Via ferrata dans les Dolomites en Italie pour débutants : les 5 meilleurs itinéraires

Les Dolomites en Italie sont un véritable paradis pour tous ceux qui aiment la montagne, mais si tu veux vivre quelque chose de vraiment inoubliable, tu devrais essayer ces fameuses voies équipées. Ce sont en fait des itinéraires qui, à l’aide de câbles d’acier, de barreaux métalliques et d’échelles, te mènent dans des endroits où tu n’arriverais jamais sans matériel d’alpinisme ni des années d’expérience.

Je vais te révéler ce qui t’attend : cinq itinéraires où tu auras juste ce qu’il faut de frissons, le matériel sans lequel il ne faut vraiment pas partir, et un bon plan pour boire une bière après l’ascension.

Grimpeur sur la via ferrata Piz de Lech dans les Dolomites
Grimpeur sur la via ferrata Piz de Lech dans les Dolomites (Photo : Wikimedia Commons, Public domain, Wikimedia Commons)
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Contenu de l'article

Résumé

Si tu es pressé et que tu as juste besoin d’un aperçu rapide avant de partir, voici les points les plus importants. Tu peux tranquillement prendre ce résumé en photo avec ton téléphone pour l’avoir toujours sous la main :

  • Qu’est-ce qu’une via ferrata : littéralement « chemin de fer », c’est un itinéraire de montagne sécurisé par des câbles d’acier, des crampons et des échelles. Elle a justement été inventée dans les Dolomites pendant la Première Guerre mondiale.
  • Cotation de la difficulté : en Italie, on utilise les lettres A (facile) à D (extrêmement difficile). Pour les vrais débutants, l’idéal est de choisir des itinéraires A ou B.
  • Matériel obligatoire : ne pars jamais sans casque, baudrier et kit de via ferrata certifié (absorbeur de chute). Tu peux facilement louer le matériel sur place.
  • Meilleure période : de juillet à septembre. Pars toujours tôt le matin, les orages de l’après-midi sont mortellement dangereux sur les câbles métalliques (règle du retour avant 13 h).
  • Camp de base : Cortina d’Ampezzo est notre base préférée et sans doute le point de départ le plus pratique pour la plupart des itinéraires célèbres.
  • Guide : pour ta première expérience ou pour les itinéraires plus difficiles (C), n’hésite pas à payer un guide certifié IFMGA. Ça vaut vraiment cette tranquillité d’esprit.

Qu’est-ce qu’une via ferrata et d’où vient-elle ?

Tu as peut-être déjà entendu ce terme, mais que signifie-t-il concrètement ? La via ferrata, qui veut dire « chemin de fer » en italien, est un itinéraire de montagne sécurisé en permanence par des câbles d’acier, des marchepieds métalliques, des échelles, voire des ponts suspendus. Cela signifie que tu peux te déplacer en toute sécurité sur un terrain très raide, voire vertical, où seuls des alpinistes expérimentés avec leurs propres cordes oseraient s’aventurer. Toi, il te suffit de te clipper avec tes mousquetons sur le câble déjà présent dans la roche et de progresser vers le haut.

Ce qui est fascinant, c’est que la via ferrata est en fait une invention qui vient directement des Dolomites. Pendant la Première Guerre mondiale, de violents combats opposaient ici les armées italienne et austro-hongroise, en pleine haute altitude. Les soldats devaient déplacer rapidement et en sécurité hommes, armes et provisions à travers des crêtes escarpées, alors ils ont commencé à percer des crampons de fer dans la roche et à tendre des câbles. Sur ces vieux sentiers, il nous est arrivé de passer une bonne demi-heure rien qu’à imaginer comment ces hommes, il y a plus de cent ans, s’en sortaient dans ces conditions atroces, avec un matériel lourd et en plein hiver. On se sent alors un peu ridicule sur une via ferrata moderne avec des chaussures légères et un mousqueton dernier cri. Aujourd’hui, c’est ici qu’on trouve le réseau de via ferratas le plus dense de toute l’Europe, et beaucoup passent par d’anciens bunkers et tunnels creusés à même la roche. Crois-moi, l’ambiance des lieux te donnera vraiment la chair de poule.

