Si vous pensez que l’île de Kos en Grèce se résume à d’immenses complexes all-inclusive et à des journées paresseuses au bord d’une piscine, je vais vous détromper dès maintenant. ☺️ Ce bout de soleil en pleine mer Égée, dans l’archipel du Dodécanèse, est un véritable trésor qui mêle harmonieusement une histoire antique fascinante et des activités sportives inattendues. J’ai sélectionné pour vous 15 idées à Kos pour tous les types de voyageurs — des ruines antiques aux sources thermales, en passant par une excursion sur un autre continent. L’île est en outre le berceau d’Hippocrate, père de la médecine moderne, ce qui lui vaut un patrimoine historique exceptionnel. Je vous explique où séjourner idéalement, pourquoi vous devez absolument louer un vélo dès votre arrivée, et à quoi faire attention si vous partez en excursion dans la Turquie voisine.

Résumé
- L’île la plus cyclable de Grèce : Kos est magnifiquement plate au nord et traversée par plus de 200 kilomètres de pistes cyclables — louez un vélo dès le premier jour.
- L’héritage d’Hippocrate : Ne manquez surtout pas l’Asclépion, l’ancien centre de guérison antique, ni le célèbre platane au cœur de la ville principale.
- Bains naturels : À la plage de Bros Therma, vous pouvez vous baigner gratuitement dans des sources sulfureuses chaudes qui jaillissent directement dans la mer.
- Attention aux foules : Le village de montagne de Zia est réputé pour ses couchers de soleil sublimes, mais souffre d’un surtourisme massif en saison — préférez y aller tôt le matin.
- Excursion en Turquie : De Kos, vous apercevez la côte de Bodrum, desservie par des ferries réguliers — n’oubliez pas votre passeport valide.
- Idéale pour les familles : Grâce à ses longues plages de sable et à ses eaux peu profondes, l’île est un choix parfait pour les vacances en famille avec de jeunes enfants.

Quand partir à Kos
Grâce à sa situation méridionale, Kos bénéficie d’un ensoleillement exceptionnel — près de trois cents jours de soleil par an — et figure parmi les endroits les plus ensoleillés de toute la mer Égée. Si votre objectif principal est la baignade et le bronzage, la période idéale s’étend de juin à mi-septembre. En plein été, les températures dépassent couramment les 30 °C et la mer est aussi chaude qu’un bain, ce que les familles avec enfants apprécient particulièrement. En contrepartie, c’est la période la plus fréquentée et les prix des hébergements atteignent leur maximum.
Pour les voyageurs actifs qui souhaitent parcourir l’île à vélo et explorer ses monuments antiques, je recommande mai, juin et surtout la fin septembre-début octobre. Octobre est un véritable atout secret du Dodécanèse : les foules se dissipent nettement, les tarifs des hôtels chutent, mais la mer reste à une température très agréable après un long été caniculaire. Tandis qu’il peut pleuvoir dans le nord de la Grèce à cette période, ici on profite encore pleinement du soleil.
De mi-mai à mi-septembre, la région de la mer Égée est balayée par le vent du nord sec appelé meltemi. À Kos, il est légèrement moins violent que sur les Cyclades voisines, mais il peut quand même soulever des vagues sur la côte nord — ce que les amateurs de windsurf et de kitesurf accueillent avec enthousiasme. Sur la côte est, ce vent apporte une fraîcheur bienvenue lors des canicules d’août, si bien que les journées sur la plage restent très agréables malgré un soleil de plomb.

