TL;DRAux pieds des Pyrénées, Lourdes attire chaque année entre quatre et six millions de pèlerins et de visiteurs. Ne manquez surtout pas la grotte de Massabielle, la Basilique de l’Immaculée Conception de style gothique, la basilique souterraine Saint-Pie-X, brutaliste, qui accueille jusqu’à 25 000 personnes, et la procession aux flambeaux organisée chaque soir. L’accès au sanctuaire est gratuit ; comptez de 130 à 180 euros la nuit dans un hébergement comme le Grand Hôtel Moderne. Visez fin mai-début juin ou le mois d’octobre pour éviter l’affluence de la période pascale à fin octobre. À un quart d’heure de route (50 kilomètres), le Cirque de Gavarnie dévoile sa cascade de 422 mètres, et un téléphérique permet de rejoindre le sommet du Pic du Midi, à 2877 mètres d’altitude.
La France a mille visages, mais Lourdes, au pied des Pyrénées, vous plonge dans un monde totalement à part. Chaque année, cette petite ville du sud-ouest de la France accueille des millions de visiteurs. Certains viennent ici porteurs d’un immense espoir, d’autres sont attirés par une pure curiosité.
Dans cet article, tu trouveras 11 conseils pratiques pour profiter pleinement de ce fascinant lieu de pèlerinage. Tu découvriras où chercher un hébergement bien situé et quel est le meilleur moment pour partir. Tu pourras ainsi t’imprégner facilement de l’incroyable atmosphère du lieu, même si tu ne fais pas partie des fervents croyants.
Résumé
La grotte magique de Massabielle : Le lieu de l’apparition, où règne un silence absolu et où tu peux toucher le rocher sacré.
La procession du soir : Les émotions les plus fortes se vivent après la tombée de la nuit, quand des milliers de personnes marchent dans l’obscurité avec des cierges allumés.
L’eau de Lourdes : Une source miraculeuse où tu peux remplir tes bouteilles ou accomplir le rituel traditionnel.
La basilique souterraine : Un colosse de béton fascinant en forme de coque de navire renversée, qui peut accueillir l’incroyable nombre de 25 000 visiteurs.
Les excursions dans les Pyrénées : La ville est un point de départ absolument idéal pour rejoindre les cascades de Gavarnie ou le sommet du Pic du Midi.
Commerce vs spiritualité : Prépare-toi à un énorme contraste entre les souvenirs au néon dans les rues et la prière silencieuse au sanctuaire.
Photo : Père Igor / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0
Lourdes s’anime surtout de Pâques à la fin octobre, période où affluent de loin le plus grand nombre de visiteurs et où toute la ville tourne à plein régime. Chaque année, ce sont quatre à six millions de personnes qui débarquent ici, le pic absolu de la saison touristique et religieuse tombant traditionnellement sur les chauds mois d’été. Le 15 août est particulièrement éprouvant : on y célèbre l’Assomption de la Vierge, et les rues comme les hôtels craquent littéralement sous l’afflux de pèlerins venus du monde entier.
Si tu prévois ton voyage pour 2026, garde en tête que Lourdes entre dans un nouveau cycle triennal consacré à saint Luc. Différents diocèses du monde organisent durant cette période d’immenses pèlerinages nationaux : la logistique en ville est extrêmement tendue et les hébergements disparaissent à la vitesse de l’éclair. Le diocèse britannique, par exemple, envoie une énorme expédition organisée fin août. Pour une visite plus tranquille, je recommande plutôt la charnière entre mai et juin, ou au contraire un mois d’octobre encore doux, quand les foules s’estompent mais que le climat au pied des Pyrénées reste très agréable.
Et comment s’y rendre au mieux ? Le plus logique est de prendre un vol direct depuis Paris vers Toulouse ou Bordeaux et de louer directement une voiture fiable à l’aéroport. Le trajet depuis l’aéroport de Toulouse dure environ deux heures par l’autoroute, soit 175 kilomètres jusqu’au pied des montagnes. La voiture te donnera de toute façon une liberté immense, car les plus belles cascades pyrénéennes et les lacs glaciaires sont vraiment très difficiles à atteindre en comptant uniquement sur les transports en commun.
Photo : John Samuel / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Où loger à Lourdes
💡 Conseil hébergement et activités : Nous cherchons nos hébergements de préférence sur Booking.com, où l’on trouve les meilleures conditions d’annulation. Pour les billets, excursions et activités, il vaut mieux comparer et réserver via GetYourGuide.
Lourdes est littéralement parsemée d’hôtels et de pensions, mais il faut savoir que la plupart d’entre eux s’orientent avant tout vers les grands groupes organisés et conservent souvent un léger air rétro des décennies passées. Si tu cherches quelque chose de plus personnel et confortable, il vaut vraiment la peine de réserver une chambre bien à l’avance via Booking. Choisis idéalement un hébergement à distance de marche du quartier sacré, pour ne pas avoir à gérer le casse-tête du stationnement nocturne, véritable cauchemar dans les ruelles étroites en haute saison, où la police adore distribuer des amendes pour mauvais stationnement.
Un excellent choix est le célèbre Grand Hôtel Moderne, qui te séduira immédiatement par son atmosphère historique et sa magnifique architecture de la Belle Époque. Il se trouve à quelques pas seulement de l’entrée principale du sanctuaire : tu seras tout près pour la procession magique du soir et tu éviteras de te frayer un chemin à travers les foules de toute la ville. Les prix par nuit pour deux personnes oscillent en saison 2026 autour de 130 à 180 euros, ce qui reste assez raisonnable pour un emplacement aussi prestigieux.
Si tu préfères un équipement plus moderne et plus calme, jette un œil à l’Hôtel Roissy ou au très apprécié Hôtel Alba, qui offrent un excellent rapport qualité-prix, des chambres impeccables et un personnel accueillant. Les voyageurs lambda devraient en revanche éviter de loger en plein cœur des rues commerçantes les plus bruyantes. Une alternative pour les amoureux de la nature consiste à établir son camp de base dans les villages de montagne voisins comme Cauterets ou Luz-Saint-Sauveur : tu seras tout près des treks pyrénéens et tu pourras faire une simple excursion à Lourdes l’après-midi.
Photo : John Samuel / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
11 conseils, que voir et faire à Lourdes
Penchons-nous maintenant sur 11 conseils concrets, que voir et faire à Lourdes et dans ses environs immédiats. Que tu cherches un réconfort spirituel ou plutôt des curiosités architecturales et naturelles, tu trouveras forcément ton bonheur ici.
Photo : Thomon / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
1. La grotte de Massabielle et l’apparition
C’est précisément ce lieu sacré où tout a commencé en 1858 et qui a changé à jamais l’histoire de toute la région. À l’époque, une jeune fille du coin de seulement quatorze ans, Bernadette Soubirous, affirmait que la Vierge Marie lui était apparue à plusieurs reprises dans la grotte peu profonde de Massabielle. Aujourd’hui, ce petit surplomb rocheux au bord de la rivière Gave de Pau est le cœur même et palpitant de tout le domaine du pèlerinage, où affluent chaque année des millions de fidèles du monde entier.
Quand tu t’approches de la grotte, tu es immédiatement frappé par le silence absolu et empreint de respect qui y règne. Les gens se tiennent dans de longues files disciplinées, prient en silence, allument des cierges et touchent avec espoir le rocher calcaire humide. Au fil des longues décennies, la pierre a été incroyablement polie par des millions de mains, et toute la scène agit avec force même sur les athées convaincus venus par simple curiosité.
💡 Conseil : Si tu veux éviter les plus grandes foules et vivre le lieu dans sa forme la plus pure, rends-toi à la grotte tôt le matin, vers sept heures. Le domaine du sanctuaire est ouvert dès l’aube, et la brume matinale qui s’élève de la rivière glaciale donne à tout l’espace une atmosphère incroyablement mystique et paisible.
Photo : Kaitu / Wikimedia Commons, CC0
2. La basilique de l’Immaculée Conception
Juste au-dessus de la grotte de l’apparition se dresse un magnifique édifice blanc, qui fait office de principal symbole visuel et de point de repère de tout Lourdes. La basilique de l’Immaculée Conception a été achevée en 1871, et son élégante flèche élancée, finement ciselée, est visible depuis presque tous les recoins de la ville grâce à sa position surélevée. La pierre d’un blanc éclatant forme en outre un contraste absolument fantastique avec les versants vert sombre des Pyrénées qui s’élèvent juste derrière le domaine.
Jette aussi un œil à l’intérieur, car l’intérieur néogothique est vraiment splendide et minutieusement travaillé. Les superbes vitraux colorés racontent toute l’histoire de l’apparition et, par temps ensoleillé, laissent entrer une belle lumière douce qui colore les murs de pierre. Tout autour, tu verras des centaines de plaques de marbre de remerciement laissées par des pèlerins des quatre coins du monde, persuadés que ce lieu leur a apporté la guérison tant espérée ou un réconfort dans la vie.
Un superbe élément architectural mène à la basilique : un système d’immenses rampes en pierre qui enserrent la place principale comme deux gigantesques bras protecteurs. De là s’offre à toi une vue panoramique parfaite sur tout le quartier sacré, et c’est seulement depuis cette perspective aérienne que tu prends pleinement conscience des cortèges immenses et interminables de personnes qui affluent sans cesse vers la grotte.
Photo : Editions Brun (Perpignan, début XXème siècle) / Wikimedia Commons, Public domain
3. La basilique souterraine Saint-Pie X
Voici un énorme choc architectural auquel tu ne t’attendrais sans doute pas dans une ville de pèlerinage traditionnellement ornée et pleine de néogothique. La basilique souterraine Saint-Pie X est une gigantesque construction de béton conçue dans le pur style brutaliste, solennellement consacrée en 1958 pour le centenaire de la première apparition. Pour de nombreux amateurs d’architecture moderne, c’est justement cet espace qui est le plus intéressant de tout le complexe.
De l’extérieur, tu la remarques à peine, car elle est ingénieusement dissimulée sous le niveau du terrain et son toit est constitué d’une vaste pelouse verte. Mais dès que tu descends les larges marches, tu es saisi par un espace aux dimensions colossales évoquant la coque d’un navire renversé. Toute la structure est techniquement conçue pour accueillir sans le moindre problème l’incroyable nombre de 25 000 visiteurs à la fois dans son enceinte elliptique.
💡 Conseil : Même quand aucune grande messe internationale n’a lieu et que l’espace est vide, descends quand même et fais le tour. Une promenade dans cet immense hall de béton a une atmosphère particulière, presque légèrement dystopique et brute, qui contraste de façon vive et très intéressante avec l’architecture romantique et aérienne des basiliques historiques supérieures.
Photo : Carnage 2000 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
4. La procession aux flambeaux du soir
L’expérience émotionnelle absolument la plus forte ne t’attend pas à Lourdes en journée, mais bien après la tombée de la nuit. Chaque jour, environ d’avril à fin octobre, la célèbre procession mariale a lieu sur la place principale précisément à 21h00. Des milliers de personnes du monde entier se rassemblent avec des cierges allumés à la main et marchent lentement, dans une parfaite harmonie, le long des larges allées du domaine.
C’est un spectacle visuellement absolument bouleversant, qui touche et fait vibrer presque chaque visiteur, quelle que soit sa confession. Les cortèges, sur le chant ininterrompu du traditionnel Ave Maria, forment une rivière infinie de lumière vacillante qui s’étire dans l’obscurité. La force de l’espoir partagé prend ici une forme presque tangible, physique, et l’atmosphère nocturne globale est incroyablement émouvante.
Tu peux acheter un cierge avec son cornet de papier protecteur contre le vent pour quelques pièces, pratiquement à chaque coin de rue autour du domaine. Je te conseille d’arriver un peu plus tôt sur la place principale pour trouver un bon emplacement surélevé sur les marches afin d’observer et de photographier, ou bien tu peux te joindre tout naturellement à la foule et devenir partie intégrante de ce rituel fascinant.
Photo : Carnage 2000 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
5. L’eau de Lourdes et les bains de purification
L’eau pure qui jaillit de la source à l’intérieur même de la grotte de Massabielle est un phénomène à part entière et la principale raison pour laquelle beaucoup viennent ici. Les pèlerins du monde entier croient sans réserve en ses effets miraculeux et curatifs sur le corps et l’âme. Le long de la paroi rocheuse, tu trouveras aujourd’hui des dizaines de robinets de pierre soigneusement alignés où tu peux remplir gratuitement tes bouteilles et emporter un petit morceau de Lourdes chez toi.
Historiquement, les malades graves venaient ici se soumettre à des bains de purification complets dans des bassins de pierre prévus à cet effet. Mais ces dernières années, pour des raisons d’hygiène, l’immersion totale dans l’eau glaciale est un peu abandonnée. À la place, on pratique ce qu’on appelle le geste de l’eau : sous la supervision de bénévoles, tu te laves symboliquement le visage et les mains, ce qui représente une expérience plus sûre mais toujours très spirituelle.
💡 Conseil : Si tu veux rapporter de l’eau de Lourdes en souvenir, n’achète pas inutilement les bidons en plastique hors de prix dans les rues commerçantes. Une simple bouteille propre de supermarché fera amplement l’affaire. L’eau de source est régulièrement et très sévèrement testée en laboratoire, elle est parfaitement potable, délicieusement fraîche et merveilleusement désaltérante lors des chaudes journées d’été.
Photo : Multiples / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
6. Le monumental chemin de croix sur la colline
Si tu veux faire une pause loin de l’afflux incessant des foules sur la place principale tout en t’étirant un peu les jambes dans la nature, pars sur le chemin de croix local. Il serpente sur la colline boisée et escarpée des Espélugues, juste au-dessus du sanctuaire, et offre une belle promenade tranquille à l’ombre agréable d’arbres imposants, ce que tu apprécieras certainement en été.
Tout le chemin est jalonné de 115 statues monumentales coulées dans un métal doré, modelées en taille surhumaine. Les scènes réalistes des derniers jours de la vie du Christ paraissent très dramatiques dans cet environnement naturel et sauvage, tandis que tout le parcours mesure environ un kilomètre et demi sur une montée assez raide qui te donnera physiquement du fil à retordre.
Pour les visiteurs âgés, les familles avec poussette ou les personnes en fauteuil roulant, ce parcours boisé est malheureusement trop difficile et inaccessible. Heureusement, juste en bas dans le domaine, sur le plat, tu trouveras encore un autre chemin de croix, moderne et entièrement accessible, ainsi personne ne sera privé de cette puissante expérience artistique et spirituelle.
7. Le château et le Musée Pyrénéen
Lourdes n’est pas qu’un domaine de pèlerinage mondialement célèbre, c’est aussi une ville historique intéressante dotée d’une superbe forteresse médiévale qui domine toute la vallée. Le Château Fort de Lourdes se dresse sur un haut rocher escarpé en plein milieu de la ville et a servi pendant de longs siècles de gardien militaire imprenable de la route commerciale stratégique menant au cœur des Pyrénées.
Aujourd’hui, tu n’as heureusement plus à gravir les escaliers fatigants, car tu accèdes confortablement à l’intérieur par un ascenseur vitré, et depuis les remparts massifs s’ouvre à toi une vue panoramique absolument imbattable sur tout le sanctuaire et les sommets verdoyants alentour. C’est de loin le meilleur endroit pour réaliser les plus belles photos de toute la vallée de Lourdes vue d’en haut.
À l’intérieur du complexe du château, ne manque surtout pas le Musée Pyrénéen, qui montre de façon captivante la vie rude et traditionnelle des montagnards locaux. Tu y trouveras d’intéressants exemples d’anciens métiers, de magnifiques costumes traditionnels ainsi que des maquettes réduites d’habitations et de fermes rurales typiques de toute la vaste région du sud-ouest de la France.
Photo : Britchi Mirela / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
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8. L’atmosphère des pèlerinages et des grandes fêtes
Visiter Lourdes pendant les plus importantes fêtes religieuses est un chapitre à part entière qui demande un peu de préparation psychologique. Durant ces journées, toute la ville se transforme en un immense organisme palpitant, où les rues sont sans cesse sillonnées par des centaines de bénévoles dévoués poussant des fauteuils roulants bleus transportant des pèlerins gravement malades venus ici chercher la guérison.
Il est absolument fascinant d’observer l’incroyable logistique et organisation qu’une ville de seulement quinze mille habitants permanents parvient à gérer. À la gare locale arrivent de toute l’Europe des trains blancs spéciaux aménagés en hôpitaux roulants, et partout règne une atmosphère contagieuse d’entraide et de solidarité humaine, assez unique dans notre monde au rythme effréné.
💡 Conseil : Pendant les grandes fêtes d’août, comme l’Assomption de la Vierge, ou lors des pèlerinages nationaux (en 2026, par exemple, le grand pèlerinage britannique fin août), attends-toi à des temps d’attente extrêmes pour absolument tout. Des tables au restaurant au stationnement, en passant par l’accès même à la grotte. Si tu n’aimes pas les foules, évite ces périodes chargées à tout prix.
Photo : Benh LIEU SONG / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0
9. Excursion au Pic du Midi
Quand tu auras eu ta dose d’atmosphère spirituelle et d’agitation urbaine, pars découvrir la nature sauvage et indomptée. Lourdes est en effet un point de départ absolument fantastique pour des excursions d’une journée en haute montagne. L’une des meilleures et plus accessibles expériences est la montée en grand téléphérique jusqu’au majestueux sommet du Pic du Midi de Bigorre, à une altitude vertigineuse de 2877 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Le trajet commence dans la station de ski voisine de La Mongie, et le téléphérique moderne te hisse en un instant directement au sommet rocheux escarpé, où tu ressentiras un brusque changement de température. Là-haut fonctionne sans interruption depuis la fin du XIXe siècle le célèbre observatoire astronomique, car les conditions d’observation du ciel nocturne y comptent parmi les meilleures et les plus pures de toute l’Europe.
Depuis les immenses terrasses panoramiques, tu embrasses par temps clair toute l’imposante muraille des Pyrénées s’étirant sur des centaines de kilomètres. Pour les vrais connaisseurs et romantiques, il existe même la possibilité de réserver une nuit exclusive au sommet, de passer la soirée à observer les étoiles avec les astronomes locaux et de se réveiller au matin bien au-dessus des nuages avec vue sur le lever du soleil.
Photo : Benh LIEU SONG / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0
10. Le cirque de Gavarnie et ses cascades
Si tu ne dois voir qu’un seul phénomène naturel dans toutes les Pyrénées, que ce soit assurément l’impressionnant cirque de Gavarnie, à environ une heure et quart de route de Lourdes (50 kilomètres). Cet immense amphithéâtre glaciaire inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO a été décrit par le célèbre écrivain Victor Hugo comme un colisée naturel : en le voyant, tu constateras qu’il n’exagérait absolument pas.
Imagine une gigantesque paroi rocheuse qui s’élève à pic sur plus de 1500 mètres de hauteur, forme un demi-cercle parfait de six kilomètres de diamètre et ferme toute la vallée. De cette puissante muraille calcaire tombent d’innombrables sources glacées, et la plus grande cascade, la Grande Cascade, mesure l’incroyable hauteur de 422 mètres, ce qui en fait l’une des plus hautes de toute l’Europe.
Le chemin depuis le parking du village jusqu’à la cascade elle-même est étonnamment assez facile, suit un terrain doux et te prend environ une heure et demie de marche confortable. Tu peux réserver ici des excursions organisées, par exemple via GetYourGuide, si tu ne veux pas te compliquer la vie avec le transport en voiture personnelle et la conduite sur les petites routes de montagne étroites et sinueuses.
11. Le commerce du pèlerinage et les souvenirs
Le dernier conseil est plutôt une observation pratique de la rude réalité locale, qui te surprendra peut-être. Lourdes est en effet une ville d’énormes extrêmes, souvent difficiles à comprendre. Juste derrière les portes du domaine sacré, silencieux et apaisant, commence une zone commerciale débridée pleine de néons éclatants et de centaines de boutiques de souvenirs, qui rivalisent à qui attirera le plus ton attention.
Prépare-toi à voir des vitrines débordant de bouteilles en plastique colorées en forme de Vierge Marie, de chapelets phosphorescents, de bidons pour l’eau bénite et de statuettes kitsch en tous genres imaginables. Cet assaut visuel massif est littéralement choquant pour beaucoup de gens, mais il fait partie intégrante du folklore de Lourdes et du fonctionnement de l’économie locale depuis de longues décennies.
💡 Conseil : Observe tranquillement les souvenirs comme un phénomène culturel intéressant, mais souviens-toi que les prix dans les ruelles les plus proches du sanctuaire sont nettement gonflés. Si tu cherches un souvenir un peu plus discret pour toi ou tes proches, essaie plutôt de fouiller dans les petites boutiques cachées plus profondément dans le centre historique de la ville, à l’écart du flux principal de touristes.
Que faire après Lourdes
Quand tu auras eu ta dose d’atmosphère spirituelle et de montagnes majestueuses, je te recommande de filer directement vers l’océan. Un peu plus de deux heures de route en voiture seulement te séparent d’un monde totalement différent, où règnent la culture du surf, les longues plages et une ambiance très détendue.
Tu y trouveras le célèbre Biarritz et le Pays basque, qui te séduiront immédiatement par leurs falaises sauvages et leur architecture authentique. Arrête-toi dans la magnifique ville historique de Bayonne pour un traditionnel chocolat chaud épais, ou explore les pittoresques ruelles de pêcheurs de Saint-Jean-de-Luz. C’est un contraste absolument idéal avec les vallées montagneuses silencieuses.
Questions fréquentes
Combien coûte l’entrée au sanctuaire de Lourdes ?
L’entrée dans tout le sanctuaire, y compris la grotte de Massabielle, l’esplanade des processions et toutes les basiliques, est u003cstrongu003eentièrement gratuite et ouverte à tousu003c/strongu003e, quelle que soit la confession. On ne paie que volontairement pour les cierges, ou éventuellement pour l’entrée dans les musées historiques ou au château médiéval qui domine la ville.
Peut-on visiter les basiliques et la grotte même si on n’est pas croyant ?
Absolument oui, vous n’avez aucune inquiétude à avoir. Lourdes est u003cstrongu003eouvert aux personnes de toutes confessions ainsi qu’aux visiteurs non-croyants curieuxu003c/strongu003e, qui viennent admirer l’architecture et le phénomène du lieu. Seul un respect humain élémentaire envers le lieu est requis, ainsi qu’un comportement silencieux et respectueux à proximité immédiate de la grotte, où les gens se concentrent sur la prière silencieuse.
Peut-on boire normalement l’eau de Lourdes ?
Oui, l’eau jaillissant de la source de montagne directement dans la grotte est u003cstrongu003etestée régulièrement et très rigoureusement en laboratoireu003c/strongu003e afin de répondre à toutes les normes d’hygiène. C’est une eau de source absolument pure et rafraîchissante que vous pouvez boire sans crainte et remplir vos propres bouteilles aux fontaines en pierre prévues à cet effet près de la grotte.
Comment s’habiller pour visiter un sanctuaire ?
Comme il s’agit de l’un des lieux de pèlerinage les plus importants au monde, on attend logiquement une u003cstrongu003etenue respectueuse et décemment correcteu003c/strongu003e. Il est recommandé d’avoir les épaules couvertes et idéalement les genoux aussi, donc laissez plutôt au logement vos shorts de plage très courts, décolletés profonds ou débardeurs, pour ne pas choquer inutilement les pèlerins plus âgés.
Lourdes est-elle adaptée aux personnes en fauteuil roulant ?
Lourdes est probablement u003cstrongu003ela ville la mieux adaptée aux personnes à mobilité réduite du monde entieru003c/strongu003e. Compte tenu du nombre considérable de pèlerins malades en fauteuil roulant, vous trouverez partout des rampes d’accès confortables, des ascenseurs spacieux, des chemins larges parfaitement aménagés et même un chemin de croix spécialement adapté et plat dans la partie inférieure du sanctuaire.
Combien coûte un séjour à Lourdes pour quelques jours ?
Le niveau des prix ici est étonnamment très abordable en comparaison avec Paris ou la Côte d’Azur française. Une chambre pour deux dans un hôtel trois étoiles correct se trouve u003cstrongu003een saison 2026 autour de 100 à 150 euros la nuitu003c/strongu003e. Un café vous coûtera environ 3 euros et un déjeuner simple dans un bistrot local en dehors des artères touristiques principales vous reviendra à environ 15 euros par personne.
Vais-je trouver de la bonne cuisine végétarienne à Lourdes ?
La France peut parfois être un peu compliquée pour les végétariens, mais à Lourdes et dans les environs, vous vous en sortirez sans problème. Rendez-vous dans les crêperies traditionnelles locales pour déguster d’u003cstrongu003eexcellentes galettes salées garnies de fromage local et de champignonsu003c/strongu003e, ou profitez de la clientèle internationale pour trouver de nombreux restaurants italiens proposant de bonnes pizzas et pâtes. N’oubliez pas non plus de goûter les excellents fromages à pâte dure au lait de brebis, typiques de la région des Pyrénées.
TL;DRLe GR20 en Corse, avec ses quelque 180 kilomètres et 12 000 mètres de dénivelé, est considéré comme le trek le plus difficile d’Europe : comptez 15 à 16 jours de marche entre le village de Calenzana au nord et la commune de Conca au sud. L’itinéraire se divise en 16 étapes avec des nuits exclusivement en refuges, le bivouac sauvage est interdit, et pour 2026 il faut réserver ses places bien à l’avance. Visez la mi-juin à début juillet ou le mois de septembre, et évitez août à cause de la foule, de la chaleur et du prix des ferries. La moitié nord du parcours est technique et rocailleuse, avec le célèbre Cirque de la Solitude, tandis que la partie sud vers Porto-Vecchio et la plage de Palombaggia est plus douce et verdoyante.
Dès que tu descends du ferry et que tu prends ta première grande inspiration, tu le sens immédiatement. Ce mélange de thym sauvage, de romarin, de myrte et de terre brûlée par le soleil compose ce parfum que les Corses appellent le maquis. Mais le GR20 en Corse, ce n’est pas qu’une histoire de plages de carte postale et de farniente. L’île de Beauté, au cœur de la Méditerranée, est une véritable chaîne de montagnes que l’on aurait jetée dans la mer, et ses plus hauts sommets servent de décor à l’une des plus grandes aventures d’Europe.
Si tu cherches un trek qui va t’épuiser physiquement, mettre ton mental à rude épreuve et t’offrir en même temps les plus beaux panoramas de montagne, tu es au bon endroit. La Corse est rude, fière et ne pardonne pas les erreurs en montagne. Le légendaire itinéraire du GR20 traverse toute l’île et promet une expérience que tu raconteras encore à la retraite.
Voyons ensemble tout ce que tu dois savoir avant d’enfiler tes chaussures de rando. Je vais t’expliquer comment planifier toute l’expédition, où raccourcir les étapes et à quoi faire le plus attention en montagne.
Résumé pour ceux qui n’ont pas le temps de lire tout l’article
Distance et dénivelé : l’itinéraire fait environ 180 kilomètres et le dénivelé total atteint la somme brutale de 12 000 mètres.
Durée : pour un randonneur classique, la traversée complète de l’île prend de 15 à 16 jours.
Hébergement sur le parcours : le bivouac libre est strictement interdit, tu dois dormir exclusivement près des refuges.
Réservation : pour 2026, il est absolument indispensable de réserver ta place en refuge ou ton emplacement de tente plusieurs mois à l’avance.
Meilleure période : les conditions idéales sont réunies de mi-juin à début juillet, ou bien au cours du mois de septembre.
Difficulté : ce n’est pas de la randonnée classique, mais de l’escalade technique sur les rochers et des passages avec chaînes.
Découpage de l’itinéraire : la moitié nord est nettement plus difficile et rocheuse, la moitié sud est un peu plus verte et plus douce.
Photo : auteur inconnu / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0
Choisir la bonne période est absolument décisif pour réussir ton trek. La plupart des refuges ouvrent de fin mai-début juin à début octobre. Si tu pars plus tôt, tu risques de trouver dans les cols les plus hauts une quantité de neige dangereuse, sans pouvoir compter sur l’assistance des refuges. Les meilleurs mois pour la traversée sont sans aucun doute juin et septembre. En juin, les journées sont les plus longues, la nature se réveille et les températures en montagne sont bien plus supportables pour un effort physique de toute une journée avec un sac lourd. En septembre, les jours sont un peu plus courts, mais le temps est plus stable et tu peux en plus te récompenser après la descente par une baignade dans une mer encore bien chaude après l’été.
Le mois à éviter absolument, c’est sans débat le mois d’août. Non seulement la Corse compte alors deux à trois fois plus de touristes que les autres mois, mais il y règne des chaleurs extrêmes qui transforment les montées raides en véritable purgatoire. En plus, durant les journées d’août, l’après-midi se forment régulièrement des orages de chaleur dangereux et très soudains. Le mois d’août s’accompagne aussi d’une énorme hausse des prix de tous les transports. Alors qu’en basse saison tu paieras un prix raisonnable pour le ferry, en août un aller-retour pour deux personnes avec voiture peut te coûter entre 250 et 1000 euros.
Pour rejoindre l’île, le plus simple est de prendre les bateaux de la compagnie Corsica Ferries, qui partent de plusieurs ports français. La liaison la plus rapide relie Nice à Bastia en six à sept heures environ. Si tu pars de Toulon, compte huit à dix heures de traversée. La plus longue traversée part de Marseille, d’où le voyage peut prendre jusqu’à quatorze heures. En cette période estivale, les routes se transforment en un immense parking et les plus belles plages sont désespérément bondées. L’idéal est donc de planifier ton voyage clairement en dehors des grandes vacances françaises et italiennes, pour profiter de l’île en toute tranquillité.
Photo : Pikkupapupata / Wikimedia Commons, CC0
Où se loger avant et après le trek
💡 Conseil hébergement et activités : pour nos logements, on adore chercher sur Booking.com, qui propose souvent les meilleures conditions d’annulation. Pour les billets, excursions et activités, ça vaut le coup de comparer et de réserver via GetYourGuide.
Avant de te lancer sur le trek et après l’avoir terminé, tu auras absolument besoin d’un hébergement confortable pour reprendre des forces. Le point de départ nord se trouve dans le village de Calenzana, tandis que celui du sud se situe à Conca. Je te conseille de réserver ton logement à ces endroits bien à l’avance via Booking, car les places partent vite en saison. Si tu commences au nord, la base idéale est Calenzana même, ou la ville côtière voisine de Calvi. À Calvi, tu peux te balader avant le trek autour de l’immense citadelle historique, qui se dresse sur un éperon rocheux au-dessus de la mer, et t’imprégner de l’ambiance dans les ruelles pavées.
À Calenzana même, l’hôtel A Flatta offre un repos idéal avant le départ : il se trouve dans un cadre calme avec vue sur les montagnes. Pour les voyageurs au budget plus serré, le gîte d’étape local est une option moins chère où tu croiseras plein d’autres passionnés se préparant au même périple. Après avoir terminé le trek au sud, à Conca, la plupart des randonneurs épuisés se dirigent vers la station balnéaire voisine de Porto-Vecchio. Là, après deux semaines de privation, tu peux t’offrir un luxe bien mérité et visiter les plus belles plages de l’île. L’Hôtel Costa Salina est très apprécié : il est situé juste au bord du port et dispose d’une immense piscine pour soulager les muscles éprouvés. Pour un séjour plus tranquille près des plages, essaie le charmant Le Goéland.
De là, tu peux facilement rejoindre la célèbre plage de Palombaggia, bordée de pins parasols, où émergent çà et là des rochers de porphyre rouge très photogéniques. La baie de Santa Giulia vaut aussi le détour : elle dessine un fer à cheval parfait et forme un lagon naturel peu profond. La plage de Rondinara est également un excellent choix, avec sa forme de coquillage ; en 2019, elle est même entrée dans le top 10 des plus belles plages du monde. Si tu as une voiture, va absolument découvrir Bonifacio, tout proche. Là, les maisons sont en équilibre au bord de falaises d’un blanc éclatant et tu peux y gravir le légendaire escalier du Roy d’Aragon, ses 187 marches taillées directement dans la paroi rocheuse abrupte sous la citadelle.
Photo : Lenka Janochová / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0
11 conseils à connaître avant le GR20 en Corse
Voyons maintenant les conseils et astuces concrets qui vont t’aider à te préparer au trek le plus dur d’Europe. De la logistique à la préparation physique, en passant par le séjour même en montagne.
1. Pourquoi c’est vraiment le trek le plus dur d’Europe
Quand on dit qu’un itinéraire est le plus dur d’Europe, beaucoup imaginent une distance énorme. La réalité du GR20 est pourtant un peu différente, et bien plus traître. L’itinéraire complet fait environ 180 kilomètres au total, ce qu’un marcheur expérimenté avalerait facilement en quelques jours sur du plat. La vraie raison pour laquelle les gens abandonnent si souvent le trek, c’est son profil extrême et son dénivelé brutal. Au cours des 16 étapes recommandées, tu grimpes l’incroyable somme de 12 000 mètres de dénivelé positif, et tu le ressens dans absolument chaque muscle.
C’est à peu près comme si tu partais du niveau de la mer pour grimper l’Everest, puis encore la moitié de nouveau. Chaque jour t’attendent des montées raides vers les cols, suivies de descentes abruptes souvent bien pires pour tes genoux que la montée elle-même. De plus, le terrain n’est absolument pas fait de sentiers forestiers moelleux ou de chemins bien entretenus. La plupart du temps, tu vas sauter de bloc de granit en bloc de granit, te frayer un chemin dans les pierriers et chercher tes appuis sur des dalles rocheuses lisses.
Ce n’est pas de la randonnée classique, mais bien plus souvent ce qu’on appelle du scrambling, c’est-à-dire de l’escalade technique de niveau trois à quatre. Tu devras régulièrement utiliser tes mains, te hisser sur des chaînes en acier et garder ton équilibre en permanence dans un terrain difficile. Ce n’est pas une simple marche, c’est un travail constant de tout le corps et une concentration absolue à chaque pas.
💡 Astuce : ici, la progression ne se compte pas en kilomètres, mais exclusivement en heures. Tu mettras souvent plus de deux heures pleines pour parcourir un tronçon de seulement trois kilomètres, alors prévois toujours une grande marge de temps.
2. Partie nord vs partie sud de l’itinéraire
Le trek se divise très naturellement en deux moitiés, séparées par la petite gare ferroviaire du village de Vizzavona. La moitié nord est généralement considérée comme nettement plus difficile, bien plus technique et globalement plus rude. C’est là que se trouvent les étapes les plus raides, où tu utiliseras très souvent tes mains pour grimper et te tenir aux chaînes en acier. Le paysage du nord ressemble à un désert de haute montagne, plein d’arêtes de granit acérées et de gouffres profonds qui mettront ton mental à l’épreuve.
Si tu démarres à Calenzana, l’île te montre son visage impitoyable dès les trois premiers jours. Beaucoup de randonneurs mettent fin à leur aventure dès cette phase initiale, car ils sous-estiment tout simplement leurs forces et la difficulté technique du terrain. La moitié sud, de Vizzavona jusqu’à l’arrivée à Conca, est au contraire un peu plus douce et nettement plus verte. Tu traverseras des forêts de pins odorantes, des plateaux herbeux et tu rencontreras globalement bien plus de points d’eau.
En route vers le sud, tu seras aussi forcément impressionné par les Aiguilles de Bavella, ces fascinantes tours de granit déchiquetées qui s’élèvent au-dessus des forêts. Cette zone est d’ailleurs aussi un immense paradis pour les grimpeurs et les amateurs de canyoning. Ce n’est toutefois toujours pas une promenade du dimanche dans un parc urbain, car le sud a lui aussi ses cols raides et ses descentes abruptes. Mais les passages purement d’escalade y sont nettement moins nombreux et la progression est un peu plus fluide.
💡 Astuce : si tu n’es pas sûr de ta condition physique, tu peux pour commencer choisir uniquement la partie sud, plus clémente pour le corps et ne nécessitant pas autant de compétences en escalade.
3. Les étapes et les refuges
L’itinéraire complet est officiellement divisé en 16 étapes très exigeantes qui mettront ton endurance à l’épreuve. La plupart des guides papier recommandent de tenir un rythme d’une étape par jour, pour ne pas surcharger le corps. Cela représente environ six à huit heures de marche effective chaque jour, et on ne compte même pas les pauses repos et repas. Les randonneurs ultra aguerris combinent parfois deux étapes en une, mais cela demande une condition physique vraiment d’élite et des réveils en pleine nuit.
À la fin de chaque étape t’attend un refuge de montagne, qu’on appelle « refuge » en Corse. Ces refuges sont gérés par le parc naturel régional de Corse et ne sont équipés que de manière très basique. Ne t’attends à aucun standard autrichien ou suisse avec salle à manger chauffée et lit moelleux. On dort sur de simples couchettes dans des dortoirs serrés, les douches n’ont souvent que de l’eau froide et les toilettes sont généralement des toilettes turques classiques.
Heureusement, dans chaque refuge tu peux acheter un repas chaud de base pour refaire indispensablement le plein de calories. On y sert le plus souvent de simples pâtes, une soupe de lentilles nourrissante et d’excellents fromages de brebis locaux. Après une journée difficile, une simple soupe chaude ou la fameuse bière de châtaigne corse Pietra te paraîtra le plus grand luxe du monde. Les provisions sont souvent acheminées aux refuges par hélicoptère ou à dos de mulet, alors attends-toi à un supplément de haute montagne correspondant.
💡 Astuce : aie toujours sur toi assez d’euros en petites coupures, en espèces. En montagne, les cartes bancaires ne sont absolument pas acceptées et tu ne trouveras aucun distributeur.
4. Comment et quand réserver son hébergement pour 2026
Voilà un point absolument essentiel de toute la préparation, à ne surtout pas sous-estimer. Le bivouac sauvage en dehors des emplacements réservés près des refuges est strictement interdit en Corse et contrôlé avec de lourdes amendes. Vu l’immense popularité du trek dans toute l’Europe, la logistique et la planification sont aujourd’hui souvent plus compliquées que la marche elle-même. Pour les prochaines saisons s’applique une règle sans compromis : tu dois réserver tes places en ligne plusieurs mois à l’avance.
Le système de réservation du parc naturel régional de Corse ouvre généralement en début d’année civile et les places libres disparaissent littéralement en un éclair. Tu peux réserver soit un lit à l’intérieur du refuge, soit la location d’une tente déjà montée à l’extérieur, soit simplement un emplacement pour planter ta propre tente. Si tu pars sans réservation valide, tu risques d’énormes problèmes dès le premier jour. Les gardiens du parc peuvent refuser de t’héberger sans aucune négociation possible et te renvoyer dans la vallée.
En montagne, où il n’y a nulle part ailleurs où aller, cela représente un danger réel et la fin immédiate de ton aventure. Même si tu portes ta propre tente et que tu comptes uniquement sur toi-même, tu dois avoir réservé et payé à l’avance l’emplacement où tu as le droit de la monter pour la nuit. Le parc essaie ainsi de réguler l’afflux énorme de touristes et de protéger la fragile nature montagnarde de la destruction.
💡 Astuce : imprime toujours soigneusement ta confirmation de réservation sur papier. En montagne, il n’y a souvent aucun réseau et les téléphones se déchargent très vite dans le froid.
5. Les passages légendaires et le Cirque de la Solitude
Pendant de longues années, le plus grand épouvantail et en même temps la légende de tout le trek fut le passage appelé le Cirque de la Solitude. Ce sombre cirque rocheux très escarpé nécessitait de descendre le long de chaînes verticales et d’échelles métalliques juste au-dessus d’un gouffre profond. C’était sans conteste la partie la plus difficile et la plus exposée de tout le GR20. Mais en 2015, une immense tragédie s’y est produite : un glissement de terrain massif après un violent orage a enseveli plusieurs randonneurs.
Depuis, l’itinéraire d’origine par le Cirque de la Solitude est officiellement et définitivement fermé. Il a été remplacé par une toute nouvelle variante, mais ne crois surtout pas que ce nouveau chemin soit facile de quelque manière que ce soit. Le nouvel itinéraire passe par le difficile col de la Pointe des Éboulis et monte jusqu’à l’altitude respectable de plus de 2 600 mètres. Tu te retrouveras ainsi à peine en dessous du sommet de la plus haute montagne de toute l’île : le majestueux Monte Cinto.
C’est une montée immensément rude et interminable dans des éboulis instables et glissants, qui te prendra jusqu’à tes dernières réserves physiques. Tu devras te concentrer en permanence sur l’endroit exact où tu poses le pied, pour qu’aucune pierre ne dérape sous toi. Mais les panoramas magnifiques depuis le sommet sur les sommets rocheux alentours compenseront finalement largement chaque goutte de sueur que tu auras laissée sur la pente.
💡 Astuce : pour cette étape en particulier, pars vraiment très tôt le matin ; les orages de l’après-midi sont extrêmement dangereux à cette altitude et tu ne veux surtout pas les vivre sur la crête.
