Kejimkujik National Park, Nouvelle-Écosse Canada : 13 choses à voir et à faire

Il y a des endroits où le souffle vous manque la nuit. Et je ne parle pas d’une frayeur causée par un ours près de la tente (même si ça peut arriver 😅). Je parle de ce moment où vous levez les yeux vers le ciel nocturne et où, pour la première fois de votre vie, vous voyez la Voie lactée si clairement que vous en avez les larmes aux yeux. C’est exactement ce qui vous attend au Kejimkujik National Park en Nouvelle-Écosse Canada — ou simplement « Keji », comme l’appellent les locaux, parce que prononcer le nom complet du premier coup relève de l’exploit.

Dans cet article, vous trouverez un guide complet du Kejimkujik National Park — depuis la meilleure période pour s’y rendre et où dormir, en passant par 13 choses à voir et à faire dans le parc, jusqu’aux conseils pratiques sur la nourriture, le budget et l’orientation sur place. Que vous prévoyiez du camping sous les étoiles, une journée de canoë sur les lacs ou une simple randonnée à la journée, cet article vous préparera à fond pour Keji.

Contenu de l'article

Résumé

  • Kejimkujik National Park se trouve au cœur de la Nouvelle-Écosse Canada et c’est l’un des plus beaux — et pourtant les moins fréquentés — parcs nationaux canadiens.
  • Le parc est une Dark Sky Preserve — l’une des rares certifiées au Canada. Le ciel nocturne y est tout simplement magique.
  • L’activité principale est le canoë et le kayak sur les lacs et rivières interconnectés — il est même possible de faire une expédition de plusieurs jours en arrière-pays (backcountry).
  • Ne manquez pas les pétroglyphes mi’kmaw — des gravures vieilles de plusieurs siècles dans la pierre, visibles en plusieurs endroits du parc.
  • Kejimkujik Seaside est une section côtière séparée du parc (environ une heure de route du parc principal) avec des plages blanches et des phoques.
  • L’entrée coûte environ 8,50 CAD par personne/jour (environ 6 €), le pass familial 17 CAD (environ 12 €). Si vous avez le Parks Canada Discovery Pass, l’entrée est incluse.
  • Vous pouvez camper sur des emplacements classiques ou dans des oTENTik (des abris en bois avec toit en toile, joliment nommés). Comptez à partir de 26 CAD/nuit (environ 18 €) pour un emplacement de tente.
  • La période idéale est de juin à septembre, la meilleure combinaison de météo et de services. Septembre est le plus beau grâce à l’été indien.
  • Côté nourriture, préparez-vous : il n’y a aucun restaurant dans le parc. Vous êtes tributaire de vos propres provisions ou du village de Caledonia à 20 minutes en voiture.
  • Depuis Halifax, comptez environ 2 heures de route. Aucun transport en commun — la voiture est indispensable.

Quand partir à Kejimkujik et comment s’y rendre

Kejimkujik est un parc qui change littéralement de visage à chaque saison, alors la réponse à la question « quand y aller ? » dépend beaucoup de ce que vous attendez de votre visite. Passons en revue les différentes saisons et aussi comment rejoindre ce coin enchanteur de la Nouvelle-Écosse.

Meilleure période pour visiter

Juin à septembre constitue la haute saison et franchement — c’est la seule période où tout fonctionne à Keji (camping, location de kayaks, programmes du parc, centres d’interprétation). Les températures oscillent entre 20 et 28 °C, même si la Nouvelle-Écosse peut surprendre et vous envoyer un brouillard en plein juillet à n’y voir à deux mètres. Pensez aux couches !

Septembre est à nos yeux le mois le plus magnifique. L’été indien embrase les forêts de feuillus de couleurs incroyables — le mélange d’érables rouges, de bouleaux dorés et de conifères sombres se reflétant sur le lac, c’est quelque chose que les photos ne rendent tout simplement pas. Et bonus : les touristes se font nettement plus rares, vous avez donc la chance d’avoir le camping presque pour vous seuls.

Octobre est une loterie. Les couleurs peuvent être encore superbes, mais la météo est imprévisible et la plupart des services du parc ferment. Le camping reste possible sur un nombre limité d’emplacements, mais les locations de bateaux et le centre des visiteurs ne fonctionnent plus.

L’hiver — le parc est techniquement ouvert toute l’année, mais si vous n’avez pas l’équipement pour le camping hivernal et que vous n’êtes pas adepte du ski de fond ou des raquettes, mieux vaut passer votre tour.

Notre recommandation : Partez la seconde moitié de juin ou les deux premières semaines de septembre. En juin, le parc est vert et frais, les moustiques n’ont pas encore atteint leur pleine puissance (même s’ils sont toujours là, ne vous faites pas d’illusions 😅), et en septembre vous avez les couleurs plus la tranquillité.

Comment se rendre à Kejimkujik

Impossible de rejoindre Kejimkujik sans voiture — il n’existe tout simplement aucun transport en commun. Le parc se trouve à environ 170 km au sud-ouest de Halifax, soit environ 2 heures de route via la Highway 103 puis la 8.

