TL;DRLes auteurs de l’article, devenus touristes dans leur propre ville pendant 48 heures, désignent le bistro pragois Den Noc comme les « meilleures crêpes d’Europe » : environ quinze minutes d’attente pour des versions sucrées au chocolat Lindt, chantilly, glace, cannelle, beurre et banane. Parmi les autres bonnes adresses figurent le brunch du Coffee Room dans la rue Korunní, avec petits-déjeuners servis jusqu’à 14 h le week-end, l’exposition gratuite Nervous Trees de Krištof Kintera au Rudolfinum, le restaurant libanais Hedvábná stezka près du Théâtre national, la cave à vin Vinograf et les expositions de la galerie Dox, dont un dirigeable et l’exposition Histoires d’Irak. Le restaurant Pho u Letné est présenté comme servant « soi-disant le meilleur Pho de Prague », même si les auteurs recommandent plutôt son curry que son Pho.
Quand on vit longtemps au même endroit, il arrive qu’on se surprenne à voir ses journées s’enchaîner toutes pareilles. Surtout quand on mène une vie de freelance qui travaille depuis chez soi. La routine, c’est le chemin vers l’enfer. Et c’est justement pour la briser qu’on a décidé de jouer les touristes à Prague, en Tchéquie, le temps d’un week-end. On n’est pas vraiment du genre à courir les restaurants, les cafés et les bars — la plupart du temps, on cuisine nous-mêmes et on boit notre café et notre vin à la maison.
Par confort, par souci d’économie, et aussi parce qu’on contrôle mieux ce qu’on mange. Ce week-end, on a décidé de changer un peu les choses. Alors voici notre mode d’emploi pour devenir, pendant 48 heures, touriste dans sa propre ville.
Pendant 48 heures, nous sommes devenus touristes dans notre propre ville
Sur les photos, le Coffee Room paraissait plus calme, mais le samedi il était bondé.
On a pris cinq kilos. On est allés dans des endroits où les touristes font la queue pour manger et où le personnel vous parle anglais avant le tchèque. On a même fait un petit détour par l’Orient pour vérifier où se trouve soi-disant le « meilleur Pho de Prague ». Notre programme regorgeait de superlatifs. Alors, c’est parti !
L’orgasme à l’avocat du Coffee Room.
Brunch au Coffee Room
On a commencé par une matinée que nos grands-parents auraient plutôt qualifiée de midi. Mais le week-end, on peut bien s’offrir un peu de ce luxe qu’est la grasse matinée.
Pour nous, le plus grand plaisir, c’était le sucré. En temps normal, on ne consomme pas de sucre.
Heureusement, au Coffee Room, on sert le petit-déjeuner jusqu’à 14 h le samedi, donc pas besoin de se presser. Ce petit café hipster du quartier de Korunní est plein à craquer et n’a vraiment rien de paisible comme sur les photos. Rien d’étonnant.
Ils appellent ça « poppyseed cake », mais pour moi c’est notre cher gâteau au pavot.
Je vais rêver longtemps de leur toast à l’avocat. En revanche, on ne reviendrait pas pour le café : il avait beau être magnifiquement présenté, il était bien trop acidulé à notre goût. Ou comme l’a dit Lukáš : « Eeeh, c’est acide. » Peut-être qu’ils alternent les variétés, alors ne vous laissez pas décourager. Cent personnes = cent goûts 🙂
Le café nous a semblé un peu trop acide, mais c’était sans doute simplement un café d’Afrique aux notes d’agrumes, qu’on n’apprécie pas trop.
Les Nervous Trees de Krištof Kintera
Vous avez probablement déjà vu ces machines à laver du Rudolfinum, au moins sur les réseaux sociaux, si vous n’avez pas vu les Nervous Trees de Krištof Kintera en personne. L’exposition est gratuite et semblait fasciner même les plus petits.
Ces machines à laver sont partout sur Instagram en ce moment 🙂
Quelque chose entre le déjeuner et le dîner, version orientale
La faim est arrivée au fil de notre balade dans Prague sans qu’on s’en rende compte, et notre regard s’est posé sur le restaurant Hedvábná stezka (La Route de la soie), à deux pas du Théâtre national. Les Libanais ne mangent en général pas un seul gros plat, mais préfèrent partager plusieurs petits plats. On a donc fait pareil et commandé un pain pita farci au fromage, des falafels et des chaussons farcis, le tout avec du houmous. Pour deux, c’était amplement suffisant, surtout qu’on prévoyait de goûter le gâteau à la cannelle et le halva épicé.
On a mangé avant même de prendre la photo. 🙂 Ce sera pour la prochaine fois.
Du vin. Du vrai.
Ça fait des années que je passe devant le Vinograf. Mais on n’y était jamais entrés. Ils m’avaient déjà conquise dès le premier coup d’œil sur leur site web, où j’ai appris qu’ils proposaient un vin nommé Lucie. Qui pourrait résister ? Le Vinograf nous a surpris par son ambiance intime, dont on avait justement besoin après une journée passée dans la foule. Difficile de trouver un meilleur service à Prague, et avec une carte des vins aussi (vraiment) large, vous trouverez forcément votre bonheur. Au pire, ils sauront vous conseiller.
Qui peut résister à Lucie ?
Le cinéma, notre sauveur
Lucie était excellente, et heureusement qu’on avait une séance de cinéma une heure et demie plus tard, sinon on ne se serait peut-être pas arrêtés à un seul verre. Et le lendemain, on devait rejouer les touristes.
Pour le petit-déjeuner, il a fallu faire la queue
Den Noc – Elle aime cuisiner, lui aime boire du vin. C’est ainsi qu’on décrit ceux qui ont ouvert ce bistrot. Nous, on aime les deux.
Les meilleures crêpes d’Europe. À propos du bistrot Den Noc, on ne lit que très peu de critiques négatives, souvent liées au fait que l’endroit est petit et qu’il faut attendre. On n’y a pas échappé non plus : on a patienté environ quinze minutes pour avoir une table devant le bistrot. La carte propose plusieurs variantes de crêpes salées et sucrées.
Moi dans le rôle de la gloutonne en chef.
Ce week-end, on est clairement partis sur le sucré. On adore tous les deux le sucré et on se l’interdit tous les deux en « temps normal ». Lukáš a opté pour le chocolat Lindt, la chantilly et une portion supplémentaire de glace, et moi j’ai choisi cannelle, beurre et banane.
Le café, bien que plus banal qu’au Coffee Room, n’avait pas cette arrière-note acide, mais le lait était un peu trop chauffé (on est mordus de café, vous l’aviez remarqué ?). Avec les crêpes, on aurait préféré un café filtre à l’américaine, mais malheureusement ils n’en servent pas.
Salut, bombe calorique.
Le Dox, une valeur sûre côté culture
Quand on était au Canada, le dirigeable venait justement d’ouvrir au Dox. Je m’étais promis d’y aller dès notre retour. Mais le temps a filé et on n’avait jamais quelques heures de libres.
DEVANT LES YEUX : Histoires d’Irak.
On a donc enfin profité de ce week-end libre pour aller le voir, et d’une pierre deux coups, on a aussi visité l’exposition DEVANT LES YEUX : Histoires d’Irak, que je voulais voir depuis un bon moment.
Dans le dirigeable !
Si quelqu’un me demande où aller voir une expo à Prague, je réponds toujours : au Dox. 99 % de ce qu’ils exposent vaut vraiment le détour.
En route, à bord !
Où se trouve (ou pas) le meilleur Pho ?
« Je prendrais bien un Pho. » Cette phrase, je l’entends de Lukáš à peu près tous les deux jours, alors je ne suis pas surprise quand on annule nos plans pour un énième bistrot hipster et qu’on termine notre week-end au Pho u Letné, dont on dit, comme pour beaucoup d’autres, qu’il sert le meilleur Pho de Prague.
Soi-disant le meilleur Pho de Prague. Sans doute l’un de ces nombreux soi-disant meilleurs.
Comme la plupart des restaurants vietnamiens, il a un intérieur ordinaire qui, au premier coup d’œil, n’a rien de spécial. Et pourtant, c’est bondé. Je ne suis pas fan du Pho, alors je commande un curry dans une cassolette en céramique avec du riz.
En entrée, on prend des rouleaux de printemps. Ils sont un peu plus gras que ce dont on a l’habitude, mais ils disparaissent tout aussi vite, comme si on n’avait pas pris de petit-déjeuner. Le Pho pourrait être un peu plus relevé, mais le curry, je le recommande chaudement.
Je ne suis pas une « Pho person ». Je préfère le curry.
Si jamais on a faim dans le coin, on y reviendra sûrement, mais on ne le classera pas parmi nos vietnamiens préférés à Prague.
Où aller la prochaine fois ? Vous avez des bons plans pour nous ? Écrivez-les en commentaire. 🙂
TL;DRFiverr permet de recruter pour seulement 5 à 10 dollars des prestataires en graphisme, traduction, recherche ou écriture créative, partout dans le monde, et l’auteur en témoigne par sa propre expérience. Parmi les exemples concrets : une couverture d’e-book à 5 dollars livrée en 3 jours, un logo pour lunettes de soleil à 10 dollars avec trois propositions, une maquette d’ebook à 5 dollars, la traduction d’un e-mail (132 mots) de l’anglais vers l’italien à 6 dollars livrée en deux heures, et une base de 30 contacts d’entreprises constituée en trois jours. La clé du succès : choisissez soigneusement votre prestataire selon le nombre d’avis et les exemples de travaux fournis, détaillez précisément votre demande, et profitez des révisions gratuites avant de valider le paiement.
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TL;DRComptez 25 à 50 dollars la nuit pour un camping classique aux États-Unis et au Canada, jusqu’à 60-100 dollars en haute saison dans les parcs nationaux, d’où l’intérêt des alternatives gratuites. Misez sur le dispersed camping repéré via freecampsites.net, les aires de repos (rest areas) où l’on peut rester jusqu’à 8 heures, ou les parkings de supermarchés type Walmart et de treks de plusieurs jours comme le Panorama Ridge Trail. Pour les douches, tournez-vous vers les campings (1 à 10 dollars), les laveries (3 à 6 dollars), les relais routiers (12 dollars) ou les piscines (3 à 6 dollars). Pour les sites prisés des parcs nationaux, réservez votre emplacement jusqu’à 6 mois à l’avance. Le camping aux États-Unis comme au Canada est, selon l’article, sûr.
