Si tu prépares des excursions au Spitzberg (Norvège), sache qu’au-delà du panneau représentant un ours polaire, à la sortie de Longyearbyen, s’arrête le monde où tu peux t’aventurer seul. Tout ce qui se trouve plus loin est une nature arctique sauvage, dans laquelle tu ne peux pénétrer, pour des raisons de sécurité, qu’accompagné d’un guide armé. Et c’est précisément pour cela qu’il faut choisir ses excursions intelligemment et planifier à l’avance. Au Spitzberg, il n’existe rien de tel que l’errance sans but à travers le paysage, le sac au dos — sauf si tu possèdes un permis de port d’arme et une autorisation spéciale du gouverneur.
Si tu organises mal ton voyage, tu risques facilement de passer toute une semaine à regarder les sommets enneigés depuis la fenêtre de ton hôtel et à payer des sommes astronomiques pour tes dîners. J’ai préparé pour toi un guide détaillé, basé sur ce que les vrais voyageurs répètent encore et encore sur les forums et dans les avis. Pour que tu ne passes pas à côté de la bonne excursion simplement parce que tu ne savais pas où cliquer.

Résumé pour ceux qui n’ont pas le temps de tout lire
Voici un aperçu rapide de l’essentiel à savoir avant de partir.
- Pas un pas sans guide : En dehors de la zone de la capitale Longyearbyen, il est interdit de circuler sans arme à feu et sans moyens pour effrayer les ours. Les excursions organisées sont donc une nécessité.
- Budgets élevés : Compte sur le fait que chaque journée d’activités a un coût. Six jours d’excursions pour deux personnes tournent couramment autour de 20 000 NOK (env. 1 720 €) sur les forums.
- Les aurores boréales n’ont pas de sens : Le Spitzberg se situe trop au nord, au-dessus de l’ovale auroral. Les excursions spéciales pour observer les aurores n’ont ici pas grand intérêt ; il vaut bien mieux se rendre à Tromsø, sur le continent.
- Nouvelles règles strictes 2025 : Les navires d’expédition dans les zones protégées peuvent transporter 200 passagers au maximum, et le débarquement n’est possible que sur 43 sites approuvés. Les drones sont totalement interdits.
- Le hit hivernal, c’est la grotte : Les voyageurs sont unanimes : l’exploration d’une grotte glaciaire est le sommet absolu de la saison hivernale.
- La réservation anticipée est la clé : Les meilleures excursions et croisières sont, en haute saison de mars à août, complètes des mois à l’avance.

Quand partir au Spitzberg
Le bon timing est absolument essentiel au Spitzberg, car chaque saison offre une expérience complètement différente et certaines activités s’excluent mutuellement. L’hiver dure ici de novembre à la mi-février et apporte la sombre nuit polaire. Durant cette période, le soleil ne se lève pas du tout au-dessus de l’horizon et tu ne profites que de quelques heures d’une magique pénombre bleutée autour de midi. En hiver, les touristes viennent surtout pour l’atmosphère mystérieuse, mais l’offre d’excursions est très limitée.
Le plus grand hit chez les voyageurs est ce qu’on appelle l’hiver ensoleillé, qui démarre au tournant de février-mars et dure jusqu’en mai. La lumière revient à une vitesse incroyable et, dès avril, tu profites de journées où le soleil ne se couche pas du tout. Ce sont justement les mois de printemps qui constituent le sommet absolu pour les balades en motoneige, les visites de grottes glaciaires et les expéditions en traîneau à chiens. Prépare-toi cependant à un froid intense : en mars, les températures descendent couramment jusqu’à moins vingt degrés et les créneaux chez les opérateurs disparaissent à la vitesse de l’éclair.
L’été polaire règne ensuite de juin à septembre et le paysage se transforme complètement grâce au soleil de minuit ininterrompu. La neige fond, les fjords gelés s’ouvrent et débute la haute saison des excursions en bateau et des croisières d’expédition. C’est le moment idéal pour observer morses, baleines et immenses colonies d’oiseaux. Sache toutefois que la toundra arctique estivale est extrêmement gorgée d’eau et boueuse, si bien que tu ne pourras absolument pas faire de randonnée sans de bonnes chaussures imperméables.