6. Préparation physique et expérience
Pour venir à bout du GR20, tu n’as pas besoin d’être un alpiniste professionnel équipé de pied en cap, mais tu dois avoir une condition physique absolument excellente. L’essentiel est surtout d’avoir le pied sûr en terrain exposé et de pouvoir évoluer en altitude avec un sac lourd sur le dos pendant de nombreux jours d’affilée. Ne sous-estime surtout pas la préparation avant le départ, sinon tu feras très vite tes adieux au trek.
Le simple footing sur du plat dans un parc urbain ne t’aidera vraiment pas à franchir des rochers escarpés. Tu dois t’entraîner activement à marcher dans des côtes raides, idéalement déjà avec un sac qui pèse exactement le poids que tu comptes emporter sur l’île. Ton corps doit s’habituer progressivement à l’effort quotidien et tes genoux doivent être soigneusement préparés aux chocs interminables des descentes abruptes vers les vallées profondes.
Si tu souffres de la moindre peur du vide, ce trek n’est probablement pas du tout fait pour toi. Tu franchiras en effet régulièrement des endroits où le sentier ne fait pas plus large qu’un pied et où s’ouvre juste sous toi un à-pic de cent mètres. Avoir le pied sûr, un parfait équilibre et la tête froide est ici une nécessité absolue, car la panique sur une dalle rocheuse glissante peut avoir de très graves conséquences.
💡 Astuce : à l’entraînement, concentre-toi surtout sur les descentes interminables ; elles sont bien plus douloureuses et destructrices pour des jambes non entraînées que les montées elles-mêmes.
7. Que mettre dans son sac à dos
Sur tout le trek s’applique une règle très simple et impitoyable. Souviens-toi que chaque gramme que tu portes sur ton dos, tu vas vite le détester. Ton objectif principal devrait être de faire ton sac de sorte que son poids de base, sans eau ni nourriture, ne dépasse pas 10 à 12 kilogrammes. Dès que le sac dépasse cette limite magique, tu vas très vite perdre ce précieux équilibre dans les passages rocheux techniques.
La clé du succès, c’est un système de couches intelligent en laine mérinos de qualité, qui ne sent pas mauvais même après plusieurs jours de port intensif. Les soirées en montagne sont souvent étonnamment fraîches après le coucher du soleil, donc une bonne doudoune et un sac de couchage léger mais suffisamment chaud sont absolument indispensables. Même si tu dors à l’intérieur des refuges dans un lit, ton propre sac de couchage est obligatoire sur l’île pour des raisons d’hygiène.
N’oublie pas des chaussures de trek de premier choix et solides, que tu as déjà parfaitement rodées chez toi. Ne prends en aucun cas des chaussures totalement neuves : les ampoules douloureuses te mettraient hors-jeu sans pitié dès le troisième jour. Emporte aussi un filtre à eau fiable ou des pastilles de purification, une trousse de premiers secours de qualité avec assez de pansements, et une frontale puissante pour les départs tôt le matin.
💡 Astuce : les bâtons de trek ne sont pas un simple accessoire optionnel ; sur le GR20, ils vont littéralement sauver tes genoux de la destruction totale dans les descentes interminables et raides.
Lukáš et Lucie recommandent
Où se loger en Corse
5 hébergements — hôtels et autres options d’hébergement
Rejoindre le début du trek demande un peu de planification logistique, mais ce n’est rien d’insurmontable. La Corse dispose certes de quatre aéroports internationaux, mais la plupart des randonneurs choisissent le voyage plus confortable en ferry depuis la France continentale ou l’Italie. Les bateaux de la compagnie Corsica Ferries partent le plus souvent des villes françaises de Nice, Toulon ou Marseille.
Depuis Nice, la traversée dure environ six à sept heures, tandis que depuis Marseille tu peux naviguer jusqu’à quatorze heures. Depuis l’Italie, au contraire, on part très souvent du port de Livourne vers les villes corses de Bastia ou L’Île-Rousse, ce qui est historiquement l’option financièrement la plus avantageuse. Une fois sur l’île, et si tu commences traditionnellement par le nord, ton objectif principal est le village d’entrée de Calenzana.
Le chemin le plus simple passe par la ville portuaire de Calvi, d’où partent en haute saison estivale des bus locaux réguliers vers Calenzana. Tu peux sinon prendre un taxi pour les quelques derniers kilomètres. Si tu décides de faire le trek dans le sens inverse, du sud vers le nord, tu commenceras ton voyage au village de Conca. On y accède le mieux en bus depuis la célèbre station de Porto-Vecchio. Aux deux extrémités du trek, tu trouveras de petites boutiques pour acheter tes derniers ravitaillements.
💡 Astuce : si tu viens en voiture et que tu la laisses à une extrémité du trek, tu devras, une fois tout l’itinéraire terminé, utiliser un transport en bus plus compliqué pour revenir, ce qui prend presque toute une journée.
9. Sécurité et balisage sur le parcours
Se perdre sur le GR20 par beau temps est assez difficile, à condition d’être attentif et de ne pas se précipiter. Tout l’itinéraire est en effet très soigneusement balisé de traits rouge et blanc, peints sur les rochers, les grosses pierres et les arbres. Dès que tu marches plus de vingt minutes sans voir le moindre balisage suivant, c’est que tu es probablement sorti du chemin : reviens prudemment et tout de suite au dernier repère.
Étonnamment, le plus grand danger sur le parcours n’est ni les animaux sauvages ni le risque de se perdre, mais la météo de montagne imprévisible et très agressive. Les orages de l’après-midi arrivent en Corse avec une rapidité incroyable et une force énorme. Les dalles de granit lisses se transforment en quelques minutes de pluie en patinoire dangereuse, et la foudre sur les crêtes rocheuses exposées est une menace réelle et fréquente.
La règle d’or de tous les montagnards expérimentés est donc de partir en étape dès les premières lueurs du jour, idéalement vers cinq heures du matin. L’objectif est d’avoir franchi en sécurité les cols les plus hauts et les plus exposés avant midi, avant que ne se forment les typiques et lourds nuages d’orage. L’après-midi, l’idéal est d’être déjà tranquillement au repos au refuge.
💡 Astuce : renseigne-toi toujours le soir au refuge sur les prévisions météo actuelles directement auprès du gardien ; les locaux connaissent le mieux les spécificités des montagnes corses et savent anticiper le danger qui approche.
10. Versions plus courtes pour ceux qui n’ont pas 16 jours
Tout le monde n’a malheureusement pas la possibilité de poser plus de deux semaines de congés d’affilée pour boucler tout l’itinéraire. La bonne nouvelle, c’est que le trek peut très élégamment et logiquement se diviser en deux parties plus courtes. Grâce à l’ancienne ligne ferroviaire à voie étroite, qui traverse l’île pile au milieu, une excellente solution logistique s’offre pour des randonnées montagnardes plus courtes, réalisables même en une seule semaine.
La gare de Vizzavona se trouve exactement à la moitié théorique de tout l’itinéraire. Si tu ne disposes que d’un temps limité, tu peux parcourir uniquement la partie nord, plus difficile, de Calenzana à Vizzavona. Une fois terminée, il te suffit de monter dans le pittoresque petit train de montagne et de rentrer confortablement vers la civilisation, en direction des grandes villes de Bastia ou d’Ajaccio, d’où partent l’avion ou le ferry.
De la même manière, tu peux au contraire arriver à Vizzavona en train et ne faire que la moitié sud jusqu’au village d’arrivée de Conca. Cette seconde variante est absolument parfaite pour ceux qui veulent vivre l’ambiance unique du célèbre trek, mais n’osent pas s’attaquer aux passages nord les plus extrêmes, pleins d’escalade technique et de chaînes en acier.
💡 Astuce : même la moitié du GR20 est une énorme performance sportive dont tu n’as absolument pas à avoir honte face aux autres montagnards, et qui te laissera des souvenirs inoubliables.
11. Les alternatives en Corse pour les moins aguerris et les familles
Si, après avoir évalué tes forces, tu constates que le GR20 est tout simplement au-dessus de tes possibilités, la Corse propose heureusement de magnifiques itinéraires de longue distance au profil bien plus doux. Tu n’as donc pas du tout à renoncer à ton rêve d’une belle traversée de montagne, il te suffit de choisir une alternative plus adaptée et plus sûre. L’itinéraire très apprécié Mare e Monti (de la mer aux montagnes) est un excellent choix : il serpente joliment le long de la côte ouest sauvage de l’île. Sa réalisation prend une dizaine de jours, le dénivelé total est tout à fait supportable et tu dormiras dans de beaux vieux villages corses. Là, tu peux chaque soir t’offrir une douche chaude en pension et savourer, après toute une journée, un délicieux repas dans les petits restaurants familiaux locaux, comme d’excellentes pâtes au brocciu frais (fromage de brebis) ou de bonnes soupes de légumes.
Pour les familles avec des enfants un peu plus grands ou pour les randonneurs occasionnels, l’itinéraire Mare a Mare (de la mer à la mer), qui traverse toute l’île d’ouest en est, est absolument excellent. Le rythme y est bien plus tranquille, les sentiers sont plus larges et l’ambiance générale du trek est nettement moins stressante. C’est plutôt une découverte détendue de l’arrière-pays corse caché, des profondes forêts de châtaigniers de la Castagniccia et des baignades rafraîchissantes dans des rivières de montagne limpides, où tu éviteras à coup sûr les grandes foules.
💡 Astuce : sur ces itinéraires plus faciles, tu peux, contrairement à l’intransigeant GR20, profiter aussi du service très apprécié de transport des bagages entre les hébergements, ce qui te permet de marcher tout le long avec un sac léger sur le dos.
Où aller après la Corse
S’il te reste quelques jours après le trek, explore absolument le reste de l’île. Loue une voiture et file vers les magnifiques plages turquoise du sud autour de Porto-Vecchio, ou découvre les fascinantes falaises de la ville historique de Bonifacio. Tu trouveras un guide complet pour un road-trip sur l’île et d’autres conseils pratiques dans notre article détaillé Corse.
Et si les longues traversées de montagne t’ont conquis et que tu cherches un autre défi européen, mais avec une infrastructure touristique un peu meilleure et des panoramas épiques sur de véritables glaciers, je te recommande vraiment de jeter un œil à notre grand guide Chamonix et le Mont-Blanc. Tu y trouveras toutes les infos nécessaires sur le célèbre Tour du Mont-Blanc, un peu plus clément, mais peut-être encore un poil plus splendide pour les yeux.
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il pour parcourir le GR20 ?
Pour les randonneurs ordinaires en bonne condition physique, l’itinéraire complet prend généralement 15 à 16 jours, ce qui correspond à un rythme sain d’une étape par jour. Les montagnards expérimentés, qui gèrent sans problème les dénivelés énormes et enchaînent parfois deux étapes en une seule, y parviennent en 10 à 12 jours. Les coureurs extrêmes ou skyrunners sont certes capables de parcourir tout l’itinéraire en moins de 40 heures, mais c’est complètement inimaginable pour le commun des mortels avec un sac à dos chargé et ça frôle la prise de risque inutile.
Y a-t-il suffisamment d’eau potable sur le parcours ?
À absolument chaque refuge de montagne, vous trouverez une source fiable d’eau potable, où vous pouvez et devez reconstituer vos réserves pour le lendemain. Pendant les étapes elles-mêmes, et surtout dans le nord sec et rocheux, les sources d’eau naturelles sont très rares et se tarissent souvent complètement pendant l’été étouffant. Vous devez donc toujours porter au minimum 2 à 3 litres d’eau par personne dès le petit matin, afin d’éviter une déshydratation dangereuse sous le soleil brûlant.
Puis-je faire le trek dans le sens inverse (du sud au nord) ?
Oui, l’intégralité du trek peut se faire sans problème dans les deux sens. La plupart des gens commencent classiquement au nord dans le village de Calenzana, afin d’avoir les sections les plus difficiles et les plus raides derrière eux tant qu’ils sont encore pleins d’énergie et de motivation initiale. Le grand avantage de faire le parcours dans le sens inverse du sud vers le nord est au contraire le fait que vous n’avez pas le soleil désagréable dans les yeux la majeure partie de la journée, vous vous habituez progressivement à la difficulté du terrain et vous rencontrez un peu moins de monde sur le parcours.
Peut-on payer par carte dans les refuges ?
Absolument pas, oubliez directement les cartes bancaires en montagne. Dans tout l’arrière-pays corse, le signal est instable à de nombreux endroits, donc les terminaux de paiement ne fonctionnent tout simplement pas. Pour toute la durée du trek, vous devez donc avoir avec vous une réserve suffisante d’espèces en euros. Vous aurez besoin d’argent pour payer l’hébergement, les éventuels repas chauds, le café du matin et les petits achats de provisions nécessaires dans les refuges, où l’on compte logiquement en plus un supplément haute montagne pour le transport complexe des marchandises par hélicoptère.
Puis-je emmener mon chien avec moi ?
Bien que cela ne soit pas interdit par la loi sur l’ensemble du parcours, emmener son chien sur la partie nord extrême du GR20 est fortement et vivement déconseillé. Les sections techniques avec des échelles raides, des dalles lisses et des chaînes en acier ne pourraient être franchies en toute sécurité par aucun chien. Vous devriez le porter de manière compliquée dans un harnais d’escalade spécial au-dessus de précipices profonds, ce qui est extrêmement stressant et très dangereux tant pour l’animal lui-même que pour votre propre équilibre sur la roche.
Peut-on faire le GR20 en solo ?
Oui, de nombreux voyageurs expérimentés parcourent cet itinéraire difficile en totale autonomie. En haute saison touristique, de juin à septembre, vous ne serez d’ailleurs jamais complètement seul sur le parcours. Durant la journée, vous croiserez de nombreux autres passionnés et le soir dans les refuges, vous retrouverez toujours le même groupe de personnes avec lesquelles vous vous lierez d’amitié très rapidement. Pour des raisons de sécurité, il est cependant absolument essentiel d’informer régulièrement votre famille de vos projets et d’avoir un téléphone chargé sur vous en cas d’urgence.
Ai-je besoin d’un guide pour le trek ?
Pour vous orienter sur le terrain, vous n’avez pas besoin de guide de montagne, car tout le parcours est très bien et densément balisé par des marques rouge et blanc. Cependant, si vous n’êtes pas sûr de vos capacités en terrain rocheux exposé, si vous manquez d’expérience en randonnée de haute montagne ou si vous ne voulez tout simplement pas vous occuper de la logistique très complexe et des réservations de refuges, vous pouvez faire appel aux services de groupes organisés. Ceux-ci fonctionnent soit via des plateformes populaires comme GetYourGuide, soit directement auprès d’agences de montagne corses locales.
Le réseau mobile fonctionne-t-il en montagne ?
Le signal mobile est très irrégulier et globalement peu fiable dans l’arrière-pays corse. Bien que vous puissiez souvent vous connecter au réseau sur les sommets les plus élevés ou dans les cols de montagne ouverts, et même parfois capter un opérateur italien de la Sardaigne voisine, le signal disparaît généralement complètement dès que vous descendez dans les vallées profondes vers les refuges eux-mêmes. Prévoyez donc plutôt d’être totalement hors ligne pendant plusieurs jours, et téléchargez à l’avance toutes les cartes hors ligne nécessaires et les confirmations de réservations.
TL;DRLa Champagne séduit avec Reims et sa cathédrale gothique Notre-Dame (33 rois de France y ont été couronnés) et Épernay, où l’Avenue de Champagne cache plus de 200 millions de bouteilles sous ses caves. Vous y trouverez 12 idées de visites, dont les caves crayeuses des maisons Taittinger, Moët & Chandon ou Mercier, le village d’Hautvillers lié à Dom Pérignon, et le phare de Verzenay. Comptez de 40 à 90 euros pour une dégustation en 2026, la température dans les caves oscille autour de 10 à 12 °C, et la meilleure période pour partir va de mai à juin, puis en septembre. Depuis Paris, Reims se rejoint en 45 minutes en TGV.
Imagine une flûte aux fines bulles à l’ombre d’une cathédrale gothique, dans un lieu où tout tourne autour de la perfection. Si le vin français te fait rêver, c’est en plein cœur de la Champagne en France, juste à l’est de Paris, que tu découvriras le véritable berceau de ce patrimoine viticole.
Le vrai champagne est une appellation fièrement protégée et un terroir géologique unique, vers lequel affluent les gourmets du monde entier. Mais ne t’attends pas ici à de petites caves poussiéreuses. C’est tout un univers fascinant de maisons renommées et de labyrinthes souterrains qui s’ouvre à toi, abritant des millions de bouteilles précieuses.
Prépare tes papilles pour un voyage dans une région où le temps se mesure en millésimes. Une expérience inoubliable t’attend dans des lieux où l’on célèbre la vie chaque jour.
Photo : Tournasol7 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
Résumé
La réservation à l’avance est indispensable : impossible d’entrer dans les grandes maisons comme Taittinger ou Moët & Chandon sans un billet acheté en ligne plusieurs semaines à l’avance.
Deux bases principales : Reims offre l’effervescence d’une grande ville et sa cathédrale gothique, tandis qu’Épernay est la véritable capitale des bulles avec son architecture opulente.
Vêtements chauds pour les caves : les tunnels de craie affichent toute l’année entre 10 et 12 °C, alors impossible de se passer d’un pull ou d’une veste légère, même par une chaude après-midi d’été.
Prix des dégustations en 2026 : prépare ton portefeuille, car les visites de base démarrent à 40 euros et les plus exclusives grimpent à plusieurs centaines d’euros.
N’oublie pas la campagne : file vers le pittoresque village de Hautvillers, où œuvra le légendaire moine Dom Pérignon, ou vers l’historique Troyes.
Vignette écologique pour la voiture : si tu viens avec ton propre véhicule, la vignette Crit’Air est obligatoire à Reims à cause des strictes zones à faibles émissions.
La période idéale pour visiter ce coin enchanteur de France tombe en mai, juin ou septembre, quand les journées sont agréablement longues et les vignes parées de mille couleurs. En septembre, tu vivras en plus l’effervescence unique des vendanges, qui transforment toute la région en une grande ruche bourdonnante. La date exacte du début de la récolte, le fameux Ban des vendanges, est annoncée chaque année en fonction de la maturité des raisins, alors il vaut la peine de suivre les sites viticoles officiels et de caler ses plans à la dernière minute. À cette saison, c’est certes plein partout, mais cette atmosphère imprégnée du parfum du moût en fermentation vaut largement le détour.
À l’inverse, évite le mois d’août à tout prix, car c’est la période des grandes vacances en France et beaucoup de petites exploitations familiales sont paradoxalement fermées. Les autoroutes connaissent aussi en août les fameux « jours noirs », quand tout le pays descend vers le sud et que tu passerais des heures dans d’interminables bouchons. La période de l’Avent, en novembre et décembre, est froide et maussade, mais attire avec ses marchés de Noël qui débordent de l’Alsace voisine et créent une atmosphère féerique. Sache toutefois que les chambres d’hôtel partent à la vitesse de l’éclair et que les prix s’envolent.
Si tu ne veux pas passer des heures au volant, le meilleur choix reste le TGV au départ de Paris, qui te conduit de la gare de l’Est jusqu’à Reims en seulement 45 minutes fantastiques. Achète tes billets le plus tôt possible, car le système fonctionne exactement comme pour les billets d’avion : plus tu réserves près du départ, plus tu paies cher. Les automobilistes doivent penser aux zones à faibles émissions de Reims, où la vignette écologique Crit’Air est absolument obligatoire. Elle te coûtera environ cinq euros et se commande en ligne, mais sans elle, tu risques une grosse amende. Sur les autoroutes françaises, fais aussi attention au nouveau système de péage en flux libre (Free-Flow), où il n’y a plus de barrières mais des caméras qui lisent ta plaque : tu dois alors régler en ligne dans les 72 heures 😅.
Photo : Diliff / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0
Où loger en Champagne
💡 Conseil hébergement et activités : nous adorons chercher nos logements sur Booking.com, où les conditions d’annulation sont souvent les meilleures. Pour les billets, excursions et activités, mieux vaut comparer et réserver via GetYourGuide.
Choisir le bon point de chute est absolument essentiel pour que ton séjour se déroule sans accroc, car les deux villes principales offrent une expérience totalement différente. Reims est un excellent choix pour les amateurs de vie urbaine, puisqu’elle propose une liaison directe en TGV, une vie nocturne animée et les plus grandes caves de craie littéralement sous tes pieds. Une superbe option : loger juste à côté de la cathédrale, par exemple dans l’élégant hôtel La Caserne Chanzy, d’où tu rejoins les meilleurs monuments à pied en quelques minutes. Reims peut sembler à certains plus une métropole animée qu’une campagne viticole romantique, mais elle compense avec une infrastructure parfaite et un immense choix de très bons restaurants.
Si tu préfères une ambiance plus intime et veux être au cœur même de l’action viticole, Épernay est la destination idéale. Cette petite ville est l’épicentre absolu des bulles, et depuis un hôtel comme l’Hôtel Jean Moët, tu atteins la fameuse Avenue de Champagne en quelques minutes à peine. Le centre compact et facile à parcourir signifie qu’après les dégustations, tu n’as pas à te soucier des taxis le soir : tu rentres simplement à pied par les ruelles éclairées. Le petit inconvénient d’Épernay, c’est qu’en pleine saison et pendant les vendanges, les hébergements partent extrêmement vite et les prix peuvent être un peu plus élevés qu’à Reims.
Le plus grand choix d’hébergements de toutes sortes se trouve comme toujours sur Booking.com, où tu peux filtrer exactement ce que tu cherches, des châteaux de luxe au milieu des vignes aux appartements modernes et chaleureux. Si tu voyages en voiture, vérifie toujours à l’avance la disponibilité et le prix du parking, car les places dans les centres historiques des deux villes sont rares et très chères. L’idéal est de trouver un hôtel avec sa propre cour surveillée, pour pouvoir laisser tranquillement ta voiture et partir explorer les verres à pied ☺️.
Photo : Gros Thony / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
12 conseils sur quoi voir et faire en Champagne
Plongeons ensemble dans le meilleur de ce que cette région éblouissante a à offrir, de l’architecture majestueuse aux profonds tunnels de craie remplis d’or liquide. Dans les douze conseils qui suivent, tu trouveras un mélange parfait d’histoire, de conseils pratiques pour les dégustations et de lieux magnifiques à ne surtout pas manquer.
Photo : Uoaei1 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
1. La cathédrale Notre-Dame de Reims et le couronnement des rois
Reims est une ville à deux visages, et en surface tu seras immédiatement saisi par la monumentale cathédrale Notre-Dame, chef-d’œuvre gothique inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est dans ce lieu sacré que furent couronnés trente-trois rois de France au fil des siècles, ce qui en fait l’un des édifices historiques et politiques les plus importants du pays. Sa majesté et la décoration sculpturale incroyablement riche de sa façade principale te laisseront bouche bée dès que tu déboucheras des ruelles voisines sur la place.
Lors de la visite de l’intérieur ombragé, ne manque surtout pas les superbes vitraux : ceux de la partie arrière ont été réalisés par le célèbre artiste Marc Chagall et apportent à cet espace ancien une touche étonnamment moderne et onirique. La combinaison des tons bleus et des arcs gothiques est presque magique. L’entrée de la cathédrale elle-même est gratuite, mais si tu veux monter dans les tours et profiter du panorama sur toute la ville, je te conseille d’acheter ton billet en ligne à l’avance pour éviter les longues files. 💡 Conseil : essaie de venir tôt le matin ou en fin d’après-midi, quand les rayons du soleil traversant les vitraux colorés créent à l’intérieur un fascinant jeu d’ombre et de lumière sur le sol de pierre.
Photo : Eric Salard / Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0
2. Les caves de craie de Reims et leur monde souterrain
La véritable richesse de Reims ne se trouve pas seulement en surface, mais se cache des dizaines de mètres sous le pavé, dans un immense labyrinthe souterrain. Sous la ville s’étirent des centaines de kilomètres de galeries taillées dans la craie blanche pure, qu’on appelle les crayères et qui servent de chais parfaitement climatisés par la nature. Ces espaces sont à l’origine d’anciennes carrières de pierre romaines, mais ils abritent aujourd’hui le vin le plus cher du monde. La température s’y maintient toute l’année autour de 10 à 12 °C et l’humidité est si élevée que l’eau finit par se condenser sur tes vêtements, alors un pull est indispensable.
Offre-toi une visite de la célèbre maison Taittinger, dont les caves comptent parmi les plus impressionnantes et sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO. Tu descendras par des escaliers escarpés dans un silence profond, rompu seulement par le tintement occasionnel du verre et les pas feutrés du guide. Les visites coûtent ici de 40 à 90 euros selon le millésime et le nombre d’échantillons que tu veux déguster à la fin, et la réservation via des sites comme Champagne Booking est absolument indispensable. D’autres géants ont aussi leurs palais souterrains, comme Veuve Clicquot, la plus ancienne maison Ruinart ou la fameuse Pommery, qui associe en plus la visite des galeries sombres à des installations d’art contemporain, créant une expérience totalement bizarre et visuellement saisissante 😁.
Photo : Paul Vidal de La Blache (1845-1918) / Wikimedia Commons, domaine public
3. Épernay et la rue la plus chère du monde, l’Avenue de Champagne
Alors que Reims a des allures de véritable grande ville, Épernay se trouve à environ une demi-heure de route au sud et passe pour la capitale absolue du vin effervescent. Tout l’essentiel tourne ici autour de la célèbre Avenue de Champagne, dont Winston Churchill disait jadis avec humour que c’était « la rue la plus buvable du monde ». Toute cette large promenade est bordée de demeures opulentes du XIXe siècle, derrière les grilles en fer forgé et les jardins soignés desquelles siègent les plus grands acteurs du marché.
En te promenant dans cette rue luxueuse, tu auras l’impression de vivre dans un autre siècle, et sous tes pieds reposeront à cet instant plus de 200 millions de bouteilles dans de profonds tunnels de craie. C’est un contraste incroyable entre la rue résidentielle paisible en surface et l’immense industrie mondiale du sous-sol. Beaucoup de ces demeures somptueuses proposent de s’installer dans leurs cours, où tu peux simplement commander un verre et t’imprégner d’une atmosphère estivale à la fois snob et très détendue. 💡 Conseil : réserve au moins une après-midi entière pour l’Avenue de Champagne, car passer d’une belle cour à l’autre devient incroyablement addictif et le temps file ici à une vitesse dangereuse.
Photo : SAplants / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
4. Le labyrinthe souterrain de Moët & Chandon et le petit train de Mercier
C’est directement sur l’Avenue de Champagne que siège la légendaire marque Moët & Chandon, qui dispose sous elle de pas moins de vingt-huit kilomètres de caves parfaitement organisées. La visite y est extrêmement professionnelle, superbement orchestrée, et te montre comment fonctionne exactement la production à une échelle mondiale gigantesque. Tu traverseras des galeries sans fin pleines de poussière et d’histoire, où vieillissent les meilleurs millésimes. Les prix des dégustations démarrent ici autour de 48 euros et peuvent grimper, pour les dégustations exclusives, jusqu’à des sommes vertigineuses de plus de 400 euros.
Si tu cherches quelque chose d’un peu plus décontracté et amusant pour alléger ta journée, file sans hésiter à la maison voisine Mercier. Ici, pas de marche ennuyeuse à pied : tu montes directement dans un petit train souterrain spécial qui te promène confortablement à travers les vastes galeries de craie. C’est certes un brin kitsch et touristique, mais voir de tes propres yeux l’immense foudre en bois contenant l’équivalent de 200 000 bouteilles — que le fondateur Eugène Mercier traîna jadis jusqu’à l’Exposition universelle de Paris avec un attelage de bœufs — a un charme historique inimitable qui amuse même ceux qui ne s’intéressent habituellement pas à l’histoire du vin.
Photo : APictche / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
5. Hautvillers et la légende de Dom Pérignon
Quitte l’animation d’Épernay pour quelques kilomètres de montée et te voilà entouré d’une mer infinie de vignes vertes et pittoresques. En leur cœur se niche Hautvillers, un village discret au gigantesque héritage historique. C’est dans l’ancienne abbaye locale qu’œuvra au XVIIe siècle le moine Dom Pérignon, dont la légende prétend qu’il inventa le champagne et s’exclama, dès la première gorgée, qu’il « buvait des étoiles ».
Même si les historiens t’expliquent sobrement que ce moine cherchait au contraire à se débarrasser des bulles dans le vin, parce que la pression faisait alors éclater les fragiles bouteilles de verre, le beau mythe perdure et sa tombe dans l’église du village est un véritable lieu de pèlerinage pour tous les amateurs de vin. Le village lui-même est incroyablement charmant, plein d’enseignes en fer forgé et de ruelles pavées étroites qui invitent à la flânerie. Tu y trouveras de nombreuses petites exploitations familiales où déguster un excellent nectar pour une fraction du prix des grandes maisons commerciales d’Épernay, et où, en prime, tu discuteras directement avec les gens qui l’ont élaboré avec amour.
Photo : ŠJů / Wikimedia Commons, CC BY 4.0
6. Le secret de fabrication : comment naît le champagne
Comprendre le processus complexe de fabrication est la clé absolue pour savourer pleinement chaque verre et saisir son prix. La base, c’est la fameuse méthode champenoise, un procédé strictement réglementé au cours duquel le vin subit une seconde fermentation directement dans la bouteille fermée. C’est pendant ce processus long et délicat que naissent ces fines bulles élégantes qui font d’un simple vin un phénomène mondial.
Une étape fascinante de la production est le secouage des levures, le fameux remuage, où les bouteilles placées goulot vers le bas dans des pupitres de bois spéciaux sont tournées chaque jour à la main d’un angle précis. Même si aujourd’hui, chez les grands producteurs, ce travail pénible est confié à des machines intelligentes appelées gyropalettes, dans beaucoup de caves traditionnelles tu verras encore des maîtres remueurs capables de tourner en un éclair des milliers de bouteilles par jour d’un simple mouvement du poignet. Tout le processus de vieillissement sur lies dure au minimum quinze mois, mais pour les meilleurs millésimes il s’étire sur plusieurs années, ce qui confère à la boisson ce goût typique de toasts grillés et de brioche.
7. Les règles de la dégustation : comment déguster et les prix pour 2026
La dégustation dans cette région prestigieuse a ses règles non écrites, et il ne s’agit surtout pas de boire vite fait au comptoir avant le dîner. Lors de la dégustation, tu reçois toujours des explications d’expert sur les cépages, le plus souvent le Chardonnay, le Pinot Noir et le Meunier, et tu dois prêter attention à la couleur, à l’effervescence et au nez avant même la première gorgée. N’hésite surtout pas à utiliser les crachoirs mis à disposition, surtout si tu comptes visiter plusieurs maisons dans la même journée et que tu conduis une voiture de location.
En 2026, le niveau des prix s’est stabilisé assez haut et il faut s’attendre à ce que la qualité et l’exclusivité se paient généreusement ici. Les visites de base avec dégustation d’un ou deux échantillons tournent autour de 40 à 60 euros par personne chez les grandes marques. En revanche, si tu pousses jusqu’aux petites exploitations familiales disséminées dans la campagne, on t’offrira souvent volontiers les frais de dégustation si tu repars avec quelques bouteilles. Les excursions et dégustations se trouvent et se réservent souvent très facilement via des plateformes comme GetYourGuide, ce qui t’évite bien des prises de tête à déchiffrer les sites français et te donne une confirmation immédiate de ta réservation.
Photo : Paul Cézanne / Wikimedia Commons, domaine public
8. Les vignobles UNESCO et le parc naturel de la Montagne de Reims
Le paysage entre Reims et Épernay est fait de collines boisées et de vastes coteaux qui relèvent du parc naturel régional de la Montagne de Reims. Cette zone est réputée dans le monde viticole pour la culture du cépage bleu Pinot Noir, qui apporte aux vins locaux toute la puissance et la structure nécessaires. Le terroir unique d’ici, parfaite combinaison de sol crayeux spécifique, d’exposition des coteaux et de microclimat favorable, est si précieux qu’il a valu à la région son prestigieux classement au patrimoine mondial de l’UNESCO.
La meilleure façon d’explorer ce magnifique paysage dans le détail est de louer un vélo électrique et de partir sur les petites routes qui bordent les parcelles de vignes. Tu traverseras des villages paisibles classés Grand Cru, la plus haute classification de qualité des vignobles en France, et tu profiteras de panoramas à couper le souffle. 💡 Conseil : arrête-toi en bordure d’une vigne et observe de près le sol d’un blanc éclatant ; tu verras de tes propres yeux cette craie pure qui agit comme une éponge naturelle parfaite, retenant l’eau pour les chaudes journées d’été.
Photo : Chabe01 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
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9. L’expérience des vendanges et le programme Vendangeur d’un jour
Si tu veux vivre la région sous sa forme la plus brute et la plus authentique, planifie ton voyage pour la toute fin août et le début septembre. À cette époque ont lieu les vendanges tant attendues, et toute la région ne dort pour ainsi dire jamais. Les routes étroites sont bloquées par de lents tracteurs, une douce odeur de moût en fermentation flotte partout dans l’air et des milliers de saisonniers travaillent dans les vignes, car la récolte mécanique est ici strictement interdite par la loi et chaque grappe doit être coupée à la main.
Pour les visiteurs, le grand attrait est un programme spécial appelé Vendangeur d’un jour. Pour un tarif fixe, un vigneron local t’emmène avec un sécateur et un panier directement dans les rangs, te montre comment couper les grappes délicatement et correctement, et tu termines cette expérience physiquement éprouvante par un copieux déjeuner et une dégustation bien méritée, directement dans la vigne baignée de soleil. C’est une expérience inoubliable qui te donne un regard totalement neuf sur la quantité de labeur humain honnête caché derrière chaque bouteille de luxe sur les rayons des magasins ☺️.
Photo : Myrabella / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
10. La ville de Troyes et ses maisons à colombages médiévales
En descendant un peu plus au sud, tu tomberas sur la ville historique de Troyes, qui fut jadis la capitale originelle de toute cette riche région. Son centre historique a, vu du ciel, exactement la forme d’un bouchon de champagne, un incroyable clin d’œil du destin et de l’urbanisme médiéval. Troyes te charmera aussitôt par son architecture fantastiquement préservée et ses ruelles pavées étroites qui invitent à de longues promenades.
Le plus grand attrait de la ville, ce sont ses superbes maisons à colombages tortueuses du XVIe siècle, qui se penchent souvent si près les unes des autres qu’elles se touchent presque aux étages supérieurs. Promène-toi dans la fameuse Ruelle des Chats, où tu verras vraiment des chats sauter d’un toit à l’autre, visite la grandiose cathédrale gothique Saint-Pierre-et-Saint-Paul et profite d’une ambiance bien plus calme et intime, sans les immenses foules de touristes qui se concentrent surtout dans la partie nord, autour de Reims.
Photo : Vassil / Wikimedia Commons, domaine public
11. Le phare de Verzenay et ses vues à l’infini
L’une des constructions les plus insolites et les plus photographiées au milieu des vignes françaises est sans conteste le Phare de Verzenay, un phare impossible à manquer, dressé sur une colline diablement loin de toute mer. Il a été construit au début du XXe siècle par un entrepreneur local purement comme un astucieux coup de pub destiné à attirer l’attention sur sa marque de vin de l’époque, et il remplit ce rôle de repère visuel parfait sans le moindre défaut encore aujourd’hui.
Aujourd’hui, à l’intérieur de cette construction curieuse et un brin déplacée se trouve un musée interactif de la vigne, où tu apprendras de façon ludique une foule d’anecdotes sur l’histoire de la culture du raisin dans toute la région et sur le travail des vignerons au fil des saisons. Mais la plus grande récompense reste la montée elle-même, par l’escalier en colimaçon jusqu’au sommet du phare, d’où s’ouvre une vue circulaire sur une mer infinie de vignes vertes ; par temps clair, tu apercevras même la silhouette de la cathédrale de Reims à l’horizon lointain.
Photo : Euro RSCG. Agence de publicité (création) / Wikimedia Commons, domaine public
12. Gastronomie et fromages locaux pour accompagner les bulles
L’expérience du voyage ne serait certainement pas complète sans une exploration approfondie de la gastronomie locale, parfaitement accordée depuis des siècles aux vins effervescents. Même si tu n’es pas amateur de viande, la culture fromagère française te séduira ici totalement et te suffira tout au long du séjour. Avec un vin pétillant se marient à merveille des fromages locaux comme le crémeux Chaource ou le puissant Langres, dont la fameuse cuvette sur le dessus se remplit parfois, avant le service, d’une petite goutte de Marc de Champagne pour une expérience gustative supplémentaire.
Outre les fromages affinés, tu ne dois pas repartir sans avoir goûté les fameux biscuits roses de Reims, cuits dans les boulangeries locales selon une recette secrète traditionnelle depuis le XVIIe siècle. Leur particularité absolument unique, c’est qu’on les trempe légèrement avant de les manger directement dans le verre de champagne : grâce à leur double cuisson spéciale, ils ne perdent pas leur forme et ne se détrempent pas dans la boisson. C’est une touche finale extrêmement élégante, sucrée et cent pour cent végétarienne pour clore chaque belle journée passée entre les vignes.
Où aller depuis la Champagne
Puisque tu as fait le déplacement jusque dans cette partie de la France, ce serait dommage de ne pas explorer aussi d’autres régions célèbres, situées à distance raisonnable et offrant des expériences totalement différentes.
Tourne ton regard vers le sud et découvre la Bourgogne, où règnent le Pinot Noir rouge, les vignobles célèbres et le légendaire hospice médiéval des Hospices de Beaune avec son toit aux mille couleurs.
Si tu es plutôt attiré par l’architecture de conte de fées et les vins blancs, file vers l’est, où t’attend la magnifique Route des Vins d’Alsace et ses villages fleuris ornés de nids de cigognes.
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Questions fréquentes
Comment se rendre au mieux en Champagne depuis Paris ?
Le moyen le plus rapide et confortable est d’emprunter les TGV, qui partent de la gare de l’Est à Paris. Le trajet jusqu’à Reims ne dure que 45 minutes et un peu plus d’une heure pour Épernay. Je recommande d’acheter les billets suffisamment à l’avance via l’application officielle SNCF, car les prix augmentent considérablement à la dernière minute et les trains sont souvent complets.
Ai-je besoin d’une voiture et d’une vignette écologique pour Reims ?
Sans voiture, vous pouvez vous débrouiller à Reims même ou à Épernay, mais pour explorer les petits villages et les domaines viticoles de campagne, une voiture est un grand avantage. Cependant, si vous entrez directement dans Reims, vous avez absolument besoin de la vignette écologique française Crit’Air (elle coûte un peu plus de cinq euros), car la ville fait partie d’une zone à faibles émissions stricte et sans elle vous risquez une amende de 68 euros.
Combien coûtent les dégustations et les visites de caves ?
Ceux de 2026 dans les grandes et célèbres maisons se situent entre 40 et 90 euros pour une visite de base avec dégustation d’un ou deux échantillons. Si vous vous rendez chez les petits vignerons familiaux à la campagne, les dégustations sont nettement moins chères et souvent ils vous offrent même les frais si vous achetez quelques bouteilles en souvenir à la fin.
Dois-je réserver ma visite des caves à l’avance ?
Oui, pour toutes les grandes marques commerciales et les maisons réputées, la réservation à l’avance est absolument indispensable, parfois même un mois à l’avance, en particulier pendant la saison estivale et lors des vendanges de septembre. Sans billet en ligne valide, on ne vous laissera pas entrer, car les visites se déroulent en petits groupes avec un guide et les capacités des caves souterraines sont strictement limitées.
Quel temps fait-il dans les caves souterraines de craie ?
Dans les profonds tunnels de craie appelés crayères règne toute l’année une température constante d’environ 10 à 12 °C et l’humidité y est très élevée, donc vous pourriez avoir froid assez rapidement. Même si dehors il fait une chaleur tropicale estivale, prévoyez toujours un pull, une veste légère et des chaussures fermées pour la visite souterraine d’une heure, afin de ne pas gâcher votre expérience en prenant froid.
La région convient-elle aussi aux végétariens ?
« `htmlnAbsolument ! La gastronomie française tourne souvent autour de la viande, mais dans cette région vous trouverez de fantastiques alternatives avec les fromages locaux, comme le délicieusement crémeux Chaource ou le puissant Langres, qui se marient parfaitement avec les bulles. Dans les restaurants, vous pourrez commander sans problème des menus sans viande et n’oubliez pas de goûter les célèbres biscuits roses de Reims.n« `
Je peux me promener dans les vignobles gratuitement comme ça ?
Oui, la plupart des vignobles sont librement accessibles pour des promenades à pied ou des balades à vélo sur les chemins stabilisés et les routes goudronnées entre les différentes parcelles. N’oubliez cependant pas que les rangées de vignes elles-mêmes sont une propriété privée, alors veillez à ne pas cueillir les raisins, à ne pas endommager les ceps et à respecter les engins lourds qui circulent souvent sur les chemins.
