Rome, en Italie, est l’une des plus belles villes du monde, personne n’en doute vraiment. Chaque fois que je m’y rends, je suis à nouveau surprise par l’énergie immense que dégage cette Ville éternelle. Lukáš et moi y sommes partis fêter son anniversaire en juin et je dois avouer honnêtement que le soleil italien nous en a fait voir de toutes les couleurs.
Les températures grimpaient déjà à l’époque vers les trente-cinq degrés, les pierres antiques dégageaient une chaleur incroyable et chaque jour, nous marchions consciencieusement entre vingt et trente-cinq mille pas. Nous n’y sommes finalement arrivés que grâce aux fontaines d’eau fraîche omniprésentes et aux énormes portions de parfait gelato italien que nous nous offrions presque deux fois par jour. 😅
Le soir, quand nous n’en pouvions vraiment plus et que nos pieds nous lâchaient après ces maudits pavés romains, nous avons loué des trottinettes électriques et roulé le long du Tibre. C’était absolument magnifique et cette légère brise du soir nous a littéralement sauvés. Cette ville vieille de deux mille cinq cents ans arrive tout simplement à m’émerveiller à chaque visite, même si je la connais déjà plutôt bien.
L’Antiquité y côtoie tout naturellement les embouteillages du matin, des fontaines baroques ornent une place sur deux et tu as en permanence l’impression de te promener dans un immense musée vivant. J’ai préparé pour toi le guide ultime, dans lequel tu trouveras vingt-sept idées de choses à voir et à faire à Rome. Je vais te conseiller comment tomber amoureux de la ville autant que nous, et surtout comment ne pas te faire submerger par ces foules interminables de touristes.

Résumé
- Achète tes billets un mois à l’avance. Sans réservation en ligne, tu n’entreras tout simplement pas au Colisée, au Vatican ou à la galerie Borghèse et tu ne feras que perdre du temps.
- Nouveaux frais en 2026. L’accès au bassin de la fontaine de Trevi coûte deux euros depuis février 2026 et le Panthéon a augmenté à sept euros depuis juillet 2026.
- Le Jubilé est derrière nous. L’année sainte 2025, complètement folle, est terminée, la ville a retiré les échafaudages et les rues sont enfin un peu plus respirables.
- N’achète pas d’eau en bouteille. Dans toute la ville, des milliers de fontaines en fonte offrent une eau potable glacée et excellente gratuitement, il te suffit d’apporter ta propre bouteille.
- De bonnes chaussures sont indispensables. Les pavés de basalte romains sont impitoyables et les talons ou les sandales fines ruineront à coup sûr toute ta sortie.
- Respecte le dress code strict. On ne te laissera pas entrer dans les musées du Vatican, dans la basilique Saint-Pierre ni dans le Panthéon avec les épaules ou les genoux découverts.
- Attention aux pickpockets et aux arnaqueurs. Surveille tes affaires dans le métro bondé et dans le bus numéro 64, et ignore les faux gladiateurs devant le Colisée.
Les 40 endroits de Rome en un coup d’œil
Ce tableau, c’est tout l’article en résumé. Tu y trouveras les quarante endroits de ce guide classés par quartier, ce qui te permettra de composer facilement ton itinéraire sans courir inutilement d’un bout à l’autre de la ville. Les prix s’appliquent à un visiteur adulte en 2026.
| Lieu | Quartier | Entrée 2026 | Durée | Comment y aller |
|---|---|---|---|---|
| Colisée | Colosseo | 18 € + 2 € réservation | 2 h | métro Colosseo (B, C) |
| Forum romain et Palatin | Colosseo | inclus dans le billet du Colisée | 2 h | métro Colosseo (B) |
| Domus Aurea | Colle Oppio | payant, uniquement avec guide | 1,5 h | métro Colosseo (B, C) |
| Basilique San Clemente | Monti | sous-sol payant | 1 h | métro Colosseo (B, C) |
| Basilique Sainte-Marie-Majeure | Esquilino | gratuit | 45 min | métro Termini ou Cavour (B) |
| Musées du Capitole | Campitelli | payant | 2–3 h | à pied depuis la Piazza Venezia |
| Piazza del Campidoglio | Campitelli | gratuit | 20 min | à pied depuis la Piazza Venezia |
| Panthéon | Pigna | 7 € | 45 min | à pied depuis la Piazza Venezia |
| Piazza Navona | Parione | gratuit | 30 min | à pied depuis le Panthéon |
| Campo de’ Fiori | Parione | gratuit | 30 min | à pied depuis la Piazza Navona |
| Ghetto juif | Sant’Angelo | gratuit | 1 h | à pied depuis la Piazza Venezia |
| Fontaine de Trevi | Trevi | 2 € au bassin, gratuit d’en haut | 30 min | métro Barberini (A) |
| Vicus Caprarius | Trevi | payant | 30 min | métro Barberini (A) |
| Galleria Sciarra | Trevi | gratuit | 10 min | métro Barberini (A) |
| Escaliers de la place d’Espagne | Campo Marzio | gratuit (s’asseoir interdit) | 20 min | métro Spagna (A) |
| Via Condotti | Campo Marzio | gratuit | 30 min | métro Spagna (A) |
| Piazza del Popolo | Campo Marzio | gratuit | 30 min | métro Flaminio (A) |
| Pincio | Campo Marzio | gratuit | 20 min | métro Flaminio (A) |
| Villa Borghèse | Pinciano | gratuit | 1–2 h | métro Spagna ou Flaminio (A) |
| Galerie Borghèse | Pinciano | 16 € + 2 €, réservation obligatoire | 2 h (créneau fixe) | métro Spagna (A) |
| Galerie nationale GNAM | Pinciano | payant | 1,5 h | tram 3 ou 19 |
| Quartier Coppedè | Trieste | gratuit | 30 min | tram 3 ou 19 |
| Musées du Vatican et chapelle Sixtine | Vatican | 20 € sur place, 25 € en ligne | 3–4 h | métro Ottaviano (A) |
| Basilique Saint-Pierre | Vatican | gratuit | 1 h | métro Ottaviano (A) |
| Coupole de la basilique Saint-Pierre | Vatican | 8 € à pied, 10 € en ascenseur | 1 h | métro Ottaviano (A) |
| Place Saint-Pierre | Vatican | gratuit | 30 min | métro Ottaviano (A) |
| Château Saint-Ange | Borgo | payant | 1,5 h | métro Lepanto (A) |
| Pont Saint-Ange | Ponte | gratuit | 15 min | métro Lepanto (A) |
| Trastevere | Trastevere | gratuit | 2–3 h | tram 8 depuis Largo Argentina |
| Gianicolo | Trastevere | gratuit | 1 h | à pied en montant depuis le Trastevere |
| La Bouche de la Vérité | Ripa | contribution symbolique | 20 min | métro Circo Massimo (B) |
| Circus Maximus | Ripa | gratuit | 20 min | métro Circo Massimo (B) |
| Le trou de serrure de l’Aventin | Aventino | gratuit | 30 min avec le jardin | métro Circo Massimo (B) |
| Jardin des orangers | Aventino | gratuit | 30 min | métro Circo Massimo (B) |
| Thermes de Caracalla | Aventino | payant | 1,5 h | métro Circo Massimo (B) |
| Quartier Testaccio | Testaccio | gratuit | 2 h | métro Piramide (B) |
| Centrale Montemartini | Ostiense | payant | 1,5 h | métro Garbatella (B) |
| Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs | Ostiense | gratuit | 45 min | métro Basilica San Paolo (B) |
| Via Appia Antica et catacombes | Appio | catacombes payantes | demi-journée | bus 118, sans voitures le week-end |
| Quartier EUR | EUR | gratuit | 1–2 h | métro EUR Magliana ou EUR Fermi (B) |
💡 Astuce : réserve d’abord les billets les plus chers — le Colisée se libère exactement trente jours à l’avance et la galerie Borghèse fonctionne avec des créneaux fixes de deux heures qui disparaissent le plus vite de tous les monuments romains. Ce n’est qu’ensuite que tu construis le reste de ton programme autour d’eux.
Quand partir à Rome
La chasse à la météo parfaite sans foules interminables tient un peu de l’alchimie à Rome, et ça ne réussit pas à tous les coups. Les meilleurs mois pour visiter sont vraiment mai, juin, septembre et octobre. C’est justement en automne que les températures restent autour de très agréables vingt-deux degrés, l’air se purifie joliment après l’été et la ville prend une superbe lumière douce, absolument idéale pour la photographie.
Les soirées exigent parfois un léger pull, mais en journée tu parcours quinze kilomètres sans avoir l’impression de t’évanouir à chaque instant. Le prix de ce luxueux confort est toutefois assez élevé, car les mois d’automne et de printemps constituent la pleine saison absolue. Les hôtels affichent complet et les ruelles du centre ressemblent à une immense fourmilière, il faut donc s’armer de patience.
L’été à Rome représente une véritable épreuve de résistance physique et mentale, ce que Lukáš et moi avons testé à nos dépens. Juillet et août apportent des températures dépassant régulièrement les trente degrés et l’humidité transforme les plus belles ruelles étroites en une serre étouffante sans le moindre courant d’air. Si tu pars en été, tu dois radicalement changer ton rythme quotidien et oublier de courir toute la journée.
Règle ton réveil à six heures du matin, visite les principaux monuments avant dix heures et, dès que midi approche, replie-toi dans un restaurant climatisé pour un long déjeuner. La sieste de l’après-midi à l’hôtel n’est pas en Italie une manifestation de paresse, mais une pure nécessité de survie. Août a en plus une particularité : la fête du Ferragosto, où de nombreux habitants ferment leur appartement et fuient en masse vers la mer.
L’année 2026 apporte heureusement un immense soulagement après la folle Année sainte 2025, où la ville s’effondrait littéralement sous l’afflux de millions de pèlerins venus du monde entier. Les portes saintes ont été solennellement murées en janvier, la ville a remis son infrastructure en ordre et les rues sont enfin un peu plus respirables. Malgré tout, prévois idéalement quatre journées complètes pour Rome afin d’en profiter vraiment. En un week-end prolongé, tu ne verras que le strict essentiel et tu rentreras chez toi incroyablement épuisé et avec des ampoules aux pieds.
Où loger à Rome
Le choix du bon quartier définit toute ton expérience de Rome, car la ville est immense et les trajets quotidiens dans des bus bondés sans climatisation t’épuiseront avant même que tu aperçoives ta première colonne antique. Le mieux est de loger stratégiquement près des lignes de métro ou directement à distance de marche du centre historique, ce qui t’épargnera bien des tracas.
Lors de notre dernier voyage, nous avons choisi l’hôtel Residenza Cavallini, un hébergement génial à seulement cinq minutes à pied de l’arrêt de la navette express de l’aéroport. Il se trouve tout près du Vatican comme de la fontaine de Trevi, si bien que nous avions tout à deux pas. Les chambres étaient certes minuscules, mais parfaitement propres, et le petit-déjeuner italien typique était inclus dans un café voisin, où nous recevions chaque matin un croissant frais et un cappuccino parfait. ☺️
Si tu cherches une romance de cinéma et que le bruit nocturne ne te dérange pas, le quartier du Trastevere te charmera à coup sûr. Il y a là des ruelles pavées étroites, des façades ocre couvertes de lierre et, le soir, ça vit d’une manière absolument incroyable. C’est un paradis pour tous les amateurs de bonne cuisine, il faut juste savoir que le métro n’y passe pas et que, le matin, il faut atteindre les monuments un peu plus laborieusement en tram ou à pied.
Une excellente alternative est le quartier de Monti, stratégiquement situé juste derrière le Colisée, qui respire une agréable atmosphère bohème. Tu y trouveras de belles boutiques vintage, des cafés indépendants et surtout une station de la ligne B du métro, ce qui facilite énormément les déplacements. Loger en plein cœur du centre historique autour du Panthéon est certes époustouflant, car tu vas partout à pied, mais tu paieras une énorme majoration et tu n’éviteras pas de te frayer un chemin sans cesse à travers les foules de touristes armés de parapluies.
Pour les familles avec enfants ou les voyageurs qui aiment leur tranquillité, l’élégant quartier de Prati, au nord du Vatican, est un choix fantastique. Tu n’y trouveras pas de ruelles médiévales sinueuses, mais de larges boulevards et un terrain plat, idéal pour les poussettes. Un énorme avantage est la proximité immédiate de la basilique Saint-Pierre, où tu peux te rendre tôt le matin avant que les files d’attente interminables ne se forment. Quel que soit le quartier que tu choisis, je recommande toujours de réserver les hôtels via Booking bien à l’avance, car les meilleures adresses de Rome partent vraiment à la vitesse de l’éclair.
Les 27 endroits les plus célèbres à ne pas manquer à Rome
On dit que tous les chemins mènent à Rome, et dans l’Antiquité toutes les routes rayonnaient effectivement depuis cette magnifique capitale. Les monuments culturels de différentes époques y sont fascinamment reliés en un immense ensemble. Un mausolée païen sert de forteresse papale et des temples antiques se sont transformés au fil des siècles en églises baroques. Découvrons ensemble le meilleur de ce que tu ne devrais absolument pas manquer lors de ta visite.
1. Le Colisée et son arène

