Voyager en avion avec des enfants nous faisait un peu peur au début : avec Lukáš, nous avons repoussé le premier vol de Jonášek jusqu’à ses presque deux ans. Aujourd’hui, l’avion représente pour nous le moyen de transport le plus simple. La crainte de voler avec de jeunes enfants est compréhensible, mais avec une bonne préparation, tu la surmontes sans stress.
L’essentiel est de connaître les règles, car elles diffèrent selon les compagnies. Chez les compagnies classiques, tu paieras un dixième du prix adulte pour un bébé, tandis que les low-cost facturent des frais fixes : chez Ryanair, c’est 25 euros par tronçon. Chaque enfant a en plus besoin de son propre passeport.
Ci-dessous, tu trouveras un tour d’horizon complet de 14 sujets à régler avant le départ. J’ai tout rassemblé, de l’achat des billets aux règles sur les poussettes, en passant par les liquides au contrôle et les astuces pour occuper les petits à bord.

Résumé
- Les frais pour un bébé ne sont pas nuls : chez les low-cost, tu paieras un montant fixe (Ryanair 25 EUR par tronçon, Wizz Air environ 27 EUR), tandis que les compagnies classiques facturent 10 % du tarif adulte.
- Les liquides à l’aéroport : depuis le 1er octobre 2025, de plus en plus d’aéroports européens équipés de scanners CT autorisent jusqu’à 2 litres par personne, mais de nombreux terminaux appliquent encore l’ancienne règle des 100 ml.
- Nouvelles règles européennes pour les sièges : la révision du règlement UE 261/2004 a été adoptée le 13 juillet 2026, mais la place garantie gratuite à côté d’un parent pour les enfants de moins de 14 ans n’entrera en vigueur qu’à la mi-2027.
- Les masques à oxygène déterminent la place : chez Ryanair, un adulte avec un bébé sur les genoux doit obligatoirement s’asseoir côté hublot, car c’est le seul endroit avec deux masques à oxygène.
- Cartes d’embarquement numériques : depuis le 12 novembre 2025, Ryanair délivre exclusivement des cartes d’embarquement numériques via son application mobile.
- L’enfant a besoin de son propre passeport : même un nouveau-né d’une semaine doit avoir son propre document de voyage, et la photo doit toujours correspondre à l’apparence actuelle de l’enfant.
- Sécurité à bord : pour un enfant de moins de deux ans, la protection la plus fiable contre les turbulences est un siège auto certifié, et non les genoux d’un parent.
14 choses à savoir pour voyager en avion avec des enfants
Une fois que tu décides d’acheter les billets, une multitude de petites décisions t’attendent. Ce guide fait office de pilier central sur tout le thème du voyage en avion avec des enfants : pour chaque grand domaine, tu trouveras l’essentiel et les règles concrètes.
1. À partir de quel âge un enfant peut-il prendre l’avion

Chaque compagnie aérienne a ses propres règles sur l’âge minimum d’un bébé pour l’accepter à bord. Alors que KLM n’impose aucun âge minimum et que tu pourrais théoriquement voler juste après la naissance, la compagnie Smartwings refuse tout transport d’un enfant de moins de 48 heures. Entre 48 heures et sept jours, tu auras besoin d’un formulaire médical spécial. Chez Wizz Air ou easyJet, la limite est strictement fixée à 14 jours.
Les pédiatres ont toutefois un point de vue un peu différent et recommandent généralement d’attendre au moins deux à trois mois avant le premier vol. La raison n’est pas le vol lui-même ni la pression dans la cabine, mais surtout le système immunitaire immature du nouveau-né. Les halls d’aéroport sont remplis de gens du monde entier et l’espace clos de la cabine représente un risque inutile d’infection, qu’il vaut mieux éviter durant les premières semaines.
Si tu voyages malgré tout, l’ennemi numéro un reste le simple rhume infantile. Un nez bouché empêche l’enfant d’équilibrer la pression dans l’oreille moyenne, ce qui peut provoquer d’énormes douleurs à la descente. Avant le vol, consulte toujours ton pédiatre au sujet d’un spray nasal adapté, et garde un bon mouche-bébé dans ton bagage à main pour les tout-petits.
L’âge minimum chez chaque compagnie, les recommandations des pédiatres et les idées de premières destinations sont détaillés dans l’article À partir de quel âge un enfant peut-il prendre l’avion.
2. Documents, passeports et nouvelle bureaucratie

