Glacier Bay Alaska : le parc national UNESCO sans route

Quand on parle de l’Alaska et du Glacier Bay National Park, la plupart des gens ont en tête cette image classique d’une nature sauvage où rôdent les ours et où d’énormes blocs de glace s’effondrent dans l’océan. Mais je dois vous prévenir d’une chose : la réalité de Glacier Bay en Alaska est mille fois plus spectaculaire, plus grandiose et aussi nettement plus humide que tout ce que vous pouvez imaginer. ☺️ C’est le bout du monde dans le meilleur sens du terme, un endroit où la nature ne connaît aucune pitié et où vous n’êtes qu’un visiteur très respectueux.

Aucune route ne mène à Glacier Bay, et pourtant des centaines de milliers de personnes s’y rendent chaque année pour voir de leurs propres yeux ces géants de glace en train de disparaître. La majorité d’entre elles depuis le pont d’immenses navires de croisière, mais nous verrons aussi comment y aller en toute autonomie et combiner la visite avec la magnifique petite ville historique de Sitka. Préparez des vêtements chauds, de bonnes bottes en caoutchouc et plongeons ensemble dans la nature sauvage de l’Alaska, qui vous donnera à coup sûr des frissons dans le dos (et pas seulement à cause des températures 😁).

Voilà donc ce que je vous ai préparé : 13 conseils, du spectacle des glaciers aux refuges pour oursons orphelins, en passant par les meilleurs restaurants de poisson de Sitka, où personne ne vous jugera si vous débarquez en bottes trempées.

Margerie Glacier dans le Glacier Bay National Park en Alaska, mur de glace iconique
Le Margerie Glacier dans le Glacier Bay National Park, mur de glace iconique
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Contenu de l'article

Résumé

Si vous êtes pressé et que vous avez juste besoin des points essentiels avant de plonger dans les détails, j’ai préparé pour vous ce résumé éclair. C’est une sorte de bouée de sauvetage avec les informations les plus importantes sur toute la région, pour que vous sachiez tout de suite dans quoi vous vous embarquez avec nous.

  • Aucune route : ni Glacier Bay ni Sitka ne sont accessibles par la route. On y arrive uniquement en navire de croisière, en ferry (Alaska Marine Highway) ou en petit avion.
  • Deux façons de visiter : 95 % des visiteurs y arrivent à bord d’énormes navires de croisière (sans débarquer), les 5 % restants choisissent l’autonomie via le hameau de Gustavus et Bartlett Cove.
  • Les incontournables : des glaciers de marée monumentaux (Margerie, Johns Hopkins) qui s’effondrent dans l’océan dans un fracas assourdissant, et une concentration incroyable d’animaux sauvages.
  • Quand partir : la saison est très courte, tout ne fonctionne que de mai à septembre. Le reste de l’année, la région est pratiquement hivernée.
  • Météo : préparez-vous à une forêt pluviale tempérée. Il pleut en moyenne 230 jours par an, alors un bon imperméable et des bottes sont absolument indispensables.
  • La petite ville de Sitka : ancienne capitale de l’Amérique russe, pleine d’histoire, de cafés sympas et de superbes sentiers de randonnée, souvent combinée avec Glacier Bay sur un même voyage.

Quand partir et comment se rendre à Glacier Bay

Planifier un voyage dans le sud-est de l’Alaska est un vrai casse-tête logistique, car les bons vieux conseils sur la location de voiture, vous pouvez les oublier d’emblée. Voyons ensemble quand cela vaut la peine d’y aller et par quels moyens on accède à ce royaume de glace, sans avoir à nager.

Le sud-est de l’Alaska vit au rythme impitoyable des saisons. La seule fenêtre sensée pour s’y rendre va du 1er mai au 30 septembre. Nous, on aime y aller en plein été, parce que les journées sont longues et que les chances de ne pas avoir les doigts gelés sont quand même un peu plus élevées. D’octobre à avril, les villages s’endorment, les hôtels se mettent en hivernage et la nature reprend pleinement possession de la baie. Si en plus vous espérez voir des aurores boréales, je dois vous décevoir : à cause de la couverture nuageuse constante et de la latitude plus basse, vous n’en verrez pas ici. Pour cela, il faudrait plutôt monter vers le nord, du côté de Fairbanks.

Comment y aller, alors ? Vous avez essentiellement deux options qui définissent toute votre expérience. La première, choisie par 95 % des visiteurs, c’est la croisière à bord d’un grand navire. Ces bateaux partent le plus souvent de Seattle ou de Vancouver et, dans le cadre d’un itinéraire d’environ sept jours, entrent une journée directement dans le parc national. Le point essentiel à savoir : le bateau ne s’amarre nulle part et vous ne mettez pas le pied à terre. Dès que le navire franchit les limites du parc, des rangers montent à bord depuis une petite embarcation et commentent au micro, le reste de la journée, ce que vous voyez, en signalant les baleines.

