Sécurité au Maroc : 18 choses à savoir avant de partir

TL;DRLe Maroc reste globalement sûr pour les touristes, mais 18 risques précis méritent votre attention, des vols à la tire aux arnaques aux fossiles, en passant par les balades nocturnes dans les médinas de Fès et Marrakech. Évitez l’eau du robinet, laissez le sac à dos au placard (préférez une banane ou une ceinture cache-valeurs), n’achetez pas de carte SIM dans la rue (comptez 5 EUR pour 5 Go à l’aéroport), et n’hésitez pas à négocier 30 à 50 % sous le premier prix annoncé sur les marchés. Les femmes devraient éviter de circuler seules, surtout la nuit, et couvrir épaules et genoux. Les contrôles de police routiers sont fréquents au Maroc, on en croise environ tous les 50 à 100 kilomètres, et les faux fossiles se vendent souvent dès 20 à 40 euros.

La sécurité au Maroc est un sujet sensible : certains affirment qu’il n’y a rien à craindre, d’autres ne voudraient plus y retourner. La vérité, c’est que les voyageurs imprudents et insouciants deviennent facilement la cible d’arnaques. Voyons ensemble ce qu’il faut savoir sur la sécurité au Maroc.

Sécurité au Maroc : 18 choses à surveiller

Le Maroc est-il sûr ? La conduite dans les villes est chaotique et les vols sont monnaie courante. Bien qu’il soit peu probable que quelqu’un vous agresse physiquement, il faut garder à l’esprit que cela peut arriver. Il existe certaines règles que tout voyageur au Maroc doit respecter. Voyons comment voyager en toute sécurité au Maroc.

💡ASTUCE : Retrouvez notre itinéraire de road trip au Maroc ici. 

1) Plastique ou pas, buvez de l’eau en bouteille

Vous faites peut-être partie de ces voyageurs qui emportent leur gourde et la remplissent au robinet. Pour un voyage au Maroc, laissez-la chez vous. L‘eau du robinet n’est pas bue par les locaux eux-mêmes et il est déconseillé de l’utiliser même pour se brosser les dents.

Sécurité au Maroc : n'utilisez pas l'eau du robinet, même pour le thé
N’utilisez pas l’eau du robinet, même pour le thé

2) Si vous n’avez pas demandé de conseil, ne les écoutez pas

Surtout à Marrakech et dans les grandes villes, vous pouvez facilement devenir la cible de groupes d’escrocs. Des locaux vous affirmeront que les rues sont fermées ou impraticables, vous proposeront leur aide et tenteront de vous emmener dans des endroits où vous ne voulez absolument pas aller.

Ne leur dites jamais où vous allez. Ne les suivez jamais, ni en voiture ni à pied. Faites semblant de savoir où vous allez et n’utilisez pas de carte papier. Si vous n’avez pas demandé de conseil, il vaut mieux ne pas l’écouter. En revanche, si vous avez besoin d’aide, demandez dans un magasin ou un restaurant : les Marocains sont généralement des gens adorables et se feront un plaisir de vous aider.

3) N’allez pas dans la Médina la nuit

La Médina, c’est-à-dire la vieille ville, est dangereuse à Fès et à Marrakech. J’ai entendu de nombreuses histoires de voyageurs qui se sont fait voler dans la Médina, certains apparemment par des groupes armés de couteaux. Ne vous promenez donc pas dans la Médina la nuit.

Les femmes ne devraient pas se promener seules à Marrakech
Les femmes ne devraient pas se promener seules à Marrakech

4) Ne sortez pas seul la nuit

Même si vous vous trouvez dans une zone sûre du Maroc, ne sortez pas seul la nuit. Les touristes sont la cible des escrocs et des petits voleurs. Déplacez-vous toujours en groupe.

5) Les femmes ne devraient jamais se promener seules

Les femmes non voilées et les Européennes attirent beaucoup d’attention au Maroc. De nombreuses Marocaines se voilent volontairement justement parce qu’elles se sentent plus libres ainsi. Pourquoi ?

Cela s’appelle le « male gaze », que l’on pourrait traduire par le regard masculin insistant. Lukáš dirait simplement qu’on vous dévisage comme un morceau de viande. Les femmes sont souvent victimes de harcèlement sexuel au Maroc, et bien que diverses associations et politiciennes tentent de changer les choses, le progrès est lent.

N'hésitez pas à marchander
N’hésitez pas à marchander

6) Mangez là où mangent les locaux

Si vous voyez des restaurants remplis de touristes, fuyez. Mangez là où vous voyez des locaux. Nous avons suivi cette règle, trouvée sur des forums anglophones, et nous avons toujours très bien mangé à bon prix. La seule fois où nous l’avons enfreinte, près de cascades, nous l’avons regretté. La nourriture était non seulement hors de prix, mais aussi presque immangeable.

Mangez là où mangent les locaux
Mangez là où mangent les locaux

7) Conduire au Maroc

Bien que nous ayons conduit en Ouganda et en Thaïlande, la circulation à Marrakech nous a donné du fil à retordre. Il faut être constamment vigilant, le mieux est soit d’éviter complètement de conduire à Marrakech, soit de le faire en dernier. Quelqu’un est toujours en train de vous interpeller, de « vouloir vous aider » ou de vous entraîner quelque part, et aucune navigation GPS ne fonctionne correctement ici.

Dès que vous vous arrêtez quelque part, un Marocain apparaît et réclame de l’argent. Nous avons lu que ces personnes n’ont pas toujours le droit de percevoir ces frais. Souvent, ils tentent simplement leur chance et vous payez. Garez-vous là où votre hébergement vous le conseille ou dans des parkings signalisés.

On se déplace ici à dos d'âne ou de chameau
On se déplace ici à dos d’âne ou de chameau

8) Ne laissez jamais rien dans la voiture

Même sur un parking surveillé, ce n’est pas une bonne idée de laisser des objets de valeur dans la voiture. Sur un parking non surveillé, c’est carrément demander à être volé. Le mieux est de laisser vos affaires à l’hôtel, enfermées dans votre valise, ou de les emporter avec vous.

9) Quand ne pas parler la langue locale est un avantage

Au Maroc, on se fait mieux comprendre en français qu’en anglais. Cependant, dans notre cas, le fait de ne connaître que très peu de français s’est avéré utile.

Au Maroc, il y a des policiers sur les routes tous les 50 à 100 km. En cinq jours de route, nous avons été arrêtés environ 20 fois, sans exagérer. Pas de panique : si vous n’enfreignez aucune règle, ils vous font simplement signe de continuer.

Nous avons toutefois commis une infraction une fois : une ligne sur la route était mal visible et ressemblait à une ligne discontinue. Il s’est avéré que ce n’en était pas une. Nous avons donc doublé une voiture et les policiers nous ont apparemment vus aux jumelles (nous ne voyons pas d’autre explication).

Les policiers ne parlaient pas anglais et nous ne parlions pas bien leur langue. Ils ont essayé de nous expliquer pendant cinq minutes ce que nous avions fait (ce que nous avions compris, mais faisions semblant de ne pas comprendre) et voulaient nous infliger une amende de 40 euros (400 dirhams). Au bout d’un moment, ils ont abandonné et nous ont laissés partir.

10) Attention au sac à dos, préférez une banane

Dès notre arrivée à Marrakech, nous avons remarqué que personne ne porte de sac à dos dans le centre, bien qu’on en vende partout. Nous avons vite compris pourquoi.

Au bout de cinq minutes de marche, quelqu’un a tenté d’ouvrir le sac à dos de Lukáš. Heureusement, nous utilisons un cadenas sur le sac et ne mettons rien dans la poche avant. Mon sac ferme avec des boucles, ce qui le rend difficile d’accès.

Pour vos objets de valeur, utilisez une ceinture de voyage ou une banane.

Portez des bananes ou des ceintures de voyage
Portez des bananes ou des ceintures de voyage

11) Minéraux teints et faux fossiles

Le Maroc est un immense gisement de minéraux et de fossiles, on peut même y trouver des dents de dinosaure, mais quand vous verrez des minéraux scintillants aux couleurs chatoyantes, ne vous laissez pas duper.

En réalité, on ne trouve généralement que des minéraux gris ordinaires que les locaux colorent avec des teintures souvent très bon marché. Certains voyageurs affirment que ces colorants sont si peu résistants qu’ils se dissolvent quand on crache dessus. Nous n’avons pas essayé, mais nous n’avons pas non plus acheté de minéraux.

Les marchands cherchent souvent à vous arnaquer

Une autre arnaque courante concerne les faux fossiles. Un connaisseur les repère au premier coup d’œil, mais nous, les novices, n’avons aucune chance. Si le prix commence à 20-40 euros (200-400 dirhams), c’est déjà un signe évident que le fossile est faux.

Les marchands rivaliseraient entre eux pour voir qui vendra les contrefaçons les plus chères aux touristes. Si vous voulez ramener un souvenir, optez plutôt pour des épices, du thé ou de la vaisselle. Et n’oubliez pas de marchander.

Les minéraux sont teints avec des colorants bon marché
Les minéraux sont teints avec des colorants bon marché

12) L’or liquide de mauvaise qualité

L’huile d’argan est un autre produit sur lequel les Marocains aiment arnaquer les touristes. Vous reconnaîtrez une huile d’argan de qualité à sa limpidité et sa couleur légèrement jaunâtre. Elle doit avoir un léger parfum de noisette et le prix pour 100 ml devrait tourner autour de 200 dirhams (environ 20 €).

13) Ne tombez pas dans les « pièges »

Il peut souvent arriver que quelqu’un vous invite à prendre le thé dans sa boutique. L’objectif est de créer chez vous un sentiment psychologique de réciprocité, pour que vous achetiez ensuite quelque chose. Méfiez-vous aussi de la demande de « lire une carte postale de ma nièce » écrite en anglais ou en français.

Les fossiles sont souvent faux
Les fossiles sont souvent faux

14) N’achetez pas de carte SIM dans la rue

Les cartes SIM sont gratuites au Maroc. Il suffit d’acheter du crédit. Cependant, de nombreux arnaqueurs récupèrent des cartes SIM gratuites auprès des opérateurs et tentent ensuite de les revendre aux touristes. Procurez-vous votre carte SIM directement à l’aéroport : 5 Go d’internet coûtent environ 5 €. Au Maroc, personne ne peut vous arnaquer sur ce point car les lois sur les télécommunications sont très strictes.

15) Ne vous faites pas remarquer inutilement

Le Maroc est un pays musulman et les touristes y sont les bienvenus, mais cela ne signifie pas que vous ne devriez pas respecter un minimum leur culture. Certaines choses qui nous semblent tout à fait normales peuvent être absolument choquantes et offensantes pour les locaux !

Chaque endroit au Maroc est différent (même des villes distantes de quelques dizaines de kilomètres seulement peuvent avoir des normes radicalement différentes !), mais en règle générale, les femmes ne devraient jamais découvrir leurs genoux, épaules ni bras. Les shorts pour hommes ne se voient pas non plus sur les Marocains : il est bien mieux de porter des pantalons légers et amples et des hauts à manches longues.

Pas besoin de vous voiler au Maroc, mais ne vous faites pas remarquer inutilement.
Pas besoin de vous voiler au Maroc, mais ne vous faites pas remarquer inutilement.

16) Utilisez toujours la main droite

Que vous mangiez ou que vous donniez de l’argent à un commerçant, utilisez la main droite. Pour les Musulmans, la main gauche est considérée comme impure. Si vous payez de la main gauche, vous verrez souvent le commerçant se figer, voire s’offusquer. 

17) Ne vous tenez pas la main, ne vous touchez pas et ne vous embrassez pas

Au Maroc, l’amour ne s’exprime pas en public. C’est un véritable tabou qui choque les locaux. En revanche, vous pourrez voir des hommes se tenir la main. Il ne s’agit pas d’homosexuels (l’homosexualité est punie par la loi au Maroc), mais d’amis proches. Il peut donc arriver qu’un homme vous prenne la main pour vous montrer une chambre !

18) Comment ne pas se faire plumer sur les marchés

Le marchandage est un art et les Marocains l’adorent. Le premier prix annoncé par le vendeur peut toujours être réduit de 30 à 50 %. Si quelque chose vous plaît dans une boutique, ne le montrez pas, demandez d’abord le prix d’autres articles, puis interrogez nonchalamment sur l’objet qui vous intéresse. Si vous montrez trop d’intérêt, il est certain que vous paierez le prix fort. 🙂 

Les marchés de Marrakech
Les marchés de Marrakech

Le Maroc est un pays magnifique qui mérite absolument d’être exploré. Gardez cependant toujours à l’esprit que, bien que le Maroc soit considéré comme l’un des pays africains les plus sûrs, ce n’est pas un pays européen.

Vacances au Maroc : voyager seul ou avec une agence ?

