Vols pour l’Islande : d’où, quand et à quel prix voler en 2026

Quand on descend de l’avion pour la première fois à l’aéroport de Keflavík, en Islande, on reçoit presque aussitôt en pleine figure un vent océanique froid et brut. Il sent le sel, le soufre lointain et cette nature sauvage intransigeante qui vous rappelle, dès la première seconde, que c’est la nature qui commande ici, pas l’homme.

Avec Lukáš, nous sommes partis sur cette île magique fin septembre-début octobre 2018, et je me souviens encore à quel point j’ai été fascinée, dès l’arrivée, par ce vide infini et indompté qui vous force tout simplement à reconsidérer votre propre petitesse.

Chercher à l’époque des billets d’avion pour l’Islande, c’était pour nous comme le petit déclic d’une expédition d’une vie, car l’Islande n’est pas une simple destination de vacances de plus : c’est plutôt un autre monde.

Dans cet article, tu trouveras un guide complet pour réserver tes vols vers l’Islande, savoir d’où il vaut mieux partir et à quoi faire très attention en 2026.

Je t’indiquerai où dénicher les meilleures liaisons, j’expliquerai les différences entre les aéroports locaux et j’ajouterai des conseils pratiques sur la location de voiture, les prix actuels et l’hébergement, pour que tu profites au maximum du pays du feu et de la glace, sans stress inutile.

Vue aérienne du paysage islandais depuis l'avion
Vue aérienne du paysage islandais depuis l’avion

Contenu de l'article

Résumé pour ceux qui n’ont pas le temps de tout lire

  • Vols directs depuis Paris : en haute saison, plusieurs compagnies (Icelandair, Transavia, Air France via Paris-CDG) assurent la liaison ; le trajet dure environ 3 h 30.
  • Billets avec escale : hors saison, tu voleras avec une escale (le plus souvent Copenhague, Francfort ou Londres) ; un aller-retour Paris-Islande se trouve couramment entre 260 et 320 €.
  • Faillite de PLAY Airlines : la low-cost PLAY a fait faillite en septembre 2025 ; tu en entendras parler dans de vieux guides, mais tu ne peux plus y acheter de billet.
  • Icelandair Stopover : si tu voles avec Icelandair vers l’Amérique, tu peux faire une escale gratuite en Islande, jusqu’à 7 jours.
  • Aéroport : les vols internationaux atterrissent à Keflavík (KEF), et non directement à Reykjavík. Il faut environ 45 minutes en bus Flybus jusqu’à la capitale.
  • Moteur de recherche de vols : pour les meilleurs billets bon marché et les escales plus complexes vers l’Islande, nous cherchons et combinons depuis longtemps via le comparateur Kiwi.
  • Prix et taxes 2026 : une nouvelle taxe kilométrique sur la location de voiture a été instaurée, mais en contrepartie le prix de l’essence a baissé, à environ 210-225 ISK le litre.
  • Documents : l’Islande est dans l’espace Schengen ; une carte d’identité suffit, aucun frais ETIAS ni nouveau contrôle biométrique EES ne concerne les citoyens français.

Quand partir et comment s’y rendre

La planification d’un voyage commence par la bonne liaison de transport, qui a pas mal changé ces dernières années. Rejoindre le cercle polaire depuis la France n’a jamais été aussi simple, même s’il faut surveiller la saisonnalité et bien choisir la compagnie à qui tu confies tes projets. Voyons quels vols vers l’Islande depuis Paris ont aujourd’hui le plus de sens, et comment ne pas se faire avoir par des infos obsolètes glanées sur internet.

1. Vols directs depuis Paris et la saison estivale

Si tu détestes attendre dans les aéroports et que tu veux arriver à destination le plus vite possible, je te conseille de te concentrer sur le programme estival. En saison, des vols directs depuis Paris vers l’Islande sont proposés notamment par Transavia et le transporteur national islandais Icelandair, sans oublier les liaisons via Paris-CDG.

Le vol dure officiellement environ 3 h 30, ce qui est en réalité incroyablement court pour se retrouver dans un tout autre monde, peuplé de volcans et de glaciers. Les départs se font généralement à des horaires raisonnables, donc à l’arrivée tu as encore une chance de récupérer ta voiture et de faire tes premières courses.

Le prix d’un aller-retour vers l’Islande en été oscille couramment entre 300 et 550 €, sachant que certaines compagnies proposent parfois des promos autour de 230 à 260 €. Je te conseille de ne pas attendre la dernière minute, car les dates estivales partent très vite, malgré des tarifs plus élevés.

Vérifie toujours soigneusement les bagages autorisés avec ton billet : les tarifs de base n’incluent souvent qu’un petit bagage à main, et le bagage en soute coûte un supplément assez salé. Or, avec des vêtements d’hiver qui prennent une place énorme, impossible de te passer d’une grande valise.

2. Vols avec escale en dehors de la haute saison

Si tu décides de partir à l’automne, en hiver ou au début du printemps (ce que nous avons fait, fin septembre-début octobre), tu auras probablement un trajet avec escale. En effet, les lignes directes ne fonctionnent souvent pas hors de la haute saison touristique, ou seulement de façon très limitée.

On fait le plus souvent escale dans des hubs européens comme Copenhague, Francfort, Londres ou Amsterdam. Cela rallonge un peu le voyage, mais ça te permet aussi de te dégourdir les jambes et de boire un café dans un autre aéroport européen.

