Deux mois à vivre dans une voiture : beautés et galères de notre voyage dans l’Ouest américain

TL;DRDeux mois de vanlife entre l’Alaska, le Canada et l’ouest des États-Unis : les auteurs de ce blog de voyage ont parcouru plus de 16 000 kilomètres à bord de leur véhicule aménagé. L’itinéraire passe par Panorama Ridge près de Whistler (30 km et 1800 m de dénivelé), le volcan Mt. St. Helens, San Francisco et sa Baker Beach, le Lake Tahoe et le parc national de Yosemite, dont la fréquentation est passée de 3,8 à 5,2 millions de visiteurs entre 2013 et 2016. En chemin, ils ont dû gérer une crevaison à 240 dollars, les moustiques de Yosemite, la fumée des incendies de forêt et des chaleurs dépassant 40 °C. Ce récit montre bien que voyager longtemps en van, c’est autant des paysages exceptionnels que les galères bien réelles du quotidien sur la route.

Il y a une différence entre des vacances et un voyage. Il y a une différence entre partir en virée pendant deux semaines et déménager dans une voiture pendant trois mois. Notre périple dans l’Amérique de l’Ouest nous le rappelle chaque jour, quand on cherche un endroit où dormir, un coin pour cuisiner ou un point d’eau pour se laver. Et avec ça viennent aussi les larmes des coups de blues, et parfois l’envie de laisser la voiture à la casse et de sauter dans le premier avion de l’aéroport le plus proche pour rentrer à la maison.

Cela fait exactement deux mois que nous sommes partis camper à Hawaï. Ensuite, depuis la ville canadienne de Calgary, nous avons roulé 3000 km jusqu’en Alaska, puis, deux semaines plus tard, la même distance dans l’autre sens pour revenir au Canada, d’où nous sommes repartis vers les États-Unis. Pendant tout ce temps, nous dormons dans notre voiture, où nous nous sommes aménagé un lit dans le coffre. Au total, nous avons déjà parcouru environ 16 000 km.

>>> Épisode 2 – Chaleur, nuits blanches et armes partout. Bienvenue en Alaska

>>> Épisode 3 – Pourquoi tu dois aller en Alaska au moins une fois dans ta vie

La seule chose qu’on attendait avec impatience, c’était de dormir le soir

Le retour de l’Alaska a été aussi interminable que l’aller. Même si cette fois la météo magnifique nous a réjouis, les montagnes et les forêts n’ont réussi à égayer notre ennui sans fin que sur les premières centaines de kilomètres. Le matin, on se levait et la seule chose qu’on attendait avec impatience, c’était le sommeil du soir et le prochain épisode d’Harry Potter.

Récompense après un long trajet, ou punition ?

Après trois jours, nous sommes arrivés à notre avant-dernière étape au Canada : Panorama Ridge, près de Whistler, dans la province canadienne de Colombie-Britannique. Nous avons dormi en douce directement sur le parking au départ du sentier et, tôt le matin, nous avons bourré nos sacs à dos et nous sommes partis. Nous attendaient 30 km et 1800 mètres de dénivelé. Les neuf premiers kilomètres et neuf cents mètres de dénivelé menaient au campement au bord du lac, où il ne nous restait qu’à déposer les sacs, monter la tente et repartir vers Panorama Ridge. Déjà à la montée vers le camp, on agonisait et on a englouti 3 des 10 biscuits qu’on avait emportés (comme le ferait remarquer Lukáš).

On n’était pas faits pour ça. Même si on randonnait un jour sur deux, ces sacs à dos tuaient notre ego de randonneurs à une vitesse incroyable. En arrivant au camp, on ne pouvait pas imaginer continuer. À peine la tente déballée, on s’est endormis aussitôt. Après une heure à récupérer de ce premier épuisement, on a pris un en-cas et on est repartis.

L’estime de notre condition physique chutait à chaque pas

La montée a de nouveau été impitoyable, mais la pente s’est vite adoucie, les panoramas dignes d’une carte postale sont apparus et on a commencé à se persuader qu’on avait sans doute passé le plus dur. On marchait joyeusement sur le plat en regardant les sommets enneigés, les petits lacs glaciaires et en admirant les fleurs de prairie qui bordaient si joliment le chemin. Sauf qu’on se racontait vraiment des histoires. Avec les deux derniers kilomètres est arrivé le coup de grâce : une montée raide dans la neige. Et ça ne nous a même pas rassurés de voir que beaucoup préféraient redescendre sur les fesses.

Et la prochaine fois, uniquement en hélicoptère

On y est arrivés. Lukáš a commencé à avoir la tête qui tourne à cause de l’épuisement. On ne s’est donc pas arrêtés trop longtemps et, sur le chemin du retour, on a quitté le sentier par erreur et on s’est perdus. Luky marchait à peine. Je lui ai donc presque arraché son sac à dos de force et j’ai lancé « On y va ! ». Huit heures de souffrance touchaient à leur fin et, incapables de manger quoi que ce soit, on s’est glissés dans nos sacs de couchage et on s’est endormis d’un long sommeil profond. Le matin, il ne nous restait plus qu’une courte et douloureuse descente jusqu’au parking.

« Quoi, vous voulez passer un mois aux USA ? À grimper des montagnes ? »

Après une pause de deux jours pour souffler chez nos super amis à Vancouver, nous sommes partis vers l’État de Washington. Un moment, on a cru qu’on allait devoir faire demi-tour, revoir tout le plan et partir explorer l’est du Canada. Ils nous ont retenus à la frontière et nous ont interrogés pendant une heure.

« Vous dites que vous allez camper et marcher en montagne tout un mois aux États-Unis ? » C’était déjà le troisième agent qui nous regardait, incrédule, en reprenant les mêmes questions que ses prédécesseurs.

On se voyait déjà repartir vers le Canada

Au final, comme le précédent, l’agent est allé fouiller la voiture et a trouvé deux avocats chez nous.

« Et ça, c’est quoi ? Vous ne l’avez pas mentionné lors de la déclaration. » On avait vraiment oublié qu’on avait des avocats. Heureusement, il nous a crus qu’on les avait simplement oubliés, sinon on aurait dû payer une amende de 300 dollars (environ 280 €). Le pire, c’est qu’ils ne savaient plus où ils avaient mis les clés de notre voiture. Et impossible de retrouver l’identité de l’agent qui avait fouillé notre voiture en premier. Après une heure pénible, on a enfin pu repartir. Il était clair qu’on n’accomplirait plus rien ce jour-là.

La rando la plus chère de notre vie nous a coûté 240 dollars

Les montagnes de l’État de Washington sont totalement différentes de celles du Canada ou de l’Alaska. Plus rocailleuses, plus claires, plus propres, moins menaçantes, et plus tu descends vers le sud, plus elles semblent arrondies ; même les forêts y sont moins denses. On a trouvé une rando près de la ville d’Everett qui, selon notre appli, devait être la plus belle. Le Mt. Pilchuck Trail est une courte balade de 3 heures jusqu’à un belvédère au sommet. Même les enfants y arrivent. Pour nous, c’était un jeu d’enfant, mais aussi le sentier le plus cher de notre vie.

On a dû acheter deux pneus neufs à Chiquita

Le parking du départ de la rando n’est accessible que par une piste de terre pleine de cailloux et de trous gros comme ceux laissés par un éléphant. Et c’est sur cette piste qu’on a crevé au retour. Notre rêve de douche et de route vers Seattle s’est effondré, et on a passé la nuit, crasseux, devant un garage où on a réussi tout juste à arriver.

On avait pensé à tout, sauf à l’essentiel

Certains en auraient pleuré, mais nous, ça nous a fait rire. Comme tous ceux à qui on l’a raconté aux USA. « Vous n’avez pas crevé sur 12 000 km à travers le Yukon et l’Alaska, et vous crevez ici, dans l’État de Washington ? » Tout le monde trouvait ça aussi amusant que paradoxal, et nous on trouvait ça drôle d’avoir pensé à tout ce qui pouvait arriver à la voiture en route, mais pas à une crevaison.

Dans l’État de Washington, les volcans sont toujours actifs et explosent parfois

En 1980, le Mt. Helens est devenu le Mt. Helens décapité. Il a explosé. Même dans cette fournaise dingue de trente degrés, on a décidé de faire Harry’s Ridge, qui en fait le tour. C’était totalement différent d’une rando en montagne. Et ça ne ressemblait pas non plus à l’escalade dans le cratère à Hawaï. On a traversé un désert aride plein de fleurs étranges et résistantes jusqu’à une vue saisissante sur le Mt. Helens, le lac et un autre sommet enneigé, le Mt. McAdams.

Là où finit Wild, commence l’incendie

Greg et Vicki nous ont accueillis chaleureusement à la frontière entre l’État de Washington et l’Oregon, alors qu’on les avait prévenus seulement 6 heures à l’avance. On se souvient toujours avec affection de leur hospitalité et du paysage magnifique autour du Bridge of the Gods. Si tu as vu le film Wild, c’est l’endroit où Cheryl Strayed termine son périple de trois mois. Le lendemain, toute cette région a été enveloppée par la fumée des feux de forêt, qui a englouti toutes les vues.

On a découvert des coins secrets que seuls les locaux connaissent

Ils nous ont donc envoyés vers les chutes locales, les False Creek Falls. On se serait crus dans Avatar. C’était vraiment une super idée de leur part : la fumée n’était pas encore là et la bruine projetée par les cascades nous a soulagés de la chaleur.

On fuyait la fumée. Mais elle déferlait de tous les côtés. On ne voyait pas le feu, mais dans la ville où on s’est arrêtés pour la nuit, le ciel était rouge comme les portes de l’enfer.

Le Misery Ridge Trail était noyé dans une brume vaporeuse, tout comme les Painted Hills, mais le pire, c’étaient ces températures élevées. On s’attendait à ce que les trente degrés nous rattrapent plus au sud, mais ici le thermomètre affichait déjà 40 °C. Vu notre vie minimaliste dans la voiture et notre planification du style « on va où on a envie sur le moment », on a trouvé la piscine la plus proche et on y a foncé. Il n’y avait que des enfants à barboter. Et nous.

On en a vu beaucoup, ça on ne peut pas dire le contraire

Le Crater Lake devait être notre prochaine étape, mais on ne s’y est pas attardés, car il était entièrement noyé dans la fumée. Et en dix secondes hors de la voiture, on puait comme des poissons fumés. Alors, pour essayer d’échapper aux incendies, on a mis le cap sur la côte du Pacifique, en Californie.

En Californie, il fait froid !

Mais là, c’est le froid qui est arrivé. On ne s’attend pas à avoir froid en Californie, même si on l’a déjà vécu plusieurs fois ici ; on ne s’attend tout simplement pas à ces 17 degrés. « J’aurais pu m’en douter : au nord de San Francisco, il fait forcément plus frais », ai-je commenté.

Pendant deux jours, on a longé la côte avec un arrêt au Redwood National Park et un autre à Glass Beach. Un endroit où la nature a transformé les déchets en un champ de diamants de verre, peu à peu ramassés par les touristes qui ont entendu parler de la plage. Ce jour-là, on devait encore filer à San Francisco, mais on n’en avait pas envie. Pour la première fois, on s’est payé un hôtel avec jacuzzi et piscine, et on a repoussé San Francisco d’un jour. Pour réserver un hébergement où récupérer après des nuits dans la voiture, on utilise toujours Booking.com.

Des touristes se disputant un bout de gloire Instagram

On a sans doute déjà trop écrit sur la beauté de San Francisco. Des lieux jadis accessibles sans difficulté étaient désormais bondés de voitures klaxonnant et de touristes énervés cherchant à arracher la meilleure place pour une photo. Heureusement, on a découvert Baker Beach, d’où l’on voit le Golden Gate Bridge et où l’on n’est dérangé que par une poignée de touristes et quelques naturistes bronzant sur le sable ou adossés aux rochers. La présence de familles avec enfants ne semblait pas du tout les gêner. On s’est demandé un instant s’ils ne prenaient pas quelque chose, mais nos pensées nous ont vite quittés et on s’est installés sur les falaises californiennes.

Je me souviens à quel point c’était simple d’aller à Alcatraz. On achetait les billets le jour même et on montait sur le bateau. C’est du passé. Aujourd’hui, il faut réserver au moins trois semaines à l’avance. Mais nous, on ne savait jamais où on serait le lendemain, donc tout ce qui implique une planification minutieuse et une lutte contre d’autres candidats, ce n’est pas pour nous. Si seulement il s’agissait de grimper une colline ou une montagne, ça, on s’en sortirait mieux. Après une balade le long de la côte, on en avait assez des touristes s’enfilant des donuts (on en a pris un nous aussi, par désespoir), alors on est montés dans la voiture et on a roulé plusieurs heures vers l’est.