Si après cet article vous ne vous sentez pas de partir en indépendant, pas de souci. Il existe de nombreux voyages organisés que vous pouvez trouver par exemple via le portail Invia.

Ce qui est interdit au Maroc

Qu’est-ce qui est interdit au Maroc ? Voici la liste des choses interdites au Maroc :

  • Insulter le roi et la famille royale – La critique ou le manque de respect envers le roi du Maroc est sévèrement puni, y compris sur les réseaux sociaux.
  • Photographier les bâtiments gouvernementaux et la police – Il est interdit de photographier les installations militaires, policières et gouvernementales, ainsi que les agents en uniforme.
  • Consommer de l’alcool en public – L’alcool est légal au Maroc, mais sa consommation en public est inacceptable. On ne peut boire que dans les bars et restaurants licenciés ou en privé.
  • Manquer de respect aux traditions religieuses – Le Maroc est un pays musulman, il est donc important de respecter les coutumes locales. Il est inapproprié d’être bruyant près des mosquées, d’entrer dans une mosquée sans permission (si vous n’êtes pas musulman) ou de porter des vêtements inappropriés, surtout pour les femmes.
  • Montrer de l’affection en public – Se tenir la main est généralement toléré, mais s’embrasser ou avoir d’autres gestes d’intimité en public peut être considéré comme inapproprié.
  • Posséder des drogues – La possession, la consommation et la distribution de drogues sont sévèrement punies au Maroc, même en petite quantité.
  • Collecter et exporter des fossiles et des artefacts – Le Maroc est riche en fossiles et artefacts historiques, mais leur exportation sans autorisation est illégale.
  • Les personnes LGBTQ+ doivent être prudentes – L’homosexualité est officiellement illégale au Maroc et les manifestations publiques d’affection entre personnes du même sexe peuvent poser problème.
  • Donner de l’argent aux mendiants et faux guides – Le Maroc a un problème avec les personnes qui se font passer pour des guides non officiels ou harcèlent les touristes pour de l’argent. Le mieux est de les ignorer et de continuer votre chemin.
  • Ignorer le marchandage sur les marchés – Sur les marchés traditionnels (souks), le marchandage est courant et attendu. Si vous acceptez le premier prix, vous serez considéré comme un touriste mal informé.

Questions fréquentes

Le Maroc est-il un pays sûr pour les touristes ?

Oui, le Maroc est globalement un pays sûr pour les touristes. Les principales destinations touristiques comme Marrakech, Fès, Casablanca ou Agadir sont bien surveillées et habituées aux visiteurs étrangers. Il est cependant recommandé d’être vigilant dans les endroits très fréquentés et d’éviter les zones isolées la nuit.

Y a-t-il des vols à la tire au Maroc ?

Oui, dans les villes très touristiques comme Marrakech, Fès ou Casablanca, les vols à la tire sont fréquents. Il est recommandé de porter ses objets de valeur dans une banane de sécurité ou sous les vêtements, d’éviter d’exposer ses appareils électroniques coûteux et d’être vigilant sur les marchés et dans les transports urbains.

Est-il sûr de voyager au Maroc en tant que femme ?

Oui, mais les femmes peuvent faire face à une attention accrue, surtout dans les zones plus traditionnelles. Il est recommandé de porter des vêtements décents (épaules et genoux couverts), d’éviter les endroits déserts après la tombée de la nuit et d’ignorer les commentaires déplacés.

Quels sont les principaux risques de sécurité au Maroc ?

Les principaux risques incluent les vols à la tire, les petites arnaques (services surfacturés ou faux guides) et des cas isolés de harcèlement. Il est recommandé d’utiliser les services de taxi officiels, de négocier le prix à l’avance et de se méfier des offres qui semblent « trop belles pour être vraies ».

Est-il sûr de boire l’eau du robinet ?

Non, l’eau du robinet au Maroc n’est pas potable. Il est préférable d’acheter de l’eau en bouteille ou d’utiliser des gourdes filtrantes.

Astuces et conseils pour voyager au Maroc

Que mettre dans sa valise

Consultez notre guide pour faire sa valise, qui vous aidera dans vos préparatifs. Choisissez le bon sac de voyage, découvrez nos astuces et n’oubliez rien d’important.

Où trouver des billets d’avion

Cherchez des vols pas chers sur Kiwi, c’est notre portail préféré. N’hésitez pas à lire notre guide pour trouver des vols pas chers.

Location de voiture

Nous utilisons régulièrement le comparateur DiscoverCars.com, qui nous aide à choisir le meilleur loueur de voitures.

Réservation d’hébergement

Booking.com est notre moteur de recherche d’hôtels préféré. Nous comparons toujours les hôtels avec l’offre d’appartements et de chambres sur Airbnb (remise de bienvenue). Découvrez comment nous trouvons des hébergements pas chers.

N’oubliez pas l’assurance

L’assurance voyage est absolument indispensable. Pour les courts séjours, nous choisissons AXA (-50 % de réduction) et pour les longs voyages, l’assureur britannique True Traveller. Consultez notre comparatif de toutes les assurances et choisissez celle qui vous convient le mieux.

Quel est le meilleur appareil photo pour les blogueurs ?

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TL;DRIl n’existe pas d’appareil photo universel idéal pour les blogueurs : tout dépend du poids, du besoin d’objectifs interchangeables et de la vidéo. Côté compacts à objectif fixe, le Fujifilm X100F (environ 1000 €) excelle en lifestyle et street photography, tandis que le Canon PowerShot G7 X Mark II (environ 550 €) séduit aussi les vidéastes. Pour débuter avec un objectif interchangeable, misez sur le Sony Alpha A6000 (environ 470 €) ou le Nikon D3500 (environ 510 €) ; les photographes plus expérimentés se tourneront vers le Fujifilm X-E3 ou le Canon EOS 80D. Un appareil acheté en ligne peut généralement être retourné sous 14 jours sans justification, ce qui laisse le temps de le tester chez soi avant de trancher.

Nous savons toutes et tous à quel point de belles photos comptent en blogging. Mais comment choisir le bon appareil photo pour les blogueurs quand le marché en propose une quantité presque effrayante ? En plus, un appareil photo n’est pas vraiment l’investissement le moins cher : on ne veut surtout pas regretter son choix au bout d’un mois. Alors lequel acheter ?

Avertissement : Je ne me considère pas comme une experte et je n’ai pas la science infuse. Ce guide est né de plusieurs mois de recherches personnelles. Dans l’article, j’évite volontairement le jargon photographique et j’essaie de tout expliquer pour que ce soit compréhensible par tout le monde. 

Pourquoi j’ai abandonné le monde du reflex

Mon Canon 6D, c’était un amour avec lequel j’étais parfaitement satisfaite, et c’est pour ça que ma plus grande crainte était de me tromper en choisissant le nouveau. Je ne voulais surtout pas régresser. Vous vous dites peut-être : d’accord, mais alors pourquoi en vouloir un autre ?

J’avais tout un tiroir d’accessoires pour mon Canon, des objectifs comme un jeu de flashs, mais au moment où nous avons commencé à voyager, j’ai compris que ce n’était pas vraiment la configuration idéale – mon appareil photo et son équipement pesaient plusieurs kilos !

Même quand je partais « léger » avec seulement le boîtier et un objectif, j’avais quand même mal aux épaules, et j’ai compris que le moment du changement approchait (et j’ai failli en pleurer). Le Canon 6D est une légende parmi les photographes et sa version plus récente est vraiment top, mais pour voyager, pour le trimballer tous les jours quand on est une fille menue, c’est une légende qui rime avec enfer.

Les reflex prennent de superbes photos et il y aura toujours des blogueurs, blogueuses et voyageurs pour vous jurer que rien ne les remplace. J’en faisais moi-même partie, donc je ne leur en veux pas. Mais pour les blogueurs aujourd’hui, le choix évident devrait être un appareil photo hybride ou un bon compact. D’ailleurs, comme je vous le montrerai en fin d’article, on peut faire de superbes photos même avec un téléphone.

Comment choisir un appareil photo pour une utilisation quotidienne

Je vous le dis tout de suite : il n’existe pas un seul meilleur appareil photo qui conviendrait à tous les blogueurs. Il n’y a pas de réponse universelle, mais en répondant aux questions suivantes, vous pouvez trouver celui qui sera idéal pour vous.

Comment allez-vous utiliser votre appareil photo ?

  • Le poids de l’appareil photo

Si vous voulez un appareil pour la photo au quotidien, le poids sera l’un de vos critères principaux. Vous ne voulez certainement pas trimballer en ville ou en voyage quelque chose qui transforme votre sac à main en haltère de musculation.  En revanche, si vous écrivez sur la cuisine ou les cosmétiques, vous n’avez pas à autant vous soucier du poids.

  • Avez-vous besoin d’objectifs interchangeables ?

C’est une question que vous devez trancher vous-même. Un appareil photo à objectifs interchangeables a des avantages évidents : vous pouvez vous procurer un objectif qui prend de superbes portraits, un téléobjectif pour les animaux ou un objectif grand angle pour les paysages. On dit que l’objectif de qualité compte plus que le boîtier. Et il y a du vrai là-dedans. Mais les objectifs supplémentaires se transportent, et un objectif de qualité représente un investissement de plusieurs centaines, voire milliers d’euros.

Petit conseil : si vous décidez d’acheter un appareil photo à objectif interchangeable, dans 90 % des cas, mieux vaut acheter le boîtier seul et choisir l’objectif séparément. Pourquoi ? L’objectif du kit, vendu avec le boîtier, est la plupart du temps ce qu’on peut monter de pire sur un appareil photo. Si vous ne comptez pas investir dans des objectifs, achetez plutôt un appareil photo compact sans objectif interchangeable, comme le Canon G7X ou le Fujifilm X100F.

Si vous achetez un appareil photo sur lequel on peut ajouter différents objectifs, renseignez-vous sur la disponibilité et les prix des accessoires de chaque marque. Eh oui, un objectif de qualité équivalente peut coûter 3 fois plus cher chez une marque que chez une autre. Je vous conseille de jeter un œil aux offres d’occasion : chez Canon par exemple, on trouve bien plus facilement des accessoires d’occasion que pour les appareils photo Sony.

Idées d’appareil photo compact sans objectif interchangeable

Fujifilm X100F – environ 1 000 €

Si je devais opter pour un appareil photo sans objectif interchangeable, je choisirais sans doute celui-ci avec son objectif 35 mm. C’est une vraie merveille pour la photo si vous vous consacrez surtout aux clichés lifestyle et street.

CANON PowerShot G7 X Mark II – environ 560 €

Cet appareil photo est excellent pour filmer, mais il fait aussi des photos parfaites sans que vous ayez à faire d’efforts particuliers.

Liste des appareils photo à objectif interchangeable populaires chez les blogueurs

1) Pour les débutants

  • Nikon D3500 – environ 520 €
  • Fujifilm X-F10 – environ 400 €
  • Sony A5100 – environ 400 €
  • Sony Alpha A6000 – environ 480 €
  • Olympus E-M10  – environ 680 €

2) Pour ceux qui veulent plus de leur appareil photo

  • Fujifilm X-E3  – environ 920 €
  • Canon EOS 80D – environ 1 150 €

3) Quand le budget n’est pas un souci

  • Sony Alpha a7S II – environ 2 800 €
  • Sony Alpha a9 – environ 4 360 € (l’appareil de rêve de Lucky :))

Quels objectifs privilégier ?

Les objectifs fixes (ceux qui ne permettent pas de zoomer) ont une ouverture maximale et une distance focale fixes, ce qui donne des photos de meilleure qualité, plus nettes et à l’allure plus professionnelle. 

1) Un objectif pour les portraits

La plupart des gens commencent avec un 50 mm, f/1.8 : un tel objectif réalise de magnifiques portraits avec un arrière-plan flouté. Vous pourriez toutefois avoir du mal à photographier un grand groupe de personnes ou des paysages, car ils ne « rentreraient » pas dans le cadre et il faudrait reculer beaucoup. Cet objectif est idéal pour les portraits.

2) Un objectif pour la photo street et mode

Un autre objectif qui figure parmi les favoris est le 35 mm, f/2. Avec lui, vous prendrez de jolies photos lifestyle ainsi que des clichés street.

3) Un objectif pour les paysages

Si vous voulez vous concentrer sur les paysages, vous opterez probablement pour un objectif grand angle. Il peut s’agir d’un zoom, par exemple un 16-35 mm, ou de l’un des objectifs grand angle fixes, il en existe par exemple en 16 mm ou 28 mm. À prendre seulement à titre indicatif : chaque marque propose des tailles un peu différentes. Plus le chiffre est bas, plus vous « ferez rentrer » de choses dans le cadre. Mais ce sont aussi les chiffres les plus bas qui produisent le plus de distorsion. Personnellement, je photographiais les paysages au 28 mm, car le 16 mm est à mon goût déjà trop déformé.