Même si le trajet s’allonge, c’est souvent grâce à cela que tu trouveras des billets vraiment bon marché pour l’Islande, qui peuvent démarrer, en basse saison, autour de 110 € chez les low-cost. La moyenne pour un aller-retour avec escale se situe entre 160 et 320 €.

D’expérience, je peux te dire qu’une courte escale à Copenhague ou Amsterdam n’a rien d’effrayant, et l’argent que tu économises sur le billet te servira bien, sur cette île très chère, pour un bon hébergement ou la location de voiture.

3. Attention à la faillite de la compagnie PLAY

Voici une information capitale pour 2026, à garder en tête si tu lis de vieux guides. Tu ne verras malheureusement plus dans le ciel les avions rouge vif de la low-cost PLAY Airlines.

Cette compagnie a fait faillite fin septembre 2025 et a cessé toute activité. Ce fut un événement majeur, qui a laissé bloqués dix-huit mille passagers dans des aéroports du monde entier.

Donc, si tu tombes quelque part sur des forums ou de vieux blogs sur des conseils du type « cherche des billets super bon marché vers l’Islande avec cette compagnie », ferme aussitôt la page et continue ta recherche. Le principal transporteur stable de l’île reste désormais l’incontournable Icelandair, complété en saison par les liaisons depuis la France évoquées plus haut.

4. Le génial Stopover d’Icelandair et comment chercher ses vols

Si tu prévois un grand voyage en Amérique du Nord (par exemple New York, Toronto ou Chicago) et que tu voles avec Icelandair, tu as un atout énorme dans ta manche.

Cette compagnie propose en effet un excellent programme appelé Stopover, qui te permet de faire une pause en Islande jusqu’à 7 nuits, sans aucun supplément sur le prix du billet. Tu traverses l’océan et, au passage, tu coches sur ta bucket list la magique nature sauvage du Grand Nord, sans payer de billet supplémentaire.

Pour rechercher toutes ces options, avec Lukáš, on ne jure que par l’application Kiwi. C’est notre portail préféré, capable de combiner astucieusement différentes compagnies et de trouver les escales les plus rapides ou, à l’inverse, les moins chères.

Fais juste bien attention à ce que tes escales ne soient pas trop courtes. La météo en Islande peut être extrêmement capricieuse, et le vent fort retarde parfois un peu les vols.

Keflavík vs Reykjavík : comment fonctionnent les aéroports et le trajet vers la ville

Quand on achète ses premiers billets pour l’Islande, on s’imagine souvent atterrir directement dans la capitale et être à l’hôtel cinq minutes plus tard. La réalité, c’est que l’île a ses aéroports répartis de façon très spécifique, et il vaut mieux savoir où tu vas atterrir et comment continuer ta route. Dès que tu descends de l’avion, tu sens cet air du Nord typique et tu commences à régler les premières étapes logistiques de ton voyage.

1. Où atterris-tu vraiment et l’astuce des achats

Tous les grands vols internationaux, pour lesquels tu achètes des billets vers l’Islande depuis l’Europe ou l’Amérique, atterrissent à l’aéroport international de Keflavík (KEF). Cet aéroport relativement moderne se trouve sur la péninsule de Reykjanes, à environ 45 minutes de route en voiture ou en bus du centre même de Reykjavík.

Où atterris-tu vraiment et l'astuce des achats
Où atterris-tu vraiment et l’astuce des achats

La capitale possède bien son propre petit aéroport (Reykjavík Domestic Airport), mais il sert exclusivement aux vols intérieurs, par exemple vers Akureyri au nord, vers les fjords reculés de l’est, ou pour des vols spéciaux vers le Groenland.

L’aéroport de Keflavík est très clair et parfaitement organisé, tu ne risques donc pas de t’y perdre. Mais j’ai un énorme conseil pour toi dès l’arrivée.

La plupart des achats en duty-free se font directement près des tapis à bagages, car il est tout simplement impossible d’acheter une bouteille de vin ou de la bière dans les supermarchés islandais ordinaires.

L’alcool ne se vend que dans les magasins d’État Vínbúðin, qui ont des horaires d’ouverture très limités et des prix astronomiques. Donc, si tu veux boire un verre le soir après une randonnée, fais tes provisions directement à l’aéroport.

2. Le trajet de l’aéroport vers la capitale

Le moyen le plus confortable pour rejoindre le centre de Reykjavík depuis Keflavík sans voiture, ce sont les navettes Flybus. Elles partent directement du hall des arrivées et leur grand atout, c’est qu’elles sont calées sur tous les vols.

Le trajet de l'aéroport vers la capitale
Le trajet de l’aéroport vers la capitale

Cela signifie que le bus t’attend, même si ton vol a du retard à cause d’une météo défavorable. Le trajet jusqu’au centre dure les 45 minutes déjà mentionnées et, en chemin, tu peux admirer tes premières vues sur les champs de lave.

Les bus proposent aussi la possibilité d’un dépose-minute directement à ton hôtel ou à des arrêts prédéfinis en ville. Avec Lukáš, nous avions acheté nos billets confortablement à l’avance, en ligne, pour ne pas perdre de temps aux guichets à l’arrivée et monter directement dans un bus bien chauffé, pendant qu’au-dehors la bourrasque islandaise commençait déjà sérieusement.

💡 Astuce : les entrées et excursions organisées (en Islande et aux alentours) valent le coup d’être réservées à l’avance en ligne sur GetYourGuide ; en saison, ça part vite.

3. Location de voiture, vent et assurances islandaises piégeuses

Explorer l’Islande sans sa propre voiture, c’est comme aller au cinéma et fermer les yeux.