Le Colisée est sans doute le monument le plus emblématique de toute Rome et, honnêtement, tu ne peux même pas le rater, car il se dresse majestueusement en plein bout de la rue Via dei Fori Imperiali. Cet amphithéâtre elliptique à quatre étages a été construit entre 72 et 80 de notre ère et pouvait à son époque accueillir jusqu’à cinquante mille spectateurs, ce qui est incroyable. Même si, personnellement, je dois avouer qu’il ne me passionne pas tant que ça, sa taille impressionnante te met tout simplement à genoux.
La règle de base pour la visite est absolument sans appel : tu dois acheter tes billets en ligne très longtemps à l’avance via le site officiel ticketing.colosseo.it (18 € plus deux euros de frais de réservation). Si tu comptes acheter sur place, tu n’auras que de la déception, un panneau « complet » et une attente interminable sous un soleil brûlant. Les billets se libèrent exactement trente jours à l’avance à neuf heures du matin et disparaissent littéralement sous tes yeux.
Le circuit de base t’emmène au premier et au deuxième étage, d’où tu as une belle vue sur l’intérieur découvert de l’édifice. Les foules sur ces principaux parcours peuvent toutefois être assez frustrantes en saison, car les gens s’arrêtent sans cesse pour des selfies et, en été, l’air y stagne littéralement. C’est malgré tout une expérience qui fait indissociablement partie d’une visite de Rome et sans laquelle tu ne devrais pas repartir.
💡 Astuce : juste devant le Colisée opèrent des groupes d’hommes déguisés en gladiateurs antiques. Ils essaient de te fourrer une épée en plastique dans les mains et de se prendre en photo avec toi, et ils sont très insistants. Ignore-les totalement et n’établis aucun contact visuel, car dès que la photo est prise, ils te réclameront de façon très agressive jusqu’à vingt euros par cliché.
2. Le sous-sol du Colisée (l’hypogée)

Si tu veux tirer vraiment le maximum du Colisée et éviter les pires foules, je te recommande de payer un supplément pour le billet spécial Full Experience (il revient à 24 € plus deux euros de frais de réservation et vaut deux jours consécutifs). Il te donne non seulement un accès exclusif à la surface reconstituée de l’arène, mais aussi la descente dans le sombre sous-sol, l’hypogée. C’est justement là que gladiateurs et bêtes sauvages attendaient dans une chaleur étouffante leur entrée fatidique devant la foule hurlante.
Ce billet a en plus l’énorme avantage d’être valable deux jours entiers, ce qui te permet de bien répartir la découverte de l’Antiquité. Tu n’as ainsi pas à t’épuiser en un seul après-midi en parcourant le Colisée et le Forum romain à la fois. Tu peux visiter tranquillement l’amphithéâtre un jour et, le lendemain matin, l’énergie retrouvée, partir explorer les ruines alentour.
L’expérience du sous-sol est bien plus intime, les foules s’y éclaircissent nettement et tu peux observer tranquillement l’ingénieux système d’ascenseurs et de trappes antiques. En parcourant ces couloirs étroits et en sentant l’humidité des vieilles pierres, tu réalises alors pleinement le génie technologique des anciens Romains, qui fonctionnait il y a deux mille ans comme une horloge parfaite.
3. Le Forum romain (Forum Romanum)

Alors que le Colisée était le lieu des divertissements sanglants et des jeux, le Forum romain représentait le véritable centre politique, religieux et commercial de tout l’immense empire. C’est ici qu’avaient lieu les grandioses défilés triomphaux, que le célèbre Cicéron haranguait, et c’est à cet endroit qu’a été brûlé le corps de Jules César assassiné. Cette étendue marécageuse, entourée des collines du Palatin et du Capitole, était autrefois la fierté de la métropole, avec des temples de marbre blanc.
Je recommande d’y aller dès le matin vers neuf heures, afin d’éviter le soleil de midi, qui peut rendre la visite bien désagréable. Sur tout cet immense site archéologique, il n’y a presque aucune ombre et les blocs géants de marbre chauffent dans la journée comme un énorme poêle. Des chaussures solides sont absolument indispensables, car le sol est extrêmement irrégulier et marcher sur le pavage antique de la Via Sacra mettra tes chevilles à rude épreuve.
N’oublie pas d’emporter une bouteille d’eau vide, qui te sauvera littéralement ici. À l’intérieur du site, tu trouveras plusieurs fontaines publiques d’où coule en continu une eau glacée et rafraîchissante, entièrement gratuite, qui te protégera de la déshydratation. Les billets font partie du billet combiné avec le Colisée, mais souviens-toi que tu peux entrer au Forum à n’importe quel moment pendant la validité de ton billet et que tu n’es pas lié à un horaire précis.
4. La colline du Palatin et les jardins Farnèse

Le Palatin est souvent présenté dans les guides comme une visite à part, ce qui peut être assez déroutant, car il est physiquement relié au Forum romain et le même billet y est valable. Il s’agit de la plus importante des sept collines de Rome, où, selon une très ancienne légende, a commencé le peuplement originel de la ville, qui s’est ensuite peu à peu étendue jusqu’à sa grandeur impériale.
À l’apogée de sa gloire, c’était un lieu exclusif, une sorte de Beverly Hills antique, où empereurs et élites les plus riches faisaient construire leurs somptueux palais de marbre. Le sommet du Palatin est considéré comme un véritable joyau archéologique grâce à la grande quantité de vestiges antiques conservés. Contrairement au Forum animé en contrebas dans la vallée, on y trouve un calme bien plus grand ainsi que des bosquets de pins parfumés qui offrent l’ombre tant recherchée.
Ne manque surtout pas les magnifiques jardins Farnèse (Orti Farnesiani), aménagés au XVIe siècle directement sur les ruines antiques. Ils offrent en effet l’une des vues absolument les plus belles sur tout le Forum romain et le Colisée, à vol d’oiseau. C’est un endroit idéal pour t’asseoir un moment, reposer tes pieds douloureux et imaginer l’agitation d’autrefois.
5. La fontaine de Trevi et son nouveau régime

La fontaine de Trevi devrait être l’une de tes premières destinations, car elle se remplit incroyablement vite de touristes du monde entier. La grandeur de cette fontaine, qui occupe toute la façade du palais Poli, coupe le souffle et me surprend toujours par sa majesté écrasante. Bien que je ne sois pas la plus grande fan du baroque, ce joyau de l’architecte Nicola Salvi doit fasciner à peu près tout le monde.
L’année 2026 a toutefois apporté un changement absolument fondamental dans la façon de visiter ce monument. En raison de la surfréquentation extrême, la ville a instauré un droit de deux euros pour tous les non-résidents qui souhaitent descendre les marches directement jusqu’au bassin de la fontaine. L’espace est désormais délimité et surveillé par des tourniquets qui ne laissent entrer que quatre cents personnes à la fois, afin d’éviter les bousculades.
Si tu ne veux pas payer ni faire la queue, tu peux admirer la fontaine gratuitement depuis le niveau supérieur de la place, mais les policiers munis de sifflets ne te laisseront pas rester longtemps au même endroit. Le rituel traditionnel du lancer de pièce par-dessus l’épaule gauche demeure bien sûr en vigueur. Essaie de te lever tôt et d’arriver ici vers sept heures du matin, quand tu entendras le puissant grondement de l’eau dans un calme total, avant l’arrivée des premiers groupes organisés.
6. Le sous-sol caché de Vicus Caprarius

La plupart des gens, après avoir photographié la fontaine de Trevi, repartent aussitôt vers le Panthéon sans se douter qu’à quelques pas d’eux se cache une pure merveille unique. Dans la discrète ruelle Vicolo del Puttignani se trouve l’entrée du site archéologique Vicus Caprarius, surnommé à juste titre la Ville de l’eau.
C’est un labyrinthe fascinant de couloirs souterrains et de citernes antiques dans lesquels coule encore aujourd’hui une eau limpide venue de l’aqueduc antique bimillénaire de l’Aqua Virgo. C’est justement cet incroyable aqueduc qui alimente encore la célèbre fontaine de Trevi juste au-dessus de ta tête. La descente dans ce sous-sol fonctionne comme une échappatoire absolument parfaite à la foule folle qui se presse en haut sur la place.
Il y règne une fraîcheur très agréable, un silence absolu, et tu n’entends que les fines gouttes tombant sur les briques antiques. Les billets ne coûtent que quelques euros et je recommande de les réserver à l’avance sur leur site web, car la capacité des espaces souterrains est assez limitée pour des raisons de sécurité et il y a souvent complet sur place.
7. Le Panthéon et sa coupole ouverte

L’un de mes souvenirs d’enfance de Rome les plus forts est justement lié au Panthéon. Je me souviens que nous nous promenions dans des ruelles étroites quand, tout à coup, s’est dressé devant nous un immense bâtiment aux puissantes colonnes de granit que les Romains avaient rapportées de la lointaine Égypte. Le Panthéon est le bâtiment antique le mieux conservé au monde et son immense coupole en béton reste aujourd’hui encore un miracle architectural fascinant.
Au centre de la coupole s’ouvre une ouverture circulaire de neuf mètres appelée oculus, unique source de lumière naturelle du bâtiment. Quand il pleut à Rome, l’eau tombe directement par l’oculus sur le sol de marbre, d’où elle est aussitôt évacuée par un ingénieux système antique de canalisations discrètes. À l’intérieur, tu trouveras aussi la tombe du génie de la Renaissance Raphaël, devant laquelle les gens viennent se recueillir.
L’époque où tu pouvais simplement entrer dans le Panthéon depuis la rue est malheureusement révolue. L’entrée coûte sept euros depuis le 1er juillet 2026 (augmentée des cinq euros initiaux) et tu dois te procurer les billets via le portail officiel du ministère de la Culture. Les citoyens de l’UE âgés de 18 à 25 ans paient deux euros, les enfants de moins de 18 ans et le premier dimanche du mois l’entrée est gratuite. Essayer de réserver un créneau dès l’ouverture du matin est le meilleur choix, car l’air à l’intérieur est encore agréablement frais et la lumière de l’oculus magique.
8. La Piazza Navona et la fontaine des Quatre-Fleuves

