Oubliez un instant les plages bondées de la riviera et les boulevards animés de Tirana. Si tu veux comprendre l’âme véritable de l’arrière-pays albanais et toucher du doigt l’époque de la domination ottomane sur les Balkans, il faut prendre la direction des montagnes. Gjirokastër en Albanie est une perle architecturale inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO qui te transporte instantanément plusieurs siècles en arrière. La ville est rude, escarpée et entièrement taillée, au sens littéral, dans la pierre grise.
On la surnomme la ville aux mille escaliers et tu comprendras pourquoi dès ton arrivée. Le plat n’existe pratiquement pas ici et chaque promenade rime avec un pas prudent sur les ruelles pavées en forte pente. Mais la récompense, ce sont ces vues sur les emblématiques toits en ardoise grossièrement fendue, qui donnent aux maisons leur charme inimitable, légèrement sombre. Ces dalles de pierre faisaient autrefois office de climatisation naturelle et protégeaient les habitants des rudes hivers de montagne.
Même si l’Albanie connaît ces dernières années un énorme boom touristique, le centre historique de Gjirokastër garde encore son atmosphère montagnarde authentique. Dans les pensions familiales règne toujours le vieux code de l’hospitalité, et la journée ne se mesure pas en heures mais en tasses de café turc bien serré. Pars à la découverte du majestueux château, des ruelles labyrinthiques du vieux bazar et d’une histoire fascinante qui va des pachas ottomans aux bunkers souterrains secrets de la guerre froide.

Résumé pour ceux qui n’ont pas le temps de tout lire
- Le point culminant de la ville : l’immense château de Kalaja offre non seulement des vues à couper le souffle, mais aussi l’épave d’un avion américain et de sombres cellules de prison.
- Les maisons historiques : visite les maisons ottomanes fortifiées Skenduli et Zekate, avec leurs plafonds magnifiquement sculptés et leurs intérieurs préservés.
- La guerre froide : une expérience glaçante t’attend au Cold War Tunnel, un gigantesque abri antiatomique creusé directement dans la roche sous le château.
- Le vieux bazar : le cœur de la ville, avec ses ruelles pavées, ses boutiques de céramique et ses cafés traditionnels.
- La gastronomie locale : goûte absolument les qifqi (boulettes de riz frites), la spécialité végétarienne locale.
- Infos pratiques : le lek albanais est actuellement très fort (100 ALL ≈ 1 €) et la plupart des endroits n’acceptent encore que les espèces.
- Météo et chaussures : en été, la ville de pierre chauffe énormément, alors n’oublie pas de bonnes chaussures fermées — les tongs sur les pavés glissants, je te le déconseille vraiment.
Quand partir à Gjirokastër
Choisir la bonne saison est absolument essentiel pour visiter la ville de pierre. La meilleure période est sans aucun doute le printemps (d’avril à juin) ou, à l’inverse, l’automne (septembre et octobre). Les températures tournent alors autour d’agréables 20 à 25 degrés, ce qui est idéal pour explorer les ruelles escarpées. La nature printanière de la vallée de la Drino est en plus magnifiquement en fleurs, et l’automne offre les couleurs splendides des forêts environnantes.
Si tu décides de partir en pleine saison estivale, en juillet ou en août, prépare-toi à une chaleur vraiment extrême. La pierre grise dont est bâtie toute la ville absorbe les rayons du soleil pendant la journée et fonctionne comme un radiateur géant. Les températures dépassent couramment les 35 degrés et la montée vers le château se transforme en véritable épreuve sportive. En été, je te conseille donc de planifier la visite des monuments tôt le matin ou en fin d’après-midi.
Quant à la durée du séjour, Gjirokastër mérite au minimum une journée entière et une nuit. Rester dormir sur place est extrêmement important, car en journée le centre est envahi par les touristes des excursions d’une journée. Mais dès que le soleil se couche, les foules des bus repartent vers la mer et les lanternes jaunes s’allument dans les ruelles. C’est précisément à ce moment-là que la ville retrouve son atmosphère magique et paisible, que tu savoureras au mieux avec un verre de vin local en terrasse.