Si vous atterrissez à Halifax (le scénario le plus probable pour les voyageurs français), nous vous recommandons de louer une voiture directement à l’aéroport. Avec Lukáš, nous utilisons depuis longtemps RentalCars partout dans le monde — il compare les offres de différentes agences et les prix en Nouvelle-Écosse sont raisonnables (comptez environ 40 à 70 €/jour pour un véhicule standard ; en haute saison, réservez à l’avance).

Arrivée depuis d’autres directions :

  • Depuis Yarmouth (si vous arrivez par le ferry du Maine) : environ 2 heures
  • Depuis Lunenburg/Mahone Bay : environ 1 h 30
  • Depuis la vallée d’Annapolis (Wolfville, Kentville) : environ 1 h 30 à 2 heures

Les routes menant au parc sont en bon état, le dernier tronçon sur la Highway 8 traverse un paysage magnifique le long de la rivière — le trajet est déjà une expérience en soi.

💡 CONSEIL : Si vous prévoyez un road trip en Nouvelle-Écosse (ce que nous recommandons chaudement !), Kejimkujik s’intègre parfaitement comme étape entre Halifax et la côte sud-ouest (Lunenburg, Mahone Bay, Yarmouth). Prévoyez au minimum 2 à 3 nuits, idéalement davantage.

Où dormir et combien coûte Kejimkujik

C’est un parc où le camping n’est pas juste une option — c’est la façon principale et la meilleure de vivre Keji. Mais pas de panique, même si vous n’êtes pas des campeurs aguerris, il existe des formules confortables. Et si vous refusez catégoriquement le camping, des solutions existent aussi, il faudra simplement faire un peu de route.

Camping dans le parc

Jeremy’s Bay Campground est le camping principal au cœur du parc, juste au bord du Kejimkujik Lake. Il compte plus de 300 emplacements et propose plusieurs types :

  • Unserviced tent sites (sans branchements) : à partir de 26 CAD/nuit (environ 18 €) — emplacement classique dans la forêt, foyer, accès à l’eau potable et aux toilettes
  • Serviced sites (avec électricité) : à partir de 36 CAD/nuit (environ 25 €) — pour camping-cars et caravanes
  • oTENTik — un abri hybride avec toit en toile, plancher en bois, lits pour 6 personnes, véranda et éclairage : environ 120 CAD/nuit (environ 82 €). C’est notre recommandation pour ceux qui veulent l’expérience du camping sans dormir à même le sol. Ils sont superbes, mais réservez bien à l’avance — ils partent comme des petits pains.
  • Rustic cabins (chalets rustiques) : nombre limité, équipement basique, mais un toit sur la tête. Prix similaires aux oTENTik.

Les réservations des campings dans les parcs nationaux canadiens ouvrent généralement en janvier pour toute la saison, et les emplacements prisés (surtout les oTENTik et les sites en bord de lac) disparaissent en quelques jours. Réservez sur reservation.pc.gc.ca.

Backcountry camping (arrière-pays) — pour les aventuriers. Le parc offre un réseau d’emplacements le long des itinéraires de canoë et des sentiers de randonnée. Comptez environ 10 CAD/nuit (7 €). Il vous faut votre propre équipement et une inscription au centre des visiteurs.

Hébergement en dehors du parc

Si vous préférez un vrai hôtel ou un B&B, les options les plus proches se trouvent dans les villages alentour :

  • Caledonia (20 min du parc) : quelques B&B et petits hébergements
  • Annapolis Royal (45 min) : charmant village historique avec plusieurs excellents B&B et petits hôtels — le meilleur choix pour ceux qui refusent le camping
  • Liverpool (40 min) : davantage d’options d’hébergement, ville plus grande
  • Bridgewater (50 min) : plus grande ville du coin, hôtels de chaîne

Comptez 100 à 200 CAD/nuit (70 à 140 €) pour une chambre double en B&B, plutôt plus en haute saison.

Combien coûte un séjour à Kejimkujik — budget

Faisons le calcul pour deux personnes sur 3 nuits de camping :

  • Entrée du parc : 8,50 CAD/pers./jour × 2 personnes × 4 jours = 68 CAD (environ 47 €). Sinon, achetez le Discovery Pass pour toute la saison à 145 CAD/adulte (environ 100 €) — rentable si vous visitez plus de 3 parcs nationaux au Canada.
  • Camping (tent site) : 26 CAD/nuit × 3 nuits = 78 CAD (environ 53 €)
  • Location canoë/kayak (à la journée) : environ 50 à 70 CAD (35 à 48 €)
  • Nourriture : si vous cuisinez vous-mêmes, environ 30 à 50 CAD/jour (20 à 35 €) pour deux personnes
  • Essence (Halifax → Keji aller-retour) : environ 50 à 70 CAD (35 à 48 €)

Total pour 3 nuits à deux : environ 350 à 500 CAD (240 à 340 €) sans la location de voiture. Avec la voiture, ajoutez 150 à 250 CAD/jour.

Kejimkujik National Park : 13 choses à voir et à faire

Passons maintenant au meilleur — que faire à Keji ? Le parc offre une palette d’expériences étonnamment variée, des sports nautiques à l’histoire des peuples autochtones en passant par l’observation du ciel étoilé. Nous avons classé nos conseils dans l’ordre de priorité — du « incontournable » au « si vous avez du temps en plus ».