Depuis le Panthéon, tu peux te rendre directement à la Piazza Navona, qui a conservé jusqu’à aujourd’hui la forme allongée caractéristique du stade antique de Domitien, sur les ruines duquel elle fut construite. Au Moyen Âge s’y déroulaient des tournois de chevaliers et, au cours du XVIIe siècle, la place fut le théâtre de somptueuses fêtes aquatiques : la surface était délibérément inondée et la noblesse s’y promenait sur de petites barques.
L’espace est dominé par la superbe fontaine des Quatre-Fleuves du Bernin (Fontana dei Quattro Fiumi), qui symbolise les grands fleuves des quatre continents connus à l’époque. Selon une malicieuse légende urbaine, la statue représentant le Río de la Plata se voile le visage d’horreur pour ne pas avoir à regarder l’église Sant’Agnese in Agone, conçue par Borromini, le grand rival du Bernin. Les Romains adorent cette anecdote amusante et aiment la raconter aux touristes.
La place regorge d’artistes de rue, de caricaturistes et de musiciens, si bien qu’il y règne une atmosphère vivante et formidable, surtout en soirée. D’un point de vue gastronomique, c’est en revanche un véritable champ de mines : évite les restaurants avec vue sur la place à des kilomètres à la ronde. Ils représentent le pire des pièges à touristes de Rome et un simple cappuccino siroté à une table peut te coûter jusqu’à sept euros complètement absurdes.
9. Les musées du Vatican

Réserve idéalement une journée entière à l’État du Vatican et tu ne regretteras pas une seule minute. Les musées du Vatican reçoivent des millions de visiteurs par an et représentent un immense labyrinthe de couloirs, de palais reliés et de galeries, dont la longueur totale du parcours de visite atteint près de dix kilomètres. Tu y trouveras des collections d’une valeur inestimable, du groupe antique de Laocoon et ses fils à la superbe Galerie des cartes géographiques au magnifique plafond doré à caissons.
En sachant cela, tu dois impérativement acheter ton billet à l’avance via le site officiel du Vatican (il revient à environ 25 € frais compris), et cela sans hésiter soixante jours à l’avance. Nous avions choisi l’après-midi pour échapper à la plus grosse chaleur, mais la climatisation des musées ne suivait pas vraiment. Les voyageurs expérimentés conseillent donc d’y aller dès l’ouverture matinale vers huit heures, quand les sols viennent d’être lavés et que l’air est bien plus respirable.
Nous avions opté pour une visite avec audioguide et, même si au début nous étions déterminés à tout écouter, nous avons très vite compris que ce n’était tout simplement pas dans nos capacités. Il aurait fallu y passer une dizaine d’heures et nos jambes flanchaient déjà. Choisis donc uniquement les expositions qui t’intéressent vraiment, pour ne pas t’épuiser inutilement dès le premier tiers de cet immense complexe.
10. La chapelle Sixtine

La chapelle Sixtine se trouve tout au bout du parcours de visite des musées du Vatican et il n’existe aucun raccourci officiel pour y arriver directement. Nous connaissons tous les célèbres fresques de la voûte de Michel-Ange, qui y a passé quatre années d’un dur labeur sur un échafaudage en bois. Mais si tu aimes l’art, tu remarqueras aussi les magnifiques fresques latérales de Botticelli, du Pérugin ou de Ghirlandaio.
Il s’agit d’un lieu consacré, dont la fonction principale est de réunir le collège des cardinaux qui se rassemblent ici pour l’élection secrète d’un nouveau pape, le fameux conclave. C’est justement pour cette raison que des règles très strictes s’appliquent et que l’interdiction de photographier et de filmer vaut absolument pour tous. Les gardiens font sans cesse le tour de la chapelle, rappellent bruyamment les touristes au silence et, s’ils te surprennent avec ton téléphone, ils t’obligent à effacer la photo devant eux, non sans humiliation.
💡 Astuce : dans le coin arrière droit de la chapelle se trouve une porte discrète qui mène directement à l’escalier vers la basilique Saint-Pierre. Elle est officiellement réservée aux groupes organisés avec guide, mais parfois des touristes individuels parviennent à se glisser avec un grand groupe. Tu économises ainsi vingt minutes de marche et une nouvelle attente pénible dans la file du contrôle de sécurité dehors sur la place.
11. La basilique Saint-Pierre

Le poète Goethe aurait dit un jour qu’entrer dans la basilique Saint-Pierre, c’est comme entrer directement dans l’éternité, et je ne peux qu’être d’accord avec lui. C’est le plus grand et le plus fastueux édifice catholique du monde, dont les dimensions te sidèrent tout simplement. Dès l’entrée, la Pietà de marbre de Michel-Ange, protégée par une vitre pare-balles, t’accueille, et au milieu de l’immense nef se dresse le monumental baldaquin de bronze du Bernin.
L’entrée de la basilique elle-même est entièrement gratuite, ce qui attire logiquement d’immenses masses de gens du monde entier. Le principal obstacle est le contrôle de sécurité avec des détecteurs de métaux dignes d’un aéroport, installé dehors sur la place Saint-Pierre. La file de gens serpente couramment en saison autour de l’obélisque égyptien et l’attente peut se prolonger jusqu’à deux heures ; si tu veux l’éviter, tu dois arriver dès sept heures du matin.
N’oublie pas le dress code impitoyable que la garde suisse et les employés contrôlent sans la moindre pitié. Les épaules et les genoux doivent absolument être couverts, pour les hommes comme pour les femmes. Aucun débardeur, short court ou robe d’été au-dessus du genou ne passera, même si tu es resté une heure dehors sous un soleil à trente degrés. Glisse toujours dans ton sac un léger foulard large dont tu pourras t’envelopper élégamment avant d’entrer.
12. La montée à la coupole de la basilique

Lors de ta visite du Vatican, ne manque surtout pas la montée assez éprouvante à la coupole de la basilique Saint-Pierre, qui offre l’une des vues absolument les plus belles sur la symétrique place Saint-Pierre ainsi que sur les jardins du Vatican soigneusement entretenus. L’accès à la coupole est payant et tu trouveras l’entrée discrète sur le côté droit du portique de la basilique, juste avant l’entrée du sanctuaire principal.
Tu as deux possibilités pour monter. Soit tu fais tout le trajet à pied par les 551 marches pour huit euros, soit, pour dix euros, tu peux te soulager un peu et monter en ascenseur jusqu’au niveau du toit de la basilique. Les 320 dernières marches doivent toutefois toujours être gravies à pied, quoi que tu paies, car l’ascenseur ne va pas plus haut.
Cette dernière partie longe la coque même de la coupole, les murs s’inclinent nettement vers l’intérieur et l’escalier se resserre en une spirale étroite, où tu dois te tenir à une grosse corde. L’espace est plutôt claustrophobe et, en été, l’air ne circule pas, si bien que tu transpires abondamment. Ta récompense sera cependant une vue inoubliable depuis la galerie supérieure, où tu auras tout Rome et le Tibre comme dans le creux de ta main.
13. La place Saint-Pierre et l’audience papale

Si tu te rends au Vatican, tu ne pourras certainement pas éviter l’immense place Saint-Pierre (Piazza San Pietro). C’est une œuvre architecturale unique de Gian Lorenzo Bernini du milieu du XVIIe siècle et ses dimensions sont tout simplement fascinantes, car elle peut accueillir jusqu’à quatre cent mille fidèles. La place est bordée d’une immense colonnade elliptique aux centaines de colonnes, censée symboliser les bras ouverts de l’Église.
Le centre de la place est dominé par un obélisque égyptien de trois cent trente et une tonnes et de vingt-cinq mètres de haut, que l’empereur Caligula fit apporter à Rome, et par deux ravissantes fontaines symétriques. Si tu te places sur les disques de marbre spécialement marqués sur le pavé entre l’obélisque et les fontaines, un miracle d’optique se produit et les quatre rangées de colonnes de la colonnade se fondent en un parfait alignement en une seule et unique rangée.
Chaque mercredi matin s’y tient l’audience papale régulière, à l’atmosphère inoubliable. Les billets sont entièrement gratuits et tu peux les retirer auprès de la garde suisse la veille, ou en faire la demande en ligne. Même avec un billet, tu dois cependant te lever tôt et occuper une place près des barrières en bois dès sept heures et demie du matin pour voir le Saint-Père dans sa papamobile de très près.
14. Le château Saint-Ange (Castel Sant’Angelo)

Le château Saint-Ange est un édifice monumental de plan circulaire qui se dresse sur la rive du Tibre, à deux pas du Vatican. Il fut à l’origine construit dans l’Antiquité comme mausolée de l’empereur Hadrien, mais au cours des siècles tumultueux, il fut transformé en forteresse imprenable, en sombre prison (où souffrit aussi le philosophe Giordano Bruno) et enfin en luxueuse résidence papale aux magnifiques fresques.
Un passage secret surélevé dans les remparts, appelé Passetto di Borgo, le relie encore aujourd’hui au Vatican : les papes y fuyaient jadis vers la sécurité lors des pillages de Rome. La visite du château est un fascinant voyage dans le temps, où tu empruntes la rampe hélicoïdale antique d’origine, jettes un œil dans les cachots et découvres les appartements Renaissance où s’est écrite l’histoire.
Le meilleur t’attend cependant tout en haut, sur le toit. Depuis la terrasse supérieure, juste sous l’immense statue de bronze de l’archange saint Michel qui rengaine son épée, s’ouvre une fantastique vue à 360 degrés sur toute la ville. C’est une étape absolument idéale après la visite du Vatican, particulièrement magique au coucher du soleil, quand la coupole de Saint-Pierre se teinte d’or.
15. Le pont Saint-Ange (Ponte Sant’Angelo)

C’est l’un des ponts les plus beaux et les plus emblématiques de toute Rome qui te mène directement au château Saint-Ange. Le pont Saint-Ange (Ponte Sant’Angelo) fut construit à l’origine dès le IIe siècle de notre ère pour relier le mausolée d’Hadrien au centre-ville sur l’autre rive du Tibre, et il est aujourd’hui encore exclusivement piéton, ce qui en fait un endroit parfait pour une promenade.
Ce qui rend ce pont si exceptionnel, ce sont les dix statues de marbre spectaculaires d’anges qui le bordent des deux côtés. Ces statues furent conçues par le génial sculpteur baroque Gian Lorenzo Bernini et chacune tient l’un des instruments de la Passion du Christ, par exemple la couronne d’épines, le fouet ou la croix. Le Bernin en a sculpté deux lui-même, mais elles ont finalement été déplacées dans une église pour ne pas être abîmées par le temps, et ce sont leurs copies qui se dressent sur le pont.
C’est l’un des endroits les plus photogéniques de la ville, où tout le monde veut faire une photo souvenir avec le château en arrière-plan. Si tu veux profiter du pont sans les centaines d’autres touristes qui s’y pressent en journée, viens soit tôt le matin, un café à la main, soit au contraire tard le soir, quand les anges sont magnifiquement éclairés et se reflètent dans les eaux sombres du fleuve.
16. Les escaliers de la place d’Espagne