Où se loger à Gjirokastër
💡 Astuce hébergement et activités : pour l’hébergement, on préfère chercher sur Booking.com, où les conditions d’annulation sont souvent les meilleures. Pour les billets, excursions et activités, ça vaut le coup de comparer et réserver via GetYourGuide.
Pour chercher un logement, évite à tout prix les hôtels modernes de la nouvelle banlieue et trouve-toi une pension familiale traditionnelle directement dans le centre historique. Les plus beaux hébergements se trouvent sur les pentes raides au-dessus du vieux bazar, surtout le long de la rue Rruga Palorto. La vue sur les toits de pierre et la vallée au petit-déjeuner vaut largement la montée initiale avec la valise. Mais prépare-toi : il faut souvent laisser la voiture sur un parking public au pied de la colline.
Le vrai joyau pour les amoureux d’histoire est l’Hotel Kalemi 2, une maison ottomane classée et rénovée avec délicatesse. Il offre de superbes plafonds en bois sculpté et une grande terrasse avec vue panoramique directement sur le château. Si tu préfères les petites adresses familiales à l’ambiance incroyablement chaleureuse, jette un œil à l’Ahmetaj Guest House. Les voyageurs y vantent surtout le jardin paisible et les petits-déjeuners maison absolument gigantesques.
Voici quelques suggestions d’hébergements vérifiés dans toutes les catégories (tu compares les prix et la disponibilité en un clic via Stay22, qui cherche la meilleure offre parmi Booking.com, Airbnb et d’autres) :
- Hotel Kalemi 2 – Maison ottomane classée et rénovée, avec plafonds sculptés à la main et terrasse panoramique sur le château.
- Hotel Kalemi – Maison ottomane traditionnelle au cœur historique, B&B familial avec des vues grandioses sur la ville.
- Ahmetaj Guest House – Note de 9,8 : jardin, grande terrasse et copieux petit-déjeuner maison au cœur de la vieille ville.
- Babameto House – L’une des plus belles maisons traditionnelles, à seulement 300 mètres du vieux bazar.
- Kotoni B&B – Pension familiale dans une maison de pierre traditionnelle, à deux pas du bazar et du château.
- Kore Guest House – Maison historique avec terrasse, vue sur la vallée et réception ouverte 24h/24.
Autre excellent choix, la maison historique Babameto House compte parmi les plus belles demeures du XIXe siècle et se trouve à seulement 300 mètres environ du bazar principal. Tu profites ainsi d’une expérience authentique dans une « kulla », sans avoir à grimper trop haut sur la colline. De superbes vues sur la vallée t’attendent aussi à la très appréciée Kore Guest House, où tu peux passer la soirée en terrasse à t’imprégner de l’ambiance d’antan. En été, ces maisons traditionnelles affichent vite complet, alors réserve bien à l’avance.
8 choses à voir et à faire à Gjirokastër
Ci-dessous, j’ai réuni pour toi huit conseils concrets de lieux et d’expériences à ne surtout pas manquer lors de ta visite de cette merveille de pierre. Je te dirai aussi à quoi faire attention et combien d’argent prévoir.

1. Le château de Gjirokastër (Kalaja) et l’avion T-33
Le point de repère le plus marquant de la ville est cet immense château à l’allure légèrement sinistre, qui s’étire sur la crête juste au-dessus du centre historique. C’est l’une des plus grandes forteresses de tous les Balkans et sa visite te prendra au moins deux heures. L’entrée coûte entre 200 et 400 ALL (environ 2 à 4 €), sachant que les prix changent souvent en Albanie : vérifie donc le tarif exact à l’entrée et garde des espèces sur toi. Le site est ouvert toute l’année, jusqu’à 19h en été.