1. Canoë sur Kejimkujik Lake — le cœur du parc

Vue sur le lac Kejimkujik Lake depuis la plage de Kedge Beach
Photo : Z3lvs / Wikimedia Commons (CC0)

S’il n’y a qu’une seule chose à faire à Kejimkujik, c’est celle-ci. Le Kejimkujik Lake est un lac vaste et découpé, parsemé d’îlots, de criques et de bras d’eau silencieux qui semblent avoir été créés pour le canoë. Et ce n’est pas un hasard — le peuple Mi’kmaw empruntait ces voies navigables en canoë depuis des siècles. Vous pagayez littéralement sur le même chemin d’eau qu’eux.

Vous pouvez louer un canoë ou un kayak directement dans le parc à Jake’s Landing (le principal embarcadère). Les prix tournent autour de 50 à 70 CAD pour une journée complète (35 à 48 €) pour un canoë deux places ; les kayaks sont un peu moins chers. En saison, la location est ouverte tous les jours, mais en septembre les horaires se raccourcissent — vérifiez à l’avance.

Pour une sortie tranquille, prévoyez un circuit autour de Merrymakedge Beach et des îlots adjacents — faisable en 3 à 4 heures, avec de magnifiques falaises recouvertes de mousse en chemin. Si vous êtes des pagayeurs plus expérimentés, lancez-vous dans une excursion d’une journée vers l’arrière du lac en direction de Jim Charles Point, où un camping d’arrière-pays dispose de sa propre petite plage.

Sur l’eau, préparez-vous à croiser des plongeons huards (loons) — leur cri emblématique est la bande-son de tout le parc. Lors d’une de nos sorties, nous en avons compté sept couples. Et un castor nous a aussi surpris en émergeant à environ deux mètres de notre canoë, nous a toisés avec un mépris non dissimulé avant de replonger. La faune canadienne dans toute sa splendeur. 😁

💡 CONSEIL : Partez tôt le matin, idéalement vers 7-8 heures. La surface du lac est un miroir parfait, la brume flotte sur l’eau et la lumière est absolument idéale pour les photos. En plus, vous évitez le vent d’après-midi qui peut sacrément agiter les eaux d’un grand lac.

2. Dark Sky Preserve — un ciel nocturne à couper le souffle

Kejimkujik est l’une des deux seules réserves de ciel étoilé (Dark Sky Preserves) de toute la province de Nouvelle-Écosse (et l’une des rares au Canada). Cela signifie que le parc protège activement l’obscurité du ciel — pollution lumineuse minimale, aucun éclairage public, noir complet. Résultat : parmi les étoiles les plus brillantes que vous verrez jamais.

Le meilleur endroit pour observer les étoiles est Merrymakedge Beach — une grande plage avec une vue dégagée sur le ciel et très peu d’arbres à l’horizon. En été (juillet-août), le parc organise des programmes nocturnes réguliers avec des astronomes qui vous montrent planètes, nébuleuses et galaxies à travers un télescope. Ces programmes sont gratuits (inclus dans le droit d’entrée) et ont lieu généralement le samedi soir — consultez le programme sur le site de Parks Canada ou au centre des visiteurs.

Conseils pratiques pour l’observation nocturne :

  • Apportez une lampe frontale rouge (ou recouvrez votre frontale classique de cellophane rouge) — la lumière blanche ruine votre vision nocturne pendant 20 minutes.
  • Habillez-vous chaudement — même en été, les nuits au bord du lac sont fraîches (10-12 °C).
  • Laissez vos yeux s’habituer à l’obscurité pendant au moins 20 à 30 minutes. Ne regardez pas votre téléphone !
  • Meilleures conditions : nuits sans lune, ciel dégagé, pas de nuages. Consultez le calendrier lunaire à l’avance.

3. Pétroglyphes mi’kmaw — une histoire séculaire gravée dans la pierre

C’est probablement l’expérience la plus silencieuse et la plus émouvante de tout le parc. En plusieurs endroits de Kejimkujik se trouvent des pétroglyphes du peuple Mi’kmaw — des gravures vieilles de plusieurs siècles dans des pierres de schiste au bord du lac. Elles représentent des personnes, des animaux, des embarcations, des symboles et des scènes de la vie quotidienne d’un peuple qui habite (et habite toujours) cette terre depuis des millénaires.

Le site de pétroglyphes le plus important se trouve près de Fairy Bay et est accessible par un court sentier d’interprétation. Parks Canada y a installé des panneaux informatifs (en anglais et partiellement en langue mi’kmaw) expliquant la signification des différentes gravures.

Important : Il y a plus de 500 pétroglyphes, mais beaucoup sont très fins et difficiles à voir. Vous les distinguerez le mieux sous une lumière rasante — tôt le matin ou en fin d’après-midi, quand les rayons du soleil frappent en biais et font ressortir les gravures. En plein soleil de midi, vous pouvez vous tenir juste au-dessus sans rien voir.