Où dormir à Kos
💡 Conseil hébergement et activités : Nous réservons nos hôtels de préférence sur Booking.com, qui propose généralement les meilleures conditions d’annulation. Pour les billets d’entrée, excursions et activités, il vaut mieux comparer et réserver via GetYourGuide.
Bien que l’île soit assez compacte — on la traverse en voiture en un peu plus d’une heure — le choix de la zone d’hébergement influencera considérablement le caractère de vos vacances. Si vous cherchez de longues plages de sable fin avec des eaux peu profondes, dirigez-vous vers la côte nord, dans les stations de Tigaki ou Marmari. Cette région est idéale pour les familles avec enfants et pour ceux qui aiment se promener le long de la plage le soir. À Tigaki, l’excellent Astir Odysseus Kos Resort & Spa, cinq étoiles, offre d’immenses piscines et un spa de premier ordre, tandis qu’à Marmari, l’hôtel Caravia Beach est une valeur sûre très appréciée des familles.
La côte est, autour de la ville de Kos et des stations voisines de Lambi et Psalidi, convient mieux aux voyageurs qui souhaitent avoir les monuments historiques et la vie nocturne à portée de main. On y trouve de bons hôtels de gamme intermédiaire entre 60 et 120 euros la nuit, et grâce au dense réseau de pistes cyclables, le centre-ville est accessible en quelques minutes à vélo. La station de Mastichari, à l’ouest, conserve quant à elle une atmosphère de village plus tranquille, avec notamment le remarquable Neptune Luxury Resort, réputé pour son programme gastronomique mettant en valeur les fromages et spécialités locales.
Si vous préférez l’animation et la proximité de l’aéroport, regardez du côté de Kardamena au sud, où se distingue le populaire Grand Blue Beach Hotel. Pour un calme absolu et des couchers de soleil romantiques, optez pour la presqu’île isolée de Kefalos, au sud-ouest, qui abrite notamment le prestigieux Ikos Aria. Tous ces hébergements peuvent être facilement et en toute sécurité réservés sur Booking.com, où vous trouverez également les avis détaillés des précédents clients.

15 choses à voir et à faire à Kos en Grèce
Voici un tour d’horizon de ce que cette île grecque a de mieux à offrir. J’ai composé pour vous un mélange d’histoire antique, de plages magnifiques et d’excursions inoubliables — il y en a pour tous les goûts.

1. La ville de Kos et l’agora antique
La ville principale de l’île ressemble à un grand manuel d’histoire vivant que l’on peut parcourir le temps d’un agréable après-midi. Tous les sites majeurs sont à quelques minutes de marche les uns des autres, ce qui facilite grandement les déplacements à pied. Au cœur de la ville s’étend la vaste agora antique, qui servait autrefois de centre commercial et social de la cité. On peut s’y promener librement parmi les vestiges de colonnes doriques et de sanctuaires mis au jour lors du violent tremblement de terre de 1933.
À deux pas de là, vous découvrirez la fascinante Casa Romana, une villa romaine reconstituée dotée de trente-six pièces et de trois cours intérieures. On peut y admirer des mosaïques de sol et des fontaines en marbre parfaitement conservées, qui donnent une idée très concrète du luxe de l’époque. En flânant dans les rues, vous remarquerez également la mosquée Defterdar sur la place Eleftherias, dont le minaret s’est effondré lors du tremblement de terre de 2017 et attend toujours sa restauration complète. Pour ceux qui souhaitent approfondir leur connaissance de l’histoire locale, le musée archéologique de la ville vaut également le détour.

2. Le platane d’Hippocrate
En plein centre-ville, non loin du port, pousse un arbre que pratiquement chaque visiteur de l’île vient voir. Le célèbre platane d’Hippocrate est l’endroit où, selon la légende, le père de la médecine moderne enseignait à ses élèves à l’ombre de son large feuillage. Si l’histoire était vraie, ce majestueux platane aurait plus de deux mille cinq cents ans, ce qui est botaniquement impossible.
Le tronc actuel est âgé d’environ cinq cents ans, mais les habitants affirment avec fierté qu’il est le descendant direct de l’original. Son périmètre atteint douze mètres et son âge est tel qu’il doit être soutenu de toutes parts par une complexe armature métallique et en bois, sans laquelle il s’effondrerait probablement. La visite est entièrement gratuite et, juste à côté, une ancienne fontaine ottomane et la mosquée Loggia confèrent à ce coin de la ville une atmosphère historique très agréable, même si elles aussi ont subi les dommages du récent séisme.