Dès l’entrée, tu seras surpris par une longue galerie faiblement éclairée, remplie de vieux canons italiens et allemands de la Seconde Guerre mondiale. Mais le complexe du château recèle bien plus encore : un musée des armes et de glaçantes cellules de prison communistes, en service jusqu’en 1968. Une promenade dans ces couloirs humides et froids te laissera à coup sûr une forte impression et te rappellera la complexe histoire albanaise du XXe siècle.
Sur la cour herbeuse repose l’exposition la plus bizarre de tout le château : l’épave d’un avion militaire américain Lockheed T-33. La légende locale raconte l’histoire d’un avion espion de la CIA abattu, que le régime communiste exhibait fièrement comme preuve de sa victoire sur l’impérialisme occidental. La réalité est sans doute plus prosaïque — il s’agirait d’un avion contraint à un atterrissage d’urgence à cause de problèmes techniques — mais l’histoire d’espionnage est bien plus attrayante pour les touristes.
💡 Astuce pour les photographes : tout au bout des remparts se dresse une magnifique tour de l’horloge, ajoutée ici par Ali Pacha de Tepelena. Les vues d’ici sur les toits d’ardoise en contrebas et la verte vallée de la Drino au loin sont tout simplement à couper le souffle, surtout sous le soleil de fin d’après-midi.

2. Le vieux bazar (Pazari i Vjetër) et les ruelles de pierre
Le cœur du centre historique, c’est le vieux bazar, qui a récemment fait l’objet d’une vaste et très soigneuse rénovation. Il en résulte une belle zone pavée pleine de boutiques de tapis tissés à la main, de céramique traditionnelle et de petits cafés. C’est l’endroit idéal pour acheter des souvenirs, même s’il faut admettre que les artisans traditionnels cèdent peu à peu la place aux vendeurs de magnets standardisés. Le lieu garde malgré tout un charme incroyable, et s’attabler autour d’un café serré directement dans la rue fait tout simplement partie d’une visite de l’Albanie.
Toute la ville est bâtie sur une pente abrupte : prépare-toi donc à ne jamais croiser le moindre terrain plat. De bonnes chaussures sont une nécessité absolue, car les pavés usés peuvent être traîtres même par temps sec, alors imagine quand il pleut. Range la carte et laisse-toi simplement guider par ton instinct. Tôt ou tard, chaque ruelle te mènera à un détail architectural intéressant ou à un point de vue sur les montagnes alentour.
Si tu cherches la partie la plus authentique de la ville, dirige-toi vers l’ouest du bazar le long de la rue Rruga Palorto. C’est ici que tu trouveras les maisons ottomanes les plus belles et les mieux préservées, dont beaucoup servent encore d’habitations ordinaires. La commercialisation n’a pas encore tout envahi et tu peux y observer tranquillement les habitants dans leurs activités quotidiennes.

3. La Skenduli House et la majestueuse Zekate House
Aux XVIIIe et XIXe siècles, les riches marchands ottomans se faisaient construire des « kulla », c’est-à-dire des maisons-tours fortifiées censées protéger la famille à la fois des ennemis et de l’omniprésente vendetta. Aujourd’hui, plusieurs d’entre elles sont ouvertes au public et leur visite ressemble à un voyage dans le temps. Pour un petit droit d’entrée d’environ 200 ALL, les propriétaires te laissent entrer et te font souvent eux-mêmes faire le tour de leur demeure familiale.
La plus connue est probablement la fastueuse Skenduli House, qui compte plus de 40 pièces, ce qui est incroyable. La maison s’est conservée dans un état quasi d’origine : tu y verras plusieurs cheminées, un hammam d’époque et des espaces séparés pour les hommes et les femmes. Le membre de la famille qui te guide t’expliquera avec passion le fonctionnement de l’ancienne organisation domestique ottomane et te montrera même les dispositifs de sécurité secrets du bâtiment.
Encore plus grandiose, la Zekate House date de 1812 et domine toute la pente avec ses deux tours. Cette maison offre les plus belles salles peintes, avec de superbes plafonds sculptés appelés mafil. Si tu aimes l’architecture et l’histoire, la visite de ces deux maisons devrait figurer sur ton itinéraire juste après celle du château principal.

