Quand nous avons sillonné l’Alaska avec Lukáš lors de notre grand road trip en 2017, nous savions que le parc national de Kenai Fjords en Alaska était un incontournable absolu. Je me souviens encore aujourd’hui de ces secousses sur le bateau, si terribles que je n’ai pu m’empêcher d’éclater de rire, puis de notre course pour remonter dans les kayaks lorsque le guide a aperçu un ours nageant droit vers nous. Ce fut une expérience inoubliable, qui valait chaque centime. 😅
Le glacier Aialik, d’un bleu profond, se dressait majestueusement devant nous, et lorsqu’un énorme bloc de glace s’en est détaché dans un fracas assourdissant pour s’effondrer dans l’océan, nous avons complètement oublié que nous ne sentions plus nos orteils. Ce parc national est brut, sauvage et incroyablement photogénique, et même s’il compte parmi les plus petits d’Alaska, les souvenirs que vous en garderez vous accompagneront toute votre vie.
Si vous lisez ces lignes en vous demandant si ce froid glacial à bord en vaut vraiment la peine, croyez-moi : oui, ça les vaut. Je vais vous conseiller quelle croisière choisir, où dormir à Seward, comment vous habiller et combien coûte au juste toute cette aventure alaskienne. 😉

Résumé pour ceux qui n’ont pas le temps de tout lire
- Base principale : la porte d’entrée du parc est la petite ville portuaire de Seward, facilement accessible en voiture depuis Anchorage par la pittoresque Seward Highway.
- La meilleure expérience : une croisière d’une journée (alaska cruise kenai fjords) vers les glaciers Aialik ou Holgate. Vous verrez des blocs de glace s’effondrer, des baleines, des macareux et des otaries.
- Accessible en voiture : le seul endroit du parc que l’on peut rejoindre par ses propres moyens est l’Exit Glacier. Vous pouvez y faire une courte balade, mais préparez-vous : le glacier fond sans relâche, à vue d’œil.
- Pour les randonneurs : si vous avez la forme et que le dénivelé ne vous fait pas peur, lancez-vous sur le Harding Icefield Trail, l’une des randonnées d’une journée les plus belles et les plus exigeantes d’Alaska.
- Conseil pratique : emportez des couches chaudes et des médicaments contre le mal de mer, car les eaux du Gulf of Alaska peuvent être impitoyables pour l’estomac. 😉
Quand partir à Kenai Fjords en Alaska et comment s’y rendre
Planifier un voyage en Alaska demande un peu de stratégie, car la saison touristique y est très courte et la météo n’en fait qu’à sa tête. Nous y sommes allés à la mi-juillet, ce qui s’est finalement révélé être le choix idéal, même si je dois vous prévenir : à cette période, les prix des hébergements atteignent des sommets astronomiques.
Comment rejoindre Seward et le parc national
La logistique est heureusement plus simple qu’il n’y paraît. La plupart des voyageurs atterrissent à Anchorage, et de là, c’est une route directe et magnifiquement pittoresque vers le sud par la célèbre Seward Highway. Le trajet dure environ deux heures et demie à trois heures en temps net, mais j’ose affirmer que vous mettrez bien plus longtemps, car vous vous arrêterez sans cesse aux points de vue pour photographier ces paysages à couper le souffle. La petite ville de Seward se trouve tout au bout de cette autoroute et sert de port principal et de porte d’entrée vers le parc national lui-même. Depuis Anchorage, vous pouvez aussi venir en train panoramique avec l’Alaska Railroad — voyager en train ici est une expérience en soi, certes un peu plus chère que la location de voiture. Une fois à Seward, vous atteignez l’Exit Glacier en voiture en quelques minutes, mais pour accéder au reste du parc, il faut emprunter la voie des eaux ou l’hydravion.
Quelle est la meilleure période pour visiter
La haute saison en Alaska s’étend de fin mai à début septembre. Si vous voulez être sûr de voir des baleines et que toutes les excursions en bateau soient opérationnelles, venez en juillet ou en août. Mais sachez qu’à ces périodes, d’énormes navires de croisière déversent des milliers de touristes d’un coup dans la petite ville. En mai et en septembre, l’ambiance est un peu plus calme, mais vous risquez des conditions de navigation plus difficiles, et certains restaurants ou petits tour-opérateurs peuvent déjà être fermés.