Location de voiture, vent et assurances islandaises piégeuses
Location de voiture, vent et assurances islandaises piégeuses

La location de voiture est ici une discipline à part entière, et les prix vont de 5 000 ISK par jour en hiver jusqu’à 35 000 ISK pour un vrai SUV en haute saison. Si tu pars en été et que tu prévois de parcourir uniquement la route principale asphaltée, la Ring Road (route n° 1), ou le célèbre Cercle d’or, une voiture classique à deux roues motrices te suffira amplement.

Mais dès que tu t’aventures dans le rude arrière-pays, sur les pistes de montagne (les F-roads, strictement interdites aux voitures ordinaires sous peine d’amendes ruineuses), ou que tu voyages en hiver, le 4×4 est une nécessité absolue.

Attention à l’assurance, car l’Islande a ses règles très spécifiques et les forums regorgent de factures terrifiantes pour des voitures endommagées. L’assurance de base CDW ne suffit tout simplement pas ici. Prends absolument l’option Gravel Protection (GP), qui te protège contre les projections de gravier.

Environ un tiers des routes de l’île ne sont pas goudronnées, et les cailloux projetés par les voitures venant en sens inverse brisent les pare-brise avec une régularité parfaite. Si tu pars vers le sud et l’est, envisage aussi le SAAP (Sand and Ash Protection) contre les tempêtes de sable, qui peuvent littéralement décaper la peinture de la voiture, ce qui coûte des milliers d’euros.

Mais le pire ennemi reste le vent islandais. Il peut être si fort qu’il t’arrache littéralement les portières de la voiture de leurs gonds si tu n’es pas prudent. Souviens-toi : ce type de dommage (le fameux « door-ripping ») n’est généralement couvert par aucune assurance.

En descendant de voiture, tiens toujours la portière fermement à deux mains 😅 ! Et si tu comptes partir dans l’arrière-pays avec un 4×4, sache qu’aucune assurance ne couvre le fait de noyer la voiture en traversant une rivière sauvage : tout le risque est pour toi.

Où loger + combien coûte le voyage

Le logement en Islande réclame une part assez importante de ton budget, et il faut le prévoir de façon très réaliste. Un road trip d’une semaine pour deux personnes en standard moyen (avec voiture de location, assurance et hébergement en guesthouses chauffées) te coûtera en 2026 environ 3 200 à 5 200 €, hors vols.

Si tu fais des économies extrêmes, en dormant sous la tente et en cuisinant tes propres repas, tu peux descendre à environ 2 000 à 2 800 €. Booking.com est notre comparateur préféré, car on trouve sur l’île une énorme quantité de guesthouses et de fermes douillettes.

Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2026, le gouvernement a instauré une nouvelle taxe kilométrique (Kilometer Fee) pour tous les véhicules, d’environ 6,95 ISK par kilomètre parcouru (soit environ 0,05 €). Les loueurs te facturent cette taxe soit de façon fixe par jour (autour de 1 390 à 1 550 ISK), soit en la prélevant sur ta carte au retour de la voiture, précisément selon le compteur.

La bonne nouvelle, c’est qu’en compensation, le gouvernement a supprimé une partie de la taxe sur le carburant. Alors que l’an dernier l’essence coûtait un délirant 305 ISK, en 2026 son prix est descendu à un plus agréable 210 à 225 ISK le litre (environ 1,40 à 1,50 €). Au final, tu paies à peu près la même chose, sauf que l’argent ne va plus à la station-service mais au loueur.

1. Reykjavík et le sud-ouest comme camp de base

Si tu ne veux pas faire et défaire tes valises tous les jours et que tu ne disposes que d’un long week-end ou de 4 à 5 jours en Islande, il est très logique de loger directement dans la capitale ou à proximité immédiate, sur la péninsule de Reykjanes. De là, tu peux partir en excursions en étoile.

Depuis Reykjavík, tu fais confortablement en une seule journée le célèbre Cercle d’or avant de revenir au chaud. Le lendemain, tu peux partir vers les volcans ou les bains thermaux.

Loger en ville offre aussi le luxe d’excellents cafés et boulangeries au coin de la rue. Les guesthouses se situent ici autour de 80 à 150 € la nuit pour deux.

💡 Suggestions concrètes d’hébergement (vérifie prix et disponibilité via Booking, et réserve à temps — en saison comme autour de l’éclipse 2026, ça disparaît des mois à l’avance) :

2. Hébergement le long de la Ring Road (sud et est)

Si tu décides de faire le tour complet de l’île par la Ring Road, ce qui représente plus de 1 300 kilomètres, il faut prévoir un mode de vie nomade. Les distances sont énormes ici et ça n’a aucun sens de revenir sur ses pas.

Au sud, autour du village de Vík, les capacités sont très vite complètes, car c’est là que se dirige l’écrasante majorité des touristes pour admirer les plages noires et les glaciers.

En allant vers l’est, dans les fjords de l’Est, l’hébergement et les foules se font plus rares, mais je te conseille de ne pas laisser tes réservations à la dernière minute. Nous avons dormi dans de magnifiques chalets en bois avec vue sur des pâturages infinis.

3. Camping et Camping Card pour les aventuriers

Beaucoup de gens contournent le logement onéreux en campant en voiture ou directement dans une tente de toit, ce qui est un énorme phénomène en Islande. Si tu optes pour cette formule (et que tu ne crains pas un peu de froid), procure-toi absolument la Camping Card.

En 2026, cette carte coûte environ 26 000 ISK (environ 175 €) et est valable 28 nuits pour deux adultes et quatre enfants. Elle te donne accès à plus de 40 campings répartis dans toute l’île.