Si tu adores le film culte Vacances romaines avec Audrey Hepburn, tu voudras sûrement dénicher la photo parfaite sur les escaliers de la place d’Espagne. Ces élégantes marches montent de la fontaine de la Barcaccia du Bernin jusqu’à l’église française Trinità dei Monti et, au printemps, elles sont magnifiquement décorées de centaines d’azalées multicolores en fleurs, ce qui est absolument splendide.
De loin, les marches paraissent extrêmement tentantes pour se reposer après une longue marche, mais ne le fais surtout pas. Depuis 2019, une interdiction stricte de s’asseoir sur les marches de marbre s’applique et la police en gilets réfléchissants la fait activement respecter. Si tu t’accroupis ne serait-ce qu’un peu, tu entendras aussitôt un coup de sifflet et, si tu n’obéis pas, tu risques une amende de 250 à 400 euros, ce qui alourdirait joliment le prix de ta sortie.
Sur la petite place au pied des escaliers, fais aussi très attention aux arnaqueurs peu scrupuleux. Ils s’approchent souvent avec un large sourire et, en une seconde, tentent de fourrer une rose dans la main d’une femme ou de te nouer un bracelet au poignet en prétendant que c’est un cadeau. Dès que tu l’acceptes, ils réclament de l’argent avec beaucoup d’insistance, et parfois même d’agressivité ; la seule défense est l’ignorance absolue et zéro contact visuel.
17. Le quartier commerçant autour de la Via Condotti

À deux pas des escaliers de la place d’Espagne, autour de la Piazza di Spagna, s’étend le quartier commerçant le plus prestigieux de toute Rome. Aujourd’hui, dans des rues comme la Via Condotti ou la Via Borgognona, tu trouveras les marques de mode les plus luxueuses, de Prada à Gucci, mais ce secteur était déjà réputé bien plus tôt dans l’histoire et les riches voyageurs aristocrates s’y arrêtaient dans le cadre de leur traditionnel Grand Tour d’Europe.
À l’époque romantique, de célèbres artistes et poètes affluaient ici. De grands noms comme John Keats, Lord Byron, Balzac ou le compositeur Richard Wagner y ont laissé leur empreinte. La maison où mourut le jeune poète anglais Keats se trouve juste à côté des escaliers de la place d’Espagne et fonctionne aujourd’hui comme un très joli et paisible musée consacré aux romantiques anglais, où tu peux te réfugier loin de l’agitation de la rue.
Même si tu ne comptes pas dépenser des milliers d’euros pour un nouveau sac italien, une promenade dans ces rues en vaut vraiment la peine. Les vitrines sont magnifiquement mises en scène, les gens y sont impeccablement habillés et tu peux y respirer la vraie élégance italienne, qu’on appelle la bella figura. Fais juste attention aux prix dans les cafés historiques du coin, car un café siroté à une table avec vue sur les boutiques peut te coûter jusqu’à cinq euros.
18. Le romantique Trastevere
Le Trastevere est l’incarnation même de la vraie image de cinéma de l’Italie. Tu y trouveras des ruelles médiévales sinueuses, du linge qui sèche sur des cordes entre les fenêtres et de vieilles maisons ocre couvertes de lierre grimpant. En journée, c’est relativement calme, mais dès que la nuit tombe, le quartier s’anime d’une manière incroyable et il devient presque impossible de passer autour de la Piazza Trilussa.

C’est un paradis reconnu pour tous les amateurs de bonne cuisine. Lukáš et moi y avons dégusté, dans une trattoria cachée, des cacio e pepe absolument parfaits au fromage et de croustillants supplì frits (des boulettes de riz à la mozzarella), un vrai paradis pour les végétariens. Les amateurs de viande viennent quant à eux du monde entier pour la traditionnelle carbonara romaine ou l’amatriciana, qu’on prépare ici sans doute mieux que partout ailleurs en ville.
Les restaurants du coin sont généralement pleins à craquer après huit heures du soir ; donc si tu as repéré un établissement précis, fais plutôt une réservation à l’avance. Si tu veux capter l’atmosphère sans les pires foules de touristes une bière à la main, dirige-toi vers la partie sud du quartier, en direction de la magnifique basilique Santa Cecilia, où le calme et l’authenticité sont bien plus grands.
19. Le marché du Campo de’ Fiori
Le Campo de’ Fiori est la seule grande place romaine du centre qui ne soit pas dominée par une église fastueuse, mais par la sombre et un peu sinistre statue du philosophe brûlé Giordano Bruno, qui paya ici de sa vie ses idées hérétiques au XVIIe siècle. Aujourd’hui, cette place est surtout connue pour ses marchés quotidiens de fruits frais, de légumes, d’épices parfumées et de fleurs.

C’est paraît-il l’un des endroits les plus authentiques du centre de Rome, même si, ces dernières années, on y trouve aussi beaucoup de stands vendant des paquets touristiques hors de prix de pâtes colorées et de limoncello. Nous y sommes arrivés pile au bon moment, alors que nous avions besoin de nous rafraîchir après une longue marche, et nous avons acheté une pastèque coupée délicieusement sucrée, même si, à notre goût, il y en avait un peu peu pour trois euros. 😅
Arrête-toi absolument à la boulangerie traditionnelle Forno Campo de’ Fiori, qui existe depuis le XIXe siècle, et achète une pizza bianca fraîche. C’est une pâte fine toute simple, badigeonnée uniquement d’une huile d’olive de qualité et saupoudrée de gros sel. Ça semble ordinaire, mais c’est un incroyable délice que tu peux prendre à la main et grignoter en te promenant dans les ruelles environnantes.
20. Le ghetto juif et les artichauts
À deux pas au sud-est du Campo de’ Fiori se trouve l’ancien quartier juif, l’un des tout premiers d’Europe. C’est un secteur extrêmement calme et charismatique, à l’histoire très mouvementée, mais qui compte aujourd’hui parmi les meilleurs recoins culinaires de toute Rome. L’architecture y est différente, les ruelles encore plus étroites, et l’imposant bâtiment de la Grande Synagogue domine le tout.

Si tu viens ici, tu dois absolument goûter la spécialité locale : les Carciofi alla Giudia, autrement dit les artichauts à la juive. Lukáš et moi les avons essayés et c’est un vrai délice végétarien. L’artichaut entier est frit deux fois à feu vif dans de l’huile d’olive chaude, si bien que ses feuilles s’ouvrent comme une fleur dorée et deviennent incroyablement croustillantes, tandis que le cœur reste bien tendre.
En te promenant dans le ghetto, n’oublie pas d’aller jusqu’à la petite Piazza Mattei, où se cache la ravissante fontaine des Tortues (Fontana delle Tartarughe) du XVIe siècle. Elle représente quatre jeunes hommes qui lèvent les bras et poussent doucement de petites tortues de bronze dans l’eau. C’est l’une des fontaines les plus mignonnes de la ville et, contrairement à celle de Trevi, tu ne t’y écraseras pas au milieu de milliers de gens.
21. La Piazza del Popolo
La Piazza del Popolo, littéralement la place du Peuple, est l’une des places les plus vastes et les plus impressionnantes de toute Rome. Elle servait d’entrée nord principale de la ville pour tous les pèlerins et visiteurs qui arrivaient ici depuis des siècles par l’antique voie romaine Via Flaminia. Aujourd’hui, c’est un point de départ parfait pour explorer le centre, car trois artères principales, le fameux trident, en rayonnent.

Le centre de la place est dominé par un immense obélisque égyptien qui date du XIIIe siècle avant notre ère et se dressait à l’origine dans l’antique Circus Maximus avant d’être déplacé ici. La place est entourée de cafés de tous côtés, il y règne toujours une grande animation, et sur son côté sud se dressent deux églises baroques presque identiques qui créent une belle symétrie.
À l’intérieur de la discrète église Santa Maria del Popolo, juste à côté de l’ancienne porte de la ville, se cache un véritable trésor artistique. Dans une chapelle latérale sont accrochées deux toiles absolument saisissantes du maître du clair-obscur, le Caravage (La Crucifixion de saint Pierre et La Conversion de saint Paul). L’entrée de l’église est gratuite, apporte juste quelques pièces de monnaie à glisser dans l’automate pour éclairer un instant ces tableaux géniaux.
22. Les jardins du Pincio
Quand tu te tiens sur la Piazza del Popolo et que tu regardes vers l’est, tu aperçois de monumentales rangées de terrasses verdoyantes qui s’élèvent au-dessus de la ville. Ce sont les jardins du Pincio, l’un des parcs les plus beaux et les plus romantiques de Rome. La montée des marches est un peu éprouvante par la chaleur estivale, mais la récompense au sommet vaut chaque goutte de sueur.

Depuis la vaste terrasse panoramique Terrazza del Pincio s’ouvre une large vue sur toute la place juste en contrebas, sur une mer de toits en terre cuite et sur la majestueuse coupole de la basilique Saint-Pierre qui se dresse à l’horizon. Demande à n’importe quel Romain où emmener sa moitié en rendez-vous et cette terrasse figurera sûrement très haut sur sa liste.
Le meilleur moment pour venir ici est sans conteste la fin d’après-midi, juste avant le coucher du soleil. Le ciel se teinte de nuances orange et violettes, les musiciens de rue commencent à jouer de la guitare et la ville se prépare pour la soirée. Il y a plein de bancs, l’ombre des grands arbres, et tu peux te reposer un moment loin de la circulation folle et bruyante des rues en contrebas.
23. La Villa Borghèse et son parc
Les jardins du Pincio se prolongent naturellement dans le vaste parc de la Villa Borghèse, qui fait office de poumon vert de toute Rome et offre une échappatoire parfaite au bruit de la grande ville. C’est un refuge absolument parfait pour les familles avec enfants qui ont perdu patience avec les ruines antiques et ont besoin de courir un peu dans la nature.

Tu peux y mettre ta tête à l’abri du soleil brûlant sous les larges couronnes des pins, louer des rosalies à pédales pour toute la famille ou faire un tour en petite barque de bois sur le lac artificiel près du temple dédié au dieu Esculape. Une promenade dans ces allées ombragées est en été un vrai baume pour l’âme et les jambes fatiguées.
En flânant dans le parc, tu tomberas aussi sur d’intéressants monuments techniques, comme la vieille horloge à eau du XIXe siècle, qui fonctionne encore selon le principe de l’eau qui s’écoule. À la lisière de tout ce complexe verdoyant, tu trouveras aussi le parc zoologique Bioparco, une autre excellente idée si tu voyages avec de plus jeunes enfants et que tu veux varier le programme historique.
24. La galerie Borghèse
En plein cœur du parc se cache la superbe galerie Borghèse (Galleria Borghese) du même nom, qui abrite l’une des meilleures collections d’art de la Renaissance et du baroque du monde entier. Le cardinal Scipion Borghèse y a rassemblé au XVIIe siècle des œuvres saisissantes que les amateurs d’art viennent aujourd’hui admirer des quatre coins de la planète.