Lorsque nous sommes partis pour notre voyage de trois mois au Canada et aux États-Unis, nous avions des idées assez naïves sur le camping aux États-Unis et au Canada. Nous nous imaginions nous arrêter chaque soir dans un camping, allumer un feu, sortir nos chaises pliantes et préparer un délicieux dîner sur notre réchaud portable. Nous avons vite compris à quel point la réalité était différente.
Combien coûtent les campings aux États-Unis et au Canada
Payer entre 25 $ et 50 $ par jour pour un emplacement de camping était financièrement insoutenable pour nous. Nos soirées se sont donc transformées en une chasse permanente : où dormir gratuitement, où cuisiner et comment trouver des douches.
En trois mois de road trip, nous avons appris beaucoup de choses sur le voyage en voiture et aujourd’hui nous souhaitons partager notre expérience avec vous. Si vous avez des astuces à ajouter, n’hésitez pas à nous les laisser en commentaire.
Où camper gratuitement aux États-Unis et au Canada
Parfois c’était simple, parfois cela demandait une grande dose d’improvisation et, à l’occasion, il nous est arrivé d’enfreindre les règles. Voici une liste des endroits où nous avons souvent campé :
Camping gratuit aux États-Unis : Dispersed camping
Notre premier réflexe était de chercher des campings gratuits. Sur freecampsites.net, vous trouverez des emplacements qui, la plupart du temps, n’ont ni toilettes ni tables de pique-nique, mais le camping y est entièrement GRATUIT. Le principe est simple : premier arrivé, premier servi. Parfois c’est juste un terrain vague, d’autres fois vous tomberez sur des emplacements relativement bien entretenus.
Voilà comment nous cuisinions, pratiquement partout où c’était possible 🙂
Ces campings se trouvent sur des « terres publiques appartenant à tous les Américains » et existent pour que vous puissiez profiter de la nature sans avoir à partager quelques mètres carrés avec des dizaines d’autres campeurs. Les emplacements sont donc souvent très éloignés les uns des autres et il faut parfois emprunter de très mauvaises pistes pour y accéder.
Rest Area (Aires de repos)
Le long des grands axes routiers, vous trouverez souvent des aires de repos pour les camionneurs où vous pouvez rester jusqu’à 8 heures. Dans les États de Washington et de l’Oregon, nous y avons dormi très fréquemment car on y trouve de l’eau potable, des toilettes, des tables de pique-nique et surtout des coins sombres où les lampadaires ne perturbent pas votre sommeil.
Supermarchés – camping aux États-Unis
Sur la plupart des parkings de Walmart, il est possible de stationner la nuit. Je vous conseille de vérifier au préalable, ou une fois sur place, de repérer la présence de camping-cars qui utilisent abondamment ces parkings. Vous pouvez aussi dormir sur les parkings d’autres supermarchés, la plupart sont répertoriés sur le site freecampsites.net mentionné plus haut. L’inconvénient de ce type de stationnement, c’est l’éclairage intense qui, si votre véhicule n’est pas bien occultant, ne facilitera pas votre sommeil.
Truck stop
Un grand nombre de camions sillonnent les États-Unis, c’est pourquoi de nombreuses stations-service sont spécialement aménagées pour eux. Ces stations offrent aux routiers des infrastructures complètes, y compris des douches. Nous avons parfois dormi sur les parkings de ces stations, mais le bruit des camions et la lumière ne font pas de ces nuits les plus reposantes.
Parkings de départ de randonnées sur plusieurs jours
Officiellement, c’est interdit, mais en cas de nécessité absolue, c’est une option. Quand nous sommes partis pour le Panorama Ridge Trail, nous avons dormi dans la voiture directement au début du sentier, où des véhicules restent garés la nuit car les randonneurs font cette excursion sur plusieurs jours. Dans ce cas, garez-vous, installez-vous à l’arrière et faites comme si vous n’étiez pas là.
Un endroit où vous pourriez facilement passer la nuit 🙂
Gravel Roads (Chemins de terre)
Nous avons surtout utilisé cette option en Alaska et dans les zones les moins peuplées de la Colombie-Britannique. Le risque est de vous retrouver sur un terrain privé, il faut donc faire preuve de bon sens et bien évaluer l’endroit.
Stationnement directement en bord de route sur une plage de galets
Comment trouver des emplacements de camping gratuits
Trouver un endroit pour dormir dans sa voiture relève souvent autant de l’art que de la chance. Les Américains ont des termes spécifiques pour ce style de camping gratuit : Boondocking et freecamping sont les mots les plus utilisés que nous tapions dans les moteurs de recherche.
Ce qu’il ne faut jamais faire
Ne vous garez pas sur les parkings des parcs publics en ville. Être la seule voiture quelque part est suspect. Si un panneau indique clairement « no overnight parking », soyez certain que ces endroits sont surveillés et il n’y a rien de pire que d’être réveillé à 3 heures du matin avec l’ordre de partir. Si vous n’avez vraiment pas d’autre choix, préférez le parking d’un hôtel plutôt qu’un quartier résidentiel. Arrivez tard, partez tôt le matin.
Où se laver gratuitement aux États-Unis
Plus les jours sans douche s’accumulaient, plus notre moral baissait. La situation empirait avec les kilomètres parcourus et nombre de nos soirées et matinées étaient consacrées à la recherche désespérée de douches. Les deux dernières semaines, nous étions prêts à payer n’importe quel prix pour une douche, et c’était la première chose que nous vérifiions à propos de notre prochaine destination.
Douches payantes dans les campings
De nombreux campings vous vendront uniquement une douche. Les prix varient énormément, de 1 $ à 10 $. Parfois elles sont minutées, parfois illimitées. La mauvaise nouvelle, c’est que dans les zones très touristiques du Canada et des États-Unis, la vente de douches seules est de plus en plus supprimée ou leurs prix considérablement augmentés.
Laveries automatiques (Laundromats)
Nous en avons trouvé principalement en Alaska, en Colombie-Britannique et dans l’État de Washington. Qu’elles fonctionnent avec des quarters (pièces de 25 cents) ou par paiement à l’avance, le prix tournait généralement autour de 3 $ à 6 $ et les douches étaient minutées. Nous avons souvent réussi à nous doucher à deux en même temps, ce qui n’est pas possible dans les campings.
Truck stops
Les infrastructures pour routiers mentionnées plus haut disposent aussi de douches. Cependant, si vous n’êtes pas chauffeur routier, la douche vous coûtera 12 $. L’avantage, c’est que vous pouvez y aller à deux et qu’il n’y a pas de limite de temps.
Parcs nationaux et parcs d’État aux USA
Nous l’avons découvert un peu tard, mais dans la plupart des parcs nationaux, vous recevez un journal à l’entrée dans lequel vous pouvez trouver les informations sur les douches disponibles. Les parcs d’État, beaucoup plus petits mais extrêmement nombreux, disposent aussi généralement de douches, gratuites ou fonctionnant avec des quarters. L’entrée dans les parcs d’État coûte environ 10 $ par véhicule.
Piscines
L’entrée à la piscine peut s’avérer moins chère qu’une douche en camping. Nous avons utilisé cette astuce en Oregon et en Californie. Pour 3 $ à 6 $, nous payions l’entrée à la piscine et nous allions uniquement prendre une douche.
Lacs et rivières
Je vous recommande de demander aux centres d’information quels sont les meilleurs lacs ou rivières pour se baigner. Nous ne sommes pas vraiment des adeptes de la baignade en lac. Nous nous sommes baignés uniquement au Lake Tahoe et dans le Yosemite. Au Yosemite, l’expérience n’était pas des plus agréables : l’eau faisait environ 13 degrés.
Des endroits comme celui-ci invitent à la baignade
Comment ne pas devenir fou lors des longs trajets en voiture
Quand nous sommes partis en Alaska, le trajet a duré 38 heures et nous l’avons fait en 3 jours sans véritable arrêt. Pendant ces 3 mois, nous passions entre 4 et 12 heures par jour en voiture. Les radios passaient toujours les mêmes chansons en boucle et nos playlists nous ont vite lassés. Pour ne pas perdre la tête, nous écoutions toutes sortes de podcasts éducatifs et de livres audio. Voici une sélection de ce que nous avons le plus apprécié, juste pour l’inspiration.
Consultez notre guide pour faire sa valise qui vous aidera dans votre préparation. Choisissez le bon sac à dos de voyage, découvrez nos gadgets préférés et n’oubliez rien d’important à la maison.
L’assurance voyage est absolument indispensable. Pour les voyages courts, nous optons pour AXA (-50 % de réduction) et pour les longs voyages, pour l’assureur britannique True Traveller. Consultez notre comparatif de toutes les assurances et choisissez celle qui vous convient le mieux.
Questions fréquentes
Combien de temps à l’avance faut-il réserver un emplacement de camping ?
Nous n’avons fait aucune réservation, mais les campings proches des parcs nationaux étaient complets. Il est donc recommandé de réserver jusqu’à 6 mois à l’avance pour ces destinations très prisées.
Combien coûtent les campings aux USA ?
Les prix se situent généralement entre 40 $ et 50 $, et entre 60 $ et 100 $ en haute saison dans les parcs nationaux.
Le camping aux États-Unis est-il sûr ?
Oui, le camping aux États-Unis est sûr.
Le camping au Canada est-il sûr ?
Le camping au Canada est sûr. Le Canada est l’un des pays les plus sûrs au monde.