À quel point c’est difficile ? La classification italienne des via ferratas

Quand tu choisiras ton premier itinéraire, la chose la plus importante à surveiller, c’est sa difficulté. Les Dolomites italiennes utilisent leur propre classification, indiquée par des lettres de A à D, ou parfois par des chiffres de 1 à 5 (où 1 est le plus facile). Mais en pratique, la cotation par lettres est bien plus courante. En tant que vrai débutant, commence strictement par les A et les B, et franchement, ce n’est pas une honte, bien au contraire.

  • A (Facile) : il s’agit en gros d’un sentier de randonnée sur un terrain un peu raide, équipé d’un câble par précaution. Souvent, tu n’as même pas besoin de t’y accrocher, il sert surtout à rassurer. Idéal pour une première prise en main du matériel, ou si tu pars avec des enfants un peu plus grands et que tu veux essayer sans stress inutile.
  • B (Moyennement difficile) : ici, tu rencontreras déjà des passages et des rochers plus raides. Tu utiliseras activement le câble pour progresser, tu transpireras parfois, mais avec un peu de condition physique, tout randonneur moyennement en forme s’en sort.
  • C (Difficile) : parois verticales, surplombs, passages où il te faut déjà de la force dans les bras et savoir bien gérer ton centre de gravité. Pour les débutants, cette difficulté n’est envisageable qu’accompagné d’un guide de montagne expérimenté, sinon ça peut vite devenir une expérience assez terrifiante.
  • D (Extrêmement difficile) : exige une excellente condition physique et de l’expérience. De longs passages surplombants où tu te tiens à la seule force des bras. Rien pour les novices, ces itinéraires, on les laisse l’esprit tranquille aux montagnards les plus aguerris.

Le matériel obligatoire pour la via ferrata (et où le trouver)

Quand tu cherches des infos sur la via ferrata dans les Dolomites en Italie, on te dit souvent que tu peux apporter ton propre matériel, mais heureusement ce n’est pas une obligation. Si tu prends l’avion ou que tu ne veux pas acheter du matériel coûteux pour un seul essai, tout peut se louer sans problème. Je sais bien ce que c’est de trimballer une énorme valise pleine de choses inutiles, alors les magasins de location sont vraiment une bénédiction.

Si tu n’as pas ton propre matériel, tu pourras le louer sans souci dans presque chaque village de montagne. À Cortina d’Ampezzo par exemple, tu trouveras plusieurs loueurs (comme Snow Service ou les bureaux des guides de montagne locaux), où un kit complet de via ferrata te coûtera environ 30 à 50 € par jour. Le personnel te règlera tout à ta taille, donc pas de crainte de mal faire les choses.

Ce qu’il te faut exactement, sur toi et avec toi :

  • Casque d’escalade : ne grimpe jamais, mais vraiment jamais, une via ferrata sans casque. Ce n’est pas seulement que tu pourrais te cogner la tête contre la roche, le principal danger vient des personnes au-dessus de toi qui peuvent involontairement déloger une pierre.
  • Baudrier : il doit te tenir parfaitement, ni serrer ni être trop lâche.
  • Longe de via ferrata avec absorbeur (longe en Y) : un kit spécial composé de deux brins élastiques avec mousquetons et absorbeur d’énergie. S’il te plaît, n’essaie jamais de t’assurer sur une via ferrata avec de simples anneaux d’escalade. En cas de chute, ça finirait mal (l’absorbeur est là pour dissiper l’énorme énergie du choc).
  • Gants de via ferrata : les câbles d’acier sont rugueux, il y a parfois un fil qui dépasse, et crois-moi, après deux heures d’escalade sans gants, tu aurais les mains pleines d’ampoules. De solides gants en cuir d’un magasin de bricolage ou des gants de vélo aux doigts coupés font l’affaire, même si les gants spécifiques sont évidemment les meilleurs.
  • Chaussures solides : laisse tes baskets à l’hôtel. Il te faut de bonnes chaussures de randonnée, idéalement avec un avant plus rigide (la fameuse « climbing zone »), pour pouvoir tenir en sécurité sur de petits ressauts rocheux.
  • Eau et trousse de secours : et s’il te plaît, n’oublie pas une réserve d’eau suffisante. Le soleil peut taper sur les rochers avec une force incroyable, et on emporte toujours au moins deux litres d’eau par personne. Une petite trousse de secours avec des pansements peut aussi être utile, car même avec les meilleurs gants, une ampoule finit parfois par apparaître.