Allez-vous filmer avec votre appareil photo ?

Si vous comptez utiliser un seul appareil photo pour la photo et la vidéo, votre choix peut se réduire.  Posez-vous les bonnes questions : allez-vous filmer sur trépied, des images en mouvement, ou voudrez-vous vous filmer vous-même à main levée ?

Si c’est uniquement sur trépied, par exemple si vous êtes une blogueuse spécialisée en cosmétiques, n’importe quel appareil photo fera l’affaire.

Mais si vous voulez filmer aussi sans trépied, la stabilisation vous intéresse forcément. Et si vous voulez vous filmer en marchant, un appareil photo doté d’un écran orientable vous serait sans doute utile.

Le roi parmi les blogueurs est le CANON PowerShot G7 X Mark II, qui surprend souvent ses utilisateurs non seulement par sa superbe vidéo mais aussi par ses photos. Nous avons des amis qui l’ont acheté pour filmer et ont finalement laissé tomber leur reflex pour photographier avec lui aussi.

Un autre excellent choix est le petit appareil photo hybride pas cher Sony Alpha A5100, que les experts considèrent comme une garantie de « performance optimale ». De plus, c’est le plus petit et le plus léger des appareils photo à objectifs interchangeables Sony E avec flash intégré au monde.

Un autre appareil photo adapté à toutes sortes de vidéos est par exemple le Canon EOS 200D.

Comment se manipule l’appareil photo

Vous vous dites peut-être que vous vous habituerez à la prise en main, et oui, c’est vrai. On peut même reconfigurer les boutons sur certains appareils. Mais il peut tout simplement arriver que, malgré tous vos efforts, vous ne vous « entendiez » pas avec lui.

Profitez des 14 jours d’essai

Si vous achetez un appareil photo en ligne, vous avez légalement droit à un retour sous 14 jours sans avoir à vous justifier (ce que vous n’avez pas en magasin physique). Si vous constatez que la prise en main ne vous convient absolument pas, il est facile de le renvoyer. Vous pouvez bien sûr d’abord aller le prendre en main en magasin (ce qui est une bonne idée si vous avez le temps), mais croyez-moi, les éventuels problèmes ne se révèlent généralement qu’à la maison.

Peut-on faire de belles photos avec un téléphone ?

Oui, aujourd’hui par exemple l’iPhone X ou l’iPhone XS prend des photos parfaites, et si vous voulez un téléphone moins cher avec un appareil photo génial, optez pour le Huawei Mate 20 Pro ou le Huawei P20 Pro. Les photos ci-dessous ont été prises au téléphone. De belles photos, ce n’est en effet plus seulement une question d’appareil photo, mais aussi de retouches. Comment retoucher ses photos comme un pro dans Lightroom, lisez-le ici.

N’achetez pas chez des boutiques douteuses juste pour économiser quelques euros

Après de mauvaises expériences, j’ai décidé d’inclure aussi ce paragraphe dans l’article. Comme tout le monde, je cherche les meilleurs prix sur internet et je commande là où le produit est le moins cher. Sauf pour le matériel. C’est pour moi un trop gros investissement, alors je n’achète que chez des vendeurs de confiance, où je sais qu’il n’y aura pas de problème en cas de retour SAV et où je ne risque pas que la boutique en ligne disparaisse.

Je déteste les procédures de SAV interminables et, après des expériences épouvantables avec de petites boutiques en ligne, je ne prends plus de risques. Pour cette raison aussi, je ne ramène pas d’électronique de nulle part où je ne peux pas facilement me rendre.

Personnellement, je suis fidèle à de grandes enseignes spécialisées en matériel photo, car je pense qu’elles sont les meilleures expertes en la matière, et chaque fois que j’ai eu un problème, elles m’ont aidée à le résoudre. En plus, elles proposent un large choix d’accessoires.

Je recommande encore une fois de commander en ligne, pour avoir la possibilité d’un retour sans justification sous 14 jours si l’appareil photo ne vous convient pas. Si vous habitez près de chez vous une grande boutique spécialisée, allez le prendre en main : c’est littéralement le paradis pour tous les photographes.

Pour les achats en ligne, privilégiez les grandes enseignes reconnues dont le système de retour et de SAV est rapide et fiable. Vous trouverez aussi un bon choix chez les revendeurs spécialisés en photo.

Ce qui pourrait aussi vous intéresser

N’oubliez pas de lire comment utiliser les presets Lightroom pour retoucher facilement vos photos, comment créer un blog ou encore combien gagnent les influenceurs.

Correction de grammaire anglaise GRATUITE

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TL;DRL’outil Grammarly propose une vérification gratuite et en temps réel de la grammaire, de l’orthographe, de la ponctuation et du vocabulaire anglais, avec en prime un contrôle du plagiat. Il existe en extension de navigateur, en application en ligne et en application de bureau intégrée au système, mais pas encore en version mobile. La version de base est gratuite, sans carte bancaire à fournir ni publicité, et suffit à la plupart des utilisateurs qui écrivent en anglais seulement de temps en temps. L’outil analyse le texte instantanément : les suggestions de corrections et d’améliorations stylistiques arrivent en une seconde environ. Il convient à toute personne rédigeant au moins deux phrases en anglais par an, des e-mails professionnels aux devoirs scolaires.

Cela vous est forcément déjà arrivé plusieurs fois : quelqu’un vous a demandé d’écrire quelque chose en anglais. Que ce soit un rapport pour un client étranger, un e-mail ou un devoir pour l’école. Et c’est là que la grammaire anglaise devient un vrai casse-tête. On va vous présenter un outil tout simple, Grammarly, que l’on utilise pour écrire : il corrige les fautes dans les mots, vérifie la grammaire et le style. Mais pas seulement. Il propose même de reformuler ton texte pour qu’il soit plus pro et plus percutant.

21 idées de cadeaux voyage à offrir à un voyageur

Cadeaux voyage pour les voyageurs

Vos amis sont des voyageurs passionnés et vous ne savez pas quoi leur offrir ? Ou bien quelqu’un dans votre famille adore voyager et vous aimeriez lui faire plaisir avec un cadeau sur le thème du voyage ? Nous avons préparé pour vous une liste d’idées de cadeaux voyage : des objets que nous adorons en tant que voyageurs, ou que nous aimerions recevoir. Oui, tout ne convient pas à tout le monde : si votre ami ne campe pas, inutile de lui offrir du matériel de camping, et un Polaroid rose ne fera sans doute pas plaisir à beaucoup d’hommes.

Nous en sommes conscients, c’est pourquoi nous avons indiqué pour chaque objet à qui il convient. Et pour faire plaisir aussi à nos proches, nous avons précisé si nous possédons déjà l’objet en question. Dans nos conseils, vous trouverez des cadeaux à quelques euros, mais aussi à plusieurs centaines d’euros.

Pour chaque idée, nous vous donnons aussi les liens où l’acheter au mieux. Achetez toujours vos cadeaux de Noël en ligne sur des sites où il est facile de retourner les produits si besoin.

1) Cafetière de voyage – Aeropress

  • Où acheter l’Aeropress : en ligne
  • Pour qui : pour tout voyageur qui aime le bon café
  • L’avons-nous ? Non, mais il est déjà commandé pour Noël 🙂
  • Avec la cafetière de voyage, nous recommandons aussi de commander un moulin et du café de voyage.

Nous sommes en ce moment dans notre petite maison sur la plage de Koh Samui et nous souffrons. Impossible de trouver ici des filtres pour la cafetière. Nous sommes tellement désespérés que nous avons acheté du café soluble. La Thaïlande a beau être une destination bon marché, un café au restaurant coûte relativement cher ici, surtout si l’on ne veut pas leur horreur ultra-sucrée. L’Aeropress résoudrait tous nos soucis.

Aeropress café de voyage

2) Un livre de voyage que tout le monde m’envie

À Noël dernier, mon père m’a surprise avec un magnifique livre, The Travel Book. J’ai pratiquement pu le feuilleter tranquillement seulement plusieurs jours après le réveillon, parce que tout le monde me l’empruntait sans cesse. Depuis, il trônait sur la table de notre appartement à Paris et je n’arrivais pas à le lâcher, tout comme chacun de nos invités. Il contient 850 images et 230 pays. Et les photos sont vraiment fantastiques.

The Travel Book

  • Où l’acheter ? Je recommande de le commander sur Book Depository. Ils proposent en plus la livraison GRATUITE dans le monde entier. C’est pour moi le site étranger le plus fiable pour les livres.
  • Pour qui : ce livre ravira quiconque aime les belles photos. Je conseillerais toutefois de l’offrir à quelqu’un qui a déjà un point de chute. Si votre ami est toujours sur les routes, gardez cet achat pour plus tard.
  • L’avons-nous ? OUI.

Quels autres livres conseillerions-nous ? Si vous aimez voyager en ville, le The Cities Book est parfait, tout comme The Ultimate Travelist: The 500 Best Places on the Planet de Lonely Planet.

3) Livres audio et e-books sur le voyage

Je répète toujours à tout le monde de ne pas m’acheter de livres papier à lire (sauf s’il s’agit de beaux livres de photos), mais plutôt des livres en version audio ou en e-book pour ma liseuse.

Livre audio

Livres audio et e-books de voyage :

Côté francophone, les récits de voyage ne manquent pas : pensez aux titres de Sylvain Tesson ou aux carnets d’aventure d’Alexandra David-Néel. Quel que soit votre choix, on vous promet de ne pas vous ennuyer.

  • Des récits d’aventure à pied et au long cours sont parfaits pour les longs trajets : disponibles en livre, livre audio et e-book.
  • Des carnets de marche à travers les montagnes et les déserts, idéals pour rêver pendant le voyage.

Un livre audio pour les très longs trajets :

Ce n’est pas un livre orienté voyage, mais il est génial et tient longtemps. Si votre ami possède un iPhone, il y a de fortes chances qu’il l’apprécie aussi. Steve Jobs de Walter Isaacson est sans doute la meilleure biographie que j’aie jamais lue (enfin, dans ce cas, écoutée).

  • Pour qui : pour tous ceux qui partent en long voyage et dont vous savez qu’ils écoutent des livres audio ou des podcasts, ou possèdent une liseuse si vous achetez un e-book.
  • Les avons-nous ? Oui.

4) Vous savez où il part ? Offrez une carte ou un guide

Nous ne planifions jamais nos journées à l’avance, mais nous lisons souvent l’histoire des lieux, explorons les endroits où aller et, surtout, essayons de comprendre quels problèmes nous pouvons rencontrer en chemin. En Asie et en Afrique notamment, on devient facilement victime d’une arnaque, et toutes ces informations figurent généralement dans les guides. Si vous ne parlez pas bien anglais ou la langue locale, un guide en français vous facilitera la vie.

Guide Lonely Planet

Je dois toutefois reconnaître que certains guides ne valent rien, par exemple quand ils manquent de détails. Inutile de prendre un guide sur l’ouest des États-Unis qui ne vous apprend rien, parce qu’il y a tout simplement trop à couvrir. Il vaut mieux acheter des guides ciblés par région. C’est ainsi que nous avons eu un guide Lonely Planet génial sur Hawaï et l’Alaska.

  • On trouve le plus grand choix de guides Lonely Planet et autres en librairie ou en ligne.
  • Pour qui : pour tous ceux qui aiment planifier et découvrir des anecdotes sur les pays.
  • Ceux qu’il nous manque encore : le Mexique, les pays d’Amérique latine, le Vietnam, la Birmanie, le Kenya, etc.

5) Le meilleur ami du rat de bibliothèque : la liseuse

Puisqu’on parle de livres, Lukáš et moi ne jurons que par nos liseuses. Chaque année, je lis des dizaines de livres sur mon Kindle, qui me suit partout dans le monde. Oui, moi aussi j’étais une adepte des livres papier, mais vous savez combien ils pèsent ?

  • Laquelle acheter : je recommande la Kindle Paperwhite, dotée d’un écran rétroéclairé.
  • Où l’acheter : voir l’offre
  • L’avons-nous ? Oui, nous en avons chacun une.

Amazon Kindle Paperwhite

6) Un bagage cabine de qualité

Si vous cherchez un cadeau pour quelqu’un de votre famille et que vous vous dites que sa valise ou son sac à dos est bien usé, nous avons quelques conseils pour vous. N’achetez pas un sac à dos de randonnée sans concertation ; mieux vaut d’ailleurs l’essayer avant de l’acheter. Mais ce que tous les voyageurs apprécient, c’est une valise cabine ou un sac de qualité. J’insiste sur le mot qualité, parce qu’on ne veut vraiment pas d’un bagage cabine aux roulettes médiocres ou inutilement lourd.