TL;DRVoici les dix accessoires de voyage les plus utiles : la gourde pliable Hydrapak, le sac à linge sale, des organiseurs de valise, un petit coussin gonflable pliable et un sac à dos pliant de seulement 90 g signé Osprey ou Ferrino. Pour les amateurs de café, misez sur la machine à expresso Wacaco, pas plus grosse qu’une pomme de terre, tandis qu’une pierre à feu Pinguin dépannera pour allumer un feu. Les photographes apprécieront le trépied Gorillapod de Joby, dont la charge supportée va de 1 à 5 kg selon l’appareil, ou la pince Capture de Peak Design. N’oubliez pas non plus l’adaptateur Powercube, avec ses quatre embouts, ses quatre prises et ses deux ports USB, ni les cartes bancaires intelligentes comme Revolut ou Curve, idéales pour bénéficier de meilleurs taux de change et retirer de l’argent sans frais à l’étranger.
Voyager peut parfois être éprouvant. Surtout quand on part pour une longue durée, qu’on fait du camping et qu’on est coupé de la civilisation. En matière d’astuces voyage, on n’en a jamais assez ! Voici 10 gadgets et astuces voyage ingénieuses qui vous faciliteront la vie en déplacement et vous feront même gagner de la place dans votre sac à dos.
1) Bouteille d’eau pliable
Pendant longtemps, nous nous sommes creusé la tête pour trouver la meilleure solution pour transporter de l’eau en voyage. Acheter de l’eau en bouteille n’est pas écologique et revient cher sur le long terme, tandis qu’une bouteille en plastique classique prend beaucoup de place même quand elle est vide. Puis nous avons découvert Hydrapak et cette bouteille pliable est devenue notre astuce voyage préférée.
La bouteille se réduit progressivement au fur et à mesure que vous buvez, jusqu’à devenir pratiquement plate.
Bouteilles pliables Hydrapak
2) Que faire du linge sale ? Le problème éternel des voyageurs
On ne croirait pas que le linge sale puisse poser problème. Mais après quelques jours, le mélanger avec les vêtements propres n’est vraiment pas agréable. Au début, nous utilisions des sacs plastique, mais ces sacs de voyage sont une bien meilleure solution. Ils ne laissent passer aucune odeur, sont résistants et disposent de poignées pratiques.
Sac de voyage pour le linge sale ou les déchets
3) Organiseurs de valise
Pendant des années, nos valises et sacs à dos n’étaient bien rangés que le premier jour du voyage. Ensuite, on commence à fouiller dans ses bagages et les compartiments soigneusement organisés avant le départ disparaissent. Depuis que nous avons acheté nos premiers organiseurs, ils sont devenus un élément indispensable de notre équipement. Grâce à eux, nos valises restent enfin bien ordonnées même après plusieurs semaines de voyage. C’est l’une des meilleures astuces valise voyage que nous puissions recommander.
Où les acheter ? Vous trouverez des organiseurs de qualité sur ce site. Si vous préférez des tailles individuelles plutôt qu’un set complet, jetez un œil à ce lien.
Les organiseurs de valise sont un allié précieux en voyage
4) Oreiller de voyage gonflable
Vous voyagez souvent en avion ou vous aimez dormir sous tente ? Alors vous connaissez certainement cette sensation où vous donneriez n’importe quoi pour un oreiller. Cet oreiller gonflable pliable, Lucka l’emporte absolument partout. Il tient même dans une poche ! Une astuce voyage en avion incontournable.
L’oreiller gonflable est parfait pour l’avion
5) Sac à dos pliable
Puisqu’on parle d’objets pliables, impossible d’oublier le sac à dos pliable. À l’origine, nous l’avions acheté pour notre expédition à travers l’Europe en vélos électriques, mais finalement nous avons découvert qu’il est utile partout. Le sac à dos, tout comme l’oreiller, tient dans une poche (une fois plié) et ne pèse que 90 g. Nous recommandons soit le sac Ferrino (souvent en rupture de stock), soit le Osprey Ultralight.
Sac à dos pliable Osprey
6) Cafetière de voyage Wacaco
Cette astuce s’adresse surtout aux amateurs de café. Mais d’après notre expérience, un voyageur sur deux est accro au café, donc une cafetière de voyage a toute sa place dans cette liste. Il existe plusieurs cafetières adaptées au voyage, mais celle qui nous a le plus convaincus est la machine à espresso Wacaco. C’est la seule capable de générer une pression comparable aux machines professionnelles, le tout dans un format à peine plus grand qu’une grosse pomme de terre.
Cafetière de voyage Wacaco Nanopresso
7) Pierre à feu de voyage
Combien de fois dans votre vie avez-vous eu besoin d’allumettes ? Pour nous, d’innombrables fois. Et quand on en trouvait enfin, elles étaient généralement humides. C’est pourquoi nous emportons toujours une pierre à feu, avec laquelle on peut allumer un feu ou un réchaud vraiment n’importe où. Un petit investissement pour un grand service !
Pierre à feu Pinguin, assez petite pour tenir sur un porte-clés
8) Trépied Gorilla et support pour appareil photo
Si vous êtes photographe, vous savez à quel point il est difficile de se prendre en photo en voyage. Si vous voulez apparaître sur la photo, il faut soit demander à un passant (dans 90 % des cas, le résultat sera décevant), soit poser l’appareil quelque part et utiliser le retardateur. Mais souvent, il n’y a nulle part où poser l’appareil, et la photo est ratée. Ou pire, l’appareil tombe et se casse.
Le GorillaPod de Joby est la solution idéale pour ces situations. Il est extrêmement léger et permet de fixer votre appareil photo sur une branche, un poteau ou une rambarde.
Comment choisir son GorillaPod
Faites attention lors du choix au poids maximum supporté. Si vous photographiez avec un reflex, optez pour une capacité de 3 kg ou 5 kg. Pour les hybrides, 3 kg suffisent, et pour les compacts, 1 kg. Il est aussi excellent pour les smartphones, mais il faudra acheter un adaptateur pour téléphone en supplément.
Le GorillaPod Joby est idéal pour les voyages
La deuxième astuce pour les photographes est le clip Capture de Peak Design, que vous pouvez fixer n’importe où sur vos vêtements, par exemple sur votre sac à dos. Il suffit ensuite d’y glisser votre appareil photo.
Clip pour fixer un appareil photo sur un sac à dos ou un sac
9) Adaptateur de voyage Powercube
Nous recommandons ce petit cube depuis des années. Dès que nous arrivons quelque part, nous cherchons immédiatement une prise, car il faut tout recharger. Sauf que les prises ne sont pas les mêmes partout et que nous avons acheté nos appareils dans différents pays. C’est là qu’intervient cet objet génial : le Powercube.
Vous pouvez utiliser quatre adaptateurs différents selon la région du monde où vous vous trouvez, et sur les autres faces vous disposez de 4 prises européennes, plus deux ports USB. En quatre ans d’utilisation, il ne nous a lâchés qu’une seule fois. C’est une performance remarquable, car nous le sollicitons en permanence.
Le Powercube est le meilleur adaptateur que nous ayons jamais testé
10) Cartes bancaires de voyage
90 % de nos dépenses se font à l’étranger, nous sommes donc constamment confrontés aux retraits d’argent, aux calculs de taux de change et à la recherche d’économies. Les cartes bancaires intelligentes comme Revolut et Curve nous aident énormément : elles offrent de meilleurs taux de change et, en les combinant astucieusement, permettent même de retirer de l’argent à l’étranger sans frais.
Comme c’est un sujet qui mérite un article à part entière, nous avons préparé un guide dédié sur notre autre blog, où nous traitons des finances et de la technologie. L’article sur les cartes bancaires est ici.
TL;DRTransformez votre voiture en camping-car en cinq étapes : choisir le bon véhicule (les auteurs ont acheté un Dodge Grand Caravan 3.3L V6 de 2005 pour 3000 dollars), dessiner un plan avec un lit de 160×110 cm sur des pieds de 60 cm, acheter le matériel (étagères en caisses à lait, matelas à 150 dollars, soit 150 à 200 dollars pour toute la structure), construire le lit et l’espace cuisine en contreplaqué, puis compléter l’équipement avec une glacière, un convertisseur 12V vers 120V, une batterie externe avec câbles de démarrage et la radio satellite. Ainsi équipés, les auteurs ont parcouru plus de 20 000 kilomètres lors d’un road-trip de trois mois à travers les États-Unis et le Canada.
Ce guide s’adresse à tous les aventuriers qui ont décidé de partir n’importe où par leurs propres moyens et qui veulent leur liberté. C’est-à-dire aller où ils veulent et quand ils veulent, ce qui implique de dormir dans la voiture et de disposer d’un bon équipement. C’est ainsi que nous sommes partis pour trois mois et, pour rendre le voyage le plus confortable possible, nous avons entièrement transformé notre voiture en camping-car. Dans les 5 étapes suivantes, nous vous expliquons comment nous nous y sommes pris.
Étape par étape : comment transformer une voiture en camping-car
Si vous avez un budget limité, découvrez comment, pour quelques centaines d’euros, nous avons transformé notre voiture en camping-car (ou plutôt en petit salon roulant).
1) Choisir une voiture adaptée à la transformation
Le choix dépend du budget, de la consommation et de tous les usages que vous comptez en faire. Vous n’allez sans doute pas acheter une voiture neuve si vous n’en avez besoin que quelques mois ; mieux vaut donc se tourner vers des modèles plus anciens. Nous avions fixé un plafond de 3000 dollars et nous savions que nous allions parcourir au moins 20 000 kilomètres à travers les États-Unis et le Canada, et que nous allions dans la voiture (ou à côté) :
passer 8 heures ou plus par jour à conduire
vivre la journée et nous reposer
dormir
cuisiner
travailler
stocker nos affaires personnelles
conserver des aliments frais au réfrigéré
recharger l’électronique
Pour ces usages, un minivan est tout indiqué. Et comme nous achetions au Canada, nous avons réduit notre choix à ces trois voitures fiables :
Dodge Grand Caravan
Toyota Sienna
Honda Odyssey
Au final, dans les limites de notre budget, nous avons acheté un Dodge Grand Caravan 3.3L V6 de 2005, qui affichait environ 248 000 km au compteur.
