Si tu prévois de partir dans le nord de la Norvège à la recherche de la vue la plus iconique qui orne quasiment toutes les cartes postales de la région, tes pas te mèneront très probablement ici. Le Reinebringen, en Norvège, est sans conteste la montagne la plus populaire des Lofoten, dressée juste au-dessus du pittoresque village de pêcheurs de Reine. La vue depuis son sommet est tout simplement à couper le souffle et offre un panorama qui restera gravé dans ta mémoire pour toujours. Tu y verras des fjords d’un bleu profond, les pics acérés et dramatiques des montagnes environnantes et de minuscules maisons rouges éparpillées sur de petits îlots.
En même temps, il s’agit d’une randonnée qui impose un immense respect et exige une planification minutieuse. Ce n’est pas une simple promenade tranquille d’après-midi, mais une ascension très raide et physiquement épuisante. Chaque année, des dizaines de milliers de randonneurs s’y pressent, ce qui en fait l’un des sites les plus fréquentés de toute la Norvège. C’est précisément cet afflux massif de visiteurs et les conditions nordiques rudes qui ont, ces dernières années, laissé des traces sous forme d’érosion et de glissements de terrain dangereux.
Avant de te lancer, il est absolument essentiel de savoir exactement à quoi t’attendre et quelles sont les mesures de sécurité actuelles. La montagne ne pardonne pas les erreurs et la météo norvégienne peut montrer son visage le plus rude en quelques minutes seulement. Mais si tu te prépares bien, choisis le bon moment et respectes la nature, tu seras récompensé par un décor que peu d’endroits sur notre planète peuvent égaler. J’ai préparé pour toi un guide complet qui te dira tout ce que tu dois savoir avant cette ascension.

Résumé
- Dénivelé et difficulté : environ 448 mètres de dénivelé sur une distance très courte, la randonnée est classée comme difficile.
- Les marches des Sherpas : presque tout le parcours est constitué de marches en pierre, environ 1 978 au total, ce qui sollicite énormément les genoux et les cuisses.
- Durée : la montée prend en moyenne 1 à 1,5 heure, la descente à peu près autant, prévois au minimum 3 heures au total.
- Fermetures actuelles : en raison de glissements de terrain répétés entre 2024 et 2026, le sentier est souvent complètement fermé au public.
- Stationnement : impossible de se garer au départ du sentier, tu dois laisser ta voiture sur un parking payant au centre de Reine (entre 4 et 13 € par jour environ).
- Quand renoncer : par temps de pluie, vent fort ou brouillard, l’ascension est extrêmement dangereuse et les pierres mouillées sont très glissantes.
- Déconseillé aux enfants : le sentier n’est en aucun cas adapté aux jeunes enfants ni aux randonnées avec un porte-bébé.

Où se loger à Reine et dans les environs
💡 Conseil hébergement et activités : nous préférons chercher nos logements sur Booking.com, où les conditions d’annulation sont souvent les meilleures. Pour les billets, excursions et activités, le mieux est de comparer et réserver via GetYourGuide.
Si tu veux avoir le départ de la randonnée littéralement à deux pas, le meilleur choix stratégique est de loger directement dans le village de Reine ou dans le village voisin de Hamnøy. C’est ici que tu trouveras les emblématiques cabanes de pêcheurs rouges et jaunes appelées rorbu, posées sur des pilotis en bois au-dessus de l’eau du fjord. Dormir dans ces maisonnettes traditionnelles est une expérience inoubliable : tu te réveilles le matin au cri des mouettes, avec une vue imprenable sur les pics granitiques environnants qui se reflètent dans l’eau.
Parmi les hébergements les plus prisés et les plus photographiés, on trouve sans hésiter les Eliassen Rorbuer sur l’îlot de Hamnøy. Ces cabanes historiques rénovées offrent une atmosphère nordique authentique combinée à un confort moderne et à une cuisine entièrement équipée, où tu peux te préparer un bon dîner chaud après l’effort. Compte tout de même entre 215 et 345 € par nuit pour la cabane entière en pleine saison estivale. Si tu cherches quelque chose d’un peu plus moderne et luxueux, le superbe complexe Reinefjorden Sjøhus est un excellent choix, avec la majestueuse montagne du Reinebringen visible depuis la fenêtre du salon.