Où se loger à Longyearbyen
💡 Astuce hébergement et expériences : Nous préférons chercher notre hébergement sur Booking.com, où l’on trouve les meilleures conditions d’annulation. Pour les billets, excursions et activités, mieux vaut comparer et réserver via GetYourGuide.
Comme il est interdit de camper librement ou de circuler en dehors de la capitale Longyearbyen, ton choix d’hébergement se limitera à ce village arctique unique. La ville est plutôt petite et tu peux tout rejoindre à pied, mais lors des tempêtes de neige hivernales, tu apprécieras un hôtel en plein centre. La règle de base est de réserver son hébergement très en avance, car les capacités sont limitées et, en saison printanière, tout est souvent désespérément complet.
Le Funken Lodge se dresse sur une colline au-dessus de la ville : une base arctique d’exception, un petit-déjeuner fantastique et un restaurant au menu végétarien étonnamment bon. N’en attends pas beaucoup plus à Longyearbyen, mais cela te suffira amplement. Très apprécié aussi, le Radisson Blu Polar Hotel, qui bénéficie d’un excellent emplacement juste au premier arrêt de la navette de l’aéroport ; en prime, après une excursion glaciale, tu peux te détendre dans les bains à remous extérieurs avec vue sur le fjord.
Pour les amateurs d’une atmosphère plus authentique, un excellent choix est le Basecamp Hotel, qui rappelle, dehors comme dedans, une cabane de trappeur traditionnelle pleine de bois et de peaux. Les voyageurs qui surveillent leur budget optent quant à eux très souvent pour le Gjestehuset 102, dans le quartier excentré de Nybyen. Il s’agit d’une ancienne pension de mineurs avec salles de bains partagées, où tu obtiens un lit à un prix très raisonnable. Prépare-toi juste à une curiosité locale : dans la plupart des hôtels, tu dois te déchausser dès l’entrée et l’on circule dans les couloirs uniquement en chaussettes ou en chaussons.

12 choses à savoir sur les excursions au Spitzberg (Norvège)
💡 Astuce : Une partie des excursions à la journée peut se réserver confortablement en ligne à l’avance via des plateformes comme GetYourGuide. Je te recommande vivement de le faire, car les places disponibles sur place partent vite.

1. Pourquoi chaque journée est une excursion payante
Le plus grand choc pour de nombreux visiteurs est de découvrir qu’ils ne peuvent pas organiser leur programme eux-mêmes au Spitzberg. Le gouverneur de l’archipel exige strictement que toute personne circulant en dehors de la fameuse zone 10 (Management Area 10, autour de Longyearbyen) dispose de moyens pour dissuader les ours polaires. En règle générale, cela implique l’obligation de porter une arme à feu puissante et un pistolet de signalisation.
Pour le touriste lambda, cela signifie en pratique que chaque sortie hors de la ville exige de payer un guide professionnel. Longyearbyen même se parcourt tranquillement en une demi-journée et les musées t’occuperont une journée de plus, mais sans activités payées, tu commenceras très vite à t’ennuyer en ville. Si tu voulais louer une arme par toi-même, il te faudrait une longue autorisation de la police locale ou un permis de port d’arme européen, ce qui n’a aucun sens pour la plupart des voyageurs.
De plus, les nouvelles règles imposent aux expéditions indépendantes de souscrire une assurance spéciale pour une éventuelle opération de secours, qui peut exiger une garantie financière allant jusqu’à 650 000 NOK (plus de 55 000 €). Acheter une excursion organisée reste de loin la manière la moins chère et la plus sûre de découvrir la nature arctique sauvage. Garde aussi à l’esprit qu’en ville, le port d’une arme chargée est strictement interdit et que, devant le supermarché comme devant la banque, tu trouveras des casiers spéciaux pour déposer les fusils.