La deuxième option, celle que nous choisissons, nous les natures plus aventureuses, c’est le voyage en autonomie. La porte d’entrée est alors le petit hameau de Gustavus, desservi par des vols commerciaux depuis Juneau ou par les ferries de l’Alaska. De l’aéroport, une unique route asphaltée de quatorze kilomètres mène à Bartlett Cove, le seul endroit de cet immense parc national où vous trouverez un peu de civilisation, un lit et un repas chaud. Si vous voyagez déjà à travers l’Alaska, cherchez absolument vos billets d’avion sur Kiwi , notre portail préféré, où l’on déniche souvent les meilleurs vols entre Juneau, Sitka et Anchorage.

Le trajet se fait souvent dans un tout petit avion qui peut sautiller dans le vent comme un cerf-volant en papier. Mais la vue d’en haut sur les forêts infinies et les fjords entremêlés vaut largement l’estomac un peu noué. Je vous recommande vivement d’emporter un médicament contre le mal des transports, même si vous n’avez normalement pas le cœur sensible.

Où loger et combien coûte le séjour

Si vous ne choisissez pas la croisière, où la cabine est incluse dans le prix du voyage, il vous faudra réserver l’hébergement très longtemps à l’avance. Les capacités d’accueil dans le sud-est de l’Alaska sont extrêmement limitées et, en haute saison estivale, tout est désespérément complet parfois jusqu’à six mois à l’avance.

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À l’intérieur même du parc national de Glacier Bay, il n’existe qu’un seul hôtel : le Glacier Bay Lodge, à Bartlett Cove. Il ne compte qu’un peu plus de cinquante chambres, alors vous imaginez à quelle vitesse elles partent. C’est une magnifique bâtisse en bois cachée dans la forêt, d’où partent chaque matin de petits catamarans vers les glaciers. Si votre budget est très serré et que vous adorez dormir dehors, juste à côté de l’hôtel se trouve le Bartlett Cove Campground, où l’on peut camper gratuitement — mais les camping-cars sont strictement interdits et il faut arriver assez tôt pour avoir une place.

En dormant en pleine nature, un étrange craquement de branches peut vous réveiller au milieu de la nuit. On imagine aussitôt un énorme ours, alors qu’au final ce n’est peut-être qu’un renard très curieux. Croyez-moi, camper dans cette nature sauvage est une expérience pour toute une vie. La plupart des voyageurs indépendants combinent donc la visite de la baie avec un séjour dans la petite ville de Sitka, centre historique de la région, qui offre de meilleures infrastructures.

Combien coûtent l’hébergement et la vie à Sitka

L’Alaska ne fait clairement pas partie des destinations bon marché, et il faut l’anticiper. Une chambre double basique dans un hôtel de bonne tenue comme le Sitka Hotel ou le Westmark Sitka peut facilement vous coûter 200 à 280 € la nuit en juillet. Les prix de la nourriture sont eux aussi plus élevés, car tout doit être acheminé par bateau ou par avion.

  • Séjour à budget moyen : un hébergement dans un hôtel comme l’Aspen Suites Hotel Sitka revient, pour un séjour de quatre jours vols intérieurs compris, à environ 1 600 € par personne.
  • Restauration : un simple burger-frites au pub vous coûtera 18 à 23 € (autour de 20 €), un bon dîner aux fruits de mer dépasse sans problème 38 € par personne.
  • Excursions : une croisière d’une journée en petit bateau depuis Bartlett Cove jusqu’aux glaciers coûte environ 230 € par personne, mais honnêtement, c’est le meilleur investissement que vous puissiez faire ici.
  • Location de voiture : nous utilisons habituellement le comparateur RentalCars.com , même si à Sitka et Gustavus vous ne louerez une voiture que pour parcourir quelques kilomètres. La plupart des gens se débrouillent ici avec les navettes des hôtels ou à pied.

Honnêtement, le budget d’un tel voyage peut vite s’envoler si vous ne faites pas attention. On peut économiser en se rabattant de temps en temps sur les supermarchés locaux et en se préparant un simple sandwich au saumon sur un banc près du port. Au final, ces instants où l’on est assis, un petit pain à la main, à contempler la mer, comptent parmi les meilleurs de tout le voyage.

Glacier Bay et Sitka : 13 lieux et expériences à ne pas manquer

Je me souviens m’être tenue là pour la première fois sans pouvoir prononcer un mot, et ça ne m’arrive vraiment pas souvent. 😅 Voici treize lieux qui en valent la peine.

Que vous optiez pour une promenade tranquille en ville, un gobelet de café chaud à la main, ou que vous partiez pour une rude expédition vers les glaciers en train de disparaître, une chose est sûre. Chaque recoin de cette nature sauvage possède cette magie silencieuse et indescriptible qui s’imprime profondément en vous et ne vous lâche plus.