Tu y verras les sculptures de marbre du Bernin à couper le souffle, comme Apollon et Daphné ou l’Enlèvement de Proserpine, où la pierre sous les mains du dieu des enfers a l’air de chair humaine tendre, ainsi que les toiles sombres et géniales du Caravage. Ici, pas de décision de dernière minute : la galerie n’accepte pas les visiteurs venus de la rue et la réservation des billets à l’avance est absolument obligatoire (le billet coûte environ 18 €).
Les visites fonctionnent par stricts créneaux de deux heures et la capacité est limitée à seulement 360 personnes, si bien que tu ne t’y écrases jamais et que tu profites vraiment de l’art de premier plan en toute tranquillité. Au bout de deux heures, les employés de la galerie te font toutefois sortir sans concession pour libérer la place au groupe suivant, et les billets disparaissent du site officiel plusieurs semaines à l’avance : ne tarde donc pas à les acheter.
25. La Galerie nationale (GNAM)
À deux pas de la Villa Borghèse, à la lisière nord du parc, tu trouveras l’imposant bâtiment blanc de la Galerie nationale d’art moderne (Galleria Nazionale d’Arte Moderna, en abrégé GNAM). La plupart des touristes viennent à Rome exclusivement pour l’Antiquité et le baroque, si bien qu’ils négligent souvent ce musée moderne, ce qui est vraiment dommage si tu t’intéresses ne serait-ce qu’un peu aux courants artistiques plus récents.

On y trouve la plus grande collection d’art moderne italien et étranger d’Italie, des XIXe et XXe siècles. Pendant la visite, tu verras de fantastiques œuvres de grands maîtres comme Vincent van Gogh, Gustav Klimt, Paul Cézanne, Claude Monet ou Jackson Pollock, le tout magnifiquement mis en scène dans de vastes salles.
L’énorme avantage de cette galerie est le calme et l’espace absolus. Contrairement aux musées bondés du Vatican, tu ne te bousculeras pas ici avec des foules de gens armés de parapluies. Tu peux te promener en silence dans les salles lumineuses, profiter d’une climatisation qui fonctionne à coup sûr et admirer l’art à ton propre rythme, sans sentir qu’on te pousse sans cesse vers l’avant.
26. La Bouche de la Vérité (Bocca della Verità)
Un autre endroit énormément popularisé par le film romantique Vacances romaines se trouve dans le portique de la discrète église Santa Maria in Cosmedin, près du Tibre. Il s’agit d’un masque de visage en marbre pesant plus d’une tonne, qui représente probablement un dieu païen des mers ou servait dans l’Antiquité de plaque d’égout décorée.

Aujourd’hui, ce masque est devenu une immense attraction touristique, surtout grâce à une légende médiévale qui en a fait le premier détecteur de mensonges au monde. Selon la légende, la Bouche de la Vérité mord la main de tout menteur qui la glisse dans sa bouche de pierre entrouverte, ce qu’ont testé avec le sourire, il y a des années, les héros du film Audrey Hepburn et Gregory Peck.
Si tu veux essayer toi-même ce rituel amusant et te faire la célèbre photo, prépare-toi à une file plutôt longue qui se forme devant l’église pratiquement toute la journée. Glisser la main est gratuit, mais on attend une petite contribution dans la tirelire à l’entrée de l’église, qui abrite d’ailleurs de belles mosaïques médiévales et vaut bien une courte visite.
27. Le quartier Testaccio et la gastronomie traditionnelle
Si tu en as assez des ruines antiques et que tu rêves de découvrir la vraie vie locale, sans fard, rends-toi derrière la colline de l’Aventin, dans le vieux quartier ouvrier de Testaccio. Tu n’y trouveras certes pas beaucoup de monuments classiques et tu dois t’y rendre en métro depuis le centre, mais pour tous les amateurs de cuisine italienne, c’est un passage obligé.

Le cœur de tout ce secteur est le marché moderne et vitré Mercato di Testaccio, où ça vit incroyablement chaque jour. Les habitants y achètent des légumes frais, discutent par-dessus les étals, et tu peux y prendre aux stands un excellent plat à emporter et l’accompagner d’un vin servi dans des gobelets en plastique pour quelques euros.
Lukáš et moi nous y sommes régalés d’un parfait cacio e pepe au fromage et d’un maritozzo sucré (une brioche romaine traditionnelle fourrée d’une énorme quantité de chantilly), tandis que pour les amateurs de classiques, c’est le centre des plats d’abats. La cuisine romaine traditionnelle est en effet née justement ici, près des anciens abattoirs, et des touristes du monde entier viennent y goûter des spécialités comme la trippa alla romana ou la queue de bœuf, même si nous, nous résistons à ces plats de viande avec le sourire. ☺️
Le soir, pousse la porte d’une pizzeria bruyante du coin, où personne ne te parlera anglais et où le menu n’aura pas de photos en couleur. C’est justement là, loin des pièges à touristes hors de prix du Vatican, que tu vivras le vrai Rome, celui où tu voudras sans cesse revenir.
Carte des lieux à voir pour ton téléphone
Rome hors des foules : 13 endroits où les touristes ne vont pas
Une fois les classiques incontournables cochés, la partie la plus amusante commence. Voici le Rome que connaissent plutôt les locaux que les touristes — et pourtant, la plupart de ces endroits sont à distance de marche des arrêts où s’entassent les foules. Certains sont même totalement gratuits.
28. La basilique San Clemente et ses trois étages d’histoire
Si tu aimes l’histoire et que tu veux vivre en personne la façon dont Rome s’est littéralement empilée sur elle-même au fil des siècles, cet endroit va t’enthousiasmer. La basilique San Clemente ne paie pas de mine de l’extérieur, mais elle abrite à l’intérieur une incroyable machine à remonter le temps. Tu entres d’abord dans une superbe église du XIIe siècle, pleine de saisissantes mosaïques médiévales et d’un beau décor de marbre.

Mais ce n’est que le début, car l’essentiel se cache sous terre. Dès que tu descends les marches, tu te retrouves dans une basilique plus ancienne du IVe siècle, longtemps entièrement ensevelie. Et si tu oses descendre encore plus profond, tu arrives jusqu’au premier siècle de notre ère, où tu exploreras une maison romaine antique et un mystérieux temple païen du dieu Mithra. Il est absolument fascinant d’entendre couler la source souterraine qui murmure sombrement ici depuis des milliers d’années.
Prévois environ une heure pour explorer les trois étages. 💡 Astuce : l’entrée du sous-sol est payante et je recommande d’acheter les billets à l’avance en ligne sur le site officiel pour éviter l’attente. L’église se trouve à quelques pas seulement du Colisée, tu peux donc facilement y aller après sa visite.
29. Le trou de serrure de l’Aventin et le Jardin des orangers
Qui ne voudrait pas voir la plus célèbre coupole italienne sous un angle totalement différent ? Au sommet de la colline de l’Aventin, tu trouveras une discrète porte verte au siège des Chevaliers de Malte, devant laquelle se forme souvent une petite grappe de curieux. Quand tu jettes un œil dans le trou de serrure, une vue parfaite s’offre à toi sur la basilique Saint-Pierre, précisément encadrée par une haie taillée. C’est certes juste un petit jeu express, mais il a un charme immense.

Juste à côté se trouve le Jardin des orangers (Giardino degli Aranci), sans exagération l’un des endroits les plus romantiques de toute la ville. En plein été, les Romains eux-mêmes viennent y chercher refuge, car les grands arbres offrent l’ombre tant recherchée et s’asseoir sur un banc est tout simplement un baume pour l’âme. Surtout au printemps, quand les arbres fleurissent et embaument, on se croirait ici dans un conte de fées.
💡 Astuce : viens ici idéalement en fin d’après-midi. Depuis la terrasse panoramique du jardin s’ouvre en effet l’une des plus belles vues sur Rome au coucher du soleil. Tu y accèdes par une agréable montée à pied depuis la station de métro Circo Massimo et cela te prend environ une heure, photos comprises.
30. Le quartier Coppedè
Oublie un instant les ruines antiques et les célèbres palais Renaissance. À deux pas du centre se cache le quartier Coppedè, architecturalement absolument unique, qui semble tout droit sorti d’un livre de fantasy un peu sombre. L’architecte Gino Coppedè a laissé libre cours à son imagination au début du XXe siècle et a mêlé Art nouveau, gothique, baroque et éléments médiévaux en un ensemble fascinant et parfois même bizarre.

Déjà, l’entrée même du quartier, sous une arche richement décorée avec un immense lustre en fer forgé, coupe le souffle. Juste derrière, tu découvriras la fontaine des Grenouilles (Fontana delle Rane), où les Beatles eux-mêmes se seraient jadis baignés après un concert. Les villas alentour sont ornées de mosaïques colorées, de fresques, de tourelles et même de toiles d’araignée en fer forgé.
Ce secteur est fantastique pour une promenade tranquille, car les touristes ordinaires n’y vont presque jamais et tu peux observer tranquillement chaque détail fou des façades. 💡 Astuce : une demi-heure suffit largement pour l’explorer. Le mieux est de combiner le quartier avec une visite de la galerie Borghèse toute proche, à seulement un quart d’heure à pied.
31. Centrale Montemartini — des statues antiques parmi les turbines
L’association de l’art antique et de l’architecture industrielle peut sembler un peu étrange, mais crois-moi, le résultat est littéralement à couper le souffle. La Centrale Montemartini était la première centrale électrique publique de Rome, qui fournissait de l’énergie à la ville. Aujourd’hui, dans ses immenses halls lumineux, tu trouveras une annexe des musées du Capitole, où des statues antiques sont exposées juste à côté de massifs moteurs diesel noirs et de turbines à vapeur.

Ce contraste saisissant entre le marbre blanc délicat et la lourde machinerie crée une atmosphère absolument unique. Tu auras l’impression de te retrouver dans un film de science-fiction moderne. Grand avantage supplémentaire : contrairement aux musées du Vatican, tu n’y croiseras qu’une poignée de gens et pourras donc tout observer tranquillement, sans bousculade.
💡 Astuce : le musée se trouve dans le quartier d’Ostiense, où tu accèdes facilement par la ligne B du métro (descends à la station Garbatella). Si tu aimes les photos originales et que tu veux échapper un moment aux foules du centre, cet endroit en vaut vraiment la peine. Prévois environ une heure et demie et n’hésite pas à y venir même avec de plus grands enfants, la technique va sûrement les enthousiasmer.
32. La Galleria Sciarra
Quand tu te fraieras un chemin dans la foule de la fontaine de Trevi et que tu auras absolument besoin d’un instant de calme, il te suffit d’avancer de quelques ruelles étroites. C’est là que se cache la Galleria Sciarra, une magnifique cour intérieure du XIXe siècle, vitrée et richement décorée de saisissantes fresques Art nouveau. La plupart des gens passent devant sans la remarquer, car depuis la rue, on ne voit pas du tout cette merveille.

Tout l’espace célèbre la beauté, la force et le rôle des femmes dans la société. Sur les murs, tu verras des figures symbolisant des vertus comme la patience, la justice ou la fidélité, le tout dans des couleurs magnifiquement vives. Grâce au toit vitré, il y règne en plus une lumière superbe qui donne encore plus de profondeur aux fresques. C’est tout simplement la parfaite démonstration que Rome sait surprendre à chaque coin de rue.
La cour sert de passage ordinaire entre les bâtiments, donc l’entrée est entièrement gratuite. 💡 Astuce : elle n’est ouverte que les jours ouvrés, aux heures de bureau ; le week-end, les grilles sont malheureusement fermées. L’arrêt ne te prendra que dix minutes, mais il enrichira sûrement ta journée d’une belle expérience sans file d’attente.
33. La Via Appia Antica et les catacombes
Tous les chemins mènent à Rome, mais celui-ci fut le tout premier et le plus important de tous. La Via Appia Antica est une autoroute antique qui te fait instantanément remonter de deux mille ans dans le temps. C’est aujourd’hui une route paisible bordée de grands pins, à l’immense pavage de pierre d’origine, le long de laquelle se dressent les vestiges de tombes, de mausolées et de statues antiques. C’est une superbe échappatoire à la grande ville bruyante, en pleine verdure.