2. La grotte glaciaire est un hit absolu
Si tu arrives en hiver ou au printemps, la visite d’une grotte glaciaire devrait figurer en tête de ta liste. Les voyageurs la qualifient à plusieurs reprises de meilleure expérience de tout le voyage et, sur les forums, on lit que le passage à travers les étroits couloirs bleus est absolument à couper le souffle. Les excursions mènent généralement aux glaciers Longyearbreen ou Scott Turnerbreen, situés à peine à la sortie de la ville.
On s’y rend le plus souvent en dameuse spéciale, un « snowcat », ce qui constitue en soi une belle expérience. À l’intérieur t’attendent d’incroyables formations de glace bleue et d’étroits boyaux que tu éclaires uniquement à la lumière de ta propre lampe frontale. La saison dure environ de la mi-janvier à la mi-mai, la température intérieure se maintenant stablement autour de moins quatorze degrés — des vêtements chauds sont donc une nécessité absolue.
La société Snowfox Travel propose des sorties pour environ 1 300 NOK (env. 110 €) par personne. Pour ce prix, tu vis une expérience qui n’existe tout simplement pas en été, puisque la grotte fond. Les créneaux d’avril sont souvent complets des mois à l’avance, alors ne tarde surtout pas à réserver.

3. La motoneige vers le Tempelfjorden pour débutants
La conduite d’une motoneige est un mode de transport tout à fait courant au Spitzberg, où l’on compte même plus de motoneiges que d’habitants. Pour les touristes qui n’en ont jamais conduit, l’excursion la plus accessible en premier choix est celle vers le superbe Tempelfjorden. L’itinéraire traverse la large vallée d’Adventdalen et n’est pas extrêmement exigeant, si bien que toute personne en forme moyenne, titulaire d’un permis de conduire voiture valide, en vient sans problème à bout.
Pendant la balade, tu as d’énormes chances de croiser des rennes sauvages du Spitzberg ou de discrets renards polaires. Des opérateurs expérimentés comme Hurtigruten Svalbard proposent même des sorties sur des motoneiges électriques modernes, magnifiquement silencieuses, qui ne dégagent aucune odeur d’essence et ne dérangent en rien la faune locale. Depuis 2025, il est certes strictement interdit de rouler directement sur la banquise du fjord après le 1er mars, mais les vues des parois glaciaires depuis la côte restent absolument épiques.
Les prix varient selon que tu conduis la motoneige ou que tu voyages en tant que passager sur le siège arrière. Pour un conducteur, tu paieras environ 3 500 NOK (300 €) et pour un passager environ 2 100 NOK (180 €). Chez les entreprises sérieuses, le prix inclut toujours l’équipement chaud complet, de l’immense combinaison aux chaussures spéciales en passant par le casque, si bien que tu n’auras certainement pas froid.

4. La côte est comme expédition d’une journée entière
Pour les plus audacieux et les plus endurants, il existe une variante nettement plus longue : l’expédition en motoneige jusqu’à la côte est isolée. Il s’agit d’une expédition exigeante d’une journée entière, durant jusqu’à dix heures, au cours de laquelle tu parcours plus de cent kilomètres à travers un paysage arctique extrêmement rude. L’itinéraire mène souvent dans la région d’Agardhbukta, où t’attendent d’infinies plaines enneigées et d’immenses blocs de glace tombant dans la mer.
C’est justement sur la côte est et au bord de la mer gelée que tu as les plus grandes chances d’apercevoir un ours polaire sauvage. Tu dois cependant compter avec les nouvelles règles strictes de protection de la nature qui, depuis 2025, imposent de garder une distance minimale de 300 mètres avec les animaux — et même un demi-kilomètre au printemps. Si tu veux donc prendre de bonnes photos, tu ne t’en sortiras pas sans un bon téléobjectif et des jumelles, car avec un téléphone portable tu ne captureras qu’un point blanc au loin.
Cette excursion est physiquement très exigeante et requiert des sous-vêtements techniques vraiment de qualité sous la combinaison d’expédition prêtée, puisque les températures peuvent chuter bien en dessous de moins trente degrés. Le prix tourne autour de 4 000 à 4 500 NOK (340 à 390 €) pour le conducteur. Je te recommande de planifier cette expérience plutôt en mars ou avril, quand il y a déjà suffisamment de lumière du jour.