Hawaï entre la Californie et le Nevada, c’est le lac Tahoe

Une eau turquoise agréable pour la baignade, des barques, des plages de sable. Le lac Tahoe s’est révélé être un paradis à la frontière entre la Californie et le Nevada, au point qu’on n’avait pas du tout envie d’en partir. Parfois on se dit qu’on aurait dû y rester. Mais après une belle journée à bronzer, au coucher du soleil on était déjà allongés dans notre voiture une heure et demie plus au sud, au bord de Mono Lake.

Pourquoi les moustiques nous terrorisent

Nous faire peur avec les ours, ça ne sert à rien. Mais s’il s’agit des moustiques, là on pourrait en raconter, des histoires. Notre première rando dans le Yosemite, le 20 Lakes Basin Loop Trail, était un essaim de moustiques qui cherchaient activement à nous dévorer. En une heure, toutes les parties de notre corps étaient piquées au point que notre peau, de profil, ressemblait aux cratères de la Lune. Même le spray anti-moustiques le plus puissant rapporté d’Alaska n’a rien fait, alors on a abandonné et on s’est enfuis. Ça aurait été plus de la souffrance qu’un plaisir.

On a poursuivi plus profondément dans le Yosemite. Il n’était que deux heures de l’après-midi, on a donc décidé de grimper aux Cathedral Lakes, une rando vers la montagne emblématique pour les utilisateurs du système Mac OS X. Avec le soir est arrivée la question : où se laver ? Il y avait un lac affreusement glacé sur la route de sortie du parc, où on devait aller de toute façon, car dormir dans la voiture dans le Yosemite est interdit. On a survécu au bain, c’était l’essentiel, et à la nuit dans la voiture, dans une ruelle sombre du premier village après la sortie du parc, aussi.

Un Disneyland au milieu d’un parc national

Si jamais tu as envie de te taper la tête contre le volant à cause des gens, comme dans les embouteillages de Paris, alors je ne te souhaite pas de visiter la Yosemite Valley. La partie la plus populaire de ce parc national ressemble plutôt à une fête foraine ou à un Disneyland. Des milliers de voitures klaxonnant les unes après les autres et des gens faisant la queue pour photographier tout ce qu’ils ont vu sur les réseaux sociaux de leurs amis. Parfois on a l’impression qu’ils le font par obligation, car quand on regarde leurs visages, ils ont l’air plutôt énervés.

On a fait la rando la plus populaire, vers les Vernal Falls, où on a doublé au moins cent personnes dans la montée raide. Doubler, c’était comme jouer à un jeu de course de voitures sur ordinateur, où il faut éviter de plus en plus vite les véhicules qui arrivent en face et ramasser des points. Heureusement, plus on approchait du sommet, plus on laissait derrière nous cette longue file de gens, et les plus faibles abandonnaient. Des Vernal Falls, on a continué vers les Nevada Falls, où 99 % des touristes n’arrivaient déjà plus.

Et est-ce que ça vaut le coup ? Voir les Vernal Falls et les Nevada Falls, c’est comme se retrouver au milieu d’une vallée magique. À condition de ne pas regarder à droite, à gauche ou derrière toi, et qu’une horde de touristes ne se plante pas devant. Le Yosemite vaut le détour, mais ce n’est pas un endroit où j’aimerais passer du temps, comme dans les Rocheuses canadiennes par exemple. Pourtant, quand je suis venue ici la première fois il y a 9 ans, ce n’était pas encore comme ça. Quand on regarde les statistiques, on s’aperçoit que ma mémoire ne me trompe pas. Rien qu’entre 2013 et 2016, le nombre de visiteurs est passé de 3,8 millions à 5,2 millions. Mais ne t’inquiète pas : les gens ingénieux finissent toujours par trouver un petit coin où profiter de ce spectacle naturel au moins un instant en toute intimité.

15 plus beaux endroits de l’Ouest canadien à visiter absolument

TL;DRLes 15 plus beaux sites de l’Ouest canadien réunissent les lacs turquoise de Moraine Lake, Lake Louise, Peyto Lake, Bow Lake et Emerald Lake, ainsi que des randonnées exigeantes comme Garibaldi Lake avec vue depuis Panorama Ridge (30 km, 1800 m de dénivelé, 10 à 12 heures), l’Alpine Circuit Trail près de Lake O’Hara, l’Iceline Trail (17 km) et Wilcox Pass face au Columbia Icefield (12 km, 3 heures). La meilleure période pour partir va de juin à septembre ; visez plutôt septembre, quand le temps est le plus stable et que les mélèzes de Chester Lake dorent le paysage tandis que les foules se raréfient. Pour des expériences plus courtes mais tout aussi marquantes, misez sur Bear’s Hump à Waterton Lakes (1,5 heure) ou sur Johnson Canyon en hiver, praticable en une heure seulement.

L’Ouest canadien est un véritable trésor de l’Amérique du Nord et l’un des plus beaux endroits que la nature ait à offrir. Des lacs d’un turquoise pastel encadrés par les sommets imposants des Rocheuses (Canadian Rocky Mountains). Nulle part ailleurs au monde vous ne trouverez un tel paysage. Nous avons eu la chance de passer près d’un an dans l’Ouest canadien. La plupart d’entre vous, si vous partez au Canada, n’aurez pas le luxe d’explorer par essais et erreurs, c’est pourquoi j’ai dressé la liste des plus beaux endroits à visiter dans cette région à couper le souffle. Alors c’est parti : voici les 15 plus beaux endroits de l’Ouest canadien.

Quand partir au Canada ?

Nous recommandons de partir entre juin et septembre. Quand nous vivions au Canada, le meilleur temps était en septembre, le plus stable. En juin, il risque encore d’y avoir de la neige.

En été, il y a énormément de touristes et la météo change souvent d’heure en heure — pas étonnant que les locaux consultent sans cesse les prévisions (qui ne se réalisent pas dans 90 % des cas). Octobre peut aussi être magnifique dans les Rocheuses, mais il peut aussi faire très froid. Pour moi, c’est donc septembre.

Et l’hiver ? L’hiver est splendide, mais pour la randonnée, il faut impérativement des raquettes. En revanche, si vous aimez le ski, l’Ouest canadien vous comblera.

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1) Vue sur Garibaldi Lake depuis Panorama Ridge près de Vancouver

Garibaldi Lake vu d'en haut — peut-on rêver plus beau ? Plus beaux endroits de l'Ouest canadien
Garibaldi Lake vu d’en haut — peut-on rêver plus beau ?

L’une des plus grandes expériences de notre séjour, que nous avions gardée pour la fin. Nous avions déjà prévu d’y aller une première fois, mais c’était en automne et il pleuvait. Finalement, nous avons fait cette randonnée sur le chemin du retour de l’Alaska vers les États-Unis. Il s’agit d’un trek que la plupart des gens répartissent sur deux jours avec une nuit au bord du Garibaldi Lake.

L’itinéraire fait plus de 30 km avec 1 800 m de dénivelé et prend 10 à 12 heures si vous souhaitez le faire en une journée. Nous avons marché 8 heures le premier jour avec l’ascension du sommet, passé la nuit au bord du lac, puis le lendemain nous sommes redescendus au parking en 2 heures.

Quel que soit le côté où vous vous tournez sur Panorama Ridge, vous resterez bouche bée
Quel que soit le côté où vous vous tournez sur Panorama Ridge, vous resterez bouche bée

 

2) Vue spectaculaire sur Lake O’Hara depuis l’Alpine Circuit Trail dans le parc national de Yoho

L'Alpine Circuit demande beaucoup d'énergie, mais ça en vaut la peine
L’Alpine Circuit demande beaucoup d’énergie, mais ça en vaut la peine

Le meilleur moyen d’accéder au Lake O’Hara est le bus, qu’il faut réserver 3 mois à l’avance. Il est bien sûr possible de faire le trajet à pied, mais cela prendrait 3 à 4 heures (aller simple) et le lac seul ne justifie pas l’effort.

Si vous décidez d’y aller, réservez aussi un emplacement de camping pour une à deux nuits. La randonnée la plus difficile mais aussi la plus époustouflante est l’Alpine Circuit Trail, qui emprunte plusieurs sentiers. Vous passerez par le Wiwaxy Gap, où sur 1,5 km vous grimpez près de 500 mètres de dénivelé — vous vous demanderez ce que vous faites là, jusqu’à ce que vous atteigniez le premier point de vue qui vous coupera le souffle.

Ensuite, le chemin continue par les Hubert Ledges et vous pouvez, comme nous, revenir par le Lake Oesa ou poursuivre vers les Yukness Ledges. Quel que soit l’itinéraire choisi, vous serez récompensé par des panoramas à couper le souffle.

Un autre sentier que nous recommandons depuis le Lake O’Hara est la randonnée de trois heures jusqu’au Lake McArthur.

Moins exigeant, mais tout aussi spectaculaire
Moins exigeant, mais tout aussi spectaculaire

3) Moraine Lake

Il y a une bonne raison pour laquelle Moraine Lake est l'une des attractions principales
Il y a une bonne raison pour laquelle Moraine Lake est l’une des attractions principales

Ce lac glaciaire situé non loin de Lake Louise est l’un des endroits les plus touristiques de Banff. Quelques pas depuis le parking suffisent pour que vos yeux soient inondés d’un bleu incroyable, de kayaks colorés et de montagnes imposantes tout autour. Rendez-vous le matin ou en soirée pour éviter la foule.

Un autre angle sur Moraine Lake
Un autre angle sur Moraine Lake

4) Plain of Six Glaciers et Lake Agnes Tea House à Lake Louise

Vue depuis Plain of Six Glaciers
Vue depuis Plain of Six Glaciers

Lake Louise est l’un des sites les plus célèbres de Banff. Des lacs turquoise et, en hiver, une neige parfaite pour le ski pendant six mois. On accède au lac en voiture, mais si vous avez envie de quelque chose d’encore plus beau, lancez-vous sur l’un des sentiers.

L’un de nos préférés est le Plain of Six Glaciers, long de 15 km avec 457 m de dénivelé. Au sommet, juste avant la partie la plus exigeante, se trouve un tea house où vous pouvez déjeuner. Les repas y sont préparés entièrement sans électricité.

Une autre randonnée que nous recommandons est celle du Lake Agnes. Vous arriverez à un lac au bord duquel se trouve également un tea house, où la plupart des gens font demi-tour. Mais ne vous arrêtez pas là — le meilleur vous attend un peu plus haut. En contrebas s’ouvre alors une vue époustouflante sur Lake Louise. L’ensemble se fait en 2 à 3 heures.

Vue sur Lake Louise
Vue sur Lake Louise

5) Bow Lake

Bow Lake, un coup de cœur dans l'Ouest canadien
Mon coup de cœur, Bow Lake

Si vous nous demandez quel est notre lac préféré, ce n’est aucun des plus célèbres — c’est Bow Lake. Cet immense lac se trouve sur la route entre Lake Louise et Jasper. Si vous arrivez avant 16 h, vous pouvez prendre un encas au café attenant. D’ici, vous pouvez aussi partir pour une randonnée de 9 km jusqu’aux Bow Lake Falls. Attention si vous y allez avec des enfants : les 400 m de dénivelé se concentrent sur les derniers 1,5 km.

6) Peyto Lake

Peyto Lake et son turquoise presque irréel
Peyto Lake et son turquoise presque irréel

Célèbre pour sa couleur turquoise pastel presque irréelle, le Peyto Lake n’est qu’à cinq minutes de marche du parking. C’est pourquoi il faudra venir très tôt le matin si vous voulez en profiter sans la foule.

7) Vue depuis Cascade Mountain

Vue depuis Cascade Mountain
Vue depuis Cascade Mountain

Si vous restez un peu plus longtemps à Banff, lancez-vous à l’assaut d’un sommet. Vous marcherez quelques heures en forêt, puis devrez escalader des rochers, mais quand vous verrez tous les sommets environnants à 360°, vous ne regretterez rien. Cascade Mountain prend environ 6 à 8 heures.

8) Parker Ridge face au Columbia Icefield

Le soleil en montagne n'est pas aussi fréquent que les photos de catalogue le suggèrent, mais c'est tout aussi beau
Le soleil en montagne n’est pas aussi fréquent que les photos de catalogue le suggèrent, mais c’est tout aussi beau

Beaucoup considèrent Parker Ridge comme l’une des meilleures randonnées du coin. Le sentier ne fait que 1,6 km, mais préparez-vous à bien transpirer vu sa pente. Ne cherchez pas la fin du trail — il n’y en a pas. Vous pouvez continuer aussi loin que vous le souhaitez. Les panoramas sont incroyables. Prévoyez au moins 2 heures. Vous aurez envie de rester un moment au sommet.

