La Dalmatie, c’est souvent le premier coup de cœur méditerranéen pour beaucoup de voyageurs – et rien d’étonnant à cela. Une eau cristalline, des villes historiques en pierre, des centaines d’îles et, en prime, du poisson frais grillé à la mode locale. Sauf qu’entre le rêve des vacances et la valise réellement bouclée, quelques questions pratiques subsistent : quand partir exactement pour éviter la foule et la chaleur étouffante, combien tout cela va coûter, et faut-il choisir un séjour organisé confortable ou partir à l’aventure par soi-même ?
Nous avons conçu ce guide pour vous faire gagner des heures de recherche. Vous y trouverez les prix actualisés des séjours et des vols, que nous mettons à jour chaque matin, nos conseils concrets tirés de nos propres voyages en Dalmatie et de tous nos articles, ainsi qu’un calendrier de réservation pour éviter de payer trop cher.

Que voir et faire en Dalmatie
La Dalmatie s’étire sur des centaines de kilomètres le long de la côte, et chaque tronçon a son caractère. Nous la divisons grosso modo en trois univers : les villes animées, les îles paisibles et la nature aux cascades. Voici notre sélection du meilleur :
- Split – le cœur de la Dalmatie, le palais de Dioclétien et la meilleure porte d’entrée aérienne et maritime vers toute la région.
- Dubrovnik – ses célèbres remparts et sa vieille ville, icône du sud (et oui, c’est cher et bondé).
- Zadar avec ses orgues marines et Šibenik avec sa cathédrale Saint-Jacques – deux villes sous-estimées que nous adorons.
- Trogir – une pittoresque petite ville de pierre sur un îlot, à deux pas de l’aéroport de Split.
- La riviera de Makarska – de longues plages de galets au pied du mont Biokovo, un classique pour les familles motorisées.
- Les îles : Hvar, Brač avec sa célèbre plage de Zlatni Rat, Korčula, la sauvage Vis avec sa Grotte bleue et l’îlienne festive Pag.
- La nature : le parc national de Krka et ses cascades où, contrairement à Plitvice, on pouvait encore se baigner récemment.
Si vous ne savez pas par où commencer, jetez un œil à notre panorama des 10 plus beaux endroits de Dalmatie – c’est un bon tremplin pour planifier votre premier itinéraire.

Quand partir en Dalmatie
La haute saison en Dalmatie, ce sont juillet et août – la mer est la plus chaude (environ 25 °C), mais c’est aussi le moment où il y a le plus de monde et les prix d’hébergement les plus élevés. Si la chaleur ne vous dérange pas et que vous voulez la garantie de la baignade, c’est le choix idéal. Personnellement, nous préférons toutefois éviter la haute saison.
Notre période préférée, ce sont juin et septembre. La mer est agréablement chaude, le temps stable, et pourtant c’est plus calme et moins cher. Septembre est en outre idéal pour les amoureux des villes historiques – Dubrovnik ou Split se parcourent sans files interminables ni chaleur accablante. Mai et début octobre conviennent parfaitement aux randonnées, à la découverte des villes et aux parcs nationaux, mais pour la baignade, la mer est plutôt réservée aux courageux.
De novembre à avril, la plupart des restaurants et pensions des îles sont fermés et les liaisons en ferry sont réduites. Pour un circuit des villes, ça passe ; pour des vacances balnéaires classiques, non.