S’il vous plaît, ne touchez pas les pétroglyphes et ne marchez pas dessus. Ils sont incroyablement fragiles et s’abîment même au simple toucher. Ce sont des artefacts culturels sacrés et leur protection est la responsabilité de tous. Certains pétroglyphes ont malheureusement été endommagés par des vandales dans le passé, ce qui est absolument désolant.

4. Randonnée : Mill Falls Trail — des cascades au cœur de la forêt

La rivière Mersey River traversant les forêts du parc national Kejimkujik
Photo : Z3lvs / Wikimedia Commons (CC0)

Kejimkujik n’est pas un « parc de randonnée » typique comme Banff ou Jasper — vous n’y trouverez pas de randonnées alpines avec 1 000 mètres de dénivelé. Mais il offre quelque chose d’autre : des sentiers forestiers tapissés de mousse, de fougères et de ruisseaux silencieux qui vous plongent dans une atmosphère digne d’un conte de fées.

Mill Falls Trail est notre sentier préféré dans le parc. C’est une boucle courte (environ 2 km) qui longe la Mersey River jusqu’à une série de petites cascades et chutes d’eau. Le sentier est facile, adapté aux familles avec enfants, et change d’aspect à chaque saison. Au printemps, quand la neige fond et qu’il pleut, les cascades sont les plus puissantes. En été, elles sont entourées d’un déluge de verdure. En automne — vous imaginez bien. Un tunnel rouge et or.

En chemin vers les cascades, vous traverserez un vieux peuplement de pruches (tsuga du Canada), certains arbres étant là depuis plus de 300 ans. C’est comme une forêt primaire en miniature, avec une atmosphère complètement différente du reste du parc.

💡 CONSEIL : Le sentier démarre juste à côté du camping Jeremy’s Bay — vous pouvez y aller avec votre café du matin à la main. Parfait pour se réveiller en douceur.

5. Randonnée : Hemlocks and Hardwoods Trail — une promenade parmi les géants

Si vous voulez voir les arbres les plus anciens et les plus imposants du parc, ce sentier est fait pour vous. Le Hemlocks and Hardwoods Trail (environ 5 km, en boucle) vous emmène à travers une forêt mixte de vieilles pruches, bouleaux, érables et hêtres. Certaines pruches ont un diamètre de plus d’un mètre et sont là depuis des siècles.

Le sentier est légèrement vallonné, sans montée significative, et classé « modéré » — accessible à toute personne en condition physique moyenne. Comptez 1 h 30 à 2 heures de marche tranquille. Plusieurs bancs et points de vue sur le lac jalonnent le parcours.

Ce qui nous a frappés sur ce sentier : le silence. Un silence vrai, profond, interrompu seulement par le chant des oiseaux et le bruissement du vent dans les cimes. À un moment, nous nous sommes arrêtés tous les deux, juste debout, sans bouger. Un sentiment étrange — être en forêt et ne pas avoir envie de prendre de photo, juste être là.

Pour les randonneurs plus aguerris, le parc propose des itinéraires plus longs — Peter Point Trail (6 km jusqu’à une anse avec vue), Snake Lake Trail (8 km en arrière-pays) ou Liberty Lake Trail (boucle d’environ 8 km). La carte complète des sentiers est disponible au centre des visiteurs ou téléchargeable sur le site de Parks Canada. Si vous aimez la randonnée et cherchez de bonnes chaussures de randonnée, consultez notre guide.

6. Merrymakedge Beach — baignade, pique-nique et farniente

La plage Merrymakedge à Kejimkujik
Photo : André Carrotflower / CC BY-SA 2.0 / Wikimedia Commons

Tous les jours ne doivent pas forcément être consacrés aux randonnées et à l’exploration. Parfois, on a juste envie de s’allonger sur une plage, lire un livre et se rafraîchir dans le lac de temps en temps. Et c’est exactement ce que propose Merrymakedge Beach.

C’est la plage principale du parc, avec du sable fin, une entrée progressive dans l’eau et suffisamment de place même en haute saison. L’eau du Kejimkujik Lake est étonnamment chaude — le lac est peu profond et sombre (teinté par les tanins des tourbières), ce qui le réchauffe bien plus que l’océan. En août, nous avons mesuré autour de 22-24 °C, ce qui est un luxe pour le Canada.

Près de la plage, vous trouverez des vestiaires, des toilettes et des foyers pour pique-niquer. On peut aussi louer un paddleboard (SUP) directement sur la plage. Pour les familles avec enfants, Merrymakedge est absolument idéale — eau peu profonde, pas de courant, pas de vagues.

Le soir, la plage se transforme en meilleur spot d’observation des étoiles (voir conseil n° 2). Planifiez donc : baignade l’après-midi, barbecue au foyer le soir, étoiles la nuit. Une journée parfaite qui ne nécessite aucun plan.

7. Kejimkujik Seaside — un littoral sauvage avec des phoques

Le littoral sauvage de Kejimkujik Seaside sur le sentier Harbour Rocks Trail
Photo : Tony Webster / Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Attention, c’est important : Kejimkujik Seaside est une partie distincte du parc, située sur la côte atlantique, à environ une heure de route du parc principal à l’intérieur des terres. Mais ça vaut vraiment le détour !

