3 magnifiques randonnées autour de Banff au Canada

TL;DRAutour de Banff, misez sur trois randonnées incontournables : le mont Tunnel, le mont Sulphur et le mont Cascade. La plus accessible est le mont Tunnel : la montée depuis le parking prend seulement 40 minutes, convient aux enfants comme aux seniors, pour une randonnée totale d’environ 1h30. Le mont Sulphur affiche un dénivelé de 700 mètres et demande de 3 à 5 heures de marche, mais vous pouvez aussi monter en télécabine pour 25 CAD (aller simple) ou 49 CAD (aller-retour). Le plus exigeant reste le mont Cascade, avec un sommet à 2 998 m, un dénivelé de 1615 m et une ascension de 6h30 à 8 heures, au départ du Mountain Norquay Ski Lodge. Pour le plus beau coucher de soleil des environs, ne manquez surtout pas le point de vue du mont Norquay.

La plupart du temps, je vois les montagnes dès que je ferme les yeux un instant. Je vois Banff, au Canada. Tunnel Mountain, Rundle Mountain, Sulphur Mountain. Je les énumère doucement dans ma tête, comme pour ne jamais les oublier. Pour que leurs formes ne s’effacent pas, pour que leurs noms ne disparaissent pas de ma mémoire, pour ne jamais oublier quels plis de ce corps montagneux je verrai en me tenant sur le ponton des Vermillion Lakes. Découvrons ensemble trois idées de magnifiques randonnées autour de Banff.

Les environs de la petite ville de Banff

Ces silhouettes sournoises qui poussent autour de la petite ville de montagne de Banff sont plus contagieuses que toutes les maladies du monde. Elles ne me laissent pas tranquille le matin, ne me lâchent pas l’après-midi, mais c’est la nuit que c’est le pire : la nuit, elles pèsent sur moi de toute leur force, elles m’appellent, elles me tirent vers elles comme des sirènes. Je me sens comme une traîtresse à ma terre tchèque. Je sais très bien que le mot Canada finit par lasser les gens, et pourtant je le glisse dans chaque phrase. La plupart du temps, ma tête est vide, et dans ce vide n’est écrit qu’un seul mot : le Canada.

Magnifiques randonnées autour de Banff au Canada. Vue depuis Sulphur Mountain au Canada.

Les montagnes Rocheuses du Canada qui m’ont fait quitter mes talons

Je joue avec ce mot, d’un côté à l’autre. Le désert qui m’entoure est plutôt blanc, il n’y a là que du smog et l’odeur de la Seine que je respire en me promenant dans de jolis coins de Paris. En réalité, je ne vois qu’un seul mot.

Il grandit chaque jour, chaque jour où j’essaie de retenir de force le moindre détail des montagnes dans ma tête. Je pourrais vous parler de ce seul mot pendant des heures, des jours, des nuits. Mais aucun d’entre vous ne tiendrait vraiment le coup. Même les plus solides, ceux qui ont lu jusqu’ici, finiraient par abandonner.

Pourtant, tout commençait si bien pour moi ! Il y a trois ans encore, je grimpais en montagne en talons. Il y a dix ans, ma définition de l’hiver, c’était Majorque, où il faisait 29 degrés quand nous y étions. « Mais maman, pourvu qu’il n’y fasse pas froid comme à Majorque ! »

J’aimais vraiment mes talons. Je ne mesure que 164 cm et, depuis un certain âge où je me suis réveillée pour découvrir dans le miroir mes jambes arquées en « o », je nourris une grande aversion pour les sandales de sport. Je pense qu’il n’existe rien de plus laid, et j’ai longtemps porté des baskets uniquement en cours de sport au lycée et à la salle. Aujourd’hui, je porte des chaussures de la marque Merrell et je retourne en février dans une ville où il peut faire jusqu’à -30 °C. Ma maladie est déjà à un stade avancé.

Et tout cela, c’est la faute de ces montagnes que j’ai vues pour la première fois il y a trois ans. Si jamais vous vous y retrouviez un jour, voici quelques montagnes accessibles directement depuis la petite ville de montagne de Banff.

Où se loger à Banff

L’une des plus belles vues s’offre depuis le Juniper Hotel, un peu vieillot (mais propre), où nous avons passé un été avec Lukáš en tant que femmes de ménage, puis réceptionnistes. Je peux aussi vous recommander les restaurants locaux, qui servaient une excellente cuisine et offraient une superbe vue sur le paysage. Pour réserver un hôtel à Banff au Canada, je vous conseille de jeter un œil à Booking.com, où vous trouverez le meilleur choix d’hébergements.