Quand partir dans les Dolomites et à quoi faire attention

La saison des via ferratas est assez courte dans les Dolomites. En hiver, les itinéraires sont fermés sous une couche de neige et de glace, donc la fenêtre idéale s’étend de juillet à fin septembre. En automne, il fait certes plus frais, mais les journées peuvent être magnifiquement ensoleillées et, surtout, tu ne feras pas la queue sur le câble.

Le plus grand épouvantail sur les via ferratas, c’est cependant la météo. Être accroché à un câble d’acier qui mène jusqu’au sommet d’une montagne en plein orage estival est sans doute la pire idée du monde, car les câbles font office de gigantesque paratonnerre. La règle d’or dans les Alpes est la suivante : à 13 h, tu devrais déjà être assis avec une bière dans un refuge ou de retour dans la vallée. Les orages de chaleur de l’après-midi se forment très vite, alors pars toujours tôt le matin, dès sept ou huit heures sans problème. Lors de notre premier voyage dans les Dolomites, Lukáš a dû me sortir du lit dès cinq heures du matin, ce que personnellement je déteste. Mais dès qu’on a vu les nuages sombres s’amasser au-dessus des montagnes à midi, j’ai admis qu’il avait raison. Le réveil matinal est ici vraiment une question de survie. Pour des raisons de sécurité, n’oublie pas non plus de souscrire une bonne assurance voyage couvrant les sports de montagne. Pour les courts séjours en Europe, nous choisissons AXA, et pour les voyages plus longs ou les sports spécifiques, plutôt SafetyWing.

Les 5 meilleures via ferratas des Dolomites en Italie pour débutants

Ces itinéraires font partie des classiques éprouvés pour débutants : ils sont validés par des grimpeurs expérimentés et des guides de montagne en qui nous avons confiance. Nous les avons choisis délibérément pour que tu ne manques pas de confiance en toi, tout en ressentant un respect sain (c’est exactement le bon sentiment 😉). Mais évalue toujours soigneusement tes forces et, si tu n’es pas sûr de toi, engage un guide.

1. Sentiero Bonacossa (Difficulté A)

Les Tre Cime vues du sud - secteur du Sentiero Bonacossa
Photo : 2015 Michael 2015 / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons

Si tu débutes tout juste avec les via ferratas et que tu n’es pas du tout sûr de ne pas souffrir de vertige ou même d’aimer ça, le Sentiero Bonacossa est le choix absolument idéal. Il s’agit plutôt d’un superbe sentier de haute montagne qui, dans certaines parties plus raides, est équipé d’un câble pour s’accrocher.

L’itinéraire démarre tout près des célèbres Tre Cime et longe les crêtes en direction du refuge Bossi. Aucune paroi verticale ni passage en force ne t’attendent ici, tu profiteras plutôt de vues incroyables sur les sommets déchiquetés et de la sensation d’être tout en haut, en pleine montagne. Je me souviens de la première fois où je me suis tenue là, à contempler la vallée, c’était absolument magique. La sortie complète se fait en 1 à 2 heures, donc tu n’as même pas le temps de t’épuiser.

2. Cesare Piazzetta sur le Sass Pordoi (Classique A/B)

Sentiero attrezzato dans les Dolomites
Photo : Riccardo Pasciucco / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons

Le massif du Sella et le superbe sommet du Sass Pordoi offrent d’excellentes possibilités pour les grimpeurs débutants. L’itinéraire Cesare Piazzetta, dans sa variante plus simple pour débutants, se situe dans une difficulté agréable A/B. On accède généralement au départ assez facilement et l’itinéraire est tracé de façon très logique le long des blocs rocheux.