1. Margerie Glacier (le mur de glace iconique)

Si vous avez déjà vu une photo de Glacier Bay, il y a de fortes chances que ce soit précisément le glacier Margerie qui y figurait. C’est l’icône visuelle absolue du parc : il s’étend sur 34 kilomètres et plonge dans la mer comme un gigantesque mur de glace bleue et blanche de plus de soixante mètres de haut. Chaque fois que nous arrivons ici, nous restons simplement debout sur le pont, en silence, à fixer cette masse immense.

Detail du Margerie Glacier avec la glace qui se fissure
Gros plan sur le Margerie Glacier (Photo : Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0)

Le flux de glace atteint ici une vitesse d’environ 1,8 mètre par jour, ce qui signifie une seule chose en pratique : il se passe toujours quelque chose. Comme le glacier ne repose pas sur le fond du fjord mais sur un rebord sous-marin, les blocs de glace s’en détachent dans un rugissement assourdissant pour plonger directement dans les vagues. Ce phénomène s’appelle le vêlage (calving), et c’est un spectacle qui vous donne à coup sûr la chair de poule, car le bruit évoque un orage géant ou une explosion.

Quand un gros morceau se détache, il faut quelques secondes avant que le grondement ne vous parvienne. C’est ce décalage étrange qui vous fascine complètement. J’emporte toujours une énorme thermos de thé chaud et je tiens le coup des heures sur le pont à grelotter, juste pour ne pas rater cet instant.

2. Johns Hopkins Glacier (le foyer des bébés phoques)

Ce glacier est le plus rapide de tout le parc : il avance à quatre mètres et demi par jour et sa surface est striée de bandes noires de moraines, ce qui lui donne l’allure d’une immense autoroute. La spécialité locale ici, c’est le vêlage sous-marin. De gros blocs se détachent loin sous l’eau puis remontent en surface de façon explosive, comme des torpilles, si bien que les capitaines doivent redoubler de prudence.

Johns Hopkins Glacier a Glacier Bay, le foyer des bebes phoques
Le Johns Hopkins Glacier à Glacier Bay, foyer des bébés phoques (Photo : Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0)

Mais il y a encore une chose qui rend cet endroit absolument exceptionnel. En été, des milliers de phoques communs s’y rassemblent et utilisent les blocs de glace flottants comme de véritables maternités flottantes et sûres. Ces blocs protègent aussi leurs petits tout juste nés des orques affamées. Pour protéger les femelles allaitantes, les navires de croisière y ont strictement interdiction d’entrer du début mai au début septembre, afin que le bruit des moteurs n’effraie pas les mères, ce qui condamnerait les petits à une mort certaine.

Les visiteurs repartent de cette baie avec quantité de photos de petits phoques semblables à de minuscules boules blanches dispersées sur la glace. Parfois, ils aboient et s’appellent de façon comique, et le son porte magnifiquement sur l’eau. Je ne m’étonne pas que l’administration du parc s’efforce autant de protéger cette pouponnière animale unique du reste du monde.

3. Lamplugh Glacier (la glace d’un bleu intense)

Tandis que Margerie et Johns Hopkins jouent surtout la carte du spectaculaire, le glacier Lamplugh vous séduira par sa couleur incroyable. De loin, on dirait qu’il émet une lumière néon d’un bleu intense. Ce phénomène optique vient du fait que, sous l’énorme pression, tout l’air est chassé de la glace et que les cristaux absorbent alors toutes les couleurs du spectre sauf le bleu.

Lamplugh Glacier avec sa glace d un bleu intense
Le Lamplugh Glacier et sa glace d’un bleu intense (Photo : Diego Delso / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0)

Le Lamplugh est aujourd’hui ce qu’on appelle « échoué » : il ne repose pas directement dans l’eau mais sur la terre ferme, et l’eau de mer ne vient lécher son front qu’à marée très haute. C’est un endroit magnifique pour les photographes, car en contraste avec les montagnes sombres de la Fairweather Range alentour, cette glace bleue brille à des kilomètres.

Nous nous tenions devant lui au moment précis où le soleil a percé un instant les lourds nuages de pluie et illuminé cette étendue de glace. C’était une couleur que je peine à décrire, quelque part entre le saphir et la glace pilée nappée de sirop bleu. N’oubliez surtout pas d’emporter un bon appareil photo : les photos prises au téléphone ne captent tout simplement pas cette profondeur de couleur.

4. Grand Pacific Glacier (le discret créateur de la baie)

À première vue, vous vous direz peut-être que ce glacier ne vaut pas grand-chose, parce qu’il ne ressemble pas à ces glaciers d’un blanc pur que l’on voit dans les documentaires. Le Grand Pacific ressemble plutôt à une immense carrière d’argile, car la majeure partie de sa surface est recouverte de pierres, de boue et de gravier. Mais ne vous laissez pas tromper par son aspect terreux : c’est précisément ce colosse qui a creusé tout Glacier Bay par le passé.