3 idées de randonnées dans les Rocheuses canadiennes


Cette région pittoresque, qui s’étend au cœur des Rocheuses canadiennes (Rocky Mountains), l’un des plus beaux parcs nationaux du Canada, est un véritable paradis pour les amoureux de la randonnée et de l’aventure. Sommets enneigés, lacs cristallins, rivières sauvages et forêts infinies composent le décor d’expériences inoubliables et de la découverte de la beauté de la nature. Préparez-vous à l’aventure de votre vie, découvrez la magie de ce lieu unique et explorez des endroits qui ont changé notre vie à jamais. Pour organiser vos excursions sur place, pensez à GetYourGuide.

Idée de randonnée à Banff : Tunnel Mountain

Durée : 1h30

L’une des randonnées les plus faciles vers une petite montagne, accessible aux enfants comme aux seniors. La montée jusqu’au sommet depuis le parking ne prend que 40 minutes.

En grimpant sur Tunnel Mountain, vous n’aurez à affronter aucune difficulté technique notable. Le sentier en légère pente vous permet d’avancer aisément et de vous concentrer sur les paysages enchanteurs alentour. L’air frais de la montagne et le parfum des forêts de conifères vous accompagnent à chaque pas, bercés par le chant des oiseaux et le bruissement des arbres.

Le climat joue un rôle majeur sur Tunnel Mountain : chaque saison se reflète dans les changements de couleurs et l’atmosphère du paysage environnant. Les fleurs du printemps et les verts intenses de l’été animent toute la montagne, tandis que l’automne apporte des nuances éclatantes d’orange, de jaune et de rouge. Même en hiver, vous pouvez vivre une aventure unique, quand la neige vous enveloppe comme un coussin et que la vue du sommet dévoile un paysage hivernal féerique.

Au sommet de Tunnel Mountain, vous serez récompensé par un panorama fascinant qui révèle la jolie ville et les montagnes qui l’entourent. Dans de bonnes conditions, on peut même apercevoir un majestueux coucher de soleil, qui baigne le paysage d’une lumière dorée et crée des images inoubliables. En quelques instants, vous comprendrez pourquoi cette montagne est devenue un lieu si prisé pour se reposer et admirer la beauté de la nature.

Sulphur Mountain

Dénivelé : 700 m

Durée : 3 à 5 heures (selon l’itinéraire)

On peut monter au Sulphur Mountain à pied ou par téléphérique (25 CAD l’aller, soit environ 17 €, ou 49 CAD l’aller-retour, soit environ 33 €). C’est donc le sommet le plus visité de Banff. La montée à pied est plus exigeante. Depuis le parking où commence le sentier, comptez environ 1h30 à 2h pour atteindre le sommet. Le dénivelé est de 700 mètres.


En chemin, vous ne croiserez presque personne, mais vous ne verrez pas grand-chose non plus, car la majeure partie du trajet se fait à travers la forêt. Puis, soudain, vous débouchez au sommet et il y a tellement de monde autour de vous que vous voudriez aussitôt faire demi-tour. Heureusement, un petit sentier longe la crête : plus vous avancez, moins il y a de gens autour de vous. Pour redescendre, vous pouvez choisir le chemin arrière, plus long mais désert, où vous pourrez croiser un couple de marmottes et des spermophiles.

Animaux dans les Rocheuses canadiennes

Cascade Mountain

Dénivelé : 1615 m

Durée : 6h30 à 8 heures

Notre premier sommet de plus de trois mille mètres, qui n’en fait en réalité que 2 998, et nous nous y sommes lancés à un moment où nos corps n’étaient absolument pas prêts pour une montée aussi rude. La dernière heure, rouge écarlate, je peinais à reprendre mon souffle, je m’agrippais aux gigantesques rochers pour atteindre le sommet et je trébuchais sur l’air, car mes jambes ne semblaient pas du tout taillées pour une telle ascension.

Mais nous y sommes arrivés. Le truc, c’est que vous marchez 3 à 4 heures à travers la forêt sans rien voir du tout. Du coup, au moment où il ne vous reste plus que la dernière heure de montée et qu’il semble enfin que vous allez voir quelque chose, vous ne lâchez plus.

Le départ se fait depuis le parking du Mount Norquay Ski Lodge, d’où vous descendez un moment avant de remonter pendant quatre heures à travers la forêt. À mi-chemin, à une heure et demie du sommet, se trouve ce qu’on appelle l’amphithéâtre, qui ne vaut absolument pas le détour. Il n’est pas balisé, mais vous le reconnaîtrez facilement : vous, vous devez continuer à monter.

Vue sur les Rocheuses canadiennes depuis Cascade Mountain

Idée pour un coucher de soleil autour de Banff : Mt. Norquay

Notre endroit préféré pour les couchers de soleil. Notre endroit préféré pour observer les feux d’artifice. On peut y randonner, mais pour moi, il est surtout lié à ce belvédère où l’on peut garer la voiture et profiter des fraîches soirées d’été canadiennes.