La voie te prendra environ 2 à 3 heures et t’offrira de vraiment magnifiques panoramas sur les crêtes environnantes. C’est le type de via ferrata où tu dois déjà engager un peu les jambes et les bras, mais où tu te sens toujours parfaitement en sécurité. La sensation d’arriver en haut et d’enlever son casque n’a tout simplement pas de prix. En plus, là-haut, tu peux te récompenser avec un excellent espresso italien et une vue sur tout le groupe du Sella, c’est juste génial.

3. Innerkofler-De Luca près des Tre Cime (Difficulté C : avec guide)

Via ferrata Innerkofler-De Luca dans les Dolomites de Sesto
Photo : Andrea Schieber from München, Deutschland / CC BY-SA 2.0 / Wikimedia Commons

Bien que cette via ferrata soit cotée C, elle est incroyablement populaire même auprès des débutants sportifs ; nous recommandons toutefois fortement de la faire une première fois avec un guide certifié. Elle se trouve directement sur le Monte Paterno, qui jouxte les iconiques Tre Cime di Lavaredo, donc les vues sont tout simplement dignes d’une carte postale.

L’itinéraire est surtout fascinant par son histoire. Il traverse de longs tunnels de guerre creusés pendant la Première Guerre mondiale, alors n’oublie surtout pas d’emporter une lampe frontale. Une fois la lumière éteinte dans ces sombres passages, c’est une expérience pleine d’adrénaline en soi. L’escalade dure environ 4 à 5 heures et le guide t’aidera et te rassurera dans les passages plus difficiles, car par endroits il y aura un sacré gouffre sous toi 😅.

4. Ferrata delle Trincee sur la Marmolada (Difficulté B/C)

La Marmolada - la reine des Dolomites
Photo : This Photo was taken by Wolfgang Moroder. Feel free to use my photos, but ple / CC BY-SA 3.0 / Wikimedia Commons

Tant que tu es dans les Dolomites, tu ne devrais pas manquer la reine de ces montagnes, la Marmolada. Juste en face de son glacier majestueux se dresse la crête du Padon, le long de laquelle court le superbe sentier historique Ferrata delle Trincee. La difficulté B/C signifie que tu transpireras parfois un peu, mais il s’agit surtout d’une escalade fluide sur une roche découpée.

Cet itinéraire est, comme son nom l’indique (Trincee signifie « tranchées »), truffé d’histoire militaire de part en part. Tu longeras d’anciennes meurtrières, des bunkers et des tranchées. C’est incroyable de voir de tes propres yeux où se cachaient alors les soldats et de mesurer l’immense histoire qui émane de ces roches. Les vues sur le plus haut sommet des Dolomites coiffé de son glacier sont si saisissantes que tu devras t’arrêter à chaque instant pour prendre des photos. La boucle complète te prendra environ 2 à 3 heures d’escalade, plus un peu de temps pour l’approche et la descente.

5. Ferrata Possnecker sur le Sassolungo (Difficulté B/C)

Le Sassolungo (Langkofel) vu du col du Sella
Photo : H. Zell / CC BY-SA 3.0 / Wikimedia Commons

Le dernier conseil est un classique absolu dans le secteur du massif du Sassolungo. La Possnecker fait partie des plus anciennes via ferratas des Dolomites et c’est une belle ligne historique qui exploite très astucieusement les fissures et les cheminées naturelles de la roche. Même si elle est cotée B/C, aucun surplomb absurdement difficile ne t’attend ici, mais plutôt une escalade intelligente et technique.

Elle traverse un superbe terrain calcaire où alternent les sections sur câble d’acier et la marche sur des vires, alors on part généralement dès le matin pour avoir bien assez de temps pour une descente tranquille, tout en se sentant comme de vrais alpinistes, même quand on débute tout juste dans ce sport. C’est justement sur cet itinéraire que j’ai personnellement pensé pour la première fois que Lukáš et moi pourrions vraiment nous y mettre régulièrement, car ce contact avec la roche y est tout simplement magique.

Avec un guide, ou en autonomie ?

Voilà une question que se posent beaucoup de débutants. Si tu envisages de faire une via ferrata dans les Dolomites en autonomie, tu dois aborder ça de manière très responsable. Pour les itinéraires très simples (A ou A/B), si tu ne souffres pas de vertige, que tu as une bonne condition physique et que tu sais manipuler tes mousquetons en toute sécurité, tu peux partir seul. Mais assure-toi toujours d’avoir avec toi quelqu’un qui sait, au moins un peu, ce qu’il fait.