TL;DRDepuis 2021, la zone volcanique active se situe sur la péninsule de Reykjanes, où douze éruptions se sont déjà produites ; Grindavík, évacuée, reste fermée aux touristes, mais vous pouvez visiter en toute sécurité les champs de lave près du volcan Fagradalsfjall, la zone géothermique de Krýsuvík/Seltún et la source Gunnuhver, le tout gratuitement. Personne ne peut garantir la vue de la lave en fusion, mais le Lava Show à Reykjavík ou à Vík vous l’assure (à partir de 5 900 ISK). Pour le paysage « martien » le plus brut, direction le nord près du lac Mývatn : le champ de Hverir, le cratère Krafla avec son lac Víti et le labyrinthe de lave de Dimmuborgir. Les éruptions sont effusives et ne perturbent donc en rien les vols via Keflavík ; visez la période de fin mai à mi-octobre pour votre séjour.
Le vent te gifle le visage dès que tu sors du hall de l’aéroport de Keflavík, et l’air sent la terre humide avec une légère pointe de soufre. Tout autour s’étend une plaine infinie de lave gris-noir recouverte d’une épaisse couche de mousse, si bien qu’on a l’impression d’avoir été déposé sur une autre planète. C’est exactement ainsi que je me souviens de notre arrivée en Islande avec Lukáš, au tournant de septembre et octobre 2018.
Pas de mise en jambes en douceur : ce pays te jette directement dans son univers brut et absolument fascinant. Notre objectif principal était alors la nature et, bien sûr, nous voulions aussi voir à quoi ressemblaient les volcans islandais de près.
Même si nous n’avons pas vu de lave en fusion à l’époque, car la période était plutôt calme, nous avons découvert des paysages volcaniques et géothermiques en de nombreux endroits. Dès le premier jour, nous nous promenions parmi des marmites bouillonnantes, et lorsque, au neuvième jour de notre road trip, nous nous sommes retrouvés dans le nord, au bord du lac Mývatn, j’avais littéralement l’impression d’être sur Mars.
Ces dernières années, la situation a beaucoup changé et l’activité volcanique sur la péninsule de Reykjanes fait pratiquement sans cesse la une des journaux. Depuis 2021, la zone proche de l’aéroport s’est réveillée et les éruptions se succèdent les unes après les autres.
Dans cet article, tu trouveras un guide complet de l’Islande volcanique ainsi qu’une foule de conseils sur ce qu’il faut voir et faire dans les zones actives. Je te dirai où trouver les plus beaux lacs de cratère, où en est la sécurité actuellement et pourquoi tu n’as pas à craindre qu’une éruption annule ton vol de retour.
Cratère volcanique Víti avec son lac turquoise près du volcan Krafla dans le nord de l’Islande
Résumé pour ceux qui n’ont pas le temps de tout lire
Aucun danger pour les avions : Les éruptions de la péninsule de Reykjanes sont effusives, ce qui signifie que la lave s’écoule tranquillement sans produire de cendres volcaniques. L’aéroport de Keflavík fonctionne sans restriction.
Où voir les merveilles géothermiques gratuitement : La zone de Krýsuvík et Seltún (tout près de l’aéroport) offre de superbes mares de boue colorées et des sources chaudes.
Grindavík évacué : La petite ville est fermée aux touristes et strictement surveillée à cause des fissures dans le sol ; respecte cela et n’essaie pas d’y entrer.
Le plus beau paysage volcanique est dans le nord : Si tu veux voir un paysage lunaire, dirige-toi vers le lac Mývatn, parcours le site bouillonnant de Hverir et admire le cratère Víti près du volcan Krafla.
Personne ne garantit la lave en fusion : Voir de la lave fraîche dépend d’une énorme chance d’éruption en cours, mais à Reykjavík tu peux assister au Lava Show, où l’on te montre de la lave fondue en direct.
La sécurité avant tout : Avant toute sortie dans la nature, consulte absolument toujours le site safetravel.is.
L’Islande est certes une destination accessible toute l’année, mais si tu veux profiter d’un road trip sans le stress permanent des tempêtes de neige et des routes impraticables, le mieux est de partir de fin mai à mi-octobre. Depuis Paris, des vols directs saisonniers durent environ trois heures et demie, mais Icelandair est aussi un excellent choix avec escale : tu peux profiter de son fabuleux programme Stopover et faire une halte de jusqu’à sept nuits en Islande sans supplément sur le billet lors d’un vol vers l’Atlantique.
Pour des billets pas chers, on cherche traditionnellement sur des comparateurs comme Skyscanner ou Google Flights ; fais juste attention aux vieux guides papier qui mentionnent souvent la compagnie low-cost PLAY Airlines, car elle a fait faillite à l’automne 2025. Si tu prévois un voyage en août 2026, prépare-toi à une folie totale : le 12 août, l’Islande connaîtra une éclipse solaire totale visible directement depuis Reykjavík et Reykjanes, et les hébergements sont déjà complets depuis longtemps tandis que les prix des billets sont astronomiques.
Pour explorer les volcans et les cratères hors de la capitale, tu auras absolument besoin d’une voiture, car les transports en commun en dehors de la métropole ne fonctionnent que de manière limitée l’été. Avec Lukáš, nous avons depuis longtemps une bonne expérience du comparateur DiscoverCars, que nous utilisons partout dans le monde. Mais paie absolument un supplément pour une bonne assurance contre les dégâts de peinture causés par les cendres et le sable (SAAP), car le vent islandais peut littéralement décaper la carrosserie jusqu’à la tôle en quelques minutes avec la fine poussière volcanique.
Sache aussi que, depuis 2026, l’Islande applique une nouvelle taxe kilométrique à la place de la taxe sur le carburant, qui s’élève pour les voitures et SUV à 6,95 ISK (environ 0,05 €) par kilomètre parcouru, ce que le loueur te facturera systématiquement au retour du véhicule. Et un petit conseil tiré de l’expérience, mais absolument essentiel : le vent souffle si fort en Islande que, si tu ouvres imprudemment la portière de la voiture, le vent peut l’arracher de ses gonds, ce qu’aucune assurance ne couvre. Alors gare-toi toujours face au vent et tiens fermement la portière des deux mains en l’ouvrant.
Où loger et combien ça coûte
La meilleure base stratégique pour explorer le sud-ouest de l’Islande et la péninsule active de Reykjanes est sans conteste Reykjavík ou les petites villes de ses environs immédiats. N’aie crainte : l’activité volcanique actuelle ne menace en rien la capitale, car les éruptions se produisent à une quarantaine de kilomètres et la lave s’écoule dans des vallées inhabitées.
Se loger en Islande n’a jamais été bon marché et, en haute saison, les prix grimpent encore, d’où l’intérêt de tout réserver plusieurs mois à l’avance.
💡 Conseils d’hébergement concrets (tu peux vérifier les prix et la disponibilité via Booking, réserve tôt — en saison et autour de l’éclipse de 2026, tout part des mois à l’avance) :
Pour une chambre double correcte dans une guesthouse plus modeste avec salle de bains partagée, tu débourseras autour de 15 000 à 20 000 ISK la nuit (environ 100 à 135 €), tandis que les hôtels classiques du centre de Reykjavík, avec salle de bains privée et petit-déjeuner, démarrent autour de 30 000 ISK (plus de 200 €) la nuit.
Booking.com est notre moteur de recherche d’hôtels préféré et, en Islande tout particulièrement, ça nous a énormément payé de chercher des logements disposant d’une petite cuisine partagée. En cuisinant ses propres dîners avec des produits locaux, on économise des sommes énormes, car manger au restaurant grignote une part gigantesque du budget.
Reykjanes actif : 5 lieux à voir absolument
La péninsule de Reykjanes fonctionne comme un immense laboratoire géologique en direct, et c’est ici que se produisent actuellement les éruptions volcaniques islandaises les plus célèbres. Depuis mars 2021, la zone s’est réveillée avec une activité incroyable et a connu déjà douze éruptions, qui ont entièrement redessiné les cartes locales.
Route traversant les champs de lave de la péninsule de Reykjanes
Toute la péninsule repose directement sur la faille où s’écartent les plaques tectoniques nord-américaine et eurasienne, si bien que la terre y respire, craque et siffle littéralement en de nombreux endroits. Voyons les lieux précis que tu peux y visiter en toute sécurité.
1. Krýsuvík et Seltún (le conte de fées géothermique)
À notre arrivée en Islande, dès le premier jour, nous avons filé de l’aéroport vers la zone géothermique de Krýsuvík, souvent indiquée sur les cartes sous le nom de Seltún, à environ une demi-heure de route de Reykjavík. C’est un lieu absolument magique, à deux pas de la route principale, où l’on se promène sur des passerelles en bois directement entre les sources chaudes et la boue bouillonnante.
Paysage géothermique martien de Hverir près du lac MývatnZone géothermique de Krýsuvík avec ses fumerolles vue du cielvue aérienne de la zone géothermique de Krýsuvík avec ses fumerolles
Nous y avons passé une heure très agréable à prendre des photos, et c’est là que nous avons découvert pour la première fois, sur notre propre peau, cette odeur de soufre typique et la vapeur sifflante.
La terre joue ici avec des nuances absolument incroyables de jaune éclatant, de rouge brique et de vert vénéneux, fruit des minéraux lessivés et de minuscules bactéries thermophiles pour lesquelles cet environnement extrême est un habitat naturel.
L’entrée est entièrement gratuite, la zone est parfaitement accessible et, en plus, on n’y voit pas autant de bus bondés de touristes que sur le célèbre Cercle d’Or tout proche : tu peux donc savourer cette ambiance islandaise brute dans un calme plutôt agréable.
2. Gunnuhver et le Pont entre les continents
Si tu explores la côte ouest de la péninsule de Reykjanes en voiture, ne manque surtout pas l’arrêt au champ géothermique de Gunnuhver. C’est une énorme et étonnamment bruyante mare de boue d’où s’élève une vapeur si dense qu’on ne voit parfois pas à un pas devant soi, et le bruit des gaz s’échappant évoque par moments un avion à réaction au décollage.
Gunnuhver et le Pont entre les continents
Selon une vieille légende islandaise, un esprit malveillant nommé Gudrun hante les lieux, qu’un prêtre local rusé a emprisonné à jamais dans une source chaude — et quand on se tient là, dans ce brouillard épais et rugissant, on est presque tenté d’y croire 😅.
Un peu plus loin sur la route, vers le nord, tu trouveras le fameux Pont entre les continents (Bridge Between Continents), une passerelle métallique d’une quinzaine de mètres qui enjambe élégamment une profonde faille sableuse dans le champ de lave noire.
Il relie symboliquement l’Europe et l’Amérique du Nord : tu peux donc littéralement courir d’une immense plaque tectonique à l’autre en quelques secondes. C’est un arrêt assez rapide et intéressant pour se dégourdir les jambes après un long vol, et là encore l’entrée est totalement gratuite.
3. Grindavík évacué et les champs de lave de Fagradalsfjall
Quand on parle aujourd’hui des volcans islandais dans la presse, la plupart des gens pensent justement à la zone autour de la petite ville de pêcheurs de Grindavík, qui abritait encore récemment près de quatre mille habitants. À cause d’énormes fissures dans les rues et d’une quantité extrême de magma sous la surface (fin mai 2026, on y a mesuré un record de plus de 26 millions de mètres cubes), la ville a dû être entièrement évacuée et est devenue une triste ville fantôme.
Grindavík évacué et les champs de lave de Fagradalsfjall
Les autorités interdisent strictement l’accès aux lieux, toutes les routes d’accès sont gardées par les secours et la zone est réellement dangereuse : alors, s’il te plaît, n’essaie pas d’y pénétrer par curiosité et respecte les barrages.
En revanche, tu peux sans problème te rendre aux parkings aménagés près du volcan Fagradalsfjall, où se sont produites les toutes premières éruptions connues entre 2021 et 2023. On y voit d’immenses et fascinants champs de lave neufs, d’où s’élève encore par endroits une légère fumée, même si la lave elle-même ne coule plus.
Des sentiers très bien balisés y mènent : le plus populaire, le sentier A, fait environ sept kilomètres et te prendra deux à trois heures de montée assez raide, tandis que le sentier C, plus court, propose une ascension d’environ quatre kilomètres, encore plus raide, vers de superbes panoramas. Le vaste parking au pied est payant et le stationnement se règle très facilement via une application mobile locale.
4. Le Blue Lagoon et la tension volcanique
L’emblématique Lagon Bleu (Blue Lagoon), avec sa magnifique eau d’un bleu laiteux, se situe à proximité immédiate de la zone volcanique très active de Svartsengi et a traversé ces dernières années une période vraiment mouvementée à cause des éruptions voisines. Du fait de l’activité volcanique croissante, les secours ont dû l’évacuer plusieurs fois par précaution, et il doit désormais être protégé par d’énormes digues de terre fraîchement construites, destinées à dévier un éventuel flux de lave impossible à arrêter.
Le Blue Lagoon et la tension volcanique
Le complexe dispose certes d’un plan d’évacuation très élaboré et a rouvert en toute sécurité au printemps 2026 en mode dit dynamique, mais en tant que visiteur tu dois simplement t’attendre à ce que la situation puisse changer du jour au lendemain et que ta réservation planifiée de longue date soit annulée.
L’eau du lagon est à une magnifique température de 37 à 40 degrés et contient une boue de silice aux vertus apaisantes, dont tu peux te tartiner le visage comme un masque naturel pendant la baignade. Le billet de base coûte environ 11 990 ISK (un peu plus de 80 €) et réserver des semaines à l’avance est aujourd’hui une nécessité absolue.
Petit conseil pratique pour les filles : cette eau minérale fait certes des merveilles pour la peau, mais elle transforme tes beaux cheveux en paille rêche et indomptable pendant plusieurs jours. Alors enduis-les d’une énorme couche d’après-shampoing au vestiaire avant d’entrer dans l’eau et attache-les bien haut.
5. Le Sky Lagoon, une alternative plus paisible
Si le risque volcanique autour du Lagon Bleu t’effraie un peu, ou si tu ne veux tout simplement pas passer ton temps au milieu de foules massives de touristes, Reykjavík propose une alternative absolument fantastique et bien plus récente : le Sky Lagoon. Il se trouve à quelques minutes seulement du centre de la capitale, donc tu y accèdes sans problème, et contrairement au désert lunaire de la péninsule de Reykjanes, il offre une superbe piscine à débordement (infinity pool) qui se fond optiquement à la perfection avec les eaux froides de l’océan Atlantique.
L’eau y est merveilleusement claire et chaude, et tout le site est bordé de récifs artificiels en basalte sombre et de maisons traditionnelles islandaises à toit d’herbe. L’entrée avec le forfait de base Pure, qui inclut l’absolument splendide rituel islandais Skjól en sept étapes, se situe entre 12 000 et 14 000 ISK (environ 80 à 95 €).
Pendant ce rituel, tu te réchauffes entre autres dans un sauna vitré doté d’une immense baie avec vue sur l’océan, tu traverses une brume froide et rafraîchissante et tu termines en te frictionnant le corps avec un gommage au sel — l’ensemble paraît bien plus intime et luxueux que le très réputé Blue Lagoon.
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Cratères et grottes de lave du sud et de l’ouest
Si l’activité volcanique te passionne mais que les volcans islandais ne crachent justement aucune lave, ne désespère surtout pas. Le sud et l’ouest de l’île offrent une quantité incroyable de cratères anciens, de calderas parfaitement préservées et de mystérieuses grottes souterraines, que tu peux découvrir en toute sécurité et sans crainte d’une éruption inattendue.
Cratère volcanique Kerið avec son lac turquoise
De plus, beaucoup d’entre eux se trouvent à portée idéale d’une tranquille excursion d’une journée depuis la capitale.
1. Kerið (le cratère rouge à l’œil bleu)
L’arrêt au majestueux cratère Kerið fut l’une de nos toutes premières grandes expériences, dès le premier jour de notre voyage en Islande. Ce cratère volcanique antique, dont les géologues estiment l’âge à plus de trois mille ans, possède des parois d’un rouge incroyablement intense, formées de scories volcaniques grossières, et au fond repose un lac d’un bleu éclatant et opaque.
Kerið (le cratère rouge à l’œil bleu)
Ce contraste naturel de couleurs est en vrai bien plus saisissant que sur n’importe quelle photo retouchée d’internet, et nous y avons passé beaucoup de temps à simplement contempler en silence les reflets sur la surface paisible de l’eau.
Tu peux te promener tranquillement tout le long de la lèvre supérieure du cratère, d’où s’offre un panorama vraiment magnifique sur les environs variés, puis descendre par des marches en bois aménagées jusqu’au bord de l’eau.
Kerið se trouve sur l’itinéraire touristique très prisé du Cercle d’Or (Golden Circle) et, parmi les rares sites purement naturels de toute l’Islande, son entrée est payante : actuellement 600 ISK par personne (environ 4 €), les enfants de moins de douze ans entrant heureusement totalement gratuitement.
2. Les grottes de lave Raufarhólshellir et Vatnshellir
Tu veux voir de tes propres yeux ce qui se passe exactement sous la surface après qu’un magma liquide et brûlant l’a traversée à toute vitesse ? À environ trente minutes de route tranquille de Reykjavík se trouve la très populaire grotte de Raufarhólshellir, un tunnel de lave massif, long de plusieurs kilomètres, aux parois minérales joliment colorées et aux superbes stalagmites de glace qui se forment naturellement durant les mois d’hiver les plus froids.
Les grottes de lave Raufarhólshellir et Vatnshellir
La visite de base d’une heure avec un guide local très drôle coûte environ 8 900 ISK (à peu près 60 €) et te mène en toute sécurité dans des lieux mystérieux où tu n’oserais jamais t’aventurer seul.
Une autre option vraiment formidable et un peu plus sauvage est la grotte de Vatnshellir, nichée sur la splendide péninsule de Snæfellsnes, à l’ouest du pays, où l’on descend prudemment par un étroit escalier métallique en colimaçon jusqu’à une belle profondeur de trente-cinq mètres. L’entrée y est un peu plus abordable pour les standards islandais et coûte environ 5 400 ISK pour un adulte (autour de 37 €).
Dans les deux cas, on te remet au début de l’excursion un casque de protection avec lampe frontale, et tu dois te préparer au fait que, profondément sous terre, règne toute l’année un froid très désagréable. Alors n’oublie surtout pas d’emporter une doudoune chaude et des gants, même en plein été.
3. Descente au cœur du volcan Þríhnúkagígur
Voilà un véritable joyau géologique : nulle part ailleurs sur notre planète tu ne trouveras une attraction aussi folle. Le volcan nommé Þríhnúkagígur (essaie de prononcer ce nom trois fois de suite 😁) est certes éteint depuis environ quatre mille ans, mais ce qui est incroyable, c’est que sa gigantesque chambre magmatique ne s’est pas effondrée sur elle-même après la dernière éruption, comme cela se produit habituellement, mais est restée parfaitement préservée.
Descente au cœur du volcan Þríhnúkagígur
L’agence spécialisée Inside the Volcano organise ici, de mai à octobre, des expéditions fascinantes au cours desquelles un téléphérique ouvert spécial te fait descendre de cent vingt mètres droit dans l’immense cœur de la terre, dont les parois rayonnent littéralement de toutes les couleurs imaginables, du violet au jaune vénéneux en passant par le rouge intense.
C’est une expérience extrêmement exclusive et visuellement époustouflante, mais il faut aussi mettre la main au portefeuille : le billet coûte bien plus de 50 000 ISK (plus de 340 €) et, en raison de la capacité limitée, il faut le réserver de longs mois à l’avance directement via le site officiel de l’organisateur.
Toute cette excursion te prendra environ cinq à six heures de ton itinéraire, car pour atteindre la bouche même du volcan, il faut d’abord marcher environ trois kilomètres à travers un champ de lave assez accidenté. Heureusement, le prix élevé de la visite inclut aussi une traditionnelle soupe de viande islandaise bien chaude pour se réchauffer immédiatement de retour à la surface, mais d’expérience, nous pouvons confirmer avec joie que, si tu le signales, on te prépare volontiers à l’avance une excellente version végétarienne aux légumes ☺️.
4. Le cratère Grábrók à l’ouest
Si tu te diriges depuis Reykjavík vers le nord-ouest par la route circulaire principale numéro un (Ring Road), fais absolument une courte halte au cratère volcanique de Grábrók. Ce cratère joliment formé, qui se dresse juste au bord de la route, est l’endroit parfait pour te dégourdir les jambes pendant une longue conduite.
Il s’est formé il y a environ trois mille ans lors d’une puissante éruption fissurale et est aujourd’hui largement recouvert d’une mousse islandaise gris-vert merveilleusement douce.
La montée est tout à fait facile et même les petits enfants la réussissent, car des marches en bois très bien entretenues mènent jusqu’au sommet de la lèvre du cratère, protégeant la nature fragile du piétinement.
Du sommet, tu profites d’une vue à couper le souffle sur le gouffre profond du cratère et sur le vaste champ de lave environnant de Borgarfjörður ; toute cette petite expédition te prendra environ trente minutes et il n’y a aucun droit d’entrée à payer.
Mývatn et le nord de l’Islande : où l’on se croit sur Mars
Si tu cherches lors de ton voyage le paysage volcanique le plus épique et le plus brut, tu dois tout simplement filer dans le grand nord. Lorsque, pendant notre road trip automnal, nous sommes arrivés le neuvième jour dans la vaste région du lac Mývatn, j’en ai perdu mes mots.
Tout autour de nous, il y avait de profondes crevasses, des cratères symétriques, des trous sifflants dans la terre et d’immenses champs de lave d’un noir profond qui s’étendaient jusqu’à l’horizon. Le volcan septentrional nommé Krafla dort certes paisiblement depuis quelque temps, mais ses environs sauvages comptent sans nul doute parmi les lieux les plus intéressants de tout ce pays nordique.
1. Hverir et Námafjall
L’immense champ géothermique de Hverir, qui se trouve juste au pied de la montagne colorée Námafjall, se repère à coup sûr de loin grâce à ses énormes nuages de vapeur montant vers le ciel et à son odeur de soufre très particulière et plutôt forte, qui rappelle fidèlement les œufs pourris. Mais une fois habitué à cette étrange odeur après quelques minutes, t’attend une promenade incroyable, littéralement sur un paysage lunaire recouvert de boue grise bruyamment bouillonnante.
lac Mývatn avec ses pseudo-cratères rouille et sa montagne enneigée
Partout, tu verras de petits monticules de pierres empilées d’où s’échappe sans cesse, dans un sifflement énorme, presque effrayant, de la vapeur bouillante venue des profondeurs de la terre, et autour de ces sources dangereuses ont été dressées, pour de bonnes raisons, de basses barrières de corde.
La terre joue ici avec des couleurs absolument incroyables, l’ocre intense et l’orange criard dominant le décor, et tout autour des bouches dangereuses ont été installées de basses cordes de protection qu’il ne faut en aucun cas franchir.
La température de la boue bouillonnante et de la vapeur qui s’échappe est ici réellement extrême, et s’enfoncer par erreur dans la terre brûlante entraînerait des brûlures immédiates et potentiellement mortelles. L’accès au site de Hverir est totalement gratuit pour tous les visiteurs ; seul le vaste parking dispose de bornes modernes pour régler le stationnement.
2. Le volcan Krafla et le cratère Víti
À quelques minutes de voiture seulement, derrière la colline du Hverir soufré, se trouve l’immense caldera du volcan Krafla, et nous y sommes arrivés avec Lukáš par un temps assez froid et venteux, ce qui n’a fait, selon moi, qu’accentuer à la perfection l’atmosphère rude et inhospitalière des lieux.
Vue aérienne des cratères de Krafla recouverts de la première neige
Le plus grand attrait visuel est ici l’énorme cratère explosif nommé Stóra-Víti, né lors d’une éruption particulièrement massive et dévastatrice en 1724. À l’intérieur de ce cratère majestueux se cache aujourd’hui un superbe lac d’un bleu opaque fascinant, qui contraste de façon incroyablement vive avec les parois escarpées d’un rouge sombre alentour et les sommets enneigés au loin.
Une agréable promenade le long de la lèvre supérieure du cratère est assez sûre, sauf en cas de fort verglas, et te prendra environ une heure de marche tranquille, avec des vues absolument fantastiques sur les champs de lave infinis et sombres de Leirhnjúkur.
Il n’y a aucun droit d’entrée à payer et, juste sous le volcan, tu apercevras même une immense et architecturalement intéressante centrale géothermique, qui exploite très astucieusement la puissance indomptable du volcan caché pour produire de l’énergie écologique pour toute la région environnante.
3. La cité de lave de Dimmuborgir
Presque à portée de vue de la surface paisible du lac Mývatn s’étend une immense zone appelée Dimmuborgir, ce qui se traduit assez fidèlement par Châteaux sombres. Et je dois dire que ce nom dramatique colle ici à la perfection et résume bien l’ambiance des lieux.
formations de lave enneigées de Dimmuborgir près du lac Mývatn en Islande
C’est un champ extrêmement étendu, rempli des formations de lave les plus bizarres, de hautes tours noires, d’arches fragiles et de grottes lugubres, nées il y a plus de deux mille ans au moment où un immense lac de lave s’est soudainement refroidi et où sa fine voûte s’est effondrée sur elle-même dans un grand fracas.
À travers ce labyrinthe de lave serpentent des sentiers parfaitement aménagés et très bien balisés par des couleurs, de difficultés et de longueurs variées : tu peux donc y passer seulement trente petites minutes, mais aussi plusieurs longues heures à errer entre les rochers noirs.
Dans la riche mythologie islandaise, on croit depuis toujours que le mystérieux Dimmuborgir est la véritable porte des enfers et le repaire de trolls maléfiques, et à Noël s’y cacheraient, malicieusement, les célèbres et espiègles lutins de Noël islandais, appelés en anglais les Yule Lads.
Une fois au bord du Mývatn, tu ne pourras pas manquer ce cône géant parfait de cendres volcaniques noires, qui se dresse majestueusement au-dessus du lac et ressemble à un énorme moule à gâteau que quelqu’un aurait posé là. Ce cratère explosif symétrique porte le nom de Hverfjall et représente l’une des meilleures et plus rapides façons, en Islande, de grimper au sommet d’un vrai grand volcan sans avoir besoin de guide ni d’équipement d’alpinisme spécial.
Le cratère explosif Hverfjall
La montée par le sentier de gravier aménagé sollicite certes un peu les cuisses, mais l’ascension raide elle-même ne dure qu’une dizaine ou une quinzaine de minutes, si bien que tout voyageur moyennement en forme la réussit.
En haut s’ouvre une vue à couper le souffle sur la gigantesque cuvette noire du cratère lui-même, dont le diamètre dépasse un kilomètre, et tu peux te promener tout le long de sa lèvre supérieure, d’où la vue circulaire sur toute la région du lac Mývatn est magnifique — là encore totalement sans aucun droit d’entrée.
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Feu et glace : d’autres expériences inoubliables entre les éléments
L’Islande, ce n’est vraiment pas que la lave et le feu, mais surtout le combat fascinant et incessant de deux éléments naturels extrêmes, car environ onze pour cent de la superficie de toute l’île sont recouverts de glaciers massifs et anciens.
Voir une telle masse de glace de loin depuis la voiture est une belle expérience, mais se tenir directement dessus, sentir ce froid omniprésent et entendre de ses propres oreilles le glacier craquer et respirer sans cesse sous tes pieds, c’est une tout autre catégorie de voyage, à ne surtout pas manquer.
1. Marcher sur les glaciers Sólheimajökull et Skaftafell
La règle de base, absolument cruciale et sans appel, est la suivante : ne marche jamais et en aucun cas seul sur un glacier sans un guide local expérimenté, car sous la fine et tentante couche de neige guettent des crevasses de plusieurs dizaines de mètres de profondeur et mortellement dangereuses. Les randonnées glaciaires les plus accessibles et très prisées se trouvent tout le long de la côte sud ; le plus souvent, on part sur la belle langue glaciaire de Sólheimajökull, à environ deux heures de route de Reykjavík, où la glace est fascinante, densément striée de bandes noires de cendres volcaniques issues d’éruptions historiques.
Marcher sur les glaciers Sólheimajökull et Skaftafell
La deuxième option, encore un peu plus spectaculaire, est le vaste glacier Skaftafell dans le sud-est plus lointain, où la masse de glace s’ouvre devant toi à une échelle encore plus monumentale et offre des vues à couper le souffle sur une vallée verdoyante.
Pour une randonnée de base avec équipement, qui prend généralement trois à cinq heures dont une heure et demie de temps net passé à grelotter sur la glace, tu paieras auprès des agences locales à partir de 12 000 ISK (autour de 80 €), le guide te prêtant à l’avance un casque de sécurité, un baudrier, des crampons acérés et un piolet de randonnée.
2. Les grottes de glace sous le glacier Katla
Pénétrer dans le cœur glacial d’un glacier et se laisser entourer de toutes parts par une glace d’un bleu intense et d’une pureté cristalline compte parmi les expériences les plus emblématiques que tu puisses t’offrir en Islande, mais pour ces grottes bleues naturelles, il faut tomber sur la bonne saison hivernale, sinon tu ne peux tout simplement pas entrer à cause de l’eau de fonte.
Les grottes de glace sous le glacier Katla
Mais si tu voyages en été et que tu tiens absolument à voir une grotte de glace, la seule option naturelle accessible est constituée par les grottes sauvages cachées sous l’imposant glacier Katla, près de la petite ville de Vík, accessibles avec un guide toute l’année grâce à leur position particulière.
Ne t’attends toutefois pas à ce bleu éclatant et surexposé que tu connais des photos populaires sur Instagram prises par les voyageurs d’hiver. La glace du glacier Katla est en effet massivement mêlée de cendres volcaniques d’un noir profond, si bien que toute la grotte paraît beaucoup plus sombre, lugubre et dramatique, comme si tu te retrouvais soudain dans le décor d’un film de science-fiction sur une autre planète inhospitalière.
3. Snorkeling dans la faille tectonique de Silfra
Même si cela peut sembler totalement fou — entrer volontairement en combinaison dans une eau qui, même en plein été, affiche seulement deux à quatre degrés Celsius — le snorkeling dans la faille de Silfra, au cœur du parc national de Þingvellir, compte parmi les meilleurs sites de plongée au monde.
Snorkeling dans la faille tectonique de Silfra
Il s’agit en effet d’une fissure tectonique étroite et extrêmement profonde, située précisément entre la plaque lithosphérique nord-américaine et la plaque eurasienne : pendant la nage, tu te retrouves donc littéralement dans un vide aquatique entre deux immenses continents.
L’eau glacée y chemine pendant de longues décennies à travers des champs de lave souterrains depuis le glacier en fonte de Langjökull, ce qui lui fait subir une filtration si extrême qu’elle est d’une pureté cristalline et que la visibilité sous la surface dépasse sans peine cent mètres.
Pas d’inquiétude, tu ne vas pas geler sur place en une minute, car l’agence te fournit une combinaison étanche (dry suit) dans laquelle tu flotteras à la surface comme un énorme bonhomme Michelin ; pour cette expérience d’environ deux heures, tu paieras à peu près 145 USD par personne.
4. Observation des baleines à Húsavík
Voir un haut jet d’eau jaillir de l’évent puis une énorme queue sombre plonger élégamment dans les profondeurs de l’océan est le rêve réalisé de bien des gens, et l’Islande représente heureusement le tout meilleur d’Europe pour l’observation des baleines sauvages en pleine nature. La saison principale court d’avril à octobre, le pic absolu arrivant durant les longs mois d’été, de juin à août, lorsque la mer est plutôt calme et regorge de nourriture.
Observation des baleines à Húsavík
Si tu te demandes où aller voir ces doux géants, dirige-toi droit vers le nord de l’île, dans la petite ville de pêcheurs nommée Húsavík, surnommée à juste titre la capitale européenne de la baleine.
La baie froide de Skjálfandi est en effet, en saison, incroyablement riche en plancton nourrissant et en petits poissons, ce qui attire ici à coup sûr une quantité énorme d’espèces de cétacés variées, des adorables petites espèces aux imposantes baleines à bosse, si bien que les chances de les apercevoir frôlent ici la certitude quasi totale.
L’expérience garantie : où voir la lave, même quand le volcan dort
Beaucoup de gens pensent qu’en arrivant dans l’Islande volcanique, ils verront de la lave rouge incandescente jaillir des cratères à chaque pas de leur voyage. Hélas, la vérité est que saisir de ses propres yeux une éruption sûre en cours demande une chance énorme, un timing parfait et souvent une bonne dose de hasard, car les volcans n’en font qu’à leur tête.
Si tu ne suis justement pas en direct les infos sur des éruptions soudaines et que la lave ne coule nulle part sur la péninsule de Reykjanes, il existe des lieux absolument formidables où tu peux malgré tout profiter pleinement de ce fascinant spectacle brûlant.
1. Le Lava Show à Reykjavík et à Vík
Si tu ne veux pas du tout t’en remettre à l’humeur imprévisible de mère Nature et risquer la déception, alors la visite du fantastique Lava Show est pour toi une nécessité touristique absolue. Les créateurs de ce projet islandais unique ont imaginé un moyen sûr de fondre, dans la pénombre d’une petite arène théâtrale, du véritable sable volcanique sombre jusqu’à l’incroyable température de 1 100 °C, puis de le laisser s’écouler dramatiquement dans une rigole rouge sous les yeux ébahis des spectateurs.
Le Lava Show à Reykjavík et à Vík
Tu vois cette lourde masse magmatique liquide, tu entends de tes propres oreilles comme elle craque et siffle bruyamment en refroidissant, et surtout tu ressens physiquement cette chaleur rayonnante saisissante qui te frappe aussitôt le visage et t’oblige à enlever ta veste.
L’expérience de ce spectacle incandescent dure un peu moins d’une heure, pendant laquelle un guide local formé explique tout l’essentiel sur les volcans islandais d’une façon très drôle, personnelle et captivante.
Tu peux assister à ce Lava Show populaire soit directement au centre de la capitale Reykjavík (où le billet adulte coûte 6 590 ISK), soit dans l’emblématique petite ville de Vík sur la côte sud venteuse (pour des 5 900 ISK légèrement moins chers, soit environ 40 €). C’est, de l’avis de nous deux, une tuerie absolue et, de mon point de vue, sans conteste l’une des toutes meilleures attractions payantes de l’île.
2. Le Lava Centre à Hvolsvöllur
Si, dans le cadre de ton road trip, tu pars en longue route le long de la côte sud vers les célèbres et photogéniques cascades de Seljalandsfoss et Skógafoss, tu tomberas très probablement, juste au bord de la route principale, sur le village de Hvolsvöllur, où se dresse un bâtiment moderne très intéressant, le Lava Centre.
Le Lava Centre à Hvolsvöllur
C’est un immense musée interactif, architecturalement abouti, entièrement consacré à la géologie complexe et à la volcanologie, où, grâce à des visualisations colorées de pointe, tu peux observer en détail les systèmes de chambres magmatiques actives qui pulsent sous toute l’Islande.
C’est une halte extrêmement instructive et formidable, surtout quand, dehors, une tempête fait rage, qu’il pleut et que souffle un vent glacial peu accueillant, ce qui arrive plutôt souvent dans le sud islandais imprévisible. Dans ce musée plongé dans la pénombre, tu comprendras enfin vraiment pourquoi tout le pays tremble si fort en permanence, ce qui déclenche exactement les éruptions et comment fonctionnent les redoutables explosions de volcans cachés sous d’imposants glaciers.
Sécurité volcanique : 5 règles de survie
La nature rude et indomptée n’est vraiment pas en Islande un simple joli décor pour de belles photos sur les réseaux sociaux, mais une réalité quotidienne intransigeante, et on ne plaisante jamais avec les volcans. Les Islandais sont parfaitement préparés à toute éruption éventuelle, disposent de services de secours d’élite bien entraînés et de systèmes d’information parfaitement opérationnels : si tu suis aveuglément leurs consignes, tu es en sécurité absolue, même pendant une éruption active.
Sauf que les touristes enthousiastes ont parfois l’illusion d’être tout simplement immortels. Voici les règles de survie de base que tu ne dois ignorer à aucun prix.
1. Surveille les sites officiels
Cette recommandation est le mantra absolu de tout road trip sûr en Islande, et tu devrais la prendre à cœur. Avant même de démarrer la voiture le matin et de prendre la route, ouvre toujours sur ton téléphone la page des services de secours Safetravel.is. Tu y trouveras aussitôt toutes les alertes codées par couleur sur les vents forts, les tempêtes qui approchent ainsi que sur d’éventuelles éruptions et fermetures en cours.
Surveille les sites officiels
Pour un suivi vraiment détaillé de l’activité volcanique et sismique sous la surface, le site officiel de l’Office météorologique islandais (Vedur.is) est en plus parfait : tu y trouveras des cartes des séismes constamment mises à jour en temps réel, pour savoir où la terre tremble justement le plus.
2. Les gaz toxiques invisibles
Quand une éruption fissurale bat son plein et que la lave coule dans une vallée, le plus grand et le plus insidieux des dangers n’est pas la masse incandescente qui s’écoule lentement (tu peux d’ailleurs lui échapper assez tranquillement à pied), mais ce que l’œil ne voit absolument pas. Des fissures volcaniques fraîches s’échappent en grande quantité du dioxyde de soufre (SO2) et bien d’autres gaz toxiques, nettement plus lourds que l’air ordinaire, qui s’accumulent donc insidieusement dans les vallées profondes et les creux naturels.
Les gaz toxiques invisibles
De plus, si le traditionnel vent islandais fort, qui les disperserait miséricordieusement au-dessus de l’océan, ne souffle pas justement, ces poches de gaz peuvent être mortellement dangereuses pour les touristes. Les autorités locales surveillent donc en permanence et avec soin la qualité de l’air du moment et les risques éventuels sur le site spécialisé Loftgaedi.is, que tu devrais absolument garder dans tes favoris.
3. Ne va jamais seul près de la lave
Si un jour, en Islande, tu as la chance d’accéder par une voie officiellement autorisée et sûre à un champ de lave tout frais et encore fumant, ne sois surtout pas trop curieux ni téméraire. La surface de la lave fraîchement écoulée noircit et durcit certes assez vite à l’air froid, mais ne te laisse pas tromper : sous cette croûte mince et extrêmement fragile, des poches de magma liquide incandescent se cachent encore à une incroyable température d’environ mille degrés Celsius.
S’enfoncer d’un pied ne serait-ce que dans une petite poche signifie une fin rapide et absolument fatale, avec des brûlures incompatibles avec la vie. Alors ne va jamais de ta vie seul sur de nouveaux champs de lave et tiens-toi toujours uniquement sur les sentiers solides balisés, foulés et explorés par les experts.
4. Respecte les fermetures et la police
Le service de secours islandais de renommée mondiale, appelé ICE-SAR, est constitué en grande majorité de bénévoles locaux incroyablement dévoués, qui, exclusivement sur leur temps libre, sauvent des touristes mal préparés des pires et plus dangereuses situations imaginables. Si les autorités ou la police bloquent soudain une route donnée et déclarent en un éclair l’évacuation ou la fermeture d’une zone volcanique, crois bien qu’ils ont une très bonne raison géologique fondée et qu’ils ne veulent pas gâcher tes vacances coûteuses par pur ennui.
N’essaie donc pas de contourner discrètement des chemins gardés ni de trouver de nuit une faille dans les barrages, car ces secouristes locaux ont vraiment de meilleures choses à faire en Islande que de risquer inutilement leur santé et leur vie pour quelqu’un qui voulait à tout prix une photo d’un volcan incandescent pour son Instagram.
5. Attention au vent islandais et aux portières
Même si cela n’a pas de lien direct avec les volcans, voici l’un des risques les plus sous-estimés de toute l’Islande, capable de ruiner sérieusement ton budget de voyage. Le vent islandais a une force absolument brutale, et si, lors d’une halte près d’un site naturel, tu ouvres imprudemment et brusquement la portière en grand, une forte rafale peut littéralement te l’arracher des gonds en une seconde ou la tordre au point que tu ne pourras plus la refermer (c’est ce qu’on appelle le door-ripping).
Attention au vent islandais et aux portières
Il est extrêmement important de savoir qu’absolument aucune assurance du loueur ne couvre ce dégât mécanique précis ; à chaque descente, surtout dans les zones plates du sud, mieux vaut donc toujours te garer l’avant de la voiture droit face au vent et tenir la portière très fermement des deux mains à chaque ouverture.
Où se restaurer (sans ruiner son budget)
La gastronomie sur l’île est vraiment un grand chapitre à part entière, et les additions finales dans les restaurants locaux savent faire assez mal, même aux voyageurs les plus endurcis. On dit souvent que le plat chaud le moins cher de toute la ville est le célèbre hot dog islandais, ou pylsa, avec ses oignons croustillants et sa moutarde sucrée, que tu achètes au petit stand rouge Bæjarins Beztu Pylsur, près du port.
Tu le paieras à un sympathique 820 ISK (environ 5,50 €) et les locaux en font tout un plat, tout comme les plus audacieux dévorent le traditionnel requin fermenté hákarl avec un shot du célèbre alcool au carvi Brennivín (surnommé la Mort noire), ou le copieux gratin de poisson plokkfiskur.
Mais comme, avec Lukáš, nous mangeons tous les deux sans viande depuis longtemps et que le requin fermenté ne nous tente vraiment pas, nous ne nous lançons tout simplement pas dans ces spécialités animales locales et cherchons plutôt délibérément de bonnes alternatives végétariennes locales.