Coucher de soleil depuis Mt. Norquay près de Banff au Canada

« Parfois, ça m’agace qu’ils soient toujours aussi gentils ! Qu’est-ce qui ne va pas chez vous, les gens ! »

TL;DRRéponse à la question « pourquoi les Canadiens sont-ils toujours aussi gentils » : selon l’autrice et un Slovaque installé à Calgary qui témoigne, cette amabilité n’a rien d’un cliché de carte postale, elle est bien réelle et durable. L’autrice l’a constaté pendant près de cinq mois passés au Canada, de Montréal, au Québec, jusqu’à Calgary, Canmore et Lake Louise ; les Québécois sont certes les moins chaleureux du pays, mais restent plus avenants que la plupart des Européens. Selon l’OCDE, les Canadiens comptent parmi les peuples les plus heureux au monde, ce que confirment les anecdotes de vendeuses et de simples passants venus spontanément en aide à des étrangers. Il s’agit donc bien d’un trait culturel et non d’une exception, comme le confirme l’autrice à l’occasion de son quatrième séjour au Canada.

Il existe des milliers de coins magnifiques dans le monde, où la magicienne qu’est la Terre ou la main de l’homme a créé des endroits où affluent les touristes du monde entier, juste pour pouvoir poster sur Facebook un selfie devant cette image qu’ils ont déjà vue mille fois sur des tasses kitsch ou dans des calendriers.

Mais ce ne sont pas ces tasses ni ces calendriers qui m’ont attirée pour la quatrième fois au Canada. Il y a aussi de beaux paysages tout près de chez nous — nos montagnes ne culminent peut-être pas à trois mille mètres, mais nous avons des montagnes qui, vues d’avion, ressemblent à des milliers de doigts dansant la polka.

Riga Lettonie : 10 choses pratiques et curiosités à connaître

TL;DRLe centre de Riga se visite facilement à pied. Comptez 10 euros pour un ticket de bus/tram valable trois jours, 1,15 euro à l’automate ou au kiosque pour un trajet simple (2 euros auprès du chauffeur), et environ une demi-heure de trajet depuis l’aéroport en bus 222 ou 22. Ne manquez surtout pas l’église Saint-Pierre, l’impressionnante Bibliothèque nationale, le Musée de l’Occupation et le Sky Bar avec sa vue panoramique. À savoir : retenez le mot letton « kafejnīca » (café), fiez-vous à l’anglais couramment parlé par les habitants, et pensez à rapporter des produits bio ou un casse-noix en forme de champignon.

Fin janvier, nous sommes partis avec Lukáš pour un voyage vers Riga en Lettonie, en passant par Berlin. Ce n’était probablement pas la meilleure période pour visiter, car il faisait un froid terrible et en plus il pleuvait. Mais Riga Lettonie a son charme même par un temps où l’on préférerait rester sous la couette et ne plus en sortir.

Comme des champignons après la pluie

TL;DRDans le bidonville kényan de Kibera, près de Nairobi, où vivent environ un million de personnes sur 2,5 kilomètres carrés, les écoles privées poussent comme des champignons : plus de 250 ont ouvert ces dernières années, alors que la zone ne compte que trois établissements publics. Ces petites structures se limitent souvent à une ou deux classes sous un toit de tôle, sans cour de récréation, mais offrent aux enfants du bidonville une chance de s’instruire et de s’occuper utilement. C’est le cas de la Kibera Utu Academy, soutenue par CENTRUM DIALOG o.p.s. : plus d’un tiers des élèves n’y paient pas de frais de scolarité, un autre tiers paie moins de la moitié du tarif normal, et l’école leur assure jusqu’à trois repas par jour. Les fondateurs cherchent aujourd’hui à agrandir l’école en acquérant la maison voisine, dont le prix s’élève à 1 250 000 couronnes tchèques.

Nos amis de l’association CENTRUM DIALOG o.p.s. ont rapporté de leur dernier voyage au Kenya une foule d’impressions. Là-bas, les écoles poussent un peu partout, comme des champignons après la pluie. Savez-vous comment fonctionnent les écoles dans un bidonville ? Comment les enfants pauvres occupent-ils leur temps, et en quoi le système éducatif diffère-t-il du nôtre ? Si les histoires d’écoles en tôle ondulée ne comptant que deux salles de classe vous intriguent, poursuivez votre lecture.

Bien souvent, il suffisait de tourner au coin de la rue, de m’engager dans la ruelle la plus étroite, ou simplement de mieux regarder, et je la voyais – une école ! Ces dernières années, elles poussent littéralement comme des champignons après la pluie à Kibera : elles sont petites et elles sont partout. Et c’est une bonne chose.

Vous avez peut-être déjà entendu parler de Kibera – le plus grand bidonville du Kenya, qui s’étend depuis près de 90 ans dans la banlieue de la capitale, Nairobi. Environ un million de personnes y vivent. Cela ne poserait pas vraiment de problème si elles n’étaient pas toutes entassées sur 2,5 kilomètres carrés. Au vu de ces chiffres, chacun comprend que peu de choses fonctionnent ici – les égouts, le ramassage des ordures, l’approvisionnement, et tout le reste. Mais détrompez-vous : il y a une foule de choses qui marchent à la perfection !