Chaque enfant doit avoir son propre document de voyage pour franchir une frontière, même s’il est né il y a quelques semaines à peine. Pour les voyages au sein de l’espace Schengen, une carte nationale d’identité suffit : elle est moins chère et plus rapide à obtenir. Mais si tu pars pour l’Égypte, la Turquie ou hors de l’Union européenne, il te faudra un passeport en bonne et due forme pour ton bébé.
Le plus gros piège se cache dans la photo. La loi est claire : le titulaire du document doit être reconnaissable sur la photo, ce qui change à la vitesse de l’éclair chez les tout-petits. Si ton passeport montre un bébé d’un mois endormi et que tu voyages avec un enfant de deux ans plein de boucles, mieux vaut renouveler le document à l’avance. Les agents à l’aéroport peuvent te refuser l’embarquement sans discussion pour une ressemblance jugée insuffisante.
Depuis le printemps 2026, les règles européennes changent également. Le système EES (Entry/Exit System) est pleinement opérationnel depuis le 10 avril 2026 pour les voyages hors Schengen, et la bonne nouvelle est que les enfants de moins de 12 ans ne sont pas soumis à la prise d’empreintes : seule une photo du visage est prise. Fin 2026 (Q4 prévu) entrera ensuite en vigueur le système ETIAS. Les enfants de moins de 18 ans ne paient pas de frais, mais chacun doit avoir sa propre autorisation approuvée. Si tu voyages seule avec ton enfant ou si vous avez des noms de famille différents, garde toujours sur toi une autorisation écrite de l’autre parent et, par précaution, une copie de l’acte de naissance.
Un modèle d’autorisation, la légalisation de la signature et la différence entre carte d’identité et passeport sont expliqués dans le guide séparé Autorisation de sortie du territoire et documents pour enfants.
3. Le billet pour bébé et le piège de l’anniversaire

Beaucoup de parents croient à tort qu’un enfant de moins de deux ans sans siège attitré voyage totalement gratuitement. La réalité, c’est que les frais pour un bébé te réservent souvent une mauvaise surprise. Les compagnies classiques facturent en général environ 10 % du tarif adulte, ce qui reste un excellent prix sur les vols long-courriers. Les low-cost, elles, appliquent de sévères frais fixes par tronçon.
Chez Ryanair, tu paieras pour un bébé sur les genoux 25 EUR fixes par tronçon, soit 50 EUR pour un aller-retour. En pratique, il arrive souvent que le billet de ton enfant coûte plus cher que ton propre siège en promotion. Wizz Air facture environ 27 EUR par tronçon, mais si le billet adulte est moins cher, les frais sont équitablement ramenés à son niveau.
Fais très attention à l’anniversaire des deux ans pendant les vacances. Les compagnies ne s’intéressent pas à l’âge de l’enfant au moment de l’achat, mais à son âge le jour de l’embarquement. Si ton enfant fête ses 2 ans pendant ton voyage, il devra déjà avoir un siège attitré pour le vol retour. Les compagnies gèrent cela différemment : vérifie donc avant l’achat si tu ne devras pas payer le tarif adulte complet à l’aéroport.
Le récapitulatif complet des frais pour bébé et le calcul du moment où il vaut la peine d’acheter un siège se trouvent dans l’article Billet d’avion pour enfant.
4. Parent solo et la règle d’un seul bébé

Si tu prévois de voyager seule avec tes enfants, sans autre adulte, tu dois connaître une règle aérienne absolument intransigeante. Un adulte ne peut avoir sous sa responsabilité qu’un seul bébé de moins de deux ans. C’est une pure question de physique et de sécurité en situation de crise : un adulte ne peut pas maintenir en sécurité deux petits enfants sur ses genoux en même temps.
Autrement dit, si tu es parent solo avec des jumeaux de moins de deux ans, oublie tout de suite les billets « lap-only » (les deux enfants sur les genoux). Au comptoir, on ne t’enregistrera tout simplement pas. Dans ce cas, soit un second adulte doit voyager, soit tu dois acheter un siège complet pour le deuxième enfant et l’installer dans un siège auto certifié pour l’aviation.
L’âge de l’accompagnant varie aussi selon la compagnie. Chez Ryanair, l’accompagnant doit avoir au moins 18 ans, tandis que chez Wizz Air, 16 ans suffisent. Des règles particulières s’appliquent aussi aux enfants plus grands voyageant non accompagnés. Smartwings propose ce service pour les enfants de 6 à 11 ans, mais les low-cost comme Ryanair, Wizz Air ou easyJet ne proposent pas de service d’enfant non accompagné : chez elles, on ne peut voler seul qu’à partir de 16 ans.
Comment gérer la situation avec des jumeaux, avec la grand-mère et en cas de noms de famille différents, nous en parlons dans l’article Parent solo et jumeaux en avion.
5. Où s’asseoir dans l’avion et les nouvelles règles européennes