Sur place, tu ne paies plus qu’une taxe de séjour symbolique de 400 ISK par tente ou voiture et par nuit. C’est une façon absolument fantastique d’économiser énormément, mais souviens-toi que la plupart des campings ferment à la mi-septembre.

Que voir en Islande : 6 régions à ne pas manquer

S’orienter sur l’île est en fait assez simple, car elle est entièrement bordée par la route circulaire asphaltée, la Ring Road. Mais les débutants font souvent l’énorme erreur de bourrer leur itinéraire jusqu’à l’éclatement et d’essayer de faire le tour de l’île en cinq jours.

Résultat : ils passent huit heures par jour en voiture et s’effondrent le soir, complètement épuisés. Pour faire tranquillement le tour complet de la route, il te faut au moins 8 à 10 jours.

Si tu as moins de temps, choisis seulement quelques régions de cette liste et découvre-les comme il faut. Voyons le meilleur de ce que l’Islande a à offrir.

1. Le Cercle d’or (Golden Circle) : le classique pour commencer

Le Cercle d’or est de loin la partie la plus visitée de l’Islande, et c’est une excursion d’une journée absolument idéale au départ de Reykjavík, puisque la boucle fait environ 250 kilomètres.

Le Cercle d'or (Golden Circle)
Le Cercle d’or (Golden Circle)

La première étape est généralement le parc national de Þingvellir, un lieu d’une immense importance historique, car c’est ici, en 930, qu’est né le premier parlement islandais.

C’est aussi le seul endroit au monde où tu peux te promener (ou même plonger dans une eau à 2 °C) directement dans la faille de Silfra, qui sépare les plaques tectoniques nord-américaine et eurasienne.

La deuxième étape incontournable est la zone géothermique de Haukadalur, où t’attend le célèbre geyser Strokkur. Contrairement au Grand Geysir endormi, il crache de l’eau bouillante toutes les cinq à dix minutes, jusqu’à trente mètres de hauteur. C’est un spectacle naturel absolument fascinant, devant lequel tu restes bouche bée.

Le clou de la boucle, c’est ensuite la massive cascade à deux paliers Gullfoss. L’eau y tombe dans un profond canyon avec un rugissement assourdissant, et en été de magnifiques arcs-en-ciel y brillent souvent.

2. La côte sud : cascades et superbes plages noires

Dès que tu pars de Reykjavík vers l’est par la route numéro 1, c’est un défilé des sites les plus iconiques des cartes postales qui s’ouvre devant toi. La cascade de Seljalandsfoss t’accueille en premier ; elle a la particularité de pouvoir être contournée entièrement par un sentier glissant, même derrière le rideau d’eau.

Les fjords de l'Ouest en Islande avec des moutons sur une prairie verte
Les fjords de l’Ouest en Islande avec des moutons sur une prairie verte

Juste un peu plus loin, tu tombes sur l’immense et majestueuse Skógafoss, le long de laquelle des centaines de marches mènent à un belvédère situé au-dessus. Depuis 2025, malheureusement, le stationnement à Skógafoss est payant, environ 1 000 ISK, que tu règles facilement via les applis Parka ou EasyPark.

Sur la côte sud, ne manque pas non plus l’iconique épave de l’avion militaire américain DC-3, qui a effectué un atterrissage d’urgence sur l’interminable plaine de sable noir de Sólheimasandur.

Le chemin pour y arriver depuis le parking prend environ 45 minutes de marche monotone dans un sens (ou tu peux utiliser la navette payante), mais les photos prises là-bas ressemblent à un film post-apocalyptique. Et ensuite t’attend le charmant village de Vík, avec à proximité la sublime et époustouflante plage de Reynisfjara.

3. Le sud-est : la lagune glaciaire Jökulsárlón et le Vatnajökull

Dès que tu passes le village de Vík, les foules de touristes commencent à se raréfier nettement et le paysage se transforme. Tout le sud-est est inébranlablement dominé par le parc national du Vatnajökull, qui abrite le plus grand glacier d’Europe, couvrant un incroyable huit pour cent de toute la superficie de l’Islande. Le sommet absolu de toute cette région, et pour Lukáš et moi l’un des plus beaux endroits de la planète, c’est la lagune glaciaire Jökulsárlón.

Le sud-est de l'Islande
Le sud-est de l’Islande

Dans cette lagune massive, d’énormes blocs de glace d’un bleu éclatant se détachent du glacier qui fond et dérivent lentement à la surface vers l’océan. Tout ce silence et cette majesté coupent le souffle.

Une fois que les blocs atteignent l’océan, les fortes vagues les polissent et les rejettent sur la plage de sable volcanique noir d’en face, qu’on appelle à juste titre Diamond Beach (la plage des diamants). Le contraste entre la glace cristalline et le sable d’un noir de charbon est quelque chose que tu dois voir de tes propres yeux.

4. Le nord de l’Islande et le varié Diamond Circle

La « capitale du nord » de l’Islande s’appelle Akureyri : c’est une ville magnifique et animée, pleine d’excellents cafés et d’une bonne cuisine, qui se trouve tout au bout d’un long fjord. C’est de là que l’on part habituellement sur le fameux Cercle de diamant (Diamond Circle).

Morceaux de glace translucides sur la plage noire Diamond Beach en Islande
Morceaux de glace translucides sur la plage noire Diamond Beach en Islande

Tu y découvriras la divine cascade de Goðafoss, les bassins de boue bouillonnants à couper le souffle de Hverir et les formations de lave bizarres de Dimmuborgir près du lac Mývatn.