5. Le traîneau à chiens, en hiver comme en été
La balade en traîneau à chiens compte parmi les manières les plus authentiques de découvrir le paysage arctique dans un silence total. Des sociétés comme Green Dog Svalbard ou Arctic Husky Travellers proposent de superbes excursions avec des huskys d’Alaska dans les vallées derrière Longyearbyen. Les meutes sont incroyablement amicales et les chiens adorent courir par-dessus tout, ce que tu constates à leurs aboiements et à leur enthousiasme juste avant le départ.
Pendant la nuit polaire et l’hiver classique, tu circules sur des traîneaux en bois à travers les vallées enneigées. Les voyageurs, sur les forums, recommandent très souvent de combiner le traîneau à chiens avec la visite d’une grotte glaciaire, ce qui offre un excellent programme d’une journée pour environ 333 € (env. 8 400 CZK). C’est aussi l’une des meilleures activités pour les familles, car les opérateurs autorisent généralement la balade en traîneau aux enfants dès six à huit ans.
Et que faire si tu arrives en été, quand la neige a complètement disparu des vallées ? Aucun problème : les chiens de traîneau ont besoin de s’entraîner toute l’année pour ne pas perdre leur condition. Pendant les mois d’été, les traîneaux sont simplement remplacés par des chariots spéciaux à roues, si bien que tu ne rateras cette belle expérience avec les toutous arctiques même en juillet ou en août plus chauds.

6. Les croisières à la journée vers les glaciers
Dès que, en mai, la glace épaisse se retire et que les principaux fjords s’ouvrent, débute la tant attendue saison des croisières en bateau. La vue des fronts déchiquetés des glaciers directement depuis la surface de l’eau est absolument inoubliable et tu entendras souvent le craquement assourdissant de blocs de glace immenses s’effondrant dans la mer. Très populaire, le navire hybride moderne Brim Explorer effectue une partie de la croisière uniquement à la propulsion électrique silencieuse, sans déranger la nature environnante.
L’excursion dure environ quatre heures et coûte autour de 2 295 NOK (200 €) par adulte. À bord se trouve un salon chauffé avec vue et un bar, alors n’hésite pas à faire une pause café pour te réchauffer — le vent arctique sur le pont est particulièrement mordant. Les bateaux se dirigent le plus souvent vers la région du Billefjord, jusqu’au majestueux glacier Nordenskiöldbreen.
Depuis le pont, tu peux observer d’énormes masses de glace et, avec un peu de chance, apercevoir aussi des bélugas de passage ou des morses se reposant sur un bloc. Les nouvelles règles écologiques ont limité la taille des navires dans les zones protégées à 200 passagers au maximum, ce qui signifie que les colosses géants de croisière n’atteignent plus les plus beaux glaciers et que l’expérience à bord de plus petits bateaux reste bien plus intime.

7. Les villes russes de Pyramiden et Barentsburg
Un grand sujet, souvent controversé sur les forums de voyageurs, est la visite des colonies minières russes. Pyramiden est une fascinante ville fantôme soviétique, abandonnée du jour au lendemain en 1998, où se dresse encore aujourd’hui la statue de Lénine la plus septentrionale du monde et une maison de la culture rénovée. Barentsburg est au contraire une colonie minière encore vivante, avec quelques centaines d’habitants, une mine en activité et sa propre brasserie.
Les deux villes appartiennent à l’entreprise d’État russe Trust Arktikugol, qui les gère. Après l’invasion de l’Ukraine en 2022, la plupart des opérateurs norvégiens ont décidé de boycotter la coopération avec cette entreprise d’État russe pour des raisons éthiques. Ces excursions avec débarquement ont donc pratiquement disparu de l’offre du centre touristique officiel, et la communauté des voyageurs débat souvent de savoir s’il est convenable d’y dépenser son argent.
Si tu veux tout de même voir la région, tu peux acheter une croisière auprès d’entreprises norvégiennes indépendantes comme Henningsen ou Polar Charter. Tu profites ainsi d’une magnifique vue depuis le bateau sur le glacier et la ville, sans dépenser d’argent à terre — ce que les locaux appellent le window shopping. Le Billefjord et la paroi glaciaire sont à eux seuls si impressionnants que la croisière, à environ 2 800 NOK (env. 240 €), en vaut la peine même sans une promenade entre les immeubles soviétiques.