9) Bear’s Hump, Waterton Lakes National Park

Vue depuis Bear's Hump sur les Waterton Lakes
Vue depuis Bear’s Hump sur les Waterton Lakes

Si vous cherchez une escapade de week-end depuis Calgary, dirigez-vous vers Waterton. Les belles vues sont à portée de main. Notre préféré est celui de Bear’s Hump, accessible par un sentier court mais très raide. Comptez 1 h 30 pour l’aller-retour.

10) Johnson Canyon en hiver

Johnson Canyon en hiver
Johnson Canyon en hiver

En été, Johnson Canyon est noir de monde. Et c’est le seul endroit où l’on se demande pourquoi — les vues sur les cascades ne sont pas aussi époustouflantes que le nombre de visiteurs le laisserait croire. Mais en hiver, c’est une tout autre histoire.

Vous n’y croiserez que quelques alpinistes tentant d’escalader les parois couvertes de glace, et la vue vous laissera sans voix. L’hiver est un magicien puissant. Et en plus, la balade ne prend qu’une heure environ.

11) Emerald Lake, Yoho National Park

Il suffit de se garer et de regarder par la fenêtre.
Il suffit de se garer et de regarder par la fenêtre.

Le lac le plus vert que j’aie jamais vu. Cet endroit n’est pas aussi bondé que Moraine Lake, mais cela ne signifie absolument pas qu’il soit moins beau.

12) Iceline Trail, Yoho National Park

Iceline Trail
Un sentier où je retournerais immédiatement

Si je devais choisir un seul endroit où retourner dans les Rocheuses, ce serait cette randonnée. Vous pouvez faire la boucle complète de 17 km, mais si vous n’avez pas autant de temps, pas de souci. Dès que vous dépassez la limite des arbres (après une heure), les vues sont déjà incroyables.

13)  Chester Lake, Kananaskis, Canmore

Sur le chemin de Chester Lake
Sur le chemin de Chester Lake

On me demande souvent : quand partir à Banff ? Et je réponds sans hésiter : en septembre. Il peut certes neiger, mais les mélèzes prennent une couleur dorée, offrant l’un des plus beaux spectacles de la région. Et en prime, Banff commence à se vider de ses touristes. Chester Lake est parfait pour admirer les mélèzes. De plus, si vous avez aimé le film The Revenant, c’est ici que certaines scènes ont été tournées. La randonnée dure environ 4 heures pour seulement 10 km.

14) Barrier Lake Lookout à Kananaskis

En avril le temps n'était pas encore idéal, mais la vue restait magnifique
En avril le temps n’était pas encore idéal, mais la vue restait magnifique

Si vous cherchez une randonnée à Kananaskis, ce sentier, fréquenté principalement par les locaux, fait 14 km et prend 5 heures. Il est accessible aussi aux enfants.

15) Vue sur Columbia Icefield depuis Wilcox Pass

Vue sur Columbia Icefield depuis Wilcox Pass
Vue sur Columbia Icefield depuis Wilcox Pass

Columbia Icefield est un site très touristique où vous paierez plus de 100 dollars canadiens (environ 70 €) pour approcher le glacier en bus des neiges géant. Si vous préférez une expérience un peu différente, je recommande le Wilcox Pass. Ce sentier facile, situé du côté opposé, fait 12 km et se parcourt en 3 heures.

Vous préparez un voyage dans l’Ouest canadien ?

Pour réserver votre hébergement dans les Rocheuses canadiennes, nous recommandons Booking.com qui propose un large choix de lodges, hôtels et chalets dans la région de Banff, Jasper et Canmore. Pour les activités sur place — excursions en kayak, tours guidés ou visites de glaciers — jetez un œil à GetYourGuide.

Carnet de voyage en Alaska : Le meilleur du Grand Nord américain

TL;DRDirection la péninsule de Kenai, en Alaska, pour l’ascension d’Exit Glacier, seul glacier accessible par voie terrestre, et une sortie en kayak entre glaciers et baleines près de Seward. Ne manquez surtout pas Homer, ville d’artistes prolongée par une fine bande de terre surnommée le Spit. Comptez environ 450 dollars par personne pour une excursion en kayak encadrée dans les fjords, réservée aux organismes agréés si vous n’avez pas d’expérience, et environ 15 dollars pour emprunter le tunnel menant au petit port de Whittier. Prévoyez plusieurs jours sur place et gardez en tête que la météo, changeante, peut décaler vos excursions de quelques jours.
carnet de voyage Alaska Kenai Peninsula

Devant nous s’ouvraient des montagnes dignes de cartes postales, des lacs turquoise et des glaciers bleutés — nous arrivions sur la Kenai Peninsula, cette partie de l’Alaska que tout le monde connaît grâce aux célèbres photos kitsch. Ce carnet de voyage en Alaska vous emmène au cœur de cette région qui, dans notre imaginaire, représente l’Alaska tout entier.

Avant d’entrer officiellement sur la Kenai Peninsula, nous avons fait un détour par la première petite ville portuaire de Whittier, sur le Prince William Sound. Les premiers mots que nous avons lus à propos de cet endroit de 200 habitants étaient : « Whittier est bizarre, c’est un lieu qui n’a pas d’équivalent au monde. » Pour y accéder, il faut payer environ 12 € pour traverser un tunnel ferroviaire, et si vous n’avez pas de chance, vous pouvez attendre une demi-heure car il n’y a qu’une seule voie.

marina de Whittier Alaska
Paraît-il « It is shittier in Whittier » — le guide avait tort

L’étrange ville portuaire de Whittier

En fin de compte, l’endroit ne nous a pas semblé si « bizarre » que ça. Nous avons fait une courte randonnée de trois heures jusqu’à un glacier, puis parcouru cette communauté miniature avec son charmant port aux eaux d’un bleu inhabituel. Il n’y a pas grand-chose à voir et nous sommes vite repartis.

glacier Whittier Alaska
Le premier VRAI glacier que nous avons vu après trois semaines

Ça, c’est la rue principale ?

Nous avons posé nos valises dans un camping juste avant Hope, que nous comptions explorer le lendemain matin pour découvrir « l’Alaska rurale typique imprégnée d’histoire ». C’est ce que promettait notre compagnon de papier, qui nous guidait à travers ce pays du Nord. Nous n’avons pas trouvé grand-chose d’historique à Hope et avons commencé à douter sérieusement de la qualité des informations de notre Lonely Planet. Ainsi débuta l’une de nos journées les moins réussies en Alaska.

En Alaska, on ne vous louera pas de kayak en mer, un point c’est tout

Nous avons mis le cap sur Seward, où nous voulions faire du kayak dans les fjords et près des glaciers. C’est l’une des expériences les plus prisées ici en Alaska, et il n’y a pas moyen d’y accéder autrement qu’avec une excursion guidée. Si vous n’êtes pas des experts en kayak, personne ne vous en louera un pour les fjords. Et nous, nous n’en avions fait qu’une ou deux fois avant. Mais il faut compter environ 400 € par personne. Nous étions prêts à manger des racines pendant le reste du voyage, parce que nous ne prévoyions pas de revenir ici de sitôt et ça aurait été trop dommage de passer à côté. Si vous cherchez des excursions en kayak ou d’autres activités, GetYourGuide propose parfois des options intéressantes.

port turquoise Valdez Alaska
Le port turquoise de Valdez

Le kayak a complètement bouleversé nos plans. Malheureusement, les prochaines places disponibles n’étaient que quelques jours plus tard, le samedi. Nous avons donc dû modifier notre itinéraire, explorer le reste de la Kenai Peninsula et revenir ici quelques jours après.

Quand les mormons ont tenté de nous convertir

« Vous avez entendu parler des mormons ? » Nous étions assis, épuisés, dans un parc public de City of Kenai en train de griller un saumon fraîchement pêché. Pendant une vingtaine de minutes, deux sympathiques mormons se sont joints à nous et nous ont raconté comment ils étaient envoyés comme missionnaires un peu partout dans le monde. Ils venaient de passer six mois à Whitehorse, au Canada, avant d’être transférés ici en Alaska.

saumon grillé City of Kenai Alaska
À part le saumon, nous n’avions rien — alors on est allés chercher du bois dans la forêt

« Vous connaissez la Bible ? Eh bien, elle est démodée. Nous aussi, nous avons une Bible, et comme vous êtes si sympathiques, on va vous en offrir une. » Le mormon a sorti la Bible et y a inscrit son numéro de téléphone. « Si vous avez besoin de quoi que ce soit pendant votre voyage, passez un coup de fil — nous avons des missionnaires dans toute l’Amérique. » Ils nous ont fait leurs adieux. Nous avons gardé la carte et la Bible. Ça pourrait servir dans l’Utah.

pêche quotidienne Alaska City of Kenai
Le pain quotidien des familles d’Alaska — attraper le dîner

Avec les autres caravanes, on sillonne les villes chaque soir à la recherche d’un lieu pour dormir

Après avoir réservé nos kayaks, nous avons décidé de ne plus dormir dans les campings et avons trouvé une place sur le parking d’un supermarché, où nous dormions dans la voiture. Nous n’étions pas les seuls — nous avions déjà remarqué que dès vingt heures passées, les caravanes et camping-cars commençaient à tourner en rond dans la ville à la recherche d’un petit coin gratuit. Pour ceux qui préfèrent un vrai lit, Booking.com propose quelques hébergements même dans les petites villes d’Alaska.

camping-car Chiquita Alaska roadtrip
Notre Chiquita est plus un foyer fonctionnel qu’un palace, mais on l’adore !

Un camping-car, d’ailleurs, ce n’est pas une blague. Il faut compter dans les 300 000 dollars et ça ne fait que 3 kilomètres au litre. Mais à l’intérieur, c’est comme un hôtel. « Par rapport à ça, notre lit dans la Red Chiquita n’est pas exactement du luxe », commentait Lukáš la première fois que nous avons vu les toilettes dignes d’un hôtel dans ces gros monstres qui sillonnent les routes américaines.

Homer Alaska ville portuaire
Homer avait un certain charme, si ce n’est le froid

Homer, ville d’art et du Spit

Homer est une petite ville d’art. Si vous le souhaitiez, vous pourriez passer la journée entière à flâner dans les petites galeries d’artistes locaux. C’est exactement ce que nous avons fait, car il n’y a pas grand-chose d’autre à faire ici — les environs sont plutôt plats et le climat peu clément. Pourtant, l’endroit vaut le détour : on y trouve une fine bande de terre qui s’avance dans l’océan, appelée le « Spit ». Au premier regard, vous comprenez pourquoi. On a l’impression qu’une rafale de vent un peu plus forte ou une vague un peu plus haute pourrait la balayer, et on peine à croire que cette mince langue de terre sinueuse ait pu résister si longtemps aux eaux.

galeries miniatures Homer Alaska
Homer est célèbre pour ses galeries miniatures

Quand le vent ne souffle pas (ce qui arrive rarement), il est agréable de se promener sur le Spit. Cette curieuse pointe est bordée de petites maisons de pêcheurs colorées, où se mêlent les odeurs de poisson et de sel, parfois adoucies par un vent sucré venant de la crêperie locale. Les gens se baladent avec une glace comme s’il ne faisait pas à peine douze degrés. Nous sommes arrivés par un temps parfait — soleil, ciel azur et apparemment les températures les plus élevées de l’été. Mais même ainsi, quand nous avions oublié notre veste dans la voiture, il fallait courir la chercher en vitesse.

Seward Alaska beau temps
Seward nous a accueillis avec un temps parfait, hélas ça n’a pas duré

Nous sommes retournés à Seward un jour plus tôt pour pouvoir grimper l’Ice Harding Trail, censée être l’une des plus belles randonnées d’Alaska. Sauf que le ciel azur s’était transformé en pluie persistante, les montagnes avaient disparu sous les nuages et nous avons passé la journée entassés avec d’autres touristes dans l’un des trois cafés de la ville.

Ice Harding Trail randonnée Alaska
Nous avons repoussé l’Ice Harding Trail de deux jours à cause de la météo. L’attente en valait la peine

Nous avions peur que le lendemain soit pareil et que ça gâche tout le kayak. Je n’arrivais pas à dormir — chaque goutte tombant sur notre voiture me réveillait et chaque éclaboussure déclenchait en moi un mélange de colère et de tristesse.