2) Esquisser le design et définir toutes les dimensions
Comme dit le dicton : mesure deux fois, coupe une fois. Concevoir un agencement fonctionnel est la partie la plus importante et il faut bien y réfléchir. À quelle hauteur placer le lit ? Quelle hauteur doivent faire les caisses pour passer sous le lit et où les acheter ? Quel réfrigérateur choisir — électrique ou à glace ? Et si c’est à glace, de quel côté se trouve la prise ? 😃
Retirer les sièges
Pour nous, la base a été de retirer la rangée arrière de sièges et de rabattre la rangée du milieu dans le plancher. À l’arrière de la voiture, nous avons installé le réfrigérateur et l’équipement de cuisine, y compris les provisions, et sous le lit tous les espaces de rangement.
Entre la partie cuisine et les sièges avant, nous avons monté un lit de 160 cm de long et 110 cm de large. Cela nous suffisait amplement. 🙂 Le contreplaqué façon sommier a été posé sur des pieds de 60 cm, afin de pouvoir caser confortablement tout notre bazar en dessous.
Au départ, nous avions branché un réfrigérateur électrique, mais il s’est révélé totalement inutilisable. Au bout de deux semaines, nous l’avons remplacé par une glacière achetée chez Walmart à 15 $, dans laquelle nous achetions de la glace tous les trois jours.
Le circuit électrique
Ce qu’il ne faut surtout pas oublier, c’est de repérer où se trouvent toutes les prises (allume-cigares) de la voiture et combien de watts elles supportent au maximum. Oubliez absolument l’idée d’installer une deuxième batterie de voiture et de la recharger via les prises — l’alternateur n’est pas conçu pour cela et, si vous ne le remplacez pas par un plus puissant, vous risquez a) de le griller, comme ça nous est arrivé, ou b) qu’il ne charge tout simplement plus rien correctement.
Achetez un convertisseur — qui transforme le 12V en 120V (ou 230V en Europe) — et utilisez-le pour la recharge. Ne chargez qu’un seul gros appareil à la fois, n’en branchez jamais plusieurs. Pour les téléphones ou les tablettes, peu importe. 🙂
Convertisseur, du 12V au 120V
Si vous prévoyez de tirer une rallonge jusqu’à l’arrière du véhicule, posez-la avant même de commencer à construire la structure du lit. 😉
3) Acheter le matériel et l’outillage
Si vous transformez votre voiture en Amérique du Nord, nous vous recommandons vivement de passer par Walmart, Canadian Tire et Lowe’s comme principaux fournisseurs pour votre projet. Ils ont absolument tout, et le matériel pour le lit, outillage compris, ne vous coûtera pas plus de 150 à 200 dollars.
Comme espaces de rangement, les milk crates — caisses en plastique pour le lait — se révèlent idéales : vous les obtenez soit gratuitement, soit pour un dollar pièce. Nous en avons fait des étagères pour la cuisine et nous les avons utilisées comme rangements sous le lit.
Le lit, lui, est fait de contreplaqué, avec des pieds en bois raboté (environ 5 $/mètre) ; sur le contreplaqué, nous avons posé deux couches de mousse à œufs et une couche de matelas à mémoire de forme. C’était le poste le plus cher : le matelas a coûté environ 150 dollars.
L’outillage dont vous aurez besoin :
une scie (idéalement une scie circulaire) — mieux vaut l’emprunter à un ami ou la louer
une visseuse électrique (parce qu’avec un tournevis manuel, vous vous épuiseriez)
des embouts de vissage, car au Canada et aux États-Unis les têtes de vis sont différentes de celles d’Europe
un niveau à bulle
un marteau
une clé à cliquet pour démonter les sièges
des vis à bois
des équerres d’étagère (pièce de métal coudée avec des trous pour les vis), pour stabiliser les pieds du lit
4) Construction du lit et de l’espace cuisine
Pour vous montrer exactement comment nous avons aménagé notre voiture, nous avons tourné une vidéo :
5) Installer les astuces et acheter l’équipement indispensable
Certaines choses sont tout simplement indispensables, ne serait-ce que pour avoir l’esprit tranquille et vous sentir prêts à tout. Outre la roue de secours et le cric, l’équipement obligatoire de tout conducteur, voici ce que nous avions avec nous :
une batterie externe avec câbles de démarrage (si vous videz la batterie pendant la nuit)
une petite lampe à piles rechargeables
un onduleur 12V vers 120V
2 lampes torches LED
deux chaises de camping
de l’huile moteur de rechange
un manuel de réparation auto (parce qu’on trouve toujours une casse à proximité où récupérer des pièces)
un Road Atlas — quand même le GPS ne sait plus quoi faire, et pour planifier l’itinéraire approximatif
Et bien sûr tout ce qu’il vous faut pour camper et cuisiner, si vous comptez le faire.
Avec une simple cordelette, n’importe quel tissu et des bandes Velcro cousues dessus, vous faites des merveilles. Tendez la cordelette tout autour de la voiture de façon à pouvoir occulter la lunette arrière et les vitres latérales au moment de dormir. Quand vous vous arrêterez pour la nuit sur le parking d’un supermarché, vous comprendrez pourquoi 🙂
Une poubelle
Au milieu, entre les sièges avant, et plus elle est petite, mieux c’est. Des peaux de banane, par exemple, ça commence à sentir sous le nez au bout de deux heures à peine.
Une radio satellite
Un compagnon des mauvais jours, surtout quand aucune radio FM n’est à portée. Et croyez-nous, aux États-Unis comme au Canada, ce fut le cas presque la moitié de notre voyage de 3 mois !
Un panier de gourmandises à portée du conducteur et du passager
Il n’y a rien de pire que de devoir s’arrêter toutes les deux heures juste pour sortir quelque chose à grignoter du coffre. Et plus le trajet est long, plus ça devient pénible. Gardez à l’avant des noix, des biscuits et tout ce que vous emportez comme en-cas. Nous, on rangeait ça dans un petit panier et dans les vide-poches des portières.
ASTUCE : Si vous envisagez un long voyage, il est aussi judicieux de penser à l’assurance. On oublie souvent le pare-brise. Vérifiez bien que votre contrat couvre le bris de glace avant de partir.
À quoi ressemble la voiture finie après 2 semaines d’utilisation
TL;DRCe road trip Canada–États-Unis de 2017 s’est étalé sur trois mois à bord d’un camping-car aménagé (Dodge Grand Caravan), de Calgary à l’Alaska puis jusqu’à San Francisco et retour, avec une halte finale de trois jours à Long Island, traversant 13 États américains et 3 provinces canadiennes pour plus de 100 arrêts. Le voyage a été précédé de deux semaines de camping à Hawaï, facturées 2 839,95 CAD. Comptez environ 70 000 CZK pour la préparation du véhicule et de l’équipement, et environ 236 190 CZK pour le voyage lui-même une fois déduite la revente de la voiture. Visez l’été pour un itinéraire similaire : les auteurs sont partis le 29 juin 2017.
C’est exactement le 29 juin 2017 que nous nous sommes lancés dans notre premier grand road trip à travers l’Amérique du Nord. Nous avons passé deux semaines à Hawaï, puis trois mois sur les routes au volant de notre van : 13 États américains, 3 provinces canadiennes traversés, et nous sommes allés partout, de San Francisco jusqu’à l’Alaska. Nous avons terminé ce voyage par trois jours à Long Island. Tout au long du trajet, nous avons soigneusement tout consigné, y compris les dépenses quotidiennes et de longs récits.
Calgary, au Canada, était notre point de départ. Nous y avons vécu un an pour préparer le voyage. Nous avons acheté une voiture (un Dodge Grand Caravan) que nous avons transformée en camping-car. La liste complète de l’équipement se trouve un peu plus bas. En gros, à part les toilettes et la douche, nous avions une vraie maison sur quatre roues. Nous dormions là où c’était possible. Parfois sur le parking d’un supermarché, parfois près d’un camping, et le plus souvent quelque part sur une route déserte au milieu du désert ou de la forêt.
Notre itinéraire
Tout a commencé le 14 juin par un vol vers Hawaï pour deux semaines. Le camping low-cost là-bas était tout simplement divin. À notre retour, nous avons pris la route de Calgary vers l’Alaska.
En version simplifiée : Calgary (Canada) – Fairbanks (Alaska) – San Francisco (USA), puis retour. Mais c’est vraiment très simplifié, car en chemin il y a eu plus de 100 endroits où nous nous sommes arrêtés.
Ce que nous avons fait en chemin
Nous avons visité des dizaines de parcs nationaux. Nous adorons la randonnée, alors la plupart du temps nous étions soit au volant, soit en train de grimper en montagne. Nous cuisinions le plus souvent sur les tables de pique-nique au bord de la route, nous lavions notre linge dans les laveries automatiques et nous travaillions depuis les fast-foods. Pendant le voyage, nous avons produit des vidéos, des photos, des articles et nous vous avons envoyé des cartes postales. 🙂
Le poste le plus cher a évidemment été la voiture, que nous avons cependant revendue à la fin du voyage. 🙂
Les frais de préparation se sont élevés à environ 3 900 dollars canadiens, soit à peu près 2 600 €. L’équipement, sans la voiture, nous a coûté environ 750 €.
Ça peut paraître beaucoup, mais au Canada c’est une somme que l’on arrive à économiser en seulement deux mois de travail (à deux). Notre salaire tournait autour de 15,50 CAD de l’heure ; en moyenne, nous recevions ensemble environ 4 000 CAD par mois sur notre compte, et nous en mettions toujours la moitié de côté.
Voici le détail de nos dépenses (les prix sont indiqués en CAD) :
billets d’avion pour le Canada en février
pour nous deux, environ 1 200 $
2 semaines à Hawaï (vols compris) nous ont coûté au total : 2 839,95 $
3 jours dans un yacht-club à Long Island avec une Mustang Convertible
dépenses d’environ 1 000 $
Billets d’avion retour
environ 400 $ par personne
Au total, tout cela nous a coûté (après déduction de la voiture revendue) environ 8 700 €. C’est exactement ce que nous avions délibérément économisé au cours des 4,5 mois de travail précédents au Canada (nous travaillions dans un café et à l’aéroport). Nous indiquons généralement que cela nous a coûté un peu plus, car nous avons aussi acheté au Canada de l’équipement pour plusieurs jours de trek, ce qui nous a également coûté quelques milliers de couronnes.