Pour les voyageurs au budget plus serré, la situation au sud des Lofoten est un peu plus compliquée. Le camping sauvage est pratiquement impossible autour de Reine, faute de terrains plats et herbeux, et des interdictions strictes de camping libre s’appliquent partout dans les environs. Le camping officiel le plus proche, avec de bonnes infrastructures, se trouve à Moskenes, juste à côté du port des ferries. Tu paies environ 22 € par nuit pour un emplacement de tente et tu peux profiter pleinement d’une grande cuisine commune et de douches chaudes après une randonnée éprouvante.

6 choses à savoir sur le Reinebringen en Norvège

1. Une vue iconique connue dans le monde entier
Quand on parle des Lofoten, la grande majorité des gens imaginent exactement cette vue qui s’ouvre depuis le sommet du Reinebringen. C’est un véritable joyau de la nature nordique, qui attire photographes et voyageurs des quatre coins du monde. Dès que tu franchis les derniers mètres de montée et que tu bascules par-dessus la crête, une perspective à vol d’oiseau s’offre à toi. Tu découvres tout le village de Reine avec ses caractéristiques cabanes rouges rorbu, qui contrastent vivement avec l’eau bleu sombre du fjord Kjerkfjorden.
Le décor est d’autant plus impressionnant que le village lui-même s’étend sur plusieurs petits îlots reliés par d’élégants ponts. Au loin, tu peux admirer les villages voisins de Sakrisøy et Hamnøy, qui ressemblent depuis cette hauteur à de minuscules maquettes. L’arrière-plan de ce tableau est formé par les pics granitiques acérés qui jaillissent directement de l’océan sauvage. C’est exactement l’endroit où tu prends pleinement conscience de la force et de la majesté du paysage norvégien.
Au sommet même de la crête, tu ne trouveras pas beaucoup d’espace pour t’asseoir et te détendre longuement. La crête est assez étroite et par beau temps elle est vraiment bondée, alors il te faudra peut-être surveiller patiemment ton petit coin pour la photo. Beaucoup de gens se contentent de la vue juste au bout des marches. Mais si tu as encore un peu d’énergie et que tu ne souffres pas de vertige, avance un peu plus loin le long de la crête, là où la foule se disperse et où tu profiteras de plus de calme.
💡 Conseil : n’oublie pas de prendre un téléphone bien chargé ou un appareil photo avec un objectif grand-angle, car ici tu auras envie de tout photographier. Mais essaie aussi de trouver un moment pour simplement t’imprégner de l’incroyable atmosphère qu’offre ce coin du monde sauvage.

2. Les marches des Sherpas et une énorme difficulté physique
Le sentier original du Reinebringen n’était qu’un étroit chemin raide creusé dans la terre et les pierres glissantes. Sous l’afflux massif de randonneurs, le versant a commencé à s’effondrer dangereusement, provoquant une érosion massive et de nombreux accidents graves. L’administration norvégienne a donc décidé de faire appel à de véritables experts : des Sherpas népalais. Ces montagnards expérimentés de l’Himalaya ont porté et installé à la main d’énormes blocs de pierre pour créer un escalier incroyable et solide.
Aujourd’hui, tu dois donc gravir environ 1 978 marches massives en pierre. Mais ne te laisse pas bercer par l’idée d’un escalier confortable comme on en connaît dans la vie quotidienne. Chaque marche a une hauteur différente, certaines pierres sont énormes et la montée est implacablement raide dès le départ. Sur une distance relativement courte, tu franchis 450 mètres de dénivelé, un véritable choc pour le corps. Tes cuisses et tes mollets commencent à brûler désagréablement dès les premières dizaines de mètres.
En montant, tu croiseras quelques petites aires de repos taillées directement dans la pierre. Je te recommande de faire des pauses régulières et honnêtes, même si tu penses être en excellente condition physique. Arrête-toi, reprends ton souffle, bois de l’eau et retourne-toi. La descente est paradoxalement souvent plus douloureuse que la montée, car tes genoux souffrent énormément du freinage constant sur les pierres dures.
💡 Conseil : emporte des bâtons de randonnée fiables, qui te soulageront nettement des douleurs aux genoux lors de la descente. Si tu n’en as pas, descends très lentement et prudemment, car les jambes fatiguées ont vite fait de fléchir sur ces hautes marches.