Bagage cabine American Tourister

Nous recommandons deux marques. La moins chère, American Tourister, et la plus chère, Samsonite. En plus, toutes deux offrent une garantie à vie sur les roulettes. Vous pouvez aussi opter pour un sac de voyage spécial, par exemple de chez Osprey ou Ferrino.

Sac de voyage Ferrino

Comment choisir la taille ?

Les compagnies aériennes réduisent de plus en plus les dimensions autorisées des bagages cabine. Je recommande donc d’opter pour la plus petite taille possible (55x40x20), surtout si votre ami vole avec des compagnies low-cost. Faites aussi attention au poids : plus c’est léger, mieux c’est.

  • Où les acheter ? Les bagages cabine American Tourister sont disponibles en ligne. Les bagages cabine Samsonite le sont également. Le sac de voyage Ferrino Tikal 40 est aussi un bon choix.
  • Pour qui : pour tous les voyageurs, sauf ceux qui voyagent par exemple avec 7 kg sans bagage cabine.
  • Les avons-nous ? Nous avons presque toutes nos valises de chez American Tourister, mais cette dernière année nous galérons avec l’un de nos bagages cabine qui dépasse souvent au niveau des roulettes ; nous prévoyons donc d’en acheter un neuf.

7) Des organisateurs de bagages

Cette année, j’ai pour la première fois des organisateurs dans mon sac à dos et j’en suis ravie. Plus besoin de tout fouiller : je sors simplement l’organisateur avec les pantalons ou les sous-vêtements, selon ce dont j’ai besoin. Même Lukáš, qui est un expert du pliage, commence à lorgner sur quelque chose de semblable.

  • Où les acheter ? Un set d’organisateurs de qualité est disponible en ligne. Si vous cherchez des organisateurs à l’unité, jetez un œil à ce lien.
  • Pour qui : pour tout voyageur, aussi bien pour les sacs à dos que pour les valises.
  • Les avons-nous ? Oui, mais seulement un set emprunté à ma maman.

Organisateurs de valise pour voyager

8) Des vêtements outdoor de qualité

Si vous campez, faites de la randonnée ou du vélo, vous savez très bien à quel point des vêtements de qualité peuvent vous simplifier la vie.

Soyez tout de même prudent avant de vous lancer dans les achats. Demandez-vous si vous connaissez avec certitude la taille de votre ami ou de votre proche. Parcourez ses réseaux sociaux pour savoir ce qu’il porte. En général, l’idéal est d’acheter des articles sans inscriptions ni motifs superflus : un simple t-shirt de qualité, ou un legging noir. Si vous avez peur de vous tromper, optez pour des sous-couches et des chaussettes de qualité. Oui, même des chaussettes peuvent être un super cadeau.

Vêtements Kari Traa pour voyager

Où conseillons-nous d’acheter ?

  • Des chaussettes anti-odeur : nous avons roulé à vélo avec pendant un mois et demi, et une même paire peut se porter plus de quatre jours.
  • Vous trouverez les plus grandes marques outdoor tchèques et internationales sur 4camping.
  • Ma marque préférée est Kari Traa : elle est certes plus chère, mais rien ne met le fessier aussi joliment en valeur que leurs leggings.
  • Pour qui : pour tous ceux qui adorent le camping, le trekking et le sport.
  • Les avons-nous ? Oui, nous portons toutes les marques recommandées. Et on aime en recevoir.

9) Les bracelets connectés

C’est un grand classique parmi les idées de cadeaux voyage : le bracelet connecté est notre meilleur ami, on aime regarder combien on a marché, brûlé et combien de temps on a dormi. Les bracelets connectés ne mesurent en effet pas que les pas, mais aussi la qualité de votre sommeil.

Fitbit Charge pour mesurer en voyage

  • Que recommandons-nous d’acheter : personnellement, nous sommes fidèles à Fitbit depuis des années. Nous possédons actuellement le Fitbit Charge 2, qui fonctionne parfaitement avec l’iPhone comme avec Android. Je trouve en plus que c’est le bracelet le plus élégant, avec de magnifiques coloris pour les femmes.
  • Pour qui : pour tous les voyageurs qui font de la randonnée et aiment le sport.
  • Les avons-nous ? Oui, nous avons tous les deux le Fitbit Charge 2.

10) Un cadeau voyage personnalisé pour vos compagnons de route

Vous voulez un cadeau magnifique et très personnel pour vos amis, votre partenaire ou la famille avec qui vous voyagez ? Cela vous demandera certes beaucoup de travail, mais le résultat en vaut la peine. Chez vyvolej.to, ils réalisent sans doute les albums les plus élégants que l’on puisse trouver. Grâce à un outil en ligne simple, vous créez un souvenir pour la vie. Soignez le travail, choisissez les meilleures photos et complétez l’album avec des légendes amusantes ou des souvenirs de voyage.

Album photo personnalisé de voyage

  • Où acheter l’album : toute l’offre de vyvolej.to se trouve ici.
  • Lukáš et moi pouvons recommander les produits de Vyvolej.to les yeux fermés : nous en avons même décoré notre mariage. En plus, tout est toujours arrivé parfaitement emballé.

11) Un appareil photo Polaroid

Encore un cadeau qui nous amuse, Lukáš et moi, depuis plusieurs années. L’Instax est le compagnon idéal pour les sorties entre amis, les fêtes et même les mariages. On le ressort toujours quand quelqu’un vient nous voir et on s’amuse comme des fous avec.

Fujifilm Instax mini

  • Où acheter l’Instax : 9 variantes de couleurs sont disponibles.
  • Pour qui : si vos amis adorent les cafés branchés, s’amusent avec les photos et font des albums, ça leur plaira aussi.
  • L’avons-nous ? Oui.

12) Les mini-imprimantes photo

Cette année, on les voit partout sur les réseaux sociaux, et nous en possédons une depuis plusieurs années déjà. Les mini-imprimantes impriment les photos dans le style Polaroid et Instax, et sont géniales pour créer des albums. C’est un vrai petit gadget.

Canon Zoemini

  • Où acheter une mini-imprimante : les plus populaires sont les Canon Zoemini.
  • Si vous n’aimez pas Canon, vous pouvez opter pour la HP Sprocket Photo Printer.
  • Pour qui : si vos amis adorent les cafés branchés, s’amusent avec les photos et font des albums, ça leur plaira aussi.
  • L’avons-nous ? Oui.

13) Plus qu’un trépied : le Gorillapod

Mon plus grand coup de cœur de voyageuse, c’est le gorillapod. Un trépied que vous pouvez fixer sur un énorme bloc de glace (oui, j’ai essayé), une branche ou une barre de fer. Bref, partout.

Gorillapod JBY

Comment choisir un gorillapod

Faites attention, lors du choix, au poids qu’il peut supporter. Si votre ami photographie avec un reflex, optez pour une capacité de charge de 3 kg ou 5 kg.

Pour les hybrides, une capacité de 3 kg suffit, et 1 kg pour les compacts. Il est aussi excellent pour les smartphones, il suffit d’acheter en plus un adaptateur pour téléphone.

  • Où acheter un gorillapod : l’offre complète de gorillapods.
  • Pour qui : pour les voyageurs solo comme pour les couples, pour quiconque aime se prendre en photo.
  • L’avons-nous ? Oui.

14) La batterie externe, le cadeau qui ne déçoit jamais

Tout le monde utilise une batterie externe en voyage. C’est donc un cadeau parfait pour absolument tous les voyageurs, mais faites attention au choix. Nous en avions acheté une moins chère un jour, et après un seul voyage nous l’avons jetée (la marque Yankee, plus précisément, qui s’est mise à bourdonner bizarrement pendant la charge après un mois d’utilisation – croyez-moi, vous ne voulez pas qu’un chargeur externe abîme vos téléphones).

Batterie externe Ravpower chargeant un MacBook
Avec une bonne batterie externe, vous chargez même un MacBook

Laquelle recommandons-nous alors ?

  • Variante plus chère : Ravpower RP-PB095 20000 mAh – La meilleure batterie externe que nous ayons jamais eue. La nôtre est une vétérane et fonctionne toujours bien. Nous en avons jeté beaucoup, mais celle-ci résiste tout simplement à tout.
  • Variante moins chère : Xiaomi Mi PowerBank 2C 20000 mAh – Nous n’avons pas d’expérience personnelle avec Xiaomi, mais c’est l’une des batteries que tous les voyageurs nous recommandent.
  • L’avons-nous ? Oui, mais il nous en faut une nouvelle :))

15) Une enceinte portable pour la plage

Nous n’aurions jamais pensé en avoir besoin, mais depuis qu’on nous a offert une enceinte portable en cadeau, nous l’utilisons tous les jours. Dehors, on l’utilise pour la méditation, on l’emporte à la plage et dans la cuisine pour cuisiner. Nous avons été surpris par la qualité du son qu’une telle enceinte peut produire.

Enceinte JBL

Il existe des centaines de variantes ; nous en avons sélectionné deux qui en valent la peine :

  • Pour qui : pour tous les voyageurs qui aiment la musique, partent en vacances farniente ou sont des nomades numériques.
  • L’avons-nous ? Oui.

16) Un hamac de voyage

Les plus audacieux y dorment, les moins téméraires l’utilisent pour se reposer. On peut aussi s’en servir comme couverture de pique-nique ou comme protection contre le soleil.

Hamac La Siesta Colibri

  • Quel hamac acheter : le hamac de voyage La Siesta Colibri Single ou les hamacs Hamaka.
  • Pour qui : pour tous ceux qui aiment camper, ou si vous connaissez un amateur de hamacs…
  • L’avons-nous ? Non, mais nous aimerions (enfin, moi ; Lukáš n’est pas un grand fan des hamacs).

17) Un coussin de voyage gonflable

Oui, je l’adore. J’ai enfin acheté un coussin gonflable et mes voyages en avion, en bus et en train n’ont jamais été aussi agréables. Mon seul regret, c’est de ne pas l’avoir acheté plus tôt, ou que personne ne me l’ait offert.

Coussin gonflable Sea to Summit

  • Où l’acheter : personnellement, j’ai le coussin Sea to Summit Aeros Premium Traveller, mais vous trouverez aussi des coussins moins chers.
  • Pour qui : pour quiconque voyage souvent en avion (classe éco), en bus ou en train.
  • Avons-nous notre propre coussin ? Oui.

18) Une gourde

Attends, sérieusement, tout le monde en a déjà une ! Eh bien, nous pensions aussi en avoir une, mais récemment notre gourde Contigo « incassable » s’est usée après des années et a fini par ne plus être étanche. Toutes les gourdes ne se valent pas. Pour voyager, il faut une gourde de qualité, légère et qui ne vous trahira jamais. Et avec une bonne gourde, vous ferez vraiment plaisir. En tout cas à nous, vous nous feriez plaisir.

Gourde Contigo Ashland

Laquelle choisir ?

Ces derniers temps, c’est la Hydrapak Stash qui nous a le plus séduits, notamment grâce à son pliage efficace : une fois pliée, elle tient pratiquement dans une poche. Et surtout, on peut la remplir même dans de petits lavabos (vous connaissez l’éternel problème pour glisser une bouteille sous un lavabo, non ?).

Même si notre Contigo s’est usée après de nombreuses années (et le plus gros problème vient sans doute du fait qu’on l’utilisait pour les shakers de protéines), nous restons convaincus qu’elle fait partie des marques les plus fiables du marché.

  • Où l’acheter : cette fois, nous opterions pour la Contigo Ashland 750.
  • Ou pour la Hydrapak Stash 750 ml mentionnée plus haut ; elle est souvent en rupture de stock, alors guettez les boutiques en ligne qui l’ont en stock.
  • Pour qui : pour tout le monde.
  • L’avons-nous ? Oui, mais il nous en faut encore une.

19) Un sac à dos en cuir qui résiste à tout

J’ai longtemps hésité à me mettre au cuir. Le cuir et moi, ça n’a jamais été une relation facile, parce que je respecte la vie de chaque animal ; chez nous, on ne tue ni araignée ni petit insecte. Mais après des années de voyage, j’ai beaucoup reconsidéré mon rapport au cuir : le problème vient surtout du simili-cuir, qui met 150 ans à se décomposer dans la nature. Chez Bagind, j’aime le fait que le sac soit fait à partir de chèvres en Inde. Dans les pays en développement, la chèvre est tout. On respecte sa vie, on en prend soin parce qu’elle donne du lait, et au final, c’est un grand jour quand on la mange. On m’a demandé bien des fois, en Ouganda comme en Albanie, si j’avais une chèvre à la maison. La chèvre est tout simplement importante pour les gens dans beaucoup d’endroits.

Le sac à dos en cuir a en plus l’avantage de s’accorder aussi bien avec une robe qu’avec une tenue de sport, ce qu’on ne pouvait pas dire de mon Herschel. Ah, et il rend super bien en photo.