3. Le château de Neratzia
En vous promenant sur le port de la ville principale, votre regard sera inévitablement attiré par la massive forteresse de Neratzia. Cette imposante construction a été érigée au XIVe siècle par les chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean pour protéger l’île des incursions de l’Empire ottoman voisin. Gravement endommagé par le violent tremblement de terre de 2017, le château a été entièrement fermé au public pour des raisons de sécurité pendant huit longues années. La bonne nouvelle, c’est qu’après une coûteuse restauration de plus de deux millions et demi d’euros financée par des fonds européens, qui a permis de consolider les remparts fragilisés, le château a enfin rouvert ses portes au public en 2025.
Promenez-vous sur les chemins de ronde nouvellement sécurisés avec une vue absolument magnifique sur le port et les bateaux amarrés, puis accordez-vous un café glacé en centre-ville — l’entrée est d’environ 5 euros et la visite dure environ une heure. Notez cependant que certaines zones peuvent rester encore délimitées, et arrivez de préférence le matin, car le château ferme généralement en milieu d’après-midi.

4. L’Asclépion : l’hôpital antique
À environ trois kilomètres et demi au nord-ouest du centre-ville, sur un doux coteau, se trouve le monument le plus important de toute l’île. L’Asclépion fonctionnait dans l’Antiquité comme un vaste centre de guérison et sanctuaire dédié au dieu de la médecine Asclépios. C’est là, selon les historiens, que les méthodes médicales d’Hippocrate étaient pratiquées, et des patients du monde antique entier s’y rendaient dans l’espoir d’une guérison.
Le complexe est organisé en terrasses et, plus on monte, plus la vue s’ouvre vers la côte turque, qui semble à portée de main. L’entrée pour un adulte coûte environ 8 euros, mais vérifiez le tarif en vigueur sur le site officiel hhticket.gr, car les règles changent parfois. Les citoyens de l’Union européenne de moins de 25 ans bénéficient d’une entrée entièrement gratuite. Depuis le centre-ville, on peut facilement y accéder en bus local (ligne 3) ou en petit train touristique — partez de préférence tôt le matin pour éviter la grande chaleur et les foules.

5. Découvrir Kos à vélo
S’il y a une chose qui distingue véritablement Kos des autres îles grecques montagneuses, c’est bien son extraordinaire culture du vélo. En 2022, l’île a obtenu la prestigieuse certification Bike Friendly Destination, et ce tout à fait à juste titre. Le nord et l’est de l’île sont pratiquement plats et sillonnés de plus de 200 kilomètres de pistes cyclables bien entretenues, où l’on croise aussi bien des familles avec poussettes que des seniors actifs.
Les loueurs de vélos sont partout et un vélo de ville classique ne coûte que 3 à 5 euros par jour. Si vous souhaitez explorer l’intérieur de l’île, vous pouvez louer un vélo électrique à partir de 15 euros environ par jour. L’itinéraire le plus agréable et le plus sûr longe la côte depuis la plage de Faros jusqu’à la station de Psalidi en passant par la ville de Kos. Comptez environ une heure de balade très tranquille, avec la possibilité de s’arrêter à tout moment dans un café ou pour une baignade. Essayez par exemple la sympathique boutique Nikos Bikes à Tigaki, où l’équipe se fera un plaisir de vous conseiller sur les itinéraires.

6. Les sources thermales de Bros Therma
Vous aimez le bien-être naturel ? Alors ne manquez pas d’aller jusqu’à la côte est, à environ douze kilomètres du centre-ville. Vous y trouverez la plage de Bros Therma, où des sources sulfureuses naturelles à 42-50 °C jaillissent directement de la roche dans la mer. Les locaux ont aménagé avec des pierres un petit bassin naturel d’une vingtaine de mètres carrés où l’eau minérale chaude se mêle aux vagues plus fraîches de la mer Égée, créant une expérience de relaxation absolument parfaite.
L’entrée dans ces bains thermaux est entièrement gratuite et accessible toute l’année. Pensez cependant à emporter des chaussures aquatiques, car la plage est couverte de galets volcaniques sombres et le chemin jusqu’aux sources est assez rocailleux. Évitez également les maillots clairs et les bijoux en argent, car la forte teneur en soufre et en minéraux pourrait les teinter définitivement en jaune. Depuis le centre de Kos, un bus local dessert le site — comptez environ vingt-cinq minutes de trajet, puis une petite marche d’un quart d’heure depuis le parking jusqu’à l’eau.