Où loger à Seward et combien ça coûte
Seward est une ville assez petite, mais comme c’est le seul point d’accès au parc, les prix des hébergements y grimpent en flèche pendant la saison estivale. Je vous recommande de réserver tranquillement six mois à l’avance : les bons hôtels à prix raisonnable disparaissent avant même que vous ayez prononcé le mot « glacier ». Se loger ici coûte assez cher, et un hôtel correct en pleine saison revient facilement entre 250 et 400 dollars (soit environ 230 à 370 €) la nuit pour deux personnes.
Si vous cherchez un hébergement haut de gamme et que mettre un peu plus ne vous dérange pas, le Seward Windsong Lodge est un excellent choix : situé dans un environnement boisé et paisible, juste à l’embranchement de l’Exit Glacier Road. Vous êtes ainsi tout près du glacier tout en restant à deux pas du centre. Autre très bonne option, le Harbor 360 Hotel, en plein port, d’où vous pouvez observer les bateaux à l’ancre depuis votre fenêtre et rejoindre en quelques pas les terminaux d’où partent les excursions.
Pour les voyageurs au budget intermédiaire, Lukáš et moi pouvons recommander le populaire Holiday Inn Express Seward ou le Best Western Plus : des valeurs sûres où vous n’aurez ni surprise ni déception — et en Alaska, ça compte. Si vous essayez d’économiser et cherchez des options moins chères, tentez les petits motels familiaux comme le Murphy’s Alaskan Inn. Ceux qui voyagent en camping-car (RV) trouveront à Seward plusieurs excellents campings : nous recommandons de tenter votre chance à Forest Acres ou au Seward City RV Park, directement au bord de la baie. Pour comparer les disponibilités et réserver au calme, jetez un œil à Booking.com.
Kenai Fjords en Alaska : 12 lieux à visiter et choses à faire
Le parc national de Kenai Fjords n’a été proclamé qu’en 1978 par le président Jimmy Carter, et il a obtenu son statut complet deux ans plus tard. Mais le champ de glace et les glaciers qui le composent sommeillent ici depuis l’âge glaciaire. Découvrons ensemble le meilleur de ce paysage sauvage, des croisières entre les blocs de glace aux randonnées de montagne les plus corsées.
1. La croisière vers les glaciers : l’incontournable absolu
La raison la plus fréquente pour laquelle les gens viennent ici, c’est sans doute l’emblématique excursion en bateau dans les kenai fjords tours. Plusieurs compagnies opèrent au Seward Boat Harbor, les plus connues étant Major Marine Tours et Kenai Fjords Tours. Ces catamarans vous emmènent loin dans la baie, généralement pour une croisière de six à huit heures. Le prix par personne tourne autour de 200 à 300 dollars (environ 185 à 280 €), ce qui n’est pas donné, mais vous verrez des choses incroyables. Je vous conseille d’acheter vos billets bien à l’avance, surtout si vous partez en juillet.

D’expérience, je vous conseille de choisir un plus petit navire, même si les grands bateaux à double coque offrent une meilleure stabilité pour les estomacs fragiles. L’avantage des embarcations plus intimes, c’est qu’elles peuvent s’approcher bien plus près des falaises et des animaux. Nous avons passé la majeure partie du temps collés au bastingage de la proue pour profiter de la meilleure vue, malgré les éclaboussures d’eau glacée. En prime, un ranger du centre d’accueil officiel du parc national est généralement à bord et raconte au micro des histoires fascinantes sur tout ce que vous voyez autour de vous.