On ne cherche pas d’or, mais les chercheurs d’or sont partout

À sept heures du matin, il ne pleuvait pas. Nous étions assis, prêts pour notre plus grande aventure, dans les bureaux de la compagnie qui nous emmenait en excursion. Nous n’étions que cinq, alors nous avons vite embarqué et pris la mer. Le bateau bondissait sur l’océan en heurtant les vagues, et bientôt nous avons aperçu les premières baleines. Nous observions ces créatures immenses émerger élégamment et souffler de l’eau. Comme si elles savaient qu’elles étaient observées, elles nageaient autour du bateau tandis que nous restions figés devant ce spectacle de baleines.

étoiles de mer kayak Alaska
Des étoiles de mer !

Pagayer entre de petits morceaux de glace, observer les otaries et les étoiles de mer, c’était une expérience inoubliable, même si le ciel était couvert et que les nuages flottaient au-dessus des montagnes. Personne aux alentours. On pense souvent que l’Amérique n’a pas d’histoire, parce qu’on oublie les peuples autochtones. Et cela parce qu’ils n’ont pas laissé de traces dans la nature. Elle est restée intacte. Mais il y a des milliers d’années, ils la voyaient depuis leur canoë exactement comme nous l’avons vue ce jour glacial. Cette prise de conscience a fait naître en moi un sentiment presque sacré, me balançant sur le kayak avec cinq autres personnes, observant en silence la puissance majestueuse de la nature.

kayak glacier Seward Alaska
Le kayak en Alaska, ce n’est pas pour les paresseux

La plus belle randonnée de notre vie

Nous ne sommes pas partis de Seward pour autant. Nous espérions que le lendemain le temps se dégagerait et que nous pourrions conclure notre exploration de la Kenai Peninsula par un dernier moment fort : la vue magnifique sur l’Exit Glacier, le seul glacier accessible par la terre ferme.

« J’abandonne. On s’en va. » Le matin, j’ai ouvert les yeux : dehors, des nuages sombres masquaient presque toutes les montagnes alentour, l’eau du port avait viré du turquoise au gris en reflétant le ciel, et en plus, il recommençait à pleuvoir.

Nous étions sur le point de partir, agacés d’avoir perdu une partie de notre journée de route. Mais nous nous sommes dit que c’était de toute façon sur le chemin, et que peut-être, vingt minutes plus loin, près du glacier, le temps serait meilleur.

Sur le parking, ça ne s’annonçait pas bien. « Mais regarde, là-bas, ça se dégage ! » ai-je montré au-dessus du glacier. Partout, des nuages sombres — sauf au-dessus de notre objectif, où un petit morceau de ciel bleu perçait et où les rayons du soleil dansaient sur la glace de l’Exit Glacier.

Alors nous y sommes allés. À un rythme effréné. La randonnée était prévue pour 6 à 8 heures. Nous l’avons faite en 4 heures. Quand nous étions au quart du chemin vers le sommet, le ciel se dégageait déjà. Bientôt, plus un seul nuage, et nous profitions d’un ciel bleu qui contrastait avec la blancheur du glacier et les fleurs violettes éparpillées partout autour. En un an passé en Amérique du Nord, nous avions vu beaucoup de choses, mais rien d’aussi beau que cette randonnée. Quand vous arrivez en haut, paraît-il, vous découvrez à quoi ressemblait l’ère glaciaire. Rude et époustouflante. Nous avons une fois de plus confirmé que les plus belles choses sont gratuites.

Exit Glacier drone DJI Mavic Pro Alaska
Exit Glacier / Photo prise au drone DJI Mavic Pro
randonnée Exit Glacier Alaska vue grandiose
Vue grandiose sur l’Exit Glacier

Ce qui n’a pas tenu dans cet article : la randonnée que nous avons faite en route de Homer à Seward

Vous partez en Alaska ? Essayez notre guide préféré

 

Chaleurs, nuits blanches et armes partout. Bienvenue en Alaska

TL;DRCe road trip en Alaska réserve son lot de surprises : chaleur extrême autour de 32 °C, nuits blanches sans obscurité et des armes que les habitants portent tranquillement jusqu’au restaurant. L’itinéraire passe par North Pole, décevante avec sa boutique de souvenirs, puis Fairbanks, le Denali National Park et son sentier Triple Lakes Trail de 17 km, le col de Hatcher Pass, pour finir à Anchorage, où l’on parle jusqu’à 90 langues différentes. Comptez de 30 à 50 dollars pour le bus jusqu’au parc Denali. Sur les sentiers, prévoyez une bombe anti-ours : les locaux, eux, préfèrent tout simplement partir en forêt armés.
Alaska road trip été
Et c’est parti pour l’Alaska !

« Tu sais qu’on vient de faire passer à la frontière tout ce qu’on a juré ne pas avoir ? Une arme (le spray anti-ours est considéré comme une arme), de l’alcool, des fruits et des produits commerciaux (on voyage avec un carton plein de nos lunettes de soleil). » me dit Lukáš. Notre road trip en Alaska commence sur les chapeaux de roues. Nous avons franchi la frontière entre le Canada et les États-Unis de nombreuses fois au cours de l’année écoulée, et à chaque passage, nous ressentons la même boule au ventre. Cette fois-ci, c’était encore pire, car on avait oublié de nous tamponner le passeport à Hawaï. Heureusement, l’impossible s’est produit : à la frontière entre le Yukon et l’Alaska, les douaniers se sont montrés plutôt sympas malgré les lacunes flagrantes dans nos passeports.

« On aurait au moins dû planquer un peu tout ça. » Je réfléchis à voix haute, mais nous filons déjà dans notre Red Chiquita à travers l’Alaska. Après 3 000 km de pluie et les routes infernales du Yukon, nous sommes ravis que l’Alaska nous montre son visage ensoleillé. Il est déjà tard le soir, nous sommes le 4 juillet et l’Alaska, comme tous les autres États américains, célèbre le Jour de l’Indépendance. Nous, ici près de la frontière, on ne remarque rien et, honnêtement, on avait complètement oublié.

La ville de North Pole et la maison du Père Noël : un commerce raté

Maison du Père Noël North Pole Alaska
La maison du Père Noël dans la ville de North Pole nous a déçus : il s’agissait d’une boutique de souvenirs

Nous achetons un emplacement de camping dans la première petite ville forestière un peu conséquente, Tok, et nous réalisons soudain qu’il est presque minuit, mais que le soleil brille encore. Nous nous glissons dans notre voiture et essayons de dormir. Cela fait déjà plusieurs jours que nous avons des problèmes de sommeil : nous n’avons pas réussi à obscurcir la voiture et le soleil ne se couche tout simplement pas. Ce problème va nous accompagner pendant presque tout notre séjour en Alaska.

La voiture se transforme en jungle impénétrable de brochures récoltées dans les offices de tourisme, et nous essayons (souvent en vain) d’y trouver quelque chose d’intéressant.

« La ville de North Pole (Pôle Nord), l’endroit où c’est Noël toute l’année. On doit y aller ! Ils ont même une rue et une maison du Père Noël ! » Ma joie sincère se dissout en pure déception lorsque nous arrivons dans cette petite ville étouffante de chaleur, où la maison du Père Noël n’est qu’une boutique de babioles de Noël avec un Père Noël déguisé.

« Je m’attendais à des lutins en train de préparer des cadeaux. » Je soupire et nous repartons aussi vite que nous étions arrivés.

Des forêts à perte de vue. Où sont les montagnes ?

Fairbanks ne nous enthousiasme pas davantage. Une ville moyenne au milieu de la forêt. Des arbres partout, à perte de vue. D’après notre guide, la plus grande attraction ici est… l’office de tourisme. Pour information, Fairbanks se situe à l’intérieur de l’Alaska, loin de la côte — la capitale de l’État étant en réalité Juneau, une ville accessible uniquement par avion ou par bateau.

Malgré tout, nous profitons de Fairbanks d’une tout autre manière : nous rendons visite à des connaissances de la famille chez qui nous logeons. Nous dégustons avec eux notre premier saumon d’Alaska, de la bière locale, et pour la première fois depuis longtemps, nous dormons dans un vrai lit avec des fenêtres occultantes. Que la nuit soit !

Fairbanks Angel Rocks Alaska
Le paysage autour d’Angel’s Rocks près de Fairbanks nous rappelait les forêts de chez nous en Europe

Les longues journées d’été apportent des températures démesurément élevées

Le lendemain, nous partons en randonnée, recommandée par Tony et sa famille avec ces mots : « Vous avez une arme ? » Une question que nous allons entendre encore bien des fois. Ici, le spray anti-ours est considéré comme un jouet inutile — on part randonner avec un fusil.

Sur le sentier d’Angel’s Rocks, ce qui nous tourmente bien davantage, ce sont les moustiques et la chaleur insupportable, omniprésente dans l’air comme irradiée par le sol. Notre conviction qu’il fait froid en Alaska s’est dissoute à 32 °C. Cette randonnée nous mène effectivement jusqu’à des formations rocheuses au sommet d’une colline au milieu d’une forêt infinie. Autour, il n’y a rien — que des arbres.

Fairbanks Angel Rocks chaleur été
Nous nous attendions à un climat plus frais qu’au Canada, mais à Fairbanks le thermomètre affichait 32 °C

« Ils ont les mêmes mauvaises herbes que chez nous en Europe. Sauf que les arbres sont un peu plus étroits. » J’observe les cimes chétives des conifères et des feuillus tout au long de la descente vers le parking. Nous allons aussi voir les Chena Hot Springs, mais cela ne nous impressionne pas non plus. Nous guettons toujours les montagnes et les glaciers turquoise dont nous savons qu’ils ne sont pas ici, mais qui ont des racines tenaces dans notre imaginaire de l’Alaska. Pour nous consoler, nous achetons de la nourriture thaïlandaise en ville, mais dès les premières bouchées, nous réalisons que nous avons grillé notre budget journalier pour quelque chose qui nous rend plutôt malades. Ça arrive. Il est temps de reprendre la route.

Chanter faux comme arme contre les ours

Denali National Park Alaska
Vue sur le Denali National Park depuis le Triple Lakes Trail

Le Denali National Park est l’un des parcs les plus vastes des États-Unis, mais seule une petite partie est accessible aux visiteurs ordinaires. On ne peut aller en voiture qu’au début du parc, et si vous voulez pénétrer plus loin, il faut débourser entre 30 et 50 dollars (environ 28 à 46 €) pour un bus. Nous avons opté pour la randonnée de 17 km du Triple Lakes Trail depuis l’office de tourisme. Nous avons garé la voiture à la fin du sentier et pris la navette gratuite jusqu’au départ. Et c’est là que nous avons réalisé que nous n’avions pas notre spray anti-ours. Impossible d’en acheter, impossible de faire demi-tour. Nous n’avons croisé aucun ours — il a probablement été effrayé par nos cinq heures de chant atrocement faux.

Denali National Park Triple Lakes Trail randonnée
Pas le temps de traîner pendant la randonnée au Denali National Park — les moustiques nous dévoraient activement tout le long du chemin

En Alaska, on adore les armes — leur présence nous terrifie

Que tout ne se passe pas comme prévu, notre mésaventure avec le Mount McKinley (Denali) en est la preuve. Nous nous étions réveillés dans un camping à proximité d’un autre sentier censé nous offrir une vue magnifique sur le plus haut sommet d’Amérique du Nord. Au lieu de cela, le ciel s’est couvert et il s’est mis à pleuvoir. Nous avons donc quitté le parc et foncé vers Anchorage. « WOW ! » ai-je hurlé, et Lukáš a braqué la voiture sur le bas-côté. Ce massif blanc s’était reflété de façon terrifiante dans le rétroviseur. Le Mount McKinley, dans toute sa splendeur, était sorti des nuages pour quelques minutes et brillait comme une gigantesque lune bosselée sous les rayons du soleil. Nous avons fait demi-tour et foncé vers un restaurant qui offrait paraît-il une vue imprenable.

Après dix minutes de route, la montagne avait déjà disparu. Nous avons décidé de nous arrêter quand même, de souffler un peu et de noyer notre chagrin dans notre premier burger d’Alaska. Mais pas moyen de se détendre : des locaux ont commencé à affluer dans le restaurant, et impossible de détacher le regard des armes que chacun portait à la ceinture. On ne s’y habitue jamais.