3. L’état actuel du sentier et la menace réelle de glissements de terrain
Voici un point absolument essentiel que beaucoup de visiteurs, dans leur quête de la photo parfaite, sous-estiment malheureusement. La montagne du Reinebringen est géologiquement très instable et des glissements de terrain dangereux s’y produisent ces dernières années. Entre 2024 et 2026, le sentier a même été fermé au public de façon répétée et prolongée. La roche érodée de la partie supérieure de la crête se détache et les chutes de pierres représentent un danger mortel pour tous les randonneurs en contrebas.
Ces fermetures ne sont pas une lubie bureaucratique, mais une nécessité absolue pour protéger les vies humaines. Avant ton départ, vérifie toujours et sans exception l’état actuel sur les sites officiels des offices de tourisme locaux ou dans les centres d’information. Si tu vois un ruban rouge tendu ou un panneau d’interdiction d’accès au départ du sentier, ne tente surtout pas de le contourner. Tu risquerais non seulement une amende particulièrement salée, mais surtout ta propre vie.
Le plus grand risque de glissement survient après de fortes pluies ou au printemps, quand la neige et la glace fondent sur les sommets. L’eau libère la roche et perturbe la stabilité de tout le versant raide. Même quand le sentier est officiellement ouvert, garde les yeux et les oreilles bien ouverts. Si tu entends un grondement suspect ou vois des pierres tomber, cherche immédiatement un abri sûr ou commence à rebrousser chemin.
💡 Conseil : prévois un plan B au cas où le Reinebringen serait fermé de façon inattendue le jour de ta visite. Les Lofoten offrent de nombreuses autres randonnées magnifiques, bien plus sûres et qui te procureront des panoramas tout aussi superbes sur les environs.

4. Quand partir pour éviter complètement la foule
La popularité de cet endroit est vraiment extrême et augmente d’année en année. Rien qu’en juin 2024, pas moins de 41 000 personnes ont gravi ces marches. En pleine saison estivale, tu y vivras de véritables embouteillages de randonneurs. Monter dans une file interminable, se croiser sans cesse sur les marches étroites et se battre pour un bout d’espace libre au sommet peuvent gâcher de façon assez sûre l’expérience globale de la sortie.
Si tu aspires à un peu de calme et d’intimité, il faut simplement te lever tôt. Pars idéalement sur le sentier vers cinq ou six heures du matin. À cette heure matinale, il n’y aura qu’une poignée de passionnés sur les marches et tu profiteras de l’air frais du matin, bien plus agréable pour une montée aussi raide. Évite au contraire la tranche très fréquentée entre dix heures du matin et deux heures de l’après-midi, quand débarquent les foules des grands bus touristiques et que tous les parkings alentour débordent.
Un énorme avantage des mois d’été dans le nord de la Norvège est le phénomène magique du soleil de minuit. Grâce à lui, tu peux faire la randonnée tranquillement même tard le soir, par exemple vers dix heures. Tu auras toujours largement assez de lumière et les couleurs dans le ciel seront magnifiquement douces et chaudes grâce au soleil bas. Cette ascension nocturne a une atmosphère magique et très paisible, car la plupart des touristes se reposent déjà depuis longtemps dans leurs cabanes rorbu.
La météo joue un rôle absolument décisif dans la planification. La météo norvégienne ne fait pas de cadeau et peut changer en quelques minutes, alors ne pars jamais sans vérifier les prévisions. Télécharge la fiable application norvégienne yr.no et surveille attentivement le radar. Une ascension sous la pluie ou par vent fort n’est pas seulement désagréable, elle est surtout extrêmement dangereuse sur les pierres mouillées.
💡 Conseil : essaie de planifier l’ascension par ciel dégagé et bonne visibilité. Il n’y a rien de pire que de grimper une heure pour découvrir au sommet que toute la vallée en contrebas est enveloppée d’un épais voile de brouillard gris opaque.

5. Où se garer et comment trouver le départ du sentier
La logistique autour de cette sortie demande un peu d’anticipation, car il n’y a absolument aucune place pour les voitures particulières juste à l’entrée des marches. Tu dois laisser ton véhicule dans le village voisin de Reine, qui est heureusement assez bien préparé à l’afflux quotidien de touristes. On y trouve plusieurs grands parkings payants, le plus pratique étant celui situé à l’entrée du village. Le stationnement se paie via l’application mobile EasyPark, et n’essaie pas d’économiser en te garant le long de la route : la police locale distribue de grosses amendes sans pitié.