Le long du chemin se trouvent en plus de vastes catacombes souterraines, par exemple San Callisto ou San Sebastiano, où furent enterrés les premiers chrétiens. La visite des couloirs sombres et étroits cachés profondément sous terre est un peu glaçante, mais un spectacle extrêmement captivant qui te montrera un tout autre visage de Rome.
💡 Astuce : la meilleure façon d’explorer ce secteur est de louer un vélo directement au début du parcours. Le week-end, la route est entièrement fermée à la circulation automobile, on y roule et on s’y promène donc en toute sécurité. Prévois sans hésiter une demi-journée pour cette sortie et emporte quelque chose de bon pour un petit pique-nique.
34. La Domus Aurea — la maison dorée de Néron
L’empereur Néron était connu pour son extravagance et son palais ne faisait certainement pas exception. La Domus Aurea, autrement dit la Maison dorée, était un immense complexe luxueux qu’il fit construire après le grand incendie de Rome. Après sa mort, les empereurs suivants tentèrent d’effacer son héritage ; ils recouvrirent donc délibérément le palais de terre et construisirent par-dessus de nouveaux bâtiments, dont le Colisée tout proche.

Aujourd’hui, tu peux descendre profondément sous terre et parcourir d’immenses salles sombres qui brillaient jadis d’or et de pierres précieuses. Le meilleur de toute la visite, c’est l’utilisation de la réalité virtuelle, qui te montre en plein milieu des fouilles à quoi ressemblait le palais, incroyablement coloré et fastueux, il y a deux mille ans. C’est une expérience qui te donne la chair de poule.
Les visites se font exclusivement avec un guide et il est absolument nécessaire de les réserver en ligne, car la capacité est très limitée à cause des travaux archéologiques en cours. 💡 Astuce : à l’intérieur, la température reste stable, autour de 15 degrés, alors n’oublie pas d’emporter un sweat ou un léger pull même en plein été le plus caniculaire.
35. La basilique Sainte-Marie-Majeure
Cette magnifique église fait partie des quatre grandes basiliques papales de Rome et, même si elle n’est peut-être pas aussi célèbre que celle du Vatican, son intérieur te coupe le souffle. La basilique Sainte-Marie-Majeure s’enorgueillit de mosaïques antiques conservées du Ve siècle et d’un impressionnant plafond à caissons. Celui-ci serait doré avec le tout premier or que Christophe Colomb rapporta d’Amérique en Europe.

Une très belle légende lui est aussi liée. Elle aurait été construite exactement à l’endroit où, en plein mois d’août caniculaire, la neige serait tombée soudainement. On commémore encore aujourd’hui cet événement miraculeux chaque année, le 5 août, en faisant descendre du plafond des milliers de pétales blancs de roses, un spectacle incroyablement romantique et émouvant.
💡 Astuce : l’entrée de la basilique est gratuite et la file au contrôle de sécurité devant l’entrée est généralement minime. N’oublie cependant pas une tenue appropriée couvrant épaules et genoux. Les gardiens locaux sont intransigeants et ne te laisseront pas entrer en débardeur ou en short, même après une longue insistance.
36. Les musées du Capitole et la Piazza del Campidoglio
Juste au-dessus du célèbre Forum romain se trouve la superbe Piazza del Campidoglio, conçue par nul autre que Michel-Ange lui-même. Rien que la montée par les élégantes et larges marches est une énorme expérience. La place est bordée de palais historiques qui abritent les musées du Capitole, considérés comme les tout premiers musées publics au monde.

À l’intérieur, tu trouveras de véritables joyaux de l’art antique romain. On y voit la célèbre statue de bronze de la Louve du Capitole qui allaite Romulus et Rémus, ou l’immense statue équestre de l’empereur Marc Aurèle, dont une copie exacte se dresse aussi dehors sur la place. Toute la collection est bien plus intime et paisible que celle du Vatican, tu profites donc de l’art sans stress ni bousculade.
Le couloir souterrain qui relie les deux bâtiments du musée offre en plus une vue fantastique sur tout le Forum romain. 💡 Astuce : les musées sont vraiment immenses, prévois donc au moins deux à trois heures pour la visite. Mieux vaut vraiment acheter les billets à l’avance en ligne pour ne pas t’attarder inutilement dans la file de la caisse.
37. Les thermes de Caracalla
Si tu veux vraiment comprendre à quel point les Romains bâtissaient de façon monumentale et grandiose, tu ne dois pas manquer cet immense complexe de brique. Les thermes de Caracalla pouvaient accueillir jusqu’à 1600 personnes à leur époque et ce n’était pas seulement un lieu d’hygiène, mais aussi de rencontres sociales, de sport et de lecture dans les vastes bibliothèques du lieu.

Même s’il ne reste aujourd’hui que des murs nus s’élevant à une hauteur vertigineuse, la taille de tout le site est absolument sidérante. Tu te promèneras entre les vestiges de bassins, de gymnases et de superbes mosaïques de sol, remarquablement conservées à de nombreux endroits. C’est un endroit bien plus calme que le centre-ville, plein de verdure et d’une ombre agréable de pins.
💡 Astuce : pour mieux imaginer la beauté d’origine avec ses revêtements de marbre et ses statues, je recommande de payer un supplément à l’entrée pour un audioguide en réalité virtuelle. Le complexe est vaste et il peut faire vraiment chaud en été, une bouteille d’eau est donc indispensable. Heureusement, on y trouve les fontaines romaines classiques, les fameux nasoni, dont environ deux mille cinq cents sont disséminés dans toute la ville.
38. Le Gianicolo — panorama et canon de midi
Cette colline ne fait certes pas partie des sept célèbres collines originelles de Rome, mais elle offre peut-être bien le tout meilleur panorama sur toute la ville. La colline du Gianicolo domine le quartier du Trastevere et c’est l’endroit idéal pour une promenade tranquille avec vue sur toutes ces coupoles, tours et monuments emblématiques. En été, cale bien la montée, car par une chaleur de trente-cinq degrés, le chemin vers le haut est une vraie corvée, même pour les marcheurs endurcis.

Si tu y montes le matin, essaie de caler ton arrivée sur la place panoramique Piazza Garibaldi pile à midi. Chaque jour, à midi, on tire traditionnellement au canon historique, un rituel intéressant instauré par le pape dès le XIXe siècle pour synchroniser le carillon de toutes les églises romaines.
💡 Astuce : la montée à pied est assez éprouvante en été. Tu peux facilement t’épargner l’ascension en prenant le bus local, qui te dépose tout en haut, puis redescendre confortablement et sans effort à pied dans les pittoresques ruelles du Trastevere.
39. La basilique Saint-Paul-hors-les-Murs
La plupart des touristes se contentent d’admirer le Vatican et manquent honteusement ce joyau architectural à cause de sa position un peu à l’écart du centre. La basilique Saint-Paul-hors-les-Murs est pourtant la deuxième plus grande basilique de Rome et son immense intérieur, avec une véritable forêt de colonnes et de superbes mosaïques dorées, dégage une majesté et une noblesse absolues.

Le détail de loin le plus intéressant est la frise de médaillons avec les portraits de tous les papes passés, qui court haut sous le plafond tout le long du pourtour de la nef. Selon une vieille légende, la fin du monde surviendra dès qu’il n’y aura plus de place dans la rangée pour le portrait du pape suivant (même si l’Église trouve bien sûr toujours un nouvel emplacement libre).
💡 Astuce : la basilique se trouve juste à la station de la ligne B du métro, le trajet depuis le centre est donc très rapide et intuitif. L’entrée de la basilique est gratuite et, grâce à sa position à l’écart des grands itinéraires, tu profiteras ici d’un calme agréable sans foule ni longues files, ce qui n’a pas de prix à Rome.
40. Le quartier EUR et le Quadrato della Concordia
Pour terminer, j’ai quelque chose pour les amateurs d’architecture moderne, même si elle est un peu controversée. Mussolini fit construire le quartier EUR pour une exposition universelle prévue qui, à cause de la guerre, n’eut finalement jamais lieu. Tout le secteur est plein de larges boulevards, de formes géométriques précises et de bâtiments monumentaux en marbre blanc.

