D’immenses colonnes de marbre s’élançant vers le ciel, des pyramides majestueuses au milieu d’un désert infini ou encore des statues colossales veillant sur les ports antiques. Le désir humain de créer quelque chose qui dépasse l’entendement est tout simplement fascinant et suscite l’émerveillement depuis des millénaires.
Déjà, les anciens Grecs dressaient soigneusement des listes des plus impressionnantes créations humaines que tout voyageur cultivé se devait de contempler au moins une fois dans sa vie. Et même si, aujourd’hui, il ne reste pratiquement qu’une seule des sept merveilles du monde antique, l’humanité a élu il y a quelques années sept nouvelles merveilles, vers lesquelles les voyageurs se pressent encore avec admiration.
Résumé
Combien y a-t-il de merveilles du monde au juste et que signifie exactement cette expression ? Historiquement, il existe deux grandes listes comptant chacune sept monuments grandioses. Des sept merveilles du monde antique, seule la Grande Pyramide d’Égypte a survécu jusqu’à nos jours. En 2007, un immense vote planétaire a désigné les sept nouvelles merveilles du monde, parmi lesquelles figurent par exemple le Colisée italien ou le Machu Picchu inca.

En bref
- La seule merveille antique conservée : la Grande Pyramide de Gizeh (Égypte) est la seule à avoir traversé les siècles et coupe encore le souffle aux visiteurs.
- 7 nouvelles merveilles du monde : la Grande Muraille de Chine, la cité rupestre de Pétra, la statue du Christ Rédempteur, la forteresse du Machu Picchu, la pyramide de Chichén Itzá, le Colisée et le Taj Mahal.
- Membre honoraire en Égypte : les pyramides de Gizeh n’ont finalement pas participé au vote moderne, car en tant que seule merveille antique survivante, elles ont obtenu un statut honorifique spécial.
- Le mystère des jardins suspendus : les jardins suspendus de Babylone sont la seule merveille antique dont les historiens doutent encore aujourd’hui de l’existence réelle, faute de preuves archéologiques.
- Le nouveau choix n’est pas officiel : le vote de 2007 a été organisé par une fondation privée et l’UNESCO s’en est distanciée, mais cette nouvelle liste s’est tout de même imposée dans le monde entier.
- 💡 Conseil pour les voyageurs : réservez toujours vos billets pour les nouvelles merveilles les plus fréquentées, de préférence plusieurs mois à l’avance.
Les sept merveilles du monde antique
Plongeons ensemble au cœur de l’histoire et explorons la liste originelle des merveilles antiques, qui servait autrefois de véritable guide touristique de l’Antiquité. Le temps, les tremblements de terre dévastateurs ou les incendies ont certes emporté la plupart de ces incroyables joyaux architecturaux, mais leurs légendes perdurent et ne cessent d’inspirer les bâtisseurs du monde entier.
1. La Grande Pyramide de Gizeh (Égypte)

Ce fascinant miracle architectural se dresse aux portes du Caire actuel et constitue une véritable rareté, puisqu’il est le seul des sept merveilles antiques à avoir survécu jusqu’à nos jours. La pyramide a été édifiée sur l’ordre du pharaon Khéops vers 2560 avant notre ère, et sa construction a duré la bagatelle de vingt ans.
À l’origine, elle culminait à près de 147 mètres et a fièrement conservé le titre de plus haute construction au monde pendant plus de trois mille ans. On estime qu’elle est composée de plus de deux millions de lourds blocs de pierre et qu’elle était autrefois recouverte d’un calcaire lisse et éclatant, démonté au Moyen Âge pour bâtir la ville voisine.
Aujourd’hui, la pyramide est bien sûr un peu plus basse et présente cette surface en gradins caractéristique que l’on connaît tous des photos. Elle n’en reste pas moins l’un des monuments les plus visités de la planète, et sa symétrie parfaite laisse plus d’un visiteur bouche bée.
2. Les jardins suspendus de Babylone