8. Les croisières d’expédition de plusieurs jours pour les exigeants
Si tu veux vraiment découvrir tout l’archipel et t’éloigner de la civilisation, les excursions à la journée depuis Longyearbyen ne te suffiront tout simplement pas. La seule solution est de monter à bord d’une croisière d’expédition de plusieurs jours. Ces expéditions durent généralement de huit à quatorze jours et offrent d’incroyables possibilités pour la photographie, car elles t’emmènent aux falaises d’Alkefjellet remplies d’oiseaux ou dans le détroit de Hinlopenstretet.
Les voyageurs expérimentés ne jurent que par les plus petits navires d’expédition comme le MS Plancius ou la flotte HX d’Hurtigruten Expeditions. Les plus petits bateaux pénètrent plus profondément dans les fjords et débarquent les touristes à terre à l’aide de petits canots pneumatiques de type Zodiac. Les meilleures chances de circumnavigation réussie de tout l’archipel se situent en juillet et août, quand la glace se retire le plus au nord et libère le passage.
Les prix de ces croisières premium évoluent dans des sphères très élevées. Ils commencent autour de 6 900 € (env. 175 000 CZK) pour les plus petits navires standard et peuvent grimper jusqu’à douze mille euros pour les plus luxueux. Le prix inclut cependant la pension complète, l’hébergement ainsi que tous les débarquements aventureux avec les commentaires experts de biologistes et de géologues.

9. Les nouvelles règles pour les croisières depuis 2025
Depuis 2025, la Norvège prend la protection de la nature très au sérieux et le tourisme arctique s’en est trouvé assez profondément transformé, pour le mieux. Dans les parcs nationaux et les réserves naturelles, seuls les navires transportant 200 passagers au maximum peuvent naviguer. Les grands paquebots de croisière conventionnels se retrouvent ainsi soudain limités aux abords non protégés de l’Isfjorden et n’atteignent plus les plus beaux endroits.
Autre changement majeur : la restriction drastique des déplacements des touristes à terre. Dans les zones protégées, le débarquement depuis les navires commerciaux n’est désormais autorisé que sur 43 sites précisément délimités, alors que les opérateurs en utilisaient auparavant plus de deux cents. Cela vise à éviter la perturbation de la fragile toundra nordique et le dérangement des oiseaux nicheurs.
Par ailleurs, l’utilisation de drones est totalement interdite dans toutes les réserves, et le respect strict des distances par rapport aux animaux est de rigueur. Les navires doivent se tenir à au moins 150 mètres des morses, ralentir à cinq nœuds près des colonies d’oiseaux et ne pas s’approcher des ours polaires à moins de 300 à 500 mètres. On s’attend à ce que cela change nettement la façon dont les touristes photographient les animaux : de bonnes jumelles deviendront soudain plus importantes qu’un appareil photo.