Sacs à dos Bagind

  • Où l’acheter : http://bagind.cz
  • Pour qui : pour tous les voyageurs, attention simplement à leur rapport au cuir.
  • L’avons-nous ? Oui, nous avons tous les deux un Bagind.

20) Pailles en métal et pliables

Depuis plusieurs mois, nous cherchons une bonne paille de voyage ; c’est dingue la quantité de plastique jetée rien qu’à cause des pailles dans le monde entier.

Pailles en inox

Lesquelles choisir et où les acheter :

  • Il existe des pailles en inox : le set de pailles en inox Made Sustained avec goupillon (5 pièces).
  • Vous pouvez aussi opter pour des pailles en bambou : le set Mobake de pailles en bambou non emballées (10 pièces).
  • Mais ce que je considère comme le meilleur objet pour les voyageurs, c’est la paille pliable.

21) La banane, l’objet indispensable en Asie

Avant de partir en Asie, nous n’en avions jamais eu besoin, mais aujourd’hui nous n’imaginons plus voyager sans. Après avoir lu à quel point on peut facilement se faire détrousser en ville, voire se faire dérober les données de ses cartes sans même qu’on vous les prenne, nous ne sortons plus sans banane ni money belt.

Banane Herschel Supply

  • Où l’acheter : mieux qu’une banane, il y a le money belt, que vous cachez sous votre t-shirt. Nous avons le nôtre de chez 4camping, mais il ne nous convient pas trop (à cause de la fermeture).
  • Pour les filles, je recommande la banane, surtout si elles portent des robes. Je choisirais soit une version rose, soit une version jaune vif.
  • Pour les hommes, je choisirais une version noire.
  • Pour qui : pour les personnes qui voyagent dans les grandes villes ; indispensable pour un voyage en Asie.
  • Les avons-nous ? Oui, nous avons des money belts, mais qui ne nous conviennent pas trop ; nous les avions achetés à la va-vite et nous les remplacerons sans doute avec le temps. Moi pour une banane, et Lukáš pour un meilleur money belt.

20 plus beaux endroits en Islande à visiter absolument

TL;DRParmi les plus beaux sites d’Islande figurent le lac glaciaire Jökulsárlón, les chutes Goðafoss, Skógafoss, Detifoss, Gullfoss et Dynjandi, la zone géothermique de Krýsuvík, le parc national de Thingvellir, le cap Dyrholaey, les montagnes Eystrahorn et Vestrahorn, le village de Seydisfjördur et la rivière chaude de Reykjadalur. Visez l’été (juin-août) pour des températures de 10 à 15 °C et jusqu’à 24 heures de jour, tandis que l’hiver (décembre-mars), avec des températures autour de 0 °C, est idéal pour observer les aurores boréales. Le geyser Geysir, qui a donné son nom à tous les geysers du monde, se trouve à environ 80 km de Reykjavik, et la chute de Hengifoss, haute de 128 mètres, se rejoint après une randonnée de 30 minutes. L’entrée des sites naturels est souvent gratuite, mais depuis 2025 le stationnement près de Skógafoss coûte environ 1 000 ISK.

L’Islande est probablement le pays le plus beau et le plus photogénique que nous ayons visité avec Lukáš. Je n’exagère pas du tout en vous disant qu’il suffit de prendre la route et vous serez émerveillés. Mais il existe tout de même des plus beaux endroits en Islande que vous ne devriez absolument pas manquer.

Islande en octobre - où partir en vacances en octobre
Vacances en Islande : l’Islande en octobre

Comment retoucher ses photos dans Lightroom et utiliser des presets

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TL;DRPour retoucher vos photos sous Adobe Lightroom, misez sur les outils de base (exposition, contraste, ombres, hautes lumières, température, saturation) accessibles dans le panneau « Basic » après être passé de Library à Develop. Créez vos propres presets en cliquant sur le « + » à côté de la section presets dans la barre latérale, enregistrez-les sous un nom personnalisé, puis appliquez-les à d’autres photos via « Apply on Import » ou la fonction « Copy/Paste Settings ». Pour importer des presets externes, comme ceux de Travel In Her Shoes, passez par Lightroom → Preferences → Show Lightroom Presets Folder. Comptez 12,09 € par mois pour Lightroom CC, tandis que la version mobile Lightroom Classic est gratuite mais avec des fonctionnalités limitées. Pour aller plus loin, l’auteure propose aussi une formation en ligne détaillée de 12 leçons et 2,5 heures de contenu.

Comment retoucher ses photos simplement, rapidement et surtout de façon à ce qu’elles aient l’air professionnelles ? Adobe Lightroom est le logiciel le plus efficace et, j’ose le dire, le meilleur pour la retouche photo professionnelle. Pas étonnant que photographes et blogueurs y aient recours.

Qu’est-ce qu’un preset et pourquoi l’utiliser ?

Grâce aux « presets », tu peux retoucher tout un lot de photos en quelques secondes, et même si tu n’as pas « l’œil », elles peuvent rendre superbement. Et tu vas être surpris·e : c’est assez simple. 

Dans cet article, je vais d’abord te montrer comment importer tes photos dans le logiciel, puis je te présenterai brièvement les réglages de base, la retouche des photos à l’aide de presets et, enfin, la création de tes propres presets personnalisés. Je t’expliquerai comment retoucher d’un seul coup toutes les photos prises dans les mêmes conditions, et comment les exporter facilement.

Considère cet article comme une introduction au travail avec Lightroom — un seul article ne peut pas couvrir toutes les possibilités qu’il offre. Si tu veux vraiment apprendre à maîtriser Lightroom, je te recommande de suivre un cours en ligne qui te guidera pas à pas. J’ai rédigé une critique détaillée d’un de ces cours ici.

Et garde aussi à l’esprit que je n’ai pas la science infuse : c’est un article sur la façon dont moi je fais les choses. 🙂 Mais si ça aide ne serait-ce qu’une seule personne, on en sera ravis.

Mais d’abord — où se procurer Lightroom ?

Adobe Lightroom est gratuit sur téléphone, mais attention : ses fonctionnalités sont assez limitées. La plupart des photographes et blogueurs utilisent donc la version Lightroom CC sur ordinateur. Si tu n’as pas encore Adobe Lightroom CC et que tu souhaites l’acheter, jette un œil au forfait Photographie numérique à 12,09 € par mois.

Je ne t’encouragerai pas à pirater le logiciel ; surtout si tu comptes vendre tes photos, je te recommande de posséder Lightroom de façon légale. 

Comment importer ses photos dans Lightroom

Importer des photos dans Lightroom est aussi simple que dans des logiciels similaires. Dans la barre du haut, choisis File -> Import Photos and Video et sélectionne le dossier depuis lequel tu veux importer les photos. Tu peux choisir de copier les originaux sur ton ordinateur, ou simplement de les ajouter au catalogue de Lightroom (dans ce cas, à chaque fois que tu voudras les retoucher, la source originale devra être connectée à l’ordinateur).

Vérifie toujours qu’elles sont classées par heure de prise de vue « Sort: Capture time », car tu veux avoir côte à côte toutes les photos prises dans les mêmes conditions de lumière.

Une fois tes photos dans le catalogue Lightroom, passe de Library à Develop. Sans cette étape, tu ne pourras pas commencer la retouche.

Les réglages de base des photos

Dans la barre latérale, sous « Basic », tu trouveras les réglages de base proposés par Lightroom. Tu peux ajuster la température (temperature) et la teinte (tint) de la photo. Si tes photos sortent de l’appareil trop bleues ou trop jaunes (à qui n’est-ce jamais arrivé !), un léger ajustement (bon, parfois pas si léger) suffit à corriger le défaut.

Bien sûr, cet outil sert aussi à la stylisation : si tu veux donner à tes photos une nuance plus chaude ou plus froide, c’est ici que tu peux t’amuser un peu.

Ajuster la lumière, le contraste et déboucher les zones trop sombres

Le plus souvent, il faut ajuster l’exposition (exposure), c’est-à-dire la photo est trop claire et doit être assombrie, ou la photo est trop sombre et doit être éclaircie. Dans les réglages de base, tu trouveras aussi le contraste (contrast). Tu peux également jouer avec les différentes zones de lumière. Par exemple, si les ombres sont trop sombres, tu peux les déboucher légèrement (shadows), ou au contraire baisser les zones les plus claires (highlights).

La différence entre saturation (saturation) et vibrance (vibrance)

Oui, il existe une différence importante entre la saturation (saturation) et la vibrance (vibrance) et il ne faut pas confondre ces deux notions (du moins en retouche photo). Quand tu joues avec la saturation, tu intensifies toutes les couleurs. Alors que la vibrance n’augmente que l’intensité des couleurs les plus ternes.

Saturation vs. vibrance en pratique

Retoucher les couleurs individuellement

Dans Lightroom, tu peux aussi retoucher chaque couleur présente sur la photo. Besoin de rendre le ciel plus bleu ? Aucun problème. Besoin d’ajuster la teinte d’un lac pour qu’il soit plus turquoise ? Quelques secondes suffisent.

L’accentuation (netteté) des photos

Si tu descends encore plus bas dans la barre, tu trouveras « Detail », qui propose bien sûr d’autres options de retouche. Je recommande seulement une légère accentuation, autour de 25 :-).

Créer son propre preset

Si une retouche te plaît et que tu veux l’appliquer à d’autres photos, il te suffit de cliquer en bas à gauche sur « copy » et de cocher toutes les cases que tu veux appliquer à la photo suivante. Ensuite, clique sur « paste » et hop ! Si la photo est prise dans les mêmes conditions de lumière, tu n’as plus besoin de la retoucher davantage.

Si ce n’est pas le cas, tu devras généralement peaufiner l’exposition, les lumières et les ombres.

Tu peux enregistrer facilement tes réglages comme un « preset », que tu pourras ensuite appliquer à tout moment aux photos que tu importes dans Lightroom. Tu crées un preset en cliquant sur le bouton « + » dans la petite barre latérale droite, au niveau des presets.

Comment faire de belles photos quand on ne maîtrise pas encore bien Lightroom

Ne désespère pas si tu n’arrives pas à créer d’aussi beaux presets que les autres photographes ou tes blogueurs préférés. La plupart d’entre eux sont passés exactement par là. Le moyen le plus simple d’apprendre à créer tes propres presets, c’est de télécharger/acheter les presets de tes idoles pour t’en inspirer (oui, tout le monde le fait, on ne te le dit simplement pas). J’en ai acheté plusieurs dizaines comme ça, dont je m’inspire pour créer les miens. Et parfois j’utilise ceux des autres tels quels.

Tu trouveras ici nos recommandations de presets GRATUITS et de presets bon marché qui valent le coup d’être testés.

Si tu veux avoir tout de suite des photos dignes des déesses d’Instagram, je recommande les presets Travel In Her Shoes : le prix est vraiment élevé, mais ça en vaut la peine.

Comment importer des presets externes dans Lightroom

Si j’y arrive, tout le monde y arrive. Une fois tes presets téléchargés, ouvre Lightroom et, dans la barre du haut -> Lightroom –> Preferences -> Show Lightroom Presets Folder -> Lightroom -> Develop Presets. Déplace les presets là-dedans, en gardant le dossier entier.

Après application du preset MAGIC SUNSET New York de Travel In Her Shoes, la photo ressemble à ça :

Il ne reste plus qu’à ajuster l’exposition (exposure) et la photo est terminée !

Comment retoucher plusieurs photos à la fois ?

Tu as plusieurs options : soit tu peux essayer d’appliquer un preset à toutes les photos que tu importes. Clique avec le bouton droit sur le preset et choisis « Apply on Import ».

Si toutes les photos ne sont pas prises dans les mêmes conditions de lumière, retouche-en toujours une, copie les réglages, puis sélectionne les photos que tu veux retoucher de la même manière. Clic droit -> Develop Settings –> Paste Settings.

Comment exporter ses photos retouchées ?

Tu peux exporter tes photos facilement. Choisis dans la barre du haut File -> Export Photos -> sélectionne un dossier et clique sur le bouton export.

C’est tout pour aujourd’hui. Si tu veux une suite, écris-moi en commentaire. La prochaine fois, on pourrait par exemple faire un article sur comment harmoniser son feed Instagram. 

Bonus : un cours en ligne sur la retouche photo dans Lightroom

Tu veux savoir retoucher tes photos comme un photographe pro ? Apprends à maîtriser dans le détail l’un des meilleurs outils de retouche photo et teste le cours en ligne de retouche photo dans Adobe Lightroom de A à Z.