Kejimkujik Seaside offre une expérience totalement différente — au lieu de lacs et de forêts, vous avez un littoral rocheux sauvage, des plages de sable blanc, des algues marines et, avec un peu de chance, des colonies de phoques. L’accès se fait par un parking en gravier (Harbour Rocks), puis par un sentier de 6 km (aller simple) longeant la côte jusqu’aux plages de St. Catherine’s River Beach et Southwest Port Mouton.

Le sentier est facile mais long — comptez une journée entière (environ 12 km aller-retour). Le terrain alterne entre passerelles en bois traversant des marécages, chemins de sable et littoral rocheux. En chemin, de superbes points de vue sur l’océan ouvert et, avec un peu de chance, vous apercevrez des phoques gris se prélassant sur les rochers ou nageant dans la baie.

Informations pratiques importantes :

  • À Kejimkujik Seaside, il n’y a aucun service — pas de toilettes (sauf une au parking), pas d’eau, pas de restauration. Emportez suffisamment d’eau et de nourriture.
  • Le droit d’entrée est le même que pour le parc principal (même billet ou Discovery Pass valable).
  • Les chiens ne sont pas autorisés (pour la protection des oiseaux nicheurs).
  • Le village le plus proche avec des commerces est Port Joli ou Liverpool (environ 20 min).

Nous avons passé une journée entière à Seaside et n’avons pas regretté une seule minute. La plage de St. Catherine’s River Beach est à couper le souffle — large, blanche, déserte. En août, nous étions peut-être quatre personnes en tout. Et les phoques ! Nous avons vu un groupe d’une quinzaine en train de se dorer au soleil sur les rochers. Un moment magique.

lukas a lucka
Lukáš et Lucie recommandent
Où se loger à Kejimkujik National Park
6 hébergements — hôtels, campings et autres options d’hébergement
⭐ MEILLEUR CHOIX ⛺ Camping
Jeremy’s Bay Campground
Camping principal au cœur du parc, directement au bord du Kejimkujik Lake. Dispose de plus de 300 emplacements incluant des emplacements pour tentes, des emplacements avec services et électricité, des cabanes oTENTik (cabanes hybrides avec toit en toile et lits pour 6 personnes) et des chalets rustiques.
★★★★ à partir de 26 CAD/nuit (emplacements tentes), 36 CAD/nuit (emplacements avec services), 120 CAD/nuit (oTENTik)
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🏨 Hôtel
Whitman Inn
Auberge historique dans la petite ville de Caledonia (20 minutes du parc), offrant une bonne cuisine dans un cadre agréable. Idéal pour ceux qui recherchent un hébergement avec restaurant à proximité du parc.
★★★★ Vérifier les prix
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🏨 Hôtel
Lane’s Privateer Inn
Hôtel à Liverpool (40 minutes du parc) avec un bon restaurant spécialisé dans les fruits de mer. Grande ville avec plus d’options d’hébergement et de restauration.
★★★★ Vérifier les prix
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🏨 Hôtel
Bistro East
Restaurant à Annapolis Royal (45 minutes du parc) avec une cuisine canadienne moderne, des ingrédients locaux et d’excellents fruits de mer.
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🏨 Hôtel
The Garrison House
Restaurant historique à Annapolis Royal dans un beau bâtiment avec un niveau de prix élevé, idéal pour un dîner spécial.
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8. Expédition canoë de plusieurs jours en arrière-pays — pour les aventuriers

Si vous êtes des pagayeurs expérimentés et que vous cherchez une vraie aventure à Kejimkujik, le parc offre un réseau de lacs et de rivières interconnectés permettant de faire une expédition de plusieurs jours en canoë/kayak avec nuit en camping d’arrière-pays.

L’itinéraire le plus populaire va de Jake’s Landing à travers le Kejimkujik Lake et Big Dam Lake jusqu’à Indian Point et retour — planifiable sur 2 à 4 jours selon le rythme. Les campings d’arrière-pays disposent d’un équipement basique (foyer, toilettes sèches, emplacement pour tente) et doivent être réservés à l’avance au centre des visiteurs.

À quoi vous préparer :

  • Les portages (transport du canoë à pied entre les lacs) : le plus long portage sur l’itinéraire principal fait environ 1 km. Pas dramatique, mais avec un canoë pleinement chargé, ça se sent.
  • Les ours sont rares dans le parc mais existent. Stockez la nourriture dans des conteneurs anti-ours ou suspendez-la à un arbre.
  • Les moustiques et mouches noires en arrière-pays sont absolument terribles en juin et juillet. Un répulsif au DEET est indispensable, tout comme une moustiquaire de tête. Ce n’est pas une exagération. 😅
  • La météo peut changer vite — emportez des couches imperméables et gardez à l’esprit que le vent sur un grand lac peut poser problème.

C’est une expérience inoubliable — se réveiller au bord d’un lac, personne aux alentours, juste vous et la nature. Mais cela demande de la préparation, de l’expérience et du respect pour la vie sauvage.

9. Observation de la faune — plongeons, porcs-épics et tortues

Plongeon huard sur un lac canadien
Photo : dfaulder / CC BY 2.0 / Wikimedia Commons

Kejimkujik abrite une faune étonnamment variée et l’observation des animaux est l’une des attractions majeures du parc, même si cela demande un peu de patience et de chance.