Grand Pacific Glacier, le discret createur de la baie
Le Grand Pacific Glacier, discret créateur de la baie (Photo : Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0)

Encore en 1750, il remplissait toute la baie actuelle comme une unique rivière de glace massive, épaisse de plus d’un kilomètre. Mais en à peine trois siècles, il a reculé de 105 kilomètres incroyables vers l’intérieur des terres et forme aujourd’hui la frontière même entre l’Alaska et la Colombie-Britannique canadienne. On se tient devant cet immense mur d’argile en se demandant comment il est possible que tout cela ait été de la glace pure. Ici, la nature réécrit en quelque sorte les cartes sous vos yeux.

Fait intéressant : quand les premiers explorateurs se sont aventurés ici, le glacier était à un tout autre endroit qu’aujourd’hui. On ne peut s’empêcher d’imaginer ce qu’ils ont dû ressentir en naviguant vers l’inconnu et en ne voyant qu’une muraille de glace infinie. C’est fascinant de voir ainsi, en direct, comment une force colossale façonne et transforme notre planète tout entière.

5. Bartlett Cove (le seul morceau de civilisation)

Si vous explorez le parc en autonomie depuis Gustavus, toute votre vie tournera autour de la baie de Bartlett Cove. C’est un endroit magnifique au cœur de la forêt, où l’on trouve le centre d’accueil principal, le siège de l’administration du parc et l’excellent café du Glacier Bay Lodge. On aime toujours s’y offrir un café chaud avant de repartir affronter la pluie.

Plage de Bartlett Cove, le seul morceau de civilisation a Glacier Bay
La plage de Bartlett Cove, seul morceau de civilisation à Glacier Bay (Photo : Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0)

C’est aussi de Bartlett Cove que partent les deux seuls sentiers de randonnée entretenus de tout le parc. Si vous voulez vous dégourdir un peu les jambes, je vous recommande vivement le Forest Loop Trail. Le sentier traverse une dense forêt d’épicéas pleine de mousse moelleuse et de fougères géantes : on se croirait un peu dans Jurassic Park. N’oubliez juste pas de rester vigilant, car les élans et les ours s’y promènent assez couramment.

Une fois, nous étions un peu perdus dans nos pensées quand soudain nous avons entendu des pas lourds et un craquement de bois juste à côté de nous. Heureusement, ce n’était qu’une femelle élan qui nous a ignorés et a continué tranquillement à mâcher des feuilles. N’empêche que sur le moment, on a eu une de ces frousses, et on s’est mis à chanter à voix haute pour signaler notre présence à la forêt.

6. Observer les baleines à bosse et la technique du filet de bulles

Grâce à l’absence de pêche industrielle, Glacier Bay est un véritable paradis pour les baleines. En été, des centaines de baleines à bosse arrivent ici depuis les eaux chaudes d’Hawaï pour se gaver après ce long voyage. Avec de la chance — et nous l’avons vraiment eue plusieurs fois — vous verrez leur fascinante technique de chasse, que les habitants appellent « bubble-net feeding », la chasse au filet de bulles.

Baleine a bosse sautant hors de l eau a Glacier Bay
Une baleine à bosse jaillissant de l’eau à Glacier Bay (Photo : NPS / Wikimedia Commons, domaine public)

Tout se passe comme si plusieurs baleines se concertaient : elles se mettent à libérer sous l’eau un cercle de bulles qui emprisonne un immense banc de poissons dans un cylindre imaginaire, puis elles remontent ensemble, gueules grandes ouvertes, en plein milieu. C’est une démonstration absolument bluffante de coopération animale. À la surface, vous verrez aussi des loutres de mer, qui nagent couramment sur le dos et cassent les coquillages qu’elles ont pêchés en les frappant avec une pierre posée sur leur ventre. Elles sont incroyablement adorables.

Quand une baleine expire en surface dans un immense geyser d’eau, cela dégage en plus une odeur caractéristique de poisson qui vous saisit le nez avant même que vous n’aperceviez l’animal. Mais ce mouvement majestueux de la nageoire caudale, lorsque la baleine replonge lentement dans les profondeurs de l’océan, est tout simplement à couper le souffle, une expérience dont on ne se lasse pas, même au cinquantième passage.

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Où se loger à Glacier Bay et Sitka
6 hébergements — hôtels wellness, campings et autres options d’hébergement
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Glacier Bay Lodge
Le seul hôtel directement dans le parc national de Glacier Bay à Bartlett Cove. Magnifique lodge en bois niché dans la forêt primaire avec une capacité d’un peu plus de cinquante chambres, d’où partent le matin de petits catamarans vers les glaciers.
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Annie Mae Lodge Gustavus
Hébergement de catégorie moyenne à Gustavus, porte d’entrée du parc national de Glacier Bay. Bon point de base pour visiter la région.
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Bear Track Inn Gustavus
Hébergement économique à Gustavus, petite localité servant de point d’entrée au parc national de Glacier Bay. Option plus accessible pour les voyages en autonomie.
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⛺ Camping
Bartlett Cove Campground
Le seul camping officiel dans le Glacier Bay National Park, juste à côté du Glacier Bay Lodge. Camping gratuit, mais interdiction stricte des caravanes et inscription préalable obligatoire. Formation obligatoire sur la sécurité requise en raison de la présence omniprésente des ours.
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Sitka Hotel
L’un des meilleurs hôtels de Sitka, ville historique du sud-est de l’Alaska. Une chambre double standard coûte facilement entre 200 et 280 EUR par nuit en juillet.
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🏨 Hotel
Westmark Sitka
L’un des meilleurs hôtels de Sitka. Une chambre double standard coûte facilement entre 200 et 280 EUR par nuit en juillet.
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7. Le kayak de mer entre les glaces flottantes