En revanche, pour les itinéraires de difficulté C, ou si tu ne te sens tout simplement pas à l’aise, nous te recommandons vivement d’engager un guide de montagne certifié IFMGA. Ces gars et ces femmes connaissent les montagnes locales comme leur poche. Ils savent comment éviter la foule, t’aident avec la technique et te racontent en plus des histoires à faire dresser les poils sur les bras. Engager un guide revient généralement à 200 à 300 € par jour pour un petit groupe, ce qui, réparti entre amis, vaut vraiment le coup.

Où se loger (la meilleure base pour les via ferratas)

Si tu veux avoir les meilleures via ferratas et excursions à portée de main, nous te recommandons de choisir comme base principale de ton séjour la charmante petite ville de Cortina d’Ampezzo. Cortina se trouve au cœur des plus beaux sommets et, en voiture, tu rejoins les départs de la plupart des itinéraires populaires en quelques dizaines de minutes.

C’est certes une station un peu plus luxueuse (les prix d’une chambre correcte en saison tournent autour de 150 à 250 € la nuit pour deux), mais la localisation te le rend au centuple. En ville, tu trouves du matériel à louer, mais surtout, le soir, on s’assoit en terrasse avec un Aperol Spritz et on observe les autres touristes qui boitent eux aussi en revenant des rochers. Solidarité 😁. Si tu cherches quelque chose qui a vraiment du style, le traditionnel Hotel de la Poste en plein centre est superbe. Mais quand on préfère économiser et avoir la montagne juste au coin de la rue, nous choisissons le très sympa B&B Hotel Passo Tre Croci, situé juste au-dessus de la ville, à quelques minutes seulement des départs de via ferratas.

Où bien manger dans les Dolomites

Puisqu’on parle tant d’hébergement et d’excursions, n’oublions pas non plus le plus important : la nourriture. Avec Lukáš, il est rare qu’on ne soit pas pris d’une faim de loup après une journée entière sur les rochers. Et les montagnes italiennes sont le meilleur endroit au monde pour calmer cette faim.

À Cortina d’Ampezzo même, on a un vrai coup de cœur où l’on va régulièrement : le Ristorante Pizzeria Croda Cafe. Ils y font une pizza absolument divine à la pâte toute fine, et quand on y débarque après la descente encore en chaussures de trek, personne ne nous regarde de travers. Il y a toujours du monde, c’est animé, joyeux, et les prix sont en fait très raisonnables pour la luxueuse Cortina.

Si tu veux vraiment te récompenser et goûter quelque chose de plus local et fermier, réserve absolument à l’El Brite de Larieto. C’est une superbe ferme-restaurant de montagne près de Cortina, où l’on fabrique soi-même fromages et charcuteries. S’y offrir une planche de fromages maison avec un verre de vin local au coucher du soleil, c’est justement la vraie raison pour laquelle on s’escrime à grimper ces montagnes. 😁

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S’entraîner avant le départ : que tester près de chez soi

Avant de partir en Italie sur les vraies grandes parois, il est extrêmement raisonnable de tester le maniement du matériel quelque part au calme. Mieux vaut découvrir une peur paralysante du vide à dix mètres du sol près de chez toi qu’à deux cents mètres au-dessus d’un gouffre italien 😁. En France, il existe de nombreuses via ferratas d’initiation parfaites pour s’exercer en douceur, sans la pression du décor alpin. Prendre le câble en main tranquillement, sans regard extérieur, est toujours utile.

On trouve un peu partout en France et dans les Alpes voisines de très belles via ferratas d’entraînement, idéales pour les débutants. Beaucoup de stations de moyenne montagne proposent des parcours faciles cotés A ou A/B, souvent avec location de matériel sur place et même la possibilité de réserver un court cours d’initiation avec un moniteur. C’est l’endroit parfait pour t’habituer aux mousquetons et aux longes avant de t’attaquer aux géants italiens.