L’histoire de ces terrasses en gradins à couper le souffle, débordantes de verdure luxuriante et d’arbres exotiques, compte parmi les plus romantiques qui soient — mais il y a un hic de taille. Il s’agit de la seule merveille antique dont l’existence réelle est hautement contestée et qui empêche encore de nombreux archéologues de dormir.
Selon les anciennes légendes grecques, ce coin de paradis aurait été édifié par le roi babylonien Nabuchodonosor II pour son épouse, qui regrettait les montagnes verdoyantes de sa terre natale. D’autres récits attribuent ces jardins à la reine à demi mythique Sémiramis, mais aucune trace de systèmes d’irrigation n’a été retrouvée dans la région de l’ancienne Babylone, dans l’Irak actuel.
Les principales théories historiques penchent donc pour un simple mythe littéraire, ou pour l’hypothèse que ces jardins se trouvaient ailleurs. Une historienne britannique reconnue a avancé que ces splendides jardins se seraient en réalité situés dans la ville assyrienne de Ninive.
3. La statue de Zeus à Olympie (Grèce)

Dans le célèbre sanctuaire d’Olympie, en Grèce, se dressait quelque chose de tout à fait inouï. À l’intérieur de l’immense temple de Zeus trônait une statue colossale du dieu, richement ornée, réalisée vers 435 avant notre ère par le génial sculpteur Phidias.
La statue mesurait plus de douze mètres de haut et avait été façonnée selon une technique incroyablement coûteuse. Ses créateurs avaient fixé sur une ossature de bois des plaques d’or pur et de fines feuilles d’ivoire finement sculptées, si bien que le dieu du tonnerre rayonnait littéralement dans tout l’espace du temple.
La disparition de cette œuvre grandiose reste entourée d’incertitudes. Selon certaines sources, la statue aurait brûlé avec le temple au début du Ve siècle ; d’autres affirment qu’elle a été transportée à Constantinople, où elle aurait finalement été engloutie par un incendie dévastateur du palais. Aujourd’hui, on ne peut plus admirer à Olympie que le site archéologique sacré et les vestiges de l’atelier de Phidias.
4. Le temple d’Artémis à Éphèse (Turquie)

Sur le territoire de la Turquie occidentale actuelle se dressait un temple dont l’immense superficie et la splendeur éclipsaient même le célèbre Parthénon d’Athènes. Ce vaste sanctuaire de marbre dédié à Artémis, déesse de la chasse, fut notamment financé par le fabuleusement riche roi lydien Crésus.
Le temple était orné de plus de cent vingt colonnes majestueuses de dix-huit mètres de haut, et abritait à l’intérieur des chefs-d’œuvre artistiques. Son destin est toutefois lié à un événement bien funeste. En 356 avant notre ère, il fut volontairement incendié par un homme nommé Érostrate, qui espérait par cet acte insensé accéder à la gloire éternelle.
C’est d’ailleurs de là que vient l’expression « la gloire d’Érostrate », employée pour désigner ceux qui se rendent célèbres par un acte odieux. Le temple fut ensuite reconstruit avec faste, mais il fut définitivement détruit au IVe siècle de notre ère. Sur le site originel d’Éphèse ne subsiste aujourd’hui qu’une seule colonne relevée, tristement témoin d’une gloire révolue.
5. Le mausolée d’Halicarnasse (Turquie)

Le terme « mausolée » désigne aujourd’hui pour nous tous un grand tombeau richement décoré, mais peu de gens savent que ce mot est justement né grâce à la cinquième merveille du monde. Il fut en effet érigé par Artémise pour son époux — qui était aussi son frère —, le souverain perse Mausole, dans la ville d’Halicarnasse, l’actuelle station balnéaire prisée de Bodrum.
L’édifice fut achevé vers 350 avant notre ère et s’élevait à une hauteur impressionnante de quarante-cinq mètres. Sa façade était richement ornée de centaines de magnifiques statues, œuvres des meilleurs sculpteurs grecs de l’époque, et son sommet s’enorgueillissait d’un imposant groupe sculpté en marbre représentant un char tiré par quatre chevaux.
Le tombeau résista au temps pendant près de mille six cents ans, avant d’être hélas dévasté par une série de violents tremblements de terre. Sur le site turc, on ne trouve aujourd’hui que les fondations, mais vous pouvez admirer certaines statues et reliefs précieux lors d’une visite au British Museum de Londres.
6. Le colosse de Rhodes (Grèce)