La ville la plus entreprenante de la planète

La plupart des habitants de Kibera ne gagnent pas plus d’un dollar par jour. Et pourtant, ils ne baissent pas les bras et cherchent sans cesse des moyens de subsister. Là où un Européen n’aurait plus que ses yeux pour pleurer, un habitant de Kibera trouve toujours une idée. Outre les petites échoppes qui surgissent un peu partout le long des chemins et où l’on vous vend tout ce que vous pouvez imaginer, les femmes tressent les cheveux en petites nattes, les jeunes gravent des CD, des groupes de bénévoles collectent les déchets contre une modeste rémunération et fabriquent même des bijoux à partir des matières recyclables. Ce n’est qu’un modeste aperçu des activités qui « se passent » tout simplement à Kibera. Cet esprit entrepreneurial n’a pas échappé à The Economist, qui a qualifié Kibera en 2012 de « lieu le plus entreprenant de la planète ».

L’école comme espace, l’école comme avenir

Mais lors de mes promenades dans Kibera, c’est autre chose que l’esprit commerçant des habitants qui m’a fascinée. Alors que chez nous, on exagère parfois un peu trop avec le système scolaire – on construit d’immenses bâtiments aux dizaines de salles de classe, avec une cour colossale et un million de règlements – à Kibera, on ne fait pas tant de manières. On sait que si un enfant n’est pas à l’école, il sera dans les rues du bidonville, et là, rien de bon ne l’attend. Les écoles surgissent donc comme des champignons après la pluie – elles ne sont pas grandes, il s’agit souvent d’une ou deux salles de classe seulement, serrées sous un toit de tôle ondulée. Une cour, elles n’en ont presque jamais – l’espace fait partie des biens les plus précieux à Kibera. Et même si l’on pourrait objecter qu’une école à deux salles n’est peut-être pas vraiment une école, c’est tout le contraire qui est vrai.

250 pour 3

Dans tout Kibera, il n’existe que trois écoles publiques, qui sont loin de pouvoir couvrir les besoins éducatifs de la région. Et tandis qu’il semble que l’État se moque éperdument de l’avenir des enfants du bidonville, ce n’est ni le cas des parents ni celui des travailleurs locaux. Ces dernières années, grâce aux communautés et à de petites subventions, près de 250 écoles et maternelles privées ont vu le jour à Kibera. Leur objectif premier : que les enfants passent le plus de temps possible dans un cadre organisé. Une partie de l’enseignement se déroule de façon classique, sur les bancs et avec des livres, mais les enfants apprennent souvent par le chant et la récitation de comptines ou de jeux. Grâce à ce réseau de petites écoles et maternelles, Kibera parvient à réaliser ce qui semble à première vue impossible : offrir un avenir aux enfants.

Fascinée

Avec le coordinateur Adada, il nous suffisait bien souvent de tourner au coin de la rue, de nous engager dans la ruelle la plus étroite, ou simplement de regarder un peu plus attentivement, et je la voyais – une école ! Elles étaient à chaque coin de rue, et il s’en échappait des rires et le brouhaha des enfants. J’ai pris conscience à quel point il est merveilleux de faire les choses parce que l’on est convaincu qu’il s’agit d’une bonne cause, et non parce que la loi l’impose. Pourtant, malgré ces efforts colossaux, la partie est loin d’être gagnée à Kibera. Il reste encore une foule d’enfants qui ne peuvent tout simplement pas se permettre l’école, même s’il ne s’agit en apparence que de sommes dérisoires.

Le Kibera Utu Centre

a été fondé grâce à des bénévoles locaux et à la collaboration avec le Centre Dialog, dans le but premier de donner une chance d’accéder à l’éducation aux enfants socialement et économiquement défavorisés. C’est la raison pour laquelle plus d’un tiers des enfants ne paient pas de frais de scolarité, et qu’un autre tiers paie moins de la moitié des frais habituels. L’école a également commencé à offrir gratuitement aux enfants jusqu’à trois repas par jour, leur garantissant ainsi une alimentation équilibrée et saine. En quelques années d’existence, la Kibera Utu Academy est devenue, malgré de grandes contraintes, l’une des écoles les plus recherchées des environs. Mais le nombre limité de classes oblige les fondateurs à refuser des demandes d’admission et à maintenir un effectif stable, du moins jusqu’à ce qu’ils disposent des moyens suffisants pour l’agrandir.

C’est justement l’agrandissement de l’école qui constitue aujourd’hui un grand défi pour ses fondateurs. À proximité du bâtiment se trouve une maison à vendre qui offrirait des espaces idéaux pour l’enseignement. Malheureusement, son prix de vente reste hors de portée de nos amis kenyans – il a été fixé à environ 50 000 euros. Nous avons donc décidé de soutenir nos amis et de tenter de réunir des fonds en Europe.