Ce que contient le cours :

  • 12 leçons – 2,5 heures de contenu
  • Tu veux savoir retoucher tes photos, mais tu ne sais pas par où commencer
  • L’idée de vivre de la photographie te tente
  • Tu as besoin de mettre de l’ordre dans tes photos, sur ton disque comme dans Lightroom
  • Tu veux apprendre de nouvelles retouches locales
  • Tu ne sais pas comment trier tes photos efficacement
  • Tu veux connaître les fonctions et réglages importants de Lightroom
  • La création de tes propres presets te tente
  • Tu veux savoir synchroniser tes photos avec ton téléphone
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L’Islande en octobre : météo, budget et conseils pratiques

TL;DREn octobre, l’Islande affiche des températures autour de 0 à 5 °C (avec des pointes relevées à -1 °C), mais le vent glacial rend le ressenti bien plus froid, d’où l’importance de vêtements imperméables, bonnet, gants et système de couches plutôt qu’un parapluie. Pour deux semaines sur place, quatre personnes ont dépensé 111 529 couronnes tchèques au total, soit 27 882 couronnes tchèques par personne, hébergement compris à 47 795 couronnes tchèques (environ 12 000 par personne), essence à 20 200 couronnes tchèques et location d’un Suzuki Grand Vitara à 15 493 couronnes tchèques. Cuisiner soi-même ne revenait qu’à 120 couronnes tchèques par personne et par jour, car les restaurants islandais coûtent au moins trois fois plus cher qu’en République tchèque. Sachez aussi qu’à partir du 1er octobre, de nombreux restaurants et services ferment pour l’hiver dans les zones moins touristiques : prévoyez des provisions dans la voiture.

Jeune femme dans un bassin thermal en Islande Fin septembre, nous sommes partis deux semaines en Islande, et nous étions un peu inquiets : le 1er octobre marque officiellement le début de l’hiver islandais. Non, je n’invente rien — sur les restaurants et les boutiques, on trouve couramment des panneaux « fermé pour l’hiver, réouverture en avril ». Alors, à quoi ressemble l’Islande en octobre ? Quels vêtements emporter et combien ça nous a coûté à quatre, sans même camper ?

Saviez-vous que nous préparons pour vous des itinéraires de voyage à partir de road trips que nous avons nous-mêmes réalisés ? Et avec le budget détaillé ! Nous avons commencé par le Canada et les États-Unis, l’Ouganda, vous pouvez aussi nous suivre dans les Tatras ou en Australie.

Ce qui a changé depuis notre voyage (mise à jour 2026)

Le budget ci-dessous correspond à notre véritable voyage, à la charnière de septembre et octobre, et nous le considérons comme un témoignage authentique. Quelques chiffres ont toutefois bougé depuis : voici donc de quoi vous donner une idée réaliste pour planifier votre voyage en 2026.

  • Nouvelle taxe au kilomètre. Depuis janvier 2026, on paie une taxe par kilomètre parcouru (environ 0,05 € le km), que la plupart des loueurs ajoutent au prix de la location — pour faire le tour de l’île, comptez environ 70 à 120 € de plus. La bonne nouvelle : l’essence a baissé (autour de 305 ISK/l à l’été 2026), ce qui fait qu’au final, voiture et carburant reviennent à peu près au même.
  • Vols. La compagnie low-cost PLAY a fait faillite à l’automne 2025. Icelandair est de nouveau le transporteur principal ; en haute saison, on peut voler en direct depuis certaines villes, mais hors saison, prévoyez une escale.
  • Prix en général. L’hébergement et la nourriture ont augmenté depuis. Mais notre astuce reste valable : partez à plusieurs et cuisinez vous-même — les frais de voiture et de logement se partagent, et c’est au supermarché (le moins cher est Bónus) que vous économiserez le plus.
  • Paiement. L’Islande est aujourd’hui quasiment sans espèces : vous payez par carte absolument partout. Ayez simplement une carte physique avec code PIN pour les pompes à essence en libre-service et les horodateurs.

À quelles températures faut-il s’attendre ?

Dès mon arrivée à l’aéroport de Reykjavík, j’ai pris un journal qui titrait en gros « Dieu merci, l’été est terminé ». J’ai un peu ri, j’ai eu un peu peur, et j’ai enfilé mon bonnet. Mais en lisant l’article attentivement, j’ai compris que c’était du pur sarcasme. L’auteur islandais écrivait qu’il était content que l’hiver soit là, parce que cette année, l’été n’avait jamais eu lieu.

Météo typique en Islande
Les glaciers fondent peut-être, mais ils sont toujours là — preuve qu’en Islande, il fait toujours froid !

Cela vous surprendra peut-être, mais en hiver, l’Islande ne connaît pas de températures extrêmes grâce au chaud Gulf Stream. Les températures moyennes oscillent entre -10° et 0°, selon que vous vous trouvez dans les basses terres (Lowlands) ou les hautes terres (Highlands).

En octobre, le thermomètre affichait au plus bas -1 degré, et pourtant il faisait un froid terrible. Pourquoi ? Peu importe ce qu’indique le thermomètre : en Islande souffle toute l’année un vent glacial complètement fou, qui fait chuter la température ressentie jusqu’à -30°.

Quels vêtements emporter

N’imaginez même pas laisser votre veste d’hiver à la maison. Avec des vêtements imperméables, vous ne pouvez pas vous tromper en Islande. L’argent investi dans un bon imperméable, un pantalon imperméable et de bonnes chaussures vous réchauffera littéralement le cœur sur place. Oubliez le parapluie : s’il n’y en a nulle part dans les magasins islandais, c’est pour une bonne raison. Oui, vous avez deviné : le vent. Le bonnet et les gants seront vos meilleurs amis.

Quels vêtements emporter en Islande
Le maillot de bain et le bonnet sont indispensables en Islande

Tout le monde vous conseillera de multiplier les couches. Plutôt que des gros vêtements bien chauds, misez sur plusieurs couches de vêtements thermiques. Encore une fois, vous ne le regretterez pas. Et n’oubliez surtout pas votre maillot de bain, car l’Islande est le pays des sources chaudes. Ce serait vraiment dommage de ne pas plonger dans au moins l’une d’elles.

Camper ou ne pas camper ?

Oui, il y a des gens qui campent en Islande en octobre et novembre. Mais s’ils n’ont pas le bon équipement, ils racontent des nuits blanches dans un froid effroyable et des nuits passées à dormir dans des toilettes chauffées. Si vous voyagez à deux en voiture, dormir dans le véhicule est une option : vous aurez froid, mais vous tiendrez une semaine. Au-delà, je ne tenterais pas. La tente, je ne l’envisagerais vraiment qu’avec un bon équipement et de l’expérience du camping en hiver et en conditions extrêmes. Et ne prenez pas un sac de couchage avec température de confort à -10°, car ça ne suffira pas de toute façon. Si vous décidez de camper, lisez absolument l’article de Radka et Ivar sur les règles pour dormir en voiture et camper en Islande.

La météo en Islande est imprévisible
Sous la tente, vous pourriez vous réveiller le matin sous la neige comme cette pelleteuse.

L’hébergement est-il vraiment « cher » ?

Pour quatre personnes, vous trouverez un hébergement entre 30 et 40 € par personne. Pour quatre personnes sur 14 jours, cela nous a coûté 1 911 €, soit environ 480 € par personne. Vous dormirez dans des cabanes, des hôtels bon marché ou des auberges. Pas besoin d’avoir peur des auberges islandaises : la plupart étaient luxueuses.

Hébergement en Islande
Une cabane comme celle-ci, au milieu de nulle part, peut se louer 100 € la nuit.

Pourquoi préparer son pique-nique, même sans vouloir économiser

En Islande, manger au restaurant coûte au moins trois fois plus cher qu’en France. Si ça ne vous dérange pas, gardez quand même des réserves suffisantes dans la voiture. Les restaurants ne sont vraiment pas à chaque coin de rue (ni même un sur deux), et en hiver, les endroits les moins touristiques — c’est-à-dire la majeure partie de l’Islande — sont fermés (eh oui, l’hiver commence le 1er octobre).

Combien coûtent les courses au supermarché

Si vous cuisinez et préparez vos propres en-cas, vous pouvez pas mal économiser sur la nourriture. Inutile d’emporter trop de choses de France. Les supermarchés ont des prix très proches des nôtres ; seuls les produits frais sont nettement plus chers, mais ceux-là, vous ne pouvez de toute façon pas les mettre dans la valise.

Nous ne sommes allés au restaurant qu’une seule fois : 48 € pour quatre personnes. Le reste du temps, nous cuisinions et préparions nos en-cas, pour un coût total de seulement 265 €. Soit 66 € par personne (sur 14 jours), c’est-à-dire 4,74 € par personne et par jour !

Qu’avons-nous cuisiné ?

Nous avons préparé des tacos mexicains à l’avocat, une soupe de lentilles, des pois chiches au paprika, mais aussi de classiques pâtes au pesto ou à la sauce tomate. Au petit-déjeuner, nous mangions du pain avec du houmous ou de la confiture, du yaourt avec des müsli, ou nous nous faisions des œufs et des pancakes.

Qu’est-ce qui coûte le plus cher en Islande

L’essence et la location de voiture. En Islande, procurez-vous absolument un 4×4, surtout si vous ne venez pas en été et que vous voulez aller ailleurs que sur la route principale. Oui, vous entendrez parler de gens qui roulent en petite voiture, mais croyez-nous : certaines routes sont d’une qualité comparable à celles de l’Ouganda, et le risque n’en vaut pas la peine. La location d’un Suzuki Grand Vitara XL nous a coûté 620 €.

Location de voiture en Islande Suzuki Grand Vitara
Location de voiture en Islande : Suzuki Grand Vitara

L’essence coûte 1,7 à 1,8 € le litre en Islande. Si vous voulez faire le tour de l’île, comptez 3 500 km. L’essence nous a coûté au total 800 €.

Combien ça a coûté au total ?

Deux semaines en Islande nous ont coûté 4 460 € pour quatre personnes, soit 1 115 € par personne. Si vous partez en Islande et cherchez à économiser, nous vous recommandons de voyager à autant de personnes que possible. Nous avons jeté un œil au budget de Gabiinwanderland, qui sont partis en couple pour 9 jours (surtout en camping) et qui ont dépensé 1 240 € ! Donc, en dormant à quatre dans des hôtels, des auberges et des Airbnb, l’Islande vous reviendra moins cher. Le plus cher reste l’essence et la voiture.

Détail des dépenses pour un road trip en Islande

Les livres que nous recommandons pour préparer l’Islande

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Foire aux questions sur l’Islande en octobre

Quel est le temps en Islande en octobre ?

Les températures se maintiennent autour de u003cstrongu003e0 à 5 °Cu003c/strongu003e, mais à cause du vent glacial, la sensation est beaucoup plus froide. Nous avons mesuré un minimum de -1 °C et il faisait quand même très froid. Habillez-vous en couches, prenez une veste et un pantalon imperméables, un bonnet et des gants — laissez le parapluie à la maison, le vent le détruira de toute façon.

Combien coûtent des vacances en Islande en octobre ?

Deux semaines pour quatre personnes (sans les billets d’avion) nous sont revenues à environ u003cstrongu003e1 100 € par personneu003c/strongu003e, car nous dormions en auberges et appartements et surtout nous faisions la cuisine. Le plus cher, c’est la voiture avec l’essence et l’hébergement — plus vous êtes nombreux, moins c’est cher.

Est-ce que ça vaut le coup d’aller en Islande hors saison ?

Si vous voulez économiser et éviter les foules, oui. Comptez cependant sur le fait qu’à partir du 1er octobre, beaucoup de services et restaurants ferment dans les endroits moins touristiques, donc avoir des provisions dans la voiture est indispensable.

Peut-on manger pas cher et végétarien en Islande ?

Sans problème. Nous avons cuisiné nous-mêmes la plupart de nos repas — pâtes au pesto, soupe de lentilles, pois chiches, tacos à l’avocat, pour le petit-déjeuner du pain avec du houmous ou des œufs. Nos dépenses alimentaires se sont élevées à seulement 5 € par personne et par jour.

Astuces et conseils pour voyager en Islande

Quoi emporter

Consultez notre guide pour faire ses valises, qui vous aidera à bien vous préparer. Choisissez le bon sac de voyage, découvrez nos gadgets de voyage et n’oubliez rien d’important à la maison.

Où trouver des billets d’avion

Cherchez des billets pas chers sur Kiwi, c’est notre portail préféré. Lisez aussi notre guide pour dénicher des vols pas chers.

Location de voiture

Nous utilisons régulièrement le comparateur DiscoverCars.com, qui nous aide à choisir le bon loueur.

Réservation d’hébergement

Booking.com est notre moteur de recherche d’hôtels préféré. Nous comparons toujours les hôtels avec les appartements locaux et les chambres sur Airbnb (réduction de 30 €). Découvrez comment nous trouvons nos hébergements pas chers.

N’oubliez pas l’assurance

Une assurance voyage est absolument indispensable. Pour les courts séjours, nous choisissons AXA (50 % de réduction) et pour les longs voyages, l’assureur britannique True Traveller. Consultez notre comparatif de toutes les assurances et choisissez celle qui vous convient le mieux.