La boucle est ensuite couronnée par Dettifoss, qui est en débit la cascade la plus puissante de toute l’Europe, et le grondement de son eau trouble se ressent même à travers les semelles des chaussures.

Si tu vas vers le nord, arrête-toi dans le village de Húsavík, qui est la Mecque mondiale de l’observation des baleines. Les bateaux y partent avec un taux de réussite fascinant de près de 99 %, et en été tu peux parfois y apercevoir de gigantesques rorquals bleus.

⚠️ Pour 2026, j’ai encore un excellent conseil : les bains thermaux très prisés Mývatn Nature Baths sont actuellement fermés pour cause de vaste rénovation, mais ils rouvrent au printemps 2026 sous le nouveau nom Earth Lagoon, enrichis d’une nouvelle grotte incroyable directement dans une faille de lave.

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5. Snæfellsnes et les fjords de l’Ouest reculés

La péninsule de Snæfellsnes est souvent affectueusement surnommée « l’Islande en miniature ». Tu y trouves en effet absolument tout : un volcan endormi coiffé d’un glacier, les falaises dramatiques d’Arnarstapi battues par les vagues, la petite église noire isolée de Búðir, et la montagne de loin la plus photographiée d’Islande, la pointue Kirkjufell, rendue célèbre par la série Game of Thrones.

Route à travers le paysage automnal brun des fjords de l'Ouest en Islande
Route à travers le paysage automnal brun des fjords de l’Ouest en Islande

Snæfellsnes est une destination absolument idéale si tu n’as que 2 à 3 jours pour explorer et que tu ne veux pas te précipiter inutilement en voiture à travers toute l’île.

Les fjords de l’Ouest (Westfjords), en revanche, représentent un tout autre monde isolé, où ne se rendent qu’à peine dix pour cent de tous les touristes. Les routes y suivent péniblement les fjords profonds, l’asphalte se transforme sans cesse en gravier et la conduite est extrêmement lente (réserve-toi tranquillement deux jours pour en faire le tour).

Mais en récompense de cet effort, tu auras droit à un isolement absolu, à la monumentale cascade en cascade de Dynjandi et aux majestueuses falaises de Látrabjarg.

Elles constituent le point le plus à l’ouest de l’Islande et servent en été d’habitat à un incroyable cinquante mille couples de mignons macareux. Ces fjords ne sont toutefois praticables de façon raisonnable qu’en été.

6. Le sauvage arrière-pays (Highlands)

C’est le cœur rude de l’île, un endroit réservé aux vrais aventuriers. Aucune route asphaltée ne mène vers l’arrière-pays (Highlands) ; tu n’y trouveras ni hôtel avec douche chaude, ni la moindre station-service.

Le sauvage arrière-pays (Highlands) d'Islande
Le sauvage arrière-pays (Highlands) d’Islande

Seules y mènent les pistes de montagne en gravier appelées F-roads, qui traversent de profonds gués au travers de rivières glaciaires sauvages. La zone n’est accessible qu’avec un vrai véhicule à transmission 4×4, et seulement pendant les mois d’été, de la mi-juin à environ la mi-septembre.

Si tu oses t’y aventurer, tu verras un paysage qui semble venu d’une autre planète. Tu peux te baigner dans des sources chaudes naturelles dans la région de Landmannalaugar, célèbre pour ses montagnes de rhyolite aux couleurs d’arc-en-ciel.

Le chemin vers le paysage lunaire et le cratère du volcan Askja est quant à lui une véritable épreuve pour les talents de conducteur. C’est une merveille, mais cela exige un respect et une préparation maximums.

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Quand partir et à quoi se préparer en Islande

L’Islande a un dicton absolument formidable et bien trouvé : « Si la météo ne te plaît pas, attends cinq minutes. » Ça dit à peu près tout. Le Gulf Stream maintient certes les températures dans des limites assez supportables, mais le vent omniprésent peut faire chuter la température ressentie de plusieurs crans.

La règle numéro un est donc de superposer constamment les couches de vêtements et d’avoir une bonne veste imperméable, que tu ne quitteras pour ainsi dire pas, même en juillet.

1. Éruptions sur la péninsule de Reykjanes et sécurité

Tu as peut-être vu à la télévision des images effrayantes de lave coulant sur la péninsule de Reykjanes et tu te demandes si des billets pour l’Islande sont vraiment une bonne idée. Depuis le printemps 2021, toute une série d’éruptions s’y est effectivement produite et, selon l’institut météorologique, plus de 26 millions de mètres cubes de magma se sont accumulés sous la zone.

Ça sonne comme l’apocalypse, mais pour l’écrasante majorité des touristes, en réalité rien ne change. Les éruptions sont en effet effusives. Cela signifie que la lave s’écoule tranquillement des fissures, mais que le volcan ne crache pas dans l’atmosphère de nuages de cendres qui paralyseraient le trafic aérien.

L’aéroport de Keflavík, la capitale et l’axe principal de la Ring Road fonctionnent absolument sans aucune restriction et sont tout à fait sûrs. Le seul impact réel concerne les habitants du village évacué de Grindavík et les célèbres bains du Blue Lagoon à proximité.

Ceux-ci fonctionnent en mode dynamique : des capteurs surveillent l’activité et, en cas de besoin, ils sont capables d’évacuer complètement les bains avec deux heures d’avance. Avant de partir quelque part, vérifie toujours les alertes actuelles sur l’excellent site officiel safetravel.is et sur le site de l’institut météorologique vedur.is.