L’installation des familles en avion a longtemps été un jeu de nerfs, mais la situation change enfin. Le Parlement européen et le Conseil de l’UE ont adopté le 13 juillet 2026 le texte final de la révision des droits des passagers. Selon la nouvelle loi, un enfant de moins de 14 ans doit être placé gratuitement à côté de la personne qui l’accompagne. En raison d’une période transitoire, cette garantie légale ne sera réellement effective qu’à partir de la mi-2027 : il faut donc pour l’instant faire très attention aux règles de chaque compagnie.
Sous la pression des régulateurs, Ryanair a déjà supprimé, le 25 juin 2026, les frais obligatoires pour les sièges famille. Si tu choisis l’attribution aléatoire, le système place gratuitement les enfants de moins de 12 ans à côté d’un adulte. Il y a toutefois un hic majeur : les familles qui misent sur le hasard se retrouvent presque toujours à l’arrière de l’avion, car les premières rangées sont raflées par les passagers payants.
Si tu voyages avec un bébé sur les genoux, ne choisis jamais une place côté couloir. Chez Ryanair, la règle est stricte : un adulte avec un bébé doit s’asseoir exclusivement côté hublot, pour des raisons purement de sécurité. Seuls les sièges côté hublot disposent en effet de deux masques à oxygène. Cette règle bat en brèche le conseil classique du web qui dit de ne jamais payer pour les sièges : si tu veux être sûre de voler côte à côte en famille, tu dois tout simplement acheter ce hublot.
Comment éviter la séparation gratuitement et que faire si elle survient malgré tout, nous en parlons dans l’article Où s’asseoir avec un enfant en avion.
6. La poussette en avion et les pièges à l’aéroport

La poussette entre dans la catégorie de l’équipement pour enfant et voyage gratuitement avec toi chez la grande majorité des compagnies. À la maison, nous avons une poussette de voyage compacte Joolz Aer et nous en sommes ultra satisfaits pour l’avion, car elle est incroyablement facile à manipuler. Vérifie toutefois toujours à l’avance combien d’articles ta compagnie t’autorise réellement à emporter.
La pratique la plus courante est le fameux gate-check : tu arrives avec la poussette jusqu’à la porte d’embarquement, tu la plies sur place et le personnel la descend en soute. Si tu pars en vacances avec Smartwings, fais très attention à leurs conditions de transport. La compagnie précise en effet qu’elle décline toute responsabilité pour les dommages sur les poussettes non emballées. Une housse de protection ou un emballage soigné au film plastique est donc chez eux absolument obligatoire.
Si ta poussette arrive endommagée sur le tapis à destination, ne quitte jamais le hall de l’aéroport. Tous les vols internationaux sont couverts par la Convention de Montréal : tu dois signaler immédiatement le dommage au comptoir des réclamations, où l’on te délivrera un rapport PIR. Tu as ensuite l’obligation de déposer la réclamation par écrit directement auprès de la compagnie dans un délai de 7 jours, sinon tu perds tout droit à indemnisation.
Les trois scénarios d’enregistrement, les règles des compagnies et la réclamation en cas de dommage se trouvent dans l’article La poussette en avion.
Toute la procédure de réclamation, délais inclus, est détaillée dans l’article Poussette endommagée ou perdue.
7. Siège auto et sécurité à bord

