La plupart des guides en anglais orientent les voyageurs demandant un visa pour l’Australie vers le système ETA, où tu ne pourras pas éviter les frais d’application. Avec un passeport français valide, tu as pourtant droit au fameux eVisitor, que tu peux demander depuis chez toi entièrement gratuitement, et celui qui confond ces deux systèmes paiera pour rien. S’y retrouver dans les règles d’immigration des pays étrangers peut parfois être un vrai casse-tête, c’est pourquoi je vais essayer dans cet article de tout t’expliquer le mieux et le plus clairement possible.
Les conditions d’entrée dans le pays peuvent cependant changer du jour au lendemain, il est donc absolument indispensable de vérifier les informations actuelles sur les sites officiels avant ton voyage. Je recommande toujours de consulter le site du ministère australien de l’Intérieur (Department of Home Affairs) sur immi.homeaffairs.gov.au et bien sûr aussi les pages du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères sur france-diplomatie.gouv.fr. Tu éviteras ainsi qu’une très mauvaise surprise ne t’attende à l’aéroport.
Le processus lui-même n’est heureusement pas compliqué, si tu sais exactement où cliquer et quel formulaire choisir. Prépare donc tes documents de voyage, fais-toi un café et voyons ensemble comment régler toute cette bureaucratie sans accroc et sans stress inutile avant ton voyage de rêve. ☺️

Résumé pour ceux qui n’ont pas le temps de lire l’article en entier
- Les Français ont besoin d’un eVisitor (sous-classe 651) : Ce visa est destiné aux détenteurs de passeports français et la demande est entièrement gratuite.
- Ne paie pas pour l’ETA (sous-classe 601) : L’application ETA nécessite des frais de 20 AUD et cette démarche est inutile pour les touristes français.
- Durée du séjour : Ces deux visas permettent un séjour en Australie jusqu’à 3 mois par entrée.
- Le traitement est généralement rapide : L’approbation arrive souvent par e-mail en quelques minutes ou heures, mais les autorités peuvent demander des documents supplémentaires.
- Règle d’or pour les billets : Il est fortement recommandé d’acheter tes billets d’avion uniquement une fois que tu as reçu la confirmation de ton visa approuvé.
- Règles de transit : Si tu ne dépasses pas 8 heures, que tu ne quittes pas l’aéroport et que tu as un billet pour la suite, tu n’as pas besoin de visa de transit.
- Séjour plus long : Pour les séjours de plus de 3 mois, il faut demander un Visitor Visa payant (sous-classe 600).

eVisitor ou ETA ? La différence qui coûte de l’argent
C’est probablement l’information la plus importante de tout l’article, car elle peut te faire économiser de l’argent dès le début de la planification de ton voyage. Beaucoup de blogs étrangers et malheureusement aussi certains sites français qui les recopient sans réfléchir vont t’orienter vers une demande de visa désignée ETA (sous-classe 601). Selon le ministère australien de l’Intérieur (Home Affairs), ce type de visa est cependant soumis à des frais, plus précisément des frais de service de 20 AUD pour l’utilisation de l’application Australian ETA.
Pour les détenteurs de passeports français, il existe heureusement une option bien meilleure et moins chère : l’eVisitor (sous-classe 651). Comme l’indique expressément le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, ce type de visa le plus courant pour les voyages touristiques et professionnels non rémunérés de courte durée se demande entièrement gratuitement en ligne. Ne te laisse donc pas induire en erreur par les guides en anglais qui sont souvent rédigés pour les citoyens d’autres pays avec des conditions différentes.
Ces deux visas, l’ETA payant et l’eVisitor gratuit pour les Français, te permettent essentiellement la même chose. Ils t’autorisent à séjourner en Australie jusqu’à 3 mois par entrée. Il n’y a donc absolument aucune raison de payer des frais d’application quand le gouvernement australien t’offre une variante équivalente gratuite directement via son portail web officiel.
Si tu prévois de voyager en groupe ou en famille, l’économie peut déjà être assez significative, alors fais vraiment attention au lien sur lequel tu cliques lors du remplissage de la demande. Assure-toi toujours de remplir le formulaire pour la sous-classe 651, pour ne pas subventionner inutilement un système qui n’est pas du tout fait pour toi. 😅