Plongeons huards (loons) — symbole de la nature sauvage canadienne (ils figurent sur la pièce d’un dollar, le « loonie »). Plusieurs dizaines de couples vivent à Keji et vous entendrez leur cri emblématique chaque soir. Le plus simple pour les apercevoir : en canoë aux premières heures du matin.

Porcs-épics (porcupines) — ces créatures lentes, à l’air un peu perplexe, se croisent étonnamment souvent, surtout au crépuscule autour des campings. Ils sont inoffensifs (tant que vous ne les touchez pas), mais attention à votre équipement — les porcs-épics adorent le sel et rongent tout ce qui est imprégné de sueur humaine (sangles de sac à dos, manches de pagaies, selles de vélo). Sérieusement.

Tortue de Blanding — l’une des tortues les plus menacées au Canada. Kejimkujik est l’un des rares endroits où elles vivent encore. Reconnaissable à sa gorge jaune. Pendant la période de ponte (juin), vous pouvez les voir traverser les routes — roulez lentement et soyez vigilants !

Autres animaux : castors (dont les barrages sont visibles en de nombreux endroits), loutres, pygargues à tête blanche, hérons, colibris et, avec un peu de chance, une femelle orignal avec son petit au bord du lac à l’aube.

💡 CONSEIL : Le centre des visiteurs propose en saison des programmes guidés axés sur la faune — par exemple des sorties nocturnes à la recherche de grenouilles et de crapauds avec un biologiste du parc. Ça peut sembler bizarre, mais c’est absolument fascinant et surtout gratuit.

10. Paddleboard et baignade sur la Mersey River

Si le canoë n’est pas votre truc, essayez le stand-up paddleboard (SUP) sur les portions calmes de la Mersey River. La rivière traverse le parc et sur certains tronçons, elle est si paisible et limpide qu’on a l’impression de se tenir sur du verre.

Vous pouvez louer un SUP à Jake’s Landing ou à Merrymakedge Beach — comptez environ 30 à 40 CAD pour une demi-journée (20 à 27 €). Pour les débutants, nous recommandons les criques abritées du lac, où vous ne serez pas surpris par le courant ou le vent.

La Mersey River est aussi idéale pour la baignade en pleine nature — plusieurs accès le long de la rivière offrent un fond de sable et une eau chaude. Demandez au centre des visiteurs les endroits recommandés du moment — la rivière change de caractère selon le niveau d’eau.

11. Vélo sur les chemins du parc

Kejimkujik dispose d’un réseau de chemins pavés et non pavés idéaux pour le vélo. L’itinéraire principal va du camping au Grafton Lake et à d’autres parties du parc — au total environ 20 km de pistes de difficulté variée.

Malheureusement, il n’est pas possible de louer de vélos dans le parc (du moins pas au moment de notre visite), donc si vous voulez pédaler, amenez les vôtres ou louez-en à Halifax. Les chemins conviennent aussi aux VTC classiques, pas besoin de VTT.

Le vélo est un excellent moyen d’accéder aux parties plus reculées du parc, où vous mettriez des heures à pied. Et bonus : à vélo, vous êtes silencieux, ce qui augmente vos chances d’apercevoir des animaux.

12. Programmes d’interprétation Parks Canada — ça vaut le coup !

C’est quelque chose qu’on connaît assez peu dans les parcs européens, et c’est bien dommage — Parks Canada organise en saison (juillet-août) des programmes quotidiens animés par des gardes et des spécialistes. Et ils sont tout simplement excellents.

Le programme inclut :

  • Randonnées guidées avec explication de l’écosystème du parc
  • Programmes culturels sur l’histoire et le présent de la communauté Mi’kmaw
  • Programmes nocturnes (astronomie, sons de la nuit, bioluminescence)
  • Programmes pour enfants (programme Xplorers pour les 6-11 ans avec leur propre « carnet d’explorateur »)
  • Ateliers canoë pour débutants

La plupart des programmes sont gratuits (inclus dans le droit d’entrée) et se déroulent au centre des visiteurs ainsi qu’à divers endroits du parc. Le programme est affiché au centre des visiteurs ou consultable sur le site de Parks Canada.

Nous recommandons tout particulièrement le programme sur la culture mi’kmaw — vous y apprendrez des choses qu’aucun guide touristique ne mentionne, et cela élèvera votre expérience du parc à un tout autre niveau.

13. Grafton Lake et les endroits cachés hors des sentiers battus

La plupart des visiteurs de Kejimkujik restent autour du lac principal et du camping. Mais le parc couvre plus de 400 km² et nombre de ses plus beaux endroits se trouvent à l’écart des chemins principaux.

Grafton Lake est un lac plus petit et plus calme au nord du camping principal, accessible par un chemin aménagé (à pied, à vélo ou en voiture). On y trouve un camping d’arrière-pays, des eaux calmes pour pagayer et le sentiment d’être à des lieues de la civilisation, alors que vous êtes à 20 minutes de la voiture.

Flowing Waters — un endroit sur la Mersey River où l’eau coule sur une série de rapides rocheux. Magnifique pour un pique-nique et pour les photos, surtout en automne.