4. Le Tunnel de la guerre froide (Cold War Tunnel)
Si l’histoire plus moderne et plus sombre de l’Albanie t’intéresse, ne manque surtout pas la visite du Tunnel de la guerre froide. Cet immense abri antiatomique de près de 60 pièces est creusé directement dans la roche solide, loin sous le château. Le dictateur de l’époque l’a fait construire en prévision d’une attaque nucléaire, et il sert aujourd’hui de démonstration glaçante et très concrète de la paranoïa du régime communiste. L’entrée est discrètement dissimulée à côté de la mairie, près de la place Çerçiz Topulli.
L’entrée coûte 200 ALL et se paie exclusivement en espèces. On n’y accède qu’accompagné d’un guide ; les visites partent généralement à l’heure pile et durent environ 20 à 30 minutes. Tu parcourras un labyrinthe de 800 mètres au total, où tu verras de vieux générateurs, des salles de décontamination et même les salles de réunion réservées à l’élite du parti, censée survivre ici à la fin du monde.
💡 Astuce vêtements : même si dehors tu cuis sous une chaleur de 30 degrés, prends absolument une veste légère ou un pull pour le tunnel. La température sous terre reste stable à 15 degrés toute l’année et, après une dizaine de minutes de visite, tu commenceras à avoir bien froid sans une couche supplémentaire.

5. Le Musée ethnographique et les célèbres enfants du pays
Gjirokastër a eu au XXe siècle un privilège particulier : c’est ici que sont nés les deux Albanais les plus célèbres de l’ère moderne. Le premier est l’éminent écrivain et multiple candidat au prix Nobel Ismail Kadaré. Le second, malheureusement, est le dictateur communiste Enver Hodja. C’est justement le fait que Gjirokastër soit sa ville natale qui l’a paradoxalement sauvée de la démolition : les communistes l’ont déclarée ville-musée et ont figé son cachet ancien.
Aujourd’hui, à l’emplacement de la maison d’origine du dictateur se dresse l’intéressant Musée ethnographique. Il faut toutefois rectifier une idée reçue fréquente : la maison d’origine a brûlé, et le bâtiment actuel a été construit entre 1964 et 1966 comme reproduction parfaite d’une riche demeure gjirokastriote du XIXe siècle. Tu n’y trouveras donc aucun objet personnel du dictateur, comme le croient beaucoup de touristes, mais une fascinante collection de vêtements traditionnels, de mobilier et d’outils artisanaux.
L’entrée du musée est là encore d’environ 200 ALL, et la visite commentée t’illustre joliment comment on vivait réellement dans ces immenses maisons de pierre il y a cent ans. Tu verras de beaux exemples de costumes traditionnels locaux et tu comprendras avec quel ingéniosité les habitants de l’époque avaient résolu le chauffage et l’approvisionnement en eau.

6. Goûte les qifqi et la cuisine végétarienne locale
La cuisine albanaise est globalement excellente, mais Gjirokastër a ses propres spécificités qu’on ne retrouve pas si facilement ailleurs dans le pays. La spécialité signature absolue de la ville, ce sont les qifqi : de petites boulettes de riz frites dorées, liées à l’œuf et généreusement parfumées à la menthe fraîche et au poivre. Je te conseille vivement de les goûter, et c’est en plus une excellente nouvelle pour tous ceux qui cherchent une cuisine végétarienne.
Autre superbe plat sans viande, la consistante fërgesë : un gratin de poivrons et de tomates avec un fromage frais maison appelé gjizë. Accompagne-le de plaki, des haricots blancs longuement mijotés dans une sauce tomate, ou d’une moussaka aux légumes. Pour une collation rapide à emporter, tu trouveras à chaque coin de rue un excellent byrek fourré au fromage ou aux épinards. La spécialité locale pour les amateurs de viande, c’est le tave kosi, du agneau traditionnellement cuit au yaourt.