Notre sauvetage quotidien absolu, surtout pendant ces longs trajets autour des volcans et des champs de lave infinis, s’appelle le supermarché Bónus, que tu reconnaîtras de loin à coup sûr à son logo jaune très voyant avec un petit cochon rose (nous utilisons aussi parfois les enseignes Krónan ou Nettó).
Ils ont de loin les meilleurs prix sur l’alimentation : on y achète sans cesse des réserves bon marché de fromage, des kilos de notre houmous préféré, de l’excellent pain de seigle sucré rúgbrauð et surtout d’énormes quantités du traditionnel yaourt épais skyr, dont nous avons vécu, satisfaits, une grande partie de notre premier road trip comme des suivants.
Et puis, quand on veut se faire plaisir à Reykjavík après une journée à grelotter, on va avec enthousiasme déguster une fantastique pizza au parfum de bois dans le cosy PizzaRé ou dans la pizzeria moderne mais réputée Flatey, où le menu propose des variantes végétariennes absolument parfaites avec fromages frais et légumes (une grande pizza croustillante y coûte environ 3 500 ISK, soit autour de 24 €), et on adore aussi des petits restos asiatiques et indiens discrets comme le Himalayan Spice, où, dans ce froid, on nous a cuisiné de loin le meilleur et le plus onctueux dahl aux pois chiches.
Et souviens-toi d’une règle d’or : l’eau du robinet est en Islande l’une des plus pures et savoureuses au monde, donc seuls de vrais fous achètent ici de l’eau en bouteille plastique ! Fais juste bien attention à l’eau chaude du robinet au lavabo, car elle est chauffée directement à partir de forages géothermiques et sent assez fort le soufre : pour boire, remplis donc toujours ta gourde uniquement avec cette eau absolument glacée et cristalline.
Où aller ensuite en Islande
Si tu as déjà cartographié le sud et que les volcans t’ont conquis, l’île a encore énormément à offrir. Lis nos autres guides et planifie ton voyage dans les moindres détails :
Tu ne sais pas ce qu’il ne faut pas manquer dans la capitale ? Jette un œil à notre article Reykjavík : que voir et faire.
Si tu as peu de temps, le grand classique est le Cercle d’Or (Golden Circle), où tu verras les plus grands geysers.
Est-il sûr de prendre l’avion pour l’Islande alors qu’on parle d’éruptions volcaniques ?
Absolument oui, la crainte d’une paralysie des vols est inutile. Les éruptions sur la péninsule de Reykjanes sont heureusement de type effusif, ce qui signifie en pratique que la lave incandescente s’écoule simplement assez calmement par des fissures dans le sol, mais ne forme pas ces u003cstrongu003eénormes nuages explosifsu003c/strongu003e de cendres volcaniques. En effet, ce sont justement les cendres qui constituent la seule menace directe pour les moteurs d’avion (comme cela s’est produit en 2010 lors de la célèbre éruption du volcan caché sous le glacier Eyjafjallajökull). Grâce à cela, l’u003cstrongu003eaéroport de Keflavíku003c/strongu003e fonctionne de manière fiable en permanence et aucune éruption survenue depuis mars 2021 n’a annulé le trafic aérien.
Puis-je voir de la lave en fusion quelque part en direct ?
Dans la nature, uniquement si vous avez énormément de chance avec un timing parfait et que vous tombez pile sur une éruption fissurale sûre en cours, pour laquelle les services de secours autorisent légalement l’accès au public. Cela dépend vraiment du hasard et la plupart du temps sur Reykjanes, vous ne verrez u0022queu0022 des champs de lave certes impressionnants, mais u003cstrongu003enouvellement solidifiés et seulement légèrement fumantsu003c/strongu003e, qui ne coulent plus. Si vous voulez voir du magma incandescent liquide avec une certitude absolue et en toute sécurité, achetez plutôt un billet pour l’époustouflant Lava Show à Reykjavík ou au sud à Vík.
Le célèbre Blue Lagoon est-il actuellement ouvert aux touristes ?
Depuis début mars 2026, le Blue Lagoon est à nouveau ouvert aux visiteurs en toute sécurité, mais il fonctionne dans un régime dit dynamique dépendant des alertes sismiques. Une imposante barrière de protection contre la lave a certes été construite en urgence autour de lui, mais comme le site se trouve justement dans une u003cstrongu003ezone de risque activeu003c/strongu003e près du volcan Svartsengi, il peut arriver que les secouristes le ferment temporairement et de manière totalement préventive en cas de risque sismique accru. Il est donc toujours préférable de vérifier l’état actuel et la possibilité de baignade directement sur le u003ca href=u0022https://www.bluelagoon.com/u0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022nofollow noopeneru0022u003esite officiel du Blue Lagoonu003c/au003e.
La capitale Reykjavík elle-même ou la petite ville de Grindavík sont-elles menacées ?
Reykjavík se trouve à une distance sûre d’environ quarante kilomètres du principal site des éruptions et grâce à la configuration favorable du terrain, elle est totalement en sécurité, donc là-bas vous n’avez absolument rien à craindre et vous pouvez explorer les ruelles en toute tranquillité. La petite ville de Grindavík avec ses quelque quatre mille habitants n’a malheureusement pas eu cette chance, car elle se trouve directement sur la ligne de faille menacée. Elle a déjà été évacuée à long terme fin 2023 et en raison d’énormes fissures profondes dans les rues et du risque réel de u003cstrongu003eperforation mortelle du solu003c/strongu003e, l’accès libre y est strictement interdit par les autorités.
Où puis-je trouver de beaux paysages volcaniques gratuits, même s’il n’y a pas d’éruption en cours ?
Sur la péninsule active de Reykjanes, près de l’aéroport, rendez-vous sans hésiter dans la magnifique zone géothermique colorée de Krýsuvík/Seltún, allez voir la source de boue bouillonnante bruyante de Gunnuhver ou traversez le petit Pont entre les continents. Si ensuite vous voyagez en voiture jusqu’au nord lointain de l’Islande, c’est u003cstrongu003eles environs du lac Mývatnu003c/strongu003e qui ont l’aspect le plus u0022extraterrestreu0022 et époustouflant, et plus précisément le champ de soufre Hverir, la zone autour du volcan Krafla et le labyrinthe sombre de Dimmuborgir. Tous ces lieux naturels extraordinaires et sauvages ont un accès entièrement gratuit toute l’année et aucun droit d’entrée n’y est demandé.
Comment savoir sur le terrain si je ne suis pas menacé par des gaz dangereux provenant du volcan ?
Les gaz volcaniques mortellement dangereux et totalement invisibles à l’œil nu, comme le dioxyde de soufre (SO2), peuvent apparaître insidieusement à proximité des champs de lave actifs et étant donné qu’ils sont plus lourds que l’air ordinaire, ils s’accumulent secrètement dans les vallées profondes et les dépressions du terrain. La direction actuelle du vent et la concentration précise de cette pollution atmosphérique dangereuse sont heureusement surveillées et évaluées en permanence par l’agence islandaise de protection de l’environnement, donc pour votre u003cstrongu003epropre sécuritéu003c/strongu003e, vérifiez toujours soigneusement les chiffres verts récents à l’adresse u003ca href=u0022https://loftgaedi.is/u0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022nofollow noopeneru0022u003eLoftgaedi.isu003c/au003e avant chaque excursion dans une zone volcanique.
Peut-on descendre directement dans le cratère profond d’un énorme volcan en Islande ?
Oui, c’est possible, et de manière extrêmement unique ! Le volcan éteint et très ancien Þríhnúkagígur, non loin de l’animée Reykjavík, offre aux touristes, seul au monde, la possibilité de descendre en petit ascenseur directement dans son énorme chambre magmatique aux couleurs fantastiques. Il s’agit cependant d’une u003cstrongu003eexpérience de voyage premium et assez coûteuseu003c/strongu003e (avec un prix dépassant 50 000 ISK, soit environ 330 EUR), qui n’est accessible au public que pendant la haute saison estivale de mai à fin octobre en raison du terrain difficile et nécessite absolument une réservation en ligne plusieurs mois à l’avance.
TL;DRAu nord des Lofoten, les Vesterålen offrent des paysages tout aussi spectaculaires, mais avec bien moins de touristes. Parmi les 6 incontournables : le safari aux baleines depuis Andenes (cachalots toute l’année, orques et baleines à bosse de novembre à janvier, comptez entre 1 300 et 1 500 couronnes norvégiennes), l’observation des macareux sur l’île de Bleiksøya près du village de Bleik, la route touristique nationale d’Andøya (58 km) et l’ancien village de pêcheurs abandonné de Nyksund, devenu aujourd’hui un repaire d’artistes. À cela s’ajoutent le port animé de Stø et son sentier Dronningruta (15 km, 5 à 8 heures de marche), ainsi que le musée Hurtigruten à Stokmarknes. Visez l’été (juin-août) pour les balades et les oiseaux, ou la période de novembre à janvier pour les orques et les aurores boréales.
Si tu prépares un voyage dans le nord de la Norvège à la recherche d’une nature à couper le souffle, tu as forcément déjà entendu parler des célèbres Lofoten. Juste au nord de cet archipel se trouve pourtant les îles Vesterålen en Norvège, qui offrent des paysages tout aussi spectaculaires, mais avec une énorme différence. Alors que les îles voisines débordent de touristes en été, ici tu trouveras le calme tant désiré et une atmosphère nordique bien plus authentique, sans les interminables files de camping-cars.
Cette région plus verdoyante et un peu moins montagneuse est un véritable paradis pour les amoureux de la faune sauvage, car c’est précisément d’ici que partent les meilleurs safaris baleiniers de toute l’Europe. Tu peux y observer les majestueux cachalots toute l’année, et durant les mois d’hiver les baies se remplissent d’orques qui viennent traquer d’immenses bancs de harengs. Outre les cétacés, t’attendent de pittoresques villages de pêcheurs, des plages de sable blanc et de fascinantes falaises peuplées d’adorables macareux.
Le grand avantage, c’est que tu peux très facilement combiner les deux régions au cours d’un même séjour, car elles s’enchaînent naturellement grâce à un système de ponts et de tunnels. J’ai préparé pour toi un guide détaillé dans lequel nous découvrons tout ce qu’il y a de plus intéressant à voir et à faire dans les Vesterålen, afin que tu puisses planifier ton voyage norvégien exactement comme tu l’imagines, en tenant compte des prix estimés pour 2026.
Résumé
Une alternative plus tranquille : les Vesterålen se trouvent au nord des Lofoten et offrent des paysages tout aussi magnifiques avec un minimum de touristes.
La capitale des baleines : la petite ville d’Andenes est le point de départ pour observer cachalots et orques.
Les îles aux oiseaux : près du village de Bleik, tu trouveras des falaises où nichent des milliers d’adorables macareux.
Une route panoramique : la route touristique nationale d’Andøya compte parmi les plus belles routes de Norvège.
Une histoire abandonnée : le village de Nyksund fut autrefois complètement déserté, aujourd’hui c’est un fascinant centre artistique.
Des liaisons faciles : vers le sud, tu rejoins directement les Lofoten par la route E10, et vers le nord, un ferry estival dessert l’île de Senja.
Planifier un voyage au-delà du cercle polaire dépend toujours de ce que tu veux exactement vivre, car chaque saison offre ici un spectacle totalement différent. Si ton but principal est la randonnée et l’observation des macareux, la période idéale est l’été norvégien, soit les mois de juin à fin août. En été, tu vivras en plus le fascinant soleil de minuit, qui dure dans les Vesterålen environ de fin mai à la mi-juillet, lorsque la lumière ne disparaît jamais et que tu peux explorer les paysages à deux heures du matin en plein soleil. Les températures estivales oscillent le plus souvent entre dix et quinze degrés, donc même en juillet il vaut mieux emporter de bonnes couches et une veste imperméable.
Pour celles et ceux qui rêvent de rencontrer des orques ou des baleines à bosse, c’est au contraire la saison hivernale qui est le meilleur choix, généralement de novembre à fin janvier. À cette période, d’immenses bancs de harengs affluent dans les fjords, suivis sans faute par ces prédateurs marins, si bien que les chances de les apercevoir depuis le pont d’un bateau sont énormes. Les mois d’hiver apportent certes l’obscurité de la nuit polaire de fin novembre à la mi-janvier, mais en récompense tu auras de grandes chances d’observer les magiques aurores boréales. Grâce à l’influence du Gulf Stream, les hivers ne sont pas aussi rudes que dans l’intérieur des terres et les températures sur la côte restent étonnamment souvent autour de zéro.
Le printemps et l’automne sont plutôt traîtres à cause des pluies fréquentes et du vent fort, mais si tu aimes les ambiances mélancoliques et que tu ne crains pas de te faire mouiller, tu seras récompensé par des routes désertes. Sache toutefois que de nombreux services touristiques et petits cafés réduisent leurs horaires en dehors des hautes saisons d’été et d’hiver, il faut donc planifier ton voyage avec un peu plus de soin. L’automne, en revanche, teinte la végétation basse de magnifiques nuances de rouge et d’or, créant des conditions de rêve pour photographier les paysages nordiques.
Où se loger dans les Vesterålen
L’archipel est assez étendu, il est donc stratégique de choisir ton hébergement en fonction de ce que tu prévois exactement de faire chaque jour, pour éviter de passer des heures en voiture. Si ton objectif principal est l’observation des baleines et l’exploration de la partie nord, la base idéale est le village d’Andenes, d’où partent la plupart des bateaux d’excursion et où tu trouveras tous les commerces. Je te recommande chaleureusement le populaire Thon Hotel Andrikken, qui propose des petits-déjeuners vraiment copieux et se situe à distance de marche confortable du port et du centre baleinier. Le prix par nuit pour deux personnes y tourne en haute saison autour de 160 à 220 €.
Pour les amateurs d’histoire et d’atmosphère dramatique, une nuit dans le village ressuscité de Nyksund est une expérience absolument unique, accessible par une route en terre aventureuse. On y trouve le charmant hébergement Nyksund Ekspedisjonen, installé dans des bâtiments historiques juste au bord de l’eau, qui te plonge dans l’authentique atmosphère des anciens temps de la pêche. C’est un lieu extrêmement paisible où, au matin, tu n’entends que le cri des mouettes et le clapotis des vagues contre les pilotis de bois, ce qui en fait une halte très romantique pour les couples. Je te conseille d’aller le soir au restaurant local goûter une excellente pizza végétarienne ou une soupe chaude au fromage, qui te réchauffera merveilleusement après une journée dehors.
Si tu cherches au contraire un point de départ pratique au centre, d’où tu peux facilement rayonner dans toutes les directions, la ville de Stokmarknes ou la proche Sortland feront parfaitement l’affaire. À Stokmarknes, tu trouveras le moderne Vesterålen Kysthotell, qui offre tout le confort, d’excellentes infrastructures et une superbe connexion aux principaux axes routiers de toute la région. Quel que soit le lieu que tu choisis, ou même le typique chalet de pêcheur rouge appelé rorbu, réserve ton hébergement pour les mois d’été via Booking bien à l’avance, car les capacités dans le nord de la Norvège sont assez limitées et les meilleures offres disparaissent dès le printemps. Tu peux réserver via notre lien Booking.com.
6 incontournables à voir et à faire dans les Vesterålen
Le nord de la Norvège est un immense terrain de jeu pour les amoureux de la nature, et l’archipel des Vesterålen ne fait pas exception, sauf que tu y disposeras de bien plus d’espace personnel. De l’observation de gigantesques cétacés à la conduite le long des falaises, tu y vivras des expériences qui resteront gravées dans ta mémoire à vie. Découvrons six lieux et activités précis qui ne devraient absolument pas manquer à ton itinéraire.
Photo : Buiobuione / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
1. Safari baleinier au départ d’Andenes
S’il existe une raison majeure pour laquelle les gens se rendent à l’extrême nord des Vesterålen, c’est sans aucun doute l’observation des baleines, qui est ici de niveau mondial et n’a guère de concurrence. Le village d’Andenes se trouve sur l’île d’Andøya, tout près du bord du plateau continental, où le fond marin plonge brusquement vers d’immenses profondeurs et crée des conditions idéales pour les cétacés des grands fonds. C’est précisément ici qu’affluent toute l’année d’énormes cachalots mâles venus se nourrir de calmars dans les canyons profonds sous la surface, ce qui garantit un taux de réussite presque de cent pour cent dans leur recherche.
La plupart des sorties débutent par une visite d’environ une heure du musée du centre baleinier local Hvalsenteret, où des biologistes marins te présentent en détail la vie de ces mammifères avant même que tu ne montes à bord. La navigation elle-même dure en général deux à quatre heures et peut être assez houleuse, car tu quittes vite les fjords protégés et tu pars en pleine mer, alors n’oublie pas de prendre à temps des comprimés contre le mal de mer. L’avantage des sorties organisées est la fameuse garantie baleine, grâce à laquelle tu obtiens un billet gratuit pour une autre sortie au cas où les animaux ne se montreraient exceptionnellement pas.
En hiver, le centre d’intérêt se déplace plus profondément dans les fjords, où des centaines d’orques et de majestueuses baleines à bosse viennent traquer d’immenses bancs de harengs. Voir de tes propres yeux ces prédateurs intelligents coopérer pour chasser au milieu de montagnes enneigées est une expérience absolument inoubliable. Les excursions sont vite complètes, réserve-les donc toujours bien à l’avance via des plateformes comme GetYourGuide, et compte pour 2026 un prix d’environ 130 € par personne.
Photo : Wolfgang Hägele / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
2. La route touristique nationale d’Andøya
La Norvège est réputée pour ses routes panoramiques, et le tronçon longeant la côte ouest de l’île d’Andøya fait partie des dix-huit routes touristiques nationales officielles qu’il faut absolument parcourir. Cette route d’environ cinquante-huit kilomètres relie le hameau de Bjørnskinn au village d’Andenes au nord et offre des vues époustouflantes sur la mer de Norvège, des plages de sable blanc et des montagnes rocheuses abruptes. Le trajet est en soi une immense expérience et il vaut vraiment la peine d’y consacrer une bonne demi-journée, car tu voudras t’arrêter sans cesse pour photographier les paysages.
En chemin, tu remarqueras le magnifique contraste entre les rochers rugueux couverts de mousse et l’eau aux teintes turquoise, qui, par temps ensoleillé, évoque plus les Caraïbes qu’une région au-delà du cercle polaire. La route est en outre parsemée d’aires de repos à l’architecture unique, comme le célèbre belvédère de Kleivodden ou la saisissante formation rocheuse de Bukkekjerka, qui servait jadis de site sacrificiel sacré aux Samis autochtones. Depuis ces points de vue, par temps clair, tu peux apercevoir les sommets dentelés et acérés de l’île voisine de Senja se dressant à l’horizon.
💡 Astuce : la route est par endroits assez étroite et tu y croiseras souvent des moutons, qui aiment paître juste au bord de l’asphalte ou se prélasser dessus. Conduis donc très prudemment, ne te presse pas et n’oublie pas d’emporter un bon café et pourquoi pas une brioche à la cannelle de la boulangerie locale, car les possibilités de te restaurer le long de cette route ne sont pas nombreuses.
Photo : Dirk-Jan van Roest / Wikimedia Commons, CC BY 2.0
3. L’île aux oiseaux de Bleiksøya et les macareux
À deux pas du village d’Andenes se trouve une longue plage de sable blanc et le pittoresque village de pêcheurs de Bleik, d’où l’on a une vue magnifique sur l’emblématique île conique de Bleiksøya. Ce relief rocheux inhabité qui surgit de l’océan est l’une des falaises aux oiseaux les plus connues de tout le nord de la Norvège, et chaque été elle devient un refuge sûr pour une quantité impressionnante d’oiseaux marins. Des dizaines de milliers d’entre eux y nichent, mais le plus grand attrait reste sans conteste les macareux colorés, qui creusent leurs terriers dans les pentes herbeuses abruptes.
Durant les mois d’été, plus précisément de début juin à la mi-août, le petit port de Bleik organise de populaires safaris ornithologiques, qui t’emmènent sur de petites embarcations juste au pied des falaises abruptes. Ces petits oiseaux au bec comiquement grand et bariolé sont étonnamment maladroits dans les airs, mais sous l’eau ils se transforment en chasseurs incroyablement agiles, ce que tu pourras observer durant une navigation d’environ une heure et demie. La sortie en bateau revient pour un adulte à environ 70 €, et tu y verras souvent aussi des pygargues à queue blanche tournoyer, eux qui lancent régulièrement des raids sur les colonies de macareux.
La plage de Bleikstranda mérite elle aussi une longue promenade, surtout si tu t’y retrouves à l’heure du soleil de minuit estival, lorsque le ciel nocturne se teinte d’incroyables nuances pastel. L’eau y est certes assez glaciale même en août et ne tente que les âmes les plus endurcies pour la baignade, mais les photos du sable blanc contrastant avec le vert intense des montagnes seront le véritable ornement de ton album de voyage.
Photo : Unknown author / Wikimedia Commons, Public domain
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4. Le village abandonné puis ressuscité de Nyksund
L’histoire du hameau de Nyksund sonne un peu comme le scénario mélancolique d’un film nordique, et tu ne devrais surtout pas le manquer si tu aimes les lieux reculés au récit fort. Au tournant des XIXe et XXe siècles, c’était l’un des villages de pêcheurs les plus importants et les plus animés de la région, mais avec l’arrivée des grands bateaux modernes, pour lesquels le port était trop peu profond, il a peu à peu décliné. Dans les années 1970, ses tout derniers habitants l’ont totalement déserté, et Nyksund s’est mué en une ville fantôme délabrée, livrée à la merci des impitoyables tempêtes hivernales.
Le tournant est survenu à la fin des années 1980, lorsque ce lieu sombre et abandonné a été découvert par des artistes, des étudiants et des aventuriers venus des quatre coins de l’Europe, qui ont commencé ensemble à restaurer peu à peu les vieilles maisons. Aujourd’hui, Nyksund est un fascinant hameau vivant, où tu trouveras des cafés douillets, des galeries d’art et les maisons en bois colorées d’origine, soigneusement reconstruites dans leur beauté d’antan. L’atmosphère y est absolument unique, mêlant le sentiment d’un isolement parfait au bout du monde à l’énergie très amicale et créative des habitants permanents.
Le simple trajet vers le village depuis la ville voisine de Myre est déjà une grande aventure, car on y accède par une route en terre étroite et sinueuse, qui serpente au plus près des falaises abruptes au-dessus de l’océan profond. Prévois suffisamment de temps pour la conduite et, à l’arrivée, récompense-toi d’une visite au bistrot local, où l’on prépare d’excellents sandwichs végétariens, d’épaisses soupes de légumes et un délicieux café que tu savoureras avec vue sur le vieux port.
Photo : Ian Cochrane de Melbourne, Australie / Wikimedia Commons, CC BY 2.0
5. Le village de pêcheurs de Stø et la Dronningruta
Tandis que Nyksund est aujourd’hui plutôt une curiosité artistique et touristique, le village voisin de Stø, à la pointe nord de l’île de Langøya, reste un port de pêche actif et très animé. C’est précisément ici que tu peux observer de tout près la vie authentique de l’extrême nord, où le rythme quotidien des habitants est fermement lié à la mer et au temps. En hiver, des bateaux chargés à ras bord de cabillauds arctiques accostent ici, et tu peux suivre le processus fascinant de leur transformation ainsi que le séchage traditionnel sur d’immenses structures en bois disséminées le long de la côte.
De Stø partent aussi en été de petits bateaux pour l’observation des baleines et des phoques, ce qui représente une excellente alternative plus intimiste au port bien plus fréquenté et connu d’Andenes. C’est ici également que commence l’autre extrémité du célèbre sentier touristique Dronningruta, ou Chemin de la Reine, qui relie Stø à Nyksund et porte le nom de la reine norvégienne Sonja, qui affectionnait énormément ce parcours. La boucle complète mesure environ quinze kilomètres, prend cinq à huit heures de marche et te récompense de vues imprenables sur les sommets montagneux dentelés plongeant à pic dans les profondeurs de l’océan.
💡 Astuce : le parcours combine la marche le long de la côte avec une montée assez raide sur une crête montagneuse, il exige donc une très bonne condition physique et de bonnes chaussures. Si tu pars en randonnée dans les environs, emporte toujours suffisamment de couches chaudes, car le temps sur la côte des Vesterålen peut passer en quelques minutes du grand soleil à une pluie cinglante.
Photo : Sandwort / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0
6. Le musée Hurtigruten à Stokmarknes
Si l’histoire maritime t’intéresse et que tu veux comprendre comment la Norvège a réussi à relier ses communautés septentrionales isolées, tu ne peux pas manquer le village de Stokmarknes. C’est en effet ici qu’est née en 1893, grâce au visionnaire Richard With, l’idée de l’express côtier Hurtigruten, qui assure encore aujourd’hui une liaison vitale le long de la côte norvégienne découpée. Les navires de cette compagnie emblématique transportent chaque jour le courrier, des marchandises importantes et des touristes sur le long trajet de Bergen au sud jusqu’au lointain Kirkenes, près de la frontière russe.
Le principal attrait de la ville est le musée Hurtigruten superbement conçu, dont la pièce maîtresse absolument incontournable est l’énorme navire historique MS Finnmarken de 1956, entièrement tiré sur la terre ferme et enchâssé dans un gigantesque bâtiment de verre. Les visiteurs peuvent, pour un billet d’environ 18 €, parcourir librement tous ses ponts, jeter un œil dans les cabines étroites d’origine, explorer la salle des machines conservée ou s’asseoir dans les élégants salons rétro des années 1950. C’est une expérience extrêmement interactive, qui te transporte parfaitement et de façon très réaliste dans l’âge d’or du voyage maritime.
Outre le navire lui-même, le musée propose des expositions captivantes sur les conditions rudes auxquelles les premiers marins devaient faire face lors de la navigation dans les dangereuses tempêtes hivernales sans radars modernes. La visite de ce lieu saisissant te donnera un contexte bien plus profond pour comprendre à quel point les habitants du nord de la Norvège ont toujours dû être incroyablement résistants pour survivre et prospérer dans un environnement aussi magnifique mais extrêmement inhospitalier.
Où aller depuis les Vesterålen
L’avantage logistique de cet archipel réside dans le fait qu’il forme une sorte de pont entre deux autres magnifiques régions norvégiennes, ce qui invite directement à organiser un plus long road trip. Si tu prends la route principale E10 en direction du sud, en moins de deux heures de route tu franchis en douceur les ponts architecturalement intéressants près de Fiskebøl jusqu’aux célèbres Lofoten. Là t’attendent les emblématiques cabanes de pêcheurs rouges et des sommets montagneux encore plus spectaculaires, dont tu peux lire le récit dans notre grand guide des Lofoten.
Si tu te diriges au contraire vers l’extrême nord des Vesterålen, jusqu’au port d’Andenes, s’ouvre à toi la route vers la sauvage île de Senja, que l’on surnomme souvent la Norvège en miniature. En haute saison estivale, un ferry direct relie en effet le village de Gryllefjord sur Senja, ce qui t’épargne une énorme quantité de kilomètres au volant sur le continent. Senja est encore moins découverte que les Vesterålen, elle offre des montagnes terriblement abruptes plongeant dans la mer et d’excellentes conditions pour le camping, comme nous le détaillons dans l’article sur Senja.
Questions fréquentes
Quelle est la principale différence entre les Lofoten et les Vesterålen ?
Alors que les Lofoten sont célèbres pour leurs montagnes pointues et acérées qui s’élèvent directement de la mer, u003cstrongu003eles Vesterålen sont globalement plus vertesu003c/strongu003e, plus douces et offrent davantage de plages ainsi que de terres agricoles cultivées. La principale différence réside toutefois dans u003cstrongu003ele nombre de touristesu003c/strongu003e, qui est nettement moins élevé aux Vesterålen même en haute saison estivale, ce qui en fait une destination beaucoup plus authentique et paisible pour vos vacances.
Combien coûte un safari baleine et dois-je réserver à l’avance ?
Les prix pour un safari baleine au départ d’Andenes se situent pour l’année 2026 u003cstrongu003eautour de 120 à 140 eurosu003c/strongu003e par adulte selon le type de bateau et la durée totale de l’excursion. La réservation à l’avance, idéalement en ligne et plusieurs mois avant, est u003cstrongu003eabsolument indispensableu003c/strongu003e, car la capacité des bateaux est strictement limitée et ils affichent complet en saison.
Quand ai-je le plus de chances de voir des orques ?
Contrairement aux imposantes baleines à bosse qui séjournent près d’Andenes toute l’année, les orques et les globicéphales ne viennent ici u003cstrongu003equ’en hiveru003c/strongu003e pour se nourrir. Les meilleures chances de les observer se situent entre novembre et fin janvier, lorsque d’immenses u003cstrongu003ebancs de harengs hivernantsu003c/strongu003e arrivent dans les fjords, ce qui représente pour ces fascinants cétacés intelligents un festin exceptionnellement riche et recherché.
Comment accéder le plus facilement à l’archipel ?
Si vous voyagez en voiture, l’accès le plus simple se fait u003cstrongu003epar la route panoramique E10u003c/strongu003e, qui relie les Vesterålen au continent norvégien ainsi qu’aux Lofoten voisines via un système de ponts gratuits. Vous pouvez également utiliser les aéroports locaux de Stokmarknes ou Andenes, desservis par u003cstrongu003edes vols intérieurs depuis des hubs majeursu003c/strongu003e comme Oslo et Tromsø, ou encore emprunter les navires emblématiques de la compagnie Hurtigruten qui font escale régulièrement.
Puis-je visiter les deux archipels (Lofoten et Vesterålen) en un seul voyage ?
Oui, c’est une combinaison très populaire et u003cstrongu003elogistiquement facileu003c/strongu003e, car les deux régions se succèdent directement et vous n’avez besoin d’aucun ferry payant pour passer de l’une à l’autre. Je vous recommande de prévoir pour un tel road trip nordique u003cstrongu003eau minimum dix à quatorze joursu003c/strongu003e, afin d’avoir suffisamment de temps pour les déplacements, les randonnées et les changements de plans imprévus dus à la météo arctique typiquement changeante.
Ai-je besoin d’une voiture pour me déplacer sur les îles ?
Bien qu’il existe un réseau de bus basique, pour explorer véritablement les beautés naturelles et les villages reculés, u003cstrongu003ela location d’une voiture est absolument indispensableu003c/strongu003e. Les bus circulent relativement peu fréquemment, le service est encore plus réduit le week-end et une voiture vous u003cstrongu003eoffre une liberté totaleu003c/strongu003e pour vous arrêter à chaque point de vue ou plage attrayante exactement au moment où le soleil se montre.
Y a-t-il de bonnes conditions pour la randonnée ?
L’archipel offre u003cstrongu003edes centaines de kilomètres de sentiers parfaitement balisésu003c/strongu003e de tous niveaux de difficulté imaginables, des simples promenades sur les plages de sable blanc aux ascensions techniques vers des sommets exposés. Parmi les treks les plus célèbres et les plus beaux figurent u003cstrongu003ela légendaire Dronningruta près du village de Støu003c/strongu003e ou l’ascension raide du mont Måtinden, d’où s’ouvrent des vues absolument spectaculaires sur les falaises déchiquetées plongeant dans l’océan glacial.
TL;DRLe Cercle d’Or (Golden Circle) est une boucle d’environ 250 à 300 kilomètres au départ de Reykjavik, à parcourir en 6 à 8 heures avec les arrêts, la conduite seule sans pause prenant 3,5 à 4 heures. Le trio incontournable réunit le parc national de Þingvellir, la zone géothermique de Geysir avec son geyser Strokkur, et la cascade Gullfoss ; l’entrée et le parking sont gratuits à Geysir et Gullfoss, tandis que Þingvellir demande 1 000 ISK par jour. Parmi les arrêts bonus prisés figurent le cratère Kerið (700 ISK), la cascade Brúarfoss (750 ISK) et les bains chauds de Secret Lagoon (3 000 à 4 500 ISK). Les routes sont goudronnées toute l’année, un 4×4 n’est donc pas nécessaire en été ; partez plutôt tôt le matin ou en fin d’après-midi pour éviter la foule venue de Reykjavik.
Je m’en souviens comme si c’était hier, même si quelques années ont passé depuis notre tout premier voyage en Islande, fin septembre. On était debout devant les geysers, un vent de folie soufflait, et on a décidé de grimper sur la colline voisine de Bjarnarfell pour avoir une meilleure vue.
Pendant les vingt minutes qu’il nous a fallu pour escalader, on a eu droit au soleil, à une averse violente, à de la grêle qui nous piquait le visage, puis le soleil est revenu pour nous sécher un peu 😅. À ce moment-là, j’ai compris qu’en Islande, la nature fait ce qu’elle veut, et que nous, on n’est que de passage.
Si tu prépares un voyage sur cette île magique, le Cercle d’Or en Islande (connu aussi sous son nom anglais Golden Circle) sera sans doute ta première grande étape. C’est en quelque sorte l’Islande en miniature : sur un espace relativement réduit, tu verras le meilleur de la nature locale, des failles tectoniques aux geysers jaillissants en passant par des cascades à couper le souffle.
Dans cet article, tu trouveras un guide complet pour 2026 : on verra quoi voir, combien ça coûte, où se loger intelligemment et, surtout, je te dirai ce que tu peux zapper pour ne pas perdre un temps précieux.
Puissante cascade de Gullfoss sur le Cercle d’Or en Islande
Résumé pour ceux qui n’ont pas le temps de tout lire
Le Cercle d’Or (Golden Circle) est un itinéraire d’environ 250 à 300 kilomètres qui commence et se termine à Reykjavík, et que tu boucles facilement en une journée.
Le temps de route pur est d’environ 3,5 à 4 heures, mais avec les arrêts principaux et les photos, prévois 6 à 8 heures.
Les arrêts principaux et gratuits (ou très bon marché) sont le parc national de Þingvellir, la zone géothermique de Geysir et la puissante cascade de Gullfoss.
Les routes sont entièrement goudronnées et en excellent état sur tout le parcours, donc en été tu n’as pas besoin d’un véhicule 4×4.
Pars soit très tôt le matin, soit au contraire en fin d’après-midi pour éviter les foules de touristes qui débarquent ici par grands bus.
Le Cercle d’Or est accessible toute l’année sans problème et, grâce à des routes incroyablement bien goudronnées, tu n’as vraiment pas à craindre d’avoir besoin d’un énorme 4×4 aux pneus géants pour le parcourir. Même la plus petite et la plus basique des voitures de location boucle cet itinéraire sans souci en été, l’ensemble formant une belle boucle complète qui débute et s’achève à Reykjavík.
Si en revanche tu pars explorer l’île pendant les mois d’hiver plus sombres, garde toujours à l’esprit que les journées sont extrêmement courtes : en décembre, le soleil ne se lève que vers 11 h 30 et se couche déjà à 15 h 30.
La météo peut en plus être incroyablement traître, alors avant chaque départ de l’hôtel, consulte soigneusement les sites comme Safetravel.is pour les alertes de sécurité importantes et l’excellent Umferdin.is pour connaître en temps réel l’état des routes verglacées.
Avec Lukáš, on a une très bonne expérience de longue date avec le comparateur DiscoverCars, qu’on utilise un peu partout dans le monde — fais simplement attention aux nouveautés et aux petits pièges des loueurs locaux. Depuis janvier 2026, une toute nouvelle taxe kilométrique s’applique en Islande pour toutes les voitures particulières de moins de 3,5 tonnes : exactement 6,95 ISK (environ 0,05 €) par kilomètre parcouru.
Les loueurs gèrent ce supplément différemment : certains facturent un forfait journalier, d’autres prélèvent la taxe directement sur la caution en fin de voyage selon le compteur réel. Mieux vaut donc l’anticiper dans ton budget. Le célèbre Cercle d’Or te reviendra à environ 2 000 ISK (autour de 14 €) pour cette taxe spécifique, ce qui est heureusement bien compensé par la baisse générale du carburant après la suppression des anciens frais aux stations-service.
Ne te laisse surtout pas bercer par l’idée que tu ne fais qu’une courte excursion sur du bel asphalte : porte une grande attention à la bonne assurance de ta voiture de location. L’assurance de base (souvent appelée CDW) ne couvre malheureusement pas les dégâts typiques et très coûteux en Islande et, comme de nombreux petits chemins discrets menant à des hébergements douillets sont poussiéreux ou en gravier, on te recommande chaudement de payer un peu plus pour la Gravel Protection.
Un chapitre à part et une grande spécialité de l’Islande, c’est le vent local imprévisible, qui a couramment une telle force qu’il peut t’arracher la portière de la voiture de ses gonds si tu ne la tiens pas fermement à deux mains en l’ouvrant — un dégât que ne couvre aucune assurance standard.
Souviens-toi aussi que toute conduite hors des routes officielles est strictement et sans concession interdite sur toute l’île, et qu’une infraction t’expose à une amende pouvant atteindre 500 000 ISK.
Où se loger et combien coûte le Cercle d’Or
Beaucoup de gens parcourent toute cette boucle populaire directement depuis Reykjavík, un peu sans réfléchir, mais une stratégie bien plus maligne consiste à se loger directement quelque part sur l’itinéraire, ce qui t’épargnera au final beaucoup de nerfs et de temps précieux.
Le matin, tu peux te lever tranquillement et partir vers les plus grands sites avec une bonne longueur d’avance, avant même que n’arrivent les premiers énormes bus bourrés de touristes venus de la capitale. Et le soir, tu as une meilleure chance d’apercevoir les aurores boréales tant rêvées depuis la fenêtre de ta chambre, car tu seras bien moins gêné par la pollution lumineuse de la métropole.
Les meilleures bases stratégiques pour explorer la boucle en profondeur sont les bourgs de Selfoss — où tu peux te reposer par exemple à l’excellent Hótel Selfoss spa — ou le magnifique Laugarvatn, idéalement situé au cœur même de la boucle, au bord d’un lac paisible.
Le pittoresque et très apprécié Flúðir propose aussi un superbe hébergement, le The Hill Hotel, à proximité de sources thermales naturelles. Et le summum, pour tous ceux qui veulent toujours être les premiers aux sites, c’est l’Hótel Geysir, un peu plus luxueux, situé à quelques pas seulement des champs thermaux bouillonnants.
Les prix des hébergements en Islande ne sont évidemment pas franchement bon marché et il faut t’attendre à payer, pour une chambre double tout à fait ordinaire mais correcte, en moyenne de 30 000 à 50 000 ISK (environ 205 à 340 €) la nuit en haute saison estivale.
Au-delà des sites et de la nourriture coûteuse, n’oublie pas de compter les petits frais de stationnement, omniprésents sur l’île et qui se règlent aujourd’hui presque exclusivement et sans espèces via de pratiques applis mobiles comme Parka ou le bon vieux EasyPark.
Attention toutefois : aux terminaux en libre-service des stations-service et à certaines barrières, tu auras toujours besoin d’une carte bancaire physique et de son code PIN, donc compter uniquement sur le paiement par téléphone via Apple Pay pendant tout le voyage risque de ne pas suffire ici. Booking.com est notre comparateur d’hébergement préféré et on te recommande vivement de réserver les hôtels populaires des mois à l’avance.
💡 Suggestions concrètes d’hébergement (vérifie prix et disponibilité via Booking, réserve tôt — en saison comme autour de l’éclipse 2026, ça disparaît des mois à l’avance) :
Parc national de Þingvellir : ici, on a façonné l’histoire et les continents
Après environ quarante-cinq minutes de route tranquille depuis le centre de Reykjavík, t’attend le premier arrêt — et géologiquement le plus passionnant de toute l’aventure islandaise. Le parc national de Þingvellir (qui se prononce joliment Thingvellir) est, à juste titre, inscrit au prestigieux patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est précisément cet endroit unique et magique où, à raison d’environ deux centimètres par an, les immenses plaques tectoniques nord-américaine et eurasienne s’éloignent lentement l’une de l’autre.
Parc national de Þingvellir avec la faille tectonique entre les continents vue du ciel
Tu peux garer ta voiture sur plusieurs parkings intelligemment répartis et numérotés de P1 à P5. Le forfait journalier de 1 000 ISK (environ 7 €) ne se paie heureusement qu’une seule fois, via l’automate ou l’application Checkit.is, et le ticket lié à ta plaque d’immatriculation est ensuite valable pour toute la zone du parc.
1. Balade dans la faille d’Almannagjá et la cascade d’Öxarárfoss
Depuis le grand parking supérieur P1 Hakið, situé juste à côté du beau centre d’accueil principal et de toilettes modernes, engage-toi sur le sentier aménagé qui mène directement dans l’immense et majestueuse faille d’Almannagjá, où tu marcheras tout du long dans une étrange terre de personne posée exactement entre deux puissants continents.
Cascade d’Öxarárfoss dans le parc national de Þingvellirrandonneuse devant la cascade d’Öxarárfoss en Islande
Cet endroit dégage en vrai une atmosphère absolument incroyable, parfois presque oppressante, bordé de parois abruptes de roche volcanique noire — une ambiance que les créateurs attentifs de la célèbre série Game of Thrones ont d’ailleurs su apprécier, en y plaçant à juste titre la fameuse Porte Sanglante.