2. Le soleil noir, ou l’éclipse d’août 2026

Si tu prévois un voyage en août 2026, j’ai pour toi une nouvelle qui va soit te faire un sourire enthousiaste, soit te forcer à revoir entièrement ton budget.

Le mercredi 12 août 2026, dans l’après-midi, une bande d’éclipse totale de Soleil passera directement au-dessus de l’Islande. C’est l’événement astronomique du siècle : la première éclipse de ce type visible d’Islande depuis 1954, et la prochaine ne sera visible qu’au 22e siècle !

La bande de totalité absolue touchera les fjords de l’Ouest, la péninsule de Snæfellsnes, Reykjavík et Keflavík. La plus longue obscurité, plus de 2 minutes, sera vécue aux falaises de Látrabjarg. À Reykjavík même, le soleil disparaîtra environ une minute, vers 17 h 43 heure locale. Un festival géant se prépare même à Snæfellsnes, donc tout l’ouest sera extrêmement animé.

Si tu veux voir ce phénomène magique, prépare-toi à ce que l’île soit absolument pleine à craquer. Les hébergements dans la bande de l’éclipse sont en grande partie complets depuis le début de 2025, et les prix de tout — des billets d’avion à la location de voiture — grimpent en flèche.

Une pension ordinaire coûte, ces jours-là, jusqu’à un astronomique 700 USD la nuit. Si tu y vas, mieux vaut tout réserver très longtemps à l’avance et puiser les informations détaillées sur le site officiel eclipse2026.is.

3. Vagues traîtresses et la dangereuse plage de Reynisfjara

Même si l’Islande est de longue date le pays absolument le plus sûr du monde en matière de criminalité, ici la nature ne pardonne pas les erreurs. L’exemple le plus connu et, malheureusement, le plus tragique en est la magnifique plage noire de Reynisfjara, non loin du village de Vík, au sud de l’île.

Les énormes vagues, les spectaculaires colonnes de basalte et le sable noir magique forment une combinaison à couper le souffle, qui attire ici les foules d’appareils photo.

Mais je dois te mettre très fermement en garde contre le phénomène des sneaker waves (ces vagues traîtresses et cachées). Ces vagues arrivent de façon très inattendue, ont une force énorme et remontent des dizaines de mètres plus loin sur la plage que les vagues précédentes.

Depuis 2013, six touristes y ont malheureusement perdu la vie, et la dernière fois, en août 2025, le courant y a emporté une fillette de neuf ans. Un feu d’avertissement lumineux est aujourd’hui installé sur la plage : merci de le respecter sans exception.

La règle d’or est la suivante : ne tourne jamais le dos à l’océan et tiens-toi à au moins trente mètres de l’eau. Une photo n’en vaut vraiment pas la peine.

4. La chasse aux aurores boréales (Aurora Borealis)

On me demande souvent si des billets d’hiver pour l’Islande garantissent de voir des aurores boréales. La réponse, en toute honnêteté : non, ce n’est pas garanti, mais tes chances sont énormes.

L’un des plus grands mythes de voyage est que les aurores boréales seraient liées d’une façon ou d’une autre à l’hiver et au gel. En réalité, pour les observer, tu n’as besoin que de trois choses essentielles : une obscurité totale (c’est pourquoi en été tu n’as aucune chance), un ciel clair sans nuages et une activité solaire suffisante.

L’année 2026 reste très exceptionnelle et au-dessus de la moyenne pour l’observation, car le cycle solaire est très actif, ce qu’ont aussi confirmé les experts de la NOAA. Avec Lukáš, nous avons eu une chance énorme et nous avons vu ce fascinant spectacle vert dès notre premier soir, devant la guesthouse.

N’oublie pas de prendre un trépied, car sur l’écran de l’appareil photo tu verras l’aurore bien plus nettement qu’à l’œil nu (photographie en mode manuel, ISO autour de 1600-3200 et temps de pose de 5 à 15 secondes). Surveille aussi régulièrement l’indice KP et la couverture nuageuse dans l’appli Veður.

Où manger (sans ruiner ton budget)

Quand tu réfléchis au coût de vacances en Islande, la nourriture sera probablement le poste le plus douloureux de la facture. Aller dans un restaurant même tout à fait ordinaire peut te coûter 2 000 à 3 500 ISK (environ 13 à 23 €) pour un simple plat principal. Avec Lukáš, nous sommes végétariens, et bien que l’Islande soit un paradis pour les amateurs de viande et de poisson, explorer une scène culinaire un peu différente n’a étonnamment posé aucun problème : nous avons très bien mangé.

1. Les supermarchés Bónus et cuisiner en route

Le meilleur ami de tout voyageur en Islande est le supermarché Bónus, que tu reconnais de loin à son enseigne jaune iconique avec son drôle de petit cochon rose. C’est de loin lui qui a les prix les plus sympathiques, c’est donc là que nous allions faire nos provisions.

On achetait régulièrement de l’excellent pain frais, des fromages islandais, plein de légumes, et le matin, dans la guesthouse, nous préparions nous-mêmes nos en-cas pour toute la longue journée d’excursions. Une alternative un peu plus chère est le supermarché Krónan, et si tu veux du haut de gamme, va chez Hagkaup.

Encore un conseil absolument essentiel sur la boisson : l’eau du robinet est dans toute l’Islande incroyablement délicieuse, potable et entièrement gratuite. Acheter de l’eau en bouteille plastique en magasin est ici un énorme péché, du gaspillage de plastique et, surtout, de l’argent jeté par les fenêtres. Il suffit d’emporter de chez toi une bouteille réutilisable et de la remplir n’importe où au robinet.

