Si vous envisagez de partir en voyage en Alaska, je dois vous prévenir tout de suite d’une chose. C’est un coin du monde tellement vaste et époustouflant qu’il va totalement vous happer, mais votre porte-monnaie risque d’encaisser un sacré choc 😅. Avec Lukáš, nous avons rêvé de ce voyage pendant très longtemps, et c’est surtout la logistique qui nous a toujours fait peur. Il faut dire que ce n’est pas vraiment le genre de destination où l’on achète un billet d’avion le vendredi soir pour s’envoler le samedi matin avec un petit sac à dos.
Ici vous attendent des lacs turquoise, des montagnes majestueuses qui s’élancent vers le ciel, des ours attrapant des saumons en pleine rivière sauvage et des glaciers devant lesquels vous resterez bouche bée. Mais pour voir cette splendeur de ses propres yeux, encore faut-il réussir à s’y rendre. J’ai donc tout décortiqué pour vous, morceau par morceau : du billet d’avion à l’ESTA, en passant par la location de voiture et même ce qu’il faut faire si un grizzli pointe son museau dans la forêt. Comme ça, vous n’oublierez rien 😉 Vous verrez : si vous vous y préparez à l’avance, c’est en réalité un immense plaisir ! ☺️

Résumé pour ceux qui n’ont pas le temps de tout lire
J’ai rassemblé ici les quelques points absolument essentiels à connaître avant le départ, histoire d’avoir les bases les plus importantes bien au clair.
Si vous maîtrisez ces quelques éléments, vous avez déjà fait la moitié du chemin, et le reste se mettra en place sur place.
- Entrée aux États-Unis : pas besoin d’un visa classique, il suffit de remplir en ligne l’autorisation électronique ESTA pour 21 USD.
- Billets d’avion : depuis Paris, on vole toujours avec escale. L’option la plus rapide pour 2026 est de rejoindre Francfort, d’où Condor propose un vol direct vers Anchorage (un peu moins de 10 heures).
- Location de voiture : réservez votre voiture ou votre camping-car six à neuf mois à l’avance. Les loueurs classiques interdisent strictement de rouler sur les routes en gravier.
- Argent et pourboires : on paie en dollars américains (USD) et les cartes sont acceptées presque partout. L’Alaska n’a pas de taxe d’État sur les ventes. Au restaurant, on laisse un pourboire de 18 à 22 %.
- Internet : le roaming classique fonctionne mal ici, le mieux est de prendre à l’avance une eSIM (Airalo ou Holafly) ; dans la nature, attendez-vous toutefois à une absence totale de signal.
- Spray anti-ours : c’est une nécessité absolue, mais vous ne pouvez pas l’emporter en avion (ni en soute), vous devez l’acheter sur place.
Quand partir et comment se rendre en Alaska
La logistique nous a un peu effrayés au début, Lukáš et moi, alors attaquons tout de suite ce qu’il faut régler en premier — encore en pyjama, le café à la main.
1. Paperasse et ESTA : oubliez le visa
La bureaucratie américaine peut parfois être impitoyable et pardonne peu les erreurs, mais pour un simple voyage touristique, c’est heureusement assez simple. Si vous partez en Alaska pour moins de 90 jours, vous n’avez pas du tout besoin de jongler avec un visa classique à l’ambassade. L’autorisation électronique ESTA suffit largement.
La base, c’est un passeport biométrique dont la validité dépasse votre retour prévu d’au moins 6 mois. Effectuez toujours la demande uniquement via le portail gouvernemental officiel. Cela coûte exactement 21 USD (environ 20 €) et le paiement se règle en ligne par carte. J’insiste volontairement, car Internet regorge de sites d’intermédiaires frauduleux qui tentent de vous soutirer parfois le triple.
Officiellement, les autorités disent que la validation peut prendre jusqu’à 72 heures, mais d’après notre expérience, le système donne son feu vert le plus souvent en quelques minutes. Une ESTA approuvée reste ensuite valable deux ans entiers, ou jusqu’à l’expiration du passeport, ce qui vous permet de voyager plusieurs fois aux États-Unis.