7. Couchers de soleil dans le village de montagne de Zia
Perché sur les flancs du mont Dikeos, le charmant village de Zia se distingue par son architecture traditionnelle blanche et bleue et ses vues époustouflantes sur la côte nord de l’île. Il est devenu une véritable légende grâce aux plus beaux couchers de soleil de Kos. On y trouve de nombreuses boutiques de souvenirs et des tavernes où goûter la spécialité locale, la limonade à la cannelle rafraîchissante appelée kanelada.
💡 Conseil : Le village souffre malheureusement d’un surtourisme extrême en haute saison. Aux alentours du coucher de soleil, des dizaines de cars y déversent des milliers de touristes sur les belvédères. Pour vous épargner cette cohue, venez plutôt tôt le matin ou en début de journée, quand le village retrouve une atmosphère sereine et apaisante. Le parc naturel en bordure du village offre aussi de belles vues sans la foule. Si vous souhaitez y dîner, testez la taverne traditionnelle Oromedon, qui propose d’excellents plats végétariens cuits au four à bois, une moussaka sans viande remarquable et du fromage frit nappé de confiture.

8. La presqu’île de Kefalos et Agios Stefanos
Tandis que le nord de l’île est parsemé de grands complexes hôteliers, la presqu’île de Kefalos, à environ quarante kilomètres de la ville principale, conserve un caractère plus calme et rural. Son littoral est bordé de magnifiques criques qui invitent à l’exploration. Le véritable joyau est la plage d’Agios Stefanos, qui offre quelque chose de rare : se baigner juste à côté des ruines d’une basilique paléochrétienne du Ve siècle, dont les colonnes se dressent à quelques pas de l’eau.
Face à la plage, à environ cent cinquante mètres du rivage, émerge de la mer le petit îlot photogénique de Kastri avec son iconique petite église blanche à dôme bleu dédiée à Saint-Nicolas. Les nageurs aguerris peuvent y accéder à la nage sans difficulté et sonner la cloche à l’entrée — vérifiez toujours les courants marins avant de vous élancer. L’eau est un peu plus fraîche dans cette partie de l’île que sur la côte nord, mais en contrepartie, elle est d’une clarté et d’une transparence absolument remarquables.

9. Paradise Beach et Camel Beach
Puisque vous êtes sur la presqu’île de Kefalos, il serait dommage de ne pas visiter les plages qui figurent régulièrement dans les classements des plus belles de toute la Grèce. La plus célèbre est Paradise Beach, qui porte bien son nom. Son sable fin doré, ses eaux turquoise et sa large offre de sports nautiques en font un véritable paradis pour les familles. On lui donne souvent le surnom de « bubble beach », car de petites bulles de gaz volcanique s’échappent en permanence du fond marin — une attraction irrésistible, surtout pour les plus jeunes baigneurs.
Si Paradise Beach vous semble trop animée en haute saison, continuez un peu jusqu’à la plus isolée Camel Beach. Elle doit son nom à un énorme rocher qui, vu de loin, ressemble parfaitement à un chameau assis. L’accès se fait par un chemin de gravier assez pentu — faites attention, car l’assurance standard des loueurs de voitures ne couvre souvent pas les chemins non revêtus. En récompense de ce chemin un peu hasardeux, vous trouverez un calme bien supérieur, une eau nettement plus fraîche et des conditions absolument fantastiques pour le snorkeling le long des bords rocheux de cette jolie crique.

10. Les plages de sable du nord
Si votre journée de vacances idéale se résume à un café le matin puis la plage jusqu’au soir, la côte nord est faite pour vous. Les stations de Tigaki, Marmari et Mastichari ont en commun une chose essentielle : des plages immenses au sable clair et infiniment doux. La plage de Tigaki s’étend sur dix kilomètres, arbore le Pavillon Bleu de la propreté et est reliée à la ville principale par une piste cyclable plate et agréable. L’entrée dans l’eau y est extrêmement progressive — on peut marcher des dizaines de mètres avant d’avoir de l’eau aux genoux, ce qui est parfait avec des enfants en bas âge.
Alors que Tigaki et la voisine Marmari, bordées de jolies dunes de sable, ont un profil plutôt touristique avec de nombreux complexes hôteliers, Mastichari conserve le charme agréable d’un village de pêcheurs traditionnel. C’est justement de là que partent les ferries réguliers à destination de l’île voisine de Kalymnos. Toute la côte nord est par ailleurs très exposée au vent, si bien que lorsque le fameux meltemi souffle de mi-mai à septembre, les amateurs de windsurf et de kitesurf affluent de toute l’Europe. Le ciel se couvre alors de cerfs-volants multicolores, car les conditions pour ces sports nautiques sont particulièrement idéales ici, avec un vent régulier et de nombreuses écoles et locations de matériel disponibles.