2. D’excellents établissements végétariens à Reykjavík

Reykjavík nous a incroyablement surpris par son offre pour les non-carnivores. Je recommande chaudement le célèbre petit établissement Chickpea, où nous avons mangé un falafel frais absolument parfait, accompagné d’un hummus incroyable et d’un pain pita chaud.

D’excellents bowls végétariens colorés et sains se font au restaurant Gló. Et si, après une journée entière à geler dehors, l’envie te prend de quelque chose de réconfortant et copieux, la pizzeria Flatey Pizza (rue Grandagarður) sert une excellente pizza Margherita cuite au feu de bois.

Au petit-déjeuner, nous avons adoré le traditionnel produit laitier islandais skyr. N’aie crainte, c’est en fait un yaourt épais et c’est tout à fait végétarien. Un pot de skyr est plein de protéines (facilement 16 grammes) et te rassasie merveilleusement avant une longue randonnée vers les cascades. En ville, tu tomberas en plus sur d’excellentes boulangeries islandaises, où l’on fait de fantastiques roulés à la cannelle.

3. La cuisine islandaise traditionnelle (pour les carnivores)

Si tu n’es pas végétarien, la gastronomie islandaise t’offrira quelques expériences très spécifiques (et, pour certains, peut-être effrayantes). Le plat national est ici le fameux hákarl, c’est-à-dire du requin fermenté. Après l’avoir pêché, les locaux le laissent pourrir et fermenter des mois, enterré dans le sol, et l’arrosent du puissant alcool islandais Brennivín.

Une autre friandise courante, dont tu sentiras l’odeur dans chaque supermarché, est le harðfiskur, c’est-à-dire du poisson séché jusqu’à devenir dur, qui se mange enduit d’une épaisse couche de beurre. Sans oublier, bien sûr, l’omniprésent agneau islandais. Les moutons errent ici en totale liberté dans les montagnes du printemps à l’automne, et les soupes d’agneau islandaises seraient, paraît-il, très populaires auprès des touristes après une journée entière dans le froid.

Bureaucratie, documents et étiquette à préparer

Voyager en Europe évolue vite et la paperasse se multiplie, mais heureusement l’Islande fait partie de ces pays où s’appliquent pour nous toujours les règles les plus simples, même si cette île n’est formellement pas du tout membre de l’Union européenne. Des choses comme les visas, tu n’as pas à y penser du tout ; il suffit de te concentrer sur quelques particularités culturelles et pratiques, qui t’éviteront bien des impairs et te faciliteront le séjour.

1. Carte d’identité, passeport et pourquoi ignorer ETIAS et EES

Comme l’Islande fait pleinement et entièrement partie de l’espace Schengen, une simple carte nationale d’identité valide suffit amplement pour le voyage. Nous, nous prenons certes toujours le passeport par sécurité, en réserve, mais dans les faits tu n’as pas à le sortir. Des nouvelles folles circulent ces derniers temps sur internet à propos de nouveaux frais et systèmes ; mettons donc les choses au clair.

À partir du 10 avril 2026, le système biométrique EES se déploie pleinement aux frontières, et fin 2026 entrera aussi en vigueur l’autorisation de voyage payante ETIAS (l’équivalent européen de l’ESTA américaine, pour 20 euros). Mais en tant que citoyen français, aucun des deux ne te concerne absolument !

Ces systèmes sont destinés aux touristes de pays tiers (par exemple les Américains). Tu passeras le contrôle à l’aéroport sans encombre ; la seule chose que tu ressentiras peut-être à Keflavík, ce seront de files un peu plus longues, le temps que le nouveau système se rode pour les voyageurs non européens.

2. Les règles de nudité dans les piscines islandaises

Alors que la plupart des touristes filent directement vers des bains de luxe comme le célèbre Blue Lagoon (où tu paies des fortunes), nous, on préférait aller dans les piscines municipales ordinaires appelées Sundlaug. Tu en trouves dans chaque petite ville, l’eau y est chauffée par l’énergie géothermique à de splendides 38-40 °C et l’entrée ne coûte qu’une bouchée de pain. Mais il y a ici une règle très stricte et intransigeante.

Les règles de nudité dans les piscines islandaises
Les règles de nudité dans les piscines islandaises

Avant d’entrer dans la piscine, tu dois te laver soigneusement au savon sous les douches communes (y compris cheveux et aisselles), et ce entièrement sans maillot ! Pour nous, Européens du continent, c’est au début assez choquant, mais l’Islande utilise un minimum absolu de chlore dans l’eau et l’hygiène y est tout simplement sacrée.

Dans les vestiaires, c’est souvent surveillé par le personnel, qui te renvoie sans pitié si tu essaies de te laver habillé. N’aie pas honte, personne ne te dévisagera, c’est tout simplement une partie parfaitement naturelle de leur culture.

3. Oublie le liquide et n’oublie pas ton code PIN

Comme je l’ai évoqué plus haut, changer des couronnes islandaises (ISK) dans un bureau de change en France est totalement inutile, et tu n’en trouveras probablement même pas. L’Islande est une société presque entièrement sans espèces, où tu paies par carte absolument partout : du café du matin dans un minuscule troquet, à la taxe de camping quelque part près d’un glacier, jusqu’à l’usage des toilettes sur une aire de repos.

Oublie le liquide et n'oublie pas ton code PIN
Oublie le liquide et n’oublie pas ton code PIN

La seule chose absolument cruciale que tu dois avoir en règle, c’est d’avoir sur toi une carte bancaire physique en plastique et de connaître ton code PIN.