Toutes les dépenses du voyage, du prix des campings au café à la station-service, sont disponibles dans ce tableau :
TL;DREn Alaska, misez sur Exit Glacier avec l’ascension du Harding Ice Trail, le kayak entre les glaciers du Kenai Fjords National Park (430 dollars par personne) et les randonnées près du glacier Portage. Ne manquez pas non plus les ports de Whittier, Haines et la turquoise Valdez, les vues sur le Denali National Park depuis le Triple Lakes Trail, ainsi que le Hatcher Pass, entre Denali et Anchorage. Les auteurs ont passé un peu plus de deux semaines en Alaska après trois jours de route depuis le Canada, et recommandent aussi Homer avec ses galeries, ainsi que City of Kenai, où les habitants pêchent le saumon directement en mer au filet.
Nous parlions de partir en Alaska depuis le début de notre relation. Mais se rendre en Alaska depuis l’Europe, ce n’est pas une mince affaire. Rien que les billets d’avion coûtent une petite fortune et, soyons honnêtes, l’Alaska est l’un des endroits les plus chers des États-Unis. Finalement, nous avons réussi à concrétiser ce rêve. Ci-dessous, vous découvrirez comment nous y sommes arrivés et nos 10 lieux incontournables à voir en Alaska, entre glaciers majestueux, fjords et petites villes portuaires pleines de charme.
Comment nous sommes arrivés en Alaska depuis le Canada
Lorsque nous avons obtenu nos visas de travail pour le Canada, en trois mois et demi, nous avons réussi à économiser de quoi voyager pendant un mois — et il nous restait encore de l’argent. Nous avons donc décidé de retourner au Canada pour cinq mois supplémentaires afin de financer un road trip bien plus long. Et ça a marché.
En cinq mois, nous avions suffisamment économisé pour partir à Hawaï, en Alaska, puis traverser le Yukon canadien et la Colombie-Britannique jusqu’aux États-Unis. Pour rejoindre l’Alaska, nous avons roulé trois jours non-stop (et trois jours pour le retour au Canada), et nous y avons passé un peu plus de deux semaines. Voici les plus beaux endroits que nous avons visités.
10 lieux incontournables à voir en Alaska
Découvrons maintenant les plus beaux sites et randonnées que nous avons eu la chance de parcourir en Alaska.
1) Ice Harding Trail vers Exit Glacier
La montée vers Exit Glacier s’est finalement mieux passée que prévu
Les meilleures choses sont gratuites. Nous avons attendu 4 jours en priant pour que les nuages se dissipent au-dessus de Seward afin de pouvoir emprunter ce sentier menant à Exit Glacier. Le quatrième jour, la nature nous a enfin souri. Le matin, nous étions sur le point d’abandonner tant le ciel était couvert. Mais comme il ne pleuvait pas, nous avons décidé de rouler depuis Seward jusqu’au début du sentier, où nous avons aperçu un minuscule bout de ciel turquoise au-dessus du glacier. Nous avons tenté notre chance. Et ça valait le coup.
Portée par la joie du soleil, j’ai littéralement couru jusqu’en haut. Les quelque 1 000 mètres de dénivelé n’ont en rien freiné notre enthousiasme. Quelqu’un m’a dit que ça s’appelle du « kitsch naturel ». L’immense glacier blanc contrastait avec le ciel bleu et les fleurs violettes qui recouvraient toutes les parties verdoyantes du sentier. Je n’avais jamais rien vu de pareil.
2) Kayak dans le Kenai Fjords National Park
Le kayak a été l’expérience la plus chère de tout notre voyage
Les cinq heures les plus chères de ma vie. Quand on surveille chaque centime, un prix de 430 dollars par personne (environ 400 €) fait franchement mal au ventre. La décision a été longue, mais nous savions comment elle allait se terminer. Nous devions y aller, car nous ne savions pas quand nous reviendrions et si nous aurions un jour l’occasion de faire du kayak au pied d’un glacier, au milieu des fjords.
Rien que sur le trajet, nous avons vu des baleines et de nombreux macareux. Pendant le kayak, nous avons admiré des étoiles de mer et des otaries, en naviguant entre les morceaux de glace. Une expérience magnifique et hors de prix, à laquelle il faut se préparer financièrement. Pour réserver vos activités en Alaska, jetez un œil sur GetYourGuide.
3) Randonnée vers le Portage Glacier
Si vous avez la possibilité d’apporter vos propres kayaks, le lac devant le Portage Glacier est en libre accès et vous pouvez pagayer jusqu’au glacier. Nous, il a fallu le filmer au drone
Cette randonnée facile de trois heures jusqu’au Portage Glacier vaut vraiment le détour, même si en chemin, une horde de moustiques tentera de vous dévorer. Vous pouvez vous approcher relativement près du glacier et admirer le lac cristallin sur lequel flottent des morceaux de glace.
4) La petite ville portuaire de Whittier
On dit que le temps à Whittier est toujours pire qu’ailleurs, mais nous ne l’avons pas constaté
Notre guide papier du Lonely Planet décrivait cet endroit comme très étrange. Nous n’y avons rien trouvé de bizarre. Il affirmait aussi que le temps y est toujours plus mauvais. Là non plus, nous n’avons rien remarqué de tel. En revanche, nous avons adoré pouvoir nous promener dans le port en toute tranquillité, pratiquement seuls au monde.
5) Trésor caché entre le Denali National Park et Anchorage – Hatcher Pass
Hatcher Pass était un petit détour sur la route entre le Denali National Park et Anchorage. Il pleuvait depuis des heures, alors nous étions ravis quand nous avons atteint le sommet et que la vue s’est enfin dégagée
Hatcher Pass est un véritable trésor caché sur la route entre le Denali National Park et Anchorage. Il faut quitter la route principale, mais vous ne le regretterez pas. Soudain, vous vous retrouvez dans une vallée où les nuages glissent au-dessus de collines verdoyantes. On y trouve une ancienne mine d’or transformée en musée, avec des visites guidées possibles. Notre guide était cependant un personnage… assez particulier.
6) Prenez quelques jours au Denali National Park
Vue sur le Denali National Park depuis le Triple Lakes Trail
Le Denali National Park abrite le plus haut sommet d’Amérique du Nord, le Mont McKinley (ou Denali), culminant à 6 190 mètres. Malheureusement, dans ce parc national d’une taille démesurée, il est impossible de se déplacer librement : il faut payer entre 30 et 50 dollars (environ 28-46 €) pour le bus. Nous avons donc choisi de randonner uniquement dans les zones les plus accessibles. Nous avons emprunté le Triple Lakes Trail, d’où l’on profite d’une vue époustouflante sur des sommets à perte de vue — mais malheureusement, le McKinley n’est pas visible depuis ce sentier.
7) La petite ville portuaire de Haines
Le Mt. Ripinski a été notre dernière randonnée en Alaska. Nous avons failli y geler. Ces sourires, il a fallu beaucoup d’efforts pour les afficher 🙂
Haines est réputée pour ses eaux d’un turquoise pastel et ses randonnées extraordinaires pour tous les amoureux de montagne. Nous avons choisi le Mt. Ripinski, une belle randonnée à travers la forêt qui vous mène au sommet d’une montagne voisine. De là-haut, on aperçoit toute la petite ville et ses environs. Le problème, c’est qu’au sommet, un vent violent s’est levé et nous avons craint pour notre santé. Heureusement, nous nous en sommes sortis indemnes.
8) La ville turquoise de Valdez
Le port turquoise de Valdez
Petite, turquoise et enchanteresse. Voilà mon souvenir de la petite ville portuaire de Valdez, où nous avons fait un très court arrêt.
9) La petite ville endormie de Homer
Homer a son charme. Il y fait aussi bien plus froid qu’ailleurs.
La petite ville artistique de Homer est célèbre pour ses galeries d’artistes locaux. Vous serez peut-être surpris d’apprendre qu’elle est plate, contrairement au reste de la péninsule de Kenai.
Cela n’enlève rien à sa beauté. Rendez-vous comme nous sur le « Homer Spit », cette étroite bande de terre qui s’avance dans la baie, où, en plus de l’air glacial, vous trouverez de charmantes petites boutiques peintes, des restaurants et des cafés.
10) La ville de pêche : City of Kenai
Le quotidien des familles de l’Alaska : attraper son dîner
Notre guide ne vantait pas trop les mérites de cette ville. Mais nous étions fatigués et de mauvaise humeur, alors nous n’avions plus le courage de continuer jusqu’à Homer. Et nous avons été bien contents de nous y être arrêtés. Ce fut ma plus grande découverte culturelle en Alaska. Nous sommes allés sur la plage où les gens ne se baignent pas, mais se tiennent debout dans l’eau pour pêcher le saumon en attendant que les poissons sautent dans leurs immenses filets.
Pour planifier votre voyage en Alaska, nous recommandons ce guide 🙂
L’Alaska est une destination qui se prépare minutieusement. Pour trouver un hébergement, pensez à comparer les offres sur Booking.com, surtout en haute saison estivale où les logements partent vite. Et si vous avez besoin de rester connecté pendant votre road trip, une eSIM Holafly ou Yesim pour les États-Unis est une solution pratique et abordable.
TL;DRLa méditation apporte cinq bénéfices majeurs : relaxation profonde, meilleur sommeil, maîtrise des émotions, gestion du stress et productivité accrue ; l’auteur la pratique depuis 8 mois et recommande les séances guidées au casque. Pour les débutants, visez au moins 10 à 15 minutes par jour, les plus expérimentés pouvant monter à 20-30 minutes, idéalement au calme, yeux fermés, en se concentrant sur la respiration. Faute de contenus francophones de qualité, l’auteur a créé son propre programme de méditation sur 7 jours et propose un échantillon gratuit à télécharger sur son site. La méditation peut aussi accompagner le traitement de l’anxiété et des états dépressifs, avec des effets ressentis dès quelques minutes de pratique régulière.