Red Chiquita road trip Alaska
Notre Red Chiquita attend patiemment que nous achetions notre tasse de café quotidienne et quelque chose de bon pour la longue route

On prie à chaque kilomètre pour ne pas casser la voiture

J’ai l’impression de m’être téléportée en Norvège. C’est l’effet que nous fait le Hatcher Pass. Sur la route entre le Denali National Park et Palmer, des collines couvertes d’herbe commencent à émerger, surplombées de nuages épais comme de la purée de pois, tandis que la pluie tambourine sur la voiture. La route est en piteux état — nous prions à chaque kilomètre pour ne pas abîmer la mécanique. Nous commençons à regretter d’être venus par ici, puisque nous ne verrons probablement rien. Nous aurions pu prendre la route plus courte vers Anchorage et nous aurions économisé plusieurs heures et du carburant. Mais par un heureux hasard, nous tombons sur une ancienne mine d’or. Les nuages se dissipent un peu et de petits lambeaux de brume flottent entre les montagnes au-dessus des maisonnettes des mineurs.

Hatcher Pass Alaska
Nous avons choisi de rallier Anchorage par la route la plus longue via Hatcher Pass — la météo ne nous a malheureusement pas gâtés
Mine d'or Hatcher Pass Alaska
Vue sur les logements des employés de la mine d’or dans les années 1940

Anchorage : un ghetto entouré de montagnes

Anchorage, c’est une sorte de ghetto entouré de montagnes, avec un centre-ville charmant et un musée moderne. Notre guide affirme qu’il s’agit de l’un des endroits les plus multiculturels des États-Unis — on y parle jusqu’à 90 langues. Nous, on ne l’a pas particulièrement remarqué, mais les individus qui s’amusent à faire du tapage sur les parkings à minuit et les innombrables sans-abris allongés sur les trottoirs, ça, on ne les a pas ratés. Heureusement, notre parking de supermarché où nous avons ancré pour la nuit était calme, et la pluie nous a bercés jusqu’au sommeil. Si vous cherchez un hébergement à Anchorage, il vaut mieux réserver à l’avance en été — la haute saison est courte et les prix grimpent vite.

Anchorage Alaska montagnes
Anchorage est entourée de superbes montagnes de tous côtés — pas besoin de grimper bien loin pour la vue, quelques pas depuis le parking suffisent
Anchorage Alaska peuples autochtones
Anchorage est la ville avec le plus grand pourcentage de peuples autochtones, qui y ont vécu pendant des milliers d’années grâce au climat favorable. Comme ils le disent eux-mêmes : « depuis la nuit des temps ».

Les bulles de savon et les jeux pour enfants sauvent la mauvaise humeur en voyage

Centre-ville Anchorage Alaska
Le centre d’Anchorage invite à la promenade. La rue principale est propre et bordée de petites boutiques charmantes

Bien qu’il ne pleuvait plus, notre moral a chuté avec le matin. La fatigue des kilomètres parcourus commençait à se faire sentir. Nous sommes partis vers l’une des montagnes voisines, mais après vingt minutes d’ascension, nous avons découvert que les panneaux au parking étaient mal placés et que nous ne montions pas là où nous voulions, mais vers une base militaire. Et puis il s’est remis à pleuvoir.

C’est le musée qui nous a sauvés. Nous avons parcouru une excellente section consacrée aux peuples autochtones de l’Alaska — la population native de l’État a une histoire riche et fascinante —, mais soyons honnêtes : ce qui nous a vraiment remonté le moral, c’est la section pour enfants. Faire des bulles de savon est une thérapie formidable. Comme on dit chez nous : qui joue ne fait pas de bêtises.

Notre équipement de voyage : tout ce qu’on emporte

TL;DRSur la route en télétravail longue durée, l’électronique occupe la place centrale : elle représente environ cinquante pour cent du volume total des bagages. La base se compose de deux MacBook Pro 13 » 2017, d’iPhone XS et 6s, d’un Huawei P20 Pro pour tester les sites web, d’un iPad pour apprendre et écrire, d’une Fitbit Charge 2 et d’une Kindle Paperwhite. Pour la photo et la vidéo, misez sur le drone DJI Mavic Pro, capable de s’éloigner de deux kilomètres sans perte de qualité d’image, sur l’hybride Fujifilm X-E3, sur un trépied GorillaPod et sur un micro Zoom H2N. Côté sacs, les sacs à dos en cuir Bagind ainsi que les sacs à dos de randonnée Osprey Kestrel 68 et Osprey Kyte 66 ont fait leurs preuves, complétés par une gourde, un chargeur Ravpower, un bloc multiprises PowerCube et un coussin gonflable.
equipement voyage des nomades digitaux

Voyager tout en travaillant en ligne est, selon nous, la meilleure façon de profiter de notre indépendance vis-à-vis d’un lieu fixe. Mais cela a un gros inconvénient : en plus de l’équipement de voyage habituel, nous trimballons une tonne d’électronique qui occupe environ cinquante pour cent de notre capacité de rangement. Voici donc notre équipement de voyage au complet.

On s’étonne nous-mêmes de tout ce qu’on arrive à transporter ! Mais pour chaque objet, on a une raison bien précise de l’avoir avec nous. Et comme on sait à quel point ce genre de listes nous a aidés quand d’autres voyageurs les partageaient, on a décidé de rédiger la nôtre : voici tout ce avec quoi on travaille.

1) L’électronique qu’on utilise tous les jours

MacBook Pro 13 » 2017

  • On a chacun notre MacBook, et ça ne risque pas de changer.
MacBook Pro pour voyager

iPhone XS et iPhone 6s

  • Les iPhone sont avant tout des outils de travail pour nous, mais l’iPhone XS est notre appareil principal pour prendre des photos rapides en voyage. Il gère mieux les portraits que notre Huawei.
iPhone XS pour voyager

Huawei P20 Pro

Huawei P20 Pro pour voyager
  • On a le P20 Pro pour tester nos sites et projets sur un autre système qu’iOS et macOS. En plus, on adore son triple appareil photo, bien meilleur que l’iPhone XS pour les photos de nuit.

Casque sans fil Beats Solo3

Beats Solo 3 pour voyager
  • En train, en avion ou en bus, le casque est tout simplement indispensable. On l’utilise aussi quand il y a du bruit autour de nous mais qu’on a besoin de se concentrer. Typiquement, on nous voit souvent avec le casque sur les oreilles dans un café.

iPad

iPad pour voyager
  • L’outil ultime pour apprendre en voyage. On n’emporte pas de livres papier et on ne peut pas charger un manuel d’économie sur la Kindle. Aujourd’hui, on utilise surtout l’iPad pour consulter Google Analytics et Netflix. Il nous sert aussi de machine de secours pour écrire, c’est pour ça qu’on a un clavier physique avec.

FitBit Charge 2

Fitbit Charge 2 pour voyager
  • Côté santé, on est un peu des geeks. C’est pour ça qu’on a chacun un Fitbit Charge au poignet, avec des objectifs quotidiens. On mesure l’activité physique, le rythme cardiaque et le sommeil, et on améliore nos statistiques.

Kindle Paperwhite

Kindle Paperwhite pour voyager
  • On ne peut pas emporter de livres papier en voyage, mais la Kindle se glisse partout. On dépense toujours autant pour les livres, mais notre bibliothèque ne déborde plus. Enfin, seulement la virtuelle.

2) Le matériel photo et vidéo

Drone DJI Mavic Pro

drone DJI Mavic Pro
  • Un drone compact, avec lequel on peut s’éloigner de deux kilomètres sans perdre en qualité d’image.

Appareil photo Fujifilm X-E3

Fujifilm X-E3, appareil photo pour voyager
  • Après de longues années de fidélité à Canon (notre dernier modèle était le 6D), on est passés à l’hybride. Il est plus léger et plus compact, même si Lucka a dû s’habituer à un autre style de photographie et à une foule de boutons qu’elle juge inutiles. 😀

GorillaPod

Le GorillaPod Joby est idéal pour voyager
  • Le trépied parfait pour notre Fujifilm. Il se fixe sur n’importe quoi et possède une rotule orientable. On a déjà testé le trépied GorillaPod sur un lampadaire !

Microphone Zoom H2N

Microphone de voyage Zoom H2N
  • On enregistre des interviews, on fait des voix off et on publie parfois des enregistrements audio (comme des méditations). Le microphone Zoom reste pour nous la meilleure solution dans cette gamme de prix : c’est un micro polyvalent mais professionnel.

3) Les sacs et sacs à dos dont on ne peut pas se passer

Sacs Bagind

Sac a dos Bagind
  • Les sacs de Lukáš Matějček sont fabriqués en Inde en cuir de chèvre. C’est le genre de sac qu’on achète une fois dans sa vie et qu’on garde pour toujours.

Sacs à dos Osprey

Sacs a dos Osprey
  • On a déjà testé plusieurs sacs à dos de randonnée, y compris des marques américaines et canadiennes, mais ce sont les Osprey qui nous conviennent le mieux. Lukáš a un Osprey Kestrel 68 et Lucka un Kyte 66.

4) Les petits indispensables qu’on a toujours sur nous

Gourde

  • Une gourde est un équipement de base pour tout voyageur. Notre plus grand plaisir, c’est toujours à l’aéroport : on passe une gourde vide dans la zone d’embarquement et on la remplit à la fontaine, pendant que les autres achètent la même eau à prix d’or.

Multiprise avec adaptateurs

  • On a découvert le cube PowerCube il y a environ deux ans. On en a déjà cassé un, le deuxième a parcouru une dizaine de pays avec nous. Grâce à ses adaptateurs, on peut l’utiliser absolument partout, et les deux ports USB sur le côté sont bien pratiques.

Coussin de voyage gonflable pour l’avion et le bus

  • On ne peut pas emporter de coussins de cou classiques, même si on les adore. On a donc une version gonflable, qui dégonflée a la taille d’une grosse prune.

Batterie externe

  • Une marque qui a fait ses preuves pour nous, c’est Ravpower. C’est sans doute la seule batterie qui nous ait tenu plus d’un an.

On a installé un lit dans la voiture et mis le cap sur l’Alaska

TL;DRLes auteurs de ce blog de voyage ont aménagé un Dodge Grand Caravan en camping-car et ont quitté Calgary, au Canada, direction l’Alaska, pour un périple prévu sur un peu moins de trois mois entre le Canada et les États-Unis. L’itinéraire traverse les Rocheuses jusqu’au lac O’Hara, dans le parc national de Yoho, où un grizzly les a poursuivis en pleine randonnée, puis passe par Jasper pour rejoindre la célèbre route de l’Alaska, avalée sous la pluie pendant trois jours et 900 kilomètres dans des conditions difficiles. Au total, le trajet de Calgary à l’Alaska représente trois mille kilomètres et 30 heures de route. Ils dorment tantôt en camping, tantôt sur des parkings de supermarchés, et voyagent avec des liquidités limitées, autour de 1500 dollars canadiens, après avoir vu leur compte bancaire presque gelé à Whitehorse.
dodge grand caravan road trip alaska
On l’appelle Red Chiquita, notre Dodge Grand Caravan de 2005. Quelque part entre le Yukon et l’Alaska, à l’instant précis où il a cessé de pleuvoir pendant cinq minutes
Voilà déjà trois jours qu’il pleut. Nous roulons sur ce qui serait l’une des plus belles routes du monde, celle qui mène en Alaska, mais hormis la chaussée défoncée et les ours le long du chemin, nous n’avons eu droit à aucun panorama grandiose. Trois mille kilomètres depuis Calgary et 30 heures de route, dont 25 sous la pluie. Ce que les guides et les agences de voyages ne vous diront jamais, c’est que ces photos de carte postale qu’ils exhibent ne reflètent pas la réalité de chaque jour.
Après deux semaines de camping à Hawaï, nous avons pris la route vers l’Alaska, dans une voiture où nous avions aménagé un lit. Notre voyage à travers le Canada et les États-Unis durera près de trois mois. Nous dormirons dans des campings, mais aussi sur des parkings de supermarchés, ou encore planqués quelque part loin des grands axes. Nous grimperons des montagnes, parfois nous nous habillerons et nous laverons pour partir en ville, d’autres fois nous ne nous laverons pas pendant plusieurs jours, tout simplement parce qu’il n’y aura nulle part où le faire, ou pas d’argent pour le camping. Nous notons soigneusement toutes nos dépenses dans un tableau que vous pouvez consulter à tout moment. Pour financer ce voyage, nous avons travaillé les cinq derniers mois au Canada, où nous avons passé près d’un an avec une petite pause à Noël.