2. Le glacier Aialik et sa glace bleue qui s’effondre : un spectacle à couper le souffle
Le clou de toute croisière un peu longue, c’est la baie d’Aialik et son glacier éponyme, sans doute l’endroit le plus photographié de tout le parc. L’Aialik Glacier est ce qu’on appelle un glacier « tidewater », c’est-à-dire qu’il se termine directement dans l’océan. C’est ici que vous avez de grandes chances d’observer le phénomène du « vêlage » : d’énormes blocs de glace d’un bleu éclatant se détachent de la paroi dans un craquement formidable et s’effondrent dans les vagues. Savez-vous pourquoi cette glace est d’un bleu aussi intense ? Il paraît que la pression de plusieurs millénaires la compresse au point qu’elle absorbe toutes les couleurs sauf le bleu — du moins, c’est ce que nous a expliqué le guide, et nous l’avons cru bien volontiers, car le résultat était tout simplement magique. Les bateaux coupent généralement leurs moteurs ; vous restez sur le pont, à écouter ces craquements, bouche bée.

Le son qui accompagne ce processus naturel est difficile à comparer à quoi que ce soit. On entend d’abord un craquement prolongé, comme si quelqu’un brisait le tronc d’un arbre géant, puis des blocs de glace de la taille d’une petite voiture s’écrasent dans l’eau dans un énorme « plouf ». Ensuite, on regarde simplement la vague se propager dans notre direction.
3. Observer les baleines et la faune sauvage : un safari alaskien
Si vous êtes passionnés par les animaux (et c’est résolument notre cas, à Lukáš et moi), Kenai Fjords va vous combler totalement. Côté faune, c’est un chapitre à part entière. Il y a tellement d’animaux ici que nous avons arrêté de compter les espèces dès la troisième baleine. Pendant notre croisière, dans la Resurrection Bay et ses environs, nous avons croisé une famille d’orques, vu de majestueuses baleines à bosse jaillir hors de l’eau et ri devant les phoques bien dodus qui paressaient mollement sur les blocs de glace. Il y avait aussi des loutres de mer flottant sur le dos et des falaises rocheuses grouillant de macareux adorables au bec coloré. N’oubliez pas de prendre de bonnes jumelles ou un objectif avec un solide zoom.

Ce sont les macareux qui m’ont fait le plus plaisir — je rêvais d’en voir depuis longtemps —, mais il y avait aussi beaucoup d’orques. Le capitaine nous a expliqué qu’elles viennent ici pour se nourrir, car ces eaux froides regorgent de nutriments. Quand une nageoire dorsale a soudain émergé à une dizaine de mètres de notre bateau, j’ai un instant oublié de respirer.
4. Exit Glacier : le symbole du changement climatique
C’est le seul glacier de tout le parc que l’on peut rejoindre en voiture par une route goudronnée. Une route d’environ treize kilomètres y mène directement depuis Seward, et à son extrémité vous trouverez un sympathique centre d’accueil. Le meilleur, c’est l’accessible sentier Edge of Glacier Trail, une boucle de moins de trois kilomètres qui vous conduit presque jusqu’au pied du glacier. Il est cependant assez triste et glaçant de suivre les panneaux le long du chemin qui indiquent jusqu’où le glacier s’étendait autrefois. L’Exit Glacier fond à un rythme alarmant d’environ quinze mètres par an, et c’est précisément pour cela que l’ancien président Barack Obama est venu en personne en 2015, afin d’attirer l’attention sur le changement climatique.

Quand vous parcourrez ce sentier, prenez vraiment le temps de lire tous ces panneaux explicatifs. En chemin, nous avons discuté avec un ranger local qui nous a raconté que, il y a encore quelques décennies, le glacier atteignait l’endroit où se trouve aujourd’hui le parking. C’est une expérience très forte, qui ramène un peu à l’humilité. En plus, la balade est facile, accessible même aux familles avec enfants, et vous y ferez de superbes photos.
5. Harding Icefield Trail : la randonnée pour les plus endurants
Si vous aimez les défis et qu’une simple balade ne vous suffit pas, préparez-vous à ce que le parc offre de mieux aux vrais montagnards. Le Harding Icefield Trail part juste à côté de l’Exit Glacier : c’est une ascension absolument spectaculaire, mais très rude. L’aller-retour fait environ treize kilomètres, mais le plus dur, ce sont vos jambes — le dénivelé brutal frôle les mille mètres et vous le sentirez passer. Vous partez d’une forêt dense, puis vous vous frayez peu à peu un chemin à travers les prairies alpines jusqu’au bord même de l’infini champ de glace. Comptez environ six à huit heures, et n’oubliez pas qu’il n’y a ni eau ni toilettes sur le parcours, en revanche c’est un territoire à ours bien fréquenté : n’y allez surtout pas sans bear spray (spray anti-ours).