Je pratique la méditation activement depuis plus de 8 mois et je peux affirmer avec certitude que je vis mieux. Je n’ai atteint aucun « équilibre zen » et je n’ai pas non plus connu l’illumination, mais j’ai appris à être davantage présent dans l’instant, à vivre plus intensément les expériences du quotidien et à conserver lucidité et pensée rationnelle.
TL;DRCe carnet de road trip raconte le tourisme de masse aux points chauds des États-Unis et du Canada, avec des files d’attente de quinze minutes rien que pour une photo devant le General Sherman Tree, dans le Sequoia National Park, ou face au panorama de Horseshoe Bend, jugé le site le plus surcoté du voyage. Les auteurs opposent la chaleur extrême de la Death Valley (47 °C) à l’ambiance plus sereine de Yellowstone, où ils ont passé cinq jours et où la foule se disperse dès qu’un geyser entre en éruption. Au total, le périple a représenté 20 000 kilomètres en voiture et 800 kilomètres à pied sur 2,5 mois. Le Banff National Park et son lac Moraine remportent la palme du plus bel endroit d’Amérique du Nord.
Si vous placiez devant eux deux Coca-Colas identiques en leur disant qu’Elvis Presley a touché l’une d’elles, ils commenceraient probablement à se prendre en photo avec. Les touristes… Nos deux dernières semaines de road trip se sont déroulées sous le signe du tourisme de masse dans toute sa splendeur la plus absurde.
Les réseaux sociaux ont créé des voyageurs qui, au fond, détestent voyager.
Yellowstone est un endroit magique mais envahi de touristes
« CE N’EST PAS DANS NOTRE PLAN. Arrête de photographier des bêtises et monte ! On arrive là-haut, tu fais ta photo en quinze secondes et on redescend. C’est clair ? » hurlait un Américain à sa femme, claquant théâtralement son chapeau par terre. La petite femme, visiblement habituée, continuait à photographier les fleurs le long du sentier de Grand Prismatic avec un calme admirable. Lui, tout bouffi de rage, repartit en furie dans la direction opposée.
Dans cette dernière partie de notre voyage, nous avons commencé à apprécier les endroits les plus touristiques du monde d’une façon un peu malicieuse. On se demande parfois vraiment pourquoi certaines personnes voyagent quand elles affichent une tête comme si c’était la pire épreuve de leur vie. Sans doute pour les photos Instagram.
Pourquoi les touristes font-ils la queue pour se prendre en photo avec un arbre… dans une forêt pleine d’arbres ?
La queue pour un arbre dans une forêt. Amusant, non ?
Après Yosemite, nous avons mis le cap sur le Sequoia National Park. Pendant un bon moment, impossible de trouver le moindre touriste. On se disait que c’était forcément impossible qu’il n’y en ait pas. Et puis on les a repérés, tous regroupés autour d’un seul séquoia. Paraît-il le plus grand du monde. Tous les visiteurs faisaient la queue pour se prendre en photo avec le General Sherman Tree, histoire de faire leur numéro pendant dix secondes.
Sauriez-vous reconnaître que ce n’est pas le plus grand arbre du parc Sequoia ?
Si vous vous dites qu’il devait quand même être impressionnant, laissez-moi vous rassurer : qu’il soit le plus vieux ou le plus grand, ça ne se voit absolument pas à l’œil nu. On a donc passé un bon moment à observer, avec une certaine jubilation, des gens faire quinze minutes de queue pour se photographier avec un séquoia… dans une forêt remplie de séquoias.
35 degrés, c’est finalement une température plutôt douce
L’iconique Joshua Tree
Le parc de Joshua Tree est un endroit magnifique et, pour notre plus grand bonheur, encore sous-estimé. En été, il ne se prête guère aux longues randonnées : les températures s’envolent et les touristes s’efforcent de passer le moins de temps possible hors de leur voiture climatisée.
On n’arrivait pas à croire qu’on y était enfin arrivés. Cela signifiait que notre Chiquita avait tenu le coup, que nous atteignions le point le plus au sud de notre road trip — et que notre aventure touchait à sa fin.
Ce n’est pas Chiquita
La chaleur n’allait pas nous lâcher de sitôt, et les touristes non plus. Du chaud, on est allés vers encore plus chaud. Et notre voiture allait traverser son plus grand défi. Direction le point le plus bas d’Amérique du Nord : la Death Valley.
L’endroit le plus chaud de l’ouest des États-Unis
Certaines sources en font même l’endroit le plus chaud de la planète (d’autres citent le Dasht-e Lut en Iran avec ses 70,6 °C). Nous, on a eu droit à de jolis 47 °C. Fidèles à notre très mauvaise habitude, on est arrivés exactement au pire moment, celui où même les rangers déconseillent de se promener dehors. Mais ce ne serait pas une vraie expérience de la Vallée de la Mort sans l’affronter en plein été, à la chaleur maximale — c’est du moins comme ça qu’on se consolait. J’avais préparé Lukáš à l’idée d’un véritable four à ciel ouvert, et le four est bien venu. Lors de nos courtes balades dans ce paysage inhospitalier, on espérait simplement ne pas fondre sur place.
Quand on rate accidentellement un parc national, c’est qu’on en a vraiment beaucoup visité
Le North Rim est mieux que le South Rim, car il n’y a presque pas de touristes[/caption>
C’était une parfaite préparation au Nevada, à l’Arizona et à l’Utah, car depuis lors nous n’avons plus jamais eu aussi chaud. 35 degrés nous semblaient presque une fraîcheur agréable. On a passé deux jours à Las Vegas à faire semblant d’être des touristes normaux, avant de devoir, le troisième jour avec la gueule de bois, nous garer et dormir directement au visitor center du North Rim du Grand Canyon — on n’avait tout simplement plus l’énergie pour rien d’autre. Si vous vous demandez où on a dormi dans des endroits pas vraiment légaux, c’est l’un d’eux.
[caption id="attachment_50916" align="alignnone" width="960"] Canyonlands nous a d’abord paru quelconque, mais avec le recul, ce n’était pas si mal
On ne s’est pas attardés longtemps, on a fait quelques petites balades et on a repris la route dans notre Chiquita. On n’avait ni l’énergie ni l’envie de marcher des heures — si bien qu’on n’a même pas été en colère l’un contre l’autre quand on a réalisé qu’on avait involontairement sauté un des parcs nationaux de l’Utah. On a décidé d’y faire un petit détour pour y revenir.
On aurait sans doute dû prendre un café avant Canyonlands — ça a l’air franchement bien en fait
Permettez-moi de vous présenter Horseshoe Bend, le site le plus surestimé des États-Unis
On ne s’attendait pas à un tel pèlerinage quand on a décidé de s’arrêter au très populaire Horseshoe Bend. Le site le plus surestimé de tout notre voyage. Des milliers de touristes agacés, tous en quête de la même photo que leurs amis avaient postée sur Instagram. On l’a faite aussi, évidemment. Des études montrent que les gens n’apprécient pas vraiment les choses inconnues — ils préfèrent ce qu’ils connaissent déjà. Plus un endroit apparaît en photo, plus il leur semble beau. Plus il est célèbre, plus ils le trouvent magnifique. Notre cerveau adore le familier. Et c’est ainsi qu’on a filé vers un autre spot ultra-connu : Monument Valley.
Grâce à Instagram, Horseshoe Bend ressemble à un pèlerinage à La Mecque
Mesa Verde n’est pas un paradis pour touristes, mais ça ne veut pas dire qu’il ne mérite pas une halte. De 550 à 1300 après J.-C., les Puebloans y ont vécu, et ils grimpaient aux falaises comme personne d’autre. Ils se taillaient des encoches dans la roche avec leurs pieds nus pour s’accrocher aux parois.
Notre dernière première fois. On s’est fait expulser de la ville
La mémorable excursion au Zebra Slot Canyon
Du Colorado, on a mis le cap sur l’Utah, qu’on redoutait surtout pour ses températures élevées. Il s’est avéré qu’après la Death Valley, on avait développé une sacrée immunité. À Canyonlands et à Arches, on se baladait comme si la chaleur à plus de 35 °C n’était pas un problème. Notre base était la ville de Moab, qui nous a offert notre dernière première fois, celle qu’on attendait depuis deux mois.
À 2 h du matin, un agent de police a frappé à notre fenêtre et nous a chassés de la ville. Moi avec des palpitations et Lukáš les yeux à peine ouverts, on cherchait à 2 h 30 du matin un endroit où dormir, à 20 minutes de la ville.
Le symbole emblématique de l’Utah — imaginez mille touristes derrière moi et vous avez le tableau. Curieusement, tout le monde attendait un coucher de soleil franchement décevant ici
Et on a failli se noyer…
En route vers le Bryce Canyon National Park, on a traversé le Grand Staircase-Escalante National Monument. Convaincus qu’on pouvait être plus malins que tout le monde et dénicher des endroits magnifiques sans payer l’entrée, on a choisi le Zebra Slot Canyon comme prochaine étape. Et on a failli se noyer, parce qu’il était inondé. Vidéo ici
À Zion et Bryce, on a préféré jouer la carte classique. À Bryce, on a parcouru tous les sentiers principaux ; à Zion, on a opté pour l’Observation Point plutôt que l’Angel’s Landing (meilleure vue, beaucoup moins de monde).
À Bryce, les gens pensent que c’est surtout fait pour la voiture, donc les sentiers sont presque vides
La charmante secte des Mormons
Le quartier général des Mormons
La halte chez les Mormons a été un changement bienvenu. On avait soudain l’impression de sortir d’Amérique pour entrer dans un monde à part, beaucoup plus doux, celui de cette charmante secte. Ils avaient déjà voulu nous convertir en Alaska, et c’est donc munis d’une Bible mormone qu’on est allés explorer leur quartier général. On s’est promenés au son d’un piano, admirant les installations soignées de cette communauté qui a littéralement conquis tout l’État de l’Utah. Si on n’avait pas découvert un café rempli de personnages de comics avec une connexion internet ultra-rapide, on vous dirait que Temple Square est ce qu’il y a de mieux à Salt Lake City. Malheureusement (ou heureusement ?), on l’a découvert.