2. Billet pour l’Alaska : aucun vol direct depuis la France
Impossible de tromper la géographie : depuis Paris, vous ne rejoindrez jamais Anchorage directement. Votre destination sera l’aéroport international Ted Stevens d’Anchorage (ANC), un véritable géant et, soit dit en passant, l’un des aéroports de fret les plus fréquentés au monde. Le trajet implique généralement une ou deux escales, et vous passerez facilement 16 à 22 heures de temps de transport entre les avions et les terminaux.

Pour la saison estivale 2026, l’option la plus prisée et la plus rapide reste sans doute celle de la compagnie Condor. Elle vole directement depuis Francfort, en Allemagne, et le trajet à bord d’un Airbus A330-900neo moderne ne dure qu’un peu moins de 10 heures. Un aller-retour Francfort–Anchorage coûte généralement entre 550 et 750 €. Si vous préférez partir directement de Paris avec escale, comptez sur les classiques Air France, Lufthansa ou United Airlines, avec un tarif autour de 1 400 à 2 800 € selon l’anticipation de votre achat. La règle d’or : qui achète tôt vole moins cher !
3. Quel est le bon moment pour partir
Honnêtement, j’éviterais toute expérimentation hivernale, à moins de rêver d’aurores boréales par moins quarante degrés. La haute saison touristique en Alaska ne dure en gros que de fin mai à début septembre, et il n’y a pas grand-chose de plus. Nous, nous préférons la période de la mi-juin à fin août.

Durant ces mois, vous avez les meilleures chances d’avoir un temps correct, toutes les routes vers les parcs nationaux sont ouvertes et les animaux sont au plus actifs. En revanche, il faut compter avec le fait qu’à cette période, les foules affluent à Anchorage, les prix des hébergements grimpent en flèche et les routes sont bordées de files de camping-cars. Mais même avec ces foules de touristes, le jeu en vaut vraiment la chandelle.
Où se loger à Anchorage et combien ça coûte
Anchorage n’est certes pas la capitale (c’est, étonnamment, Juneau), mais c’est en pratique le centre névralgique de tout. C’est d’ici que l’on part, et c’est ici que l’on revient. Près de 300 000 habitants y vivent, soit presque quarante pour cent de la population de tout l’Alaska. C’est très probablement de là que vous lancerez toutes vos excursions, et vous y passerez donc au moins la première et la dernière nuit de votre itinéraire. Je vous préviens d’emblée : l’hébergement nous a coûté plus cher que prévu, et pourtant nous étions préparés aux prix élevés.

En toute franchise, la tarification en Alaska obéit à une saisonnalité incroyable. Une chambre douillette qu’on vous proposerait à une centaine de dollars en février peut grimper en juillet jusqu’à 350 à 500 USD (320 à 460 €) la nuit. Oubliez vraiment le voyage à petit prix ici. Si vous cherchez le luxe, le mythique Hotel Captain Cook offre une vue sur toute la ville, avec des prix démarrant autour de 450 USD. Nous, nous aimons le juste milieu en plein centre-ville, où l’on peut choisir parmi des hôtels entre 250 et 350 USD (environ 230 à 320 €).
Si vous avez un départ très matinal ou que vous arrivez épuisé tard dans la nuit, il est très judicieux de loger directement près de l’aéroport ou de la base d’hydravions de Lake Hood. Les prix y sont un peu plus doux, comptez environ 200 à 250 USD la nuit. Beaucoup de gens optent aussi pour récupérer leur camping-car de location dès l’arrivée et passer la première nuit dans un camping un peu à l’écart de la ville, ce qui allège nettement le budget.
Location de voiture et déplacements en Alaska : à quoi faire attention
Un voyage indépendant en Alaska repose entièrement sur la voiture de location. Les transports en commun peuvent à la rigueur servir à se déplacer dans Anchorage même, mais sans vos quatre roues à vous, impossible d’atteindre la nature sauvage. De plus, les capacités des loueurs sont fortement limitées en raison de la courte saison.
4. Réservez la voiture avant même le billet d’avion
Cela peut sembler exagéré, mais croyez-moi, ça ne l’est pas. Avoir ses billets pour l’Alaska, c’est merveilleux, mais découvrir qu’il ne reste plus une seule voiture à louer dans tout l’aéroport, c’est à pleurer. Réserver 6 à 9 mois à l’avance est ici une nécessité absolue. Un petit SUV classique type Toyota RAV4 vous coûtera en haute saison, en juillet et août, environ 150 à 300 USD par jour (140 à 280 €). Avec Lukáš, nous avons une bonne expérience de longue date avec RentalCars, que nous utilisons partout dans le monde.