Équipement de camping : les 10 indispensables sous la tente

TL;DRL’équipement de base pour le camping sous tente comprend un briquet à silex pour allumer un feu même par temps humide ou pluvieux (autour d’une centaine, la marque tchèque Pinguin est recommandée), un matelas gonflable ou autogonflant, un coussin de voyage gonflable (à partir de 199 CZK), au moins trois lampes ou lampes de poche, et une serviette outdoor à séchage rapide en taille L ou XL. Misez aussi sur des flacons de voyage pour les cosmétiques, des épices et du sel dans des sachets refermables, une vaisselle de camping pliable, ainsi que des lingettes pour se sentir propre sans douche. Ceux qui campent en voiture peuvent s’offrir un confort supplémentaire avec des meubles de camping pliants, des barbecues portables, des réchauds, voire de véritables cuisines de camping.

Nous sommes des campeurs passionnés. Nous avons campé aux États-Unis, au Canada, en Ouganda et un peu partout en Europe. Que ce soit en van aménagé ou à vélo, nous avons accumulé pas mal d’expérience pour savoir quel équipement de camping vaut vraiment la peine d’être emporté. On ne prétend pas être des experts, mais si cet article aide ne serait-ce qu’une seule personne, on en sera ravis. Prends tout ça avec du recul et n’hésite pas à nous écrire en commentaire ce dont tu ne peux pas te passer en camping.

Un firesteel pour allumer le réchaud ou faire du feu

Si tu débutes en camping, un firesteel (allume-feu à percuteur) peut te sembler inutile. Tu as bien des allumettes, non ? Sauf qu’elles peuvent prendre l’humidité pendant la nuit. Quant au briquet en plastique, il peut couler ou même exploser. Mieux vaut donc avoir un bon vieux firesteel sous la main : il permet d’allumer un feu même par temps humide ou sous la pluie, et il te durera probablement toute la vie. Pour quelques euros, ça vaut largement le coup.

Nous avons opté pour un firesteel de la marque Pinguin. Le lien renvoie vers la catégorie des firesteels, car ce modèle est souvent en rupture de stock.

Firesteel de la marque Pinguin

Le matelas gonflable

Je me souviens encore du jour où Lukáš m’a déconseillé d’emporter un matelas gonflable pour nos deux semaines de camping à Hawaï. Je lui reproche encore d’avoir pris uniquement de simples tapis de sol. J’ai eu mal au dos pendant tout le séjour (je suis une vraie princesse) et je n’ai pas réussi à dormir correctement.

matelas gonflable Pinguin pour le camping
Matelas gonflable Pinguin

Matelas autogonflant ou gonflable ?

Si tu pars à vélo ou que tu te bats avec le poids (pas le tien, mais celui de tes bagages), opte pour un matelas gonflable (rassure-toi, pas besoin de le gonfler à la bouche ni avec une pompe spéciale, il suffit de pousser au pied). Il pèse moins lourd qu’un autogonflant. On en trouve à partir de quelques dizaines d’euros, et si tu veux miser sur la qualité, on recommande encore la marque tchèque Pinguin. Le matelas est livré avec un kit de réparation, au cas où tu le percerais (oui, ça nous est arrivé).

L’oreiller de voyage

Je n’en ai pas, et j’en rêve à chaque fois qu’on campe. La plupart se plient dans un tout petit sac d’une dizaine de centimètres et pèsent environ 50 g. Je ne comprends pas pourquoi on n’en a toujours pas ! Bref, je compte en commander un pour notre voyage en Thaïlande. Un oreiller gonflable comme celui-là te servira sur tous tes voyages, et les prix démarrent autour de 8 €.

Choisis le tien parmi notre sélection.

La lampe de camping

Avec Lukáš, on emporte au moins trois lampes : une qu’on suspend toujours dans la tente, puis chacun la sienne, pour ne pas trébucher en allant aux toilettes la nuit. Quand on campait aux États-Unis dans notre van, on avait aussi une lanterne avec nous.

Elle ressemblait beaucoup à cette lanterne Vango.

Les flacons de voyage pour la cosmétique

Je ne suis sûrement pas la seule à avoir retrouvé du shampoing renversé dans ma valise, mon sac à dos ou mon sac de portage (et pourtant, j’avais vérifié plusieurs fois que c’était bien fermé, je te jure). J’ai vite commencé à utiliser des flacons de voyage, mais j’en ai essayé plusieurs et ils se sont tous mis à fuir très rapidement.

Au final, j’ai investi dans des modèles assez chers de la marque Kikkerland, et ceux-là ne m’ont pas trahie jusqu’à présent. Leur gros point faible : ils sont rigides, impossible de presser correctement le shampoing, il faut secouer pour le faire sortir. Certains m’ont dit qu’on en trouvait de bons chez IKEA, mais je n’ai pas testé.

Personnellement, j’ai un kit plus complet avec des sprays, mais en vente je n’ai trouvé pour le moment que ce modèle.

flacons de voyage pour la cosmétique

La serviette à séchage rapide

C’est l’un de ces objets que pratiquement tout le monde possède. Avoir une serviette outdoor en matière antibactérienne, à séchage rapide et très légère sera utile non seulement en camping, mais aussi quand tu voyages d’auberge en auberge.

Je te conseille de prendre la plus grande taille possible. La première fois, on a mal estimé (on voulait économiser), et on a finalement dû en racheter une autre. Choisis une taille L ou XL. Les marques ne manquent pas sur le marché, on en trouve parfois même en supermarché. Nous, on a une serviette à séchage rapide de Sea To Summit.

serviette de voyage à séchage rapide

Les épices et le sel en sachets

C’est sans doute mon astuce préférée pour tout voyage où tu comptes cuisiner. Emporte du sel et des épices, tout simplement dans de petits sachets refermables. Ça ne prend quasiment pas de place, et d’un simple sachet de lentilles tu peux soudain préparer plusieurs plats différents.

La vaisselle de camping

On est tombés dessus complètement par hasard en supermarché et on a emporté deux boîtes pliables en Islande. Ce n’est clairement pas l’objet sans lequel tu ne peux pas partir, mais c’est encore une fois quelque chose que tu vas adorer. Tu adaptes facilement la taille de la boîte à son contenu, les gobelets pliables se glissent plus facilement dans un sac de portage ou des sacoches de vélo, et on trouve même des bouilloires et casseroles pliables (même si j’ai encore du mal à imaginer comment ça fonctionne).

Tu trouveras un grand choix de vaisselle de camping dans notre sélection.

La cafetière de voyage

On adore le bon café, et c’est pourquoi on lorgne depuis des mois sur une cafetière de voyage – l’AEROPRESS. Si tu as une bonne marque à recommander, dis-le-nous. Et si tu n’en as jamais entendu parler, jette-y absolument un coup d’œil. 🙂

L’Aeropress, la cafetière idéale pour les voyages

Les lingettes humides

Les lingettes humides sont mes meilleures amies en voyage. J’en ai généralement un paquet pour les mains et un autre pour le visage (nettoyantes – oui, je suis une fille). Que tu pédales par quarante degrés à vélo ou que tu n’aies pas trouvé de douche, avoir quelque chose qui procure une sensation de propreté, ça nous sauve toujours, nous les princesses. 🙂

Le poids n’est pas un souci ? Offre-toi du confort

Le camping, ce n’est pas seulement ce que tu transportes dans ton sac à dos. De plus en plus de campeurs partent en voiture. Dans ce cas, autant s’offrir un vrai confort, car comme on dit, « la voiture, elle le porte ». Une excellente idée : le mobilier de camping pliable (table, chaises ou fauteuils), les barbecues et réchauds portables, voire des armoires pliables ou des cuisines de camping complètes.

Tu te prépares pour l’aventure ?

N’oublie pas de lire aussi :

Pourquoi nous ne ferons plus jamais de vélo électrique jusqu’en Grèce

TL;DRLes auteurs ne referont plus jamais un voyage longue distance à vélo électrique jusqu’en Grèce. Ce trajet d’un mois et demi depuis la République tchèque, via la Slovénie (lac de Bled), les Dolomites et les Balkans, sous des chaleurs de juillet dépassant 35 degrés, s’est révélé épuisant avec des vélos électriques lourds (25 kg à vide, 50 à 60 kg chargés), du travail en ligne jusqu’à minuit et l’obligation de renoncer à des sites hors itinéraire, dont les Météores et Mostar. L’autonomie variait de 70 à 190 km selon le terrain, mais même ainsi, impossible de vraiment visiter ou de faire de la randonnée en montagne. Le voyage n’a pas été économique non plus, entre les campings payants, les fuites vers cafés et restaurants pour échapper à la canicule, et des repas réduits à des haricots et des spaghettis cuits dans une seule casserole. Misez sur le vélo électrique uniquement pour des sorties plus courtes, d’une semaine maximum, sans charge lourde.

Après notre mariage, en juillet, nous sommes partis en cyclotourisme longue distance à vélo électrique jusqu’en Grèce, histoire de découvrir ce que représente vraiment un tel voyage. Ni en République tchèque ni ailleurs en Europe nous n’avons croisé un fou comme nous, prêt à filer vers le sud sur une bête aussi lourde (un vélo électrique pèse environ 25 kg à vide). Ce fut l’un des mois les plus passionnants de notre vie, une véritable aventure, mais une aventure que nous ne referons plus jamais. Pourquoi ?

1) Les vélos électriques sont de gros monstres lourds qui essaient de vous tuer

Avec Lukáš, on n’a pas arrêté depuis le mois d’avril : on rédigeait nos mémoires, on passait nos examens de fin d’études et on organisait notre mariage. Comme si cela ne suffisait pas, nous travaillions tous les deux à plein temps.

On aurait peut-être dû essayer les vélos avant

Du coup, nous nous sommes assis pour la première fois sur nos vélos électriques tout neufs (quels fous !) seulement une fois qu’ils étaient devenus de vraies bêtes lourdement chargées. Autrement dit, le jour de notre départ. Moi, je n’ai réussi à démarrer qu’au bout de plusieurs tentatives et, les deux premières semaines, je tombais régulièrement comme une prune qui se détache de l’arbre (Lukáš tombait moins, mais il n’y a pas échappé non plus). Avec tout le chargement, les vélos pesaient dans les 50 à 60 kg : de vrais mastodontes.

Sur les réseaux sociaux, on rejetait donc joyeusement tous nos malheurs sur nos deux belles montures. Aujourd’hui, je l’avoue : c’était entièrement notre faute, on n’avait jamais roulé avec avant. Comment je le sais ? À la fin du voyage, on roulait le nez en l’air comme les plus grands rois de la route !

La recharge n’a posé aucun problème

C’était vraiment plus facile à vélo électrique. Et je les recommanderais sans hésiter. Les nôtres parcouraient entre 70 et 190 km sur une seule charge selon le relief (les 190 km, c’était sur du plat absolu) et on vous laisse recharger les batteries absolument partout. Il suffit de demander. Une fois, on a même rechargé dans un magasin de légumes. Mais dès que vous les ramenez chez vous pour la première fois, ne partez pas directement en Grèce, d’accord ?

2) Travailler à vélo n’est pas impossible, mais c’est comme bosser avec une gastro

Avec Lukáš, nous travaillons tous les deux en ligne. Grâce à ça, j’ai en réserve une foule d’anecdotes sur les endroits les plus insolites où j’ai travaillé. Quand il y a une urgence, je suis capable de m’asseoir par terre, d’activer mes données mobiles et de bosser, même aux toilettes. J’ai travaillé en Ouganda à 2 500 mètres d’altitude, comme à côté des poubelles dans une ruelle menant au Château de Prague.

On a aussi travaillé pendant nos 3 mois de road-trip aux États-Unis. On ne s’attendait donc pas à ce que ce soit un problème à vélo. Et devinez quoi ? Ça l’était. Et même un gros problème.

Je ne sais pas ce qui était pire. Le fait d’être épuisés par une journée entière de pédalage, ou celui de ne pas pouvoir simplement avancer un peu plus loin pour trouver du wifi quand celui de notre camping ne fonctionnait pas (à vélo, même 10 km représentent un sacré détour, surtout quand on en a déjà plus de 100 dans les jambes). En plus — et j’aurais dû y penser — on ne peut rien faire en roulant. Alors qu’en voiture, lors d’un road-trip, j’abats la moitié de mon travail, là je devais attendre qu’on s’arrête quelque part.

Qu’est-ce qui est pire, la chaleur ou la fatigue ?

Concrètement, notre journée ressemblait à ça : on se levait entre six et sept heures, on pliait rapidement la tente et, un quart d’heure plus tard, on enfourchait nos bêtes à moitié endormis et on pédalait dur. On s’arrêtait au supermarché pour acheter une boisson lactée en guise de petit-déjeuner, histoire de ne pas perdre de temps. De la France jusqu’en Grèce, les températures ne descendaient en effet jamais sous les 35 degrés.