La plupart des parents choisissent, pour les enfants de moins de deux ans, le voyage sur les genoux avec une ceinture enfant attribuée. Pour économiser, c’est tout à fait compréhensible, mais l’agence américaine FAA met fermement en garde : la place la plus sûre pour un enfant aussi petit est un siège auto certifié fixé sur son propre siège.
La raison n’est pas d’éventuels accidents aériens, mais les fortes turbulences, qui sont de loin la première cause de blessures chez les enfants à bord. En cas de trou d’air, un adulte est physiquement incapable de retenir un enfant sur ses genoux. Si tu achètes un billet avec siège à ton enfant, tu peux emporter à bord un siège auto homologué pour l’aviation, qui se place toujours côté hublot afin de ne pas bloquer une éventuelle évacuation.
Une alternative pour les enfants d’un an et plus, pesant entre 10 et 20 kg, est le harnais certifié CARES. Ce système se fixe sur le dossier du siège de l’avion et crée un harnais à cinq points. Il est accepté par exemple par Ryanair, Lufthansa ou Emirates, mais les règles de chaque compagnie changent constamment : vérifie donc toujours par écrit la possibilité de l’utiliser auprès de ta compagnie.
Comment reconnaître la certification aérienne, ce que permet le harnais CARES et comment gérer un siège auto à destination, nous l’expliquons dans l’article Le siège auto en avion.
8. Bagages gratuits pour les enfants

Ce que tu obtiens pour ton argent varie énormément selon le type de compagnie. Alors que chez Lufthansa, un bébé sur les genoux a souvent droit à son propre bagage en soute jusqu’à 23 kg (selon le tarif acheté), chez les low-cost, la situation est bien plus stricte.
Ryanair n’autorise pour un bébé sur les genoux qu’un petit sac de 5 kg maximum et exige depuis le 12 novembre 2025 exclusivement des cartes d’embarquement numériques dans l’application : l’espace économisé doit donc être consacré à une batterie externe fiable. Wizz Air autorise pour un bébé un petit article de bagage, mais avec une règle très spécifique pour les poussettes. Cette compagnie hongroise interdit absolument le transport de toute poussette électrique ou motorisée, même en soute.
Ce sont au contraire les compagnies scandinaves et néerlandaises qui ont le plus grand cœur. KLM, par exemple, accorde aux bébés sans siège attitré un sac au poids généreux de 12 kg. Si tu as besoin de chiffres précis, consulte nos autres articles Bagages Ryanair : dimensions, poids et frais ou Bagages Wizz Air, où nous détaillons ces limites au centimètre près.
Le tableau complet de ce à quoi un enfant a droit gratuitement chez chaque compagnie se trouve dans l’article Bagages pour enfants en avion.
9. Que mettre dans le bagage à main des enfants

Le sac à dos cabine se prépare pour le pire scénario de vol possible : celui où tu prends trois heures de retard ou où ta valise en soute n’arrive pas à destination. La plupart des mamans préparent consciencieusement deux tenues de rechange complètes pour l’enfant, mais elles oublient régulièrement une chose absolument cruciale.
Emporte toujours dans ton sac un simple tee-shirt de rechange et un legging pour toi. Sur les forums de parents, un scénario d’horreur revient régulièrement : des parents ayant passé un vol de douze heures dans des vêtements entièrement couverts de vomi d’un bébé de huit mois pris de nausées juste après le décollage. Un tee-shirt adulte roulé ne prend presque pas de place et, en situation de crise, il te sauve littéralement la santé mentale.
N’oublie pas d’emporter au moins deux sachets Ziploc refermables vides, dans lesquels tu enfermeras hermétiquement les affaires mouillées et sales. Ne compte pas le nombre de couches en jours, mais estime la consommation pour le trajet lui-même plus une réserve raisonnable en cas de retard. Les couches, tu en trouves absolument partout dans le monde et elles ne font que voler un précieux espace dans ton sac. Pour savoir comment choisir le bon sac cabine, jette un œil à notre guide Sac à dos cabine : comment choisir le bon.
La liste complète selon l’âge de l’enfant, du bébé à l’écolier, se trouve dans l’article Que mettre dans le bagage à main des enfants.
10. Nourriture, boissons et limite de liquides à l’aéroport