10. Le Camp Barentz et les soirées consacrées aux ours
Si tu cherches une expérience plus tranquille mais très authentique, rends-toi au chalet Camp Barentz. Il se trouve à une dizaine de kilomètres de Longyearbyen, dans la vallée déserte d’Adventdalen, loin de toute pollution lumineuse de la ville. C’est une belle et chaleureuse réplique du chalet historique de l’explorateur Willem Barents, où l’on se chauffe autour d’un foyer ouvert au milieu de la pièce.
Au cours de la soirée, des guides expérimentés te servent un copieux dîner local, préparent le café directement sur le feu et te racontent des histoires fascinantes sur la vie des ours polaires. Tu apprends une foule de choses intéressantes sur les mœurs des ours polaires et sur la façon dont fonctionne la cohabitation quotidienne des humains avec ces immenses prédateurs, qui ne sont tout simplement pas ici des invités, mais bien les maîtres du paysage.
Ce programme d’environ trois heures coûte autour de 1 545 NOK (130 €) et c’est une activité absolument idéale pour les premiers jours du séjour ou pour les familles avec enfants. En hiver, il y a de surcroît une énorme chance qu’au retour de la vallée tu aperçoives un ciel clair parsemé d’étoiles, et si tu as vraiment beaucoup de chance, une aurore boréale juste au-dessus du chalet.

11. Ce qui ne marche pas et ce à quoi faire attention
Internet est plein d’attractions qui, dans la dure réalité arctique, n’ont aucun sens. Le plus grand mythe, ce sont les excursions commerciales pour observer les aurores boréales. Le Spitzberg se situe paradoxalement trop haut au nord, au-dessus de l’ovale auroral, si bien que l’aurore y est souvent moins visible qu’en Norvège du Nord. De plus, il n’y a pas de réseau routier permettant de parcourir des centaines de kilomètres à la recherche d’un ciel dégagé. Rends-toi plutôt à Tromsø en septembre ou en octobre.
La deuxième absurdité absolue, ce sont les fameux « polar bear tours ». La poursuite active et la recherche d’ours polaires sont strictement interdites par la loi. Aucune personne sensée ne te garantira que tu verras un ours lors d’une excursion. Sur les croisières à la journée depuis la ville, les chances sont très faibles et seule une occasion réelle est offerte par les coûteux navires d’expédition de plusieurs jours se dirigeant vers l’est de l’archipel.
Prépare-toi aussi au fait que la météo est ici le maître absolu de la situation. Les excursions annulées ou les vols reportés à cause d’une tempête de neige ou du brouillard sont ici tout à fait courants, alors ajoute toujours à ton itinéraire au moins une journée libre comme marge de sécurité, sinon tu transpireras à coup sûr lors de ta correspondance à Oslo.

12. La randonnée pédestre et le kayak estival
Quand, en juin, la majeure partie de la neige fond et que débute la période du soleil de minuit, les vallées autour de Longyearbyen s’ouvrent à la randonnée. Bien entendu, la règle s’applique de nouveau : tu ne peux partir qu’accompagné d’un guide armé. Très populaires sont les randonnées de difficulté moyenne vers les sommets Sarkofagen et Trollsteinen, d’où la vue est superbe sur tous les environs et sur le glacier Longyearbreen.
Les amoureux de l’eau peuvent quant à eux essayer en été le kayak de mer dans les eaux de l’Isfjorden. Pagayer à proximité immédiate des blocs de glace glaciaires tout en observant les oiseaux arctiques tournoyant au-dessus de sa tête est, pour beaucoup, le sommet absolu du voyage. Les activités estivales durent généralement de la mi-juin à la fin septembre et offrent une belle échappatoire aux moteurs bruyants des motoneiges.
Compte cependant sur le fait que la toundra estivale est extrêmement gorgée d’eau, spongieuse et pleine de boue. Les voyageurs, sur les forums, recommandent très vivement de prendre de bonnes chaussures imperméables, idéalement des chaussures de trek montantes, car tu devras à coup sûr traverser des ruisseaux glacés et marcher sur des champs de neige fondante. Si le sommeil en pleine lumière du jour te dérange, glisse aussi dans ta valise un bon masque pour les yeux.