Le parcours n’est pas des plus faciles, mais chaque litre de sueur en vaut la peine. Quand, après des heures de montée, vous débouchez enfin au sommet, une plaine blanche littéralement infinie s’ouvre devant vous, s’étendant à perte de vue. En haut, Lukáš sautait de joie pendant que je devais m’asseoir cinq minutes sur un rocher pour simplement reprendre mon souffle. Emportez beaucoup d’en-cas, un thermos de thé chaud et surtout votre appareil photo, car les vues plongeantes sur la vallée sont tout simplement épiques.
6. Préparez-vous au froid et au mal de mer : un avertissement sincère
Je me permets ici un avertissement très pratique tiré de notre propre expérience. Dès que le bateau quitte les eaux abritées de la baie et sort en pleine mer (le Gulf of Alaska), ça commence à secouer pour de bon. Et quand je dis secouer, je veux dire que même les plus aguerris peuvent être au plus mal. Si vous savez que vous souffrez du mal de mer, prenez impérativement des comprimés à l’avance, ou optez pour des croisières plus courtes qui restent dans la zone calme de la Resurrection Bay. Et ne sous-estimez pas vos vêtements. Le microclimat juste devant le glacier peut faire chuter la température près de zéro, et si on y ajoute un vent vif, vous serez infiniment reconnaissants d’avoir emporté un bon bonnet d’hiver, une veste imperméable et des gants.

7. Histoire et création du parc national : un peu de contexte
Vous serez peut-être curieux d’un brin d’histoire du parc. Si la nature époustouflante d’ici, façonnée par des millénaires de glaciers, existe depuis bien longtemps, la région n’a longtemps bénéficié d’aucune protection fédérale. C’est seulement à la fin des années 1970 que le président Jimmy Carter est intervenu, déclarant ce territoire monument national pour empêcher l’accaparement effréné des terres. Aujourd’hui, le parc protège plus de six cent mille acres de nature sauvage où, franchement, le pied humain n’a sans doute même pas envie de s’aventurer, car seuls les ours y mènent. Et c’est paradoxalement ce qui en fait tout le charme.

Au début, il paraît que ça n’a pas été simple du tout, et la préservation de cette région à l’état originel a donné lieu à des querelles politiques assez vives. Les habitants craignaient de perdre leurs droits de chasse et de pêche, si bien que la recherche d’un compromis a pris des années. Aujourd’hui, c’est heureusement une symbiose qui fonctionne à merveille. En passant devant les petits panneaux d’information, on prend conscience de tous les efforts que les gens avant nous ont dû déployer pour que nous puissions, nous aussi, admirer cette beauté brute.
8. Alaska SeaLife Center : quand la météo s’en mêle
Si jamais la météo n’est pas de votre côté en Alaska (ce qui arrive environ une fois sur deux), réfugiez-vous à l’Alaska SeaLife Center, en plein cœur de Seward. Ce n’est pas un simple aquarium, mais surtout le seul centre permanent de réhabilitation pour mammifères marins de toute l’Alaska. Vous y verrez d’immenses bassins avec des otaries et des loutres joueuses qu’on sauve de la nature. L’entrée pour un adulte coûte environ trente dollars (environ 28 €), et pour les familles avec enfants, c’est une activité absolument fantastique pour un après-midi pluvieux.

Pour nous, ce fut une excellente halte lors d’un matin particulièrement pluvieux. Les expositions y sont incroyablement interactives et vous y apprendrez plein de choses passionnantes sur le sauvetage des macareux blessés ou des bébés otaries qui ont perdu leur mère. Vous pouvez même observer le déroulement du nourrissage et des soins vétérinaires. Pour les horaires actuels, jetez plutôt un œil au site officiel de l’Alaska SeaLife Center, car hors saison estivale, ils ferment parfois.