C’est actuellement le plus grand piège d’information. Les aéroports européens installent progressivement de nouveaux scanners CT qui suppriment l’agaçante limite des 100 ml pour les liquides. Depuis le 1er octobre 2025, ce régime assoupli s’applique dans un nombre croissant d’aéroports, mais uniquement dans les terminaux équipés, souvent réservés aux vols au sein de l’espace Schengen. Là, tu peux emporter un contenant de liquide jusqu’à 2 litres par personne.
Fais très attention si tu pars en vacances en Turquie, en Égypte ou au Royaume-Uni. Ces vols passent souvent par des terminaux non concernés par le changement, où la stricte limite des 100 ml dans le sachet transparent d’un litre s’applique toujours. Ce n’est pas la compagnie qui détermine le terminal, mais uniquement ta destination finale.
La bonne nouvelle est la dérogation pour les familles. Les aliments pour bébé, les petits pots, le lait infantile et l’eau en thermos pour sa préparation sont exemptés de la limite des 100 ml, dans la quantité nécessaire au voyage. Cette dérogation dépend des règles de l’aéroport lui-même, pas de la compagnie. La sécurité peut te demander d’ouvrir un flacon, de montrer le contenu ou, exceptionnellement, de le goûter. Sois coopérative, c’est leur métier. Pour en savoir plus sur ce qui est autorisé à bord, consulte l’article Ce que je peux emporter en avion et ce qui est interdit.
Ce qui passe exactement le contrôle et quelle quantité de liquides on te tolère, nous en parlons dans l’article Nourriture et boissons en avion pour les enfants.
11. L’aéroport étape par étape

Dès ton arrivée dans le hall des départs, tu te diriges vers le comptoir d’enregistrement, où l’on pèse tes valises et où l’on colle une étiquette bagage (tag) sur la poussette ou le siège auto. Tu avances ensuite avec la poussette jusqu’au contrôle de sécurité, où tu dois entièrement la vider.
Dans les grands aéroports, cherche le couloir prioritaire spécial pour les familles avec de jeunes enfants, le fameux fast track. Il te fait gagner beaucoup de temps dans la file, et le personnel sait bien que plier une poussette prend du temps. Si tu as remis ta grande poussette directement au comptoir, tu peux souvent emprunter gratuitement une poussette-canne de l’aéroport dans la zone de transit et rouler jusqu’à la porte d’embarquement.
Dans la zone de transit, essaie ensuite de fatiguer au maximum ton enfant. De nombreux aéroports proposent des espaces de jeux bien équipés et des salles calmes avec micro-ondes et tables à langer. Ne laisse pas l’enfant assis à la porte avec une tablette : laisse-le plutôt observer l’agitation sur le tarmac, pour qu’il embarque plein d’impressions et prêt à dormir.
Espaces de jeux, salles calmes, poussettes-cannes et fast track, nous avons tout recensé dans l’article L’aéroport avec des enfants.
12. Douleur aux oreilles au décollage et à la descente

La physique en cabine peut faire souffrir même les adultes, alors imagine les oreilles des enfants. La pression dans l’avion ne s’équilibre pas automatiquement : une pression plus élevée commence à appuyer sur le tympan, ce qui provoque cette douleur aiguë. Beaucoup de parents sont surpris, mais la descente de l’avion est souvent bien plus pénible pour les oreilles que le décollage lui-même.
L’arme la plus efficace est la déglutition, qui ouvre la trompe d’Eustache. Chez les bébés, le simple allaitement ou le biberon fonctionnent le mieux. Chez les plus grands, boire à la paille ou mâcher des chips préférées fait l’affaire. Si l’enfant a un rhume ou les sinus bouchés, la douleur se multiplie : consulte donc toujours ton pédiatre à l’avance au sujet d’un spray nasal adapté.
N’essaie jamais de donner à ton enfant, pour un long vol, des médicaments pour dormir conseillés par une copine. L’International Paediatric Sleep Association interdit fermement de donner de la mélatonine aux enfants de moins de deux ans et ne l’autorise chez les plus grands qu’après consultation du médecin traitant. Procure-toi plutôt à bord un bon casque enfant avec limiteur de volume, qui atténue le bruit monotone des moteurs. N’oublie pas non plus d’emporter les médicaments de base contre la fièvre, dont nous parlons dans notre guide Trousse à pharmacie de voyage : ce qu’il faut y mettre.
Ce qui fonctionne selon l’âge et quand il vaut mieux reporter le vol, nous l’expliquons dans l’article Douleur aux oreilles en avion chez les enfants.
13. Comment occuper un enfant en avion