Eel Weir Bridge — un pont historique sur la Mersey River, d’où l’on peut observer la rivière et ses environs. En automne, vous pouvez y voir le saumon atlantique remontant le courant.

💡 CONSEIL : Demandez aux gardes du centre des visiteurs leurs endroits préférés — ils sont incroyablement serviables et ravis de vous révéler des lieux « secrets » qui ne figurent dans aucun guide.

Que manger et boire : survivre en gourmet dans la nature

Soyons honnêtes — Kejimkujik n’est pas l’endroit où l’on vient pour la gastronomie. Dans le parc même, il n’y a aucun restaurant, aucun café, aucun magasin. Zéro. Rien. Si vous êtes habitués à déjeuner en restaurant avec vue dans un parc national — ici, ça ne marche pas. 😅

Cuisiner au camping

La plupart des gens à Keji cuisinent au camping et franchement — ça fait partie de l’expérience. Chaque emplacement dispose d’un foyer, et le bois se vend directement dans le parc (environ 8 CAD le fagot, soit 5,50 €). Un réchaud à gaz est toutefois plus pratique, surtout pour le café du matin.

Ce qu’il faut apporter :

  • Faites vos courses à Bridgewater (environ 50 min) dans l’un des grands supermarchés (Superstore, Sobeys) — c’est la dernière ville « civilisée » sur la route du parc.
  • Du bon café instantané ou une cafetière à piston (priorité absolue ! ☕️)
  • Des marshmallows à griller — au Canada, c’est obligatoire, pas optionnel
  • Des steaks ou des saucisses pour le barbecue au feu de bois
  • Suffisamment d’eau potable (il y a des sources dans le parc, mais avoir une réserve dans la voiture est judicieux)

Où manger aux alentours

Si vous voulez faire une pause dans la cuisine de camping :

Caledonia (20 min du parc) — petit village avec quelques établissements. Le Whitman Inn propose une cuisine honnête dans le cadre agréable d’une auberge historique. Rien de luxueux, mais après trois jours de conserves, vous aurez l’impression d’être au Michelin. 😅

Annapolis Royal (45 min) — là, c’est nettement mieux. Le village compte plusieurs bons restaurants :

  • Bistro East — cuisine canadienne moderne, ingrédients locaux, excellents fruits de mer
  • The Garrison House — restaurant historique dans un bel édifice, gamme de prix plus élevée mais qui vaut le coup pour un dîner spécial
  • Plusieurs cafés et boulangeries pour un arrêt matinal en route vers ou depuis le parc

Liverpool (40 min) — ville plus grande avec davantage d’options, y compris les chaînes canadiennes classiques (Tim Hortons pour un café à petits prix, pizza, restaurants chinois). Le Lane’s Privateer Inn possède un bon restaurant de fruits de mer.

💡 CONSEIL : Si vous allez à Kejimkujik Seaside, faites un arrêt à Summerville ou Port Mouton — on y trouve parfois des étals locaux de homards et fruits de mer frais directement des pêcheurs. Les prix sont une fraction de ce que vous paieriez à Halifax.

Conseils pratiques pour terminer

Moustiques et mouches — avertissement sérieux

Ce n’est pas une blague ni une exagération. Les moustiques et les « no-see-ums » (minuscules moucherons piqueurs) à Kejimkujik sont légendaires. Juin et début juillet sont les pires périodes. Un répulsif au DEET (minimum 25 %) est absolument indispensable, une moustiquaire de tête est vivement recommandée, et si vous campez, vérifiez que votre tente possède une moustiquaire sans le moindre trou.

En août et septembre, la situation s’améliore nettement — les moustiques reculent et le séjour est plus agréable.

Quoi emporter

En plus de l’équipement de camping classique, nous recommandons :

  • Répulsif au DEET (disponible dans n’importe quel supermarché canadien)
  • Lampe frontale rouge (pour l’observation nocturne des étoiles)
  • Veste imperméable (la météo change vite)
  • Couches chaudes pour le soir (même en été, les températures descendent à 8-12 °C)
  • Jumelles (pour la faune et les étoiles)
  • Sacs étanches (si vous allez sur l’eau)

Consultez notre guide complet sur comment faire son sac en bagage cabine — beaucoup de conseils s’appliquent aussi au camping.

Internet et réseau

Au camping principal Jeremy’s Bay, il y a du Wi-Fi (au centre des visiteurs et dans certains espaces communs), mais il est lent et peu fiable. Le réseau mobile dans le parc est faible à inexistant — préparez-vous à être hors ligne. Ce qui est finalement plutôt agréable. 😊

Si vous avez besoin de rester connecté, envisagez une eSIM Holafly, mais même avec ça, vous aurez des problèmes dans le parc — il n’y a tout simplement pas de signal. La couverture est meilleure sur les routes en dehors du parc.

Sécurité

Kejimkujik est un parc très sûr. Des ours noirs (black bears) y vivent, mais les rencontres sont rares. Respectez les règles de base :

  • Stockez la nourriture dans la voiture ou dans les coffres anti-ours, jamais dans la tente
  • Ne mangez pas dans la tente
  • Si vous croisez un ours, parlez calmement et éloignez-vous lentement

Le plus grand « danger » vient des tiques — la Nouvelle-Écosse est une zone à risque de maladie de Lyme. Inspectez-vous après chaque randonnée.