Comment demander l’eVisitor étape par étape
Le processus de demande lui-même est assez direct et se déroule exclusivement sous forme électronique. Le demandeur doit soigneusement remplir un questionnaire électronique sur le site officiel du ministère australien de l’Intérieur (Home Affairs). Une fois que tu as envoyé toutes les informations, il ne reste plus qu’à attendre la décision qui te parviendra par e-mail.
Dans la plupart des cas courants, le système est très rapide et le traitement ne prend que quelques minutes à quelques heures. Il peut cependant arriver que les services d’immigration australiens trouvent quelque chose de suspect et peuvent te demander des documents supplémentaires. Cela prolongera bien sûr le processus d’examen de ta demande et tu devras attendre nettement plus longtemps pour l’approbation finale.
Pour cette raison, il existe une règle absolument essentielle que les autorités françaises soulignent également, et que tu devrais prendre à cœur. Il est fortement recommandé de t’assurer d’avoir ton visa à temps avant le départ et d’acheter ton billet d’avion seulement après avoir reçu l’approbation dans ton e-mail. Si tu achètes un billet non remboursable et que les autorités décident d’examiner ta demande plus en détail, tu peux très facilement perdre ton argent pour le vol.
Si tu n’es pas sûr à cent pour cent de la catégorie dans laquelle tu te situes, les autorités australiennes proposent un outil très utile sur leur site. Il s’appelle Visa Finder et après avoir saisi ta nationalité et le but de ton voyage, il te montrera exactement quel type de visa est le bon pour toi. C’est un excellent outil qui te dirigera directement vers le formulaire pour l’eVisitor gratuit.

Et si tu veux rester plus de trois mois
Parfois, trois mois ne suffisent tout simplement pas pour explorer un continent aussi immense et tu auras besoin de plus de temps. Pour le tourisme, les visites familiales ou les voyages d’affaires dépassant 3 mois (jusqu’à un an), l’eVisitor ne suffira plus et il faudra demander un Visitor Visa (sous-classe 600).
Le ministère australien de l’Intérieur décrit ce type de visa comme la solution idéale pour les touristes et les visites avec possibilité de séjour de 3, 6 ou 12 mois. Contrairement à l’eVisitor, tu dois cependant te préparer au fait que cette variante n’est certainement pas gratuite. Les autorités facturent des frais pour l’examen de la demande et la délivrance de ce visa de plus longue durée, que tu dois payer lors de la soumission.
Il est important de savoir que le montant des frais varie selon la durée de séjour demandée et aussi selon que tu fasses la demande depuis l’Australie ou depuis l’étranger. Les montants spécifiques peuvent changer avec le temps, il est donc absolument indispensable de vérifier la grille tarifaire actuelle directement sur le site officiel du ministère australien de l’Intérieur avant de soumettre ta demande.
Garde également à l’esprit que pour ces visas de plus longue durée, le processus d’approbation est généralement un peu plus strict et détaillé. Les autorités voudront probablement voir des preuves que tu as suffisamment de ressources financières pour un séjour aussi long, et peuvent également exiger d’autres documents justificatifs expliquant le but de ton long voyage.

Transit par l’Australie
De nombreux voyageurs n’utilisent les aéroports australiens que comme escale lors d’un voyage vers la Nouvelle-Zélande ou le Pacifique. La bonne nouvelle, c’est que sous certaines conditions très spécifiques, aucun visa de transit n’est requis. Pour éviter les problèmes, tu dois cependant remplir simultanément quatre critères assez stricts selon les règles.
Premièrement, tu dois avoir un billet confirmé à l’avance pour un vol de correspondance au départ d’Australie et deuxièmement tu ne dois en aucun cas quitter la zone de transit de l’aéroport. Troisièmement, ton vol de correspondance doit avoir lieu dans les 8 heures suivant ton arrivée et quatrièmement tu dois avoir en ordre tous les documents et visas requis pour entrer dans ta destination finale.
Si ton escale dure plus longtemps, la situation change radicalement. Si le séjour dans la zone de transit dépasse 8 heures, l’obligation de visa s’applique et tu dois obtenir l’autorisation appropriée à l’avance. Dans ce cas, tu auras besoin d’un visa de transit (sous-classe 771), qui se demande en ligne et qui est heureusement délivré entièrement gratuitement.
Ce visa de transit t’autorise selon les informations du Home Affairs à séjourner sur le territoire australien pour une durée maximale de 72 heures. Si tu sais que tu vas passer plus de 8 heures à l’aéroport, ou si tu veux faire une courte visite de la ville entre deux vols, la sous-classe 771 est exactement ce dont tu as besoin. L’autre alternative est bien sûr de demander directement un eVisitor classique gratuit, si tu remplis ses conditions.