11. La forêt de Plaka et ses paons, et le lac salé d’Alykes
Envie de souffler loin de la mer et du soleil brûlant ? Faites un saut dans les terres, près du village d’Antimachia, non loin de l’aéroport. Vous y trouverez la forêt de pins de Plaka, qui constitue le poumon vert de l’île. L’entrée est entièrement gratuite et l’attraction principale réside dans les dizaines de paons en liberté, très apprivoisés, qui acceptent de se laisser nourrir à la main par les visiteurs. On y rencontre aussi des tortues d’eau et de nombreux endroits ombragés parfaits pour un pique-nique — notez simplement qu’aucun bus ne dessert le site, il vous faudra une voiture ou un vélo.
Une autre belle étape naturelle sur le nord de l’île est le lac salé d’Alykes, situé non loin de la station de Tigaki. En été, vous n’y verrez qu’une croûte de sel asséchée avec les montagnes en arrière-plan, mais si vous vous y rendez au printemps, en automne ou en hiver, vous avez de grandes chances d’observer des colonies de flamants roses qui s’y arrêtent lors de leur migration. Le lac est facilement accessible à vélo depuis la ville principale — une belle sortie d’après-midi idéale.

12. Le château abandonné de Palio Pyli
Vous aimez les lieux mystérieux chargés d’une histoire sombre ? Alors Palio Pyli ne vous décevra pas. Il s’agit d’un village médiéval en ruines caché haut dans les terres, que ses habitants ont abandonné précipitamment au XIXe siècle lors d’une terrible épidémie de choléra. Au-dessus des vestiges des anciennes maisons en pierre se dressent les impressionnantes ruines d’un château byzantin et de deux petites églises historiques, accessibles par un sentier forestier d’environ trois kilomètres depuis le village moderne de Pyli. Du sommet de la colline, le panorama sur toute la mer Égée, les îles voisines et la côte turque toute proche est à couper le souffle — un endroit très prisé pour observer les couchers de soleil.
L’entrée dans tout le site est entièrement gratuite, mais les forums de voyageurs signalent fréquemment la présence de faux gardiens du monument. Ces individus se postent parfois à l’entrée de la forêt et tentent de soutirer des contributions volontaires aux touristes non avertis pour une soi-disant rénovation du château. Ne vous laissez pas avoir — ignorez-les sereinement et poursuivez votre chemin. La montée est un peu exigeante, pensez à chausser des chaussures de marche, mais une fois en haut vous serez récompensé par un adorable petit café avec une vue imprenable.

13. Le moulin à vent d’Antimachia
La plupart d’entre nous associent immédiatement les îles grecques à leurs iconiques moulins à vent blancs, et Kos ne fait heureusement pas exception. Dans le village d’Antimachia, situé au cœur de l’île à deux pas de l’aéroport international, se trouve le seul moulin à vent entièrement fonctionnel de toute l’île. Vieux de plus de deux cent cinquante ans, il a été soigneusement restauré et fonctionne aujourd’hui comme un petit musée très intéressant. Pour un droit d’entrée d’environ 3 à 5 euros, vous pouvez pénétrer dans les entrailles du moulin et vous faire expliquer en détail par les propriétaires le fonctionnement de cet antique mécanisme de mouture du grain.
La visite comprend également la maison traditionnelle attenante, meublée d’époque, qui reconstitue fidèlement la vie d’une famille de meuniers de l’île il y a cent ans. Une étape rapide mais étonnamment intéressante et très photogénique. Tant que vous êtes à Antimachia, faites un crochet jusqu’à la forteresse croisée de Kastell, du XIIIe siècle, dont les remparts renferment deux charmantes petites chapelles.