Vous aussi, vous pouvez aider à concrétiser ce projet audacieux. Vous trouverez toutes les informations ici.

Slatiny : ce coin de Prague où l’on a peur

TL;DRSlatiny et les colonies précaires voisines de Pod Bohdalcem et Na Slatinách se trouvent à Prague, à quelques pas du quartier d’Eden, où l’auteure affronte elle-même la peur des menaces d’enfants, des chiens-loups agressifs et des maisons incendiées, tout en découvrant la vie communautaire des jardiniers et des habitants de longue date. Ces colonies sont nées dans les années 1920, quand la municipalité louait des terrains pour quelques couronnes à des migrants venus chercher du travail en ville. Aujourd’hui, l’électricité et l’eau courante y font toujours défaut, les maisons brûlent régulièrement, et l’endroit est habité par des habitants historiques, des sans-abri, des toxicomanes et des jardiniers amateurs. Le texte montre que, malgré sa réputation d’endroit dangereux, derrière les clôtures gardées par des chiens-loups et parmi les toxicomanes se cachent des gens étonnamment accueillants, comme Láďa M. et František H. de la colonie Pod Bohdalcem. La leçon principale de cet article est que la peur ressentie à Slatiny vient souvent des préjugés plutôt que d’un réel danger.

Deux fillettes d’une dizaine d’années ont couru vers moi. C’est dans ce quartier que j’ai vraiment ressenti le danger de Prague, là où la ville révèle un visage que peu de touristes connaissent. « T’as pas une clope ? » Les jolis yeux bleus de la petite blonde ne collent vraiment avec aucun stéréotype sur les familles socialement marginalisées. L’autre – brune, à la peau mate – elle, elle n’aurait surpris personne. Mais ici, on n’est pas dans le monde des stéréotypes, on est dans la réalité. Les mauvais payeurs n’ont pas de couleur de peau attitrée, ni de cheveux, ni d’yeux. Ce sont juste des mauvais payeurs.

Roumanie #4 : propre seulement là où l’UE finance

TL;DRCe n’est qu’à Alba Iulia que les auteurs ont enfin retrouvé une atmosphère propre et européenne, notamment dans la citadelle abritant la cathédrale catholique et le palais épiscopal et princier, dont la cour accueille des stands de restauration modernes, l’un affichant même « Prague Smíchov ». Sur la route, les étapes furent plus rugueuses : Oravița, le château de Corvin (Hunedoara), plus grand édifice gothique de Roumanie, les pagodes roms des environs, ainsi que la forteresse de Colț menacée par les intempéries près des gorges de Râușor. Ils sont aussi tombés sur les ruines de l’amphithéâtre romain de Sarmizegetusa, où ils ont croisé leurs premiers touristes du séjour, se nourrissant sinon presque exclusivement de salade César et de pizza faute d’apprécier la cuisine locale. Seule exception culinaire notable : le Bistro Art Grill à Hațeg. Leur conclusion sur Alba Iulia est sans appel : c’est là seulement, grâce aux fonds de l’UE, qu’ils ont retrouvé un niveau de civilisation comparable à celui de chez eux.

L’hôtel Condor semblait être la seule oasis de civilisation à des kilomètres à la ronde. Oravița s’est révélée être une ville où il n’y a absolument rien. (Leçon pour la prochaine fois : pointer un endroit sur la carte et dire « on peut peut-être dormir là, parce que c’est à mi-chemin du point X » n’est pas vraiment la meilleure façon de planifier un voyage en Roumanie.)

Un diplôme et direction la décharge ? Seulement à Kibera !

TL;DRÀ Kibera, le plus grand bidonville de Nairobi, au Kenya, où environ un million de personnes vivent sur 2,5 kilomètres carrés, un groupe de jeunes bénévoles mené par Ahmed Ibrahim a fondé la Utu Montessori School, financée par la collecte et le recyclage des déchets des décharges locales. L’école accueille aujourd’hui une crèche, une maternelle et les trois premières classes du primaire, et a pu voir le jour notamment grâce à l’organisation tchèque Centrum Dialog. Le même groupe a également créé une académie de football qui propose, en plus des entraînements, des cours de journalisme. Depuis 2002, Centrum Dialog gère le programme Adopce afrických dětí na dálku (parrainage à distance d’enfants africains), qui a permis à plus de 4000 enfants du Kenya et de Guinée d’accéder à l’éducation, dont des dizaines venus de Kibera ont terminé le primaire et le secondaire avant d’entrer à l’université.

Peux-tu imaginer des étudiants universitaires qui, leur diplôme en poche, partiraient travailler sur une décharge ? Sans doute, mais seulement par dérision ou en réaction à l’état insatisfaisant de l’enseignement supérieur. Et pourtant, à Kibera, au Kenya, des jeunes étudient avec assiduité justement pour pouvoir, une fois leurs études terminées, se rendre dans les quartiers les plus pollués de la ville et aider toute une communauté en ramassant les déchets.