C’est sans doute le meilleur conseil pour ceux d’entre vous qui aiment la vraie aventure et n’ont pas peur de se mouiller un peu. Le loueur de kayaks est installé directement à Bartlett Cove, et la baie vue depuis l’eau est complètement différente de ce que l’on voit depuis le pont d’un grand navire. On prend soudain conscience de notre toute petite taille face à ces montagnes et à ces glaciers.

Kayak de mer entre les glaces flottantes a Glacier Bay
Kayak de mer entre les glaces flottantes à Glacier Bay (Photo : Wikimedia Commons, CC BY 2.0)

Un énorme succès ici, c’est le service appelé « camper drop-off ». Concrètement, le bateau du matin vous embarque avec votre kayak et votre tente et vous dépose à des dizaines de kilomètres au cœur de la nature sauvage, où il vous laisse à votre sort. Vous pouvez ensuite pagayer des jours durant entre les glaces flottantes près du Reid Glacier, dormir sur des plages désertes et n’écouter que le clapotis de l’eau et le souffle occasionnel d’une baleine. Veillez juste à emporter de bonnes chaussures de randonnée imperméables et à tout ranger dans des sacs étanches, parce que, comme je le disais, ici il pleut sans arrêt.

Être assis dans un petit kayak fragile pendant que des blocs de glace de la taille d’une petite voiture dérivent autour de vous demande parfois de sacrés nerfs. Vouloir photographier et pagayer en même temps peut facilement se solder par un bain glacé tout à fait involontaire. Si vous vous lancez, prenez le temps de planifier soigneusement votre itinéraire : votre récompense sera une liberté totale, que rien ne vient troubler.

8. Sitka National Historical Park (la forêt pleine de totems)

Si l’on passe de Glacier Bay à la proche ville de Sitka, ce que beaucoup de voyageurs combinent naturellement, votre première destination devrait être le parc historique local. L’entrée est gratuite et il offre un magnifique sentier plat d’environ deux kilomètres à travers la forêt pluviale, bordé de superbes mâts totémiques en bois des Tlingits, les habitants autochtones.

Totem Square a Sitka, la foret pleine de totems
Totem Square à Sitka, la forêt pleine de totems (Photo : Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0)

C’est précisément ici que s’est déroulée, en 1804, la célèbre bataille au cours de laquelle la tribu Tlingit succomba aux colons russes, ce qui changea pour des décennies le visage de tout l’Alaska. La promenade entre ces arbres immenses dégoulinant d’eau, tandis que des visages d’aigles et d’ours sculptés sur les totems vous observent de toutes parts, dégage une atmosphère incroyablement mystérieuse.

À chaque pas sur ces sentiers entretenus, un grand calme vous enveloppe, même si l’histoire locale est par endroits assez sauvage et sanglante. Les totems eux-mêmes recèlent des histoires familiales entières et des légendes mythologiques. J’aime surtout m’y promener tôt le matin, quand des lambeaux de brume traînent encore entre les arbres et que l’endroit tout entier semble sorti d’un vieux conte.

9. Fortress of the Bear (le refuge des oursons)

Voir un ours dans la nature est une expérience extraordinaire mais, honnêtement, ça ne marche pas toujours et tout le monde n’a pas forcément envie de le vivre face à face sur un sentier forestier désert. À Sitka, allez donc absolument à Fortress of the Bear, un superbe centre de sauvetage pour oursons orphelins qui, sans cela, ne survivraient pas dans la nature.

Fortress of the Bear a Sitka, le refuge des oursons
Fortress of the Bear à Sitka, le refuge des oursons (Photo : Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0)

Un détail intéressant : les enclos ont été aménagés dans les immenses cuves vides d’une ancienne usine de cellulose, si bien que les animaux disposent d’un vaste espace et que vous pouvez les observer en toute sécurité depuis une plateforme surélevée, en train de se baigner ou de jouer. En saison, achetez vos billets en ligne à l’avance, car dès qu’un navire de croisière arrive, d’énormes files se forment.

Pour moi, ce fut une rencontre incroyablement émouvante, lorsque les soigneurs vous racontent l’histoire de ces boules de poils bien précises qui n’auraient eu aucune chance dans la rude nature après la perte de leur mère. Parfois, vous verrez des ours se disputer avec une énergie folle un vieux pneu, ou mordiller paresseusement leur patte. C’est génial de voir que l’argent des touristes peut financer des projets aussi utiles et nécessaires.