9. La course extrême du Mt. Marathon : une folie à voir absolument
Juste au-dessus de Seward se dresse la montagne escarpée du Mt. Marathon, théâtre de l’une des courses de montagne les plus extrêmes et dangereuses au monde. Elle se déroule toujours le jour de l’Indépendance américaine (le 4 juillet), et les coureurs y franchissent un dénivelé totalement fou de neuf cents mètres sur à peine un kilomètre et demi, à travers la boue et le schiste. C’est de l’extrême à l’état pur. Vous pouvez bien sûr gravir la montagne tranquillement, à votre rythme, lors d’une journée d’été ordinaire, mais attendez-vous quand même à transpirer un bon coup.

Nous n’étions malheureusement pas à Seward le 4 juillet, mais d’après les vidéos et les récits des habitants, ça doit être un véritable carnage. Les coureurs s’agrippent souvent à quatre pattes pour grimper la roche raide, et redescendent en glissant de façon plus ou moins contrôlée sur les éboulis et la boue. Si vous y allez en dehors de la course, faites-le avec discernement et chaussez de bonnes chaussures de randonnée. Deux itinéraires mènent au sommet : celui de la course est plus raide et plus dangereux, tandis que le sentier « touristique » serpente à travers la forêt et est bien plus agréable pour les genoux.
10. Lowell Point et Caines Head : échapper à la foule
En haute saison, Seward est bondée à craquer, car les navires de croisière venus du Canada y déversent des foules de gens. Si vous voulez vous éloigner un peu de cette agitation, roulez quelques minutes en voiture hors de la ville jusqu’à la zone de Lowell Point. Vous y trouverez de belles plages de sable noir bien plus tranquilles et de superbes sentiers côtiers dans le Caines Head State Park, où vous pourrez vous promener en paix, ramasser des coquillages et contempler la baie sans avoir à éviter des centaines de touristes armés de leurs appareils photo.
11. Seward Boat Harbor : le cœur de la vie des pêcheurs
Promenez-vous sur les pontons en bois du Seward Boat Harbor, le cœur palpitant de toute la petite ville. Le matin, vous pouvez observer les petites barques de pêche se préparer au départ, et l’après-midi voir les pros locaux comme les touristes enthousiastes décharger leurs prises gigantesques. Je suis restée plantée là avec Lukáš, comme clouée sur place, à regarder l’un des pêcheurs lever en filets un flétan de ma taille en moins de deux minutes. Ça sentait le sel et le poisson, et c’était absolument magnifique — bon, pas pour les nez sensibles. 😅

Outre les pêcheurs, vous y trouverez aussi plein de petits cafés et de boutiques de souvenirs. Chaque matin, nous allions y prendre un café frais et observer le remue-ménage matinal, quand les bateaux partent en mer les uns après les autres. C’est un endroit idéal pour s’imprégner de l’atmosphère authentique de la ville, et en plus vous pourrez y choisir un petit souvenir à rapporter, façonné directement par les artistes locaux.
12. La photographie dans le parc national : comment réussir vos plus beaux clichés
Si vous voulez ramener des photos qui captent vraiment l’atmosphère du lieu, je vous conseille de miser sur les petites embarcations. Nous avons eu la chance de tomber sur de petits opérateurs comme Seward Ocean Excursions, qui ne prennent que six personnes à bord, ce qui vous permet de vous approcher davantage et de photographier sans têtes inconnues dans le cadre. La lumière idéale dans les fjords profonds se situe généralement entre neuf heures du matin et trois heures de l’après-midi, quand le soleil parvient à percer la brume et que les ombres des montagnes ne sont pas trop longues.

Si vous n’êtes pas un photographe professionnel, ne vous stressez surtout pas à vouloir tout photographier. Le plus beau cliché du glacier s’effondrant dans l’eau, vous finirez de toute façon par le garder surtout dans votre propre mémoire. Pensez quand même à emporter une batterie de rechange et une carte mémoire assez grande, car vous allez mitrailler animal après animal. Quand vous avez la chance de tomber sur de petits opérateurs comme Seward Ocean Excursions, le capitaine est toujours ravi de vous indiquer d’où la photo rendra le mieux.