Tout ce qu’on pouvait oublier, on l’a oublié : coincés en montagne sans nourriture

Lake Ohara parc national Yoho
Sur la route de l’Alaska, nous avons fait une halte au Lac O’Hara, parc national de Yoho, Canada
Notre voyage a débuté le jeudi 29 juin dans la ville canadienne de Calgary, d’où nous sommes partis vers le Lac O’Hara, réputé pour être le plus beau lac des Rocheuses. Sauf que tout ce qu’on pouvait oublier, on l’a oublié. Nous avons dû faire demi-tour plusieurs fois, du coup nous étions à la bourre. On n’accède pas au Lac O’Hara comme ça : il faut réserver un bus trois mois à l’avance et seulement pendant l’été. Nous avons donc attendu un an, et au lieu de deux nuits au camping près du lac, nous n’avons réussi à en réserver qu’une seule.
Lake McArthur Canada
Cette dernière année au Canada nous a fait réaliser à quel point l’hiver peut être magnifique. Sur la photo, le Lac McArthur
Le départ était à 10h30, rendez-vous à 10h10. Nous sommes arrivés à 10h15. Lukáš a failli oublier ses chaussures de randonnée, et moi j’ai emballé tout ce dont nous n’avions pas besoin et oublié tout ce dont nous avions besoin. Résultat : nous nous sommes retrouvés là-haut au camping quasiment sans nourriture. Encore une fois. Les autres avaient des sacs entiers de provisions, et nous, nous avions quelques barres, deux bananes, deux boîtes de soupe en conserve et un peu de noix de cajou. Pour deux jours censés être consacrés à la rando en montagne. La seule chance que nous avions, sans même nous en rendre compte à l’époque, c’était la météo. Au Canada, elle nous était encore favorable.

Vous savez qu’un grizzly vous suivait ?

Lake Ohara depuis la rive
Le Lac O’Hara depuis la rive. On ne peut y accéder qu’en bus, pour lequel il faut réserver sa place trois mois à l’avance
Pas étonnant que le lendemain, lors d’une rando plus exigeante de six heures, nous étions tellement dans les vapes que nous voyions à peine le chemin devant nous. La montée raide, où nous avons grimpé plus de 500 m de dénivelé sur 1,5 km, m’a mise à rude épreuve au point de devoir m’arrêter toutes les cinq minutes. Et par-dessus le marché, mon ventre gargouillait à m’en taper sur les nerfs, sans rien pour calmer la faim si ce n’est une petite poignée de noix de cajou. Une fois au sommet, un groupe de Canadiens nous a rejoints et nous a montré un ours qui se baladait en contrebas dans la vallée. Nous les avons laissés passer devant, car nous devions contourner la montagne par un sentier minuscule. Et soudain, je les vois s’arrêter et nous fixer. Je me dis qu’ils ont sans doute peur de l’ours et qu’ils veulent avancer en plus grand groupe.
Lake Oesa randonnee
On peut rejoindre le Lac Oesa par un chemin plus court directement depuis le Lac O’Hara, ou via le Wiwaxy Gap
« Vous savez qu’un grizzly vous suivait ? Il était à une centaine de mètres derrière vous ! » nous crient-ils quand nous les rattrapons. Ensemble, nous essayons de trouver un moyen de prévenir les gens au sommet, là où l’ours se dirigeait. On tente de leur faire des grands signes, mais aucune chance qu’ils nous voient, encore moins qu’ils comprennent ce qu’on essaie de leur dire. Au loin, on entend ensuite un coup de sifflet et on comprend qu’ils sont déjà au courant pour l’ours. Après un moment, rassurés qu’ils aillent bien, nous filons en bas pour attraper le premier bus jusqu’à notre voiture.
Alpine Circuit Lake Ohara
La plus belle randonnée que nous avons faite dans les Rocheuses canadiennes : l’Alpine Circuit au départ du Lac O’Hara

D’abord, la grêle nous est tombée dessus comme des rafales de mitraillette

Nous roulons sur notre itinéraire adoré. Cette route que nous avons gravée dans le cœur et que nous avons parcourue tant de fois l’été dernier que nous savons nommer chaque sommet et chaque lac à mesure qu’ils surgissent devant nous. La route de Lake Louise à Jasper est l’une des plus magnifiques au monde. Et franchement, nous n’avons encore jamais rien vu de mieux.
Lake McArthur paysage
Vue sur le Lac McArthur. Cette année, l’hiver a été long au Canada : des endroits qui, l’an dernier à la même époque, étaient déjà déneigés sont aujourd’hui encore couverts de glace
À Jasper, nous célébrons le « Canada Day ». Le 1er juillet, le Canada a fêté ses 150 ans, et pour l’occasion, on sert des pancakes ainsi que du café et du jus à volonté dans le parc local, pour un droit d’entrée de deux dollars. Deux dollars, c’est une bagatelle pour les Canadiens.
En quittant les montagnes pour rejoindre la route de l’Alaska, nous grimpons une dernière colline et, en disant adieu aux montagnes canadiennes, l’enfer baptisé « météo » fait son entrée.
Dès le premier jour, d’énormes grêlons nous mitraillent. On a beau faire demi-tour pour leur échapper, ils nous rattrapent. Au bout d’un moment, on s’arrête près d’un camping pour s’abriter, mais en vain. Alors on prie pour que ça passe. Et après vingt longues minutes, cette guerre contre les éléments se calme et nous repartons, escortés par une pluie sombre.
Le deuxième jour, nous passons devant un panneau annonçant l’entrée sur la célèbre et splendide route de l’Alaska. Pour l’instant, nous ne voyons que de la pluie. Neuf cents kilomètres de pluie.
route alaska bisons
La seule joie sur la route : un troupeau de bisons et, de temps en temps, un caribou ou un ours au bord du chemin

Pas même une semaine de voyage, et déjà on veut geler notre compte

Nous nous sommes réveillés sous la pluie sur le parking d’un Walmart à Whitehorse, dans le territoire du Yukon, sans nous douter que cette journée allait être tout sauf bonne. Nous voulions parcourir au moins 700 km, mais nous avons vite senti que rien de tel n’allait se produire.
Whitehorse Yukon
Dès l’instant où nous avons quitté les Rocheuses canadiennes, la pluie a commencé, et la seule consolation de notre morne périple, c’étaient les animaux le long de la route
Nous sommes allés chercher notre café du matin, sans nous douter que nous allions bientôt hurler des jurons par la fenêtre, puis nous sommes partis à la banque. Notre compte sans frais valable un an chez CIBC arrivait à expiration et nous devions passer à un compte Smart pour éviter de payer des frais à chaque retrait. La conseillère tout sourire nous a accueillis en disant que ça ne prendrait que 10 minutes et que ce serait bien sûr possible. Nous y avons passé deux heures et demie, pour finalement repartir avec l’idée qu’ils allaient probablement geler notre compte, car nous n’avons plus de visa de travail, seulement un visa touristique. Autre souci : le compte ne nous autorisait pas à retirer plus de 800 dollars canadiens.
Watson Lake foret de panneaux
À Watson Lake, la pluie s’arrête un instant et nous pouvons clouer notre propre panneau dans la fameuse forêt de panneaux. Fièrement, nous dessinons le drapeau tchèque et inscrivons nos villes. On ajoute aussi notre dernier lieu de résidence, Calgary.
Nous filons donc vers l’Alaska avec environ 1500 dollars en liquide, et c’est tout ce qu’il nous reste : s’ils gèlent notre compte, on risque de se retrouver dans une sacrée galère. Nous avons quitté Whitehorse d’une humeur de chien, hurlant par la fenêtre sur l’autoroute : « ET ÇA SERT À QUI, HEIN ?! » Une fois qu’on a aussi lâché quelques jurons bien plus crus (toutes nos excuses aux éventuels Tchèques qui auraient pu nous entendre), on s’est sentis un peu soulagés.
Et voilà, ça fait déjà trois jours que nous roulons vers l’Alaska et il pleut toujours. On sait qu’il y a sans doute des montagnes tout autour, mais nous ne voyons rien. Parfois la chance nous sourit, parfois non. C’est ça, la vraie réalité du voyage.

10 astuces pour créer du contenu pour les réseaux sociaux facilement et rapidement

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TL;DRCréer du contenu pour les réseaux sociaux ne demande ni budget ni expertise : dix astuces concrètes s’appuient sur ce que l’entreprise possède déjà. Photos du quotidien, courtes vidéos filmées au smartphone pour les Stories et Reels Instagram/Facebook, avis clients partagés, anciens posts recyclés ou traduction de sources étrangères en font partie. Les outils cités, Lightroom et Canva, sont gratuits et accessibles même aux débutants, et les statistiques peuvent provenir d’organismes comme l’INSEE. Les journées mondiales offrent aussi un bon prétexte, comme la Journée mondiale des ovnis (2 juillet) ou la journée internationale du baiser, à relier astucieusement à vos produits, par exemple des livres. Autre chiffre à retenir : sur Instagram, les publications montrant des personnes récoltent 38 % de likes en plus.

Les petites entreprises connaissent bien ce problème : où trouver le temps et l’argent pour créer du contenu destiné aux réseaux sociaux de l’entreprise ? Beaucoup ont conscience qu’un contenu de qualité est aujourd’hui essentiel, mais soit ils sont à court d’idées, soit ils se contentent de partager des liens vers leurs propres produits, ou encore d’écrire un article de blog une fois par mois.

Il faut bien comprendre une chose : ce contenu, la plupart du temps, vous l’avez déjà et il n’est pas nécessaire de le créer de toutes pièces. Aujourd’hui, nous allons donc vous montrer tout ce que vous pouvez utiliser comme contenu pour les réseaux sociaux.

Camping à Hawaï : comment ça se passe et combien ça coûte

TL;DRCamper à Hawaï, sur l’île de Maui, coûte entre environ 15 et 35 dollars la nuit, soit un budget total de 27 657 Kč pour deux semaines par personne (environ 65 dollars par jour). Parmi les campings disponibles figurent Waianapanapa près de sa plage de sable noir, Kipahulu et Hosmer Grove dans le parc national de Haleakala, un camping installé directement dans le cratère du volcan Haleakala (Paliku) accessible après 21 kilomètres de randonnée, ainsi que Polipoli, Papalua Beach Park et Olowalu. Les équipements varient énormément, des toilettes sèches sans eau courante jusqu’aux douches, au wifi et même au café et aux fruits offerts à Olowalu. Une agence de voyages facturerait un séjour équivalent à Hawaï environ 50 000 Kč et plus pour une seule semaine.

Nous sommes partis deux semaines au paradis, au beau milieu de l’océan, sur l’île hawaïenne de Maui. Je ne sais plus exactement quand l’idée d’y camper a germé, mais plus nous nous y préparions, plus l’impatience grandissait. Dormir dans des campings au bord de la plage, ou dans le cratère du Haleakala, c’était quelque chose d’exotique que nous n’avions encore jamais fait. Voyons ensemble comment se passe le camping à Hawaï et combien il nous a coûté.

Combien coûte le camping à Hawaï

En plus, cela pouvait nous faire économiser de l’argent dont nous aurions besoin pour notre road trip de trois mois à travers l’Amérique du Nord. Hawaï est en effet l’un des endroits les plus chers où l’on puisse voyager, même un emplacement de camping vous revient à environ 16 à 37 € par nuit. Et les prix ne cessent d’augmenter.

Le problème avec les hôtels ou les Airbnb, c’était aussi que le confort du wifi quotidien, d’une cuisine ou d’un petit-déjeuner aurait probablement signifié que nous serions partis explorer Hawaï chaque jour vers neuf ou dix heures. Et c’est tard à Hawaï, car la nuit tombe déjà à 19 h.

Nous nous couchions vers huit ou neuf heures et nous réveillions à cinq heures et demie du matin. Pour le wifi, nous nous déplacions de façon ciblée, et un travail qui nous prend normalement une journée entière, nous le bouclions en quelques heures. Dans le dernier camping, il y avait même du wifi, alors après le dîner nous allions régulièrement travailler 2 à 3 heures.

Finalement, nous avons opté pour les deux premières nuits dans un Airbnb à Haiku, car nous sommes arrivés tard dans la nuit et le camping proche de la capitale Kahului était fermé.

Vous partez à Hawaï ? Procurez-vous le guide que nous avons utilisé

Combien nous ont coûté au total deux semaines à Hawaï

Deux semaines à Hawaï nous ont coûté 1 100 € par personne (avec une agence de voyages, un séjour d’UNE SEMAINE vous revient à environ 2 000 € et plus)

En plus, un cadeau d’anniversaire pour Lukáš – une excursion vers l’île de Lanai, du snorkeling pour deux à 181 USD.

Découvrez comment nous nous en sortons financièrement pendant notre voyage de 3 mois –> ici

Le prix de la nourriture à Hawaï

Au début, nous avons fait des courses pour deux semaines de camping, sachant que la plupart des jours nous ne pourrions acheter de provisions nulle part. De plus, à Hawaï la température reste constante : 29 degrés le jour et 22 la nuit, ce qui signifie qu’on ne peut pas vraiment acheter de produits frais.