Depuis le parking, une marche d’environ un kilomètre à un kilomètre et demi te mène jusqu’au départ du sentier. Tu marcheras le long de la route principale E10, qui relie tout ce pittoresque archipel. Le chemin est plat et passe très vite. À mi-parcours environ, tu tomberas sur le tunnel routier de Ramsvik. Pour des raisons de sécurité, l’accès y est strictement interdit aux piétons. À la place, tu dois contourner le tunnel en toute sécurité par l’ancienne route aménagée qui longe la côte par l’extérieur.
Le départ du sentier lui-même est impossible à manquer. Juste après le tunnel, tu verras sur ta gauche un chemin bien visible et un grand panneau d’information, où d’autres randonneurs se préparent généralement. De là commence la première montée douce à travers un petit bois, qui rejoint très vite le célèbre escalier de pierre. Aucun risque de te perdre ici, il suffit de suivre la foule et de monter.
💡 Conseil : n’oublie pas de passer aux toilettes avant de quitter le parking. Tu ne trouveras aucune toilette publique sur tout le sentier ni au sommet, et la nature autour des marches n’offre absolument aucune intimité à l’abri des regards des autres randonneurs.
6. Sécurité, météo et quand renoncer
La météo norvégienne ne fait vraiment pas de cadeau. Soleil, averse et tempête glaciale peuvent se succéder en une seule après-midi. Si l’application norvégienne yr.no annonce de la pluie ou des rafales de vent, annule sans la moindre hésitation ton projet de gravir le Reinebringen. Une ascension sous la pluie est un pari totalement inutile, car les marches en pierre des Sherpas se transforment, une fois mouillées, en un toboggan extrêmement glissant et imprévisible où les accidents graves guettent.
Ce sentier est aussi totalement à proscrire pour les familles avec de jeunes enfants. Oublie ton ego et n’emmène pas de bambins en porte-bébé ni dans un sac de portage. Avec une vingtaine de kilos sur le dos, ton centre de gravité change radicalement et garder l’équilibre sur des marches raides et mouillées au milieu de la foule est un pur danger. La descente avec un enfant est encore bien plus risquée. Il y a bien un hôpital à Gravdal, à proximité, mais tu ne veux vraiment pas tester ses services d’urgence pendant tes vacances.
Choisis plutôt des alternatives bien plus sûres pour une sortie en famille. La grande plage de sable de Bunes Beach est un excellent choix : tu y accèdes par un petit ferry local depuis Reine et, après seulement 80 mètres de dénivelé, tu te retrouves dans un paradis de conte de fées. Autre superbe promenade entièrement plate : l’ancien chemin côtier en gravier reliant les plages de Haukland et Uttakleiv. Et si la pluie te surprend, file dans le pittoresque village classé à l’UNESCO de Nusfjord. Les pontons en bois au-dessus de l’eau sont certes glissants après la pluie et il faut y tenir les enfants fermement par la main, mais ton refuge sera l’excellente pizzeria italienne du coin, qui prépare une délicieuse pizza végétarienne et des pâtes.
💡 Conseil : garde toujours une couche thermique supplémentaire prête dans ton sac. Même si le soleil brille et qu’il fait agréablement chaud en bas à Reine, en haut sur la crête tu peux être accueilli par un vent glacial du nord qui te transperce jusqu’aux os en un instant.
Récapitulatif pratique et prix indicatifs
Pour t’aider à mieux t’organiser et planifier ton budget, voici un aperçu des informations pratiques et des prix les plus importants valables pour la saison 2026. La Norvège n’est pas une destination bon marché, mais le séjour en pleine nature ne te ruinera heureusement pas.
- Accès au sentier : entièrement gratuit, aucun droit d’entrée pour l’ascension.
- Parking à Reine : environ 4 € de l’heure, ou 13 € pour une journée entière sur les parkings centraux.
- Application pour le stationnement : je te recommande de télécharger à l’avance EasyPark ou les systèmes de stationnement publics norvégiens, ça te facilitera la vie.
- Transport en bus : si tu loges plus loin, tu peux utiliser les bus locaux, le billet de Leknes (à proximité) jusqu’à Reine coûte environ 7 €.
- Équipement : de bonnes chaussures de randonnée à semelle antidérapante sont indispensables, laisse plutôt les baskets à semelle lisse dans la valise.