Les habitants de l’île grecque de Rhodes repoussèrent autrefois un lourd siège militaire et, en signe de gratitude, décidèrent d’ériger une immense statue de bronze à l’effigie du dieu du soleil Hélios. Œuvre du sculpteur Charès de Lindos, elle mesurait la bagatelle de trente-trois mètres, devenant ainsi la plus haute statue de toute l’Antiquité.
Beaucoup de gens croient encore que cette gigantesque figure se tenait jambes écartées au-dessus de l’entrée du port, sous laquelle passaient les navires. Il s’agit toutefois d’un mythe historique très répandu, car une telle construction aurait été statiquement impossible, et aucune source d’époque ne le confirme. La statue reposait très probablement sur un socle solide, quelque part à proximité immédiate du port.
Quel dommage que ce chef-d’œuvre n’ait orné l’île que pendant cinquante-quatre ans à peine. Vers 226 avant notre ère, un tremblement de terre dévastateur s’abattit sur l’île : la statue se brisa au niveau des genoux et ses immenses débris de bronze restèrent au sol pendant huit cents ans encore, jusqu’à ce que des conquérants les emportent définitivement.
7. Le phare de Pharos (Égypte)

Imaginez une tour immense s’élançant à plus de cent mètres de hauteur, à laquelle brûle un feu éclatant. La lumière de ce feu était en outre amplifiée par un miroir géant, ce qui la rendait visible en toute sécurité à des dizaines de kilomètres au large. C’est exactement ainsi que fonctionnait le plus célèbre phare de tous les temps, près d’Alexandrie, en Égypte.
Il fut édifié par un souverain de la dynastie des Ptolémées au IIIe siècle avant notre ère, sur un petit îlot nommé Pharos. C’est d’ailleurs de ce nom qu’est né le mot désignant le phare dans de nombreuses langues du monde. Il s’agissait de l’une des plus hautes constructions de l’époque et d’une prouesse d’ingénierie pour son temps.
Comme pour bien d’autres monuments antiques, ce sont des tremblements de terre dévastateurs qui lui furent fatals, le réduisant en ruines au Moyen Âge. Aujourd’hui, à son emplacement s’élève la puissante forteresse de Qaitbay, mais les archéologues et plongeurs continuent de découvrir dans la baie voisine d’énormes blocs de pierre engloutis au fond de la mer il y a des siècles.
Les sept nouvelles merveilles du monde moderne
Comme le temps n’a vraiment pas épargné les monuments antiques, un immense vote mondial a eu lieu en 2007 pour désigner les nouvelles merveilles du monde. Ces édifices fascinants sont disséminés sur différents continents et, cerise sur le gâteau, vous pouvez sans problème planifier un voyage vers chacun d’eux pour vivre leur magie de vos propres yeux. Les pyramides égyptiennes de Gizeh ont par ailleurs obtenu le statut spécial de membre honoraire, afin que la seule merveille antique conservée n’ait pas à rivaliser avec des édifices plus récents.
1. La Grande Muraille de Chine (Chine)

Cet impressionnant système défensif serpente à travers le nord de la Chine et sa longueur totale atteint les vingt et un mille kilomètres, à peine croyables. Les tronçons les plus anciens remontent bien avant notre ère, mais les parties les plus connues et les mieux conservées, avec leurs massives tours de guet, ont été bâties par la célèbre dynastie Ming.
Même si la légende populaire selon laquelle la muraille serait visible à l’œil nu depuis l’espace circule souvent, il s’agit en réalité d’un mythe régulièrement démenti. Cela ne change rien au fait qu’il s’agit de l’une des constructions les plus impressionnantes jamais réalisées par la main de l’homme.
Pour planifier votre visite, on se rend le plus souvent sur les tronçons proches de Pékin. Si vous voulez éviter les plus grandes foules, optez plutôt pour le tronçon de Mutianyu, accessible confortablement par téléphérique, et vous pourrez pimenter la descente par une amusante glissade sur luge.
2. Pétra (Jordanie)

Au cœur du désert jordanien se cache un véritable trésor, sculpté il y a plus de deux mille ans dans le grès rosé par les habiles Nabatéens. Ce fut autrefois un carrefour de routes caravanières incroyablement riche, mais aujourd’hui, les voyageurs du monde entier y viennent surtout pour admirer une architecture rupestre parfaite.
Lorsque vous traversez l’étroite et spectaculaire gorge du Siq et qu’à son extrémité surgit soudain la façade dite du Trésor, haute de trente-neuf mètres, c’est un moment tout simplement inoubliable. Le nom originel de l’édifice n’est certes qu’une légende tardive — il s’agissait probablement d’un tombeau royal — mais cela n’enlève rien à sa beauté.
💡 Conseil : si vous prévoyez de visiter la Jordanie, il vaut vraiment la peine de vous procurer à l’avance l’avantageux Jordan Pass. Il inclut en effet à la fois le visa, plutôt onéreux, et le billet d’entrée pour Pétra elle-même.
3. La statue du Christ Rédempteur (Brésil)