Ce dont tu as besoin en plus du visa
En plus d’un visa approuvé, tu auras besoin avant tout d’un passeport français valide pour franchir la frontière australienne. Sans lui, tu n’iras nulle part, alors vérifie soigneusement avant d’acheter tes billets d’avion que ton passeport n’est pas endommagé et que sa validité ne va pas expirer plus tôt que les autorités ne le souhaitent.
À ton arrivée dans les grands aéroports internationaux, tu seras probablement ravi de pouvoir utiliser les SmartGates. Ces portiques électroniques automatiques accélèrent considérablement le processus de contrôle des passeports, et les détenteurs de passeports biométriques français peuvent les utiliser sans problème. Tu éviteras ainsi de faire la queue pendant des heures après un vol épuisant.
L’utilisation de ces portiques intelligents est toutefois soumise à des règles strictes que tu dois respecter. Pour passer par les SmartGates, tu dois avoir au moins 16 ans et mesurer au moins 110 centimètres. Si tu voyages avec de jeunes enfants, tu devras te diriger vers un guichet classique où un agent d’immigration vérifiera vos documents en personne.
Les voyageurs s’interrogent aussi souvent sur les exigences sanitaires et les différents vaccins. La bonne nouvelle, c’est qu’aucune vaccination n’est obligatoire pour entrer en Australie et les douaniers ne te demanderont pas de carnet de vaccination. Il reste néanmoins toujours prudent de vérifier tes vaccinations courantes avant tout grand voyage, selon les recommandations de ton médecin.

Conduire en Australie
L’Australie est faite pour les roadtrips et la location d’une voiture est une absolue nécessité pour la plupart des voyageurs. Si tu prévois de conduire pendant ton court séjour touristique, tu te débrouilleras avec un permis de conduire international, ou avec ton permis de conduire français accompagné d’une traduction officielle en anglais. Fait intéressant, les autorités reconnaissent également sans problème un permis néo-zélandais valide.
Les choses se compliquent toutefois si tu prévois de rester plus longtemps dans le pays, ce qui concerne par exemple les participants aux programmes Working Holiday. En cas de séjour prolongé, après un certain délai, tu devras demander un permis de conduire de l’État australien dans lequel tu te trouves.
Ce délai peut varier selon les régions du continent, mais par exemple dans le Queensland et en Nouvelle-Galles du Sud, cette limite est fixée à 3 mois. Une fois ce délai dépassé, ton permis international n’est plus valable et tu dois passer les tests et examens de conduite locaux pour obtenir une autorisation de conduire locale.
Si tu te retrouves dans une situation délicate et que tu as besoin de conseils concernant les permis de conduire, ne compte pas sur l’aide de la diplomatie française. Les autorités précisent que les services consulaires ne délivrent pas de permis de conduire et n’en facilitent pas l’obtention. Tu devras donc te débrouiller seul sur place auprès des administrations locales pour toutes les formalités liées à la conduite.

VEVO : pourquoi tu n’as pas de tampon dans ton passeport
Tu seras peut-être surpris de constater qu’après l’approbation de ton visa, et même après ton arrivée dans le pays, tu ne recevras souvent aucun tampon classique ni aucune vignette collée dans ton passeport. En effet, les autorités australiennes sont passées il y a des années à un système numérique moderne et n’apposent généralement plus aucune marque dans les passeports. Tout fonctionne électroniquement en arrière-plan.
Ton autorisation d’entrée et de séjour dans le pays est enregistrée en toute sécurité dans un système électronique appelé VEVO (Visa Entitlement Verification Online). Ce portail intelligent permet aux agents, aux compagnies aériennes, mais aussi aux voyageurs eux-mêmes de consulter à tout moment l’état actuel des obligations en matière de visa en temps réel.
En tant que titulaire d’un visa, tu peux toi-même accéder au système VEVO à tout moment via un accès sécurisé. Tu pourras facilement y vérifier ton statut de séjour, la date exacte de délivrance et la validité actuelle de ton visa. Avec la mise en place complète de ce système, les autorités ont également définitivement supprimé la délivrance du document papier connu sous l’acronyme CERS.
Ne t’inquiète donc pas du tout si le contrôle des passeports te rend ton document sans aucune nouvelle trace de ton voyage. Souviens-toi d’une règle importante : l’absence de tampon dans ton passeport ne signifie pas que tu n’as pas de visa. Tout est lié au numéro de ton passeport dans la base de données, donc tant que tu as un passeport valide et un eVisitor approuvé, tu peux être parfaitement tranquille. 😉