10. Alaska Raptor Center (la clinique des aigles)

À deux pas de la forteresse des ours se trouve un autre superbe projet de sauvetage, cette fois consacré aux oiseaux. L’Alaska Raptor Center fonctionne comme une clinique de réhabilitation, principalement pour les pygargues à tête blanche blessés, dont on en amène ici environ deux cents par an. Il s’agit souvent d’oiseaux ayant heurté une ligne électrique ou été percutés par une voiture.

Soigneur avec un harfang des neiges a l Alaska Raptor Center de Sitka
Un soigneur avec un harfang des neiges à l’Alaska Raptor Center de Sitka (Photo : Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0)

On y trouve un immense hall de vol où les aigles réapprennent à voler avant que les soigneurs ne les relâchent dans la nature. Ceux qui, hélas, ne peuvent plus retourner à l’état sauvage à cause de blessures permanentes vivent ici dans de grandes volières extérieures et jouent le rôle d’ambassadeurs aviaires. Se tenir face à un aigle majestueux est une expérience qui vous laisse cloué sur place. 😁 Vous vous en souviendrez vraiment longtemps.

Leur regard perçant caractéristique semble vous transpercer jusqu’au fond de l’âme, et c’est incroyable de constater leur prestance et leur taille de si près. La clinique fait un travail vraiment remarquable et, outre les pygargues, vous croiserez aussi diverses chouettes et faucons que les soigneuses nourrissent patiemment à la pince à épiler. Si vous aimez les oiseaux, réservez sans hésiter tout un après-midi à cet endroit.

11. La cathédrale Saint-Michel et l’héritage russe de Sitka

Sitka est une ville qui vous déroute un peu au premier regard, car son cœur a l’air d’avoir été transporté directement depuis Moscou. En plein milieu du principal carrefour se dresse l’impossible-à-manquer cathédrale orthodoxe Saint-Michel, avec ses bulbes typiques. Le bâtiment d’origine, du XIXe siècle, a certes brûlé dans les années soixante, mais les habitants ont heureusement sauvé les précieuses icônes et reconstruit l’église.

Cathedrale Saint-Michel a Sitka, l heritage russe
La cathédrale Saint-Michel à Sitka, l’héritage russe (Photo : Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0)

Sitka a en effet été, de 1808 à 1867, la capitale de l’Amérique russe, sous le nom de Novo-Arkhangelsk. La maison historique en rondins Russian Bishop’s House vaut absolument le détour. Gérée par les rangers du parc national, c’est l’une des plus anciennes constructions russes des États-Unis, bâtie, dit-on, sans un seul clou, ce qui paraît absolument incroyable. Et s’il vous reste des forces, grimpez encore sur la petite colline de Castle Hill, où s’est officiellement déroulée jadis la cession de l’Alaska aux États-Unis d’Amérique.

La ville est globalement pleine de contrastes inattendus, où croix orthodoxes, port américain moderne et culture autochtone se mêlent. Parfois, il suffit de flâner dans les ruelles, de s’imprégner de ce curieux mélange et d’imaginer ce que ce devait être à l’époque où le commerce des précieuses fourrures était florissant et où la ville était le centre de tout.

12. Indian River Trail (le sentier plein de saumons)

Si vous avez un après-midi de libre à Sitka et que vous voulez partir pour une vraie balade, le sentier longeant l’Indian River est sans doute notre choix préféré pour une journée tranquille. C’est un chemin d’un peu plus de quatre kilomètres à travers une forêt dense, qui se termine près de la jolie cascade d’Indian River Falls.

La vraie raison d’y aller, cependant, arrive en automne. La rivière est alors complètement bondée de saumons remontant le courant pour frayer. Et là où il y a des milliers de saumons, il y a logiquement des ours, alors pendant cette promenade il faut faire vraiment beaucoup de bruit, et la clochette sur le sac à dos n’est pas un gadget mais une prévention indispensable. Nous, on discute, on tape dans les mains et on chante même parfois, pour ne pas surprendre un plantigrade au détour d’un virage.

Quand vous voyez ces poissons lutter de toutes leurs forces contre le courant dans une eau très peu profonde, parfois meurtris et totalement épuisés, c’est une démonstration magistrale de la force de l’instinct. Et honnêtement, l’odeur de quantité de poissons à divers stades de décomposition n’a rien d’une parfumerie française. Mais c’est l’Alaska dans sa forme la plus pure et la plus brute, et c’est exactement pour ça que nous rêvons tous d’y voyager.

13. Mt Verstovia (pour ceux qui veulent se dépenser)

Le dernier conseil s’adresse à ceux d’entre vous qui ont une bonne condition physique et veulent profiter des plus beaux panoramas possibles sur toute la baie parsemée d’îlots. Le Mt Verstovia est un itinéraire assez rude, long de cinq kilomètres, avec un dénivelé brutal de 760 mètres, alors il vous en coûtera beaucoup de sueur et de jurons avant d’arriver en haut.