À midi, on s’arrêtait une à deux heures pour déjeuner, puis on continuait jusqu’au soir (avec, bien sûr, des pauses pour boire quelque chose de frais). On arrivait au camping entre six et huit heures du soir, on se lavait vite fait, on se faisait à manger, puis on partait à la chasse au wifi et on travaillait jusqu’à minuit. Souvent, on ne commençait à travailler que vers 21 h 30, et je n’ai pas besoin de vous décrire à quel point on était épuisés (pas besoin de somnifères, ça c’est sûr).

Et internet n’était pas toujours rapide, et parfois il ne fonctionnait carrément pas. Ce n’était pas l’idylle. Fatigue, manque de temps et stress : j’avais l’impression de travailler avec une gastro. Peut-être même que c’était encore plus dur.

3) Vous devez dire adieu à votre liberté

Nous savions que nous devrions sauter de nombreux endroits, mais nous en avons vraiment laissé tomber beaucoup. Tous ceux qui n’étaient pas directement sur notre itinéraire. Je sais que le voyage ne consiste pas à tout voir. Mais cela nous a privés de randonnées en montagne (de superbes montagnes, et vous savez à quel point on adore les treks).

L’idée de laisser quelque part nos vélos électriques chargés avec tout ce qu’on possède était irréaliste. J’ai pleuré sur de nombreux treks, sur les Météores en Grèce et sur Mostar. Des lieux dont je rêvais, mais qui se sont révélés hors de notre portée à vélo électrique. Où est-elle, cette liberté qu’on est censé ressentir à vélo ?

4) Vous ne visitez rien correctement

Je trouve qu’un mois et demi pour traverser l’Europe, c’est déjà pas mal. Sauf qu’on n’a même pas le temps de voir grand-chose. S’attarder quelques heures quelque part, c’est ne presque pas avancer. Au début, on essayait d’en profiter : on se baignait dans le lac de Bled et on flânait dans les petites villes. Ça nous est vite passé, quand on a réalisé à quel point on était à la traîne. En plus, on ne peut pas accéder à beaucoup d’endroits à vélo.

5) La météo est votre principal ennemi

Oui, c’était une idée vraiment idiote de partir en Grèce en pleine canicule. Mais on a fini par s’habituer à ces quarante degrés. On savait les éviter en se levant tôt et en passant les heures de midi dans des cafés et des restaurants.

Le pire est arrivé quand on a essuyé une pluie diluvienne et un froid glacial dans les Dolomites. Il a plu à torrents toute la journée et toute la nuit, et on ne s’était sans doute jamais sentis aussi impuissants. On était trempés jusqu’aux os, la tente était trempée, les sacs de couchage étaient trempés. Toute notre vie était trempée ! Bon, j’exagère, mais notre unique pantalon long et notre tee-shirt étaient détrempés et on ne savait plus quoi faire, car la pluie ne cessait pas. En plus, on se retrouvait souvent dans des situations où on n’avait littéralement aucun abri contre les intempéries.

6) Le vélo, c’est cher

Naïvement, on pensait que voyager à vélo serait bon marché. Sauf que, si vous voulez le faire en toute légalité, en Europe vous payez chaque jour pour le camping. En plus, avec cette chaleur, on finissait souvent dans des restaurants et des cafés. Si vous êtes confortablement installé à l’intérieur en ce moment, vous vous dites peut-être qu’on est des enfants gâtés, mais essayez donc de rouler 8 heures par jour sous 40 degrés. Vous arrêterez vite de penser à l’argent. Et combien ça nous a coûté ? Ça, ce sera dans un autre article.

7) Pendant un mois et demi, vous mangez toujours la même chose

Comme on campait presque tous les jours, on cuisinait sur un petit réchaud portable, dans une seule petite casserole. Inventer quelque chose de plus élaboré que des haricots ou des spaghettis, après une journée entière de vélo, dépassait nos capacités. Et bien souvent, les ingrédients n’étaient même pas disponibles.

Conclusion

On est tombés amoureux du cyclotourisme (qui aurait imaginé des vacances en Grèce comme ça ?) — vous ne vous attendiez pas à ce que j’écrive ça, hein ? Mais pas au point de vouloir repartir lourdement chargés pour un voyage de plus d’une semaine, pour toutes les raisons évoquées plus haut.

Je vous ai listé beaucoup de choses, mais la vérité c’est que le plus gros problème a surtout été le travail, et le fait de ne pas pouvoir randonner en montagne. Le vélo électrique reste par ailleurs une chose formidable : nos bêtes sont actuellement à Písek, et si nous sommes en République tchèque, il est fort possible que vous nous croisiez quelque part dans les environs.

Avant de partir à l’aventure, pensez à votre connexion : une carte eSIM Holafly vous évitera bien des galères de wifi en chemin. Et pour découvrir les plus belles excursions sur place, jetez un œil aux activités proposées par GetYourGuide.

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Pourquoi je choisirais toujours les études avant le voyage

TL;DRL’auteure a toujours privilégié les études aux voyages, pour cinq raisons que le voyage ne peut remplacer : des connaissances approfondies, l’esprit critique, une perspective plus large grâce aux débats et aux cours, une expérience pratique concrète (comme les heures passées à développer des films en chambre noire) et des rencontres précieuses avec ses camarades et des figures inspirantes du métier. Elle a elle-même étudié le journalisme à la Faculté des sciences sociales de l’Université Charles, dans le bâtiment Hollar, et suivait régulièrement l’École d’été de journalisme de Havlíčkův Brod. Ce sont, selon elle, cinq raisons précises pour lesquelles elle n’a jamais échangé les études contre le voyage. Comme elle le dit elle-même, pour voyager, il lui reste toute une vie.
Études

Ces derniers temps, les réseaux sociaux regorgent de déclarations affirmant que le voyage vous apportera bien plus que l’école. Des personnalités médiatiques n’hésitent pas à dire que l’école les ennuyait et ne servait à rien. De quoi laisser penser à plus d’un jeune qu’il devrait laisser tomber les études, boucler son sac à dos et passer dix ans à parcourir le monde. Pourtant, quand on compare études et voyage, il faut être honnête : le voyage vous apprend énormément de choses, qu’il s’agisse d’une plus grande tolérance envers les autres cultures, ou d’un renforcement de votre autonomie, de votre résilience et de votre capacité d’adaptation — mais il y a des choses qu’il ne pourra jamais remplacer.

Avant d’expliquer pourquoi je ne choisirais jamais le voyage avant les études, je tiens à préciser quelques points. Je suis loin de considérer qu’il faut absolument faire des études universitaires. Je trouve formidable que quelqu’un décide de devenir un maçon talentueux, une fleuriste ou une coiffeuse. Cet article ne parle que de moi. De la raison pour laquelle moi, je choisirais toujours l’université avant le voyage.

La vie au Canada m'a offert énormément d'expériences et m'a endurcie.
La vie au Canada m’a offert énormément d’expériences et m’a endurcie.

1) Il y a des choses qu’on n’apprend pas sans l’école

Notre génération veut tout, tout de suite. Or, tout n’est pas possible immédiatement. On ne devient pas médecin ou avocat du jour au lendemain, et encore moins en autodidacte. Mais cela ne concerne pas seulement ces métiers. À l’université, on étudie les choses avec une profondeur que l’on n’atteindrait jamais seul. Peut-être que cela ne vous intéresse même pas. Peut-être que ces connaissances ne vous serviront jamais. Mais ce que cela vous apporte, c’est de comprendre que rien n’est tout noir ou tout blanc, que chaque problème comporte plusieurs couches que l’on peut explorer. Cela vous apprend à aborder les problèmes avec esprit critique — et que si, au bistrot, chacun de vos amis a un avis sur tout, mis bout à bout, ils ne savent finalement pas grand-chose.

2) Voir le monde sous un angle plus large

Notre monde s’accélère. La plupart d’entre nous sont déjà bien contents de réussir à gérer leurs soucis quotidiens entre travail et famille, et n’aspirent certainement pas à se lancer dans de grandes discussions. Débattre, laisser remettre en question mes propres opinions et voir le monde à travers les yeux de gens qui ne vivent pas dans ma bulle a été l’un des aspects les plus passionnants de mes études. Bien sûr, le problème est que certaines écoles ne laissent pas assez de place au débat, mais c’est un autre sujet. Pendant vos études universitaires, vous avez aussi la chance unique d’assister à toutes sortes de débats et de conférences. Oui, c’est encore possible après les études, mais soyons honnêtes : combien d’entre nous trouvent encore le temps dans le tourbillon de la vie ?

Mes réseaux sociaux pourraient laisser croire que le voyage est ma priorité numéro 1. Mais en réalité, ça a toujours été l'école, la famille et les amis. Et ensuite le travail et le voyage.
Mes réseaux sociaux pourraient laisser croire que le voyage est ma priorité n°1. Mais en réalité, ça a toujours été l’école, la famille et les amis. Et ensuite le travail et le voyage.

3) Vous essayez des choses auxquelles vous n’auriez jamais eu accès

Je n’ai étudié ni la chimie ni les nanotechnologies — là, ce point serait bien plus spectaculaire. J’ai étudié le journalisme (et j’ai adoré ça !).

Pendant mes premières années de licence, je passais des heures dans la chambre noire à développer des pellicules et à agrandir des photos. Je n’ai jamais vécu de plus grande aventure dans une si petite pièce.

 
Je me souviens qu'un jour, je voulais quelque chose de mon père et je le menaçais : « Eh bien, je vais ramener des mauvaises notes à l'école. » Et mon père m'a répondu tranquillement : « Eh bien, ramène-les. Ce sont tes notes. » Je n'ai jamais ramené de mauvaises notes, et ma mère se moquait de moi quand j'en avais une, parce qu'elle devait me consoler. J'étais une intello. Je le suis sans doute encore.
Je me souviens qu’un jour, je voulais quelque chose de mon père et je le menaçais : « Eh bien, je vais ramener des mauvaises notes à l’école. » Et mon père m’a répondu tranquillement : « Eh bien, ramène-les. Ce sont tes notes. » Je n’ai jamais ramené de mauvaises notes, et ma mère se moquait de moi quand j’en avais une, parce qu’elle devait me consoler. J’étais une intello. Je le suis sans doute encore.

4) Les contacts

En journalisme, j’étudiais entourée de gens qui se dirigeaient vers les mêmes domaines, ou des domaines très proches. Rien que cet environnement collectif est enrichissant. Mes camarades de promo (plus brillants que moi) travaillent aujourd’hui à la télévision et à la radio publiques (oui, j’en suis sincèrement fière), et quand j’allume la radio ou les infos, il ne me faut qu’un court instant pour entendre une voix familière.

À l’école, j’ai eu la chance de rencontrer des personnes que j’admirais déjà depuis le lycée ; certaines m’ont même enseigné ou animé quelques séminaires avec nous. J’ai essayé d’exploiter mes études au maximum : les premières années, avant de commencer à travailler, j’enchaînais les stages, les cours, les ateliers et les conférences (pendant plusieurs années, j’allais par exemple à l’école d’été de journalisme). Ces premières années à la fac ont été les plus belles. Grâce à toutes ces activités, j’ai non seulement découvert ce qui me passionnait, mais aussi ce que je ne voudrais jamais faire de ma vie.

5) La confrontation avec l’institution

Ce point est peut-être amusant, mais bien réel. À l’école, vous vivez plus d’une rencontre désagréable avec le système. Dans les meilleurs cas, ce n’est qu’un contact avec des démarches obligatoires et un site d’inscription aux examens qui ne fonctionne pas. Vivre en Europe, c’est vivre dans un système. Et l’école est en fait une sorte d’entraînement au combat annuel contre la déclaration d’impôts, aux démarches pour un crédit immobilier ou aux négociations avec l’assurance. Mais peu importe : dans aucun système vous ne retiendrez ce qui peut se faire en ligne, où il faut imprimer une pile de papiers et à quel guichet exactement les déposer. Parce que le système change. Et cela fait régulièrement grimper notre taux d’adrénaline. 🙂

Et combien de cafés ai-je découverts pendant mes études :-D
Et combien de cafés ai-je découverts pendant mes études 😀

Le jour où j’ai reçu mon diplôme de master, j’étais triste. Pour rien au monde je n’échangerais mes années d’études. Je fais partie de ces gens qui ne voulaient manquer aucun cours et qui attendaient sincèrement avec impatience la plupart des conférences. Bien sûr, il m’est arrivé de bâcler quelque chose, parfois de sécher un cours. Mais mes études dans le bâtiment Hollar de la Faculté des sciences sociales de l’Université Charles ont été magnifiques, à leur façon exaltantes et enchanteresses, et je ne regrette pas de ne pas avoir voyagé à la place. Après tout, pour ça, j’ai toute la vie devant moi.