Voilà la base de notre alimentation. Acheter en grands formats s’est révélé être une erreur : même si le Tikka Masala et les soupes étaient bio et sans rien de mauvais (ni additifs ni conservateurs), la deuxième semaine on ne pouvait plus les voir en peinture.

De temps en temps, nous achetions des fruits aux étals, nous passions au Foodland (supermarché) pour des sushis ou des sandwichs. Et quelques fois, nous nous sommes offert un repas comme les locaux dans les food trucks, et nous avons aussi joué les touristes en allant au restaurant. Notre point faible, c’étaient les boissons fraîches, auxquelles nous avons davantage cédé la deuxième semaine, du côté le plus chaud de l’île. Donc si vous voulez voyager avec un budget plus serré, c’est possible. Nous avions un budget de 65 USD par jour, dans lequel devaient toutefois entrer l’hébergement que nous ne payions pas à l’avance, l’essence et la nourriture.

Les campings à Hawaï : où camper

Nous sommes habitués aux campings ultra-propres et bien entretenus des Rocheuses canadiennes, alors le manque d’entretien de ceux d’Hawaï nous a souvent surpris. Nous avons testé tous ceux accessibles aux particuliers.

Waianapanapa

2 nuits, toilettes à chasse d’eau, douches, eau potable, aucun réseau, possibilité de louer une cabane

Un camping près de Hana. On y arrive depuis Haiku en 3 heures, avec quelques petits arrêts sur la fameuse « Road to Hana », censée être la plus belle route d’Hawaï. « Mais c’est le bazar ici », la jungle n’a pas franchement impressionné Lukáš. Le camping se situe dans la partie est de l’île, où il pleut toute l’année. Vous traverserez donc la jungle, où vous pouvez vous arrêter pour faire des randonnées jusqu’à des cascades dans lesquelles vous pouvez vous baigner. Partout, c’est la boue, l’humidité, les bambous et les noix de coco.

Waianapanapa fait partie des meilleurs campings : on y trouve des toilettes, des douches extérieures et un point d’eau potable. Vous êtes juste au-dessus de la plage de sable noir et au départ du Kings Trail – Pi’ilani Trail, qui longe les falaises. Si vous y allez, partez tôt le matin, car on marche tout le temps en plein soleil.

Si vous optez pour Waianapanapa, notre conseil : cuisinez tôt. Il y pleut chaque nuit, et pourtant nous y étions en novembre, la période où il pleut le moins.

Kipahulu

1 nuit, toilettes type latrines sèches, eau potable au visitor center (où il y a aussi de vraies toilettes), réseau faible mais présent

Depuis Waianapanapa, vous pouvez continuer sur une route bien plus rude jusqu’à Kipahulu, qui se trouve déjà dans le parc national de Haleakala. Bien que, selon le guide, nous devions être totalement sans réseau ici, il y en avait paradoxalement. Au début, nous avons eu un peu peur, car il n’y a strictement rien dans le camping, juste de l’herbe au milieu de nulle part, mais après une bonne exploration, nous avons trouvé un emplacement à deux pas du camping principal, directement sur la falaise au bord de l’océan. Et le coucher de soleil a compensé toute la déception initiale liée aux latrines puantes et à l’absence de tout point d’eau pour se laver, car l’entrée dans l’océan est déconseillée ici et nous n’avons même pas trouvé d’accès.

Ici, vous pouvez faire deux randonnées : Waimoku Falls vers les cascades, puis les Seven Sacred Pools. Nous sommes partis vers les cascades, il a plu tout du long, mais cela n’a duré que près de trois heures. Ensuite, avec toute cette boue, nous avons dû dormir sous la tente.

Hosmer Grove

1 nuit, toilettes type latrines sèches, eau potable, réseau présent

Depuis Kipahulu, nous avons fait un détour par la plage de Baldwin près de Kahului, où nous nous sommes baignés et douchés. Nous le recommandons, ça vaut vraiment le coup. Hosmer Grove est le camping où nous avons failli geler. C’est l’endroit où les gens dorment généralement quand ils vont sur le Haleakala. Le lendemain, nous partions pour notre plus longue randonnée dans le cratère, où nous devions aussi camper, donc il nous a semblé raisonnable de dormir ici. Et puis il n’y a rien d’autre à proximité. Préparez-vous à avoir froid la nuit, la température peut descendre jusqu’à zéro.

Sinon, le camping est joli, petit, et dispose d’un abri où l’on peut cuisiner quand il pleut.

Le cratère du Haleakala

1 nuit, eau non potable, latrines sèches, aucun réseau

Nous avons marché 21 kilomètres jusqu’au camping dans le cratère, à Paliku, où se trouve également une cabane que vous pouvez louer. Bien qu’après Hosmer Grove nous nous attendions à un froid glacial, le matin était frais mais pas glacé. Près de la cabane, il y a une latrine sèche dans laquelle, dès que j’y suis entrée, un essaim de mouches s’est élancé et m’a tournoyé autour des fesses. L’idée de creuser un petit trou pour faire mes besoins m’a soudain semblé bien plus séduisante. Partout, il y a d’étranges canards appelés Nene (ce ne sont peut-être pas des canards, mais ils y ressemblent et émettent des sons qui font penser à un croisement entre une vache et un canard).

Polipoli

1 nuit, eau non potable, latrine sèche, réseau faible

Les 3 derniers miles jusqu’au camping prennent 20 minutes. La route est plus une succession de trous qu’une route, et nous a vivement rappelé notre road trip en Roumanie. Pas étonnant que nous ayons été seuls au camping. La latrine sentait littéralement le manque d’usage. Si nous n’avions pas réservé le camping à l’avance, nous aurions probablement fait demi-tour et serions repartis. En chemin, nous avons croisé des sangliers sauvages, qui sont ensuite venus rôder autour de la tente la nuit en grognant.

Papalua Beach Park

1 nuit, pas d’eau, latrine sèche entretenue, réseau présent

Entre Kihei et Lahaina, sur la côte ouest, où il fait beau la majeure partie de l’année et où il ne pleut que sporadiquement, se trouve ce camping en bord de plage. Le problème, c’est qu’on ne peut le réserver qu’à Lahaina à Hawaï, ou par téléphone. Nous ignorions la première option et nous n’avons pas réussi à joindre quelqu’un par téléphone.

Le contrôle ne nous a pas chassés, on nous a juste expliqué où acheter le permis.

Olowalu

Eau potable, douches à eau chaude, toilettes à chasse d’eau, prises électriques, wifi, café le matin GRATUIT, fruits qui poussent dans le camping (mangues, papayes, noix de coco) GRATUITS

Le camping près de la plage d’Olowalu est le paradis des campings à Hawaï. Non seulement vous avez tout ce qu’il vous faut, mais il y a même le wifi à la « réception » et la propreté rivalise avec celle des campings canadiens. Le seul hic, c’est que lorsque la houle se lève, ils ferment une grande partie du camping pour éviter qu’elle ne vous inonde. Nous vous recommandons donc, par sécurité, de réserver un emplacement plus éloigné de l’eau.

Où se laver quand le camping n’a pas d’eau

À Papalua Beach Park, Polipoli, au cratère du Haleakala et à Hosmer Grove, vous ne pourrez pas vous laver. Sauf au Haleakala, ce n’est pas un gros problème. Rendez-vous à la plage la plus proche. C’est ainsi que nous allions à Baldwin Beach, puis depuis Papalua Beach Park nous passions du temps sur les plages de Lahaina, donc ce n’était plus un souci. Vous vous sentez gêné ? Vous verrez plein de locaux qui se lavent là avec shampoing et savon après s’être baignés dans la mer, alors n’ayez pas peur et lancez-vous. Pour les moments plus durs, quand il n’y a vraiment nulle part, emportez des lingettes humides.

Les randonnées à Maui

Hawaï est parfaitement varié : vous pouvez y faire de la randonnée dans la jungle, sur un sentier qui vous mène à des cascades où vous pouvez vous baigner. On randonne ici en forêt, en montagne et dans le cratère.

Quand nous cherchions les meilleures randonnées d’Hawaï, c’était compliqué : on ne trouve aucune information récapitulative, alors voici la liste des randonnées que nous avons sélectionnées.

Twin Falls

30 à 45 minutes

Un chemin très court vers des cascades sous lesquelles vous pouvez vous baigner. On peut y aller en tongs, mais des chaussures d’eau sont plus adaptées, car on traverse des ruisseaux et le courant peut facilement vous les emporter. Dans la voiture, ne laissez rien sur le parking, car c’est l’un des principaux endroits où l’on vous cambriole.

lukas a lucka
Lukáš et Lucie recommandent
Où se loger à Hawaï (île de Maui)
6 hébergements — campings et autres options d’hébergement
⭐ MEILLEUR CHOIX ⛺ Camping
Waianapanapa
Camping près de Hana sur la partie est de l’île de Maui. L’un des meilleurs campings avec toilettes, douches extérieures et eau potable. Situé juste au-dessus de la plage de sable noir et au début du Kings Trail – Pi’ilani Trail. Il pleut chaque nuit.
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⛺ Camping
Kipahulu
Camping dans le parc national de Haleakala avec un emplacement de camping directement sur la falaise au bord de l’océan. Équipements minimaux – seulement des toilettes sèches, eau potable au centre d’accueil. Vous pouvez partir en randonnée vers les cascades Waimoku Falls et Seven Sacred Pools.
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⛺ Camping
Hosmer Grove
Petit camping de montagne près du Haleakala, où les gens dorment généralement avant l’ascension du volcan. Préparez-vous au froid – la température peut descendre jusqu’à zéro la nuit. Il y a un abri où l’on peut cuisiner quand il pleut.
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⛺ Camping
Cratère Haleakala (Paliku)
Camping dans le cratère du volcan Haleakala après 21 km de randonnée. Situé près du refuge Paliku avec eau non potable et toilettes sèches. Expérience unique de dormir dans un cratère volcanique entouré d’étranges canards Nene.
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⛺ Camping
Polipoli
Camping isolé dans les montagnes accessible uniquement par une très mauvaise route (les 3 derniers miles prennent 20 minutes). Presque toujours vide, avec eau non potable et toilettes sèches. Des sangliers sauvages se déplacent dans les environs.
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⛺ Camping
Papalua Beach Park
Camping directement sur la plage de la côte ouest entre Kihei et Lahaina, où il y a du soleil la plupart de l’année. Équipements de base – toilettes sèches, pas d’eau. Réservation obligatoire à Lahaina ou par téléphone.
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Bamboo Forest Trail

3 heures

Un chemin à travers la jungle, à deux pas de Haiku, qui vous mène à plusieurs cascades. Attention, le sentier n’est pas balisé et le guide Lonely Planet donne des instructions douteuses pour y arriver. Une fois la rivière franchie, prenez à gauche : le chemin de droite est souvent bien tracé, mais il n’y a rien là-bas, il vous ramènerait juste en arrière et vous obligerait à ramper sous les bambous. Vous arriverez bientôt aux premières cascades, à partir desquelles vous continuez à droite le long de la rivière jusqu’aux deuxièmes cascades, où vous pouvez vous baigner. Le chemin continue ensuite à gauche, où une corde vous permet de vous tenir en grimpant. Vous arriverez à des cascades où vous pouvez jouer à Tarzan et plonger dans l’eau en vous balançant à la corde. Le guide indiquait qu’il fallait traverser l’eau à la nage, mais on peut la contourner et continuer sur l’échelle vers le haut, où se trouvent de magnifiques bassins cristallins.

N’emportez pas trop d’affaires, vous aurez besoin de vos deux mains, et les meilleures chaussures pour cette randonnée sont des chaussures d’eau.

Pi’ilani Trail

3 heures, 6 miles, quasiment aucun dénivelé

Il débute au camping de Waianapanapa et longe tout du long les falaises au bord de la côte. Partez tôt le matin, car on marche constamment en plein soleil, et le chemin peut alors devenir bien plus éprouvant qu’il ne l’est réellement. Si vous n’aimez pas randonner, vous pouvez faire demi-tour à tout moment, les paysages ne changent pas beaucoup. Si vous allez jusqu’au bout, vous pouvez revenir par la route, où il y a quelques petites portions d’ombre et où quelqu’un vous prendra peut-être en stop sur un bout de chemin.

Prenez au moins une bonne paire de baskets.