Cette histoire (bien réelle) s’est déroulée à Kibera, le plus grand bidonville de Nairobi, la capitale kényane. Sur une superficie de 2,5 kilomètres carrés s’entassent près d’un million de personnes. Une telle population produit une quantité de déchets dont, pendant longtemps, personne ne s’est soucié. D’immenses décharges sont ainsi nées, polluant l’eau et l’environnement. De plus, presque tout y manque : des routes correctes, des trottoirs, de l’éclairage, des réseaux électriques et d’eau, des égouts et, enfin et surtout, des écoles de qualité.

À l’origine de l’école Utu Montessori de Kibera se trouvaient justement ces montagnes de déchets, en apparence impossibles à éliminer, et un groupe de jeunes bénévoles qui, en les ramassant, payaient les frais de scolarité de quelques enfants pauvres du bidonville. Avec le temps, cette aide bénévole s’est développée. Les jeunes de ce quartier ont décidé de fonder leur propre école afin de pouvoir aider davantage d’enfants.

École à Kibera, Kenya

Les premières classes de l’école Utu Montessori ont été financées par un groupe de bénévoles dirigé par Ahmed Ibrahim, non seulement grâce au ramassage des déchets, mais aussi grâce à leur utilisation créative. Avec les habitants de tout le quartier, ils en fabriquaient des vêtements recyclés, des sacs ou des bijoux. Ils ont réussi à louer le terrain sur lequel se dresse l’école auprès de la municipalité, et les salles de classe y ont été construites « au fur et à mesure », avec le soutien d’autres projets.

Ils ont par exemple connu un grand succès avec l’idée d’aménager une salle de sport au sein de l’école. Inutile dans un bidonville comme Kibera, dis-tu ? Erreur ! Ils ont récupéré les machines auprès d’autres salles de sport ou centres sportifs, et les recettes des entrées ont permis de financer les repas des enfants et les salaires des enseignants. Ce même groupe de passionnés est aussi en train de créer une académie de football unique en son genre, un projet social complet qui ne se limite de loin pas au football. Outre les entraînements, elle propose par exemple des cours de journalisme. L’académie veut offrir aux jeunes la promesse d’un meilleur avenir et la possibilité de poursuivre leur rêve, qu’il s’agisse d’une carrière de footballeur professionnel ou de tout autre métier.

L’initiative de ces jeunes est incroyable : les projets sont intéressants non seulement par leur conception unique, mais aussi parce qu’ils donnent à de nombreux jeunes des environs l’occasion de se réunir et de faire quelque chose de bien pour eux-mêmes et pour leur communauté. Grâce à ces idées créatives, l’école Utu Montessori peut accueillir dans ses rangs des enfants dont les parents ne pouvaient pas payer les frais des écoles publiques. Par son enthousiasme et son approche très particulière, l’école s’est gagné l’affection de tous les enfants du voisinage, et les classes se remplissent très vite.

À l’avenir, l’école, qui a aussi vu le jour grâce à l’organisation tchèque Centrum Dialog, s’agrandira de nouvelles classes. Pour l’instant fonctionnent une crèche, une maternelle et les trois premières classes du primaire. Le rêve du Centrum Dialog et du petit groupe local de bénévoles est de déménager dans leur propre bâtiment ou sur leur propre terrain. Mais c’est très difficile à Kibera car, même s’il s’agit de terrains dans un bidonville, les prix sont extrêmement élevés.

Enfants du bidonville de Kibera au Kenya

Plusieurs enfants de cette école sont soutenus à travers le projet d’adoption d’enfants africains à distance. Grâce à ce programme, des dizaines d’enfants de Kibera ont non seulement terminé l’école primaire et secondaire, mais sont aussi entrés à l’université.

Le Centrum Dialog a créé le programme « Adoption d’enfants africains – projet d’aide à distance » en 2002. Grâce à l’aide de « parents adoptifs » tchèques, plus de 4 000 enfants du Kenya et de Guinée sont passés par le projet et ont eu leur chance d’accéder à l’éducation. À ceux qui souhaiteraient s’investir dans ce programme, nous recommandons de lire plus d’informations ici.