Comment se rendre en Dalmatie
Le plus rapide pour rejoindre la Dalmatie, c’est l’avion – des vols directs desservent surtout Split et Dubrovnik, et en saison Zadar s’y ajoute. Le vol dure environ 1h30 et c’est le choix évident si vous partez une semaine et ne voulez pas perdre deux jours en trajet. En dehors des vols directs, on peut voler avec une escale, mais pour un trajet aussi court, cela n’en vaut généralement pas la peine.
La seconde option, c’est la voiture – jusqu’à Split, comptez environ 1 100 km et 11 à 12 heures de route via l’Autriche et la Slovénie (ou la Hongrie). La voiture est surtout appréciable sur la riviera de Makarska et pour se déplacer d’un endroit à l’autre ; prévoyez les péages autoroutiers et les ferries payants vers les îles. Vous atteindrez les îles elles-mêmes par ferry et catamaran depuis les ports de Split, Zadar et d’autres villes.
Louer une voiture sur place
La voiture a du sens en Dalmatie si vous voulez vous déplacer d’un endroit à l’autre – la riviera de Makarska, les excursions dans l’arrière-pays, les parcs nationaux ou l’exploration des plages le long de la côte. En revanche, si votre plan est du type « on vole à Split et on passe une semaine allongés au bord de la mer » ou si vous sautez d’île en île en catamaran, la voiture devient plutôt un fardeau (le stationnement en centre-ville est cher et compliqué, et il faut payer un supplément pour l’embarquer sur le ferry).
- Réservez à l’avance via les comparateurs de loueurs – en saison, c’est souvent cher ou complet sur place.
- Surveillez l’assurance et le montant de la franchise – le forfait de base ne couvre souvent qu’une partie ; une assurance complémentaire en vaut la peine.
- Prévoyez une caution bloquée sur la carte et le fait que le passage des ferries avec voiture se paie à part.
- Rendez la voiture avec le même niveau de carburant et photographiez son état à la prise en charge.
Où loger en Dalmatie
En Dalmatie, ce sont clairement les appartements et chambres privés (sobe/apartmani) qui règnent – ils sont abordables, souvent équipés d’une kitchenette, et les propriétaires sont généralement accueillants. Les hôtels classiques se trouvent plutôt dans les grandes stations balnéaires et les villes, et les campings tout le long de la côte (parfaits pour les voyages en voiture avec caravane ou tente).
- Split et ses environs (Trogir, Kaštela) – idéal comme camp de base, excellentes liaisons de transport et ferries.
- La riviera de Makarska – les plus belles plages et les montagnes à portée de main, top pour les familles motorisées.
- Les îles (Hvar, Brač, Korčula, Vis) – pour le calme et l’atmosphère authentique ; les prix à Hvar sont plutôt élevés.
- Zadar et Šibenik – parfaits pour combiner ville, mer et parcs nationaux, généralement moins chers que le sud.
- Dubrovnik – la plus chère ; mieux vaut loger un peu à l’écart de la ville et faire la navette.
Voyage organisé ou en autonomie ?
En matière de planification, la Dalmatie est l’une des destinations étrangères les plus simples – elle se prête très bien à l’organisation par soi-même, mais le séjour organisé a aussi sa place. Voici notre comparaison honnête :
Le séjour organisé vaut le coup quand…
- vous voulez avoir transport et hébergement réglés en un clic et ne rien avoir à gérer ;
- vous voyagez avec des enfants et appréciez l’all-inclusive ou les transferts depuis l’avion ;
- vous partez une semaine dans une seule station et ne prévoyez pas de beaucoup bouger ;
- vous attrapez un bon prix first/last minute.
Partez par vous-même quand…
- vous voulez combiner plusieurs endroits – par exemple villes + îles + parcs nationaux ;
- vous préférez les appartements, votre propre rythme et les repas dans les konobas locales ;
- vous voyagez en voiture ou souhaitez la flexibilité de modifier vos plans selon la météo ;
- vous voulez maîtriser votre budget et économiser sur les intermédiaires.
Nous deux, nous partons presque toujours en Dalmatie par nos propres moyens – appartement, voiture de location et itinéraire libre, c’est ce qui nous convient le mieux. Mais nous recommanderions sans hésiter le séjour organisé aux familles qui veulent tranquillité et sérénité, ou lorsqu’une offre vraiment avantageuse apparaît pour une station précise.
Budget : coût journalier en Dalmatie
| Niveau | Hébergement | Repas | Transport et activités | Total/jour |
|---|---|---|---|---|
| Routard | 20 €–30 € (chambre, camping, appartement partagé) | 12 €–18 € (cuisine maison, boulangeries, snacks) | 8 €–14 € (transports en commun, ferry occasionnel) | env. 40 €–65 € |
| Standard | 40 €–70 € (appartement pour 2) | 25 €–35 € (déjeuners et dîners en konoba) | 20 €–30 € (voiture, ferries, entrées) | env. 85 €–140 € |
| Confort | 100 €+ (hôtel en bord de mer) | 45 €+ (restaurants, poisson, vin) | 40 €+ (excursions en bateau, voiture, activités) | env. 185 €+ |
Les prix sont indicatifs, par personne et par jour et dépendent beaucoup de la saison — en juillet et août, ajoutez sans hésiter un tiers au budget hébergement. La Dalmatie n’est plus depuis longtemps la destination la moins chère, mais en cuisinant en partie soi-même et hors pointe, on peut s’en sortir raisonnablement.
Comment économiser
La Dalmatie peut se faire bon marché comme cher – la différence tient souvent au moment où vous achetez et réservez. Nos règles éprouvées :
- Achetez les vols d’été 2 à 4 mois à l’avance ; les vols directs vers Split et Dubrovnik se remplissent vite en saison et grimpent à la dernière minute. Cherchez vos vols dans notre comparateur.
- Réservez l’hébergement tôt – les meilleurs appartements en bord de mer pour juillet/août disparaissent dès le printemps. Hors pointe, en revanche, mieux vaut réserver plus tard. Nos conseils d’hébergement.
- La haute saison est la plus chère – décaler de quelques semaines vers juin ou septembre fait facilement économiser un tiers sur l’hébergement, avec la tranquillité en bonus.
- C’est au bord de l’eau et sur les grandes promenades que ça coûte le plus cher – mangez une rue plus loin, dans une konoba où mangent les locaux.
- Réservez à l’avance les excursions populaires (Grotte bleue, sorties en bateau), vous économiserez et aurez la garantie d’une place. Quoi réserver à temps.
- Si vous partez en séjour organisé, guettez les offres first minute au printemps et les last minute juste avant le départ. Séjours actuels.
Informations pratiques
La Croatie fait partie de la zone euro et de l’espace Schengen, donc vous payez en euros et adieu les contrôles aux frontières. On paie par carte presque partout, mais sur les petites îles, aux marchés et dans les petites konobas, un peu d’espèces reste bien utile. L’anglais et l’allemand sont couramment compris.
- Connectivité : avec le roaming européen, vous appelez et surfez comme chez vous, mais une eSIM avec forfait data est pratique si vous voulez plus de données pour la navigation et les cartes sans vous soucier des limites.
- Sécurité : la Dalmatie fait partie des destinations très sûres, une vigilance ordinaire suffit. Attention aux rochers coupants et aux oursins – les chaussures d’eau sont quasi obligatoires.
- Assurance : munissez-vous d’une assurance voyage ; la carte européenne (CEAM) ne couvre que les soins de base et il y a un ticket modérateur à payer en Croatie.