Où bien manger à Seward (et quoi goûter)
Après une journée entière à grelotter sur le bateau ou une ascension éprouvante vers le glacier, vous aurez à coup sûr une faim de loup. L’Alaska est un paradis pour les amateurs de fruits de mer, et Seward ne déçoit assurément pas sur ce point. La base de toutes les cartes, c’est le saumon fraîchement pêché, l’excellente chair blanche du flétan ou le populaire rockfish.
La plus belle vue sur le port et une cuisine excellente, c’est sans doute le Ray’s Waterfront qui vous les offre, même si vous y paierez un petit supplément pour la vue sur la flotte à l’ancre. Son voisin, le Chinook’s, est dans le même esprit et propose de fantastiques spécialités de poisson. Une véritable curiosité : le restaurant traditionnel Apollo, qui offre le merveilleux service « ocean-to-table » (de l’océan directement à l’assiette). Le principe : si vous pêchez votre propre poisson le matin sur le bateau, vous le leur apportez et les cuisiniers vous préparent à partir de votre prise un délice dont vous vous lécherez encore les babines le lendemain.
Pour les familles avec enfants, je recommande le spacieux Highliner Restaurant ou le très agréable Resurrection Roadhouse, situé un peu à l’écart du centre, vers le glacier, et d’où l’on a souvent de belles vues sur la vallée de la rivière au soleil couchant.
Mais si vous cherchez l’atmosphère alaskienne la plus brute, authentique et sans fard, il faut aller dans les vrais « dive bars » locaux comme le Tony’s Bar ou le Yukon Bar. Ce sont exactement les endroits où des pêcheurs fatigués se retrouvent le soir autour d’une bière pas chère, où la musique est un peu trop forte, mais où vous vivrez le morceau d’Alaska le plus sincère qui soit. Et si vous voyagez avec un petit budget et cherchez d’énormes portions à prix correct, tentez le chaleureux Sourdough Cafe.
Où aller ensuite en Alaska
Si vous planifiez un road trip plus large, jetez absolument un œil à nos autres articles sur ce pays merveilleux, que nous avons rédigés à partir de notre voyage :
- Que voir à Anchorage, Alaska : 15 conseils
- Wrangell-St. Elias et Matanuska Glacier : guide des glaciers et de la nature sauvage
- Que faire à Homer, Alaska : conseils pour la capitale de la pêche au flétan
- Seward, Alaska : guide de la ville
Astuces et conseils pour conclure votre voyage
Quand vous faites vos bagages pour l’Alaska, vous découvrirez qu’une seule veste ne suffit jamais et qu’anticiper vaut de l’or. Pour que vous ne soyez pas pris au dépourvu, j’ai préparé pour vous un récapitulatif de l’essentiel à régler avant de partir.
Avec Lukáš, nous avons commis bien des erreurs durant notre road trip, mais nous en avons tiré les leçons. Voici nos meilleurs conseils pratiques, testés et approuvés, qui vous feront gagner du temps, de l’argent et bien du stress sur place.
Quoi emporter
L’Alaska ne pardonne pas les erreurs d’équipement : la base, c’est le système de couches, du sous-vêtement technique à une bonne veste imperméable et un bonnet, et ce même en juillet. Pour les randonnées plus exigeantes, glissez dans votre sac de bonnes chaussures et un spray anti-ours, sans lequel le ranger ne vous laissera tout simplement pas partir au Harding Icefield.
Où trouver des billets d’avion
Pour l’Alaska, on rejoint généralement Anchorage avec une escale aux États-Unis ou en Europe. Au départ de Paris, comptez une correspondance via une grande plateforme américaine (Seattle, par exemple). Cherchez vos billets sur les comparateurs comme Skyscanner ou Google Flights : on y déniche souvent de très bons tarifs en réservant à l’avance.
Location de voiture
Sans voiture, vous êtes perdu en Alaska (à l’exception des trains, qui ne vous mèneront pas partout). Avec Lukáš, nous avons depuis longtemps de bonnes expériences avec RentalCars, que nous utilisons partout dans le monde, et nous vous conseillons de réserver votre véhicule vraiment des mois à l’avance.