Dans le pays où les gens aiment encore vivre

TL;DRSt. John’s, capitale de la province canadienne de Terre-Neuve, se distingue par une hospitalité hors norme : on n’y verrouille ni portes ni voitures, et les habitants accueillent parfois leurs hôtes avec une lettre contenant une clé. Parmi les incontournables figurent les maisons colorées de Water Street, le musée The Rooms, le site historique de Signal Hill avec sa Cabot Tower de 1897 (d’où Guglielmo Marconi a capté le premier signal radio transatlantique le 12 décembre 1901), ainsi que le village abandonné de Quidi Vidi, accessible à pied en environ 20 minutes. Visez juillet et août pour espérer croiser macareux et icebergs par des températures avoisinant les 22 degrés ; en septembre, méfiez-vous plutôt des pluies, des vents forts et des alertes ouragan. Comptez 5 heures de vol depuis Londres pour rejoindre St. John’s, et retrouvez en fin d’article neuf conseils pratiques pour organiser votre séjour.
Je ne peux pas m’arrêter de sourire. Ce bonheur nous a contaminées dès l’instant où nous avons posé le pied à St. John’s, dans la province canadienne de Terre-Neuve. Les coins des lèvres se sont envolés vers le haut et s’y sont installés, comme si c’était leur position naturelle. Ici, tout le monde sourit. Je me suis retrouvée dans le pays des gens les plus chaleureux de la planète. Je me suis retrouvée dans un endroit où les gens aiment encore vivre pleinement. La question de l’être ou du néant n’a pas sa place ici. Bienvenue à St. John’s, Canada, province de Terre-Neuve.

Roumanie #3 : Tant qu’ils n’ont pas de fusils, ça va

TL;DRL’itinéraire relie Targu Jiu au Banat, en passant par les villages tchèques de Sfânta Elena et Gărâna, jusqu’à Oravița. Comptez une heure pour parcourir les 20 kilomètres entre Gărâna et Oravița : une route non goudronnée et trouée, ainsi qu’une rencontre éprouvante pour les nerfs avec des habitants roms, rendent ce tronçon particulièrement pénible. Le contraste est frappant entre les villages tchèques soignés, avec leurs moutons aux clochettes et leurs éoliennes, et les localités roumaines délabrées aux immeubles désertés et jonchés de déchets. À Targu Jiu, l’unique curiosité mentionnée est la colonne sans fin, Coloana Fara Sfarsit, sous une chaleur avoisinant les 35 degrés pendant le trajet. Conseil principal : évitez de préférence ce tronçon du Banat, entre les villages tchèques et Oravița, une fois la nuit tombée.
Le vendeur de poivrons me fait signe. « Qu’est-ce que tu fais ? » « Monsieur veut se prendre en photo avec un poivron. » Le quarantenaire exhibe fièrement ses piments rouges, pose avec sa récolte soigneusement cultivée et nous adresse un grand sourire. Nous déambulons dans ce marché de fruits et légumes, au cœur d’une ville poussiéreuse du nom de Târgu Jiu — une cité dont la gloire appartient soit à un passé lointain, soit à aucune époque. C’est notre troisième étape en Roumanie, et le pays ne cesse de nous surprendre.

Roumanie #2 : Le passe-temps national – s’asseoir et regarder

TL;DRS’asseoir et regarder passer les voitures est un véritable passe-temps national dans la campagne roumaine : familles entières, des enfants aux grands-parents, s’installent sur des bancs devant leurs maisons le long de la route principale, faute de rues secondaires ou de places dans ces villages. Les auteurs ont observé cette scène entre Pitesti et Targu Jiu, ainsi qu’en Transylvanie, où les habitants tournaient la tête à l’unisson au passage de leur voiture. Dans les villes, cette coutume s’efface peu à peu, remplacée par les salles de sport et les pauses café, mais Sighisoara, avec son charme de carte postale, fait exception : passé 17 heures, une famille sortait ses chaises de pêche pliantes au bord de la route. Autre rituel typique des campagnes : le soin méticuleux apporté aux portails décorés des maisons, même quand ils cachent un jardin envahi par les mauvaises herbes ou une maison inachevée à dessein, pour échapper à la taxe foncière.

C’est ce jour-là, sur la route de Pitești à Târgu Jiu, que je l’ai remarqué pour la première fois. En traversant la Roumanie, nous longions des villages qui ne sont en réalité que des maisons alignées le long de la route principale : sans centre, sans petite place, sans rien de ce qui définit visuellement un village. Nous nous étonnions qu’il n’y ait aucune rue secondaire, tout le monde habitait au bord de la grand-route. Mais nous avons vite compris pourquoi.

Sur notre GPS, un village succédait à un autre, mais nous avions l’impression de rouler sur une seule route habitée sans fin. À peine deux fois avons-nous pu accélérer quelques minutes au-delà des 50 km/h. Et c’est là que nous l’avons remarqué pour la première fois.

Pourquoi réparer l’ancien quand il est plus simple d’en construire un neuf juste à côté ?

Les gens étaient assis sur un banc devant leur portail magnifiquement orné et fixaient la route principale. Peu importe que, derrière le portail, s’étalait une friche en désordre où traînaient un râteau rouillé, des pneus, des poupées sans yeux ou la carcasse d’une voiture envahie par les herbes. Parfois, on trouvait derrière la grille une maison délabrée et inhabitée, et derrière cette ruine, une autre habitation neuve et moderne. Pourquoi réparer l’ancienne quand il est plus simple d’en bâtir une neuve juste à côté ? Nous nous demandions surtout pourquoi même les neuves n’étaient jamais terminées. Et pourquoi y a-t-il autant de maisons en chantier en Roumanie ? C’est simple : tant qu’une maison n’est pas achevée, vous n’avez pas à payer la taxe foncière.