Nous avons réservé notre voiture dès janvier et, même ainsi, nous avons pris l’une des dernières de notre catégorie. Veillez absolument à ce que la voiture ait un kilométrage illimité, car ici les distances s’accumulent en un clin d’œil. Et un conseil en or : vérifiez si le loueur propose une annulation gratuite. Cela nous a apporté une immense tranquillité d’esprit quand nous avons un peu modifié nos plans par la suite.
5. Le piège des routes en gravier
C’est ce que je rappelle systématiquement à tous nos proches. Les contrats des grandes enseignes multinationales de location interdisent strictement de rouler sur les routes en gravier non goudronnées, les fameuses Gravel Roads. Si vous enfreignez cette interdiction et qu’il arrive quelque chose à la voiture, votre assurance est immédiatement et sans discussion annulée, et vous payez les dégâts de votre poche.

Sont typiquement interdites les routes légendaires comme la Dalton Highway, la Denali Highway ou la McCarthy Road. Si vous prévoyez de visiter ces zones, vous devez chercher des loueurs locaux spécialisés qui proposent des véhicules spécialement aménagés avec deux roues de secours. Mais préparez votre porte-monnaie : chez les loueurs locaux, vous paierez 30 à 50 % de plus que pour une voiture ordinaire. Nous, nous nous sommes finalement contentés des routes autorisées, et même ainsi, ce fut parfois une expérience tout-terrain dont nous nous souvenons encore avec le sourire.
6. Le camping-car, ou la liberté sur quatre roues
La location de camping-car (souvent désigné par les termes Campervan ou Motorhome) est un véritable hit, et nous le comprenons parfaitement. Vous faites d’une pierre deux coups : vous réglez à la fois le transport et le couchage. Le roi incontesté du marché local est la société Great Alaskan Holidays, installée tout près de l’aéroport.

La location d’un modèle plus petit pour une semaine revient en été à environ 250 USD la nuit. L’avantage, c’est qu’on vous remet un véhicule équipé de couettes et de casseroles, vous pouvez donc filer aussitôt faire les courses et partir dans la nature. Mais les campings sont souvent bien remplis, alors si vous optez pour cette formule, n’oubliez pas de réserver vos emplacements dès le printemps, sinon vous galérerez à trouver un coin où passer la nuit.
7. À quoi ressemblent vraiment les autoroutes de l’Alaska
Ne vous imaginez pas le mot « autoroute » comme nos grands axes français. Le réseau routier de l’Alaska est extrêmement clairsemé et la majeure partie de cet immense État n’y est même pas raccordée. La logistique terrestre repose en gros sur quelques grands axes seulement.

La Glenn Highway goudronnée vous mène au magnifique glacier Matanuska. La Parks Highway, axe central, relie Anchorage à Fairbanks et constitue le seul point d’accès au célèbre parc national Denali. Et ma préférée est sans doute la Seward Highway, qui épouse le littoral. Le vent y souffle parfois terriblement, mais le sentiment qui vous gagne lorsque vous apercevez par la vitre des bélugas blancs n’a pas de prix. Faites juste attention aux énormes nids-de-poule laissés par l’hiver : Lukáš a failli y laisser une roue.
8. Règles hivernales pendant les mois de basse saison
Si vous décidez tout de même de partir hors saison, c’est-à-dire d’octobre à fin avril, des règles hivernales assez strictes s’appliquent ici. Les voitures doivent être équipées de pneus hiver à crampons (studded tires) et la transmission intégrale (AWD/4WD) est tout simplement une nécessité absolue, pas un caprice.

Le temps peut changer ici d’une minute à l’autre, et rester bloqué dans une tempête de neige à cinquante kilomètres de la civilisation la plus proche n’est pas une expérience que vous souhaiteriez vivre. De plus, beaucoup de stations-service ferment l’hiver, vous devez donc surveiller en permanence votre jauge et faire le plein à chaque occasion. Plus d’une fois, nous avons entendu des récits de touristes contraints de passer la nuit dans leur voiture avant qu’une déneigeuse ne les délivre au matin.