L’incroyable bibliothèque de Salt Lake City
Des fenêtres sur les entrailles de la Terre. L’endroit le plus magique des États-Unis
Notre première vue sur Yellowstone était à West Thumb
On pensait que plus rien ne pouvait nous émerveiller, et Lukáš cherchait déjà à raccourcir notre itinéraire. Quand je lui disais qu’il fallait passer au moins quatre jours à Yellowstone, il me regardait avec une certaine méfiance. Dix minutes après l’arrivée, en contemplant ces lacs fumants aux mille nuances de couleurs, il avait complètement changé d’avis. De vraies fenêtres sur les entrailles de la Terre.
On a passé 5 jours fantastiques ici — la meilleure façon de terminer notre voyage
Yellowstone n’est pas un parc pour les longues randonnées : on se retrouve à longer des promenades en bois au-dessus de lacs turquoise à 90 °C, à attendre qu’un nouveau geyser vous surprenne. Mais là, même les foules de touristes deviennent secondaires — quand les geysers entrent en scène, peu importe si mille autres spectateurs vous entourent.
Castle Geyser. Les geysers ne lassent jamais
On savait que Yellowstone était le point d’orgue de notre voyage. La fin idéale. Et pourtant, une dernière étape obligatoire nous attendait encore : les parcs qui longent la frontière entre les États-Unis et le Canada. Mais le Glacier National Park et Waterton étaient noyés dans une fumée épaisse due aux incendies de forêt qui nous avaient accompagnés sur les mille derniers kilomètres depuis Yellowstone.
Le glacier Grinnell n’existera plus dans 20 ans
La vie est plus belle à Banff
On n’a pas tout à fait renoncé au Glacier National Park — on a au moins grimpé jusqu’au glacier Grinnell, ce glacier qui n’existera plus dans vingt ans. Puis, les yeux humides, on a repris la route vers Calgary retrouver nos amis. Notre voyage touchait à sa fin.
Il y a une bonne raison pour laquelle le lac Moraine est l’une des principales attractions du parc national de Banff
« Mais quand même, c’est à Banff que j’ai préféré. » a dit Lukáš alors qu’on rentrait à Calgary après 2 mois et demi de vie et de voyage en voiture. On avait parcouru 20 000 kilomètres, marché 800 kilomètres, pour s’assurer qu’il n’existe pas de plus bel endroit en Amérique du Nord que Banff.
Notre aventure avec Chiquita est terminée, mais nous continuons à voyager.
TL;DRDeux mois de vanlife entre l’Alaska, le Canada et l’ouest des États-Unis : les auteurs de ce blog de voyage ont parcouru plus de 16 000 kilomètres à bord de leur véhicule aménagé. L’itinéraire passe par Panorama Ridge près de Whistler (30 km et 1800 m de dénivelé), le volcan Mt. St. Helens, San Francisco et sa Baker Beach, le Lake Tahoe et le parc national de Yosemite, dont la fréquentation est passée de 3,8 à 5,2 millions de visiteurs entre 2013 et 2016. En chemin, ils ont dû gérer une crevaison à 240 dollars, les moustiques de Yosemite, la fumée des incendies de forêt et des chaleurs dépassant 40 °C. Ce récit montre bien que voyager longtemps en van, c’est autant des paysages exceptionnels que les galères bien réelles du quotidien sur la route.
Il y a une différence entre des vacances et un voyage. Il y a une différence entre partir en virée pendant deux semaines et déménager dans une voiture pendant trois mois. Notre périple dans l’Amérique de l’Ouest nous le rappelle chaque jour, quand on cherche un endroit où dormir, un coin pour cuisiner ou un point d’eau pour se laver. Et avec ça viennent aussi les larmes des coups de blues, et parfois l’envie de laisser la voiture à la casse et de sauter dans le premier avion de l’aéroport le plus proche pour rentrer à la maison.
Peu importe où tu te tournes sur Panorama Ridge, tu restes sans doute bouche bée d’émerveillement
Cela fait exactement deux mois que nous sommes partis camper à Hawaï. Ensuite, depuis la ville canadienne de Calgary, nous avons roulé 3000 km jusqu’en Alaska, puis, deux semaines plus tard, la même distance dans l’autre sens pour revenir au Canada, d’où nous sommes repartis vers les États-Unis. Pendant tout ce temps, nous dormons dans notre voiture, où nous nous sommes aménagé un lit dans le coffre. Au total, nous avons déjà parcouru environ 16 000 km.
La seule chose qu’on attendait avec impatience, c’était de dormir le soir
Le retour de l’Alaska a été aussi interminable que l’aller. Même si cette fois la météo magnifique nous a réjouis, les montagnes et les forêts n’ont réussi à égayer notre ennui sans fin que sur les premières centaines de kilomètres. Le matin, on se levait et la seule chose qu’on attendait avec impatience, c’était le sommeil du soir et le prochain épisode d’Harry Potter.
Récompense après un long trajet, ou punition ?
Le Garibaldi Lake vu d’en haut, peut-il y avoir plus époustouflant ?
Après trois jours, nous sommes arrivés à notre avant-dernière étape au Canada : Panorama Ridge, près de Whistler, dans la province canadienne de Colombie-Britannique. Nous avons dormi en douce directement sur le parking au départ du sentier et, tôt le matin, nous avons bourré nos sacs à dos et nous sommes partis. Nous attendaient 30 km et 1800 mètres de dénivelé. Les neuf premiers kilomètres et neuf cents mètres de dénivelé menaient au campement au bord du lac, où il ne nous restait qu’à déposer les sacs, monter la tente et repartir vers Panorama Ridge. Déjà à la montée vers le camp, on agonisait et on a englouti 3 des 10 biscuits qu’on avait emportés (comme le ferait remarquer Lukáš).
On n’était pas faits pour ça. Même si on randonnait un jour sur deux, ces sacs à dos tuaient notre ego de randonneurs à une vitesse incroyable. En arrivant au camp, on ne pouvait pas imaginer continuer. À peine la tente déballée, on s’est endormis aussitôt. Après une heure à récupérer de ce premier épuisement, on a pris un en-cas et on est repartis.
L’estime de notre condition physique chutait à chaque pas
Ces panoramas étaient incroyables
La montée a de nouveau été impitoyable, mais la pente s’est vite adoucie, les panoramas dignes d’une carte postale sont apparus et on a commencé à se persuader qu’on avait sans doute passé le plus dur. On marchait joyeusement sur le plat en regardant les sommets enneigés, les petits lacs glaciaires et en admirant les fleurs de prairie qui bordaient si joliment le chemin. Sauf qu’on se racontait vraiment des histoires. Avec les deux derniers kilomètres est arrivé le coup de grâce : une montée raide dans la neige. Et ça ne nous a même pas rassurés de voir que beaucoup préféraient redescendre sur les fesses.
Et la prochaine fois, uniquement en hélicoptère
On y est arrivés. Lukáš a commencé à avoir la tête qui tourne à cause de l’épuisement. On ne s’est donc pas arrêtés trop longtemps et, sur le chemin du retour, on a quitté le sentier par erreur et on s’est perdus. Luky marchait à peine. Je lui ai donc presque arraché son sac à dos de force et j’ai lancé « On y va ! ». Huit heures de souffrance touchaient à leur fin et, incapables de manger quoi que ce soit, on s’est glissés dans nos sacs de couchage et on s’est endormis d’un long sommeil profond. Le matin, il ne nous restait plus qu’une courte et douloureuse descente jusqu’au parking.
« Quoi, vous voulez passer un mois aux USA ? À grimper des montagnes ? »
Vue typique sur Vancouver
Après une pause de deux jours pour souffler chez nos super amis à Vancouver, nous sommes partis vers l’État de Washington. Un moment, on a cru qu’on allait devoir faire demi-tour, revoir tout le plan et partir explorer l’est du Canada. Ils nous ont retenus à la frontière et nous ont interrogés pendant une heure.
« Vous dites que vous allez camper et marcher en montagne tout un mois aux États-Unis ? » C’était déjà le troisième agent qui nous regardait, incrédule, en reprenant les mêmes questions que ses prédécesseurs.
On se voyait déjà repartir vers le Canada
Au final, comme le précédent, l’agent est allé fouiller la voiture et a trouvé deux avocats chez nous.
« Et ça, c’est quoi ? Vous ne l’avez pas mentionné lors de la déclaration. » On avait vraiment oublié qu’on avait des avocats. Heureusement, il nous a crus qu’on les avait simplement oubliés, sinon on aurait dû payer une amende de 300 dollars (environ 280 €). Le pire, c’est qu’ils ne savaient plus où ils avaient mis les clés de notre voiture. Et impossible de retrouver l’identité de l’agent qui avait fouillé notre voiture en premier. Après une heure pénible, on a enfin pu repartir. Il était clair qu’on n’accomplirait plus rien ce jour-là.
La rando la plus chère de notre vie nous a coûté 240 dollars
Les montagnes de l’État de Washington sont totalement différentes de celles du Canada ou de l’Alaska. Plus rocailleuses, plus claires, plus propres, moins menaçantes, et plus tu descends vers le sud, plus elles semblent arrondies ; même les forêts y sont moins denses. On a trouvé une rando près de la ville d’Everett qui, selon notre appli, devait être la plus belle. Le Mt. Pilchuck Trail est une courte balade de 3 heures jusqu’à un belvédère au sommet. Même les enfants y arrivent. Pour nous, c’était un jeu d’enfant, mais aussi le sentier le plus cher de notre vie.
