideau gris, vous perdrez les vues et à cause des chemins boueux, ce sera plutôt une punition. Attendez un meilleur temps, c’est vraiment crucial en montagne. Quand il fait beau, la vue compense tout au centuple.

Peut-on faire voler un drone là-haut ?

Les Dolomites ont des règles très strictes concernant les drones et Seceda est absolument sans espoir à cet égard. Il y a les règles de l’UNESCO, le parc naturel, les gardes de la nature et des amendes qui vous feront pleurer. Prenez donc vos photos de manière traditionnelle et laissez gentiment votre drone à la maison dans votre sac. De plus, le calme sans hélices bourdonnantes au-dessus de la tête sera également apprécié par les autres touristes et les animaux.