Argent, internet et sécurité en Alaska
Voilà, le billet et la voiture sont réglés, mais ce n’est qu’un début. Le mode de vie américain apporte quelques surprises dont personne ne nous avait prévenus à l’avance, alors je m’en charge à leur place.
9. Monnaie, pourboires et (non-)existence des taxes
On paie ici évidemment en dollars américains et, d’après mon expérience, l’Alaska est extrêmement numérisée. Les cartes Visa et Mastercard, y compris le sans contact et Apple Pay, sont acceptées presque partout, même dans une station-service paumée au milieu de nulle part. Je recommande malgré tout d’avoir un peu de liquide sur soi, environ cent à deux cents dollars, pour les petits achats ou pour les campings sans réseau.
Ce qui risque de vous surprendre, c’est le système des pourboires. Ils suivent le standard américain assez strict et le personnel compte dessus comme principale source de revenus. Au restaurant, on laisse couramment 18 à 22 % du montant avant taxes. Laissez deux à cinq dollars par nuit pour la femme de chambre, et les guides sur les glaciers attendent généralement dix pour cent du prix de l’excursion. Un atout intéressant de l’Alaska : c’est l’un des cinq seuls États américains à ne pas avoir de taxe d’État sur les ventes ! L’électronique ou les bonnes vestes outdoor peuvent donc parfois s’y acheter à meilleur prix que dans le reste des États-Unis, même si certaines petites villes ajoutent elles-mêmes une légère taxe locale.
10. Données mobiles et pourquoi votre opérateur habituel ne vous sauvera pas
Si vous comptez sur votre roaming européen classique, oubliez vite : la facture vous ruinerait. L’infrastructure est ici assez particulière et même le géant américain T-Mobile fonctionne purement en roaming. La meilleure couverture est de loin assurée par l’opérateur local GCI.
Avec Lukáš, nous réglons ça via une eSIM, que nous téléchargeons tranquillement sur le téléphone depuis la maison, le café à la main : fini la recherche stressante d’un stand à l’aéroport, vous êtes prêt à partir. Je recommande chaudement Holafly, qui propose des données illimitées pour une semaine à un peu moins de 30 dollars. Une alternative est Yesim. Gardez toutefois à l’esprit que dès que vous quittez les routes principales pour vous enfoncer dans les parcs nationaux, le signal disparaît inévitablement. Téléchargez sur votre téléphone les cartes hors ligne de tout l’État : considérez cela comme une base absolue de survie.
11. Bear spray, ou comment survivre à une rencontre avec un ours
L’Alaska abrite un nombre immense d’ours bruns (les fameux grizzlis) et d’ours noirs plus petits. Porter un spray anti-ours à la ceinture lors des randonnées est ici un standard absolu et indispensable, sans lequel vous ne devriez même pas mettre le nez dans la forêt. Il fonctionne à base de capsaïcine très concentrée, projette à une distance d’environ sept à dix mètres et s’achète à Anchorage dans les magasins d’équipement outdoor pour environ 50 dollars.

⚠️ Mais voici maintenant la règle la plus importante : selon les règles strictes des autorités de sécurité, le spray anti-ours n’est autorisé à bord d’aucun avion commercial !
Vous ne l’embarquerez ni en cabine, ni en soute. Il risque d’exploser sous la pression, alors le contrôle de sécurité le confisquera tout simplement. La seule solution est de l’acheter après l’arrivée à Anchorage et, avant le vol retour, de le remettre aux rangers ou à la réception de l’hôtel. Essayer de le faire passer en douce, je vous le déconseille vraiment.
12. Assurance voyage (une jambe cassée au prix d’un crédit immobilier)
Partir aux États-Unis sans une assurance voyage haut de gamme, c’est selon moi jouer purement et simplement à la roulette avec la faillite personnelle. Le système de santé américain est réputé pour ses tarifs astronomiques, et de simples soins avec un plâtre pour une jambe cassée peuvent vous coûter entre 15 000 et 30 000 USD.
L’Alaska ajoute en plus le problème des distances extrêmes. Une blessure loin dans les montagnes d’un parc national nécessitera inévitablement un hélicoptère de secours. Une telle évacuation aérienne peut facilement engloutir cent mille dollars. Je recommande de fixer un plafond minimal de frais médicaux à 1 000 000 € et plus. Si vous prévoyez en outre des treks en haute montagne, vérifiez soigneusement que votre assurance couvre aussi la randonnée en altitude au-dessus de 3 000 mètres.