Mais ce qui nous effrayait et nous fascinait le plus, c’étaient ces regards. Les regards de ces gens assis devant leur maison et qui nous observaient. Maman, papa, la fille, le fils, la grand-mère et le grand-père. Chaque paire d’yeux se tournait en même temps vers notre voiture qui passait.

À quoi pensent-ils ? Qui s’est déjà installé dehors aujourd’hui, qui ne s’est pas encore assis, qui a fini son travail et qui est en retard ? Ou bien ne pensent-ils à rien et se contentent de guetter le passage d’une voiture étrange, transportant peut-être deux blonds venus d’Europe centrale.

Comme nous l’avons découvert plus tard, s’asseoir et regarder est ici une véritable coutume nationale. Des individus comme des familles entières s’installent dehors, selon le nombre de personnes vivant dans la maison. Habiter dans une rue secondaire serait une punition : on ne saurait pas ce qui se passe sur la grand-route. C’est pour cela qu’il n’existait aucune rue secondaire par ici. Ne pas avoir d’endroit où s’asseoir devant chez soi est, dans la campagne roumaine, un véritable malheur. Le grand passe-temps national des Roumains, c’est de s’asseoir et de regarder.

Dans les villes, ce passe-temps a déjà été supplanté par les salles de sport et les terrasses de café. Mais dans la féerique ville de Sighișoara, nous avons tout de même vu, vers cinq heures de l’après-midi, une famille sortir ses chaises pliantes de pêcheur devant la maison, le long de la route principale, et se mettre à observer. Mais pour le ressentir vraiment, dans toute sa gêne, il faut aller à la campagne. En ville, c’était une rareté.

Un autre passe-temps villageois consiste à entretenir les portails, qui sont souvent de véritables œuvres d’art. Nous voyions les gens sortir de chez eux le matin et en prendre soin avec amour. Ce qui rendait d’autant plus surprenante la jungle qui se cachait derrière.

Le « centre touristique » des nains de jardin

À une heure de Târgu Jiu, alors que le soleil prenait sa plus belle teinte dorée, nous sommes arrivés dans un village. J’ai aussitôt oublié son nom, peut-être ne l’ai-je même pas remarqué, mais le panneau annonçant « centre touristique », lui, ne m’a pas échappé. Ce centre touristique, c’était le royaume des nains de jardin. Comme aux frontières tchèques, des stands de cuillères en bois, de fourrures et de nains de toutes les poses et expressions s’étiraient sur tout le village. Le tout baigné dans la magnifique lumière dorée d’un soleil qui se couchait lentement au-dessus du village, dont les alentours disparaissaient sous des nuages d’orage. Nous nous sommes arrêtés pour nous promener. D’une poésie ridicule : le ciel déchiré uniquement au-dessus de ce village de nains, et le reste enveloppé dans une obscurité noire et violette zébrée d’éclairs. Le soleil illuminait ce lieu kitsch comme un sanctuaire. Une sorte de romantisme divin, avec des nains de jardin. Aux premières gouttes de pluie, nous sommes repartis.

Nous sommes arrivés à Târgu Jiu à la nuit tombée. Nous avions une adresse depuis Booking.com, mais elle nous a seulement menés jusqu’à la mairie. Nous errions dans l’obscurité qui était depuis longtemps tombée sur la ville.

Par prudence, Lukáš avait aussi imprimé les adresses des hôtels trouvées sur Google, car elles différaient de celles de Booking.com. Mais cette adresse-là non plus n’était pas valide. La prudence n’a servi à rien. Cela paraissait sans espoir. Nous voulions appeler l’hôtel pour qu’on nous oriente, mais à peine étions-nous descendus de la voiture qu’un Roumain en train de fumer nous a abordés. Dans un anglais hésitant, la cigarette au bec, il nous a demandé si nous avions besoin d’aide.

« Vous savez où se trouve l’hôtel Enigma ? » Le Roumain a hoché la tête, répété le nom de l’hôtel et tenté de nous expliquer le chemin avec les mains. Pour conclure, il a déclaré : « See, hotel Enigma. » Et il nous montrait qu’il y aurait là une grande enseigne.

La première fois, en suivant ses conseils, nous nous sommes perdus. Mais après avoir analysé après coup ce qu’il avait voulu nous dire, nous avons fini par arriver à l’hôtel Enigma. En fait, nous étions déjà passés devant à plusieurs reprises et nous nous étonnions de ne pas l’avoir vu plus tôt. C’était le seul bâtiment moderne des environs, et qui plus est parfaitement éclairé.

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