La plus grande erreur des parents débutants est de griller tous leurs atouts amusants avant même que l’avion ne décolle. Applique à bord la règle d’or de l’alternance et distribue les activités par tranches de trente minutes maximum.
Explorez d’abord ensemble la consigne de sécurité, puis sors le premier petit jouet. Une excellente astuce consiste à emballer les petites nouveautés de papeterie dans du simple papier cadeau, car le déballage lui-même prend beaucoup de temps. Pour occuper les plus grands, une maquette d’avion à construire ou un petit kit créatif marchent à merveille et développent en prime leur motricité. En avion, aucune place en revanche pour ce qui joue des mélodies, bipe ou se compose de centaines de petites pièces à renverser.
Et maintenant le plus important : oublie toute culpabilité liée à la tablette. Même les spécialistes du développement de l’enfant s’accordent à dire que les écrans en avion ne causent aucun dommage : les règles de la maison peuvent donc être mises de côté le temps de ces quelques heures. Garde toutefois la tablette en réserve comme l’arme ultime, pour le moment où l’enfant n’en peut vraiment plus, où il est fatigué, ou quand tu prends du retard sur le tarmac. Télécharge le contenu à l’avance sur l’appareil, car le Wi-Fi de l’aéroport est souvent peu fiable. Et si tu as un petit fan d’aviation, un simple déguisement de pilote d’avion peut transformer l’attente à la porte en jeu.
Des idées concrètes selon l’âge et la règle de dosage des activités se trouvent dans l’article Comment occuper un enfant en avion.
14. Retard de vol, annulation et droits de la famille

Quand un avion prend plus de trois heures de retard, c’est le règlement UE 261/2004 qui s’applique et garantit une compensation financière. Mais chez les familles avec enfants se cache un domaine énorme et très controversé. Une partie des compagnies affirment qu’un bébé sur les genoux sans siège attitré n’y a pas droit, tandis que les interprétations juridiques estiment que si tu as payé un quelconque frais pour l’enfant, le droit existe. La pratique varie, les compagnies rejettent souvent les demandes, mais le conseil est clair : dépose toujours une demande pour le bébé et ne te laisse pas éconduire dès la première fois. Pour en savoir plus sur le processus de recouvrement, consulte l’article Avis AirHelp : obtenir une indemnisation pour un vol.
Avec le voyage en famille, le risque que toutes les vacances tombent à l’eau à cause d’une maladie infantile la nuit précédant le départ se multiplie aussi énormément. Une bonne assurance annulation est une nécessité absolue. Si l’enfant tombe malade à deux heures du matin et que tu voles à six heures, tu n’auras plus le temps d’annuler les billets dans le système. Dans ce cas, il te faut de la compagnie une attestation de non-présentation au vol et du médecin un certificat d’inaptitude à voyager, sinon l’assurance ne te rembourse rien.
💡 Astuce : si tu voyages vers des destinations plus lointaines, tu t’épargneras bien du stress en choisissant le bon siège auto en location, car les lois du pays de destination peuvent varier énormément. En Espagne, par exemple, les enfants de moins de 135 cm doivent obligatoirement s’asseoir à l’arrière, et les amendes sont sans pitié.
Quand naît le droit à compensation et comment déposer une demande, nous l’expliquons en détail dans l’article Retard de vol avec des enfants.
Récapitulatif pratique et prix indicatifs