13. Prises, décalage horaire et eau potable
Passons rapidement en revue quelques détails souvent oubliés avant le voyage. Le décalage horaire par rapport à Paris est ici très marqué : il est exactement de moins onze heures, alors les premiers jours vous serez probablement bien jet-laggé et vous réveillerez à quatre heures du matin avec le sentiment qu’il est l’heure de déjeuner. La tension du réseau est de 120 V (norme américaine) et les prises ont deux broches plates. Un simple adaptateur passif, à quelques euros, suffit largement.
Côté eau, à Anchorage l’eau du robinet est tout à fait sûre, elle provient d’un lac glaciaire. Mais dès que vous partez dans la nature sauvage, toute l’eau des rivières et des ruisseaux de montagne doit être consciencieusement filtrée. Même une eau cristalline qui sort directement d’un glacier en train de fondre peut contenir de désagréables parasites, qui vous offriraient des journées entières de crampes d’estomac — et ce n’est sûrement pas ce que vous voulez en vacances 😁.
Anchorage : 3 endroits à visiter pendant l’acclimatation
La ville s’étend sur une surface immense et son architecture, à première vue, ne vous éblouira sans doute pas. En 1964, le deuxième séisme le plus puissant jamais enregistré dans l’histoire, d’une magnitude de 9,2, a frappé ici et détruit complètement de nombreux quartiers d’origine. Malgré tout, vous y trouverez de superbes endroits qui vous aideront à vous imprégner de l’atmosphère avant le départ vers la nature sauvage.
14. Le Tony Knowles Coastal Trail et la vue sur le Denali
Ce sentier goudronné de près de dix-huit kilomètres est la fierté de la ville et est exclusivement réservé aux piétons et aux cyclistes. Il commence juste à côté de la gare ferroviaire, en centre-ville, et si vous louez un vélo, vous pouvez le parcourir confortablement jusqu’à l’immense Kincaid Park.
Notre point de vue préféré est Point Woronzof, d’où, par temps clair, vous distinguez le mont Denali enneigé à 200 kilomètres de distance, et avec un peu de chance, vous apercevez des bélugas blancs nager près du rivage. Nous, nous emportons toujours un petit en-cas et on regarde simplement l’eau : après ce long vol, c’est un reset parfait pour la tête et le corps.
15. La culture au Anchorage Museum
Si la météo ne joue pas en votre faveur, partez à la rencontre de la culture. Le Anchorage Museum occupe une superficie respectable de 10 000 mètres carrés, et l’entrée pour un adulte coûte environ vingt-cinq dollars.
Vous y découvrirez plus de six cents incroyables artefacts des peuples autochtones. Ce qui nous a le plus marqués, ce sont les casques de guerre des tribus indigènes : honnêtement, je ne m’attendais pas à rester bouche bée devant une vitrine. C’est une façon formidable de comprendre l’histoire complexe de tout le Grand Nord avant de filer vers les petits villages amérindiens de la campagne. Prenez le temps de tout parcourir tranquillement, ça vaut chaque centime.
16. L’ascension du Flattop Mountain
Les Alaskiens adorent la nature et leur activité de week-end préférée est l’ascension du Flattop Mountain. C’est de loin la montagne la plus gravie de tout l’Alaska. Le point de départ se trouve à environ vingt minutes en voiture du centre. Le sentier lui-même ne fait qu’un peu plus de deux kilomètres, mais c’est une vraie montée avec un dénivelé de 410 mètres.

Juste sous le sommet, l’ascension exige même un peu d’escalade facile sur les rochers, alors des chaussures solides sont indispensables. Mais en récompense, vous aurez une vue incroyable sur tout Anchorage, l’océan immense et les sommets montagneux alentour. Savourez à pleins poumons cet air frais du Nord, car c’est précisément pour des moments comme celui-ci que nous nous sommes envolés vers l’Alaska !
Où manger à Anchorage (de la pizza au renne)
La cuisine en Alaska sait être fantastique, les portions sont à l’américaine, donc énormes, et le poisson est évidemment plus frais que partout ailleurs. Rien de mieux qu’après une journée entière de trek de se réfugier dans une taverne bien chauffée et de s’offrir quelque chose de terriblement mauvais pour la santé, n’est-ce pas 😅.