Alors, où bien manger dans le centre ? Les voyageurs recommandent vivement la Taverna Kuka, située à deux pas de la mosquée et réputée pour ses qifqi et sa belle vue. La Taverna Tradicionale Kardhashi, spécialisée précisément dans les boulettes de riz, est elle aussi excellente. Si tu cherches un bon byrek et d’autres options végétariennes, essaie le Restaurant Odaja. Et pour un bon café et un moment tranquille, rends-toi au café Te Kubé, qui fait aussi office de petite librairie.

7. Le Blue Eye (Syri i Kaltër) sur la route de la mer
Une fois rassasié d’histoire et de ruelles de pierre, pars à la découverte des beautés naturelles des environs. L’excursion la plus connue et la plus fréquentée au départ de Gjirokastër est la source du Blue Eye. Elle se trouve à moins de 30 kilomètres de la ville, en direction du sud, et c’est une halte appréciée sur le chemin de la mer. Cette fascinante source karstique jaillit d’une profondeur immense et forme un bassin magique à l’eau d’un turquoise incroyable, cristalline.
L’eau y est glaciale toute l’année et ne dépasse pas 10 degrés : la baignade est donc réservée aux vrais courageux. Un agréable sentier boisé fait le tour de la source et toute la zone ressemble à une oasis verdoyante. Tu peux facilement organiser l’excursion toi-même en voiture, ou opter pour l’une des visites organisées que l’on peut rechercher et réserver via la plateforme GetYourGuide.
En haute saison, malheureusement, d’énormes foules de touristes s’y forment, alors je te conseille de partir tôt le matin, dès l’ouverture du site. Tu auras bien plus de chances de photographier la source sans des dizaines d’autres personnes dans le cadre, et tu éviteras aussi les problèmes de stationnement sur la route d’accès.

8. Antigonea, les bains thermaux de Benjë et l’histoire de Lazarat
Si tu aimes l’Antiquité, rends-toi à environ 14 kilomètres de la ville, dans le parc archéologique d’Antigonea. Cette ancienne polis grecque a été fondée au IIIe siècle avant notre ère par le roi Pyrrhus en l’honneur de son épouse Antigone. Aujourd’hui, tu n’y trouveras certes guère que les fondations des bâtiments et des remparts, mais le site lui-même, sur le plateau, offre des vues absolument fantastiques et préservées sur la vallée de la Drino. L’entrée coûte entre 200 et 300 ALL.
Autre excellente idée d’excursion à la journée : les bains thermaux de Benjë, près de la petite ville de Përmet, à environ une heure de route. Tu y trouveras des bassins de pierre naturels à l’eau curative, à une température constante de 29 à 30 degrés, juste sous un magnifique pont ottoman sur la rivière Lengarica. C’est un endroit parfait pour se détendre après une journée éprouvante de visites.
En traversant la vallée, tu entendras peut-être les habitants raconter une curieuse histoire à propos du village de Lazarat, situé à seulement 4 kilomètres de Gjirokastër. Il y a encore une dizaine d’années, c’était la tristement célèbre capitale européenne du cannabis, un véritable État dans l’État. En juin 2014, une gigantesque opération de police avec l’intervention des forces spéciales y a mis un terme définitif à ce business. Aujourd’hui, c’est un village paisible ordinaire, mais sa folle histoire récente fait indissociablement partie de cette rude région.
Où aller depuis Gjirokastër
Gjirokastër occupe une position stratégique dans le sud de l’Albanie et offre plusieurs directions logiques pour poursuivre la route. Si tu arrives du nord et que tu te diriges vers le sud, vers la mer, il te faudra environ une heure et demie de lacets avant que ne s’ouvre devant toi la côte de la mer Ionienne. La route te mènera dans l’animée station balnéaire de Saranda, d’où tu peux continuer à explorer Saranda et la riviera ionienne avec toutes ses criques.
Juste en dessous de Saranda se trouve une station balnéaire très prisée, souvent surnommée Ksamil : les Maldives albanaises. C’est l’endroit idéal où, après des journées passées en montagne, plonger enfin dans une mer réchauffée.