Réservation de l’hébergement
Des endroits comme Seward sont petits et bondés à craquer l’été. Booking.com est notre moteur de recherche d’hôtels préféré : nous vous recommandons de chercher bien à l’avance et, idéalement, de prendre des chambres avec annulation gratuite.
N’oubliez pas l’assurance
L’Alaska est sauvage, et le système de santé américain peut vous ruiner avant même que vous ayez prononcé le mot « myrtille ». Souscrivez une bonne assurance voyage couvrant les frais médicaux et le rapatriement, surtout si vous prévoyez des randonnées plus engagées comme le Harding Icefield.
Réservez vos excursions à l’avance
Les croisières dans les fjords et les meilleures activités partent vite en haute saison. Vous pouvez réserver vos billets en ligne via GetYourGuide, souvent avec annulation gratuite jusqu’à 24 heures avant — pratique quand la météo alaskienne fait des siennes.
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Comparer les prix des voitures aux États-Unis →FAQ — Questions fréquentes sur le parc national de Kenai Fjords
J’ai rassemblé les questions les plus fréquentes que me posent les lecteurs qui préparent leur voyage à Kenai Fjords. S’il vous manque quelque chose, n’hésitez pas à m’écrire.
Qu’est-ce qui rend Kenai Fjords National Park si exceptionnel ?
C’est une immense étendue sauvage façonnée par l’ère glaciaire endormie. Vous y trouverez le plus grand champ de glace entièrement situé sur le territoire américain (Harding Icefield), d’où s’écoulent des glaciers massifs directement dans la mer. C’est l’un des rares endroits au monde où vous pouvez confortablement observer depuis un bateau le phénomène de « vêlage » — la rupture du glacier — et admirer une incroyable quantité d’animaux marins sauvages, des baleines aux loutres de mer.
Combien de jours faut-il prévoir pour Kenai Fjords National Park ?
Deux journées complètes constituent le minimum idéal. Une journée entière sera consacrée à une longue croisière en bateau pour observer les glaciers et les baleines. Le deuxième jour, vous pourrez faire une excursion dans la zone d’Exit Glacier et soit emprunter les sentiers plus courts au pied du glacier, soit vous lancer dans une randonnée d’une journée complète vers Harding Icefield.
Quelle est la ville la plus proche de Kenai Fjords National Park ?
La ville la plus proche et en fait la seule porte d’entrée du parc est la petite ville de Seward, au sud de la péninsule de Kenai. Depuis Anchorage, vous y arriverez par la route en un peu moins de trois heures.
Y a-t-il des grizzlis dans Kenai Fjords National Park ?
Oui, le parc et ses environs abritent à la fois des ours noirs (black bears) et des ours bruns (grizzly). Surtout lors de la randonnée sur Harding Icefield Trail ou en camping en dehors de la ville, vous devez rester constamment vigilant, faire du bruit et toujours avoir sur vous un spray anti-ours (bear spray).
Combien coûte l’entrée au parc national ?
Le grand avantage, c’est que l’entrée à Kenai Fjords National Park est entièrement gratuite. Il n’y a même pas de frais de stationnement au populaire Exit Glacier. En revanche, vous devrez sortir votre portefeuille si vous souhaitez faire une croisière en bateau vers les glaciers plus éloignés — une croisière d’une journée complète coûte environ 180 EUR par personne.
Quelle est la meilleure période pour visiter Kenai Fjords ?
Sans aucun doute l’été alaskien, c’est-à-dire la période de fin mai à début septembre. Les températures sont relativement supportables, les journées sont extrêmement longues et la plupart des bateaux touristiques et centres d’accueil fonctionnent à plein régime. En hiver, de nombreuses routes sont impraticables et l’accès au parc est considérablement limité.
Puis-je supporter une croisière vers les glaciers si je souffre du mal de mer ?
Cela peut être un défi. L’itinéraire de Resurrection Bay vers Aialik Bay passe par les eaux ouvertes du Gulf of Alaska, où ça secoue sérieusement sur les vagues. Prenez absolument des médicaments puissants contre le mal des transports, ou choisissez comme alternative une croisière plus courte qui reste uniquement dans les eaux protégées de la baie.