Une véritable et incontestable institution est l’établissement Moose’s Tooth Pub & Pizzeria. C’est même l’une des pizzerias indépendantes les plus rentables de tous les États-Unis ! On y cuit de délicieuses pizzas géantes et on y brasse sa propre bière dans une petite brasserie. Je dois toutefois vous prévenir : ils ne prennent pas de réservations, et dîner ici en saison signifie facilement une heure et demie d’attente dans la file devant l’entrée. Je vous recommande d’essayer leur « Large Avalanche » au poulet et au bacon, c’est tout simplement le paradis.
Pour un petit-déjeuner fantastique, après lequel vous n’aurez pas besoin de déjeuner, rendez-vous en plein centre au Snow City Cafe. Leurs œufs Benedict au crabe sont réputés. Et si vous rêvez de quelque chose de typiquement nordique à prix plus raisonnable, arrêtez-vous à l’un des stands de rue de la 4th Avenue. On y vend des hot-dogs absolument iconiques à la saucisse de renne (Reindeer Sausage) avec une énorme montagne d’oignons caramélisés. Cela vous coûtera environ 10 dollars et c’est tout simplement délicieux !
Astuces et conseils, ou comment économiser
Pour finir, récapitulons nos conseils éprouvés, que nous utilisons à chaque voyage, pas seulement aux États-Unis, pour ne pas jeter inutilement l’argent par les fenêtres.
Où trouver des billets d’avion
Cherchez des billets pas chers, pas seulement vers l’Amérique, sur le portail Kiwi, notre comparateur préféré, où l’on aime se faire composer des itinéraires plus complexes avec plusieurs escales.
Cela vaut la peine de configurer une alerte de prix (un « chien de garde ») même neuf mois à l’avance. C’est ainsi que nous avons économisé beaucoup d’argent, car une alerte nous a aussitôt signalé une belle promo au départ de Francfort, et nous n’avons pas hésité une seconde.
Location de voiture aux États-Unis
Nous utilisons couramment le comparateur RentalCars.com. Souvenez-vous qu’en Alaska, vous devez faire votre réservation au moins six mois à l’avance.
J’ai écrit davantage sur les voitures plus haut, au conseil n° 4. Chez ce comparateur, nous comptons toujours sur des conditions d’assurance claires, ce qui nous évite toute discussion désagréable au comptoir après un long vol. C’est tout aussi appréciable d’avoir tous ses bons regroupés dans une seule application.
Réservation d’hébergement
Booking.com est notre moteur de recherche d’hôtels préféré. À Anchorage, il vaut la peine de réserver des hôtels avec possibilité d’annulation gratuite et de vérifier de temps en temps si le prix n’a pas baissé de quelques dizaines de dollars.
Il nous est arrivé plusieurs fois, avec Lukáš, qu’une offre plus avantageuse apparaisse quelques semaines avant le départ pour le même hébergement. Il suffisait alors, en quelques clics, d’annuler la réservation initiale et d’en réserver une moins chère, ce qui nous a permis d’économiser de quoi nous offrir un dîner de rêve.
N’oubliez pas l’assurance
Comme je l’ai écrit plus haut dans l’article, ne partez vraiment pas aux États-Unis sans assurance.
Pour les courts voyages, nous choisissons une assurance offrant parfois une réduction de cinquante pour cent, et pour les longs voyages, une formule avec une excellente couverture y compris pour la randonnée en montagne. Parcourez absolument les exclusions avant le départ, afin de savoir précisément jusqu’à quelle altitude vous êtes couvert. Quelques minutes de lecture des conditions d’assurance vous épargneront ensuite bien des nuits blanches en montagne.
Pour aller plus loin (lectures complémentaires)
Si l’Alaska vous a séduit et que vous voulez commencer à planifier des endroits et des itinéraires concrets, jetez un œil à nos autres articles sur cette région. Nous avons tout rédigé, des coûts détaillés à l’itinéraire complet :
- Itinéraire en Alaska : que voir en 7, 14 ou 21 jours
- Budget Alaska : combien coûtent des vacances dans la nature sauvage ?
- Que voir et faire à Anchorage (guide détaillé de la ville)
- Météo et saison : quel est le meilleur moment pour aller en Alaska ?