Depuis le sommet du mont Corcovado, une immense statue de Jésus-Christ aux bras grands ouverts veille sur la trépidante métropole brésilienne de Rio de Janeiro. Inaugurée en 1931, elle est de loin le plus jeune représentant de toute la liste des nouvelles merveilles.
L’ensemble mesure, socle massif compris, trente-huit mètres et pèse la bagatelle de six cent trente-cinq tonnes. Fait curieux, en raison de sa position exposée, la statue est très souvent frappée par la foudre et des restaurateurs chevronnés doivent la réparer régulièrement après les fortes tempêtes.
Pour rejoindre le monument, les visiteurs empruntent le plus souvent un charmant petit train à crémaillère, qui grimpe lentement la pente raide à travers le magnifique parc national de Tijuca. Les panoramas depuis la plateforme d’observation supérieure sur tout Rio et ses plages sont tout simplement phénoménaux.
4. Le Machu Picchu (Pérou)

Haut dans les majestueuses Andes péruviennes se dissimule une citadelle inca magique, édifiée au XVe siècle sur l’ordre du puissant souverain Pachacutec. Comme elle se trouve sur une crête montagneuse vraiment difficile d’accès, elle échappa jadis à la conquête espagnole dévastatrice et resta parfaitement intacte pendant des siècles.
Le monde occidental ignora tout de ce lieu jusqu’en 1911, année où l’explorateur américain Hiram Bingham le redécouvrit pour le grand public. Aujourd’hui, se promener parmi les terrasses de pierre parfaitement assemblées et les temples est l’un des plus grands rêves de voyageur qui soient.
Si vous souhaitez cocher cette expérience unique sur votre liste, il vous faudra toutefois tout planifier avec le plus grand soin. Les billets se vendent en effet exclusivement via les sites officiels du gouvernement et, en haute saison, ils sont souvent épuisés plusieurs mois à l’avance.
5. Chichén Itzá (Mexique)

Sur la péninsule aride du Yucatán, au Mexique, les anciens Mayas ont laissé toute une série de cités fascinantes, mais ce site archéologique est sans conteste le plus célèbre de tous. La principale attraction de ce vaste ensemble est la pyramide à degrés d’El Castillo, qui recèle une immense symbolique astronomique.
En effet, si vous additionnez toutes les marches des quatre faces de la pyramide et que vous y ajoutez celle tout en haut, vous obtenez exactement le nombre trois cent soixante-cinq, ce qui correspond au nombre de jours dans l’année solaire. Pour des raisons de sécurité et de préservation du monument, il est interdit de gravir la pyramide depuis 2006.
C’est toutefois lors des équinoxes de printemps et d’automne que les visiteurs affluent le plus. Le soleil couchant projette en effet ces jours-là sur l’escalier principal un jeu d’ombres parfait, évoquant le serpent Kukulcán qui rampe et descend des cieux jusqu’à la terre.
6. Le Colisée (Italie)

Cet amphithéâtre romain emblématique fut construit par les empereurs de la dynastie des Flaviens au Ier siècle de notre ère et constituait, à l’époque, un véritable triomphe de l’ingénierie antique. Cet immense édifice pouvait accueillir, selon les estimations, cinquante à quatre-vingt mille spectateurs, qui venaient s’y divertir de sanglants combats de gladiateurs et de grandioses chasses d’animaux exotiques.
Quand nous nous sommes tenus avec Lukáš à l’intérieur de cette gigantesque arène, l’histoire brutale et grandiose du lieu nous a littéralement envahis. On se sentait tout petit à côté de ces massives murailles de pierre, et il fallait imaginer l’atmosphère incroyablement bruyante et tendue qui devait régner ici lors des plus grands jeux de l’Antiquité.
C’est l’un de ces monuments qu’il faut tout simplement voir de ses propres yeux pour en saisir la véritable grandeur. Je vous recommande toutefois vivement de réserver vos billets suffisamment à l’avance, car les files d’attente aux guichets sont vraiment interminables lors des chaudes journées d’été.
7. Le Taj Mahal (Inde)