En automne, on s’est fait ici une magnifique balade étonnamment paisible dans le canyon étroit et, sans grand effort physique, on a rejoint à plat l’adorable cascade d’Öxarárfoss, sous laquelle se trouve d’ailleurs un autre parking bien pratique, le P2 Efri-Vellir, pour ceux qui n’ont pas envie de marcher.
Le chemin à pied jusqu’à la cascade est tout à fait facile et accessible aux enfants sans difficulté, car il emprunte en grande partie de confortables passerelles en bois entretenues, et la petite cascade qui dévale sauvagement les roches basaltiques sombres est superbe par tous les temps.
De plus, c’est précisément dans cette zone soigneusement protégée que se sont déroulés autrefois les moments les plus importants et les plus décisifs de toute cette île rude : en l’an 930, de puissants Vikings respectés ont fondé le célèbre Alþingi près du rocher Lögberg, dans un parfait amphithéâtre acoustique naturel.
Cela en fait l’un des plus anciens parlements encore en activité au monde : autrefois, les chefs de toute l’Islande se réunissaient régulièrement sur ce lieu sacré pour régler ensemble, devant la foule, des conflits sanglants, arranger de riches mariages et proclamer à voix haute les nouvelles lois.
2. Silfra : du snorkeling dans une eau à 100 mètres de visibilité
Si tu aimes les expériences un peu plus extrêmes et nettement plus originales, entre directement dans ton GPS le parking inférieur P5 Valhöll, qui est de loin le plus proche de la faille immergée de Silfra, mondialement réputée.
Silfra
Cette crevasse au sol, peut-être discrète au premier regard, est remplie à ras bord d’une eau cristalline absolument pure provenant de l’immense glacier Langjökull, qui s’y écoule très lentement et se filtre naturellement pendant d’incroyables décennies à travers la lave souterraine poreuse.
Le résultat de ce long processus naturel est une eau d’une transparence saisissante, sans le moindre défaut, dans laquelle tu vois à cent mètres sous la surface sans aucun problème. La plongée et l’audacieux snorkeling y comptent ici, à juste titre, parmi les grandes raretés mondiales recherchées.
Je dois quand même te prévenir honnêtement que cette eau incroyablement pure affiche toute l’année une température glaciale de 2 à 4 °C — mais ne t’inquiète pas pour ta santé : des opérateurs professionnels comme DIVE.IS, Arctic Adventures ou Troll Expeditions t’enfilent d’abord une combinaison ultra-chaude, puis te scellent dans une combinaison étanche en néoprène très épaisse.
Tu te sentiras un moment un peu gauche et comique, tel le célèbre bonhomme Michelin, et le caoutchouc épais autour du cou pourra te serrer un peu au début. Mais dès que tu plonges le visage pour la première fois et que s’ouvre sous toi un abîme bleu infini et lumineux, tu n’auras un peu froid qu’au visage non protégé et au bout des mains.
C’est cependant un plaisir plutôt cher et exclusif : les tarifs du snorkeling de base commencent chez les meilleures agences autour de 21 000 ISK (environ 145 €) si tu as ton propre transport, auxquels s’ajoutent sur place 1 500 ISK de petite redevance obligatoire au parc national pour chaque nageur.
Réserve ta place par précaution plusieurs semaines à l’avance et garde bien en tête que, pour être autorisé à plonger, toi et tes enfants (qui doivent avoir au moins 12 ans) devez respecter des limites de poids et de taille strictes et précises, afin que la combinaison soit parfaitement étanche dans l’eau.
💡 Astuce : les billets et excursions organisées (sur le Cercle d’Or et ses environs) valent la peine d’être achetés à l’avance en ligne sur GetYourGuide ; en saison, ça se remplit vite.
Geysir et Gullfoss : théâtre géothermique et grondement assourdissant de l’eau
Depuis le parc national de Þingvellir que l’on vient d’explorer, on roule sur une route confortable et déserte sur une soixantaine de kilomètres vers l’est, droit vers la formidable zone géothermique de Haukadalur, qui, au sens propre, bouillonne et siffle sans cesse sous tes pieds.
Le geyser Strokkur projetant de l’eau dans la zone géothermique de Geysir
Ici, tu verras de tes propres yeux et de près quelle force immense et sauvage cette terre agitée cache juste sous sa fine surface. Puis, quelques kilomètres plus loin en aval de la rivière, l’une des cascades les plus impressionnantes et puissantes de toute l’Europe t’assourdira.
Ces deux arrêts spectaculaires sont vraiment très proches l’un de l’autre, si bien que le trajet ne prend qu’un court instant et que tu peux pleinement et sans stress te concentrer sur cette beauté naturelle indomptée tout autour de toi.
3. La zone géothermique de Haukadalur et le fiable Strokkur
Déjà de loin à l’approche, tu apercevras sans peine d’imposantes colonnes de vapeur blanche brûlante qui montent vers le ciel et, dès que tu descends de voiture, tu sentiras cette odeur de soufre typique qui rappelle fortement les œufs pourris — un parfum qui fait, romantiquement, partie intégrante de la nature islandaise à l’état brut.
vapeur s’élevant des geysers dans la zone de Geysir en Islande
Cette immense zone bouillonnante et colorée est le foyer d’origine du majestueux Grand Geysir qui, à son apogée, projetait l’eau bouillante à une hauteur vertigineuse et a finalement donné fièrement son nom à tous les geysers jaillissants du monde entier.
Aujourd’hui, ce vieux monsieur légendaire se repose tranquillement la plupart du temps et ne se réveille de son sommeil profond que très rarement et de façon inattendue, après de vrais grands séismes locaux. La plus grande star, la plus photographiée de tout l’enclos voisin, est donc son frère bien plus petit nommé Strokkur, mais ô combien plus fiable et énergique.
Strokkur ne te fera vraiment pas attendre longtemps son spectacle : environ toutes les cinq à dix minutes, il forme dans son cratère silencieux une énorme bulle turquoise étincelante qui explose aussitôt dans un grand grondement et projette l’eau bouillante de quinze à trente mètres de haut, à la stupéfaction de tous les spectateurs.
Place-toi cependant intelligemment et à temps dos au vent, sinon une douche chaude bien désagréable t’attend, et respecte en toutes circonstances les cordes de protection tendues qui bordent tous les sentiers aménagés.
L’eau des petits bassins discrets voisins atteint en effet couramment des températures dépassant 80 °C et les secouristes locaux fatigués y soignent paraît-il chaque année des touristes inutilement brûlés et bien trop curieux, qui croyaient bêtement que c’était un bon endroit pour tester rapidement la température de l’eau avec un simple doigt.
Le stationnement près du centre d’accueil moderne tout proche et l’accès au point de vue sur les sources sont heureusement entièrement gratuits — fais juste très attention à ton porte-monnaie dans l’une des plus grandes et de loin des plus chères boutiques de souvenirs de l’île, que tu dois bon gré mal gré traverser lentement pour rejoindre les toilettes chauffées.
4. Gullfoss, la cascade dorée
À seulement dix minutes de route rapide des geysers bouillonnants t’attend sagement le véritable et grandiose final du Cercle d’Or classique, et aussi mon immense coup de cœur personnel de toujours.
vue panoramique sur la cascade de Gullfoss en Islande
L’incroyablement puissante et assourdissante cascade double de Gullfoss, que les habitants surnomment tendrement la Cascade dorée, dévale en deux superbes cascades abruptes droit dans un canyon rocheux profond de trente-deux mètres et incroyablement étroit, creusé par l’impétueuse rivière Hvítá.
Le spectacle, vu de tout près, de cette masse énorme et inarrêtable d’eau glaciaire — dont le débit monstrueux atteint en été jusqu’à 140 mètres cubes par seconde — coupe littéralement le souffle de tout nouvel arrivant.
À cause de l’énorme choc de l’eau, l’air de toute la vallée est en permanence densément chargé d’embruns rafraîchissants, si bien qu’une bonne veste imperméable te sera extrêmement utile, même quand le soleil brille de mille feux (grâce auquel, d’ailleurs, tu verras presque toujours un magnifique et net arc-en-ciel à travers les gouttes d’eau denses).
Quand tu te tiens là aujourd’hui, ébahi, et que tu sens toute la terre détrempée littéralement vibrer sous tes jambes fatiguées, il est bien difficile de croire ce triste fait : au tout début du XXᵉ siècle, de riches investisseurs étrangers voulaient détruire à jamais cette cascade naturelle unique pour y bâtir une immense et hideuse centrale hydroélectrique commerciale.
Elle fut alors sauvée à elle seule par l’incroyablement courageuse fille de fermier locale Sigríður Tómasdóttir, qui menaça vaillamment et à voix haute de se jeter sans hésiter dans l’eau froide et tonitruante. Avec l’aide juridique experte de l’avocat passionné Sveinn Björnsson — qui devint d’ailleurs par la suite le tout premier président d’une Islande indépendante — elle finit miraculeusement par gagner ce long et terriblement complexe procès.
Aujourd’hui, deux chemins principaux aménagés mènent de façon confortable et sûre à la cascade impressionnante, depuis deux parkings gratuits et spacieux : l’un, plus confortable, te conduit au superbe point de vue panoramique supérieur près du restaurant, l’autre, un peu plus aventureux, descend par des marches humides droit au bord de l’eau grondante, où tu seras à coup sûr un peu plus mouillé.
Arrêts bonus : que voir en plus quand on a le temps
Si tu es parti pour ce voyage de rêve de façon raisonnable et maligne, très tôt le matin, ou si tu as prévu pour cette belle excursion une longue journée d’été entière avec assez de lumière du jour, ce serait un immense gâchis de te limiter ici au seul grand trio de sites célèbres.
Sur le chemin du retour vers la capitale animée, tu peux en effet ajouter assez facilement à ton itinéraire bien chargé quelques autres endroits fantastiques, où les foules omniprésentes sont bien moins denses et où tu peux ainsi profiter de l’Islande envoutante et brute dans un calme bien plus agréable.
5. Le cratère Kerið et son lac turquoise
Juste au bord de la route principale et fréquentée numéro 35, tu tomberas sur l’absolument saisissant cratère volcanique de Kerið, vieux de près de trois millions d’années. Il n’est malheureusement pas tout à fait gratuit, contrairement à beaucoup d’autres merveilles naturelles, mais l’entrée tourne heureusement autour de 700 ISK symboliques (environ 5 €), que tu paies sans broncher dans une petite cabane en bois à l’entrée.
Cratère volcanique Kerið avec son lac turquoise sur le Cercle d’OrCratère Kerið avec son lac turquoise
Le cratère est fascinant et exceptionnel au premier regard : ses parois volcaniques d’un rouge particulièrement vif et tranchant contrastent incroyablement avec la profonde couleur aigue-marine, totalement opaque, du lac paisible qui repose calmement et immobile tout au fond.
On s’est arrêtés ici avec un enthousiasme non dissimulé dès le deuxième jour fatigant de notre voyage commun, et toute la balade facile et tranquille sur la haute crête supérieure du majestueux cratère nous a pris une vingtaine de minutes, pleines de vues superbes sur le paysage.
Mais si tu as bien plus envie d’explorer et que la marche du retour ne te dérange pas, tu peux sans crainte t’engager sur des marches en bois bien entretenues et descendre tout en bas, jusqu’à la surface paisible de l’eau colorée.
Une particularité incroyablement intéressante et inattendue de ce lieu mystique : grâce à la forme parfaite et à la fermeture totale de l’espace, l’acoustique y est si fantastique que de rares concerts de musique de chambre s’y tiennent parfois sur le petit lac. Par le passé, à la grande joie de ses fans, la célèbre Björk y a même chanté depuis un petit radeau flottant en plein milieu de l’eau glacée.
Se réchauffer comme il faut les os engourdis et gelés après une journée entière de marche épuisante dans un vent froid et incessant est une nécessité absolue du soir en Islande. Plutôt que le Blue Lagoon, incroyablement surfacturé et le plus souvent désespérément bondé, on te recommande chaleureusement et sincèrement de filer vers le discret petit village de Flúðir.
Source chaude de Hrunalaug avec son toit viking en Islande
C’est là que se cache, très astucieusement, le fantastique Secret Lagoon, alias Gamla Laugin : la toute plus ancienne piscine de l’île, bâtie en pierre dès 1891, où l’eau limpide affiche toute l’année une température extrêmement agréable et relaxante de 38 à 40 °C.
Autour du grand bassin bouillonnent en plus joyeusement et bruyamment d’autres toutes petites sources chaudes, et même un minuscule geyser actif, ce qui en fait au final une expérience bien plus authentique, paisible et rustique que n’importe quel spa de luxe moderne et stérile du littoral. L’entrée coûte, pour les rudes standards islandais, des 3 000 à 4 500 ISK tout à fait agréables (environ 20 à 30 €) et c’est en plus entièrement gratuit pour les enfants de moins de quatorze ans — achète juste tes billets à l’avance sur le site officiel du Secret Lagoon.
Je te demande seulement, très sérieusement, de respecter scrupuleusement et sans discuter cette règle culturelle islandaise sacrée et absolument inviolable, appelée l’étiquette du Sundlaug, qui s’applique très strictement à toutes les piscines de village et sources chaudes locales, sans la moindre exception.
Avant même d’oser enfiler discrètement ton maillot dans un coin, tu as l’obligation stricte et absolue de te doucher dans les vestiaires communs ouverts complètement nu et, avec une bonne quantité de savon liquide, de te laver soigneusement tout le corps de la tête aux pieds — ce vers quoi te guideront d’ailleurs à chaque pas des schémas plutôt drôles et très explicites accrochés sur presque tous les murs des vestiaires humides.
Les piscines traditionnelles islandaises utilisent en effet, par souci de santé et de respect de la nature, un strict minimum de chlore et de produits chimiques, si bien que la propreté de l’eau dépend entièrement de la propreté des baigneurs eux-mêmes. Si donc tu tentes de te doucher en maillot, gêné et en cachette, les maîtres-nageurs locaux toujours vigilants et fermes te chasseront dehors sans la moindre pitié et à voix haute — et tu te couvriras simplement d’un immense ridicule international.
7. Brúarfoss, la cascade la plus bleue
Si tu adores sincèrement le turquoise intense et que sacrifier un peu de marche et de temps ne te dérange pas, note absolument dans ta carte hors-ligne l’arrêt à la fascinante cascade de Brúarfoss, surnommée à juste titre et sans exagération la cascade la plus bleue de toute l’immense Islande.
Brúarfoss, la cascade la plus bleue
L’eau s’y faufile incroyablement sauvagement et bruyamment dans une faille volcanique sombre et très étroite, et sa couleur inhabituelle est en réalité si incroyablement vive et intense qu’après quelques instants tu douteras peut-être un peu de savoir si quelqu’un n’aurait pas secrètement versé, la nuit, un puissant colorant chimique toxique.
Autrefois, on s’y rendait exclusivement par un itinéraire assez long d’environ trois kilomètres et demi sur un terrain désagréable et souvent boueux, mais aujourd’hui, pour le plus grand bonheur des paresseux, il existe un tout nouveau parking entretenu, bien plus proche. Tu y paies certes un petit forfait d’environ 750 ISK (environ 5 €), mais en échange tu t’épargnes une montagne de temps et beaucoup de pas fatigants et humides.
8. La cascade de Faxi et le calme sans touristes
À seulement une douzaine de kilomètres de route tranquille et plate de l’immense — et parfois désagréablement bondé — Gullfoss se cache discrètement la magnifique et assez large cascade de Faxi. Elle n’atteint certes pas, et de loin, les dimensions saisissantes de son collègue bien plus célèbre, mais elle t’offre à coup sûr quelque chose de bien plus rare et plus beau : un calme magnifique et une immense quiétude silencieuse.
La cascade de Faxi et le calme sans touristes
La grande majorité des grands bus de circuit de Reykjavík, contraints par le temps, ignorent par bonheur ce lieu enchanteur pour des raisons d’horaire. Tu peux donc t’y promener à ton rythme et en toute tranquillité sur les sentiers, prendre de superbes photos originales de tout près et profiter de l’eau qui dévale en murmurant, sans que quelqu’un te bouscule du coude par mégarde en tentant de décrocher le meilleur selfie.
Un court arrêt au bord de l’eau te prendra à peine dix à quinze minutes tranquilles et, énorme bonus non négligeable, tu n’y paieras absolument aucune entrée ni aucun stationnement agaçant, ce qui fait toujours grand plaisir au milieu de la très chère Islande.
9. La rivière chaude de Reykjadalur
S’il te reste encore, à la toute fin d’une longue journée bien chargée, assez d’énergie dans les jambes et que tu n’as vraiment plus envie de payer des sommes coûteuses pour entrer dans des thermes commerciaux fermés et carrelés, tu peux faire un fantastique détour un peu plus loin, vers le bourg de Hveragerði, d’où part un sentier de randonnée magnifique et par endroits abrupt menant droit à la rivière chaude sauvage appelée Reykjadalur.
randonneurs marchant sur le sentier vers la vallée de Reykjadalur en Islande
La randonnée, qui grimpe sans relâche par de pittoresques collines parfois venteuses, te prendra à coup sûr environ une heure et demie de marche bien soutenue dans un seul sens, mais au bout t’attend à coup sûr une féerie naturelle pure : une rivière sauvage et superbe, constamment et fortement réchauffée au fond par l’activité géothermique voisine, dans laquelle tu peux à tout moment et entièrement gratuitement te plonger sans crainte.
Avec Lukáš, on adore et on vénère ce sentiment unique de liberté absolue quand on est allongé, fatigué, dans l’eau chaude qui coule au beau milieu de collines infinies d’un vert intense, les nuages gris de l’île défilant en permanence au-dessus de la tête. Il faut juste te préparer courageusement au fait que l’inévitable passage en maillot se fait ici dehors, dans un vent incroyablement glacial, et que tu ne peux te cacher que derrière de très frêles paravents en bois qui laissent passer le vent.
Où se restaurer : un paradis pour les végétariens comme pour les amateurs de glace
La toute première fois qu’on était dans la chère Islande avec Lukáš, on voyageait en mode petit budget vraiment étudiant et, en végétariens convaincus et inflexibles, on transportait avec précaution une grande partie de notre nourriture longue conservation depuis chez nous, ou on cuisinait nous-mêmes pas cher, le soir, à partir de nos modestes courses faites dès l’arrivée.
Mais aujourd’hui, la formidable scène gastronomique en plein essor le long du vaste Cercle d’Or propose plusieurs perles culinaires à ne surtout pas rater par erreur, et qui rassasieront à coup sûr aussi bien les amoureux des légumes parfumés que ceux qui cherchent en vain les classiques spécialités à base de viande à un prix au moins un peu raisonnable et acceptable.
10. La ferme de tomates Friðheimar
Ce lieu magique, incroyablement parfumé et chaud, est tout simplement un rêve gourmand authentique pour quasiment chaque végétarien enthousiaste qui voyage dans le monde.
La superbe ferme familiale Friðheimar cultive en effet, avec un immense amour et un grand soin, de belles tomates rouges et juteuses dans d’immenses serres géantes magnifiquement éclairées, chauffées toute l’année — dans ce climat rude — de façon totalement écologique et propre par l’énergie géothermique locale omniprésente. Et, en plein cœur de ce paradis vert incroyable, les propriétaires ont astucieusement ouvert un restaurant extrêmement populaire et réputé.
Leur plus grande fierté et la spécialité insulaire la plus connue est une épaisse soupe de tomates maison absolument fantastique, que tu te sers à volonté et à ta guise dans des bols depuis un buffet chaud sans cesse bouillonnant, accompagnée d’un pain parfumé incroyablement frais et croustillant, d’un bon beurre maison et d’une savoureuse et rafraîchissante salsa de concombre.
À cet endroit, nous deux, on ne peut tout simplement pas s’en empêcher : on en mange tellement, avec un immense plaisir, qu’on roule ensuite à grand-peine jusqu’à la voiture. Tout ce festin unique se déroule en effet directement entre des centaines de grands plants chargés de fruits, des bourdons importés et appliqués passent parfois joyeusement et bruyamment au-dessus de ta tête, et cette atmosphère chaleureuse et familiale est tout simplement indescriptible.
Au menu varié, ils ont bien sûr aussi, pour les intéressés, beaucoup de versions entièrement véganes et d’excellentes options végétariennes, de délicats et superbes raviolis farcis et même, pour les plus audacieux, des desserts à base de tomates vertes bien mûres, qui ont un goût étonnamment savoureux et frais en bouche.
Fais juste très attention au fait que la ferme n’ouvre généralement que brièvement, à l’heure du déjeuner, de 11 h 30 jusqu’à environ 16 h, et que sans réservation préalable confirmée à temps, envoyée via leur e-mail officiel, tu n’as pas la moindre chance d’y trouver une table en saison estivale, car les serres craquent sans cesse sous l’afflux de touristes avides venus du monde entier.
11. Conclusion avec une glace maison à la ferme Efstidalur
À deux pas seulement des geysers puissamment bouillonnants, sur un embranchement paisible, se trouve une incroyablement adorable et authentique ferme laitière familiale nommée Efstidalur, où tu dois en gros t’arrêter au moins un moment si, en chemin, une envie irrésistible de quelque chose de vraiment bon et bien sucré te prend.
Pour le plaisir des visiteurs, les propriétaires y ont un magnifique et chaleureux café astucieusement relié à une immense fenêtre transparente et vitrée dans le sol, à travers laquelle tu peux, sans être dérangé et au sec, observer en sirotant ton café chaud l’étable parfaitement propre en dessous et regarder, amusé, les vaches locales heureuses y ruminer du foin frais.
Ils y font, pour tout le monde, une glace maison absolument fabuleuse et 100 % authentique, élaborée exclusivement à partir de leur propre lait frais. Et crois-moi : si jamais tu pars en Islande avec des enfants fatigués et grognons, ce sera, après tous ces phénomènes géologiques barbants et ces cascades froides assourdissantes, sans aucun doute leur arrêt préféré de toute la longue journée, celui qu’ils attendront avec impatience.
12. Courses pas chères au Bónus et le hot-dog classique
Pour tous les voyageurs qui veulent économiser un peu sur la nourriture pendant leur excursion, la base absolue et indispensable est l’immense et très populaire supermarché islandais Bónus, que tu reconnaîtras à coup sûr de loin dans les villes à son énorme logo jaune vif orné d’un étrange cochon rose, et où tu trouveras de loin les provisions les moins chères de toute l’île avant même de démarrer ta voiture et de quitter Reykjavík.
Un plat principal moyen et ordinaire dans les jolis restaurants classiques répartis le long des sites démarre en effet sans problème autour de sommes désagréables de 2 500 à 4 000 ISK (environ 17 à 27 €), donc tes propres sandwichs ou en-cas garnis t’économiseront ici, sur tout le voyage, vraiment pas mal d’argent dans un budget de voyage serré.
Souviens-toi aussi systématiquement qu’acheter de l’eau en bouteille plastique surfacturée est, du point de vue de la nature comme du porte-monnaie, un péché absolu en Islande : l’eau locale tout ce qu’il y a de plus banale qui coule du robinet est en effet parfaitement pure, purement glaciaire, et a un goût cent fois meilleur que tout ce que tu trouveras, éventé, dans les rayons des boutiques de stations-service.
Pour les amateurs de viande, il y a évidemment une expérience gastronomique islandaise tout à fait classique, très bon marché et extrêmement populaire, avec une longue tradition : le simple et rapide hot-dog appelé fièrement pylsa localement, qu’on prépare ici curieusement à partir d’un mélange intéressant d’agneau de qualité, de porc et de restes de bœuf.
Tu en achèteras à coup sûr dans pratiquement chaque station-service un peu grande et animée de la fameuse chaîne locale N1 le long de tout ton parcours, pour un prix sympathique et acceptable d’environ 820 ISK (environ 5,50 €). Tous les fins gourmets locaux, et même les guides étrangers, affirment d’une même voix que le mieux et le plus sûr est de le commander « avec tout » (en islandais correct « eina með öllu »), ce qui signifie qu’on te le couvre généreusement, sur le comptoir, d’oignons frits et d’oignons crus croquants, et qu’on l’arrose copieusement et sans prévenir de ketchup épais, de rémoulade piquante et de la traditionnelle moutarde sucrée islandaise.
13. Une soupe chaude au chaud, près de la cascade de Gullfoss
Quand tu es gelé jusqu’à la moelle dehors, au bord du parapet, à photographier comme un fou cette énorme masse d’eau glaciale dans la brume, un grand café self-service chauffé, très agréable au premier regard, fonctionne dans le grand centre d’accueil moderne juste à côté de la cascade de Gullfoss, avec une belle vue panoramique.
En cuisine, ils sont surtout spécialisés dans la très traditionnelle, réputée et bien épaisse soupe de viande islandaise aux légumes, vers laquelle accourent des foules de touristes enthousiastes sortis du froid. Mais nous, en végétariens convaincus, on s’est offert ici dans un coin, avec un immense plaisir et reconnaissance, au moins un pain frais, moelleux et parfumé, un énorme gobelet de thé chaud et une pâtisserie sucrée et fraîche absolument délicieuse, qui nous a aussitôt et à coup sûr redonné l’énergie manquante et tant nécessaire pour les heures suivantes de course exigeante dehors, dans le vent.
Où aller ensuite en Islande
Le Cercle d’Or est un magnifique point de départ et tu y apprendras parfaitement comment fonctionne un voyage en Islande. Une fois que tu l’auras bouclé, je te recommande de filer plus au sud ou d’explorer la capitale. Voici nos autres articles qui te seront bien utiles :
Le Golden Circle (communément appelé en français le Cercle d’Or) est un itinéraire touristique extrêmement populaire d’environ u003cstrongu003e250 à 300 kilomètres de longu003c/strongu003e, situé non loin de Reykjavik, qui regroupe en un seul et magnifique ensemble u003cstrongu003eles trois sites les plus célèbresu003c/strongu003e comprenant le superbe et historique parc national de Þingvellir, l’immense zone géothermale active et bouillonnante de Geysir et la cascade assourdissante et imposante de Gullfoss.
Combien de temps faut-il pour parcourir le Cercle d’Or ?
Le trajet pur en voiture depuis Reykjavik et retour en toute sécurité prend environ u003cstrongu003e3,5 à 4 heuresu003c/strongu003e sur route asphaltée sans arrêt. Pour les trois arrêts principaux et les plus connus avec promenade, prévoyez facilement 5 à 6 heures supplémentaires, et si vous souhaitez ajouter en chemin quelques sites bonus magiques comme le cratère volcanique de Kerið ou le relaxant Secret Lagoon, cette excursion extrêmement riche vous prendra de belles et épuisantes u003cstrongu003e8 à 10 heuresu003c/strongu003e, ce qui en fait un programme pour une journée entière.
Quel est le meilleur ordre des arrêts ?
L’u003cstrongu003eordre le plus courant et classiqueu003c/strongu003e sur la carte, que suivent machinalement presque tous les énormes bus touristiques, est de commencer le matin à Þingvellir, continuer vers les sources de Geysir et terminer en beauté à la cascade de Gullfoss. Notre excellent conseil maintes fois éprouvé est cependant de se lever très tôt le matin et de u003cstrongu003efaire tout le circuit dans le sens inverseu003c/strongu003e, en commençant donc par le plus éloigné Gullfoss, où vous aurez le site absolument pour vous tout seul au lever du soleil, évitant ainsi élégamment et magnifiquement les énormes foules venues de la capitale tout au long de la journée.
Peut-on le faire en hiver et sans voiture 4×4 ?
Oui et sans grande inquiétude, car toutes les routes principales et secondaires reliant les sites du circuit sont soigneusement asphaltées et u003cstrongu003etrès bien entretenues par les services routiersu003c/strongu003e. Un gros et lourd 4×4 n’est vraiment pas une nécessité absolue ici, bien qu’il soit très utile en plein hiver pour des raisons logiques. N’oubliez surtout pas de vérifier la météo actuelle sur u003ca href=u0022https://en.vedur.is/u0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022nofollow noopeneru0022u003een.vedur.isu003c/au003e et de garder à l’esprit qu’en décembre et janvier, les u003cstrongu003ejournées sont vraiment incroyablement courtesu003c/strongu003e avec seulement quelques heures de précieuse lumière du jour et que sur les routes venteuses se forme souvent et très rapidement du verglas transparent et extrêmement dangereux.
Combien coûtent les entrées de base et le stationnement ?
Pour l’immense cascade de Gullfoss et la vaste zone active du célèbre Geysir, l’accès piéton lui-même ainsi que le stationnement sont pour la plus grande joie des portefeuilles u003cstrongu003eencore entièrement gratuitsu003c/strongu003e. Dans le majestueux parc national de Þingvellir, il faut cependant obligatoirement payer un parking à la journée pour tout l’immense territoire d’un montant de 1 000 ISK (environ 7 EUR), l’accès au bord du cratère volcanique coloré de Kerið coûte environ 700 ISK symboliques par personne (environ 5 EUR), une courte promenade et un arrêt à la cascade de Brúarfoss vous coûteront environ 750 ISK au parking (environ 5 EUR) et les thermes chauds du Secret Lagoon coûtent selon l’âge et la saison environ u003cstrongu003e3 000 à 4 500 ISKu003c/strongu003e par baigneur (environ 21 à 31 EUR).
Peut-on combiner le circuit en une journée avec une visite au Blue Lagoon ?
Théoriquement, c’est bien sûr faisable et possible d’un point de vue temporel et logistique, surtout pendant les mois d’été lumineux, lorsque la lumière du jour en Islande est magnifiquement visible jusqu’à tard dans la nuit, et une telle excursion combinée très effrénée et accélérée en voiture prendra u003cstrongu003eenviron 11 heures exigeantesu003c/strongu003e. Nous recommandons cependant avec plaisir à tous les voyageurs enthousiastes de plutôt se détendre en toute tranquillité dans le beaucoup plus petit et nettement u003cstrongu003eplus calme Secret Lagoon en pleine campagneu003c/strongu003e, qui se trouve parfaitement et confortablement directement sur l’itinéraire de votre circuit et qui est en plus diamétralement moins cher et plus tranquille.
À quoi faire le plus attention sur l’île et comment est l’hébergement ?
Le principal et plus fréquent ennemi sournois sur les routes dans toute l’Islande n’est pas tant le froid et le gel, mais plutôt le u003cstrongu003event en rafales extrêmement fortu003c/strongu003e, totalement imprévisible et par endroits vraiment violent. Veuillez donc toujours tenir fermement vos portières de voiture à deux mains lors de l’ouverture après un arrêt, afin que le vent ne les u003cstrongu003earrache pas directement de leurs gondsu003c/strongu003e avec une force énorme, ce contre quoi les agences de location luttent malheureusement tous les jours et qu’aucune assurance standard ne couvre généralement, cette avarie assez fréquente mais très coûteuse et extrêmement dangereuse. L’eau lors de la plongée dans la célèbre faille de Silfra a une température glaciale de 2 à 4 °C, mais avec un équipement de qualité, cette activité remarquable est très populaire après réservation préalable, absolument sûre et peut être pratiquée sans problème même par des u003cstrongu003eenfants enthousiastes de plus de douze ansu003c/strongu003e.
TL;DRLes fjords de l’Est islandais tiennent en 12 conseils incontournables, du canyon basaltique de Stuðlagil aux eaux turquoise à la cascade de Hengifoss (128 mètres, la troisième plus haute du pays), jusqu’au village d’artistes de Seyðisfjörður, sa rue arc-en-ciel et sa petite église bleue, à environ 30 minutes d’Egilsstaðir. Egilsstaðir, avec ses supermarchés et ses stations-service, constitue la base idéale pour rayonner ; comptez entre 2 900 et 4 200 couronnes islandaises la nuit en pension pour deux personnes. Prévoyez au moins deux à trois jours pour la région, et visez juin à août pour des routes praticables et les macareux de Borgarfjörður eystri, tandis que les rennes sauvages se laissent apercevoir le long de la route entre Egilsstaðir et Höfn de l’automne au printemps. Pour décompresser, misez sur les bassins thermaux de Laugarfell ou sur les bains flottants de Vök Baths près d’Egilsstaðir, pour 1 300 couronnes islandaises.
Quand on laisse derrière soi le sud spectaculaire, à couper le souffle mais touristiquement saturé de l’île, et qu’on tourne le volant sur la route numéro un en direction du nord-est, le paysage prend soudain une grande inspiration. La circulation se raréfie, les foules autour des cascades disparaissent et l’on se retrouve dans un monde où règnent des baies sans fin, des montagnes abruptes et un calme absolu. Bienvenue dans l’un des plus beaux fjords de l’est en Islande, un endroit que beaucoup de voyageurs se contentent de traverser à toute allure, mais dont nous sommes tombés amoureux dès le premier instant.
Avec Lukáš, nous avons exploré les fjords de l’est de l’Islande les sixième et septième jours de notre road trip automnal, à cheval entre fin septembre et début octobre, et nous nous souvenons encore de cette beauté isolée. Alors qu’au sud nous devions parfois esquiver les autocars de touristes autour des monuments, ici nous avions une foule d’endroits rien que pour nous. J’étais fascinée par la façon dont l’asphalte ondule à l’infini le long des baies profondes et dont chaque nouveau virage révèle un panorama encore plus beau que le précédent.
Dans cet article, tu trouveras 12 conseils sur ce qu’il faut voir et faire dans les fjords de l’est. Nous découvrirons de magnifiques canyons de basalte, je te montrerai la plus mignonne des petites villes artistiques et je te dirai où croiser de dociles macareux ou des rennes sauvages. J’ajouterai aussi des informations pratiques sur l’endroit où loger stratégiquement, l’état actuel des prix et pourquoi tu dois faire très attention à quelle rive de la rivière tu choisis pour ton excursion. C’est parti ! ☺️
Rue arc-en-ciel et église blanche à Seyðisfjörður en Islande
Résumé pour ceux qui n’ont pas le temps de tout lire
Camp de base pour les excursions : le meilleur point stratégique pour explorer l’est de l’île est la ville d’Egilsstaðir, où l’on trouve des supermarchés et où se croisent les routes principales.
Le plus joli village : tu ne dois absolument pas manquer Seyðisfjörður, que tu rejoins depuis Egilsstaðir en une trentaine de minutes par un col de montagne. On y trouve la célèbre rue arc-en-ciel et la petite église bleue.
Merveille naturelle : le canyon de basalte Stuðlagil et son eau turquoise est une attraction phare, mais fais attention à te garer du côté est, d’où tu peux descendre directement jusqu’à la rivière.
Animaux : les rennes sauvages ne vivent que dans cette région et, en haute saison (jusqu’à mi-août), tu trouveras à Borgarfjörður eystri une immense colonie de macareux dociles.
Baignade : pour la meilleure expérience thermale, nous recommandons les luxueux bassins de Laugarfell, ou bien tu peux essayer les modernes Vök Baths flottants juste à côté d’Egilsstaðir.
L’artère d’accès principale est la fameuse route numéro un, surnommée la Ring Road. Tu peux rejoindre l’est soit par un long trajet depuis la côte sud à travers de superbes plages noires et des lagunes glaciaires, soit au contraire depuis le nord en venant du lac Mývatn, sachant que les deux itinéraires sont en eux-mêmes une expérience incroyable. Il faut toutefois prévoir que contourner chaque baie prend énormément de temps, car les fjords ne se laissent tout simplement pas raccourcir.
La période idéale pour la visite est bien sûr l’été islandais, soit de juin à août, quand toutes les routes sont praticables sans problème, que les journées sont interminables et que tu peux observer les célèbres macareux. Nous avons parcouru la côte est début octobre, ce qui présentait l’énorme avantage d’avoir un minimum de touristes et de superbes couleurs automnales, mais nous avons manqué les petits oiseaux, qui repartent en mer dès le mois d’août.
Si tu prévois ton voyage en hiver, n’oublie pas de consulter avant chaque départ le site officiel des routes islandaises, car les cols de montagne (comme la route 93 vers Seyðisfjörður) sont souvent fermés à cause de la neige.
Depuis 2026, une nouvelle taxe kilométrique s’applique en Islande pour les voitures particulières, à hauteur de 6,95 ISK (environ 0,05 €) par kilomètre parcouru. Le loueur te la facturera probablement au moment de rendre le véhicule, mais en contrepartie le prix de l’essence à la pompe a baissé d’un montant non négligeable.
Un avertissement particulier concerne août 2026, où une éclipse solaire totale sera visible depuis l’est et d’autres parties de l’île. On s’attend à une folie touristique, donc si tu veux justement partir à cette date, réserve tout à l’avance, voire un an et demi à l’avance.
Où loger et combien ça coûte
Le centre logistique et pratique de tout l’est est sans conteste la petite ville d’Egilsstaðir. Elle ne remportera sans doute aucun concours d’architecture, mais on y trouve tout ce dont on a besoin pour survivre dans cette nature rude. C’est justement de cette ville que nous partions pour toutes nos excursions alentour, que nous refaisions nos provisions dans les grands supermarchés Bónus et Nettó et que nous faisions le plein d’essence, car plus loin sur la côte les prix de tout grimpent en flèche.
Avec Lukáš, nous n’avons pas du tout campé pendant notre voyage en Islande, parce que nous aimons notre confort et la chaleur du soir. Nous avons toujours dormi dans des pensions, des auberges ou de petits appartements disposant d’une cuisine partagée ou privée. C’est en effet de loin la meilleure façon d’économiser une fortune sur la nourriture en Islande.
Chaque soir, nous nous préparions de bons dîners chauds dans notre logement, nous confectionnions nos en-cas pour le lendemain et nous remplissions notre thermos de thé chaud, sans lequel nous n’aurions probablement pas survécu à ces journées venteuses. Une nuit dans une jolie pension à Egilsstaðir te coûtera environ 17 000 à 25 000 ISK (soit à peu près 120 à 175 €) pour deux personnes, mais si tu réserves ton séjour bien à l’avance, on peut aussi trouver des chambres moins chères.
💡 Idées de logements concrètes (vérifie prix et disponibilité via Booking.com, réserve tôt — en saison et autour de l’éclipse de 2026, tout disparaît des mois à l’avance) :
En dehors d’Egilsstaðir, tu peux loger directement dans l’un des fjords romantiques. On trouve de magnifiques petits hôtels dans le village de Seyðisfjörður, où les prix démarrent à partir de 21 000 ISK (environ 145 €), et si tu viens en été principalement pour observer les macareux, je te recommande de passer la nuit dans le hameau de Bakkagerði, dans la région de Borgarfjörður eystri. Attention toutefois : les capacités d’hébergement sont très limitées dans ces petits villages et en haute saison elles disparaissent vraiment à la vitesse de l’éclair.
Les plus beaux villages et bourgades de l’est
La première partie de nos conseils se concentre sur les endroits où vivent les gens. Les fjords de l’est sont parsemés de petits villages de pêcheurs blottis sous des pentes montagneuses abruptes, auxquels ne mène souvent qu’une seule route sinueuse. La plupart d’entre eux ne comptent que quelques centaines d’habitants, un port modeste et une atmosphère absolument unique, que tu ne retrouveras pas de sitôt ailleurs sur l’île.
1. Seyðisfjörður et sa célèbre rue arc-en-ciel
Lorsque, le sixième jour de notre voyage, nous nous sommes installés à Egilsstaðir assez tôt dans l’après-midi, nous avons réalisé qu’il nous restait beaucoup de temps. Nous sommes donc remontés en voiture et avons pris la route par-delà les montagnes jusqu’à Seyðisfjörður.
Vue aérienne du parking près de la gorge rocheuse de Seyðisfjörður
C’est à environ 30 minutes de route par la route 93 et le trajet en lui-même est déjà une expérience, car tu grimpes par le col de montagne Fjarðarheiði à plus de 600 mètres d’altitude avant de redescendre en pente raide dans la baie. Au passage, c’est précisément sur cette route que Ben Stiller dévalait en longboard dans le film La Vie rêvée de Walter Mitty.
Seyðisfjörður abrite à peine sept cents habitants, mais fait figure de centre culturel de tout l’est. On y trouve la célèbre rue arc-en-ciel (Rainbow Street), qui te conduit directement à la magnifique petite église bleue Bláa kirkjan.
Le village regorge de petites galeries, de cafés charmants et d’une atmosphère bohème. De plus, le grand ferry Norröna y accoste depuis Hirtshals au Danemark, si bien que lorsque le bateau est à quai, le nombre de personnes dans les rues triple pendant quelques heures. Prends absolument le temps de boire un café et de flâner entre les vieilles maisons en bois.
2. Reyðarfjörður et la randonnée vers le mont Grænafell
Si tu aimes une détente un peu plus active, fais un détour par la ville de Reyðarfjörður, située au bord de la plus longue baie de toute la côte est. La ville elle-même est surtout connue pour son histoire industrielle et son usine d’aluminium, mais nous sommes venus ici pour la nature et avons entrepris une randonnée facile jusqu’au mont Grænafell, qui se dresse juste au-dessus du centre.