Pour te donner une meilleure idée du coût d’un billet pour le plus petit enfant, j’ai préparé un aperçu des frais chez les compagnies les plus courantes. Ces montants valent pour un bébé de moins de deux ans voyageant sur tes genoux, sans siège attitré. Vérifie toujours les prix lors de la réservation, car les compagnies aiment les modifier discrètement.
| Compagnie aérienne | Frais pour bébé (0-2 ans) | Ce qui est gratuit dans le billet |
|---|---|---|
| :— | :— | :— |
| Ryanair | 25 EUR / 25 GBP par tronçon | 2 articles d’équipement (poussette + siège auto) |
| Wizz Air | env. 27 EUR par tronçon | 1 article d’équipement (poussette ou siège auto) |
| Smartwings | Tarif réduit (selon le vol) | Poussette, berceau et siège auto |
| Lufthansa / SWISS | 10 % du tarif adulte | Bagage en soute jusqu’à 23 kg + 2 articles d’équipement |
| British Airways | 10 % du tarif adulte | 2 articles d’équipement |
| easyJet | Frais fixes (selon le tarif en vigueur) | Jusqu’à 2 articles d’équipement (porte-bébé inclus) |
Pour aller plus loin
Si tes billets sont déjà réglés et que tu te demandes où partir précisément en famille, inspire-toi de nos itinéraires et de nos conseils tirés de lieux que nous avons adorés. Voyager avec des enfants a une tout autre dynamique : nous avons donc rédigé pour toi des guides pratiques vers des destinations que nous aimons :
- Les Lofoten avec des enfants
- La Croatie avec des enfants
- Rome avec des enfants
- Paris avec des enfants
- New York avec des enfants
- Le berceau (bassinet) en avion : comment l’obtenir
- Voler avec un tout-petit : l’âge le plus difficile et comment le gérer
- Assurance voyage pour enfants et annulation pour maladie
- Mal des transports et maladie des enfants en voyage
- Un enfant seul en avion : à partir de quel âge
- Les meilleures compagnies pour les familles : comparatif
Questions fréquentes
Que faire si mon enfant aura deux ans pendant les vacances ?
C’est un piège financier fréquent. Les compagnies aériennes ne se basent pas sur l’âge au moment de l’achat, mais le jour du vol. Un enfant qui aura deux ans pendant le voyage doit avoir un siège à part entière pour le vol retour. Chez la plupart des transporteurs, tu devras payer le tarif plein, donc règle ça dès la réservation initiale.
Puis-je emporter la boisson préférée de mon tout-petit ?
Cela dépend du terminal. À Paris-Charles de Gaulle, les règles varient selon les zones. Pour les vols Schengen, depuis octobre 2025, tu peux emporter jusqu’à 2 litres de liquides dans certains terminaux, mais pour les vols hors Schengen, la limite stricte de 100 ml s’applique. Les aliments et le lait pour bébé sont exemptés, mais pour les boissons ordinaires destinées aux enfants plus âgés, la sécurité insiste souvent sans compromis pour que tu les jettes.
Où dans l’avion nous rendra-t-on la poussette ?
Cela dépend de l’aéroport spécifique et de la situation sur le tarmac à ce moment-là. On peut te rendre ta poussette directement à la sortie de l’avion (à la passerelle), sur le tapis à bagages classique dans le hall des arrivées, ou à un comptoir spécial pour les bagages hors gabarit. Demande toujours au personnel de bord en sortant.
Pourquoi dois-je m’asseoir côté hublot avec mon bébé ?
Les compagnies low-cost comme Ryanair ont une règle stricte : un adulte avec un nourrisson sur les genoux doit s’asseoir côté hublot. La raison est le nombre de masques à oxygène, car seuls les sièges côté hublot disposent de deux masques dont tu auras absolument besoin en cas de dépressurisation de la cabine.
Puis-je voyager seule avec des jumeaux ?
Si les deux enfants ont moins de deux ans et que tu prévois de les avoir sur tes genoux, tu ne peux pas voyager seule. Pour des raisons de sécurité, la règle est d’un nourrisson par adulte. Tu devrais acheter un siège pour le deuxième enfant et l’installer dans un siège auto certifié pour l’avion.
Est-il sans danger de donner des médicaments pour dormir à mon enfant dans l’avion ?
L’Association du sommeil infantile interdit formellement de donner de la mélatonine aux enfants de moins de deux ans et, pour les enfants plus âgés, ne l’autorise que sur recommandation expresse d’un médecin. Ne donne pas de médicaments aux enfants à bord sans réfléchir, mise plutôt sur la fatigue naturelle de l’aéroport et un bon casque audio pour enfants.
Comment fonctionne la réclamation pour une poussette endommagée ?
Si ta poussette arrive endommagée sur le tapis, ne quitte jamais la zone de transit. Trouve le comptoir des réclamations, fais-toi établir un protocole PIR et conserve précieusement l’étiquette de bagage (tag). Ensuite, tu dois signaler le dommage par écrit à la compagnie aérienne au plus tard dans les 7 jours, sinon ton droit à compensation sera perdu.