14. Excursion sur l’île volcanique de Nisyros
Être si proche d’un volcan actif en sommeil sans aller le voir serait vraiment dommage. L’île voisine de Nisyros est une terre fascinante sous laquelle gronde encore une activité volcanique. Vous pouvez réserver une excursion organisée à la journée pour environ 40 euros, souvent disponible sur des plateformes comme GetYourGuide ou directement auprès des prestataires locaux. Le prix comprend généralement le transfert en bus depuis le port jusqu’au bord du cratère Stefanos, où vous vous promènerez sur la croûte jaune sulfureuse en sentant la chaleur monter du sous-sol.
Si vous préférez voyager en indépendant, c’est très simple et moins cher. Des ferries réguliers partent du port de Kardamena, pour un aller-retour à environ 16 euros, avec une traversée de trois quarts d’heure. Sur place, comptez 3 euros de taxe insulaire et 5 euros pour l’accès au volcan. Ne manquez pas non plus le charmant port de Mandraki avec le monastère Panagia Spiliani, où vous pourrez goûter l’excellent soumada, une boisson locale à la mandouée amande.

15. Un saut à Bodrum, en Turquie
Depuis les plages du nord de Kos, la côte turque se distingue si nettement qu’on a l’impression de pouvoir y nager. Il n’y a en effet que sept milles nautiques qui vous en séparent. Ce serait vraiment dommage de ne pas profiter de l’occasion pour passer une journée sur un autre continent. Des bateaux quittent chaque matin la ville de Kos en direction de la station balnéaire turque de Bodrum, la traversée ne prenant que 30 à 60 minutes selon le type d’embarcation. Un aller-retour est disponible auprès de différentes compagnies entre 15 et 25 euros.
À Bodrum, vous attendent des bazars animés où l’on marchande tout — des épices au cuir —, le puissant château Saint-Pierre et les vestiges du Mausolée d’Halicarnasse, l’une des sept merveilles du monde antique. On l’étudie à l’école, mais on ne peut imaginer son échelle réelle avant de le voir en vrai. ⚠️ Attention, point important : La Turquie ne fait partie ni de l’Union européenne ni de l’espace Schengen. Pour cette excursion, une carte d’identité ne suffit pas : un passeport valide est obligatoire. Le contrôle des passeports et la douane au port avant l’embarquement prennent un certain temps et les files d’attente peuvent être longues — arrivez avec une bonne avance.