Que faire dans les environs quand tu ne grimpes pas

Évidemment, tu ne peux pas passer toutes tes vacances suspendu à des câbles, tes bras et tes jambes auront besoin de repos. L’Italie, ce n’est pas que la montagne, c’est aussi la nourriture et les plaisirs, et dans les Dolomites, on aime toujours faire la fête.

Après une journée éprouvante sur les rochers, tu découvriras que la cuisine du Haut-Adige est tout simplement un miracle. Les pâtes italiennes alliées à la générosité autrichienne font que tu manges trois fois plus que prévu, tout en te disant que tu l’as bien mérité. Tu tomberas amoureux des canederli (boulettes de pain) sous toutes leurs formes, de la polenta nourrissante avec de la viande ou du strudel aux pommes sucré. Et le soir, pour réchauffer les muscles, on recommande chaudement un bombardino ou un Aperol Spritz en terrasse. La plupart des bons hôtels de Cortina proposent aussi de superbes centres de bien-être et des saunas, exactement ce dont ton corps a le plus besoin après une journée sur les rochers.

Personnellement, en plus de la gastronomie, on s’offre parfois un peu d’histoire et des excursions détente. Les Dolomites sont parsemées de magnifiques petits lacs de montagne, comme l’iconique Lago di Braies, où l’on peut se rendre en voiture et simplement profiter du paysage quand les bras ne suivent plus après l’escalade. Tu peux même y louer une barque et t’offrir un après-midi carrément romantique. Et encore une chose : si tu aimes filmer, laisse plutôt le drone de côté. Dans la plupart des parcs nationaux des Dolomites, le vol est strictement interdit et les amendes sont vraiment salées 😅.

Pour aller plus loin

Astuces et conseils avant le départ

Chaque voyage en montagne exige un peu de cette planification fastidieuse à la maison, devant le bureau. Avec Lukáš, après toutes ces années, on a notre petit système bien rodé qui nous épargne non seulement des nerfs, mais aussi pas mal d’argent. J’ai envie de partager avec toi quelques-unes de nos astuces personnelles qui ont le mieux fonctionné lors de nos voyages en Italie.

Où trouver vols et transport

Depuis la France, le plus simple pour rejoindre les Dolomites est souvent de prendre l’avion vers Milan, Vérone ou Venise, puis de louer une voiture. Des compagnies comme Air France, Vueling ou easyJet desservent ces aéroports depuis Paris, Lyon ou Marseille. Une fois sur place, avoir une voiture est indispensable : tu peux y charger tout ton matériel et rejoindre les départs des via ferratas en toute liberté. Pour la location, nous avons depuis longtemps une bonne expérience avec DiscoverCars, que nous utilisons partout dans le monde.

Pour trouver des vols pas chers, jette un œil sur Kiwi. C’est notre portail préféré pour comparer toutes les options et il nous déniche généralement les meilleures correspondances. Louer ensuite une voiture à l’aéroport est la meilleure combinaison pour être totalement flexible en montagne et ne pas dépendre du réseau de bus italien, assez clairsemé.

N’oublie pas une connexion internet fiable

Même si tu es en Europe et que le roaming de l’UE s’applique, en montagne le signal se perd souvent, et une solution de secours peut être utile, surtout si tu dois consulter le radar météo pour les orages. Rien de pire que d’être accroché à la roche sans savoir si le nuage noir au-dessus de toi va éclater ou t’éviter.

Pour les voyages plus longs, ou si tu as besoin de beaucoup de données sans stress et veux partager directement tes photos avec la famille, on recommande vivement une eSIM. Pour nous, c’est clairement celle de Holafly qui s’est révélée la meilleure (jette un œil à notre avis). Tu l’installes encore tranquillement dans ton salon et, dès que tu franchis la frontière, tu navigues sans aucune galère de cartes SIM physiques. Tu peux la réserver via notre lien partenaire Holafly.

Foire aux questions (FAQ)

Où puis-je trouver une carte fiable des via ferrata des Dolomites ?

Les meilleures et les plus précises cartes pour les Dolomites sont publiées par la maison d’édition italienne Tabacco. Vous pouvez les acheter dans n’importe quel bureau de tabac ou librairie sur place. Elles sont à l’échelle 1:25 000 et les via ferrata y sont clairement indiquées par des croix noires le long des itinéraires. Il existe également une application Tabacco pour smartphones que nous recommandons de télécharger pour faciliter l’orientation sur le terrain.