Dans la ville d’Agra, au nord de l’Inde, se dresse sur les rives de la rivière Yamuna sans doute la plus belle célébration de l’amour que l’humanité ait jamais créée. L’empereur moghol Shah Jahan fit ériger ce mausolée de marbre immaculé au XVIIe siècle en souvenir éternel de son épouse bien-aimée et défunte, Mumtaz Mahal.
La symétrie parfaite de l’ensemble, les splendides canaux d’eau et la façade délicatement incrustée de pierres semi-précieuses font de ce tombeau un chef-d’œuvre absolu. Il est fascinant d’observer comment le marbre blanc change de teinte au fil de la journée, du rose de l’aube au blanc éblouissant de midi.
Si vous vous y rendez un jour, gardez à l’esprit que le site est toujours fermé au public le vendredi pour les prières régulières. À l’inverse, une visite tôt le matin, au lever du soleil, promet une expérience inoubliable et vous permettra d’éviter les plus grandes foules de touristes.
Comment sont nées ces deux listes
Vous vous demandez peut-être pourquoi on parle justement de sept merveilles et qui décide au juste quels édifices méritent ce titre prestigieux. L’histoire de ces deux listes est pleine de rebondissements passionnants, de légendes et de marketing moderne, qui ont su enthousiasmer des millions de personnes à travers le monde.
La liste antique s’est fixée dès la Grèce hellénistique et ses principaux auteurs sont généralement considérés comme les érudits Philon de Byzance et Antipater de Sidon. Le chiffre sept ne fut pas choisi au hasard : pour les anciens Grecs, il représentait le symbole de la plénitude et de la perfection. Fait curieux, les versions originelles de ces deux savants contenaient les puissants remparts de Babylone à la place du phare d’Alexandrie, et la liste n’a évolué vers sa forme actuelle que bien plus tard.
Le choix moderne de 2007 fut une initiative de l’homme d’affaires Bernard Weber et de sa fondation New7Wonders. Il s’agissait d’une campagne absolument gigantesque, au cours de laquelle environ cent millions de votes ont été exprimés à travers le monde. Bien qu’il s’agisse d’un projet commercial dont l’UNESCO s’est officiellement distanciée, le titre s’est imposé mondialement. La même fondation a d’ailleurs proclamé quelques années plus tard les sept nouvelles merveilles naturelles, parmi lesquelles la forêt amazonienne ou les chutes d’Iguazú.
Comparatif dans un tableau récapitulatif
Si vous aimez avoir une vue d’ensemble et garder toutes les informations essentielles à portée de main, j’ai préparé pour vous un tableau des sept nouvelles merveilles du monde. Vous y trouverez rapidement dans quel pays acheter éventuellement vos billets d’avion et de quelle époque proviennent ces fascinants trésors architecturaux.
| Merveille | Pays | Construction |
|---|---|---|
| La Grande Muraille de Chine | Chine | tronçons les plus anciens du VIIe au IIIe s. av. J.-C. ; parties principales du XVe au XVIIe s. |
| Pétra | Jordanie | env. Ier s. apr. J.-C. (Nabatéens) |
| Christ Rédempteur | Brésil (Rio de Janeiro) | achevé en 1931 |
| Machu Picchu | Pérou | XVe siècle (sous le règne du souverain inca Pachacutec) |
| Chichén Itzá | Mexique | édifices principaux du IXe au XIIe s. apr. J.-C. (Mayas) |
| Colisée | Italie (Rome) | entre 70 et 80 apr. J.-C. (Flaviens) |
| Taj Mahal | Inde (Agra) | entre 1632 et 1653 (Shah Jahan) |
Pour aller plus loin
Vous rêvez de partir à la découverte de l’un de ces joyaux architecturaux par vous-même et de vivre leur atmosphère incomparable ? Que vous envisagiez d’explorer les beautés cachées de la culture maya ou que vous préfériez suivre les traces des gladiateurs romains, jetez absolument un œil à nos guides de voyage détaillés. Vous y trouverez une foule de conseils pratiques, d’astuces personnelles et d’itinéraires complets qui vous faciliteront grandement la planification de tout votre voyage.
Si vous prévoyez de partir en Italie, lisez notre article Que voir à Rome, où le majestueux Colisée et bien d’autres monuments antiques sont bien sûr au rendez-vous. Les amoureux de l’exotisme et des civilisations anciennes apprécieront quant à eux notre guide de la cité maya de Chichén Itzá, où vous apprendrez tout l’essentiel sur la magique pyramide d’El Castillo.