- Hydratation : il n’y a sur le sentier ni ruisseau ni source d’eau potable, tu dois emporter au moins 1,5 litre de liquide par personne dans tes propres réserves.
Où aller ensuite
Si tu veux savoir ce que cette région fascinante offre d’autre, j’ai rédigé pour toi un article complet couvrant les meilleures randonnées des Lofoten. Tu y trouveras de l’inspiration pour d’autres défis en montagne, mais aussi pour des promenades familiales plus tranquilles dans les vallées. Pour une vue d’ensemble et la planification de tes vacances nordiques, je te recommande de lire notre grand guide des Lofoten, où tu apprendras tout, des transports aux conseils d’hébergement.
N’oublie pas non plus d’explorer les villages au pied de la montagne : tu trouveras des informations détaillées dans notre article consacré à Reine et Hamnøy. Et si tu hésites encore sur le mois où partir dans le nord de l’Europe, notre analyse détaillée de quand partir aux Lofoten t’aidera sûrement à attraper soit le soleil de minuit, soit au contraire les aurores boréales.
Questions fréquentes
Jak dlouho trvá výstup na Reinebringen?
Průměrně fyzicky zdatnému člověku zabere cesta nahoru zhruba hodinu až hodinu a půl čistého času. Celý výlet z parkoviště v Reine, přes samotný strmý výstup, nezbytné focení na vrcholu a velmi opatrný sestup zpět k autu vám spolkne přibližně 3 až 4 hodiny. Určitě si na tuto túru vyhraďte raději více času, ať se nemusíte zbytečně stresovat a hnát se do kopce.
Mohu vzít na trasu svého psa?
Teoreticky to zakázané není, ale z praktického hlediska to velmi nedoporučuji. Ostré a tvrdé kamenné schody mohou psovi nepříjemně rozedřít tlapky a na úzké cestě plné lidí se bude pes zbytečně stresovat. Velká a těžká plemena navíc mohou mít s neobvykle vysokými schody značný problém, proto je lepší nechat chlupáče odpočívat v ubytování.
Zvládnu to, i když mám strach z výšek?
Samotné schodiště je sice strmé, ale nepůsobí vyloženě exponovaně a nebezpečně. Problém však nastává na samotném vrcholu hřebene, který je poměrně úzký a padá velmi strmě dolů k hladině oceánu. Pokud trpíte silnými závratěmi, doporučuji vám zůstat jen na bezpečném a širším plácku hned na konci schodů a nechodit dál po samotné hraně hřebene.
Je možné na vrcholu kempovat a postavit si stan?
Nikoliv, nahoře není absolutně žádný rovný a bezpečný prostor pro postavení stanu. Hřeben je úzký, kamenitý, bičovaný silným větrem a neustále plný lidí. Pro divoké kempování a spaní pod stanem si musíte na Lofotech vybrat jiné, prostornější a povolené pláže, jako je například oblíbená Kvalvika nebo rozlehlá Bunes Beach.
Můžu nahoře létat s dronem?
Pravidla pro létání s drony se v celém Norsku neustále a poměrně přísně zpřísňují. Vždy si musíte předem ověřit aktuální restrikce v oficiální norské aplikaci pro piloty dronů. Navíc nahoře na hřebeni často fouká extrémně silný a nárazový vítr, který může váš dron během jediné vteřiny odnést nenávratně pryč do hlubokého fjordu.
Co mám dělat, když mě cestou nahoru přepadne déšť?
Pokud začne zničehonic pršet, tou nejrozumnější volbou je okamžitě výstup přerušit a začít velmi opatrně sestupovat dolů. Kameny se po namočení stávají extrémně kluzkými a pokračovat vzhůru znamená zbytečně riskovat vážný úraz. Vaše osobní bezpečí a zdraví je vždy mnohem důležitější než sebekrásnější výhled z vrcholu hory.
Potřebuji na výstup speciální horolezecké vybavení?
Ne, žádná lana, sedáky, helmy ani karabiny potřebovat nebudete. Trasa je sice extrémně náročná na vaši fyzičku a nohy, ale nevyžaduje absolutně žádné technické lezecké dovednosti. Naprostým základem a nutností je však kvalitní pevná obuv s dobrou protiskluzovou podrážkou a funkční oblečení spolehlivě chránící před studeným větrem a nečekaným chladem.