Panorama de Reyðarfjörður avec le fjord et les montagnes enneigéesvue sur Reyðarfjörður depuis la colline avec le fjord et les montagnes
Cette ascension nous a pris environ deux petites heures à un rythme agréable, et nous avons été récompensés par une vue à couper le souffle sur tout le fjord allongé et les sommets environnants. Le sentier grimpe d’abord assez raide et serpente à travers un petit bois (chose extrêmement rare en Islande, soit dit en passant) avant d’atteindre des plateaux plus ouverts. C’est l’arrêt idéal pour se dégourdir les jambes quand on en a assez de rester assis dans la voiture.
3. Neskaupstaður et une petite déception dans la grotte
Notre destination suivante à l’est était la ville la plus orientale, Neskaupstaður, que l’on rejoint en passant par un long tunnel. La route pour y arriver est tout simplement saisissante : des moutons paissent le long de la chaussée et les montagnes plongent directement dans l’océan glacial. La ville elle-même a un joli petit port et une ambiance globalement très endormie et paisible.
ville de Neskaupstaður entourée du fjord et de montagnes enneigéesNeskaupstaður et une petite déception dans la grotte
Nous voulions y explorer la fameuse grotte de Pâques Páskahellir, qui se trouve sur la côte un peu à l’écart de la ville. Et là, je dois être tout à fait honnête : pour nous, ce fut une petite déception 😅. Nous nous attendions à quelque chose de bien plus épique, mais en réalité ce n’était qu’un modeste trou dans la roche, auquel menait un chemin plutôt boueux et glissant.
Si tu as vraiment un itinéraire chargé et que le temps te presse, tu peux à mon avis sauter cet endroit en toute bonne conscience et consacrer plutôt ton énergie aux autres merveilles de cette région sauvage.
4. Djúpivogur et ses œufs de granit dans le port
Si tu remontes la Ring Road depuis le sud, ton premier grand arrêt à l’est sera probablement le village de Djúpivogur. Cette petite ville s’enorgueillit du label Cittaslow, ce qui signifie que tout s’y fait lentement, avec qualité et dans le respect des traditions et de l’environnement. On ressent vraiment cette ambiance : personne ne se presse nulle part et une quiétude parfaite règne partout.
moutons paissant dans un pré avec des montagnes enneigées spectaculaires en arrière-plan
La principale attraction qui pousse les touristes à s’arrêter ici est l’œuvre d’art Eggin í Gleðivík, qui s’étire le long du littoral près du port. Il s’agit de 34 œufs de granit surdimensionnés, chacun représentant une espèce d’oiseau nichant dans la région. C’est un endroit parfait pour une courte promenade, et tu peux d’ailleurs déguster un excellent café chaud tout près tout en observant les bateaux de pêche se balancer sur les vagues.
💡 Astuce : les billets et les excursions organisées (en Islande et alentour) valent la peine d’être achetés à l’avance en ligne sur GetYourGuide, car ils se remplissent vite en saison.
Merveilles naturelles, cascades et canyons saisissants
L’est, bien sûr, ne se résume pas aux villes : il abrite au contraire certains des plus beaux paysages naturels que nous ayons vus sur l’île. Comparé au célèbre Cercle d’or ou à la côte sud, c’est une atmosphère bien plus brute et solitaire qui règne ici, ce qui rend ces lieux véritablement exceptionnels. Que tu cherches des rivières turquoise ou des cascades grondantes, les fjords de l’est ne te décevront sûrement pas avec leurs merveilles.
5. Le canyon de basalte Stuðlagil
Voici, sans exagération, l’un des endroits les plus photogéniques de toute l’île, qui n’a par ailleurs été révélé que relativement récemment. Pendant des décennies, ce massif canyon de basalte est resté caché sous une rivière glaciaire impétueuse, mais lorsque la centrale hydroélectrique voisine a été achevée en 2009, le niveau de l’eau a baissé et a dévoilé une incroyable muraille de colonnes de basalte hexagonales, géométriquement parfaites, entre lesquelles coule aujourd’hui une eau d’un turquoise éclatant.
Canyon de basalte Stuðlagil
Lors de ta visite, tu dois faire très attention à quelle rive de la rivière tu choisis pour ton excursion. La rive ouest offre certes un accès rapide et un escalier récemment aménagé menant à une plateforme panoramique, où l’on trouve aussi des toilettes et un petit food truck, mais on ne peut pas descendre jusqu’à la rivière depuis là.
Nous recommandons toujours de se garer du côté est, d’où il faut certes marcher environ 40 minutes sur un chemin caillouteux, mais c’est le seul endroit d’où tu peux descendre directement au cœur du canyon et toucher l’eau glacée. Dans les deux cas, tu paieras 1 000 ISK de stationnement (environ 7 €), ce qui se règle facilement via la populaire application Parka.
6. L’impressionnante cascade de Hengifoss
Alors que le sud de l’Islande s’enorgueillit des cascades de Skógafoss et Seljalandsfoss, l’est a sa propre fierté : la cascade de Hengifoss. Avec ses 128 mètres de hauteur, c’est la troisième plus haute cascade de l’île, mais ce qui la rend vraiment unique, ce n’est pas seulement sa hauteur, mais surtout la paroi par-dessus laquelle l’eau se jette. Le basalte noir y est en effet strié de couches d’argile rouge éclatant, ce qui, associé au grondement de l’eau, paraît littéralement magique.
cascade de Hengifoss dans le canyon de basalte rouge en Islandevue sur la cascade de Hengifoss dans le canyon de basalte en Islande
Nous y sommes allés le septième jour de notre road trip et le chemin du parking jusqu’en haut nous a pris environ une demi-heure à un rythme assez soutenu en montée, bien que la plupart des guides indiquent un temps de 45 à 90 minutes pour l’aller.
Cela dépend beaucoup de ta condition physique et du temps que tu passes à t’émerveiller, car à mi-parcours tu passes devant une cascade plus petite mais d’autant plus intéressante, Litlanesfoss, magnifiquement enserrée dans de parfaites colonnes de basalte. Prends absolument de bonnes chaussures, car le sentier devient bien glissant après la pluie.
En t’installant à Egilsstaðir, tu remarqueras forcément l’immense lac trouble qui s’étire le long de toute la ville. Il s’appelle le lac Lagarfljót et revêt pour les Islandais une signification comparable à celle du Loch Ness écossais. Les habitants te raconteront en effet, le visage on ne peut plus sérieux, la légende d’un gigantesque ver lacustre nommé Lagarfljótsormurinn, dont la première observation est attestée dès l’an 1345.
Le lac Lagarfljót et le monstre islandais
Je ne te garantis pas que tu verras vraiment ce monstre, mais une balade le long des rives du lac reste tout de même très agréable. De plus, sur sa rive est, tu trouveras la forêt de Hallormsstaður, ce qui constitue une énorme rareté à l’échelle islandaise, car l’île est par ailleurs presque entièrement dénudée à cause d’une déforestation ancienne. Les arbres y dégagent une belle odeur et c’est un endroit idéal pour une courte pause ou un en-cas à base de tes propres provisions.
8. La majestueuse montagne Snæfell
Au cours de nos pérégrinations à l’est, nous admirions sans cesse une immense montagne solitaire qui veillait de loin sur tout le paysage. La montagne Snæfell, dont le nom signifie justement « montagne de neige », est, avec ses 1 833 mètres d’altitude, la plus haute montagne d’Islande située en dehors des glaciers, même si son sommet est recouvert d’une couette blanche pratiquement toute l’année.
La majestueuse montagne Snæfell
Nous ne prévoyions pas de la gravir directement (pour cela il faut une vraie expérience, un excellent équipement et idéalement les mois d’été), mais la simple vue qu’on en a depuis la voiture ou les plaines environnantes est vraiment fascinante. La montagne ressemble à un gardien géant des hautes terres de l’est et, au coucher du soleil, lorsque son sommet enneigé se teinte de rose, tu ne sauras plus où pointer ton objectif en premier.
Animaux et sources chaudes : que vivre d’autre par ici
Outre la nature minérale, l’est offre aussi de superbes rencontres avec la faune et certains des meilleurs bassins thermaux du pays. Comme il y a moins de touristes, les animaux sont plus calmes et les sources thermales ne sont pas aussi désespérément bondées que le célèbre Blue Lagoon près de l’aéroport.
9. Borgarfjörður eystri et ses macareux dociles
Si tu voyages en Islande entre fin avril et mi-août, tu ne dois en aucun cas manquer le petit village de Borgarfjörður eystri. C’est justement là, dans le port de Hafnarhólmi, que tu trouveras probablement le meilleur et le plus accessible des endroits pour observer les adorables macareux de toute l’île. Environ 10 000 couples y nichent et les habitants ont aménagé des plateformes en bois pour les visiteurs, d’où tu peux observer ces petites créatures littéralement à un mètre de distance.
le port de Borgarfjörður eystri avec ses bateaux de pêche et son îlot rocheux
Nous y sommes allés explorer le septième jour de notre voyage (le trajet depuis Egilsstaðir nous a pris environ une heure), mais comme on était début octobre, il n’y avait plus la moindre trace de macareux. Les petits oiseaux étaient tout simplement partis passer l’hiver en haute mer et il ne se passait absolument rien au village, c’était le silence et le vide complets.
En dehors de la saison des oiseaux, je ne recommande donc ce détour qu’aux vrais amateurs de routes isolées ; en revanche, en juin et juillet, c’est un incontournable.
10. Des rennes sauvages au bord de la route
Cela te surprendra peut-être, mais l’est de l’Islande est la seule région de toute l’île où tu peux apercevoir des rennes sauvages en pleine nature. Ils ont été importés de Norvège au XVIIIe siècle à des fins agricoles, mais l’expérience ne s’est pas déroulée tout à fait comme prévu : les animaux sont retournés à l’état sauvage et aujourd’hui plusieurs milliers d’entre eux gambadent librement ici.
Tu as le plus de chances de les croiser le long de la route numéro un, sur le tronçon entre les villes d’Egilsstaðir et de Höfn, et surtout de l’automne au printemps, quand la neige les fait descendre des montagnes vers la côte et qu’il leur arrive même de lécher le sel directement sur les routes.
Nous avons aperçu un troupeau de rennes justement depuis la fenêtre de la voiture et ce fut une expérience formidable, mais c’est aussi une raison d’être extrêmement prudent. Garde l’œil bien ouvert au volant, surtout au crépuscule, car tu n’as vraiment pas envie de devoir régler une collision avec un renne avec le loueur.
11. Les luxueux bassins thermaux de Laugarfell
Après de longues promenades dans le vent glacial islandais, rien de mieux que de se plonger dans l’eau chaude. Le septième jour, nous nous sommes donc rendus aux sources thermales de Laugarfell, situées sur le plateau à l’est de la montagne Snæfell. C’est un peu loin de la civilisation et la route qui y mène peut parfois être cahoteuse, mais ça vaut chaque minute de trajet.
source chaude naturelle de Laugarfell avec neige et reflet du soleilKrýsuvík vue de drone – champ géothermique avec vapeur et terre rouille
Tu y trouveras deux superbes bassins extérieurs construits en pierres naturelles, dans lesquels l’eau a la température idéale pour de longues séances de barbotage. Pendant que ton nez gèle, ton corps se réchauffe dans l’eau chaude et tu peux simplement t’émerveiller devant la toundra infinie tout autour. C’était vraiment une baignade de luxe dont nous nous souvenons encore avec tendresse, car nous y étions alors presque seuls.
12. Les bassins flottants Vök Baths
Si tu n’as pas envie de t’enfoncer dans la nature sauvage et que tu préfères un cadre thermal plus moderne, file aux Vök Baths, situés à littéralement cinq minutes de route d’Egilsstaðir, sur le lac Urriðavatn. Cet endroit est architecturalement bluffant, car les bassins thermaux flottent directement à la surface du lac. L’eau, d’ailleurs si pure qu’on peut la boire, oscille entre 37 et 41 degrés Celsius dans les bassins.
Les bassins flottants Vök Baths
L’entrée pour un adulte coûte 7 690 ISK (environ 53 €) et n’oublie pas de réserver tes billets, surtout pendant la saison estivale, suffisamment à l’avance via leur site officiel, car la capacité est, pour des raisons évidentes, limitée. Nous n’y sommes pas allés, car nous avons préféré le plus sauvage Laugarfell, mais nous avons entendu énormément d’éloges sur ces bains flottants de la part de beaucoup de monde.
Où manger
Comme je l’ai déjà mentionné, avec Lukáš nous avons pratiquement cuisiné en permanence dans les cuisines de nos logements pendant tout notre séjour en Islande. L’Islande est extrêmement chère et des visites quotidiennes au restaurant auraient ruiné notre budget à coup sûr. Comme nous sommes tous les deux végétariens, notre alimentation se composait surtout de pâtes, de légumes et de l’excellent yaourt local skyr, achetés chez Bónus. Malgré tout, on a parfois besoin de changement et de la chaleur d’un café douillet.
Lors de notre visite à Seyðisfjörður, nous sommes allés dans un super centre artistique qui abrite le Skaftfell Bistro. L’ambiance y est merveilleuse et ils font une excellente pizza végétarienne, que nous avons savourée avec délice après toute une journée en plein air.
Un autre endroit formidable que nous avons découvert près d’Egilsstaðir est Móðir Jörð. Il s’agit d’une ferme bio et d’un petit café tout-en-un, qui propose une offre végétarienne consistante à base de ses propres produits ; nous y avons goûté une fantastique soupe crémeuse.
Je dois aussi mentionner le petit food truck du côté ouest du canyon Stuðlagil, où tu ne prendras pas un véritable déjeuner, mais où leur soupe végétarienne et leur café chaud à emporter te réchaufferont incroyablement après la balade.
Si tu cherches une gastronomie réputée et que cela ne te dérange pas que ce ne soit pas une recommandation végétarienne, beaucoup de voyageurs ne tarissent pas d’éloges sur l’établissement Norð Austur à Seyðisfjörður. Il s’agit d’un restaurant très primé, spécialisé dans les sushis frais à base de poissons et fruits de mer locaux. Il n’ouvre que pendant la saison estivale et la réservation y est absolument indispensable, car les tables sont désespérément complètes longtemps à l’avance. Nous l’avons bien sûr évité au vu de notre régime, mais ses références sont phénoménales.
Où aller ensuite
Si notre guide des fjords de l’est t’a donné envie de continuer à explorer cette île enchanteresse, jette absolument un œil à nos autres articles. Nous y avons rassemblé toutes nos expériences, nos itinéraires et nos conseils pour tirer le maximum de ton voyage :
Guide complet de l’Islande : un résumé de tout ce qu’il faut savoir avant de partir, de la location de voiture à la valise en passant par la météo.
Les fjords de l’ouest de l’Islande : si tu adores le calme de l’est, les fjords de l’ouest, où s’aventurent encore moins de touristes, vont totalement te conquérir.
Comment attraper l’aurore boréale : des conseils pratiques sur comment et quand observer l’aurore, non seulement en Islande mais aussi dans les autres pays nordiques.
Pour conclure, je répète simplement nos recommandations pratiques préférées. Avec Lukáš, nous avons une bonne expérience de longue date avec Booking.com, que nous utilisons pour réserver tous nos hébergements à travers le monde. Pour louer une voiture en Islande, nous utilisons habituellement le comparateur RentalCars, où tu peux facilement filtrer les modèles à transmission 4×4. Et pour les billets d’avion pas chers, nous cherchons traditionnellement sur Kiwi, notre portail favori pour combiner les différentes correspondances.
Questions fréquentes
Combien de jours me faut-il pour explorer les fjords de l’est ?
Réservez-vous u003cstrongu003eau minimum deux à trois joursu003c/strongu003e. Souvent, les gens tentent de traverser cette région en une seule journée dans le cadre d’un road trip sur la Route 1, mais cela signifie que vous perdrez du temps pour les détours vers les différentes baies et vous ne pourrez pas vous imprégner de cette atmosphère magnifique et solitaire.
Quel côté de la rivière dois-je choisir pour visiter le canyon de Stuðlagil ?
Le côté ouest est rapide et facilement accessible, avec une plateforme d’observation et de nouveaux escaliers, mais vous ne pourrez pas accéder à l’eau. Le côté est nécessite une randonnée de 4 à 8 kilomètres (selon l’endroit où vous vous garez), mais u003cstrongu003ec’est seulement de ce côté que vous pouvez descendreu003c/strongu003e directement entre les colonnes de basalte jusqu’à la rivière. Des deux côtés, le stationnement coûte 8 € via l’application Parka.
Quand et où puis-je voir des macareux et des rennes sauvages en Islande ?
Les macareux peuvent être observés à Borgarfjörður eystri de fin avril à mi-août, la meilleure période étant u003cstrongu003ejuin et juilletu003c/strongu003e, idéalement tôt le matin ou en fin d’après-midi. Les rennes sauvages ne vivent qu’à l’est le long de la Route 1 et vous les rencontrerez le plus souvent u003cstrongu003ed’octobre à avrilu003c/strongu003e, lorsqu’ils descendent des montagnes vers les routes.
Quel est le décalage horaire en Islande ?
L’Islande u003cstrongu003en’utilise pas l’heure d’étéu003c/strongu003e et suit le temps moyen de Greenwich (GMT) toute l’année. Pour nous, depuis la République tchèque, cela signifie qu’en hiver, il y a 1 heure de moins en Islande par rapport à chez nous, et en été (lorsque nous passons à l’heure d’été), il y a même u003cstrongu003e2 heures de moinsu003c/strongu003e là-bas.
Pourquoi l’Islande est-elle en fait un pays si riche ?
L’économie islandaise repose principalement sur trois piliers solides : la u003cstrongu003epêche abondanteu003c/strongu003e dans les mers environnantes, le boom considérable du tourisme au cours des dix dernières années et l’exploitation d’une u003cstrongu003eénergie géothermique et hydroélectriqueu003c/strongu003e bon marché. Grâce à l’énergie naturelle, ils peuvent en outre transformer l’aluminium importé à moindre coût.
Quand est-ce le meilleur moment pour partir en Islande ?
Cela dépend de ce que vous voulez voir. u003cstrongu003eL’été est idéalu003c/strongu003e pour les macareux, les longues journées et la randonnée à l’intérieur des terres. L’automne (septembre et octobre) offre de belles couleurs et moins de foule, u003cstrongu003el’hiver est parfait pour les aurores boréalesu003c/strongu003e et les grottes de glace, même si les journées sont extrêmement courtes et les routes souvent fermées à cause de la neige.
Est-ce qu’il est difficile d’accéder en voiture à la petite ville de Seyðisfjörður ?
Depuis Egilsstaðir, vous rejoindrez le petit village par la route 93 et le col de montagne Fjarðarheiði, ce qui prend u003cstrongu003eenviron 30 à 45 minutesu003c/strongu003e. En été, c’est un trajet magnifique et sûr, mais u003cstrongu003een hiver, cette sectionu003c/strongu003e pleine de virages serrés u003cstrongu003eest souvent ferméeu003c/strongu003e en raison des congères et des vents violents, alors vérifiez toujours u003ca href=u0022https://umferdin.is/enu0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022nofollow noopeneru0022u003el’état actuel des routesu003c/au003e avant de partir.
TL;DRL’île de Krk, en Croatie, combine patrimoine historique, plages sauvages et accès facile grâce à un pont de 1430 mètres reliant l’île au continent, gratuit pour tous les véhicules depuis 2020. Parmi les 12 incontournables figurent la ville de Krk, dotée des troisièmes remparts les plus étendus de Croatie et du château des Frankopan, la station balnéaire de Baška avec sa plage de galets Vela plaža longue de près de deux kilomètres et son fond sablonneux, le village viticole de Vrbnik, réputé pour son vin blanc Žlahtina et sa ruelle Klančić, la plus étroite du monde (43 cm), ou encore l’îlot de Košljun et son monastère franciscain, accessible en bateau depuis Punat. Visez juin à août pour la baignade, avec une mer à 23–27 °C, tandis que mai, septembre et octobre offrent une ambiance plus paisible et des tarifs d’hébergement plus avantageux.
Si vous songez à des vacances au bord de l’Adriatique, l’île de Krk en Croatie vous est probablement déjà venue à l’esprit, car c’est l’une des îles croates les plus accessibles. On la surnomme historiquement, et à juste titre, l’Île d’Or. Krk offre une combinaison absolument unique d’histoire profonde, de magnifiques plages sauvages et d’une infrastructure parfaite qui vous permet d’y accéder incroyablement facilement.
Le grand atout, c’est le pont massif qui relie l’île au continent : finie l’attente du ferry et les frais supplémentaires. Pour info, depuis 2020 ce pont grandiose est totalement gratuit, ce qui fait de Krk une destination idéale même pour des road trips spontanés.
Dans ce guide, je vais vous présenter 12 conseils concrets sur ce qu’il faut voir et faire pour profiter pleinement de l’île. Nous explorerons les ruelles anciennes de la capitale, découvrirons le célèbre village viticole perché sur une falaise et je vous indiquerai où trouver les plus belles plages ou comment vous loger stratégiquement.
Résumé pour ceux qui n’ont pas le temps de tout lire
Accès : Un pont de 1430 mètres relie l’île au continent et il est totalement gratuit pour tous les véhicules depuis 2020.
Histoire : La ville principale de Krk possède les troisièmes plus grands remparts de Croatie et un superbe château des Frankopan.
Baignade : Au sud se trouve la station de Baška avec sa célèbre plage de galets de près de deux kilomètres au fond sablonneux.
Vin et romantisme : Vrbnik est un pittoresque village perché sur une falaise où naît le vin blanc unique Žlahtina.
Curiosités : Vous pouvez tenter de vous faufiler dans la ruelle Klančić, qui ne mesure que 43 centimètres de large.
Excursions : Depuis le village de Punat, vous rejoignez facilement en bateau-taxi le petit îlot verdoyant de Košljun et son monastère franciscain.
Ferries : Depuis le port de Valbiska, vous traversez aisément en ferry vers les îles voisines de Cres ou Rab.
L’île de Krk fait partie des endroits les plus ensoleillés de toute l’Europe : on y compte chaque année un nombre respectable de 2500 heures d’ensoleillement. Si vous adorez la vraie chaleur et la baignade, la haute saison s’étend de juin à août, lorsque les températures de l’air se maintiennent entre 25 et 30 degrés et que la mer se réchauffe jusqu’à de superbes 23 à 27 degrés.
Il faut toutefois compter sur le fait que juillet et août représentent le pic absolu de la saison, ce qui se traduit logiquement par des plages bondées, des restaurants plus animés et des prix d’hébergement nettement plus élevés. C’est pourquoi je vous recommande chaudement d’envisager les mois intermédiaires comme mai, juin ou septembre : la météo reste très agréable pour la baignade, mais les ruelles étroites des villes historiques et les criques plus reculées sont beaucoup plus calmes. Les mois de printemps offrent en prime une nature magnifiquement fleurie, que vous apprécierez surtout lors des excursions dans l’arrière-pays verdoyant.
Si votre priorité est la découverte du patrimoine, le vélo et la dégustation de la gastronomie locale, octobre offre les prix d’hébergement les plus avantageux tout en gardant des températures acceptables pour bouger en plein air. Les mois d’automne sont aussi absolument idéaux pour les longues randonnées dans le fascinant paysage lunaire du sud de l’île, où la canicule estivale en plein soleil vous épuiserait inutilement. En dehors des mois d’été, vous apprécierez tout simplement de ne pas avoir à vous frayer un chemin dans la foule de touristes, et de savourer ainsi bien mieux l’atmosphère insulaire authentique.
Où se loger sur l’île de Krk
💡 Conseil hébergement et activités : Nous préférons chercher nos logements sur Booking.com, qui propose souvent les meilleures conditions d’annulation. Pour les billets, excursions et activités, mieux vaut comparer et réserver via GetYourGuide.
Le choix de l’emplacement idéal dépend surtout du type de vacances que vous préférez, car chaque partie de l’île possède une atmosphère légèrement différente et bien spécifique. La ville de Krk elle-même est un compromis absolument parfait si vous voulez avoir à portée de main monuments historiques, excellents restaurants et un accès très facile aux plages aménagées des environs.
En plein centre-ville, je peux vous recommander le superbe Boutique Hotel Marina, situé juste au bord de la mer, qui offre un service parfait et de magnifiques vues directes sur le port et ses bateaux amarrés. Si vous voyagez en famille et que votre principal objectif est plutôt une baignade tranquille en eaux peu profondes, envisagez absolument la station de Baška, tout au sud de l’île.
Baška est réputée pour sa longue plage iconique et vous y trouverez par exemple le très bien équipé Corinthia Baška Sunny Hotel, doté de vastes piscines et situé à quelques pas seulement de la mer. Pour les amoureux du calme absolu, des vues à couper le souffle et du romantisme, le choix imbattable est l’historique Vrbnik, sur la côte est sauvage.
Ici, vous pouvez séjourner au luxueux Hotel Vinotel Gospoja, qui marie très élégamment le design moderne et une longue tradition viticole, tout en offrant l’une des plus belles vues sur le continent. Une autre zone appréciée et très calme pour les familles, ce sont les petites stations de Malinska et Njivice au nord-ouest, d’où vous êtes proche à la fois du pont vers le continent et de l’aéroport de l’île. Les promenades locales sont agréablement ombragées par de grands pins, ce que vous apprécierez surtout lors des chaudes journées d’été.
12 choses à voir et à faire sur l’île de Krk
L’île est certes assez compacte, mais elle offre une immense quantité d’expériences, de la découverte des forteresses médiévales à la baignade dans les criques sauvages, en passant par la dégustation d’une excellente cuisine locale. Voici douze lieux concrets à ne pas manquer.
1. La ville de Krk et ses remparts historiques
La ville principale de l’île compte sans aucun doute parmi les plus anciens peuplements de toute l’Adriatique, dont l’histoire fascinante remonte à plus de deux mille ans. Dès le premier regard, vous serez à coup sûr séduit par ses remparts majestueux qui constituent d’ailleurs, après Ston et Dubrovnik, les troisièmes plus grandes fortifications de toute la Croatie.
Une balade dans la vieille ville est un véritable voyage dans le temps, car les ruelles de pierre étroites sont bordées de maisons anciennes, de petits cafés familiaux et de boutiques locales remplies de produits artisanaux traditionnels. L’atmosphère y est absolument unique et envoûtante, surtout en fin de journée, quand la lumière chaude du soleil couchant teinte les vieilles pierres de magnifiques tons dorés. Essayez de faire une pause sur la place principale Vela placa, qui sert depuis des siècles de véritable cœur de toute la vie locale et où vous pouvez observer tranquillement le quotidien insulaire animé.
💡 Astuce : On accède le mieux à la vieille ville par les portes anciennes qui gardent encore aujourd’hui fermement le centre historique. Réservez-vous absolument suffisamment de temps pour vous perdre sans but dans le labyrinthe de ruelles, car c’est ainsi que vous tomberez sur les plus intéressantes petites galeries et les places cachées et romantiques.
Photo : Peter Fazekas / Pexels
2. Le château des Frankopan et la place Kamplin
Juste au bord de la mer, sur la pittoresque et paisible place Kamplin, se dresse fièrement l’imposant château des Frankopan, que la célèbre famille noble a progressivement édifié du douzième au quinzième siècle. Vous le reconnaîtrez au premier coup d’œil à ses tours caractéristiques : la plus ancienne tour à base carrée conservée date de 1191, tandis que la massive tour ronde a été ajoutée un peu plus tard, vers 1476.
Lorsque vous pénétrez pour la première fois dans la vaste cour de pierre, vous ressentez immédiatement la majesté de ce lieu historique qui protégeait autrefois courageusement la ville contre les attaques des pirates venus de la mer. Au seizième siècle, les Vénitiens ont par ailleurs remanié l’ensemble de l’édifice, ce qui a donné au château sa forme unique actuelle. Aujourd’hui, tout le complexe est entièrement ouvert au public et, après avoir grimpé sur les vieux remparts, il offre des vues panoramiques absolument fantastiques sur tout le centre historique et sur la mer infinie.
💡 Astuce : Je vous recommande de planifier la visite de ce château médiéval tôt le matin ou, à l’inverse, en fin d’après-midi, afin d’éviter la grosse chaleur de l’été et de profiter des meilleures conditions de lumière pour photographier les monuments. Le prix d’entrée reste très raisonnable et cette vue à couper le souffle depuis la plus haute tour en vaut vraiment la peine.
Photo : Mikkel Bendix / Pexels
3. La cathédrale de l’Assomption de la Vierge Marie
Juste à côté du château médiéval se trouve un autre joyau architectural impossible à manquer : l’impressionnante cathédrale de l’Assomption de la Vierge Marie. Ce magnifique édifice roman du douzième siècle recèle une histoire incroyablement riche, car il a été construit à l’origine sur les anciennes fondations de thermes romains antiques, puis sur les ruines d’une basilique paléochrétienne du cinquième siècle.
À l’intérieur de la cathédrale, vous serez surpris au premier regard par la décoration très grandiose et l’atmosphère sacrée et paisible, qui contraste fortement avec l’animation de la place baignée de soleil à l’extérieur. Les chapiteaux de colonnes finement travaillés et les magnifiques autels ornés méritent une attention particulière, car ils reflètent parfaitement l’incroyable savoir-faire des maîtres tailleurs de pierre de l’époque.
💡 Astuce : Lors de la visite de la cathédrale principale, n’oubliez surtout pas de jeter aussi un œil à l’église attenante de Saint-Quirin, ingénieusement reliée à la cathédrale. Cette église particulière se distingue par une architecture romane à deux étages tout à fait inhabituelle, une véritable rareté historique dans toute cette région adriatique, que vous ne devriez absolument pas laisser passer.
4. Baška et sa célèbre plage de galets Vela plaža
Si vous partez vers le sud très chaud de l’île, vous arriverez dans la station appréciée de Baška, qui abrite fièrement l’une des plages les plus célèbres et les plus belles de toute la Croatie. L’iconique Vela plaža est une plage de galets longue de 1,8 à 2 kilomètres qui, grâce à sa propreté absolue, peut depuis longtemps se vanter du prestigieux label écologique Pavillon Bleu.
Mais ce qui rend cette plage si exceptionnelle et tant appréciée, surtout des familles avec de jeunes enfants, c’est son fond étonnamment doux et sablonneux et son entrée dans l’eau très progressive et sûre. La mer y joue en outre de magnifiques teintes turquoise, et le décor dramatique de toute la baie profonde est composé de collines escarpées et desséchées par le soleil, presque majestueuses, qui forment un contraste parfaitement photogénique avec la surface azur.
💡 Astuce : Comme la Vela plaža est vraiment extrêmement populaire dans toute l’Europe, elle est souvent remplie jusqu’à la dernière place dès le début de la journée pendant les mois d’été. Si vous recherchez plutôt le calme pendant vos vacances, je vous recommande chaudement d’aller à la plage très tôt le matin, ou de préférer une balade le long des sentiers côtiers balisés vers les criques romantiques plus petites et nettement plus reculées des environs.
Photo : Dominik Jbstl / Pexels
5. Le mystère de la tablette de Baška à Jurandvor
À deux pas seulement de l’animée Baška se trouve, à première vue discret, le petit village de Jurandvor, qui recèle pourtant l’un des plus grands et des plus précieux trésors historiques de toute la nation croate. C’est précisément en ce lieu paisible, dans la petite et modeste église Sainte-Lucie, qu’a été autrefois découverte la fameuse tablette de Baška (Baščanska ploča), datée par les historiens des environs de l’an 1100.
Ce massif monument de pierre représente l’un des plus anciens écrits rédigés en glagolitique vieux-slave et revêt une immense signification culturelle et symbolique pour tous les habitants locaux. Bien que le précieux original ait été transféré pour des raisons de sécurité à l’Académie des sciences de la capitale Zagreb, vous pouvez admirer de près dans l’ancienne église Sainte-Lucie une copie absolument parfaite et fidèle, tout en vous imprégnant de l’atmosphère mystérieuse de ce lieu magique.
💡 Astuce : Lors de la visite de la petite église ancienne, faites-vous absolument raconter par les guides l’histoire captivante de la façon dont cette lourde dalle de pierre a été découverte tout à fait par hasard dans le sol d’origine de l’église. Autour du bâtiment se trouvent en outre des vestiges partiellement dégagés d’une ancienne abbaye bénédictine que vous pouvez parcourir tranquillement et sans hâte.
6. Vrbnik : le village perché et le vin Žlahtina
Sur la côte est sauvage de l’île, vous ne manquerez certainement pas l’absolument splendide village perché de Vrbnik, qui se dresse de façon spectaculaire sur une falaise calcaire abrupte, à environ cinquante mètres au-dessus de la mer. Cette bourgade historique et romantique, riche de plus de neuf cents ans de tradition, fut autrefois un centre extrêmement important de la noblesse des Frankopan ainsi qu’un berceau de l’ancienne littérature glagolitique.
Aujourd’hui, Vrbnik est cependant mondialement connu surtout grâce à sa gastronomie locale, car c’est uniquement sur le champ de Vrbnik, d’une superficie d’environ 211 hectares, que naît un vin blanc autochtone unique appelé Žlahtina. Le fruit du travail minutieux des vignerons locaux est un vin très sec, incroyablement frais et savoureux, dont la saveur délicate s’accorde parfaitement avec la cuisine adriatique traditionnelle et les chaudes soirées d’été.
💡 Astuce : Dans les tavernes locales, je vous recommande absolument de goûter la spécialité réputée appelée šurlice, d’excellentes pâtes insulaires faites à la main. Si vous préférez les plats sans viande, les šurlice servies avec des tomates fraîches et parfumées, des champignons locaux et du fromage de brebis de l’île râpé sont absolument délicieuses, généreusement arrosées d’huile d’olive maison. Les restaurants locaux préparent souvent aussi des spécialités carnées comme le fameux agneau de Krk ou divers poissons du Kvarner, mais les versions végétariennes des pâtes accompagnées d’un verre bien frais de Žlahtina sont une véritable expérience gourmande.
7. Klančić : se faufiler dans la plus étroite ruelle du monde
Lors de vos balades romantiques dans les ruelles de pierre ombragées de l’ancien Vrbnik, vous tomberez à coup sûr sur une attraction touristique très insolite et, pour beaucoup, plutôt amusante. On y trouve en effet une ruelle discrète appelée Klančić, qui se vante très souvent dans les guides, et à juste titre, du titre officieux de rue la plus étroite du monde entier.
En son point absolument le plus étroit, entre les vieilles maisons de pierre, elle ne mesure que d’incroyables quarante-trois centimètres de large, si bien que la traverser avec succès demande un peu d’agilité physique et, chez les adultes, parfois un ventre bien rentré. Rien d’étonnant donc à ce que ce soit un lieu extrêmement apprécié pour les photos de vacances amusantes : de nombreux visiteurs curieux y testent en souriant s’ils parviennent à se faufiler jusqu’à l’autre côté sans rester coincés.
💡 Astuce : Cette charmante ruelle est assez bien cachée dans le labyrinthe confus de la vieille ville, il vous faudra donc peut-être un moment pour la trouver dans ces ruelles sinueuses. N’hésitez donc pas à demander aux habitants, qui sont habitués aux touristes et vous indiqueront avec plaisir et le sourire la bonne direction, en y ajoutant peut-être une anecdote amusante sur des voyageurs coincés.
8. Punat et la traversée vers l’îlot de Košljun
Sur le sud-ouest abrité de l’île s’étend la paisible bourgade de Punat, bien connue des plaisanciers surtout grâce à sa vaste baie de Puntarska draga et à l’une des plus grandes et des mieux équipées marinas de toute la région adriatique. Mais le véritable joyau, absolument unique, de cette baie fermée, c’est le petit îlot verdoyant de Košljun, qui ne couvre que six hectares et repose joliment en plein milieu de la surface paisible de l’eau.
Tout cet îlot circulaire fonctionne comme une réserve naturelle strictement protégée comptant plus de cinq cents espèces de plantes rares, et son point de repère incontournable est le monastère franciscain historique datant déjà de 1447. Les moines y vivent encore aujourd’hui dans le calme et gèrent avec soin de fascinants musées où vous pouvez admirer de vastes collections ethnographiques ainsi qu’une précieuse copie historique du célèbre atlas de Ptolémée.
💡 Astuce : On accède vraiment très facilement à l’îlot de Košljun, car de petits bateaux-taxis d’excursion partent régulièrement de la promenade portuaire de Punat. La traversée sur les eaux calmes de la baie ne dure qu’environ huit à dix minutes et le billet aller-retour vous coûtera dans les sympathiques cinq à dix euros par personne.
9. Malinska et Njivice pour des vacances tranquilles
Si vous recherchez pour vos vacances une atmosphère un peu plus calme et résolument relaxante, la côte nord-ouest avec ses stations familiales appréciées Malinska et Njivice est pour vous un choix absolument idéal. Ces agréables bourgades de vacances possèdent de magnifiques et longues promenades pavées qui s’étirent le long de la mer et qui invitent directement aux longues balades du soir au coucher du soleil et aux interminables pauses dans les cafés douillets locaux.
À Malinska même, vous trouverez des plages parfaitement aménagées et propres comme Rova ou Rupa, qui arborent à juste titre le prestigieux label Pavillon Bleu pour l’excellente qualité de leur eau. Le fameux Chemin du Paradis (Rajska cesta) est aussi très apprécié des touristes comme des cyclistes : c’est un magnifique sentier côtier de six kilomètres, abondamment ombragé par les pins, qui relie en douceur Malinska aux paisibles Njivice voisines.
💡 Astuce : Ces stations appréciées sont stratégiquement très proches de l’aéroport international de Rijeka, qui – comme vous le savez peut-être déjà – ne se trouve d’ailleurs pas sur le continent, mais étonnamment directement sur l’île de Krk, près de l’ancienne bourgade d’Omišalj perchée sur une falaise de quatre-vingt-cinq mètres. Depuis le hall de l’aéroport, vous rejoignez ainsi la mer et votre logement en quelques minutes de route seulement, ce qui est absolument inestimable après un vol.
10. La grotte de Biserujka et la beauté karstique souterraine
L’île baignée de soleil n’offre pas seulement une baignade parfaite et des monuments anciens, mais aussi des espaces souterrains sombres très intéressants pour les amateurs d’aventure. À deux pas du pittoresque village de Rudine, qui relève de la commune de Dobrinj et se trouve juste au-dessus de la baie de Soline, se cache la fascinante grotte karstique de Biserujka, dont les premières mentions écrites conservées remontent déjà à 1834.
Toute cette grotte mystérieuse mesure environ cent dix mètres de long et se compose de sept petites salles souterraines, incroyablement richement ornées de concrétions, de stalactites saisissantes et de puissantes stalagmites. Tout cet espace souterrain complexe est aujourd’hui très joliment et délicatement éclairé et traversé par un sentier aménagé sûr, si bien que la visite est vraiment très confortable et tout à fait facile, même pour les familles avec de jeunes enfants.
💡 Astuce : Sous terre règne toute l’année une température stable et assez rafraîchissante d’environ quinze degrés, ce qui fait de la grotte un refuge naturel absolument parfait contre la canicule estivale. N’oubliez toutefois pas d’emporter dans votre sac, par précaution, au moins un léger sweat, afin de ne pas attraper froid inutilement et de gâcher le reste de vos vacances après le passage brutal de la chaleur extérieure de trente degrés à l’environnement humide de la grotte.
11. Les plages et criques sauvages autour de Stara Baška
Pour ceux d’entre vous qui ne recherchent pas volontairement les plages urbaines animées et surpeuplées pendant leurs vacances, voici le pittoresque village de Stara Baška, sur la côte sud-ouest plus sauvage. Ce lieu plus reculé est la fameuse et recherchée porte d’entrée vers des criques sauvages et totalement non aménagées qui ont conservé jusqu’à aujourd’hui leur caractère naturel et brut.
L’une des plages les plus belles et les plus photogéniques de toute l’île, souvent citée par les habitants comme par les voyageurs, est la splendide plage d’Oprna. Aucune route asphaltée confortable n’y mène cependant, mais un sentier plutôt escarpé et poussiéreux qui descend directement de la route principale vers les falaises. En récompense de cette descente un peu plus exigeante et transpirante, vous aurez toutefois une eau absolument cristalline et de magnifiques vues panoramiques dégagées sur les îles voisines en face.
💡 Astuce : Sur ces plages sauvages reculées, vous ne trouverez en règle générale absolument aucune ombre naturelle, aucune location de transats ni aucun stand de rafraîchissements frais. Emportez donc absolument dans votre sac suffisamment d’eau potable pour toute la journée, votre propre parasol et surtout des chaussures d’eau solides, car l’entrée dans la mer par des pierres et des rochers tranchants peut être assez désagréable pieds nus.
Photo : Ramon Perucho / Pexels
12. Vélo et découverte de l’île à deux roues
L’île de Krk est un paradis absolu et authentique pour les amoureux des vacances actives, car elle est parcourue en douceur par environ trois cents kilomètres de pistes cyclables très bien balisées et entretenues. Ces itinéraires variés vous mènent en toute sécurité à travers des oliveraies ombragées et séculaires, des forêts denses et parfumées, ainsi qu’un paysage lunaire totalement désertique et fascinant qui rappelle la surface d’une autre planète.