Le Mt. Pilchuck est un sentier très fréquenté, plein d’Américains
On a dû acheter deux pneus neufs à Chiquita
Le parking du départ de la rando n’est accessible que par une piste de terre pleine de cailloux et de trous gros comme ceux laissés par un éléphant. Et c’est sur cette piste qu’on a crevé au retour. Notre rêve de douche et de route vers Seattle s’est effondré, et on a passé la nuit, crasseux, devant un garage où on a réussi tout juste à arriver.
On avait pensé à tout, sauf à l’essentiel
Certains en auraient pleuré, mais nous, ça nous a fait rire. Comme tous ceux à qui on l’a raconté aux USA. « Vous n’avez pas crevé sur 12 000 km à travers le Yukon et l’Alaska, et vous crevez ici, dans l’État de Washington ? » Tout le monde trouvait ça aussi amusant que paradoxal, et nous on trouvait ça drôle d’avoir pensé à tout ce qui pouvait arriver à la voiture en route, mais pas à une crevaison.
Le mont Sainte-Hélène (Mt. St. Helens) – le plus grand pollueur de l’atmosphère
Dans l’État de Washington, les volcans sont toujours actifs et explosent parfois
En 1980, le Mt. Helens est devenu le Mt. Helens décapité. Il a explosé. Même dans cette fournaise dingue de trente degrés, on a décidé de faire Harry’s Ridge, qui en fait le tour. C’était totalement différent d’une rando en montagne. Et ça ne ressemblait pas non plus à l’escalade dans le cratère à Hawaï. On a traversé un désert aride plein de fleurs étranges et résistantes jusqu’à une vue saisissante sur le Mt. Helens, le lac et un autre sommet enneigé, le Mt. McAdams.
Le mont Sainte-Hélène (Mt. St. Helens) – le plus grand pollueur de l’atmosphère
Là où finit Wild, commence l’incendie
Greg et Vicki nous ont accueillis chaleureusement à la frontière entre l’État de Washington et l’Oregon, alors qu’on les avait prévenus seulement 6 heures à l’avance. On se souvient toujours avec affection de leur hospitalité et du paysage magnifique autour du Bridge of the Gods. Si tu as vu le film Wild, c’est l’endroit où Cheryl Strayed termine son périple de trois mois. Le lendemain, toute cette région a été enveloppée par la fumée des feux de forêt, qui a englouti toutes les vues.
On a découvert des coins secrets que seuls les locaux connaissent
Ils nous ont donc envoyés vers les chutes locales, les False Creek Falls. On se serait crus dans Avatar. C’était vraiment une super idée de leur part : la fumée n’était pas encore là et la bruine projetée par les cascades nous a soulagés de la chaleur.
Les cascades dignes d’Avatar des False Creek Falls
On fuyait la fumée. Mais elle déferlait de tous les côtés. On ne voyait pas le feu, mais dans la ville où on s’est arrêtés pour la nuit, le ciel était rouge comme les portes de l’enfer.
Painted Hills
Le Misery Ridge Trail était noyé dans une brume vaporeuse, tout comme les Painted Hills, mais le pire, c’étaient ces températures élevées. On s’attendait à ce que les trente degrés nous rattrapent plus au sud, mais ici le thermomètre affichait déjà 40 °C. Vu notre vie minimaliste dans la voiture et notre planification du style « on va où on a envie sur le moment », on a trouvé la piscine la plus proche et on y a foncé. Il n’y avait que des enfants à barboter. Et nous.
Smith Rocks et le Misery Ridge Trail
On en a vu beaucoup, ça on ne peut pas dire le contraire
Le Crater Lake devait être notre prochaine étape, mais on ne s’y est pas attardés, car il était entièrement noyé dans la fumée. Et en dix secondes hors de la voiture, on puait comme des poissons fumés. Alors, pour essayer d’échapper aux incendies, on a mis le cap sur la côte du Pacifique, en Californie.
En Californie, il fait froid !
Mais là, c’est le froid qui est arrivé. On ne s’attend pas à avoir froid en Californie, même si on l’a déjà vécu plusieurs fois ici ; on ne s’attend tout simplement pas à ces 17 degrés. « J’aurais pu m’en douter : au nord de San Francisco, il fait forcément plus frais », ai-je commenté.
Glass Beach
Pendant deux jours, on a longé la côte avec un arrêt au Redwood National Park et un autre à Glass Beach. Un endroit où la nature a transformé les déchets en un champ de diamants de verre, peu à peu ramassés par les touristes qui ont entendu parler de la plage. Ce jour-là, on devait encore filer à San Francisco, mais on n’en avait pas envie. Pour la première fois, on s’est payé un hôtel avec jacuzzi et piscine, et on a repoussé San Francisco d’un jour. Pour réserver un hébergement où récupérer après des nuits dans la voiture, on utilise toujours Booking.com.
Des touristes se disputant un bout de gloire Instagram
San Francisco
On a sans doute déjà trop écrit sur la beauté de San Francisco. Des lieux jadis accessibles sans difficulté étaient désormais bondés de voitures klaxonnant et de touristes énervés cherchant à arracher la meilleure place pour une photo. Heureusement, on a découvert Baker Beach, d’où l’on voit le Golden Gate Bridge et où l’on n’est dérangé que par une poignée de touristes et quelques naturistes bronzant sur le sable ou adossés aux rochers. La présence de familles avec enfants ne semblait pas du tout les gêner. On s’est demandé un instant s’ils ne prenaient pas quelque chose, mais nos pensées nous ont vite quittés et on s’est installés sur les falaises californiennes.
San Francisco
Je me souviens à quel point c’était simple d’aller à Alcatraz. On achetait les billets le jour même et on montait sur le bateau. C’est du passé. Aujourd’hui, il faut réserver au moins trois semaines à l’avance. Mais nous, on ne savait jamais où on serait le lendemain, donc tout ce qui implique une planification minutieuse et une lutte contre d’autres candidats, ce n’est pas pour nous. Si seulement il s’agissait de grimper une colline ou une montagne, ça, on s’en sortirait mieux. Après une balade le long de la côte, on en avait assez des touristes s’enfilant des donuts (on en a pris un nous aussi, par désespoir), alors on est montés dans la voiture et on a roulé plusieurs heures vers l’est.
Hawaï entre la Californie et le Nevada, c’est le lac Tahoe
Le lac Tahoe
Une eau turquoise agréable pour la baignade, des barques, des plages de sable. Le lac Tahoe s’est révélé être un paradis à la frontière entre la Californie et le Nevada, au point qu’on n’avait pas du tout envie d’en partir. Parfois on se dit qu’on aurait dû y rester. Mais après une belle journée à bronzer, au coucher du soleil on était déjà allongés dans notre voiture une heure et demie plus au sud, au bord de Mono Lake.
Pourquoi les moustiques nous terrorisent
20 Lakes Basin
Nous faire peur avec les ours, ça ne sert à rien. Mais s’il s’agit des moustiques, là on pourrait en raconter, des histoires. Notre première rando dans le Yosemite, le 20 Lakes Basin Loop Trail, était un essaim de moustiques qui cherchaient activement à nous dévorer. En une heure, toutes les parties de notre corps étaient piquées au point que notre peau, de profil, ressemblait aux cratères de la Lune. Même le spray anti-moustiques le plus puissant rapporté d’Alaska n’a rien fait, alors on a abandonné et on s’est enfuis. Ça aurait été plus de la souffrance qu’un plaisir.
On a poursuivi plus profondément dans le Yosemite. Il n’était que deux heures de l’après-midi, on a donc décidé de grimper aux Cathedral Lakes, une rando vers la montagne emblématique pour les utilisateurs du système Mac OS X. Avec le soir est arrivée la question : où se laver ? Il y avait un lac affreusement glacé sur la route de sortie du parc, où on devait aller de toute façon, car dormir dans la voiture dans le Yosemite est interdit. On a survécu au bain, c’était l’essentiel, et à la nuit dans la voiture, dans une ruelle sombre du premier village après la sortie du parc, aussi.
On a fait la montée vers Cathedral Lake presque au pas de course
Un Disneyland au milieu d’un parc national
Si jamais tu as envie de te taper la tête contre le volant à cause des gens, comme dans les embouteillages de Paris, alors je ne te souhaite pas de visiter la Yosemite Valley. La partie la plus populaire de ce parc national ressemble plutôt à une fête foraine ou à un Disneyland. Des milliers de voitures klaxonnant les unes après les autres et des gens faisant la queue pour photographier tout ce qu’ils ont vu sur les réseaux sociaux de leurs amis. Parfois on a l’impression qu’ils le font par obligation, car quand on regarde leurs visages, ils ont l’air plutôt énervés.
Le parc national de Yosemite
On a fait la rando la plus populaire, vers les Vernal Falls, où on a doublé au moins cent personnes dans la montée raide. Doubler, c’était comme jouer à un jeu de course de voitures sur ordinateur, où il faut éviter de plus en plus vite les véhicules qui arrivent en face et ramasser des points. Heureusement, plus on approchait du sommet, plus on laissait derrière nous cette longue file de gens, et les plus faibles abandonnaient. Des Vernal Falls, on a continué vers les Nevada Falls, où 99 % des touristes n’arrivaient déjà plus.
Les Nevada Falls sont des cascades absolument gigantesques !
Et est-ce que ça vaut le coup ? Voir les Vernal Falls et les Nevada Falls, c’est comme se retrouver au milieu d’une vallée magique. À condition de ne pas regarder à droite, à gauche ou derrière toi, et qu’une horde de touristes ne se plante pas devant. Le Yosemite vaut le détour, mais ce n’est pas un endroit où j’aimerais passer du temps, comme dans les Rocheuses canadiennes par exemple. Pourtant, quand je suis venue ici la première fois il y a 9 ans, ce n’était pas encore comme ça. Quand on regarde les statistiques, on s’aperçoit que ma mémoire ne me trompe pas. Rien qu’entre 2013 et 2016, le nombre de visiteurs est passé de 3,8 millions à 5,2 millions. Mais ne t’inquiète pas : les gens ingénieux finissent toujours par trouver un petit coin où profiter de ce spectacle naturel au moins un instant en toute intimité.