Où manger à Kos
La cuisine de Kos réserve bien des surprises. Ce n’est pas qu’une question de gyros et de salade grecque : l’île possède ses propres fromages à appellation d’origine protégée, des beignets nappés de miel et une limonade à la cannelle introuvable ailleurs. Kos bénéficie d’une terre très fertile et d’une longue tradition de produits locaux, qui sont à la base de la plupart des spécialités insulaires. Si vous aimez découvrir de nouvelles saveurs, ne manquez pas les tavernes familiales traditionnelles où l’on cuisine selon des recettes transmises de génération en génération. L’île ravira autant les carnivores que les végétariens.
L’incontournable absolu est le fromage local appelé krasotiri (souvent désigné sous le nom de posa). Ce fromage de chèvre ou de brebis à pâte molle bénéficie d’une appellation d’origine protégée et doit son caractère unique à son affinage dans le marc de raisins rouges, qui lui confère une croûte rouge et un goût légèrement piquant aux notes vineuses. Autre spécialité végétarienne à absolument goûter, les katimeria : ce sont de délicieux beignets farcis de fromage frais, généreusement nappés de miel et saupoudrés de cannelle. Par les chaudes journées d’été, vous serez inmanquablement rafraîchi par la kanelada, la limonade à la cannelle typique du village de Zia, ou encore par le populaire soumada, une boisson locale aux amandes.
Pour les meilleures adresses, réservez une table à la célèbre taverne Oromedon dans le village de Zia. On y prépare une remarquable cuisine de montagne, une délicieuse moussaka végétarienne au four à bois et un fabuleux fromage frit à la confiture maison. En ville, l’élégant restaurant Petrino, installé dans une magnifique cour jardinée, vaut absolument le détour avec ses plateaux de dégustation de fromages locaux. À quelques minutes du centre, la très appréciée taverne Elia propose un saganaki absolument parfait et toute une gamme de délicieuses entrées de légumes traditionnelles.
Les amateurs de viande trouveront aussi leur bonheur. La spécialité locale typique est les pitaridia, des pâtes maison ressemblant à de larges nouilles, cuites longuement dans un bouillon de viande corsé. Traditionnellement servies avec une généreuse portion de viande hachée et de lard, c’est un plat roboratif que les habitants apprécient particulièrement lors des soirées plus fraîches.
Que faire après Kos
Si vous vous demandez si Kos est la bonne destination pour vos vacances, ou si vous souhaitez combiner sa visite avec d’autres destinations en Grèce, n’hésitez pas à consulter nos autres guides. Nous avons préparé un grand comparatif des meilleures destinations de vacances en Grèce. Les passionnés d’histoire apprécieront les vacances à Rhodes sur l’île voisine, tandis que pour une dose maximale de romantisme, je vous recommande notre article sur les vacances à Santorin. Et si vous avez déjà vos billets d’avion, pensez à consulter notre liste pratique de ce qu’il faut emporter en vacances en Grèce.
Questions fréquentes
J’ai rassemblé pour vous les réponses aux questions les plus fréquentes concernant les vacances sur l’île de Kos, pour que vous partiez l’esprit tranquille. J’espère que ces conseils pratiques vous aideront à préparer votre séjour. 😉
Co musíte vidět na Kosu?
K absolutnímu základu patří antické léčebné centrum Asklepion, mohutný hrad Neratzia a centrum hlavního města s Hippokratovým platanem a antickou agorou. Z přírodních krás byste neměli vynechat termální pláž Bros Therma, poloostrov Kefalos s bazilikou Agios Stefanos a opuštěnou středověkou vesnici Palio Pyli. Nezapomeňte ani na západ slunce z vesnice Zia.
Jak dlouho se letí na Kos?
Přímý let z České republiky na mezinárodní letiště Hippokrates na Kosu trvá přibližně 2,5 hodiny. V letní sezóně létají přímé charterové linky z Prahy, Brna i Ostravy. Letiště se nachází v centrální části ostrova u vesnice Antimachia, takže transfer do většiny hotelů a letovisek netrvá déle než třicet až čtyřicet minut, což je obrovská výhoda.
Jak je draho na Kosu?
Kos patří k cenově velmi příjemným řeckým ostrovům, zejména díky obrovské konkurenci hotelů a půjčoven. Jídlo v průměrné taverně vás vyjde na 15 až 25 eur na osobu, půjčení městského kola stojí úžasných 3 až 5 eur na den a menší auto seženete v sezóně od 35 eur za den. Autobusové jízdenky na meziměstských linkách KTEL se pohybují mezi 2 až 5 eury.
Jaké je moře na Kosu?
Moře na Kosu je nádherně čisté a v letních měsících se prohřeje až na příjemných 25 °C. Severní pobřeží (Tigaki, Marmari) má velmi dlouhé mělčiny s jemným pískem, což je skvělé pro děti, ale občas tu fouká vítr a tvoří se vlny. Jihozápadní pobřeží u Kefalosu má vodu o něco chladnější a klidnější, s naprosto křišťálovou viditelností ideální pro šnorchlování.
Na co si dát pozor na Kosu?
Určitě si dejte pozor na silné slunce a letní vítr meltemi, protože když fouká, často nemáte pocit horka a velmi snadno se na pláži spálíte. Dále počítejte s tím, že ostrov nepoužívá aplikaci Uber, takže se musíte spolehnout na lokální taxíky nebo velmi dobře fungující autobusovou síť. Na východních oblázkových plážích a u termálů budete nutně potřebovat boty do vody.
Je Kos vhodný pro rodiny?
Ano, Kos je považován za jednu z nejlepších destinací v Řecku pro rodiny s dětmi. Důvodem je jeho rovinatý terén certifikovaný jako Bike Friendly, což je ideální pro bezpečné projížďky na kole s dětmi. Navíc nabízí velmi krátké transfery z letiště a především nekonečné severní pláže, kde je voda mělká i desítky metrů od břehu.
Vyplatí se výlet do Bodrumu?
Pokud máte rádi kontrasty, pak rozhodně ano. Za pouhou půlhodinu plavby se ocitnete v úplně jiném, orientálním světě plném tržnic a smlouvání. Trajekty jsou cenově dostupné, stojí kolem 20 eur, ale pamatujte na to, že opouštíte schengenský prostor, takže bezpodmínečně potřebujete platný cestovní pas, na občanský průkaz vás na loď nepustí.