Puis-je télécharger gratuitement une carte des via ferrata des Dolomites sur mon téléphone ?

Oui, d’excellents outils sont des applications comme Mapy.cz, qui fonctionnent également hors ligne et où les via ferrata sont très bien indiquées. Nous recommandons aussi des applications comme Fatmap ou Komoot, où vous trouverez également des profils de dénivelé spécifiques et des évaluations d’autres utilisateurs. Pour les débutants, c’est une source d’informations absolument précieuse pour bien planifier son itinéraire.

Les via ferrata sont-elles sûres pour les enfants ?

Cela dépend de l’âge et de l’expérience de l’enfant. Pour les enfants à partir d’environ 10 ans, il existe des via ferrata spéciales faciles pour enfants (difficulté A), mais l’enfant doit avoir un baudrier spécial pour enfant (intégral) et un absorbeur de choc adapté à son faible poids. Nous recommandons vivement de faire la première escalade avec des enfants exclusivement avec un moniteur, pour avoir la certitude et éviter d’éventuelles larmes de peur.

Ai-je besoin d’une corde d’escalade pour faire des via ferrata ?

Pour les parcours équipés classiques, vous n’avez pas besoin de corde, vous progressez uniquement avec un kit de via ferrata muni de deux mousquetons. La corde d’escalade n’est portée que par les guides de montagne pour assurer éventuellement les enfants ou les clients nerveux dans les passages particulièrement exposés, donc vous pouvez tranquillement laisser cet équipement dans la vallée.

Que se passe-t-il si je manque de forces sur le parcours ?

C’est l’une des choses les plus importantes à garder à l’esprit. Il est très difficile de faire demi-tour sur une via ferrata ou il n’y a pas d’échappatoire tant que vous n’avez pas atteint le sommet ou un sentier de secours. Il est donc essentiel de ne pas surestimer ses capacités, de choisir un itinéraire de difficulté facile et de se reposer dans les sections où l’on peut se tenir confortablement. Ne vous précipitez pas et faites des pauses tranquillement, les montagnes ne vont nulle part.

Quelles chaussures dois-je prendre ?

Ne prenez surtout pas de chaussures de running ou de baskets souples. Vous allez vous tenir sur des échelons et des pitons en acier et à travers une semelle fine, vos pieds vous feraient insupportablement mal en une heure. Avec Lukáš, nous avons un jour croisé sur un parcours un monsieur en baskets ordinaires, et la vue de ses pieds écorchés me terrifie encore aujourd’hui. L’idéal, ce sont des chaussures de randonnée basses ou montantes avec une « climbing zone » sur la pointe, c’est-à-dire une partie plate et dure en caoutchouc conçue précisément pour se tenir sur de petits morceaux de roche.

Puis-je partir en via ferrata juste après la pluie ?

Plutôt non. La roche calcaire des Dolomites est extrêmement glissante après la pluie. Même si vous avez de bonnes chaussures, les échelons et câbles métalliques seront mouillés et froids, ce qui rend l’escalade beaucoup plus difficile et diminue le sentiment de sécurité. Vérifiez toujours attentivement avant votre sortie non seulement le radar des orages, mais aussi les précipitations de la nuit précédente. Une via ferrata mouillée ne vaut vraiment pas le stress.

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Lucie Konečná
Lucie Konečnáhttps://www.lkmedia.cz
Ahoj, jmenuji se Lucka a dá se toho o mě napsat hodně. 😁 Někdo mě nazývá blogerkou, jiný influencerkou nebo podnikatelkou, mám tak trochu renesanční osobnost a baví mě spousta věcí a taky jich hodně dělám. Vystudovala jsem původně žurnalistiku, ale už od vysoké školy se věnuji online marketingu.❤️ Žila jsem dlouhé roky jako digitální nomád a procestovala více jak 40 zemí. S manželem Lukášem pracuji pro české značky v rámci butikové agentury LK MEDIA a řídím provoz české firmy nanoSPACE.. Kromě cestování, nanotechnologií a online marketingu mě baví všechno kolem zdravého životního stylu, fitness a spánku.

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