Foire aux questions
Lorsqu’ils planifient un voyage vers les monuments les plus emblématiques de la planète, les voyageurs posent vraiment très souvent de nombreuses questions, aussi bien pratiques qu’historiques. J’ai donc sélectionné les questions les plus fréquentes au sujet des merveilles du monde et rédigé pour chacune des réponses brèves et claires, qui vous éclaireront peut-être aussi sur quelques mythes historiques bien ancrés.
Combien de merveilles du monde existe-t-il au total ?
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Les principaux sont deux listes reconnues comptant chacune sept monuments. Il existe une liste antique de l’Antiquité et ensuite une nouvelle liste de 2007. À cela s’ajoute souvent encore le choix des sept merveilles naturelles de 2011 et bien sûr plein de variantes locales non officielles.
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Pourquoi y a-t-il justement sept merveilles ?
Le numéro sept avait une énorme valeur symbolique pour les anciens Grecs, car il représentait la complétude et la perfection absolue. Le vote moderne de 2007 a délibérément repris le chiffre sept principalement pour s’inscrire naturellement dans cette tradition antique ancestrale.
Un vestige antique se dresse-t-il encore quelque part ?
Oui, mais malheureusement une seule. La Grande Pyramide de Gizeh en Égypte est encore debout aujourd’hui, et c’est par ailleurs la plus ancienne et la seule à avoir traversé les siècles. Les six autres merveilles ont été irrémédiablement détruites par des tremblements de terre, des incendies dévastateurs ou démontées pour en récupérer les matériaux de construction.
Les jardins suspendus de Sémiramis ont-ils vraiment existé ?
Cela n’est pas du tout certain. Ce sont absolument la seule merveille antique dont l’existence réelle fait encore l’objet de débats aujourd’hui, car il manque des preuves archéologiques ainsi que des textes babyloniens d’époque. Selon une théorie reconnue, ils auraient même pu se trouver dans la ville assyrienne de Ninive, et non à Babylone.
Le Colosse de Rhodes enjambait-il le port ?
Non, c’est juste un mythe populaire ultérieur. Statiquement, une telle position aurait été totalement impossible avec les technologies de l’époque et aucune source d’époque ne le confirme d’ailleurs. La statue se tenait très probablement sur un socle solide quelque part près du port.
Qui a choisi les sept nouvelles merveilles du monde ?
Elles ont été sélectionnées par un vote public mondial massif via le web et le téléphone, organisé par la fondation New7Wonders sous la direction de Bernard Weber. Environ cent millions de personnes y ont participé, mais l’organisation UNESCO s’est distancée de l’ensemble du projet commercial.
Pourquoi Gizeh ne fait-elle pas partie des sept nouvelles merveilles ?
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Le gouvernement égyptien a alors vivement protesté contre le fait que l’unique merveille antique encore préservée doive concourir de manière humiliante dans un quelconque vote. Les pyramides se sont donc retirées de la compétition principale et ont obtenu le statut exclusif de merveille honorifique.
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Le Taj Mahal est-il un tombeau ou un palais ?
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Il s’agit d’un mausolée, c’est-à-dire d’un magnifique tombeau. Le puissant empereur moghol Shah Jahan l’a fait construire comme lieu de repos monumental pour son épouse Mumtaz Mahal, décédée prématurément.
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Peut-on grimper sur la pyramide de Chichén Itzá ?
Non, ce n’est malheureusement plus possible. L’ascension des marches raides de la pyramide El Castillo est strictement interdite depuis 2006 pour des raisons de sécurité et afin de protéger ce précieux monument maya contre les dégradations.
Les nouvelles merveilles du monde sont-elles officielles ?
Elles ne sont pas officielles dans un sens institutionnel quelconque. Il s’agit purement du résultat d’un projet de vote populaire d’une fondation privée, et non d’une liste formelle de l’UNESCO. Néanmoins, ce titre prestigieux s’est imposé dans le monde entier et est largement utilisé dans le tourisme.