Waimoku Falls

2 h 30

Une montée vers la cascade à travers une jungle boueuse parsemée de bambous, de lianes et de vieux arbres. Ce n’est pas trop pentu, mais s’il pleut, ça commence à devenir glissant. Prenez au moins des baskets.

Le cratère du Haleakala – la randonnée

42 km, deux jours

Nous nous sommes garés à l’endroit où nous voulions terminer et sommes partis faire du stop jusqu’au sommet. La deuxième voiture nous a pris tout de suite. Depuis le sommet, nous sommes revenus jusqu’au visitor center, où débutait notre périple de deux jours sur le Keonehe’ehe’e Trail. Là, on descend constamment à travers le cratère aride jusqu’à la première cabane, Kapalaoa, qui apparaît après environ 10,5 km depuis le début du trail officiel. Ne vous laissez pas tromper par les panneaux : nos Fitbit ont mesuré bien plus de miles que ce qui était indiqué. À hauteur de Kapalaoa, le paysage commence déjà à verdir et vous apercevez les premiers canards Nene. Depuis la cabane, il y a encore 9 km jusqu’à la cabane de Paliku, où nous avons campé. Cette partie est plus proche de Hana, et donc entièrement recouverte de verdure. Le trajet nous a pris 6 h 30 et le soleil a brillé tout du long, si bien que nous sommes arrivés totalement brûlés malgré les couches de crème solaire. Depuis le sommet, cela faisait au total 21 km.

Le deuxième jour, nous sommes partis de Paliku pour revenir à la voiture par le Halemau’u Trail. Ce sentier menait à la cabane de Holua. Le paysage évoluait à nouveau progressivement, du vert au désert aride aux teintes rouges, noires, brunes et vertes. La première partie montait légèrement, mais à partir de la cabane de Holua, les 8 derniers kilomètres grimpaient en pente raide à travers une colline couverte de verdure. Nous avons pratiquement dû nous extraire du cratère en grimpant. Le Fitbit a mesuré 21 km au total.

Astuce : il est indispensable d’emporter des chaussures de randonnée, de la crème solaire SPF supérieur à 50, un coupe-vent imperméable, plusieurs couches de vêtements. Préparez-vous au froid comme à la chaleur, il fera assurément froid la nuit. Nous avons fait l’erreur de nous préparer au froid, car tout le monde nous disait de le faire. Mais au lieu de pleuvoir, il n’y avait pas un seul nuage dans le ciel pendant la majeure partie du trail. Emportez assez d’eau jusqu’à la première cabane, où vous pourrez faire bouillir de l’eau ou utiliser un filtre, vous n’aurez donc pas à porter plus de 2 litres par personne. Buvez beaucoup, vous êtes près de l’équateur, alors forcez-vous à boire au moins un litre avant la première cabane. N’oubliez pas le coupe-vent, suffisamment de nourriture pour deux jours et un filtre à eau ou un réchaud pour la faire bouillir.

Ce que nous avions emporté :

Waihe’e Ridge Trail

3 heures, environ 10 km

Après le cratère du Haleakala, c’est ce qu’il y a de plus beau à Hawaï. Cela m’a rappelé le Sri Lanka. Le guide le décrit comme une montée à travers un jardin botanique à la flore tropicale. C’est un sentier qui ne fait que monter, alors vous transpirerez un peu. Partez à sept heures et vous éviterez non seulement la foule, mais aussi les nuages. Quand nous sommes redescendus, le ciel était déjà couvert.

Les 3 plus belles plages de Maui. On sait où nager avec les tortues.

Voici la liste de nos plages préférées sur l’île hawaïenne de Maui, et croyez-nous, nous les avons presque toutes testées.

1) Baldwin Beach

Calme en journée pour la baignade, l’après-midi le vent se lève et vous pouvez vous amuser dans les vagues. Elle se trouve à deux pas de la capitale Kahului.

2) Ho’okipa Beach Park

Une plage où vous pouvez nager avec les tortues, qui viennent ici se reposer au cours de leur traversée de l’océan. On peut en voir des dizaines se prélasser sur la plage en même temps, et si vous avez un tuba, foncez à l’eau. Faites juste attention, cette plage est aussi un paradis pour les surfeurs : il y a d’énormes vagues et l’après-midi, cela peut devenir trop puissant pour le snorkeling.

3) Kahekili Beach Park

Notre plage préférée près de Lahaina. Alors que tout le monde se dirige vers Ka’anapali Beach, ici vous pouvez profiter d’une plage de sable et d’un océan turquoise avec seulement quelques autres touristes. Si vous venez le matin, on y fait aussi du bon snorkeling : dès que vous entrez dans l’eau et plongez la tête, vous voyez les petits poissons du Monde de Nemo.

Reportage vidéo

Conseils et astuces pour voyager à Hawaï

Que mettre dans sa valise

Jetez un œil à notre guide pour faire ses bagages, qui vous aidera à préparer votre voyage. Choisissez le bon sac à dos de voyage, parcourez les accessoires de voyage astucieux et n’oubliez rien d’important à la maison.

Où trouver des billets d’avion

Cherchez des billets pas chers sur Kiwi, c’est notre portail préféré. Lisez absolument notre guide pour trouver des billets d’avion pas chers.

Location de voiture

Nous utilisons régulièrement le comparateur DiscoverCars.com, qui nous aide à choisir notre loueur de voiture.

Réservation d’hébergement

Booking.com est notre moteur de recherche d’hôtels préféré. Nous comparons toujours les hôtels avec l’offre d’appartements et de chambres locales sur Airbnb (30 € de réduction). Découvrez comment nous trouvons un hébergement pas cher.

N’oubliez pas l’assurance

Une assurance voyage est absolument indispensable. Pour les courts séjours, nous choisissons AXA (50 % de réduction) et pour les longs voyages, l’assureur britannique True Traveller. Consultez notre comparatif de toutes les assurances et choisissez celle qui vous convient le mieux.

Roadtrip Canada Alaska USA : notre aventure de trois mois

TL;DRCe road trip Canada – Alaska – USA relie Calgary à Fairbanks puis San Francisco, avec plus de 100 étapes et trois mois de route à partir du 29 juin. Les auteurs voyagent à bord d’un Dodge Grand Caravan aménagé par leurs soins (plus de 265 000 km au compteur), équipé d’un lit, d’un frigo et de tout le nécessaire de camping, et dorment dans le véhicule, sous tente ou sur les parkings Walmart. Les préparatifs ont coûté environ 3900 dollars canadiens (voiture comprise), l’équipement seul représentant une bonne partie de cette somme. Ils se sont fixé un budget quotidien de 50 dollars américains, censé couvrir absolument tout, de la nourriture à l’essence.
C’est exactement le 29 juin que nous sommes partis pour notre premier grand roadtrip entre le Canada, l’Alaska et les USA. Nous allons passer trois mois dans la voiture, voir tout ce qui sera possible et surtout, nous allons écrire et filmer notre voyage. Petit à petit, vous découvrirez non seulement par où nous passons et ce que nous voyons, mais aussi combien tout cela nous coûte, quels défis nous devons relever, et nous vous dirons comment vous y prendre pour organiser un roadtrip encore meilleur que le nôtre.
Départ pour le roadtrip Canada Alaska USA

Comment nous voyageons

Nous avons acheté une voiture (Dodge Grand Caravan) que nous avons transformée en campervan. On y trouve absolument tout : un lit, un frigo, tout l’équipement nécessaire pour cuisiner et même un onduleur pour recharger tous nos appareils électriques. En gros, à part les toilettes et la douche, nous avons une maison complète sur quatre roues. La voiture affiche plus de 265 000 kilomètres au compteur et il est évident qu’on devra réparer quelque chose en route. Notre voyage n’en sera qu’une plus grande aventure !
Nous dormirons là où ce sera possible. La plupart du temps dans la voiture ou sous la tente, idéalement directement sur la plage, dans un camping ou sur un parking de supermarché. Bref, selon ce que les circonstances permettront et surtout, le moins cher possible. Gratuit, c’est encore mieux.

Par où nous passons

En version simplifiée : Calgary (Canada) – Fairbanks (Alaska) – San Francisco (USA) et retour. Mais ce n’est vraiment qu’une version simplifiée, car nous avons plus de 100 endroits où nous comptons nous arrêter en chemin. Pour savoir où nous nous trouvons à un instant donné, rien de plus simple : chaque jour, nous publions des photos et des vidéos sur Facebook.
Carte du roadtrip Canada Alaska USA

Ce que nous ferons en chemin

Nous adorons la randonnée, alors nous passerons la plupart de notre temps soit à conduire, soit à grimper dans les montagnes. Il faudra aussi cuisiner, faire la lessive et travailler en ligne, donc de temps en temps nous fréquenterons un lobby d’hôtel (où il y a du wifi), un café ou une laverie. En route, nous filmerons, photographierons, monterons et publierons. Et nous enverrons aussi des cartes postales. 🙂

Nous avons tout l’équipement

La voiture : Chiquita, Dodge Grand Caravan, année 2005, 3.3l V6, plus de 265 000 km au compteur, 7 places à l’origine

Ce que nous avons construit :

  • un lit en contreplaqué (vidéo de la construction de la voiture) (30 CAD de matériaux)
  • des étagères à partir de caisses à lait (2 CAD / caisse)

Ce que nous avons acheté :

  • un frigo électrique (45 CAD)
  • un onduleur pour recharger tous nos gadgets en roulant (39 CAD)
  • de l’équipement de camping (tente, 2 chaises, réchaud à deux feux) (100 CAD)
  • de la vaisselle de cuisine, une poêle, des spatules (50 CAD)
  • 2 batteries externes, dont une capable de démarrer la voiture (80 CAD)
  • de la mousse et un matelas à mémoire de forme, des oreillers (80 CAD)
  • la voiture (2800 CAD)
  • des sacs à dos (200 CAD)
  • d’autres bricoles (200 CAD)
  • des poêles

La préparation nous a coûté quelque chose

Le poste le plus cher était bien sûr la voiture, que nous avons cependant l’intention de revendre à la fin de notre voyage, idéalement au même prix que celui auquel nous l’avons achetée. Nous avons déjà réussi ce pari une fois.
Le coût total tourne autour de 3900 dollars canadiens, soit environ 2 600 euros. L’équipement sans la voiture nous a coûté environ 750 euros.
Ça peut sembler beaucoup, mais au Canada c’est une somme que l’on arrive à économiser en deux mois de travail (quand on est deux). Notre salaire était d’environ 15,50 CAD de l’heure tout compris, en moyenne nous recevions ensemble environ 4000 CAD par mois sur le compte, et nous en économisions toujours la moitié.

Une limite quotidienne de 50 dollars américains

Nous avons assez économisé au Canada (du moins, nous l’espérons !) pour pouvoir voyager jusqu’en septembre. Afin de garder une marge pour les dépenses imprévues, nous nous sommes fixé une limite de dépenses quotidienne de 50 dollars américains.

De quoi nous allons parler

Nous allons inonder nos réseaux sociaux de photos de nos voyages, de petites chroniques, et nous enregistrerons en détail notre parcours ainsi que toutes nos dépenses (ICI). Vous pourrez suivre des mises à jour hebdomadaires claires sur notre situation financière, combien d’argent il nous reste et à quel point nous tirons sur notre budget. 😃

Comment vous pouvez nous soutenir

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Comment nous sommes partis vivre au Canada et pourquoi nous y sommes revenus

TL;DRLes auteurs sont partis au Canada non pas pour des vacances, mais parce que leur vie confortable à Prague était devenue routinière et sans perspective, et ils ont finalement prolongé leur séjour car le Canada leur a apporté plus que cinq années passées en République tchèque. À Calgary, puis à Lake Louise, ils ont travaillé à la réception d’un hôtel, affrontant des hivers descendant jusqu’à -29 °C (autour de -10 à -15 °C en temps normal), mais aussi des pointes à +15 °C grâce au vent chaud chinook ; avec l’aide de leur collègue Michelle, ils ont loué à Bridgeland, à dix minutes du centre-ville, un appartement entièrement équipé pour 700 dollars par mois. Ils décrivent les Canadiens comme le peuple le plus accueillant qui soit, un pays sans racisme où l’on peut vivre décemment même au salaire minimum, ce qui, avec les montagnes et la nature environnante, explique pourquoi ils y sont retournés.
Après l’article Ce qu’on a préféré ne pas vous dire sur le travail au Canada : la face sombre des jolies photos Facebook, beaucoup d’entre vous nous ont écrit pour nous demander pourquoi nous sommes ici, pourquoi nous ne sommes pas rentrés. Et pourquoi nous revenions sans cesse vivre au Canada. Alors celui-ci est spécialement pour toi, Žížala de Twitter 🙂