Mount Verstovia au-dessus de Sitka, pour les randonneurs aguerris
Le Mount Verstovia au-dessus de Sitka, pour les randonneurs aguerris (Photo : Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0)

Le chemin monte raide à travers la forêt, il faut parfois enjamber des racines et se frayer un passage dans les buissons, mais quand vous arrivez enfin au belvédère appelé Picnic Rock, vous comprenez pourquoi ça en valait la peine. Vous verrez tout Sitka, le volcan Mt. Edgecumbe à l’horizon et les eaux d’un bleu profond de l’océan en contrebas. Prenez juste de préférence une veste chaude, car en haut il y a généralement un vent terrible.

En gravissant ces interminables marches formées de racines, on a parfois très envie de faire demi-tour et d’aller plutôt s’offrir un petit gâteau au café. Mais si vous arrivez au sommet pile au moment où les nuages se déchirent, vous oublierez tous vos muscles endoloris. Emportez toutefois aussi des bâtons de trek, car la descente est peut-être encore bien plus dure pour les genoux que la montée.

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Où manger à Sitka

Après une telle journée sous la pluie, on a toujours une faim de loup, et après toutes ces excursions, un bon dîner se mérite vraiment. 😉 Voici nos découvertes préférées.

Le numéro un absolu pour les fruits de mer locaux, c’est le restaurant Beak Restaurant. On y cuisine fantastiquement bien et, fait intéressant, on y refuse catégoriquement les pourboires, parce que le personnel est directement payé un salaire équitable. L’ambiance détendue autour d’un immense plat de flétan y fait beaucoup. Si vous cherchez quelque chose de plus européen et que vous réussissez à réserver, essayez le Ludvig’s Bistro. C’est un tout petit espace très chaleureux qui propose une délicieuse cuisine méditerranéenne à base de produits d’Alaska, et son chowder aux fruits de mer est réputé bien au-delà de la région. C’est l’endroit idéal pour commander un excellent plat, un bon verre de vin et tout simplement se détendre.

Quand vous avez envie d’un classique rapide et d’une bonne bière, allez au Bayview Pub, un pub alaskien tout ce qu’il y a de plus authentique, où vous savourerez un excellent fish and chips arrosé d’une bière de la brasserie locale. Si vous avez des enfants ou une envie d’Italie, la solution est le Mean Queen Pizza, où ils font une pizza vraiment bonne avec une belle vue sur le port. Et pour bien démarrer la matinée ? Le Highliner Coffee sans hésiter, où tous les pêcheurs commerciaux locaux viennent en bottes prendre leur petit-déjeuner et leur café : l’ambiance rude y est géniale. Je recommande leur café torréfié spécial et l’observation tranquille de toute cette agitation.

Où aller ensuite

Si vous planifiez justement un voyage en Alaska et que vous récoltez des idées d’autres lieux magnifiques dans les environs, jetez absolument un œil à nos autres articles, où nous décrivons des destinations précises plus en détail.

Nous-mêmes ajoutons sans cesse de nouvelles observations de nos voyages, car l’Alaska est tout simplement trop immense pour être parcouru en une seule visite. Croyez-moi, une fois venu ici, vous planifierez déjà votre prochaine expédition dans l’avion du retour.

  • Vous voulez en savoir plus sur le fonctionnement des navires de croisière ? Jetez un œil à notre article Guide de la croisière en Alaska, où nous expliquons tout ce capharnaüm logistique.
  • Vous vous demandez ce que propose encore la capitale de l’Alaska ? Nous avons préparé pour vous un superbe guide de la ville de Juneau.
  • Et si vous comptez passer plus de temps entre histoire russe et mâts totémiques, ne manquez pas notre article détaillé que voir à Sitka.

Conseils et astuces avant de partir en Alaska

Planifier un voyage dans des contrées aussi reculées peut parfois être assez stressant, car on ne sait tout simplement pas ce qui nous attend sur place. Au fil des années, nous avons appris à nous fier à quelques services et astuces éprouvés qui nous font économiser non seulement beaucoup d’argent, mais surtout des nerfs et du temps.

La base de tout, c’est évidemment une bonne préparation au chaud depuis chez soi, qu’il s’agisse d’acheter ses billets d’avion ou d’assurer une connexion fiable avec le reste du monde. Voici le trio de choses sans lesquelles nos voyages vers le nord seraient bien plus compliqués, et même nettement plus risqués.

  • Billets d’avion pas chers : même ici, dans le nord, la recherche fonctionne bien. Cherchez vos billets sur Kiwi — c’est notre portail préféré, surtout pour les vols intérieurs en Alaska.
  • Une assurance pour le bout du monde : en Alaska, on ne sait jamais ce qui peut arriver. Pour les voyages en pleine nature, nous choisissons toujours une assurance complète : jetez un œil à notre avis sur SafetyWing.
  • De la data même en forêt : vous voulez envoyer une photo à la maison dès l’atterrissage ? Découvrez notre avis sur Holafly, grâce à laquelle nous avons internet même dans des endroits aussi reculés, via une eSIM. Une alternative tout aussi pratique est Yesim.
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Foire aux questions (FAQ)

Comment se rendre au parc national de Glacier Bay ?