Où se loger, résumé pratique et prix indicatifs
En planifiant ton budget, tu dois tenir compte du fait que le Spitzberg est tout simplement une destination chère. Si tu t’y prends intelligemment, en faisant tes courses au supermarché local Svalbardbutikken et en choisissant soigneusement tes activités, ton budget ne te tuera pas, même si le Spitzberg a la réputation d’être l’une des destinations les plus chères du monde. Fait intéressant : l’archipel fonctionne comme une zone hors taxes, si bien que beaucoup de choses dans les magasins y sont paradoxalement moins chères que sur le continent norvégien — mais pour acheter de l’alcool au rayon local Nordpolet, tu devras présenter ton billet d’avion à la caisse.
Pour te donner une idée, le budget low-cost réel des voyageurs sur les forums indique environ 870 € (env. 22 000 CZK) par personne pour quatre jours de séjour. Ce prix comprend les billets d’avion aller-retour depuis l’Europe, un hébergement moins cher en chambre partagée, une croisière en bateau et la visite d’une grotte glaciaire.
Pour aller plus loin
Lis les autres articles qui t’aideront à planifier ce voyage d’une vie :
- Comment se rendre au Spitzberg
- Spitzberg : que voir et vivre au bout du monde
- Longyearbyen : que voir
- Pyramiden et Barentsburg
- Tromsø : la porte des aurores boréales
- Hurtigruten : croisière le long de la côte norvégienne
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Voici les réponses aux questions les plus fréquentes que se posent les voyageurs avant de partir.
Combien coûtent réellement les excursions au Svalbard ?
Chaque journée d’excursion organisée coûte en moyenne de 1 300 à 4 500 NOK (environ 110 à 380 €). Les activités plus courtes comme la randonnée ou la grotte glaciaire sont moins chères, tandis que les expéditions d’une journée complète en motoneige ou les croisières font partie des expériences les plus onéreuses, mais elles valent vraiment chaque euro.
Peut-on faire quelque chose gratuitement en dehors de Longyearbyen ?
Pratiquement impossible. Si vous n’avez pas votre propre arme, un permis d’armes européen et que vous n’avez pas suivi une formation spéciale de sécurité, vous ne pouvez pas quitter les limites de la ville seul. Se déplacer en toute sécurité dans la nature arctique nécessite un guide payant et certifié, car le risque de rencontrer un ours polaire est réel.
Verrai-je un ours polaire lors d’une excursion ?
Lors des excursions à la journée au départ de Longyearbyen, les chances sont très faibles, à bord d’un bateau elles ne tournent qu’autour de quelques pour cent. De plus, il est interdit de s’approcher activement des ours. Une chance réelle n’est offerte que par les longues excursions en motoneige vers la côte est ou les croisières expéditionnaires de plusieurs jours.
Quelle est la meilleure excursion en hiver et en été ?
En hiver et au printemps, les voyageurs recommandent absolument l’exploration des grottes glaciaires et la balade en motoneige vers le Tempelfjorden gelé. En été, de juin à août, ce sont les croisières d’une journée vers les glaciers majestueux de l’Isfjorden et le kayak de mer entre les icebergs qui dominent.
Dois-je savoir conduire une motoneige ?
Pas du tout, la plupart des itinéraires de base sont conçus pour les débutants complets qui n’ont jamais conduit de motoneige. Un permis de conduire automobile classique suffit. Les guides vous expliqueront tout en détail et calmement avant le départ, donc vous n’avez rien à craindre.
À partir de quel âge les enfants peuvent-ils faire de la motoneige ou du traîneau à chiens ?
Les compagnies autorisent généralement les enfants à voyager comme passagers sur une motoneige à partir de 8 ans, car la conduite peut être éprouvante dans le froid. Pour le traîneau à chiens, les enfants peuvent souvent monter dans le traîneau dès 6 ans, pour les chariots d’été la limite est généralement un peu plus élevée. Vérifiez toujours au préalable les règles de l’opérateur concerné.
Que se passe-t-il si la météo annule la croisière ou l’excursion ?
Les tempêtes de neige, le vent fort ou le brouillard épais sont absolument courants dans l’Arctique et la météo change d’une minute à l’autre. Les opérateurs ne prennent pas de risques de sécurité dans de tels cas et annulent l’excursion sans hésitation. Ils vous offrent généralement un remboursement intégral ou le report à une autre date.