🚗 Location de voiture en voyageVoitures de location vérifiées aux États-UnisCherchez avec le comparateur DiscoverCars — il compare les prix de dizaines de loueurs locaux et internationaux, et l'annulation est gratuite sur la plupart des réservations.
Comparer les prix des voitures aux États-Unis →Foire aux questions (FAQ)
Quand vous m’écrivez des questions sur notre voyage de rêve, vous me posez souvent les mêmes questions pratiques. J’ai donc décidé de rassembler les plus fréquentes dans cette rapide section de questions-réponses, pour que vous n’ayez pas à les chercher laborieusement dans le texte.
1. Comment se rendre en Alaska depuis la République tchèque ?
Il n’existe aucun vol direct depuis Prague. Vous devrez toujours prendre au moins une correspondance, généralement à Francfort ou dans un autre grand hub européen, d’où vous poursuivrez soit directement vers Anchorage, soit via des villes aux États-Unis et au Canada. Le voyage est assez long et éprouvant, alors n’oubliez pas d’emporter de quoi lire dans l’avion et des vêtements confortables. Plus tôt vous commencerez à chercher votre billet, meilleures et plus rapides seront les connexions que vous parviendrez à dénicher.
2. Combien de temps dure le vol vers l’Alaska ?
Cela dépend du vol choisi et de la durée des correspondances. Si vous prenez un vol direct de Francfort en Allemagne vers Anchorage, le vol lui-même dure environ 10 heures. Au total, depuis la République tchèque, comptez entre 16 et 22 heures de voyage. Nous avons toujours essayé de rendre le trajet plus agréable avec un bon livre, donc le temps est finalement passé assez vite.
3. Combien coûte un billet d’avion moyen pour l’Alaska ?
Les prix varient beaucoup selon la saison et le moment de l’achat. En haute saison estivale, comptez pour un billet aller-retour entre 1 500 et 3 000 USD (environ 1 400 à 2 800 EUR). Des billets promotionnels depuis l’Allemagne peuvent être trouvés à moins de 950 EUR. Il est donc rentable de surveiller les différents comparateurs de vols dès l’automne et de ne pas hésiter dès que vous tombez sur un prix raisonnable.
4. Quelle est la meilleure période pour visiter ?
La meilleure période pour visiter l’Alaska est les mois de juin, juillet et août. Le temps est le plus stable durant ces mois, toutes les routes et parcs sont ouverts et vous avez les meilleures conditions pour observer les ours et autres animaux. Gardez toutefois à l’esprit que c’est aussi la période la plus fréquentée de l’année. Vous rencontrerez donc plus de touristes partout et les prix de l’hébergement sont à leur maximum absolu.
5. Ai-je besoin d’un visa américain classique pour le voyage ?
Pour les voyages touristiques classiques de moins de 90 jours, vous n’avez pas besoin de visa classique. Vous pouvez vous contenter de l’enregistrement électronique ESTA, que vous effectuez en ligne sur le site officiel du gouvernement pour 21 dollars. Le processus d’approbation ne prend généralement que quelques minutes, mais les autorités recommandent de tout régler au moins 72 heures avant le départ. Vous vous épargnerez ainsi beaucoup de nerfs et de stress inutiles à l’aéroport.
6. Puis-je louer n’importe quelle voiture et aller partout avec ?
Malheureusement non. Les grandes agences de location internationales classiques en Alaska ont dans leurs contrats une interdiction stricte de circuler sur les routes non goudronnées (en gravier). Si vous souhaitez vous aventurer plus profondément dans la nature sauvage sur ce type de routes, vous devez louer une voiture auprès de spécialistes locaux, où les prix sont bien sûr plus élevés. Ne tentez surtout pas de prendre le risque avec une voiture ordinaire, ça ne vaut pas les ennuis.
7. Est-il nécessaire d’avoir un spray anti-ours sur soi ?
Oui, le bear spray est une nécessité absolue chaque fois que vous quittez les zones urbaines. Les ours sont chez eux en Alaska et les rencontres avec eux ne sont pas du tout rares. Rappelez-vous cependant que pour des raisons de sécurité, vous ne pouvez pas l’emporter dans l’avion. Vous devez l’acheter après votre arrivée à Anchorage dans un magasin local et vous en débarrasser consciencieusement avant le voyage de retour.