Aux stations-service en libre-service (par exemple le réseau très populaire N1) ou aux horodateurs, le simple fait d’approcher un téléphone avec Apple Pay ou Google Pay ne fonctionne très souvent pas, ou bien il y a une limite sans contact à 7 500 ISK.

L’automate de carburant exigera tout simplement, sans compromis, l’insertion de ta carte dans le lecteur et la saisie des chiffres. Sans ça, tu ne pars pas.

Pour aller plus loin

Si l’Islande te tente, avec Lukáš nous avons préparé pour toi plein d’autres ressources qui t’aideront à planifier ton voyage de rêve dans les moindres détails et à puiser de l’inspiration :

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Questions fréquentes

1. Combien de jours faut-il pour faire le tour de l’Islande ?

Si vous voulez faire tranquillement le tour complet de la Ring Road (tout le tour, 1 322 km), prévoyez au minimum 8 à 10 jours. Moins de temps signifie seulement du stress en voiture. Si vous n’avez que 4 à 5 jours, concentrez-vous uniquement sur Reykjavík, le Cercle d’Or et la côte sud. Pour visiter les Westfjords isolés ou l’intérieur des terres (Highlands), il vous faut idéalement 12 à 14 jours.

Ai-je besoin d’un 4×4 ou est-ce qu’une voiture normale suffit ?

En haute saison, une petite voiture classique (2WD) suffira largement pour parcourir la route circulaire principale asphaltée Ring Road et pour visiter le Cercle d’Or. Mais si vous voyagez pendant les mois d’hiver ou si vous prévoyez de partir en été vers l’intérieur accidenté sur les routes de montagne non goudronnées (F-roads), une transmission 4×4 est absolument indispensable et constitue même une obligation légale.

3. Faut-il hésiter à y séjourner en raison des éruptions volcaniques en cours ?

Absolument pas. L’activité volcanique sur la péninsule de Reykjanes est très localisée et les éruptions sont dites effusives (la lave s’écoule simplement et le volcan ne crache pas d’énormes nuages de cendres). L’aéroport de Keflavík ainsi que les principales routes touristiques comme la Ring Road fonctionnent tout à fait normalement. Il suffit de suivre les informations actuelles sur safetravel.is et d’éviter la zone évacuée autour de la ville de Grindavík.

4. Combien coûte une semaine de vacances en Islande pour deux personnes ?

Un roadtrip d’une semaine pour deux personnes avec la location d’une voiture moyenne (assurance comprise), l’essence, l’hébergement dans des guesthouses confortables et quelques repas au restaurant vous coûtera en moyenne entre 3 200 et 5 200 EUR (hors billets d’avion). Si vous faites vraiment attention à votre budget, que vous cuisinez des pâtes et dormez sous tente avec une Camping Card, vous pouvez vous en sortir pour environ 2 000 à 2 800 EUR.

5. Qu’en est-il des taxes et de l’essence chère en 2026 ?

Depuis janvier 2026, une nouvelle taxe dite kilométrique a été instaurée, s’élevant à 6,95 ISK par kilomètre parcouru. Le loueur de voiture vous la facture généralement à la fin du voyage. Grâce à l’introduction de cette taxe, le gouvernement a toutefois supprimé une partie des prélèvements à la pompe, si bien que le carburant a nettement baissé, passant des anciens 305 ISK le litre à des prix plus agréables de 210 à 225 ISK le litre.

6. La plage noire de Reynisfjara est-elle vraiment si dangereuse ?

Malheureusement oui. La plage est certes magnifique, mais elle est tristement célèbre pour le phénomène des « sneaker waves » (vagues sournoises et traîtresses). Ces vagues massives arrivent de manière totalement inattendue et avec une force énorme, atteignant des dizaines de mètres plus loin que les vagues ordinaires. Depuis 2013, six personnes y ont perdu la vie. Il est impératif de surveiller le feu de signalisation d’avertissement, de ne pas s’approcher trop près de l’eau et de ne jamais tourner le dos à l’océan.

7. Ai-je besoin d’un passeport, d’un visa ou de payer les frais ETIAS pour mon voyage ?

Vous n’avez besoin ni de visa, ni de passeport. L’Islande est en effet membre à part entière de l’espace Schengen européen, donc pour entrer il vous suffit simplement d’une carte d’identité valide. De plus, pour les citoyens français, les nouvelles formalités bureaucratiques appelées ETIAS et EES ne vous concernent absolument pas, celles-ci sont destinées aux voyageurs hors de l’Union européenne.

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VoyagesEuropeVols pour l'Islande : d'où, quand et à quel prix voler...

À propos de l’auteur

Lucie Konečná
Lucie Konečnáhttps://www.lkmedia.cz
Ahoj, jmenuji se Lucka a dá se toho o mě napsat hodně. 😁 Někdo mě nazývá blogerkou, jiný influencerkou nebo podnikatelkou, mám tak trochu renesanční osobnost a baví mě spousta věcí a taky jich hodně dělám. Vystudovala jsem původně žurnalistiku, ale už od vysoké školy se věnuji online marketingu.❤️ Žila jsem dlouhé roky jako digitální nomád a procestovala více jak 40 zemí. S manželem Lukášem pracuji pro české značky v rámci butikové agentury LK MEDIA a řídím provoz české firmy nanoSPACE.. Kromě cestování, nanotechnologií a online marketingu mě baví všechno kolem zdravého životního stylu, fitness a spánku.

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