Vols et transport vers la Nouvelle-Écosse

Pour trouver des vols pas chers vers Halifax, utilisez Kiwi — c’est notre comparateur préféré. Des vols directs depuis l’Europe vers Halifax existent (saisonniers depuis Londres, Francfort), mais depuis Paris vous volerez généralement avec une escale à Toronto, Montréal ou Londres. Air France, Air Transat et WestJet proposent des connexions intéressantes via Montréal ou Toronto.

Si vous prévoyez un grand road trip au Canada, la Nouvelle-Écosse se combine à merveille avec le Nouveau-Brunswick, l’Île-du-Prince-Édouard et le Québec.

Assurance voyage

Pour un voyage au Canada, ne négligez surtout pas l’assurance voyage — les soins de santé au Canada sont extrêmement chers pour les étrangers. Consultez notre avis sur SafetyWing, que nous utilisons pour nos longs voyages.

FAQ — Questions fréquentes sur Kejimkujik National Park

Comment se prononce Kejimkujik ?

Approximativement « KÉ-dji-mou-KOU-djik » — avec l’accent sur la troisième syllabe. Les locaux disent simplement « Keji » (KÉ-dji) et tout le monde vous comprendra. Le nom vient de la langue mi’kmaw et signifie approximativement « lieu des muscles fatigués » ou « eaux débordantes », selon l’interprétation. Nous préférons la première version, car après une journée entière de canoë, elle nous semble parfaitement appropriée. 😅

Combien de jours faut-il pour Kejimkujik ?

Minimum 2 nuits, idéalement 3 à 4. En deux jours, vous aurez le temps de faire le lac principal (canoë), une grande randonnée et l’observation nocturne des étoiles. Avec trois nuits, ajoutez l’excursion à Kejimkujik Seaside. Quatre nuits vous permettent une expédition canoë de plusieurs jours ou simplement une journée détente sur la plage sans vous presser.

Puis-je emmener mon chien dans le parc ?

Dans la partie principale du parc (intérieur des terres), oui — les chiens sont autorisés en laisse (max. 3 mètres) dans les campings, sur la plupart des sentiers et sur la plage. Des restrictions peuvent s’appliquer sur certains sentiers d’arrière-pays. À Kejimkujik Seaside, les chiens ne sont pas autorisés — pour protéger les oiseaux nicheurs (notamment les pluviers).

Y a-t-il de l’eau potable dans le parc ?

Au camping principal Jeremy’s Bay, oui — il y a des points d’eau potable. En arrière-pays, il faut filtrer ou faire bouillir l’eau. À Kejimkujik Seaside, aucune eau potable n’est disponible — emportez suffisamment avec vous.

Y a-t-il des ours à Kejimkujik ?

Oui, des ours noirs (black bears) vivent dans le parc, mais les rencontres sont rares. Lors de notre visite, nous n’en avons vu aucun. Respectez les règles de base (nourriture hors de la tente, ne pas manger près de l’espace de couchage) et tout ira bien. Le parc met à disposition des coffres anti-ours sur les campings pour le stockage de la nourriture.

Peut-on pagayer dans le parc sans expérience ?

Absolument ! Le Kejimkujik Lake possède de nombreuses criques abritées et sections protégées où même un parfait débutant se sent en sécurité. À Jake’s Landing, on vous donne des instructions de base lors de la location du canoë. Évitez simplement les zones ouvertes du lac par temps venteux — les vagues sur un grand lac peuvent être étonnamment désagréables.

Le Parks Canada Discovery Pass vaut-il le coup ?

Si vous prévoyez de visiter plus de 3 parcs nationaux ou sites historiques de Parks Canada lors d’un même voyage (ou dans l’année), le Discovery Pass est rentable. Il coûte 145,25 CAD par adulte (environ 100 €) ou 100,50 CAD pour les seniors. Le pass famille/groupe est à 295 CAD (environ 200 €) et couvre jusqu’à 7 personnes dans une même voiture. Rien qu’en Nouvelle-Écosse, vous avez Kejimkujik + Halifax Citadel + la Forteresse de Louisbourg au Cap-Breton — avec un road trip dans les Maritimes, le pass est vite rentabilisé.

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Lucie Konečná
Lucie Konečnáhttps://www.lkmedia.cz
Ahoj, jmenuji se Lucka a dá se toho o mě napsat hodně. 😁 Někdo mě nazývá blogerkou, jiný influencerkou nebo podnikatelkou, mám tak trochu renesanční osobnost a baví mě spousta věcí a taky jich hodně dělám. Vystudovala jsem původně žurnalistiku, ale už od vysoké školy se věnuji online marketingu.❤️ Žila jsem dlouhé roky jako digitální nomád a procestovala více jak 40 zemí. S manželem Lukášem pracuji pro české značky v rámci butikové agentury LK MEDIA a řídím provoz české firmy nanoSPACE.. Kromě cestování, nanotechnologií a online marketingu mě baví všechno kolem zdravého životního stylu, fitness a spánku.

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