Le bâtiment le plus connu est indiscutablement le Palazzo della Civiltà Italiana, surnommé, à cause de sa forme particulière, le Colisée carré (Quadrato della Concordia). Aujourd’hui, la maison de mode Fendi a son siège dans ce bâtiment emblématique et tout le quartier a une allure totalement différente du reste de Rome, au point que tu as l’impression de te trouver dans un futur utopique tout droit sorti d’un film.
💡 Astuce : tu accèdes facilement au quartier EUR par la ligne B du métro. C’est un endroit formidable pour une promenade en soirée, quand le Colisée carré est magnifiquement éclairé, et tu y trouveras aussi un beau parc avec un lac artificiel, où ce sont surtout les habitants qui viennent se détendre après le travail.
Ce qu’on peut voir à Rome totalement gratuitement
Vous me demandez souvent ce qui est gratuit à Rome, car la métropole italienne sait parfois bien vider le porte-monnaie. La vérité, c’est pourtant que le meilleur de toute la ville ne coûte pas un centime, puisque les rues elles-mêmes fonctionnent comme un immense musée à ciel ouvert. Pour profiter à pleines gorgées de la vraie atmosphère italienne, il te suffit de bonnes chaussures et d’une envie de découvrir. Voici la liste de mes endroits préférés pour lesquels tu n’as absolument rien à payer :
- Le Panthéon de l’extérieur et la Piazza della Rotonda : même si l’entrée du temple coûte 7 € depuis juillet 2026, la vue majestueuse sur les colonnes antiques depuis la place animée et l’ambiance du soir sont entièrement gratuites.
- La basilique Saint-Pierre et la place Saint-Pierre : l’entrée du plus grand sanctuaire chrétien du monde n’est soumise à aucun droit, tu dois juste t’armer de patience et faire une longue file au contrôle de sécurité.
- La fontaine de Trevi depuis la rue : depuis février 2026, la descente directe jusqu’au bassin emblématique coûte certes deux euros, mais la vue à couper le souffle d’en haut, depuis la rue, par-dessus les statues de marbre, reste heureusement gratuite.
- Les escaliers de la place d’Espagne : un endroit magnifique pour les photos et pour observer l’agitation de la ville, fais juste bien attention à ne pas t’asseoir sur les marches sous peine d’une lourde amende.
- La Piazza Navona et le Campo de’ Fiori : deux places romaines absolument emblématiques pleines d’artistes de rue, de fontaines et de palais historiques, que tu apprécieras le mieux lors d’une lente promenade.
- Le quartier du Trastevere : les ruelles romantiques les plus charmantes, couvertes de lierre, avec la meilleure ambiance du soir, où Lukáš et moi flânons pendant des heures.
- La colline du Gianicolo : si tu cherches le tout plus beau panorama sur toute la ville, c’est exactement là que tu dois grimper.
- Le Jardin des orangers et le trou de serrure : le parc du Giardino degli Aranci offre une vue parfaite sur le Vatican et, juste à côté, tu trouveras le célèbre trou dans la porte des Chevaliers de Malte, qui encadre magiquement la coupole de Saint-Pierre.
- Le Forum romain depuis la Via dei Fori Imperiali et le Capitole : même si tu dois payer pour te promener entre les fouilles, depuis ces points surélevés tu as tout le centre antique comme dans le creux de ta main, entièrement gratuitement.
- Le parc de la Villa Borghèse et le belvédère du Pincio : ces poumons verts de Rome sont un refuge idéal contre la chaleur estivale et le belvédère du Pincio est sans doute le meilleur endroit pour regarder le soleil se coucher.
- Le pont Saint-Ange (Ponte Sant’Angelo) : une promenade parmi les anges du Bernin, pour laquelle on ferait sans problème payer une belle entrée dans d’autres villes.
- Les églises aux tableaux du Caravage : à San Luigi dei Francesi et à Santa Maria del Popolo sont accrochés des originaux de célèbres maîtres, pour lesquels tu paierais une fortune dans des galeries classiques.
- La Bouche de la Vérité (Bocca della Verità) : glisser la main dans le légendaire visage de marbre et faire une photo souvenir amusante ne te coûtera absolument rien.
- Les fontaines Nasoni : je dois aussi mentionner ces merveilles omniprésentes en fonte, avec leur eau potable, qui nous ont littéralement sauvés de la cuisson lors de l’anniversaire de Lukáš, sous une chaleur de trente-cinq degrés.
Si tu veux économiser encore plus, planifie ta sortie pour le premier dimanche du mois, quand l’entrée de tous les musées et monuments publics italiens, y compris le Colisée, est entièrement gratuite. Je dois toutefois te prévenir honnêtement, car ce jour-là se forment des files complètement folles et interminables, mieux vaut donc se lever vraiment tôt le matin, ou tout simplement accepter de passer beaucoup de temps à attendre dans la foule. D’après mon expérience, il vaut parfois mieux sacrifier quelques euros que perdre une demi-journée de vacances de rêve.
Rome en 1, 2 ou 3 jours : plan rapide
Vous nous demandez souvent combien de jours prévoir réellement pour la métropole italienne. D’après notre expérience, l’idéal est d’au moins quatre jours pour avoir le temps de vraiment profiter tranquillement de la ville, de capter la véritable atmosphère méridionale et de ne pas passer tout ton temps à courir d’un monument à l’autre. Le minimum absolu pour une visite est selon moi de deux jours. En une seule journée, on peut certes voir l’essentiel du cœur, mais prépare-toi à un vrai marathon. Quand nous fêtions l’anniversaire de Lukáš à Rome en juin, il faisait dehors 35 °C impitoyables et nous marchions sans problème plus de vingt mille pas par jour. Par un tel temps, seules les fontaines de fonte omniprésentes appelées nasoni et un vrai gelato italien te sauvent, je recommande donc vraiment de répartir le programme sur plusieurs jours.
Si tu n’as vraiment qu’un jour à Rome, tu dois procéder stratégiquement et choisir un itinéraire logique à pied, pour ne pas courir inutilement d’un bout à l’autre. Commence le matin directement au Colisée, où se forment les plus grandes files, alors ne t’y aventure surtout pas sans billets achetés en ligne bien à l’avance. De là, longe les ruines du Forum romain et de la colline du Palatin jusqu’au majestueux monument de la Piazza Venezia. Plonge ensuite dans le dédale de ruelles étroites du centre historique, qui te mèneront jusqu’au Panthéon à couper le souffle et à l’ovale Piazza Navona. En chemin, achète une part de pizza margherita traditionnelle végétarienne à emporter et une boule de glace, car tu n’auras pas le temps de t’attarder longuement au restaurant. Termine ton escapade express en fin d’après-midi à la célèbre fontaine de Trevi et sur les animés escaliers de la place d’Espagne.
Quand tu disposes de deux jours à Rome, tu peux joliment diviser le programme en une partie antique et une partie baroque. Consacre le premier jour à l’Antiquité et, après la visite du Colisée, du Forum romain et du Palatin, continue par une promenade vers le relief de la Bouche de la Vérité. De là, il n’y a plus qu’un pas jusqu’au pittoresque ghetto juif, où il vaut la peine de s’arrêter déjeuner et de goûter les délicieux artichauts frits. C’est un délice local absolument génial sans viande, que tu adoreras à coup sûr. Le deuxième jour, lève-toi tôt et rends-toi dès l’ouverture aux musées du Vatican et à la chapelle Sixtine. Les foules y sont absolument brutales, une arrivée matinale est donc essentielle. Visite ensuite l’impressionnante basilique Saint-Pierre et reviens vers le centre en passant par le pont, près du château Saint-Ange, où t’attend la splendeur baroque de la Piazza Navona, du Panthéon et de la fontaine de Trevi.
Pour trois jours à Rome, la même base que la variante précédente s’applique, mais tu gagnes le temps précieux de découvrir aussi des endroits un peu plus à l’écart du flux touristique principal. Le troisième matin, je recommande de commencer par la superbe galerie Borghèse, que tu prolongeras naturellement par une promenade tranquille dans le vaste parc de la Villa Borghèse. L’après-midi, dirige-toi ensuite vers le quartier de Testaccio, où tu vivras la vraie et authentique atmosphère romaine sans les hordes de touristes. C’est justement là que tu peux t’asseoir tranquillement devant une bonne portion de pâtes cacio e pepe au délicieux pecorino. Au coucher du soleil, déplace-toi ensuite dans les ruelles du Trastevere, qui s’anime incroyablement à la tombée de la nuit et propose les meilleurs bars pour une soirée autour d’un verre d’Aperol.
Si tu restes en ville un quatrième jour et plus, je recommande vivement d’envisager une excursion intéressante hors de la métropole. Nous adorons toujours nous échapper des rues brûlantes vers la nature ou l’histoire. Un excellent choix est un court trajet en train jusqu’à la charmante petite ville de Tivoli, où tu trouveras de superbes jardins Renaissance pleins de fontaines. Une autre option prisée est de partir découvrir les ruines antiques incroyablement conservées de l’ancien port d’Ostia Antica. Pour ceux d’entre vous que passer un peu plus de temps en train ne dérange pas, il y a aussi la possibilité d’une formidable excursion d’une journée vers le sud, jusqu’aux célèbres Pompéi.
Si tu as déjà tes billets d’avion et que tu veux tout planifier dans les moindres détails, nous avons préparé pour toi un itinéraire détaillé Rome en 3 jours dans un article à part. Tu y trouveras plein d’autres conseils pratiques et surtout les horaires précis des trajets recommandés.
Pour chacun de ces plans, nous avons un guide dédié sur le blog. Tu trouveras un déroulé détaillé heure par heure dans l’article Rome en 3 jours, nous détaillons le choix de l’hébergement par quartier dans le texte où loger à Rome et les familles avec de petits voyageurs apprécieront les conseils de l’article Rome avec des enfants.
Se déplacer à Rome : de l’aéroport, en métro et à pied
Les transports à Rome peuvent au premier abord paraître un chaos total où règne la loi du plus fort et du plus rapide. On s’y repère pourtant assez facilement dans la Ville éternelle, à condition de savoir quels tickets acheter et à quoi faire particulièrement attention. Voyons comment rejoindre facilement le centre depuis l’aéroport, comment fonctionne le métro local et pourquoi tu passeras malgré tout la plupart du temps sur tes pieds.
De l’aéroport de Fiumicino (FCO) au centre : l’option la plus rapide est sans conteste le train Leonardo Express, qui te dépose en 32 minutes et pour 14 euros directement à la gare centrale de Termini. Si tu veux économiser, des trains régionaux ou des bus moins chers partent aussi de là, mais compte alors sur un trajet plus long. Une option confortable est le taxi officiel, avec un tarif fixe de 48 à 50 euros vers le centre. Fais toutefois très attention aux faux taxis clandestins, qui peuvent te réclamer à la fin du trajet jusqu’à 75 à 140 euros ; cherche donc toujours uniquement les voitures blanches avec taximètre et l’inscription « Comune di Roma ».
Le trajet depuis l’aéroport de Ciampino (CIA) : ce plus petit aéroport est surtout utilisé par les compagnies low cost et la liaison vers le centre y est assez simple. Nous recommandons généralement les bus de la compagnie Terravision, où un aller simple te revient à environ 6 euros et qui te déposent à coup sûr jusqu’à la gare de Termini. Si tu voyages en groupe ou avec de lourdes valises, il vaut la peine de prendre un taxi officiel. Ici aussi s’applique un tarif fixe vers le centre, de 40 euros tout rond, tu n’as donc pas à craindre de mauvaise surprise avec un prix exorbitant.
Les transports en commun (ATAC) : les transports romains comprennent bus, tramways et métro, et heureusement les mêmes tickets sont valables pour tout. Le ticket de base BIT coûte 1,50 euro et vaut 100 minutes entières, pendant lesquelles tu peux changer de façon illimitée, mais tu ne peux entrer dans le métro qu’une seule fois. Si tu comptes te déplacer davantage, on peut acheter des tickets à durée : 24 heures pour 8,50 euros, 48 heures pour 15 euros, 72 heures pour 22 euros, ou un ticket hebdomadaire CIS pour 29 euros. Fais très attention à la validation obligatoire du ticket dès la montée, sinon tu risques une amende intransigeante et salée sur place.
Le métro romain et le traître bus 64 : la ville compte actuellement trois lignes de métro, A, B et C. Le réseau de stations est peut-être étonnamment clairsemé, mais c’est tout simplement parce qu’à chaque coup de pioche dans le sol, les ouvriers tombent sur de précieuses fouilles antiques. La bonne nouvelle, c’est que depuis décembre 2025, la ligne C a été prolongée et te mène désormais de la banlieue directement jusqu’au Colisée. Dans le métro comme dans les bus bondés, surtout sur la populaire ligne 64 en direction du Vatican, surveille bien tes affaires, car les pickpockets locaux sont incroyablement rapides et la ligne n’est pas surnommée « Pickpocket Express » pour rien.
La carte touristique Roma Pass en vaut-elle la peine ? Cela dépend du nombre de monuments payants que tu comptes enchaîner et de ton usage des transports. La carte de 48 heures coûte 38 euros avec une entrée de musée gratuite, tandis que la variante de 72 heures revient à 62,90 euros et comprend deux entrées gratuites. Tu obtiens en plus les transports en commun illimités et de petites réductions sur d’autres attractions. Il y a cependant un hic que beaucoup oublient, car la carte n’inclut pas les musées du Vatican, la chapelle Sixtine ni la basilique Saint-Pierre.