Les autres types de visas en bref
Si ton voyage ne correspond pas à de courtes vacances, l’Australie propose toute une série d’autres catégories de visas. Par exemple, pour les visas étudiants et de travail, la situation est tellement complexe qu’il est recommandé de confier leur traitement à des agents spécialisés, à des agences de voyage ou directement à ton futur employeur australien, car tout dépend d’aspects très individuels propres à chaque demande.
Le visa Work and Holiday (sous-classe 462) est très populaire auprès des jeunes. Les autorités le décrivent comme une possibilité pour les jeunes adultes qui souhaitent financer de longues vacances par des emplois occasionnels. La bonne nouvelle, c’est qu’en octobre 2017, la République tchèque et l’Australie ont signé un accord sur un programme pilote pour cette catégorie précisément.
Ce programme permet de travailler légalement pendant un séjour d’un an et, sous certaines conditions spécifiques, ce visa peut même être prolongé. Tu trouveras tous les détails, les conditions actuelles et les règles de ce programme sur les sites officiels du ministère australien de l’Intérieur (Home Affairs), à consulter absolument si tu envisages cette expérience de vie.
Si tu dois gérer des situations encore plus spécifiques, comme les visas de conjoint ou les demandes de séjour de longue durée, le mieux sera de te rendre directement à la source. Les informations complètes et toujours à jour sur ces procédures d’immigration complexes se trouvent exclusivement sur les pages officielles du ministère australien de l’Intérieur (Home Affairs).
Pour aller plus loin
Si tu as déjà réglé les formalités administratives ou si tu veux te reposer un peu de la paperasse, viens découvrir tout ce que tu peux vivre aux antipodes. Nous avons préparé pour toi plusieurs guides détaillés qui t’aideront dans ta planification. ☺️
- Si tu veux avoir un aperçu du meilleur de tout le continent, lis absolument notre article Dovolená v Austrálii: 30 nejkrásnějších míst + praktické tipy.
- La liberté au volant te tente ? Alors notre guide Roadtrip po Austrálii: víza, trasy, ceny est fait pour toi.
- Explore avec nous la ville iconique de l’opéra dans l’article Sydney, Austrálie: 31 tipů, co vidět a dělat.
- Pour découvrir la culture des cafés et le street art, lance-toi avec notre guide Melbourne, Austrálie: 23 tipů, co vidět a dělat.
- Et si tu adores la plongée avec masque et tuba, ne manque surtout pas Velký bariérový útes: výlety, ceny a jak ho zažít.
Questions fréquemment posées
J’ai besoin d’un visa pour l’Australie ?
Oui, les citoyens français ont besoin d’un passeport valide et d’un visa valide pour entrer dans le pays. Pour les séjours touristiques de courte durée classiques, le visa électronique eVisitor (sous-classe 651) est le plus approprié.
Combien coûte l’eVisitor ?
Le visa eVisitor (sous-classe 651), destiné aux détenteurs de passeports français, se demande en ligne et est entièrement gratuit. Attention au système ETA (sous-classe 601), où des frais de service s’appliquent pour la demande.
Combien de temps prend le traitement ?
Dans la plupart des cas courants, le processus est très rapide et l’approbation arrive par e-mail en quelques minutes à quelques heures. Cependant, les autorités australiennes peuvent demander des documents supplémentaires, ce qui prolonge le délai de traitement.
Quand demander le visa ?
Le ministère des Affaires étrangères français recommande vivement de demander le visa bien à l’avance avant le départ prévu. Tu devrais acheter les billets d’avion seulement une fois que tu as reçu la confirmation de l’approbation de ton visa.
Et si je ne fais qu’une escale ?
Tu n’as pas besoin de visa de transit si tu remplis quatre conditions : tu as un billet pour la suite, tu ne quittes pas la zone de transit, ton vol de départ a lieu dans les 8 heures suivant l’arrivée et tu as les documents nécessaires pour le pays de destination. En cas d’attente plus longue, tu dois avoir un visa de transit (sous-classe 771).
Combien de temps puis-je rester ?
Le visa eVisitor gratuit (sous-classe 651) t’autorise à séjourner dans le pays jusqu’à 3 mois par entrée. Si tu as besoin de rester plus longtemps, tu dois demander un Visitor Visa payant (sous-classe 600).
Dois-je avoir un tampon dans mon passeport ?
Non, ce n’est pas nécessaire. Les autorités australiennes n’apposent généralement pas de visa dans le passeport. Ton autorisation d’entrée est stockée électroniquement dans le système VEVO, où tu peux vérifier toi-même le statut de ton séjour et la validité de ton visa à tout moment.
Mon permis français suffit-il ?
Pour un séjour de courte durée, il te suffit d’un permis de conduire international, ou de ton permis français avec une traduction officielle en anglais. Pour un séjour plus long (par exemple plus de 3 mois dans le Queensland), tu dois obtenir un permis local et passer les examens.
Ai-je besoin de vaccinations ?
Aucune vaccination obligatoire n’est actuellement requise pour entrer en Australie et les douaniers ne te demanderont pas de présenter un carnet de vaccination.