Aucune route ne mène au parc, le seul moyen d’y accéder est donc par voie maritime ou aérienne. La plupart des visiteurs arrivent à bord de grands navires de croisière (cruise ships) qui traversent simplement le parc sans possibilité de débarquer sur la terre ferme. Les voyageurs individuels peuvent emprunter le ferry du réseau Alaska Marine Highway ou un petit avion depuis Juneau jusqu’au village de Gustavus, d’où il n’y a qu’un court trajet jusqu’au centre des visiteurs de Bartlett Cove.

Combien coûte une croisière vers Glacier Bay et pourquoi le nombre de bateaux est-il limité ?

Le prix d’une croisière de plusieurs jours en Alaska varie généralement de 800 à 2500 USD par personne selon le type de cabine et la compagnie maritime. En raison de la protection stricte de l’écosystème local, le parc impose une interdiction de trafic excessif avec une limite quotidienne fixée à seulement 153 bateaux au total. Parmi ce nombre, seuls deux grands navires de croisière sont autorisés à entrer dans la baie chaque jour, c’est pourquoi ces croisières affichent complet longtemps à l’avance.

Quelle est la meilleure période pour visiter Glacier Bay ?

La haute saison touristique s’étend de fin mai à début septembre, lorsque la région bénéficie du temps le plus chaud et des journées les plus longues. Durant ces mois d’été, les températures diurnes oscillent en moyenne entre 10 et 15 °C et c’est le meilleur moment pour observer le vêlage actif des glaciers. En dehors de cette saison, le parc est pratiquement inaccessible aux touristes ordinaires et la plupart des services aux visiteurs sont complètement fermés.

Quels sont les glaciers les plus célèbres de Glacier Bay ?

Parmi les plus recherchés figure le glacier de marée Margerie Glacier, réputé pour son activité et le vêlage fréquent d’énormes blocs de glace directement dans l’océan. Un autre spectacle impressionnant est Johns Hopkins Glacier, auquel les bateaux ne peuvent s’approcher qu’à une plus grande distance en raison de la protection des phoques qui y nichent. Au total, le parc national compte plus de 1000 glaciers, dont plusieurs dizaines atteignent le niveau de la mer.

Quels animaux puis-je observer lors d’une croisière dans le parc ?

Glacier Bay est l’un des meilleurs endroits au monde pour observer les baleines à bosse qui viennent s’y nourrir en été. Sur les blocs de glace flottants se reposent souvent des phoques communs et avec un peu de chance, on peut apercevoir des orques, des loutres de mer ou des otaries. Sur le littoral, on rencontre régulièrement des ours bruns et noirs, et sur les falaises escarpées nichent des macareux et des pygargues à tête blanche.

Peut-on camper dans le parc national de Glacier Bay ?

Oui, le seul camping officiel et aménagé se trouve à Bartlett Cove près du centre des visiteurs. Le camping y est gratuit, mais nécessite une inscription préalable et une formation obligatoire sur la sécurité en raison de la présence omniprésente des ours. Les aventuriers expérimentés peuvent, après avoir obtenu un permis, partir en camping sauvage (backcountry camping) le long du littoral isolé de toute la baie.

Existe-t-il une alternative moins chère à la croisière vers Glacier Bay ?

Si la croisière vers Glacier Bay est trop chère pour vous ou si les bateaux sont déjà complets, le fjord Tracy Arm constitue une excellente alternative plus abordable. Cette étroite baie glaciaire située au sud de Juneau offre des paysages tout aussi spectaculaires avec des falaises abruptes et les majestueux glaciers Sawyer. Les excursions en petits bateaux vers Tracy Arm peuvent facilement s’acheter comme sortie d’une journée directement depuis le port de Juneau.

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VoyagesAmérique du NordGlacier Bay Alaska : le parc national UNESCO sans route

À propos de l’auteur

Lucie Konečná
Lucie Konečnáhttps://www.lkmedia.cz
Ahoj, jmenuji se Lucka a dá se toho o mě napsat hodně. 😁 Někdo mě nazývá blogerkou, jiný influencerkou nebo podnikatelkou, mám tak trochu renesanční osobnost a baví mě spousta věcí a taky jich hodně dělám. Vystudovala jsem původně žurnalistiku, ale už od vysoké školy se věnuji online marketingu.❤️ Žila jsem dlouhé roky jako digitální nomád a procestovala více jak 40 zemí. S manželem Lukášem pracuji pro české značky v rámci butikové agentury LK MEDIA a řídím provoz české firmy nanoSPACE.. Kromě cestování, nanotechnologií a online marketingu mě baví všechno kolem zdravého životního stylu, fitness a spánku.

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