Le clou pour les cyclistes plus exigeants et expérimentés est l’itinéraire phare local, long d’environ quarante kilomètres. Il commence généralement au sud à Baška, grimpe sans compromis à travers le plateau lunaire desséché évoqué plus haut, longe joliment de fertiles vignobles verts plantés du fameux cépage Žlahtina et se termine en beauté dans l’historique Vrbnik. Il faut toutefois y compter un dénivelé total d’environ mille mètres, si bien que sa réalisation exige une condition physique vraiment correcte ou, au minimum, un bon vélo électrique suffisamment chargé.
💡 Astuce : Au printemps, l’île organise régulièrement un événement collectif très populaire intitulé Krk Bike Story, qui associe génialement le cyclisme sportif à une découverte décontractée de la gastronomie locale de l’île. Si vous arrivez sur l’île sans votre propre vélo, pas de panique : vous en louerez en effet un très facilement dans chaque grande station, car les loueurs modernes locaux sont vraiment formidablement et excellemment équipés pour les touristes.
Où aller depuis l’île de Krk
Grâce à sa position stratégique, Krk est un point de départ absolument idéal pour explorer les environs. Comme le pont vers le continent est totalement gratuit, vous pouvez facilement planifier des excursions vers la trépidante Rijeka toute proche ou explorer en détail toute la magnifique région du Kvarner, dont nous avons parlé dans notre article sur le voyage à travers les Alpes juliennes jusqu’à Zadar.
Si l’envie vous prend de découvrir d’autres îles et de vivre la vraie Croatie en bateau, rendez-vous au port animé de Valbiska, sur la côte ouest de Krk. De là partent régulièrement des ferries fiables de la compagnie nationale Jadrolinija vers deux îles voisines intéressantes.
La traversée vers la grande île de Cres, port de Merag, dure environ vingt-cinq minutes et pour une voiture vous paierez à titre indicatif 29,50 euros. Si vous partez vers la populaire île sablonneuse de Rab, port de Lopar, le trajet prend environ quatre-vingts minutes et le prix pour une voiture tourne autour de 45,70 euros, sachant qu’en basse saison les tarifs sont généralement inférieurs d’environ vingt pour cent. Vérifiez toutefois toujours soigneusement à l’avance les horaires actuels sur le site officiel. Si vous cherchez encore de l’inspiration pour tout le voyage, jetez un œil à notre article général sur où partir en vacances en Croatie ou parcourez en détail nos conseils sur les hébergements en Croatie.
Photo : Jo Kassis / Pexels
Questions fréquentes
Faut-il payer un péage pour le pont de l’île de Krk ?
Non, le passage sur le pont majestueux reliant l’île au continent est entièrement gratuit pour absolument tous les véhicules depuis le 15 juin 2020. Auparavant, un péage assez élevé était perçu, mais celui-ci a été définitivement supprimé par le gouvernement croate, ce qui facilite considérablement et surtout rend beaucoup moins cher l’accès à l’île pour tous les voyageurs aujourd’hui.
Krk est-elle la plus grande île croate ?
Pendant de longues années, cela a été affirmé sans conteste dans tous les guides, mais des mesures récentes et beaucoup plus précises ont finalement montré que l’île de Krk a une superficie totale presque identique à celle de l’île voisine de Cres (toutes deux font environ 405 kilomètres carrés). Mais Krk est certainement l’île croate la plus peuplée et, grâce au pont, la plus accessible.
Où se trouve l’aéroport de Rijeka ?
Bien que cet aéroport international porte dans son nom celui de la grande ville portuaire de Rijeka située sur le continent, il se trouve en réalité, de manière surprenante, directement sur l’île de Krk. Vous le trouverez à environ sept kilomètres de la pittoresque ville historique d’Omišalj. Pendant la saison estivale, il accueille principalement des vols réguliers de diverses compagnies aériennes low-cost européennes.
Trouve-t-on des plages de sable sur l’île ?
L’île croate de Krk est principalement une île typique de plages de galets et de cailloux, ou bien elle abrite des criques rocheuses romantiques. La célèbre longue Vela plaža de la station balnéaire de Baška est certes couverte de galets sur le rivage, mais sous l’eau elle possède un fond sablonneux très agréable et doux, ce qui est particulièrement apprécié par les familles avec de jeunes enfants pendant les plaisirs estivaux.
Combien coûte le ferry pour les îles voisines ?
Depuis le port insulaire de Valbiska, vous pouvez facilement rejoindre en ferry de la compagnie Jadrolinija l’île de Cres (au port de Merag) pour environ 29,50 euros pour une voiture. Le trajet vers l’île sablonneuse de Rab (au port de Lopar) vous coûtera ensuite environ 45,70 euros par voiture. Ces prix sont indicatifs pour la haute saison estivale, en dehors de celle-ci les billets sont généralement moins chers.
Quelle est la meilleure période pour visiter ?
Pour les amateurs inconditionnels d’été vraiment chaud et de baignade en mer toute la journée, les mois de juillet et août sont absolument les plus idéaux. Mais si vous préférez en vacances un repos plutôt actif, le cyclisme, les randonnées pédestres et que vous appréciez moins de touristes dans les rues, je vous recommande chaleureusement de partir plutôt en mai, en juin ou pendant le mois de septembre ensoleillé.
Quel plat local dois-je absolument goûter ?
Lors de votre visite, vous ne devez absolument pas manquer de déguster l’excellent vin blanc local Žlahtina, qui est produit exclusivement dans les environs de Vrbnik. Avec celui-ci, commandez certainement au restaurant les excellentes pâtes traditionnelles de l’île appelées šurlice. Elles sont absolument fantastiques par exemple avec du fromage de brebis râpé local, des tomates fraîches ou des asperges de printemps.
Peut-on réserver des excursions sur l’île via GetYourGuide ?
Oui, de nombreuses activités insulaires formidables et des excursions en bateau populaires au départ de Krk peuvent être réservées en ligne sans aucun problème et bien à l’avance. Très souvent, vous trouverez les offres les plus intéressantes et les plus avantageuses justement sur des plateformes vérifiées comme GetYourGuide, ce qui vous fera économiser au final beaucoup de temps précieux à chercher directement sur place.
TL;DRSurnommée « la Toscane croate », l’Istrie, plus grande péninsule de Croatie, réserve 15 idées de visites, de Rovinj et son architecture vénitienne avec l’église Sainte-Euphémie, à l’arène antique de Pula et la basilique byzantine d’Euphrase à Poreč. À l’intérieur des terres, ne manquez surtout pas les bourgades perchées de Motovun, Grožnjan et Hum, réputées pour leurs truffes et leur art, tandis qu’au sud vous attendent le littoral sauvage du parc naturel du cap Kamenjak avec ses 23 plages et le parc national des Brijuni. Comptez 5 à 7 jours sur place : le printemps et l’automne se prêtent mieux aux visites et à la gastronomie (les truffes sont à leur apogée en octobre), l’été convient davantage à la baignade, avec des températures de 27 à 30 degrés. En voiture, la route passe par l’Autriche et la Slovénie jusqu’à l’autoroute A9, en forme de « Y ».
Si tu rêves de vacances estivales au bord de la mer ou d’un road trip printanier à la découverte d’une cuisine exceptionnelle, l’Istrie en Croatie est une valeur sûre. Cette plus grande péninsule croate, située entre le golfe de Trieste et celui de Kvarner, offre un mélange de cultures tout à fait unique qui te séduira immédiatement. Sur la côte, tu trouveras des villes historiques à l’architecture vénitienne, tandis que l’arrière-pays t’attend avec ses paysages vallonnés couverts de vignobles, d’oliveraies et de petites villes médiévales perchées sur les collines.
C’est justement grâce à cet arrière-pays que l’Istrie est souvent surnommée la Toscane croate, et il faut bien le dire, ce surnom est amplement mérité. L’ambiance locale est fortement marquée par la culture italienne, ce que tu remarqueras non seulement dans l’excellente gastronomie, mais aussi dans le bilinguisme officiel des villes côtières. Les noms sur les panneaux apparaissent ainsi couramment en croate et en italien, alors ne sois pas surpris si les panneaux t’indiquent Rovigno au lieu de Rovinj.
Dans cet article, tu trouveras 15 choses à voir et à faire en Istrie pour profiter au maximum de tes vacances. Je vais te conseiller quelles villes visiter absolument, où déguster les meilleures truffes et quels coins de nature valent le détour. Sans oublier les informations pratiques sur les transports, le choix de l’hébergement et les conseils pour découvrir les plus belles plages.
Résumé pour ceux qui n’ont pas le temps de tout lire
La plus belle ville : Rovinj est la perle absolue de la péninsule, avec sa vieille ville aux ruelles étroites et son imposante église Sainte-Euphémie à ne surtout pas manquer.
Histoire et antiquité : pour les vestiges romains, direction Pula et son immense arène antique ; les amateurs d’art byzantin apprécieront la basilique euphrasienne de Poreč.
Le charme de l’arrière-pays : visite les villages perchés de Motovun, Grožnjan et Hum, qui offrent des vues magnifiques, le calme et une ambiance artistique.
Paradis gourmand : l’Istrie est mondialement réputée pour ses truffes et son excellente huile d’olive ; goûte absolument les pâtes locales fuži et le vin Malvazija.
Merveilles naturelles : au sud de la péninsule, explore la côte sauvage du parc naturel du cap Kamenjak, et le parc national des îles Brijuni mérite aussi une excursion en bateau.
Comment y aller : depuis la France, l’idéal est de prendre un vol direct vers Pula (avec Transavia ou Volotea selon la saison) ou de rejoindre l’Istrie en voiture via l’Italie et la Slovénie ; sur place, tu utiliseras l’autoroute en forme de Y.
Meilleure période : pour la découverte et la gastronomie, privilégie le printemps et l’automne ; pour la baignade, l’été bien sûr, mais en t’attendant à la foule.
Le choix de la période idéale dépend surtout de ce que tu attends de tes vacances. Si ton objectif principal est de te baigner dans la mer et de bronzer, pars en juillet ou en août. Les températures de l’air oscillent alors généralement entre 27 et 30 degrés, la mer est délicieusement chaude, mais tu dois te préparer à des plages et des villes historiques noires de monde.
Pour des vacances actives pleines d’excursions, le meilleur choix reste mai, juin ou septembre. Les températures sont très agréables, le plus souvent entre 19 et 24 degrés, ce qui est idéal pour visiter les monuments et faire du vélo. En juin et en septembre, on peut généralement se baigner sans problème, tout en évitant la grosse affluence estivale, et les prix des hébergements sont souvent un peu plus doux.
Si c’est surtout la gastronomie locale qui t’attire, envisage une visite en automne, au mois d’octobre. C’est en effet à cette période que culmine la haute saison des précieuses truffes blanches et que de nombreux festivals culinaires se déroulent dans l’arrière-pays. De plus, la nature automnale se pare de magnifiques teintes chaudes, ce qui confère à la Toscane croate une atmosphère incroyablement romantique.
Où se loger en Istrie
💡 Conseil hébergement et activités : nous cherchons toujours nos hébergements de préférence sur Booking.com, qui propose en général les meilleures conditions d’annulation. Pour les billets, excursions et activités, mieux vaut comparer et réserver via GetYourGuide.
L’Istrie offre un éventail de possibilités si large que chaque type de voyageur y trouvera son bonheur. Si tu cherches le romantisme et que payer un peu plus pour un emplacement d’exception ne te dérange pas, loge directement à Rovinj ou dans ses environs immédiats. À l’inverse, les familles avec enfants se dirigent souvent vers les alentours de Poreč ou les resorts de Zelena Laguna, où l’on trouve une infrastructure parfaite, des plages à entrée douce dans l’eau et de nombreuses animations pour les plus petits.
Pour ceux qui veulent combiner baignade, découverte de l’histoire antique et nature sauvage, Pula ou Medulin et Premantura, situés plus au sud, font une excellente base. De là, le splendide cap Kamenjak n’est qu’à un saut de puce. Les amateurs de tranquillité, de vin et de bonne chère devraient quant à eux envisager un hébergement dans l’arrière-pays, où l’on trouve de superbes villas en pierre avec piscine et d’authentiques agritourismes entourés d’oliveraies.
Voici quelques suggestions concrètes d’hébergements que tu peux facilement réserver, par exemple via Booking :
Hotel Lone à Rovinj est un hôtel design cinq étoiles situé juste à côté du parc forestier de Zlatni rt. Il propose un spa haut de gamme et de superbes piscines, ce qui en fait le choix idéal pour des vacances luxueuses en couple.
Boutique Hotel Kaštel se trouve directement au sommet de la colline du Motovun historique. Si tu veux vivre l’ambiance authentique de l’arrière-pays, admirer les vues sur la vallée de la Mirna et déguster des truffes, tu seras conquis.
Maistra Select Amarin Resort à deux pas de Rovinj est absolument fantastique pour les familles avec enfants. Tu y trouveras des appartements spacieux, plusieurs piscines et une plage de galets, et en plus, un bateau-taxi régulier rejoint le centre de Rovinj.
Photo : Michał Miszczak / Pexels
15 choses à voir et à faire en Istrie
Découvrons ensemble le meilleur de ce que cette péninsule si variée a à offrir. Que tu adores flâner dans les ruelles étroites, que tu cherches les plus belles plages ou que tu te réjouisses d’expériences culinaires inoubliables, les lieux suivants ne devraient pas manquer à ton itinéraire.
1. Rovinj et l’église Sainte-Euphémie
Rovinj est sans aucun doute la ville la plus photogénique et la plus romantique de toute l’Istrie. Sa vieille ville s’étend sur une presqu’île qui était à l’origine une île, reliée à la terre ferme seulement au XVIIIe siècle. Ici, les maisons semblent littéralement surgir de la mer et les ruelles pavées étroites te transportent instantanément dans le temps, au point que tu te croiras davantage dans une petite Venise qu’en Croatie.
Le monument emblématique de la ville est l’église baroque Sainte-Euphémie, qui se dresse au sommet même de la colline. Cet édifice du XVIIIe siècle abrite un sarcophage contenant les reliques de la patronne de la ville, qui, selon la légende, serait arrivé par la mer vers l’an 800. L’entrée de l’église est gratuite, mais pour environ 4 euros tu peux gravir le campanile haut de 60 mètres, une réplique fidèle de celui de la basilique Saint-Marc à Venise, et profiter d’une vue époustouflante sur l’archipel voisin.
En montant vers l’église, emprunte absolument la célèbre rue Grisia, jalonnée de petites galeries, d’ateliers et de boutiques de céramique. Le deuxième dimanche d’août, cette rue se transforme en une immense exposition à ciel ouvert où affluent les artistes de toute la région. N’oublie pas non plus d’admirer l’arc de Balbi du XVIIe siècle et de t’imprégner de l’ambiance du pittoresque port de pêche rempli de barques traditionnelles appelées batana.
💡 Astuce : la circulation des voitures est interdite dans la vieille ville, alors gare-toi sur l’un des parkings relais en périphérie du centre. En haute saison, je te conseille d’arriver vraiment tôt le matin pour éviter les embouteillages et trouver une place libre.
2. Le parc forestier de Zlatni rt (Punta Corrente)
À environ 15 minutes de marche au sud du centre de Rovinj s’étend le magnifique parc forestier de Zlatni rt, également connu sous le nom de Punta Corrente. Ce parc naturel protégé de 52 hectares a été créé dès la fin du XIXe siècle et offre une échappatoire parfaite à la chaleur estivale. Tu y trouveras de denses bosquets de pins, de cyprès, mais aussi des arbres exotiques comme des cèdres ou des ginkgos biloba.
Le parc est bordé de superbes criques aux plages de galets et de rochers, dont les plus connues sont les baies de Lone et de Škaraba. L’eau y est d’une propreté et d’un turquoise incroyables, ce qui fait du parc un lieu idéal pour une journée entière de baignade et de snorkeling. Grâce aux grands arbres, tu y trouves toujours facilement de l’ombre, et tu peux donc te passer de parasol.
Au-delà de la baignade, Zlatni rt est un paradis pour les loisirs actifs. Tout le parc est sillonné de larges chemins de gravier, parfaits pour le vélo, la course à pied ou de longues promenades avec une poussette. Si tu aimes l’adrénaline, tu y trouveras même une ancienne carrière, qui sert aujourd’hui de site prisé d’escalade libre, avec des voies de différentes difficultés directement au-dessus de la mer.
💡 Astuce : loue un vélo à Rovinj et parcours toute la côte du parc jusqu’au cap, c’est une excellente façon de découvrir des criques plus petites et isolées où tu auras plus d’intimité pour te baigner.
3. Poreč et la basilique euphrasienne
La ville de Poreč a conservé jusqu’à aujourd’hui son plan urbain romain d’origine, si bien que tu te promèneras le long des artères principales Decumanus et Cardo, comme les anciens Romains. Au bout de la vieille ville, tu peux admirer les vestiges du forum antique de Marafor ainsi que les ruines des temples de Neptune et de Mars. Mais Poreč est mondialement connue surtout grâce à un monument tout à fait exceptionnel.
Il s’agit de la basilique euphrasienne paléobyzantine du VIe siècle, inscrite en 1997 au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce complexe a été commandité par l’évêque Euphrasius et son plus grand trésor réside dans ses mosaïques dorées à couper le souffle, dans l’abside principale. Ces mosaïques représentent la Vierge Marie entourée d’anges et l’évêque lui-même lui offrant une maquette de l’église ; elles comptent parmi les plus précieux exemples d’art byzantin en Europe.
L’entrée de l’ensemble du complexe coûte environ 10 euros (réduction généralement pour les étudiants) et comprend non seulement la visite de la basilique, mais aussi celle du palais épiscopal attenant, du musée et la montée au campanile. De son sommet, tu profiteras d’une belle vue sur les toits rouges de la vieille ville et la mer bleue. En haute saison, c’est ouvert jusqu’en soirée, mais souviens-toi que le complexe est généralement fermé aux touristes le dimanche et les jours fériés.
💡 Astuce : à Poreč et dans ses environs, tu trouveras aussi un très grand nombre de resorts de vacances prisés, comme Lanterna ou Zelena Laguna, qui se vantent de belles plages récompensées du Pavillon Bleu pour la propreté et la qualité de leurs services.
4. Pula et son arène impressionnante
Pula est tout simplement la plus grande ville de toute la péninsule istrienne, et son atmosphère est nettement différente des charmantes ruelles de Rovinj. Cette ville respire une profonde histoire antique et son monument absolument incontournable est son impressionnant amphithéâtre romain, appelé simplement l’Arène. Cet édifice du Ier siècle de notre ère compte parmi les six plus grandes arènes romaines conservées au monde et il est dans un état de conservation incroyable.
L’entrée de l’amphithéâtre revient à environ 10 euros et tu peux visiter non seulement l’arène où combattaient autrefois les gladiateurs, mais aussi les vastes espaces souterrains. Aujourd’hui, l’arène revit à travers la culture et accueille de grandioses concerts d’été et un célèbre festival de cinéma. Les horaires varient selon les mois, mais en juillet et août tu peux t’y rendre de 8 h du matin jusqu’à 23 h le soir.
Outre l’arène, Pula offre aussi d’autres monuments antiques importants. En te promenant dans le centre, tu ne manqueras certainement pas l’élégant temple d’Auguste sur la place principale, l’arc richement décoré des Sergii ou l’ancienne porte d’Hercule. La ville dégage une impression vivante et un peu plus industrielle, mais pour les amateurs d’histoire, sa visite est absolument incontournable.
💡 Astuce : si cette ville antique t’a séduit et que tu veux en savoir plus en détail, lis notre article dédié consacré uniquement à ce qu’il faut voir à Pula.
5. Motovun et les forêts à truffes
Quand tu quittes la côte pour t’enfoncer dans l’arrière-pays, le paysage se transforme radicalement en collines verdoyantes et vignobles. Sur l’une des collines les plus hautes, dressée à pic au-dessus de la vallée de la rivière Mirna, se trouve la magnifique petite ville fortifiée de Motovun. Tout autour de la ville courent des remparts de pierre bien conservés, que tu peux parcourir moyennant une petite somme pour admirer des vues panoramiques dans toutes les directions.
Mais Motovun est surtout célèbre pour quelque chose qui se cache au plus profond des forêts en contrebas. La dense forêt de Motovun est en effet l’un des meilleurs gisements de truffes au monde. Ce biotope humide forme le fameux triangle des truffes entre les villes de Pazin, Buje et Buzet, où affluent chaque année les gourmets de toute l’Europe. Dans les restaurants locaux, tu peux ainsi savourer des truffes fraîches sous toutes leurs formes, à des prix un peu plus abordables qu’en Italie ou en France.
La petite ville vit aussi au rythme de la culture : pendant de longues années s’y est tenu le prestigieux Motovun Film Festival. Il faut toutefois souligner que depuis 2023, ce festival a déménagé dans la région de Gorski kotar et a changé de nom ; donc si tu te rends à Motovun principalement pour les films, mieux vaut vérifier au préalable les informations et le lieu actualisés. Mais même sans festival, ce lieu a un charme incroyable.
💡 Astuce : on ne peut pas accéder en voiture jusqu’au centre historique. Tu dois te garer sur le parking en contrebas de la colline et monter à pied par la côte assez raide, ou bien utiliser la navette de bus locale.
6. Grožnjan, la ville des artistes
Non loin de Motovun se trouve une autre superbe petite ville perchée nommée Grožnjan. Tandis que Motovun sent la truffe, Grožnjan sent la peinture, les toiles et déborde d’une incroyable énergie artistique. Cette ville était presque abandonnée au milieu du XXe siècle, mais dans les années 1960, un groupe d’artistes l’a découverte et a commencé à restaurer les vieilles maisons en ruine pour les transformer en ateliers.
Aujourd’hui, Grožnjan est à juste titre surnommée la « ville des artistes » et dans ses étroites ruelles de pierre tu trouveras des dizaines de petites galeries, de boutiques d’artisanat et de petits magasins indépendants. Tu peux y flâner des heures, observer les maîtres au travail et y acheter des souvenirs vraiment originaux et de qualité — des bijoux faits main aux superbes céramiques.
L’été, la ville s’anime aussi grâce à des ateliers et festivals de musique. Par les fenêtres ouvertes des vieilles maisons s’échappent dans les rues le son du piano, du violon et de groupes de jazz, ce qui crée un décor tout à fait magique. S’attabler dans un petit café avec vue sur les vignobles environnants et écouter de la musique live, voilà une expérience qu’on n’oublie tout simplement pas.
💡 Astuce : Grožnjan est très petite, deux heures suffiront largement pour la visiter, c’est donc idéal de combiner sa visite avec une excursion vers Motovun ou Buzet, tout proches, dans le cadre d’un même après-midi.
7. Hum et Buzet : la plus petite ville du monde et la capitale de la truffe
Si tu aimes les curiosités, tu ne dois pas manquer Hum lors de ton road trip. Ce lieu pittoresque détient le titre de plus petite ville du monde, puisqu’elle ne compte qu’environ 20 habitants permanents. Malgré sa taille miniature, tu y trouves tout ce qu’une vraie ville doit avoir – des remparts, une porte, une petite église, et même une auberge traditionnelle appelée konoba, où tu peux goûter des spécialités locales.
Hum est aussi étroitement lié au glagolitique, ancienne écriture slave. La célèbre allée glagolitique y mène : il s’agit d’un sentier long de 7 kilomètres qui part du village de Roč, jalonné de onze grands monuments de pierre dédiés à cette écriture. À Hum même, n’oublie pas de goûter la spécialité locale appelée biska, une liqueur traditionnelle aux herbes à base de gui, préparée selon une recette ancestrale.
À environ 14 kilomètres de Hum se trouve la ville bien plus grande de Buzet, qui se proclame fièrement « ville de la truffe ». Si tu y arrives en septembre, tu peux assister au grandiose festival Subotina, dont le point d’orgue est la préparation d’une omelette géante à base de milliers d’œufs et d’une bonne dose de truffes fraîches, directement sur la place principale. C’est une belle occasion de goûter cette coûteuse délicatesse dans une ambiance détendue et festive.
💡 Astuce : aux alentours de Buzet, tu trouveras de nombreuses fermes familiales et entreprises qui organisent des chasses à la truffe. Tu peux ainsi partir en forêt avec des chiens spécialement dressés et vivre de tes propres yeux le fascinant processus de recherche de ces champignons souterrains.
8. La gastronomie istrienne : truffes, huile d’olive et vin
L’Istrie est un véritable paradis pour tous les amateurs de bonne chère et de bons vins. Comme tu le sais déjà, le trésor local, ce sont les truffes. Les plus chères, les truffes blanches (tuber magnatum), ont leur saison de septembre à janvier, avec un pic en octobre, tandis que les truffes noires, moins aromatiques, poussent de mai à septembre. Le plus souvent, elles sont servies râpées sur les pâtes traditionnelles faites à la main, appelées fuži ou pljukanci — en combinaison avec un œuf ou des champignons, c’est un plat végétarien absolument parfait.
Autre attrait majeur : l’huile d’olive locale. L’Istrie a été désignée à plusieurs reprises par le guide mondial Flos Olei comme la meilleure région oléicole du monde, devançant ainsi les célèbres régions d’Italie ou d’Espagne. On y trouve des dizaines de producteurs primés à l’international et je te recommande vivement de t’arrêter chez l’un des oléiculteurs familiaux pour une dégustation, où tu découvriras l’énorme différence entre une huile fraîche premium et celle du supermarché.
Au bon repas en Istrie s’associe inévitablement un excellent vin local. Le cépage blanc le plus connu est le Malvazija Istarska, sec, agréablement citronné et minéral — idéal pour les chaudes journées d’été. Parmi les vins rouges, c’est le robuste et corsé Teran qui domine. Méritent aussi d’être cités la copieuse soupe de légumes maneštra ou les plats traditionnels à base de viande du bœuf local à longues cornes appelé boškarin, de poisson et du jambon séché pršut, que tu verras à la carte de presque toutes les konoba.
💡 Astuce : si tu veux acheter du vin de qualité directement à la source, visite des domaines réputés comme Kozlović à Momjan ou Kabola, où le vin vieillit dans des amphores enterrées dans le sol, ce qui ajoute à la visite et à la dégustation une dimension très originale.
9. Le parc national des îles Brijuni
L’archipel des Brijuni, situé non loin de la côte près de la ville de Fažana, est un lieu fascinant à l’histoire très inhabituelle. Il est constitué de 14 îles au total, dont la plus grande, Veliki Brijun, est accessible au public. Cette île a servi pendant des décennies de résidence d’été au président yougoslave Tito, qui y recevait chefs d’État et célébrités du monde entier, ce que rappellent encore aujourd’hui les expositions locales.
Sur l’île, tu trouveras un mélange d’attractions vraiment inattendu. Un vaste parc safari s’y étend, né grâce aux dons d’animaux offerts par des délégations étrangères — tu y croiseras ainsi par exemple des éléphants, des zèbres ou des lamas paissant librement dans la nature croate. Tu peux aussi y admirer les vestiges d’une luxueuse villa romaine du Ier siècle, des fortifications byzantines et même un terrain de golf parfaitement entretenu.
On accède aux Brijuni uniquement par une traversée organisée depuis le port de Fažana. Le forfait de base, comprenant le billet aller-retour en bateau, une promenade d’environ une heure en petit train touristique sur l’île, la visite du safari et des musées locaux, coûte en saison autour de 35 euros. Cette excursion te prendra environ 4 heures et offre un regard tout à fait différent sur l’histoire croate.
💡 Astuce : la capacité des bateaux au départ de Fažana est souvent épuisée pendant les mois d’été, alors réserve tes billets et l’horaire de la traversée bien à l’avance en ligne, directement sur le site officiel du parc national. Différentes croisières d’excursion peuvent aussi se réserver facilement via des plateformes comme GetYourGuide.
10. Le canal de Lim (fjord de Lim)
Bien qu’on l’appelle souvent fjord de Lim, il s’agit géologiquement d’une vallée fluviale submergée, autrement dit d’un canyon. Ce bras de mer d’environ 10 kilomètres de long et très étroit s’enfonce profondément dans les terres entre les villes de Rovinj et Vrsar. Ses rives escarpées sont densément boisées et toute la zone dégage une impression incroyablement calme et nordique, qui contraste fortement avec la côte animée.
L’eau du canal a une composition particulière, car l’eau de mer salée s’y mêle à des sources d’eau douce, ce qui crée des conditions idéales pour l’élevage d’huîtres et de moules. Tu verras ces parcs directement à la surface et tu trouveras sur la rive plusieurs restaurants de poisson réputés, où affluent les gourmets pour les fruits de mer les plus frais. Le canal abrite aussi une célèbre grotte de pirates qui invite à l’exploration.
La plus belle vue sur le canal de Lim s’offre à toi depuis le pont d’un bateau. Des ports de Rovinj ou de Vrsar partent chaque jour de nombreux bateaux d’excursion qui t’emmènent pour une croisière d’environ quatre heures à travers tout le canyon, avec plusieurs arrêts baignade. Si tu voyages en voiture, tu peux t’arrêter sur plusieurs belvédères aménagés le long de la route, d’où tu prendras les meilleures photos panoramiques.
💡 Astuce : toute la zone du canal de Lim est une réserve naturelle strictement protégée, donc la baignade libre est interdite en dehors des endroits autorisés, tout comme la circulation des bateaux à moteur et des jet-skis, ce qui garantit un calme exceptionnel.
11. Le parc naturel du cap Kamenjak
Tout au sud de la péninsule istrienne, près du petit village de Premantura, se trouve l’une des plus belles merveilles naturelles de Croatie — le cap Kamenjak. Ce parc naturel protégé d’environ 14 kilomètres carrés offre plus de 30 kilomètres de côte époustouflante, sauvage et découpée. Tu y trouveras au total 23 plages et criques, qui alternent galets, falaises rocheuses spectaculaires et eau turquoise.
Kamenjak est un véritable paradis pour les amateurs de loisirs actifs et d’adrénaline. Les amateurs de snorkeling y trouveront leur bonheur, car l’eau y est cristalline, tout comme ceux qui adorent sauter des rochers dans l’eau profonde. Le parc est parcouru d’un dense réseau de chemins de terre, c’est donc un endroit absolument idéal pour une excursion d’une journée en VTT avec de nombreux arrêts baignade. On y compte aussi plus de 600 espèces de plantes et, avec un peu de chance, tu peux y croiser le phoque moine de Méditerranée, espèce protégée.
L’entrée du parc est payante, mais on ne paie que l’accès en véhicule motorisé. En haute saison, compte une redevance d’environ 10 à 15 euros par voiture et par jour. Si tu décides d’explorer le parc à pied ou à vélo, l’entrée est entièrement gratuite. Ne manque surtout pas de visiter l’emblématique Safari Bar, construit directement dans les roseaux denses et qui propose des rafraîchissements fantastiques dans un cadre insolite.
💡 Astuce : en été, de longues files se forment aux barrières de péage à l’entrée, alors achète ton billet d’accès en voiture à l’avance en ligne, tu t’épargneras ainsi beaucoup de temps et de nerfs à attendre en plein soleil. Tu trouveras plus de détails sur la visite dans notre article sur le parc Kamenjak.
Photo : Marcin Grochowski / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0 pl
12. La grotte de Baredine (Jama Baredine)
Si tu veux te reposer du soleil croate brûlant, descends dans les profondeurs de la grotte karstique de Baredine. Cette curiosité géomorphologique se trouve près du village de Nova Vas, à quelques kilomètres seulement de Poreč. Lors d’une visite guidée d’environ 40 minutes, tu descendras par des escaliers sécurisés jusqu’à 60 mètres de profondeur, où t’attendent d’agréables 14 degrés Celsius.
Le parcours de visite te conduit à travers cinq salles richement décorées, remplies de concrétions de toutes formes et tailles. Tu y verras de superbes stalactites, stalagmites et de puissantes colonnes calcaires, dont certaines évoquent par leurs formes une statue de la Vierge Marie ou la tour penchée de Pise. La grotte est magnifiquement éclairée et les guides commentent en plusieurs langues, tu apprendras donc une foule de choses intéressantes sur la formation de ce labyrinthe souterrain.
Tout au fond de la grotte, près d’un petit lac souterrain, t’attend la plus grande surprise. Y vit un rare amphibien endémique, le protée anguillard, souvent surnommé « poisson humain » à cause de sa peau rosâtre. L’entrée de la grotte, ouverte d’avril à octobre, revient à 12 euros pour un adulte, les étudiants paient 10 euros et les enfants de 5 à 15 ans entrent pour 8,50 euros.
💡 Astuce : autour de la grotte a été aménagé un agréable site avec un petit musée du tracteur, un restaurant et une terrasse extérieure, si bien que tu peux y passer tranquillement tout un après-midi détendu, même avec de jeunes enfants.
13. Les villes côtières d’Umag et Novigrad
Sur la côte nord-ouest de l’Istrie se trouvent les villes d’Umag et Novigrad, qui servent souvent de première étape, car elles sont les plus proches de la frontière slovène. Umag est une station balnéaire moderne surtout connue pour le sport, puisqu’on y tient chaque année le prestigieux tournoi de tennis ATP Croatia Open. La ville se distingue par de grandes marinas remplies de yachts de luxe et d’excellentes infrastructures pour des vacances actives.
Novigrad est en comparaison un peu plus calme et a conservé le charme d’une petite ville de pêcheurs. Son centre historique s’étend sur une petite presqu’île et est encore aujourd’hui partiellement entouré de remparts médiévaux bien conservés, le long desquels tu peux te promener de façon romantique. La ville est réputée pour sa gastronomie de pointe et tu y trouveras quelques-uns des meilleurs restaurants de poisson de toute l’Istrie.
Les deux villes sont reliées par une belle promenade côtière, idéale pour des balades en soirée ou un jogging matinal. Les plages de cette zone nord sont principalement des plateformes en béton ou des criques de galets aménagées à entrée douce, ce qu’apprécieront surtout les familles avec de jeunes enfants en quête d’une baignade sûre et sans grosses vagues.
💡 Astuce : si la région du nord de l’Istrie t’intéresse et que tu envisages d’y loger, jette un œil à notre guide détaillé, où nous résumons tout ce que tu peux faire à Umag.
14. Opatija et la promenade Lungomare
Même si Opatija se situe précisément à la frontière entre l’Istrie et le Kvarner, elle ne devrait absolument pas manquer à ta liste de voyage. Cette ville est surnommée à juste titre la « Vienne du bord de mer », car elle te séduira immédiatement par son atmosphère raffinée et ses magnifiques villas habsbourgeoises. Opatija est en effet la plus ancienne station balnéaire de Croatie, où venait déjà se reposer la haute société austro-hongroise au XIXe siècle.
Le symbole des débuts du tourisme local est la magnifique Villa Angiolina de 1844, entourée d’un vaste parc botanique rempli de plantes exotiques du monde entier. Aujourd’hui, cette villa abrite l’intéressant Musée croate du tourisme, qui retrace l’évolution du voyage sur la côte adriatique. Toute la ville dégage une impression très élégante, soignée et luxueuse, pleine de cafés et d’hôtels haut de gamme.
Mais le plus grand attrait d’Opatija reste sa célèbre promenade appelée Lungomare. Ce sentier piéton pavé longe directement la mer sur une longueur incroyable de 12 kilomètres et relie le village de pêcheurs de Volosko, Opatija elle-même et la voisine Lovran. La promenade à l’ombre de chênes et de lauriers centenaires, avec une vue permanente sur la mer et de majestueuses falaises, est une expérience tout simplement à couper le souffle.
💡 Astuce : sur la promenade Lungomare, tu tomberas sur une foule de jolis recoins, mais n’oublie surtout pas de photographier la statue de la Jeune fille à la mouette, qui se dresse sur un rocher au milieu des vagues et est devenue le symbole le plus connu de toute Opatija.
15. Les plus belles plages de l’Istrie
L’Istrie n’est certes pas une destination typique avec de longues plages de sable, mais cela ne veut pas dire qu’on n’y trouve pas de magnifiques endroits où se baigner. La côte est principalement constituée de criques de galets romantiques, de rochers pittoresques et parfois de môles en béton, ce qui garantit une eau incroyablement propre et limpide. Énorme avantage aussi : beaucoup de plages sont bordées de pinèdes odorantes qui offrent l’ombre naturelle si précieuse.
Alors, où trouver les meilleures plages ? Le summum absolu, ce sont les criques rocheuses cachées du parc naturel du cap Kamenjak, où tu te croiras sur une île déserte. Si tu préfères les plages mieux équipées, dirige-toi vers la station de Rabac sur la côte est, qui s’enorgueillit de galets d’un blanc éclatant et de plusieurs Pavillons Bleus pour la qualité de l’eau. Les baies de Lone et de Mulini, en plein cœur du parc forestier de Zlatni rt à Rovinj, offrent aussi une belle baignade à l’ombre des arbres.
Pour les familles avec enfants, la station de Medulin est l’idéal absolu. Sa plage de Bijeca est en effet sablonneuse et incroyablement peu profonde, si bien que les enfants peuvent y patauger et jouer en toute sécurité dans l’eau chaude à des dizaines de mètres du rivage. Tu trouveras aussi des plages très prisées et parfaitement équipées, à entrée douce et avec une foule d’attractions aquatiques, dans les environs de Poreč, par exemple aux plages de Borik ou Brulo.
💡 Astuce : même si les plages de galets sont magnifiques, elles peuvent être assez désagréables à fouler sans chaussures d’eau. Glisse-les donc absolument dans ta valise, tout comme un masque de plongée, car les rochers istriens sont parfaits pour le snorkeling.
Où aller après l’Istrie
Si tu disposes de plus de temps pour découvrir la Croatie et que tu ne veux pas rester au même endroit, l’Istrie est un excellent tremplin pour explorer plus loin. Tu peux poursuivre vers le sud et découvrir d’autres beautés de la côte ou des îles. Pour t’inspirer, je te recommande de parcourir nos autres guides détaillés, qui t’aideront dans ta planification.
Si tu hésites encore sur une destination précise, lis notre article où partir en vacances en Croatie, où nous analysons les avantages de chaque région.
Tu te demandes comment ça fonctionne pour le logement ? Nous avons une foule de conseils sur l’hébergement en Croatie, des campings aux hôtels de luxe.
Et si tu voulais vivre la mer sous un angle totalement différent, nous avons rédigé un guide pour profiter de la Croatie en bateau, même sans expérience de capitaine.
Photo : Rachel Claire / Pexels
Questions fréquentes
Quel est le meilleur moyen de se rendre en Istrie depuis la République tchèque ?
Le trajet en voiture est très confortable et rapide. u003cstrongu003eLa majeure partie du parcours passe par l’Autriche et la Slovénieu003c/strongu003e, où il ne faut pas oublier les vignettes autoroutières. À la frontière croate, vous passerez par les postes-frontières de Plovanija ou Kaštel et u003cstrongu003evous rejoindrez le fameux « Y » d’Istrieu003c/strongu003e, qui est l’autoroute A9 menant jusqu’à Pula. En avion, vous pouvez rejoindre l’aéroport saisonnier de Pula, ou utiliser l’aéroport de Trieste en Italie.
Y a-t-il des péages autoroutiers en Istrie ?
La Croatie n’a pas de vignettes autoroutières, u003cstrongu003eles péages se paient sous forme de péage aux barrières de péageu003c/strongu003e. Une particularité des autoroutes istriennes A9 et A8 est que u003cstrongu003eune grande partie des tronçons est gratuiteu003c/strongu003e. On ne paie que pour le passage du tunnel d’Učka et pour le tronçon Kanfanar–Rogovići, le passage complet de l’A8 revenant à moins de 5 euros pour une voiture.
Y a-t-il des plages de sable en Istrie ?
L’Istrie est u003cstrongu003esurtout connue pour ses plages de galets et rocheusesu003c/strongu003e, ou ses plateformes en béton, qui garantissent une eau cristalline. Il existe cependant des exceptions, u003cstrongu003ela plus célèbre étant la plage de sable de Bijeca à Medulinu003c/strongu003e, qui est extrêmement populaire auprès des familles avec de jeunes enfants grâce à son entrée dans l’eau peu profonde.
Combien de jours faut-il pour visiter l’Istrie ?
Pour des vacances tranquilles, où vous pourrez visiter les plus belles villes comme Rovinj et Poreč, explorer l’arrière-pays avec Motovun et passer une journée dans la nature à Kamenjak, u003cstrongu003eje recommande de prévoir 5 à 7 joursu003c/strongu003e. Étant donné que u003cstrongu003eles distances sur la péninsule se comptent en dizaines de kilomètresu003c/strongu003e, vous pouvez choisir une seule base et organiser des excursions d’une journée à partir de là.
Où puis-je déguster les meilleures truffes en Istrie ?
Le cœur truffier de l’Istrie est u003cstrongu003ela vallée de la rivière Mirna et la forêt de Motovunu003c/strongu003e, située dans le triangle entre les villes de Pazin, Buje et Buzet. Si vous vous y rendez en automne, u003cstrongu003evisitez absolument la ville de Buzet ou le village de Livadeu003c/strongu003e, où se trouvent le célèbre restaurant et la boutique Zigante et où se tiennent en automne les fameux festivals et dégustations de truffes.