Si au contraire tu remontes de la mer vers le nord, ne manque surtout pas la visite de l’autre célèbre ville ottomane. Le trajet depuis Gjirokastër prend certes un certain temps, mais Berat : la ville aux mille fenêtres offre, avec ses façades blanches, une atmosphère totalement différente et bien plus douce, qu’il faut voir de tes propres yeux.
Si tu repars vers l’aéroport, n’oublie pas qu’il n’existe pas encore d’autoroute complète traversant le pays. Le trajet jusqu’à la capitale par les routes actuelles prend pas mal de temps. Compte environ 4,5 à 6 heures de route, alors prévois une marge confortable avant de partir explorer Tirana et ses monuments. Tu trouveras d’autres idées pour ton voyage dans notre grand guide Que voir en Albanie.
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On paie en euros ou en leks à Gjirokastër ?
L’unité monétaire albanaise est le lek (ALL), qui s’est considérablement renforcé ces dernières années et dont le taux de change se maintient actuellement autour de 100 ALL pour 1 EUR. La plupart des restaurants et hébergements acceptent couramment les euros, mais les entrées aux sites touristiques et les petits achats au marché doivent être réglés en leks. Ne comptez surtout pas sur les cartes, le liquide est toujours roi ici.
Combien de temps dure le trajet depuis Tirana ?
N’oubliez pas que la carte ou les promesses de trajets rapides peuvent être trompeuses, il n’existe pas encore d’autoroute complète reliant la capitale à Gjirokastër. Les routes sont certes généralement de bonne qualité, mais la circulation peut être dense. Comptez au minimum 4,5 à 6 heures de temps de trajet pur, si vous voyagez en voiture personnelle ou de location.
Puis-je visiter la ville avec une poussette ?
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Honnêtement, le centre historique de Gjirokastra est un véritable cauchemar pour une poussette classique. Les collines abruptes et les pavés extrêmement irréguliers rendent les déplacements sur roues très difficiles voire impossibles. Pour les jeunes enfants, prévoyez absolument un porte-bébé ergonomique ou une écharpe de portage.
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Combien coûtent réellement les entrées pour les principaux monuments ?
L’Albanie reste abordable, même si elle n’est plus aussi bon marché qu’avant. Les entrées au château, au Tunnel de la guerre froide ainsi que dans les maisons historiques comme la Zekate House sont très homogènes, généralement de 200 à 400 ALL (2 à 4 euros). Prévoyez de petites coupures, car les grosses dénominations posent souvent problème pour rendre la monnaie.
Est-il sûr de voyager dans le sud de l’Albanie ?
Oui, l’Albanie fait partie des destinations européennes très sûres et Gjirokastra ne fait pas exception. La criminalité envers les touristes y est absolument minimale et l’hospitalité albanaise traditionnelle garantit que les habitants se montreront très accueillants envers vous. Faites plutôt attention au style de conduite assez sauvage sur les routes locales.
Où peut-on se garer le mieux en ville ?
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Qu’est-ce que ça veut dire, ce hochement de tête albanais qui prête à confusion ?
Justement dans le sud du pays, faites particulièrement attention à la communication non verbale. Le hochement de tête (de haut en bas) signifie traditionnellement NON, tandis que secouer la tête de gauche à droite signifie OUI. Avant de vous y habituer, cela mène à de nombreuses situations cocasses, c’est pourquoi il est plus sûr d’utiliser les mots po (oui) et jo (non).
Je trouverai assez de plats végétariens là-bas ?
Absolument ! La cuisine albanaise utilise une quantité énorme de légumes et de fromages locaux. Directement à Gjirokastër, les boulettes de riz qifqi sont une spécialité et dans tout le pays vous trouverez d’excellents byreks au fromage ou aux épinards, des haricots braisés plaki ou la fërgesë au fromage. Les options sans viande sont nombreuses dans chaque taverne traditionnelle.