Le centre historique se parcourt le mieux à pied : Rome est selon moi l’une des meilleures villes au monde pour la découverte à pied, car son cœur historique se parcourt tout à fait tranquillement en une seule journée. Il suffit de commencer aux escaliers de la place d’Espagne, de jeter une pièce dans la fontaine de Trevi, d’aller jusqu’au Panthéon et de terminer l’après-midi sur la belle Piazza Navona. L’essentiel est d’avoir vraiment de bonnes chaussures, car une grande partie du centre est pavée des pierres romaines typiques appelées sanpietrini. Crois-moi, après une journée entière de marche en chaussures rigides ou, pire encore, en talons, tu maudirais vite les jolies ruelles de la ville.
En trottinette électrique le long du fleuve : quand Lukáš et moi avions mal aux pieds à force de marcher toute la journée, nous avons trouvé une façon absolument géniale de nous déplacer en ville. Le soir, nous avons loué des trottinettes électriques en libre-service et nous roulions simplement le long du Tibre. C’est une expérience magnifiquement romantique, tu évites ainsi les foules de touristes, tu gagnes du temps et, en plus, tu vois les ponts joliment éclairés. En journée, c’est souvent bien trop la pagaille pour les trottinettes dans le centre, mais pour ces balades du soir, c’est une pure merveille.
Ne va surtout pas en voiture dans le centre : louer une voiture à Rome est selon moi un pur non-sens, sauf si tu poursuis justement sur un plus long road trip en Italie. La circulation y est incroyablement chaotique, les scooters se faufilent de tous côtés et se garer relève du petit miracle. Une énorme partie du centre historique est en plus classée ZTL, c’est-à-dire zone à circulation restreinte, où seuls les résidents avec autorisation peuvent entrer. Il y a des caméras partout et, pour chaque passage non autorisé, tu risques une amende de 84 à 335 euros, qui te retrouvera sans faute même chez toi en France.
Où éviter d’aller à Rome et à quoi faire attention
Vous me demandez souvent s’il y a à Rome des endroits qu’il faut éviter à tout prix. Rome est en réalité une ville européenne très sûre, où tu n’as absolument pas à craindre pour ta vie. Comme toute autre métropole mondiale, la capitale italienne a cependant ses pièges à touristes typiques. La plupart du temps, ils ne te coûteront qu’une humeur gâchée et quelques euros de trop.
Passons ensemble en revue les astuces les plus fréquentes que tu peux rencontrer dans les rues. Quand tu les connaîtras à l’avance, tu les traverseras sans encombre et tu profiteras de tes vacances sans stress inutile.
Attention aux restaurants arnaqueurs et aux frais cachés. C’est dans les restaurants juste à côté des grands monuments, comme la charmante Piazza Navona, que tu peux perdre le plus d’argent. Un piège à touristes se reconnaît très facilement à son menu en quatre langues avec des photos délavées des plats. Un autre signal d’alarme évident est le rabatteur qui rôde devant la porte et essaie à tout prix de te faire entrer. Un bon restaurant italien n’a en effet besoin de personne de tel et est généralement plein d’habitants du quartier.
Au moment de payer, un coperto démesurément gonflé peut ensuite te surprendre désagréablement : c’est le supplément obligatoire pour le couvert et le pain. Dans les établissements normaux, il tourne autour de deux à trois euros par personne, mais dans les pièges, il est plusieurs fois plus élevé. Le comble, ce sont les restaurants qui indiquent le prix de certains plats per etto, c’est-à-dire par cent grammes. Avant même de t’en rendre compte, on t’apporte une énorme portion et, à la fin, une addition de 430 voire 600 euros atterrit sur ta table.
Comment s’en sortir ? Il suffit d’aller deux ruelles plus loin, à l’écart de l’agitation principale, et de chercher les établissements discrets pleins d’Italiens. Si tu cherches des valeurs sûres pour végétariens, Rome est pour toi un vrai paradis. Lukáš et moi ne jurons que par les pâtes traditionnelles cacio e pepe, faites uniquement de pecorino et de poivre noir. Un excellent en-cas rapide est la pizza al taglio romaine à emporter, le supplì de riz frit ou le fameux artichaut frit alla giudia. Pour finir, impossible bien sûr de se passer d’un vrai gelato italien issu d’une gelateria artisanale honnête.
Faux gladiateurs et « cadeaux » non sollicités. Juste devant le Colisée, tu croiseras probablement des hommes déguisés en centurions et gladiateurs romains. Ils te feront joyeusement signe et t’inviteront à une photo souvenir commune. Ils ne le font certainement pas par bon cœur et facturent couramment vingt euros pour un seul cliché. Il existe même des cas avérés où ils ont extorqué de façon agressive jusqu’à 500 euros à des touristes effrayés. La meilleure défense est l’ignorance totale et zéro contact visuel.
Un principe similaire fonctionne chez les revendeurs du centre historique et autour des escaliers de la place d’Espagne. Une personne souriante s’approche soudain de toi et commence à te fourrer une rose ou à te nouer un bracelet au poignet en prétendant que c’est un cadeau gratuit. Mais dès que tu prends l’objet, elle réclame aussitôt de l’argent de façon assez cavalière. 💡 Astuce : si cela t’arrive, ne te laisse pas nouer le bracelet, ne prends rien et continue simplement de marcher avec un « non » clair.
Pickpockets et transports piégés. Les transports en commun romains sont un chapitre à part entière. Le célèbre bus numéro 64, qui va de la gare de Termini au Vatican, a mérité chez les locaux le surnom éloquent de Pickpocket Express. Les pickpockets y opèrent avec une aisance totale, tout comme dans le métro bondé de la ligne A. Range donc toujours ton porte-monnaie et ton téléphone dans une poche intérieure ou dans un sac bien fermé porté sur le ventre. Dans les transports, n’oublie pas non plus de valider ton ticket, car un ticket non validé signifie une amende immédiate du contrôleur.
En venant de l’aéroport, fais très attention aux faux taxis clandestins qui t’attendront déjà dans le hall des arrivées. Pour un trajet vers le centre, ils te factureront sans hésiter 75 à 140 euros, alors cherche toujours plutôt les voitures blanches officielles marquées taxi, avec lesquelles s’applique un tarif fixe de 48 à 50 euros depuis l’aéroport de Fiumicino. Si tu conduis une voiture de location, fais très attention aux zones à circulation restreinte appelées ZTL. Entrer dans le centre sans autorisation te coûtera une lourde amende de 84 à 335 euros pour chaque passage sous une caméra.
Des règles de comportement qui peuvent te coûter cher. Rome prend très au sérieux la protection de ses monuments uniques. Les célèbres escaliers de la place d’Espagne en sont un bel exemple : il est strictement interdit de s’y asseoir. Si tu t’y installes confortablement avec un cornet de glace, la police locale te chasse rapidement et peut en plus te coller une amende d’environ 250 euros.
Accorde aussi une attention particulière à ta tenue si tu prévois de visiter des lieux religieux. Le Vatican, le Panthéon et même les plus petits sanctuaires ont un dress code strict exigeant épaules et genoux couverts. Les gardiens à l’entrée sont intransigeants et te renverront sans pitié de la file, même après une heure d’attente sous le soleil d’été brûlant. Garde donc toujours sur toi au moins un léger foulard dont tu pourras rapidement t’envelopper avant d’entrer.
Tous ces avertissements peuvent sembler un peu effrayants, mais crois-moi, il ne s’agit que d’une hygiène touristique tout à fait ordinaire. Les mêmes règles de sécurité valent à Paris, à Barcelone ou à Lyon. Si tu fais preuve de bon sens et que tu ne te laisses pas entraîner dans des situations suspectes, tu ne rapporteras de Rome que les plus beaux souvenirs et de formidables expériences culinaires.
Où aller ensuite depuis Rome
Si tu as plus qu’un simple week-end prolongé à consacrer à la Ville éternelle et que tu veux échapper aux rues pavées brûlantes, plusieurs excellentes excursions dans les environs s’offrent à toi. En moins d’une heure, un train de banlieue te mène au port antique d’Ostia Antica, souvent comparé à Pompéi, mais où, contrairement à cette dernière, règnent un calme et un silence total.
Une autre magnifique étape à deux pas de la ville est la petite ville de Tivoli, où s’étendent de superbes jardins Renaissance de la Villa d’Este, avec des centaines de fontaines qui ruissellent. C’est un endroit idéal pour un après-midi d’été, quand tu as besoin d’un peu d’ombre et d’air frais, qui manquent si cruellement au centre de la métropole italienne en juillet.
Si tu veux lire des informations plus détaillées sur les plus grandes icônes romaines et t’épargner des tracas, nous avons préparé pour toi des guides détaillés. Lis notre article Le Colisée à Rome : billets et conseils, où nous expliquons en détail comment dénicher les meilleurs billets pour le sous-sol. Pour la visite de l’État pontifical, tu utiliseras certainement notre texte Vatican : infos essentielles et entrée et l’analyse détaillée de ce que cachent les célèbres musées du Vatican.
Rome est aussi un point de départ absolument parfait pour un voyage vers le sud de l’Italie. Depuis la gare centrale de Termini, un train à grande vitesse te mène à la chaotique et passionnée Naples en un peu plus d’une heure. De là, il n’y a plus qu’un pas jusqu’à la plus célèbre catastrophe antique, sur laquelle nous avons rédigé un article pratique Pompéi : tarifs et que voir.
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Combien de jours faut-il pour visiter Rome ?
Trois jours constituent le strict minimum, durant lequel vous ne verrez que l’essentiel dans une course effrénée. L’idéal est de prévoir quatre journées complètes à Rome, afin de pouvoir visiter tranquillement le Vatican, les monuments antiques et avoir encore du temps pour flâner dans les ruelles du centre historique, café à la main.
L’eau du robinet est-elle potable à Rome ?
Oui, l’eau est parfaitement sûre et excellente. N’achetez pas de bouteilles en plastique hors de prix aux vendeurs de rue, mais emportez votre propre gourde réutilisable. Des milliers de fontaines en fonte (appelées nasoni) sont réparties dans toute la ville, d’où coule en permanence une eau glacée et très rafraîchissante, totalement gratuite.
Y a-t-il un code vestimentaire dans les monuments ?
Oui et il est très strictement appliqué, faites donc bien attention. Pour entrer aux Musées du Vatican, à la basilique Saint-Pierre et au Panthéon, vous devez impérativement avoir les épaules et les genoux couverts. Si vous venez en débardeur ou en short court, la sécurité vous refusera l’accès même avec un billet valide, donc en été emportez toujours un châle léger dans votre sac.
Quel est le meilleur moyen de rejoindre le centre depuis l’aéroport de Fiumicino ?
L’option la plus rapide et la plus confortable est le train direct Leonardo Express, qui vous conduit sans arrêt à la gare centrale Termini en exactement 32 minutes. Le billet coûte 14 euros et les trains circulent très fréquemment, ce qui vous évite le stress des embouteillages romains imprévisibles, dans lesquels restent souvent coincés les bus aéroport moins chers.
Puis-je entrer au Colisée ou au Vatican avec un sac à dos ?
Un petit sac à dos urbain ou un sac à main ne pose aucun problème, mais avec un grand sac de randonnée ou une valise, vous ne pourrez pas entrer. Tous les bagages doivent passer aux rayons X comme à l’aéroport et il est strictement interdit d’introduire des bouteilles en verre, de l’alcool ou des couteaux de poche, que la sécurité confisquera sans hésitation au contrôle.
Comment fonctionne les transports en commun à Rome et combien coûte un ticket ?
Le ticket de base avec correspondances coûte actuellement 1,50 euro, bien qu’une augmentation soit évoquée. Le plus simple est d’utiliser le système moderne Tap&Go : au tourniquet jaune du métro ou dans le bus, vous tapez simplement votre carte bancaire ordinaire. Le système gère tout automatiquement et plafonne votre dépense quotidienne à 8,50 euros, vous n’avez donc pas à vous soucier de rien.
Est-il sûr de prendre le bus numéro 64 pour aller au Vatican ?
Cette ligne, qui relie la gare Termini au Vatican, est tristement célèbre pour ses groupes de pickpockets qui y opèrent. Elle est extrêmement bondée et les voleurs exploitent magistralement la confusion lors de la montée. Si vous devez l’emprunter, gardez toujours votre sac sur le ventre et votre portefeuille dans une poche profonde à fermeture éclair, ou préférez le métro ligne A plus sûr jusqu’à la station Ottaviano.
Où trouver des toilettes publiques dans le centre ?
Les toilettes publiques classiques sont extrêmement rares à Rome et sont généralement payantes. La meilleure stratégie est d’entrer dans n’importe quel bar au coin de la rue, d’acheter un espresso au comptoir pour environ un euro et de demander poliment au personnel d’utiliser les toilettes. En effet, la loi oblige les bars à permettre aux clients payants d’utiliser leurs sanitaires.