L’Istrie est-elle adaptée au cyclisme ?
Absolument ! u003cstrongu003eL’Istrie est parcourue par un excellent réseau de pistes cyclablesu003c/strongu003e, aussi bien le long de la côte qu’à l’intérieur des terres. Le parcours le plus connu et u003cstrongu003ele plus apprécié est la Parenzanau003c/strongu003e, une magnifique piste cyclable aménagée sur le tracé d’une ancienne voie ferrée à voie étroite désaffectée, qui va de Trieste jusqu’à Poreč et mesure plus de 120 kilomètres.
Qu’est-ce que le boškarin, que l’on trouve souvent au menu ?
En lisant les menus dans les restaurants istriens, u003cstrongu003evous tomberez souvent sur le mot boškarinu003c/strongu003e. Il s’agit d’u003cstrongu003eune race traditionnelle de bovins istriens à longues cornesu003c/strongu003e, qui était autrefois utilisée pour le travail dans les champs et qui est aujourd’hui considérée comme une spécialité gastronomique locale.
TL;DRCe guide complet de Paris pour 2026 réunit 38 idées concrètes de visites, de la tour Eiffel et du Louvre à la cathédrale Notre-Dame tout juste rouverte, en passant par le quartier du Marais et la basilique du Sacré-Cœur à Montmartre. Privilégiez mai, septembre et octobre ; évitez plutôt août, période des bistrots fermés et de la chaleur. Comptez trois heures pour le Louvre en passant par l’entrée Porte des Lions, l’accès à Notre-Dame est gratuit, et le Centre Pompidou reste fermé jusqu’en 2030. Pour un séjour familial de 3 jours, prévoyez un budget de 25 000 à 35 000 couronnes tchèques, tandis qu’un week-end étudiant à deux se boucle dès 10 000 couronnes tchèques. Le guide propose aussi des itinéraires de 2 à 5 jours et met en garde contre les arnaques classiques, comme la bague en or ou les faux billets pour la tour Eiffel.
Des millions de couples partent chaque année pour des week-ends prolongés à Paris. Paris est l’une des destinations touristiques les plus populaires. Et bien qu’elle porte depuis des années le titre de ville la plus romantique du monde, chacun y trouvera vraiment son compte. La visite de Paris plaira aux étudiants, aux familles avec enfants, mais aussi aux seniors. Voyons ensemble ce qu’il faut voir à Paris, où se loger au mieux et comment éviter les files d’attente pour les billets.
Le climat à Paris ne diffère pas beaucoup du nôtre, les étés y sont chauds, seuls les hivers sont un peu plus doux que chez nous. En général, il n’y pleut pas très souvent. Les mois les plus chauds sont juillet et août, le mois le plus froid est janvier. Vous pouvez donc partir à Paris au printemps, en été comme en automne.
Mois
Température
Janvier
6 °C
Février
8 °C
Mars
12 °C
Avril
15 °C
Mai
20 °C
Juin
23 °C
Juillet
25 °C
Août
25 °C
Septembre
21 °C
Octobre
16 °C
Novembre
10 °C
Décembre
7 °C
Comment se rendre à Paris
Paris est relativement bien accessible depuis la République tchèque et vous pouvez choisir parmi plusieurs options pour voyager.
En voiture vers Paris
Nous ne recommandons pas particulièrement de voyager en voiture vers Paris, car comme dans les grandes villes, vous devrez gérer le stationnement et une circulation assez dense. Il est bien plus confortable de prendre l’avion pour Paris.
En voiture depuis Prague
Si vous partez en voiture de Prague, vous avez le choix entre trois itinéraires les plus rapides, qui sont très similaires entre eux et se rejoignent sur certaines portions. Dans tous les cas, vous irez d’abord à Nuremberg.
De Nuremberg, vous continuerez tout droit vers Heilbronn, Sarrebruck, puis vous attend Reims et Paris. C’est l’itinéraire le plus rapide, il vous prendra 9 heures 27 minutes.
De Nuremberg à nouveau vers Heilbronn et Mannheim, mais à Sarrebruck vous bifurquerez vers Luxembourg et rejoindrez à nouveau l’itinéraire à Reims. Cet itinéraire est le plus long, il dure 10 heures et 28 minutes.
La troisième possibilité est d’aller de Nuremberg en direction de Würzburg, Mayence, puis de rejoindre à nouveau Sarrebruck. Ce trajet durera 9 heures et 57 minutes.
En voiture depuis Brno
Si vous partez de Brno, vous aurez les mêmes possibilités, vous vous dirigerez d’abord vers Nuremberg, puis selon la situation actuelle, vous choisirez l’un des trois itinéraires. Le plus confortable et le plus rapide est d’aller de Brno par l’autoroute vers Prague et de là continuer vers l’Allemagne.
En bus vers Paris
Si vous n’avez pas la possibilité (ou ne voulez simplement pas) voyager en voiture, les compagnies RegioJet et Flixbus assurent des liaisons directes en bus vers Paris. Un billet aller coûte en moyenne 1 000 CZK, mais peut coûter facilement moins. Les bus circulent le plus souvent de nuit et le voyage dure en moyenne environ 14 heures. Les deux compagnies circulent environ 2 fois par semaine.
En train vers Paris
Il est certes possible de se rendre à Paris en train, mais c’est probablement l’option la moins avantageuse. Un billet aller coûte environ 2 000 CZK, le voyage dure environ 16 heures, et en plus vous changerez plusieurs fois, le plus souvent en Allemagne. Aucune liaison ferroviaire directe vers Paris ne circule.
En avion vers Paris
Au contraire, le plus avantageux est de prendre l’avion pour Paris. Paris possède trois aéroports sur lesquels vous pouvez arriver par vol direct depuis Prague. À l’aéroport Paris-Charles de Gaulle volent les compagnies Air France, Vueling et ČSA. Lisez comment obtenir des billets d’avion pas chers.
Les vols de la compagnie Transavia desservent l’aéroport Paris-Orly et si vous préférez les compagnies low-cost, alors Ryanair dessert l’aéroport Paris-Beauvais. Les billets les moins chers s’obtiennent à partir de 1 800 CZK, mais ils se situent généralement plutôt entre 3 000 – 5 000 CZK.
Où se loger stratégiquement à Paris
Nous recommandons de se loger directement au centre, afin de pouvoir parcourir le maximum à pied. Si vous aimez les excellents petits-déjeuners, nous recommandons l’hôtel moins cher avec des chambres plus petites de la chaîne ibis Paris Bastille Faubourg St Antoine. Très proche du centre se trouve aussi le Mary’s Hotel République. Près du Louvre, vous trouverez l’excellent hôtel Maison Armance – Esprit de France.
Transports parisiens : Comment se déplacer dans Paris
Dans Paris, il est préférable de se déplacer en métro, mais bien sûr il y a aussi des bus ou des taxis.
Billets de transport et où les acheter
Les billets de transport en commun à Paris se divisent selon la durée et les zones, il est donc bon de clarifier à l’avance à quelle fréquence et où vous prévoyez de voyager dans Paris et de choisir la variante de billet en conséquence. Vous les obtiendrez ensuite par exemple dans les bureaux de tabac ou dans les distributeurs automatiques aux arrêts ou stations de métro.
Dans tous les cas, il est possible de payer aussi par carte. Vous pouvez aussi vous procurer des cartes de réduction, dont le prix inclut tous les transports en commun plus d’autres réductions et offres avantageuses. La carte touristique la plus avantageuse est le Paris City Pass.
Métro
L’option de transport la plus courante et la plus rapide dans Paris est le métro. Avec le métro, vous pouvez aller partout dans la ville et il a aussi ses stations près de tous les monuments importants. Le métro parisien compte au total 16 lignes, mais tout est très clair et simple.
Tramway
Si vous voulez vous déplacer seulement sur une courte distance autour du centre, vous pouvez aussi utiliser le tramway. Il n’y a que 10 lignes, désignées T1 – T10. Actuellement, elles ne circulent pas en dehors du centre même et en plus c’est une option de déplacement relativement chère.
Vélo
Un moyen de transport très fréquent à Paris est le vélo, et il serait donc dommage de ne pas profiter de cette possibilité. Presque toute la ville est plate et le long de la Seine se trouve en plus une piste cyclable intéressante. À vélo, vous pouvez aussi accéder à tous les monuments et vous trouverez des stations de location de vélos dans presque toute la ville. Vous louez un vélo via un distributeur automatique et payez par carte. Tous les principaux monuments sont très proches les uns des autres, ils sont donc très bien accessibles aussi à pied.
Paris sans agence : Monuments historiques
Paris offre de nombreux monuments historiques dont la visite ne devrait pas être reportée. Voyons ce qu’il faut voir à Paris.
1) Tour Eiffel
Le symbole le plus célèbre de Paris, la Tour Eiffel, fut construite en 1889 et jusqu’en 1930, il s’agissait de la plus grande construction au monde. Elle mesure 324 mètres et fut construite à l’occasion du centième anniversaire de la Révolution française. À l’origine, elle devait rester sur place seulement temporairement, mais finalement elle fut conservée jusqu’à aujourd’hui.
La tour compte au total trois plateformes d’observation, à 57 mètres, 115 mètres et 276 mètres de hauteur. Des escaliers mènent vers le haut, ainsi qu’un funiculaire, et du deuxième au troisième étage aussi un ascenseur. Au premier étage se trouvent un restaurant, un café, un cinéma avec des films sur l’histoire de la construction et un sol en verre.
Vous pouvez acheter les billets pour la tour soit à l’avance en ligne, soit sur place et les prix diffèrent selon l’étage où vous prévoyez de monter, et aussi selon que vous utilisiez les escaliers ou l’ascenseur.
Où acheter les billets pour la Tour Eiffel ?
Nous préférons acheter les billets pour les attractions via GetYourGuide, car tout fonctionne toujours sans problème, vous n’avez pas besoin de faire la queue nulle part pour les billets et le prix est toujours le même que lors de l’achat aux endroits officiels.
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2) Cathédrale Notre-Dame
Un autre symbole de Paris est la cathédrale gothique Notre-Dame, dont la construction dura du 12e au 14e siècle. siècle. Avant que la Tour Eiffel ne soit construite, cette cathédrale était la plus haute construction de France, ses tours atteignent 69 mètres de hauteur.
En 2019, la construction fut ravagée par les flammes, l’incendie ne put être éteint pendant 12 heures. Pour cette raison, le monument est aujourd’hui fermé aux touristes, mais il vaut la peine de l’admirer au moins de l’extérieur.
3) Sainte-Chapelle
Un autre lieu sur la liste de ce qu’il faut voir à Paris est la Sainte-Chapelle. La Sainte-Chapelle fut construite en seulement sept ans et est connue pour ses magnifiques vitraux. Chacune des quinze fenêtres mesure 15 mètres de hauteur et ensemble elles représentent 1 113 scènes bibliques. Si vous voulez admirer cette beauté de vos propres yeux, il faut réserver une place à l’avance.
4) Basilique du Sacré-Cœur
L’un des autres symboles de Paris et aussi un lieu où il y a toujours beaucoup de touristes et de locaux qui s’y rencontrent, est la Basilique du Sacré-Cœur. La « Basilique du Sacré-Cœur de Jésus », dont le plan a la forme d’une croix, est intéressante principalement par sa façade d’un blanc pur. Grâce à sa couleur, ses tourelles et ses coupoles, on la surnomme parfois « le gâteau ». La basilique est un lieu de pèlerinage important et autour s’étend un parc idéal pour des moments de repos ou un pique-nique dans l’herbe.
5) Arc de Triomphe
Le célèbre Arc de Triomphe parisien est l’un des plus connus au monde. Et pourtant, une ville sur deux en Europe en possède un. :))) C’est précisément à cet endroit que se termine chaque année la course cycliste du Tour de France. Napoléon Bonaparte le fit construire au 19e siècle pour célébrer sa victoire à la bataille d’Austerlitz. L’arc est orné principalement d’histoires de guerres et de mythologie romaine. Moyennant un droit d’entrée, vous pouvez profiter de la vue depuis son toit.
6) Basilique Saint-Denis
La basilique fut construite en 1140 et est la première église au monde qui fut construite dans un style purement gothique. Autrefois, elle servait de nécropole aux rois de France, et c’est pourquoi cette église est souvent surnommée la nécropole française. S’y trouvent les restes de tous les souverains qui régnèrent sur la France du 10e au 18e siècle. siècle.
7) La Bibliothèque Sainte-Geneviève
La Bibliothèque Sainte-Geneviève est une bibliothèque d’État et universitaire construite entre 1843 et 1850. L’architecte de la construction était Henri Labrouste, l’un des premiers à utiliser le fer comme matériau de construction.
Ce qui est particulier, c’est qu’il ne fit pas recouvrir la construction en fer par un mur, mais elle resta découverte, devenant ainsi partie de la décoration. La bibliothèque est extraordinairement intéressante aussi par son intérieur. Sa collection compte environ deux millions de documents.
8) Palais Bourbon
Le palais est le siège de l’Assemblée nationale française. Il fut originellement construit pour la fille de Louis XIV, mais à la fin du 18e siècle, il fut confisqué comme propriété nationale. Le palais est intéressant par ses colonnes corinthiennes et sa décoration de style antique, qui fut ajoutée à l’époque de Napoléon Bonaparte.
9) Palais Royal
Un monument historique important de Paris est le Palais Royal. Le palais original datait de 1622, mais aujourd’hui il n’en reste que l’aile sud-est. Le bâtiment devint palais royal en 1643, quand Anne d’Autriche et son fils Louis XIV s’y installèrent. Le palais brûla plusieurs fois dans le passé et fut ensuite reconstruit. Aujourd’hui y siègent le Conseil d’État et constitutionnel, la Cour de cassation française et le Théâtre national.
10) Les Invalides
Ce nom particulier fut donné à ce bâtiment grandiose selon sa fonction au 17e siècle, quand le roi Louis XIV le fit construire comme foyer pour les vétérans de guerre. Au centre de la construction se trouve une église avec une coupole dominante, qui donne à tout l’édifice sa majesté.
Aujourd’hui s’y trouvent un hôpital, une maison de retraite et le musée de l’Armée et de l’armée française. Vous y trouverez aussi le tombeau de Napoléon Bonaparte et d’autres personnalités importantes.
11) Conciergerie
Conciergerie signifie concierge, à l’origine ce palais servait à l’administrateur du palais royal. À l’époque de la Révolution française, le bâtiment fut utilisé comme prison d’une capacité de 1 200 prisonniers.
Y furent emprisonnés par exemple la princesse Marie-Antoinette ou Maximilien Robespierre. Depuis 1914, la Conciergerie est ouverte au public comme musée.
12) Catacombes de Paris
Les Catacombes de Paris datent de l’époque des Romains antiques, qui les créèrent ici à l’origine comme carrières de pierre. Ces carrières ne devinrent un lieu de dépôt des restes qu’en 1786, depuis cette époque s’y sont accumulés environ 6 millions de squelettes.
Les catacombes forment 190 km de couloirs et se trouvent à 20 m sous terre. Seule une fraction de ces couloirs est accessible au public, dont les murs sont dans cette partie composés de crânes. Les enfants de moins de 18 ans ont l’entrée gratuite, les adultes paient 14 euros. C’est ouvert du mardi au dimanche et bien que cette promenade dans les couloirs aura probablement un caractère légèrement morbide, elle vaut la visite.
13) Basilique Sainte-Clotilde
L’église néo-gothique fut construite au 19e siècle et est dédiée à sainte Clotilde et sainte Valérie. L’autel date de 2007. Les deux tours latérales atteignent 69 mètres de hauteur. L’église vous impressionnera principalement par sa décoration – vitraux, peintures et sculptures.
Si le bâtiment vous rappelle quelque chose, c’est parce qu’il servit de modèle pour l’église du Sacré-Cœur de Jésus en Chine, qui fut construite seulement quelques années plus tard.
Que visiter à Paris : Les meilleurs musées parisiens
À Paris, vous trouverez les musées les plus célèbres de Paris. Si vous aimez l’art, vous voudrez certainement visiter le Louvre et le « petit tableau vert » qu’est la Joconde (les mauvaises langues l’appellent vert, car il n’a toujours pas été et ne sera probablement pas nettoyé avant longtemps) de Léonard de Vinci. Mais à Paris, il y a aussi une grande quantité de musées d’art moderne.
14) Louvre
L’un des musées les plus célèbres au monde avec une collection totale de 554 000 pièces a son siège dans le complexe palatial du Palais du Louvre. Il est conseillé de décider avant la visite ce que vous voulez voir au Louvre.
C’est le musée le plus visité et par sa superficie aussi le plus grand musée au monde. Des expositions occasionnelles s’y tenaient depuis 1628, mais le musée public officiel n’y fut ouvert qu’en 1793.
De la collection totale, environ 35 000 pièces y sont exposées, réparties en plusieurs départements, de l’art égyptien, en passant par la céramique orientale jusqu’à l’époque moderne. Les plus grandes attractions sont les tableaux comme la Joconde ou la Vierge aux rochers de Léonard de Vinci, mais aussi d’autres œuvres d’artistes mondialement célèbres.
Où acheter les billets pour éviter les longues files d’attente
Si vous voulez avoir suffisamment de temps pour visiter le musée, prévoyez au moins une journée entière. Même ainsi, vous ne verrez pas tout. Achetez vos billets à l’avance via GetYourGuide ou via tickets-paris, sinon vous ferez vraiment une très longue queue.
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15) Musée d’Orsay
S’il y a un musée que je recommanderais, c’est justement le d’Orsay, qui se trouve dans les locaux d’une ancienne gare. Il est consacré aux impressionnistes. Parmi les tableaux les plus célèbres de la collection figurent sans aucun doute les œuvres de Vincent van Gogh, Edgar Degas, Paul Gauguin, Paul Cézanne ou Claude Monet. L’avantage de ce musée est qu’il n’est pas aussi énorme que le Louvre.
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16) Musée Rodin
Le musée consacré à la vie et à l’œuvre du célèbre artiste Auguste Rodin fut fondé en 1919. Y sont conservées plus de 6 000 sculptures, 8 000 peintures, 8 000 photographies et 7 000 autres objets d’art.
Y sont exposées les sculptures les plus célèbres de l’artiste, comme par exemple Le Penseur, Adam et Ève ou L’Homme au nez cassé, mais aussi des objets de sa collection personnelle en tant que collectionneur d’art. L’exposition est aussi consacrée à l’œuvre de l’élève de Rodin, Camille Claudel.
Où acheter les billets
Comme partout ailleurs, nous avons utilisé les services de GetYourGuide.
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17) Le Musée de la Magie
Ce musée incroyablement intéressant ne devrait pas vous échapper, car vous y apprendrez beaucoup de choses fascinantes sur l’histoire de la magie et de l’illusionnisme. Il est divisé en plusieurs parties, la première partie se concentre sur l’histoire et les personnalités importantes de la magie, vous y profiterez aussi d’un spectacle de magie. Ensuite, vous continuez dans les salles avec des miroirs magiques et des illusions d’optique. Enfin, visitez la petite boutique et n’hésitez pas à y acheter un cours à l’école de magie.
18) Musée national des Arts asiatiques – Guimet – Musée Guimet
Le musée a été fondé en 1889 par l’industriel lyonnais Émile Guimet pour abriter sa magnifique collection d’art égyptien, asiatique et antique. Attention, la partie égyptienne de la collection a finalement été transférée au Louvre, donc vous trouverez ici des collections himalayennes, afghanes, pakistanaises, mais aussi indiennes, japonaises, chinoises, coréennes et bien d’autres encore.
18) Centre Pompidou
Le Centre Pompidou est l’un des musées d’art moderne les plus importants au monde et vous le trouverez dans un bâtiment qui est lui-même une œuvre d’art.
Le Musée national d’art moderne est situé dans le Centre Pompidou, un bâtiment avant-gardiste coloré qui est une attraction en soi. L’exposition du musée est consacrée à l’art 20. et du 21e siècle et se trouve aux 4. et 5e étages du bâtiment.
Chaque étage est dédié à l’une des deux périodes (art moderne et contemporain). Le musée possède plus de 70 000 œuvres, la collection comprend des peintures, des sculptures, des installations, de l’art vidéo, du design, de l’architecture et de l’art cinématographique. Cela en fait la plus grande collection d’art moderne au monde.
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Le Palais de Tokyo est l’un des musées d’art contemporain les plus importants de Paris et n’a pas d’expositions permanentes, donc vérifiez toujours ce qui est actuellement exposé. Il a été ouvert en 1937 comme pavillon d’exposition pour l’Exposition universelle sous le nom de Palais des Musées d’art moderne.
18) Fondation Louis Vuitton
La Fondation Louis Vuitton fait partie des musées les plus récents et se trouve dans un magnifique bâtiment moderne conçu par l’architecte Frank Gehry (et vaut la visite ne serait-ce que pour ce bâtiment incroyable). Vous y trouverez des tableaux célèbres d’Alex Katz ou d’Andy Warhol.
Les meilleurs parcs et jardins de Paris
Quand vous en aurez assez des monuments et des musées, vous pourrez vous rendre dans les parcs et jardins locaux. Le jardin du Luxembourg reste l’un de mes jardins préférés au monde. Voyons donc où vous pouvez aller pour une promenade romantique dans la nature.
19) Jardin du Luxembourg
Au cœur de Paris, vous trouverez un beau palais du 17e siècle, qui est aujourd’hui le siège du Sénat français. Autour du palais s’étend un grand jardin avec des parterres de fleurs, des statues, des bassins d’eau et la célèbre fontaine Médicis. Il est devenu un lieu de détente apprécié tant par les locaux que par les touristes. L’accès est gratuit pour le public.
20) Jardin des Tuileries
Le jardin des Tuileries est un parc public de style français, autrefois jardin du château des Tuileries aujourd’hui démoli. Ce jardin artistique fait partie des monuments historiques et vous pouvez y admirer principalement des œuvres d’art.
Outre les sculptures d’artistes célèbres dans le jardin lui-même, il y a deux galeries. La première se trouve dans l’ancienne orangerie (Musée de l’Orangerie) et est principalement consacrée aux œuvres des impressionnistes et post-impressionnistes (Matisse, Monet, Cézanne, Picasso et autres). La deuxième galerie (Galerie nationale du Jeu de Paume) a sa place dans l’ancien jeu de paume. Sa collection comprend des œuvres d’art moderne.
21) Le Parc des Buttes-Chaumont
Il s’agit du troisième plus grand parc de Paris, établi dans la plus grande des carrières de la carrière locale. Le parc a été fondé par Napoléon III et est particulièrement remarquable pour ses plantes et ses oiseaux. De nombreuses espèces d’arbres rares y poussent, par exemple un platane planté en 1862. Si vous avez de la chance, vous pourrez également apercevoir un martin-pêcheur sur le lac, entre autres. Le parc abrite également un restaurant, une falaise de trente mètres et une grotte.
22) Le Parc Monceau
Ce beau parc à l’anglaise à Paris a été fondé au 18e siècle et la plupart des bâtiments de cette époque sont toujours dans le parc aujourd’hui. Vous y trouverez également une rotonde, vestige des remparts de la ville. Mais il y a aussi des statues de personnalités célèbres, comme des écrivains et des compositeurs français.
23) Le Parc des Princes
Le Parc des Princes est en réalité un stade de football qui se vante de quatre étoiles. Il a une capacité de 48 712 spectateurs assis et est le stade domicile du club Paris Saint-Germain FC. Le stade a également eu l’honneur d’accueillir plusieurs fois des matchs de la Coupe du Monde de football.
Magasins et marchés
Certains touristes sont plus attirés par le shopping parisien que par les parcs et les monuments. Il y a beaucoup de centres commerciaux et de rues qui attirent tous les accros du shopping.
24) Avenue des Champs-Élysées
Les « Champs-Élysées » sont la rue la plus célèbre et la plus chère de Paris, pourtant au 17e siècle, cet endroit était couvert de marécages. La rue a été fondée en 1670 et est aujourd’hui l’un des principaux centres de la ville. Elle se termine par l’Arc de Triomphe .
Vous y trouverez des boutiques de marques de luxe mondiales, des cinémas, des restaurants et des cafés, mais aussi le Palais de l’Élysée – la résidence du président. Pour célébrer la prise de la Bastille, un défilé militaire de l’armée française a lieu chaque année le 14 6. juillet sur l’avenue. C’est aussi un lieu de manifestations et de célébrations.
25) Le Marais
Ce quartier historique, situé sur la rive droite de la Seine, est rempli de boutiques, de galeries d’art, de cafés hipsters et de petites boutiques de design. Bien qu’il s’agisse à l’origine d’un quartier juif historique, il est aujourd’hui rempli de galeries et de bars gays. Dans ce quartier, vous trouverez également le Centre Pompidou déjà mentionné, la galerie d’art moderne. Vous pouvez également visiter le Musée Victor Hugo.
26) Galeries Lafayette
Ce paradis pour tous les amateurs de shopping est cette galerie historique, qui a été créée sous l’empire de Napoléon III. Six étages vous offrent un total de 63 magasins, chaque étage étant en outre divisé selon les marchandises proposées par les magasins.
Vous pouvez faire du shopping pour vous-même et pour vos enfants, mais vous pouvez également y trouver des vêtements de soirée ou un parfum même pour votre animal de compagnie. Et si vous n’êtes pas attiré par les marques de luxe chères, il y a un marché aux puces au rez-de-chaussée de la galerie.
27) Avenue des Ternes
La rue fait moins d’un kilomètre de long et est pleine de magasins, de cafés et de restaurants.
27) L’Avenue des Gobelins
L’Avenue des Gobelins est l’une des rues historiquement importantes de Paris qui conserve son charme jusqu’à aujourd’hui. Elle est nommée d’après la célèbre manufacture des Gobelins, qui se trouve à la fin de cette rue. La tapisserie des Gobelins est un type de broderie qui est devenu un symbole de l’art français et de la maîtrise artisanale.
Si vous êtes passionné d’art et d’histoire, vous ne devriez pas manquer de visiter le Musée de la Tapisserie, qui se trouve près de l’Avenue des Gobelins. Ce musée vous en apprendra davantage sur l’histoire de la fabrication des tapisseries.
Savez-vous quelle est la différence entre une tapisserie des Gobelins et une tapisserie ordinaire ? Toute tapisserie des Gobelins est une tapisserie, mais toute tapisserie n’est pas une tapisserie des Gobelins. Une tapisserie des Gobelins est une tapisserie qui a été tissée dans les manufactures royales parisiennes des Gobelins, créées en 1664 sous le patronage du roi Louis XIV. Seules les œuvres créées dans ces manufactures peuvent être appelées « Gobelins ».
28) Rue de Rivoli
La rue de Rivoli est l’une des rues les plus célèbres et les plus animées de Paris. Cette élégante avenue s’étend le long de la rive droite de la Seine et offre non seulement de belles vues, mais aussi une riche histoire et de nombreux endroits intéressants à explorer. Dans cette rue, vous trouverez entre autres de nombreux bâtiments importants, par exemple la Tour Saint-Jacques, le Louvre ou la maison où a vécu Léon Tolstoï.
Divertissement et vie nocturne à Paris
Qui n’a pas entendu parler du Moulin Rouge, le cabaret le plus célèbre de Paris ? Il a été rendu célèbre par le film du même nom sorti en 2001 avec Nicole Kidman. Mais il y a bien sûr beaucoup plus à faire à Paris. Vous pouvez aller à l’opéra et au ballet ou classiquement dans un bar.
29) Opéra Garnier
L’opéra a été fondé en 1875 et vous pouvez y profiter principalement d’opéras et de ballets. C’est également là que se déroule l’histoire du Fantôme de l’Opéra. Ce mythe est né principalement de la peur des labyrinthes souterrains mystérieux sous le bâtiment et aussi des sons mystérieux provenant de ces endroits pendant les premières représentations.
30) Lido de Paris
Le célèbre grand cabaret a été fermé en 2022, mais un autre théâtre y ouvrira bientôt. Dans le cabaret original, vous pouviez profiter des performances de danseuses vêtues de plumes et de paillettes, désormais seules des représentations théâtrales dans les langues originales y auront lieu. Le Lido de Paris se transformera en style Broadway.
31) The Crazy Horse
Si vous préférez toujours les cabarets et que vous aimeriez profiter de son atmosphère, l’un d’entre eux est The Crazy Horse. Vous pouvez également y manger avant ou après le spectacle et si vous voulez profiter du spectacle, vous devez réserver une place sur le site officiel.
32) Moulin Rouge
Le cabaret le plus célèbre de Paris est situé au pied de Montmartre et a été fondé en 1889. L’établissement était à l’origine une salle de danse, puis on y présentait des opérettes et pendant un certain temps, il a même servi de cinéma.
Depuis le milieu du 20e siècle, les invités peuvent profiter d’un spectacle pendant lequel il est possible de dîner. Depuis 1964, un aquarium a été placé sur scène, dans lequel des danseuses nues présentaient leurs performances. L’établissement a été rendu célèbre notamment par le film américain Moulin Rouge.
Les quartiers modernes de Paris – où trouver les locaux
Si vous voulez expérimenter Paris comme les locaux la perçoivent, rendez-vous dans l’un des quartiers modernes de Paris. Le plus connu est certainement La Défense, où se trouve également l’énorme arche de la Grande Arche.
33) La Défense
Située à l’ouest de Paris, c’est l’un des plus grands centres d’affaires et financiers d’Europe. Elle est connue pour ses gratte-ciel, ses bâtiments modernes et l’énorme arche de la Grande Arche.
34) Canal Saint-Martin
Le quartier du Canal Saint-Martin est très populaire parmi les jeunes Parisiens. Il offre des cafés modernes, des restaurants et des boutiques le long du pittoresque canal Saint-Martin.
35) Saint-Germain-des-Prés
Ce quartier est connu pour ses boutiques de mode, ses magasins de luxe et ses galeries d’art. Il est situé sur la rive gauche de la Seine et est considéré comme le centre intellectuel et artistique de la ville.
36) Bercy Village
Bercy Village est un ancien quartier d’entrepôts qui a été transformé en un centre commercial et de divertissement moderne. Vous y trouverez des magasins, des restaurants et des cinémas.
Paris et les enfants : Que faire avec les enfants à Paris
Si vous partez à Paris avec de jeunes enfants, vous voudrez probablement éviter une journée entière de marche au Louvre et essayer de leur trouver une activité amusante qu’ils attendront avec impatience.
Heureusement, il y a Disneyland à Paris et le Musée de la Magie mentionné précédemment divertira aussi bien les enfants que les adultes. N’oubliez pas d’acheter vos billets pour les monuments et les attractions à l’avance afin de ne pas avoir à faire la queue avec les enfants. Pour cela, vous pouvez utiliser, comme nous, le portail GetYourGuide.
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37) Disneyland Paris
Les enfants adorent Disneyland, le Disneyland parisien a été officiellement ouvert en 1992 et accueille chaque année environ 10 millions de visiteurs. Vous le trouverez à 35 kilomètres de Paris et vous pourrez y accéder en environ 35 minutes depuis la gare principale de Paris.
38) Parc des Buttes-Chaumont
Le Parc des Buttes-Chaumont est pratiquement une grande aire de jeux où vous pouvez échapper à l’agitation de la grande ville.
39) Les Catacombes
Les catacombes originales de Paris ont été construites aux 17e et 18e siècles. Elles servaient à renforcer les carrières souterraines et à consolider les rues pour éviter leur effondrement.
Mais ensuite, lorsqu’il n’y avait plus de place pour les enterrements dans la ville, les ossements de six millions de Parisiens y ont été transférés. Ces tunnels mystérieux sont situés jusqu’à 20 mètres sous terre et fascinent aussi bien les habitants que les touristes, en particulier les plus jeunes.
Paris à deux : Que faire de romantique à Paris
Si vous souhaitez faire quelque chose de particulièrement romantique, vous pouvez faire une croisière sur la Seine avec dîner.
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Paris et ses environs : Où aller pour une excursion d’une journée
Si vous passez une semaine à Paris, partez également pour une excursion d’une journée en dehors de Paris. Vous pouvez visiter l’un des châteaux de la Loire ou vous rendre à Versailles.
40) Château de Versailles
Le château vaut certainement la visite, surtout ses magnifiques jardins, car à l’intérieur il y a généralement un nombre énorme de touristes (vraiment énorme). Cependant, si vous y allez en dehors du week-end et tôt, vous pourrez également profiter des magnifiques intérieurs, qui sont plus ou moins vides, mais restent des pièces grandioses. Pour ceux d’entre vous qui arrivent à Versailles en été et tard, je recommande de sauter l’intérieur et de se concentrer sur les jardins.
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Ce qu’il faut absolument visiter à Paris
Paris regorge d’endroits magnifiques, mais il y a certains monuments et quartiers que vous ne devriez absolument pas manquer. Si vous prévoyez un voyage dans la capitale française, voici une liste de ce qu’il faut absolument visiter :
1. La Tour Eiffel
Le symbole le plus célèbre de Paris. Vous pouvez y monter à pied, en ascenseur ou l’admirer depuis le parc du Champ de Mars. La plus belle vue est le soir, lorsque le spectacle de lumières s’allume toutes les heures.
2. Le Louvre
Le plus grand musée du monde, où vous trouverez la célèbre Joconde, mais aussi des momies égyptiennes ou la statue de la Vénus de Milo. Si vous n’avez pas le temps pour une visite complète, promenez-vous au moins autour de la pyramide de verre.
3. La cathédrale Notre-Dame
Même si elle est toujours en réparation après l’incendie, elle vaut toujours le détour. Elle est située sur l’île de la Cité, où vous pouvez profiter d’une promenade le long de la Seine.
4. Montmartre et la basilique du Sacré-Cœur
Un quartier artistique plein d’histoire. Depuis la colline où se trouve la basilique, on a l’une des plus belles vues sur Paris. Promenez-vous sur la Place du Tertre, où peignent les artistes locaux.
5. Les Champs-Élysées et l’Arc de Triomphe
La rue parisienne la plus célèbre, pleine de boutiques et de restaurants de luxe. À l’extrémité du boulevard se dresse l’Arc de Triomphe, d’où l’on a une magnifique vue panoramique.
6. Le Quartier Latin et le Panthéon
Un quartier historique avec des universités, des cafés et des ruelles étroites. Le Panthéon est un bel édifice où sont enterrés des Français célèbres comme Voltaire ou Marie Curie.
7. Le Musée d’Orsay
Un musée parfait pour les amateurs d’impressionnisme, où vous trouverez des œuvres de Monet, Van Gogh ou Degas. De plus, il est moins bondé que le Louvre.
8. La Seine et la croisière en bateau
Une expérience inoubliable, surtout au coucher du soleil. Une croisière en bateau vous montrera de nombreux monuments parisiens sous un angle différent.
9. Le Marais
Un quartier branché avec une belle architecture, des boutiques et d’excellents restaurants. Vous y trouverez également la célèbre Place des Vosges.
10. Les Catacombes de Paris
Les tunnels souterrains remplis de restes humains sont un endroit fascinant mais un peu effrayant. Si vous aimez l’histoire, cela vaut certainement la visite.
Que voir à Paris en une journée
Si vous n’avez qu’une journée à Paris, ce sera plus difficile, mais vous pouvez toujours voir l’essentiel. Nous vous recommandons de commencer tôt le matin et de vous préparer à beaucoup marcher !
Programme du matin
✅ La Tour Eiffel – L’idéal est de commencer ici avant que les files d’attente ne se forment. Si vous n’avez pas le temps de monter, profitez de la vue depuis le parc du Champ de Mars. ✅ Les Champs-Élysées et l’Arc de Triomphe – Promenade sur la plus célèbre avenue parisienne. Vous pouvez monter sur l’arc et admirer la ville depuis les hauteurs.
Programme de midi
✅ Le Louvre – Si vous n’avez pas le temps pour tout le musée, il suffit de le regarder de l’extérieur et de prendre une photo devant la pyramide. ✅ Notre-Dame et l’Île de la Cité – Un bref arrêt à la célèbre cathédrale et une promenade romantique le long de la Seine.
Programme de l’après-midi
✅ Le Quartier Latin et le Panthéon – Une excellente zone pour déjeuner et se promener dans des ruelles pittoresques. ✅ Montmartre et la basilique du Sacré-Cœur – Terminez votre journée avec une belle vue sur Paris et promenez-vous dans le quartier des artistes.
Programme du soir (si vous avez le temps)
✅ Croisière sur la Seine – Une façon idéale de terminer la journée et de voir Paris illuminé depuis un bateau. ✅ Moulin Rouge (de l’extérieur) – Si vous êtes attiré par l’atmosphère nocturne de Paris, regardez le célèbre cabaret au moins de l’extérieur.
Que voir à Paris en 2 jours
Si vous n’avez que 2 jours à Paris, vous devrez choisir avec soin, mais vous pouvez toujours voir les sites les plus célèbres. Nous vous recommandons absolument de visiter :
Jour 1 : Monuments emblématiques et centre-ville
✅ Tour Eiffel – Il est préférable d’y aller tôt le matin, avant que les files d’attente ne se forment. Si vous ne pouvez pas monter, profitez de la vue depuis le Champ de Mars. ✅ La Seine et le Pont Alexandre III – Une belle promenade le long du fleuve. ✅ Les Invalides et le tombeau de Napoléon – L’un des arrêts les moins touristiques, mais intéressants. ✅ Les Champs-Élysées et l’Arc de Triomphe – Promenez-vous sur la plus célèbre avenue de Paris. ✅ Le Louvre – Si vous ne voulez pas passer des heures à l’intérieur, admirez-le de l’extérieur et n’oubliez pas de prendre une photo avec la pyramide. ✅ Le Quartier Latin – Le soir, profitez d’un dîner dans ce quartier animé, plein de cafés et de bistrots.
Jour 2 : Histoire et romantisme
✅ Notre-Dame et l’Île de la Cité – La cathédrale est toujours en réparation, mais l’atmosphère de l’île vaut le détour. ✅ Sainte-Chapelle – De magnifiques vitraux gothiques. ✅ Montmartre et la basilique du Sacré-Cœur – Un quartier romantique à l’atmosphère bohème. ✅ Moulin Rouge et Pigalle – Admirez le célèbre cabaret, au moins de l’extérieur. ✅ La Seine au coucher du soleil – Si vous avez le temps, je vous recommande une promenade en bateau.
Que voir à Paris en 3 jours
Si vous n’avez que 3 jours à Paris, suivez l’itinéraire ci-dessus + nous avons d’autres recommandations sur ce qu’il ne faut absolument pas manquer à Paris :
Jour 3 : Paris hors des sentiers battus et détente
✅ Musée d’Orsay – Pour les amateurs d’impressionnisme, plus petit que le Louvre, mais rempli d’œuvres magnifiques. ✅ Le Marais – Un quartier branché avec de belles ruelles, des boutiques et des cafés. ✅ Place des Vosges – Une magnifique place avec un parc, idéale pour une courte pause. ✅ Les Catacombes de Paris – Un labyrinthe souterrain fascinant avec des ossements (réservation à l’avance recommandée). ✅ Bois de Boulogne ou Jardin du Luxembourg – De beaux parcs où vous pourrez profiter d’une atmosphère plus paisible avant votre départ.
Si vous avez encore de l’énergie et du temps le soir, terminez votre séjour en prenant un verre sur le toit-terrasse de l’un des cafés parisiens avec vue sur la ville.
FAQ – Questions fréquemment posées
Combien de temps faut-il pour visiter Paris ?
Si vous aimez l’art, vous devriez prévoir au moins 5 jours à Paris. Pour ceux d’entre vous qui n’aiment pas autant l’art, un week-end prolongé suffira.
Quels sont les meilleurs musées de Paris ?
Le Louvre, le Centre Pompidou et d’Orsay sont parmi les plus populaires, mais cela dépend toujours de vos préférences.
Où se loger à Paris ?
Séjournez idéalement dans le centre, par exemple à l’ibis Paris Bastille Faubourg St Antoine, au Mary’s Hotel République ou à la Maison Armance – Esprit de France.
Où manger à Paris ?
Si vous recherchez une expérience gastronomique, visitez l’un des restaurants étoilés au guide Michelin. Mais vous aurez besoin d’une réservation. Parmi eux, citons u003ca href=u0022https://guide.michelin.com/en/ile-de-france/paris/restaurant/accents-table-bourseu0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noreferrer noopener nofollowu0022u003eu003cstrongu003eAccents Table Bourseu003c/strongu003eu003c/au003e, u003ca href=u0022https://guide.michelin.com/en/ile-de-france/paris/restaurant/pantagruelu0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noreferrer noopener nofollowu0022u003eu003cstrongu003ePantagruelu003c/strongu003eu003c/au003e ou u003cstrongu003eu003ca href=u0022https://guide.michelin.com/en/ile-de-france/paris/restaurant/auberge-nicolas-flamelu0022 target=u0022_blanku0022 rel=u0022noreferrer noopener nofollowu0022u003eAuberge Nicolas Flamelu003c/au003e.u003c/strongu003e
Existe-t-il un train direct de Prague à Paris ?
Malheureusement, il n’existe actuellement aucune liaison ferroviaire directe entre Prague et Paris.