Tokyo au Japon est une ville qui défie totalement toutes les idées reçues sur le fonctionnement d’une gigantesque métropole. D’un côté, tu te retrouves happé par une mer infinie de néons, de salles d’arcade clignotantes et de foules immenses, mais juste au coin de la rue, tu découvres un calme absolu dans un jardin zen paisible. C’est un mélange fascinant de futur et de traditions profondément enracinées, qui n’a selon moi aucun équivalent ailleurs dans le monde.
Si tu prévois de venir ici, tu t’apprêtes probablement à vivre l’expérience de voyage la plus intense de ta vie. J’ai préparé pour toi un guide détaillé, qui t’aidera à te repérer dans ce labyrinthe géant et te montrera les endroits les plus intéressants. Tu découvriras où aller pour profiter des plus belles vues, où t’imprégner de l’atmosphère du vieux Japon et comment ne pas te faire surprendre par les règles locales.
Dans les lignes qui suivent, nous allons découvrir 25 conseils concrets sur ce qu’il faut voir et faire à Tokyo, et j’ajouterai aussi des astuces pratiques essentielles concernant les transports et l’hébergement. J’accorderai en plus une attention particulière à tous ceux qui, comme nous, ne mangent pas de viande, car la gastronomie japonaise peut être étonnamment piégeuse pour les végétariens.

Résumé
- Les transports sont la base : Pour te déplacer en ville, la carte rechargeable IC Suica te sera la plus utile ; sur iPhone, tu peux facilement l’ajouter directement dans Apple Wallet.
- Réserve à l’avance : Les attractions populaires comme la vue depuis Shibuya Sky ou les expositions teamLab sont souvent complètes plusieurs semaines à l’avance.
- Attention au bouillon caché : Si tu es végétarien, méfie-toi énormément du dashi (bouillon de poisson), qui se cache dans presque tous les plats, de la soupe miso aux nouilles.
- Repère de base : Tokyo est traversée par la ligne circulaire clé du train JR Yamanote, autour de laquelle se trouvent la plupart des quartiers les plus importants.
- Une ville de panoramas : Tu n’as pas toujours besoin de payer pour profiter des meilleures vues ; par exemple, le bâtiment du gouvernement à Shinjuku offre un panorama fantastique entièrement gratuit.
- Sors aussi de la ville : Tokyo est un excellent point de départ pour des excursions d’une journée vers le mont Fuji, dans la Kamakura historique ou vers les onsens de Hakone.

Quand partir à Tokyo
La plus belle période pour une visite est sans aucun doute le printemps et l’automne. La floraison traditionnelle des cerisiers (hanami) tombe généralement fin mars et début avril, et pour 2026 la pleine floraison est estimée autour du 28 mars. C’est un spectacle absolument magique, mais tu dois t’attendre à des parcs bondés et à des prix d’hébergement qui grimpent en flèche.
L’automne est tout aussi splendide, à peu près de la mi-novembre au début décembre. Les arbres se parent de teintes rouges et dorées incroyables (momiji), les températures sont très agréables pour marcher toute la journée et l’air automnal est magnifiquement pur. C’est justement en automne et en hiver que tu as le plus de chances d’apercevoir au loin le sommet enneigé du mont Fuji.
En revanche, je te conseille d’éviter l’été japonais. Juillet et août apportent une chaleur extrême et une humidité énorme, avec des températures qui atteignent couramment 35 degrés et un ressenti encore plus élevé. De plus, de la mi-juin à la mi-juillet, c’est la saison des pluies (tsuyu) et en septembre plane le risque de typhons.

Où se loger à Tokyo
💡 Astuce hébergement et activités : Pour l’hébergement, nous cherchons de préférence sur Booking.com, qui propose souvent les meilleures conditions d’annulation. Pour les billets, excursions et activités, ça vaut ensuite le coup de comparer et de réserver via GetYourGuide.
Choisir le bon quartier est absolument essentiel pour un séjour confortable, car les trajets en métro prennent beaucoup de temps. La partie ouest de la ville, autour de Shinjuku et Shibuya, est idéale pour les amateurs de vie nocturne, de bonne cuisine et de shopping. Si en revanche tu prévois de beaucoup voyager en shinkansen hors de la ville, mieux vaut chercher un hébergement près de la gare de Tokyo (Tokyo Station).
Pour ceux qui recherchent une atmosphère un peu plus calme et traditionnelle, le quartier historique d’Asakusa est un excellent choix. Tu y trouveras des hôtels plus abordables et des ruelles moins fréquentées, tout en pouvant rejoindre le centre très facilement en métro. La plupart des hébergements se réservent facilement via le classique Booking, mais réserve bien à l’avance.
Voici quelques conseils concrets d’hôtels éprouvés, dans différentes catégories de prix :
- The Millennials Shibuya – un hôtel capsule stylé et ultra-moderne au cœur de l’action, où une nuit futuriste te coûtera environ 3000 à 9000 JPY (env. 18 à 55 €).
- APA Hotel Shinjuku Gyoemmae – un représentant typique des business hotels japonais qui propose certes des chambres très petites, mais dont l’emplacement et le prix d’environ 8000 JPY la nuit (env. 48 €) sont imbattables.
- Park Hyatt Tokyo – l’hôtel de luxe iconique rendu célèbre par le film Lost in Translation se trouve à Shinjuku et a rouvert en décembre 2025 après une vaste rénovation.
- Hoshinoya Tokyo – un magnifique ryokan urbain moderne à deux pas de Tokyo Station, qui propose même son propre onsen sur le toit avec sources chaudes.
- Prostyle Ryokan Asakusa – un excellent compromis pour ceux qui veulent vivre un séjour traditionnel sur tatami dans une version moderne, tout près du temple Senso-ji.

25 choses à voir et à faire à Tokyo
Passons maintenant aux lieux concrets qui ne devraient pas manquer dans ton itinéraire. Je les ai volontairement classés de façon à te faciliter la planification et l’exploration de cette métropole infinie.

1. Shibuya Crossing
Cet endroit est le symbole absolu du Tokyo moderne, et le voir en vrai est vraiment une expérience marquante. Le passage piéton le plus célèbre du monde peut voir traverser jusqu’à 3000 personnes en un seul feu vert, sans qu’aucun chaos ne s’installe : tout le monde s’entremêle avec une élégance étonnante. Le mieux est de venir ici à la tombée de la nuit, quand les écrans géants et les néons environnants illuminent tout le carrefour.
Pour avoir la meilleure vue d’en haut, tu n’as pas forcément besoin de payer une entrée. Rends-toi au centre commercial Magnet by Shibuya 109, où se trouve le Mag’s Park sur le toit avec une vue superbe directement sur le passage piéton. Un autre grand classique est l’étage vitré du Starbucks Tsutaya local, mais y dénicher une place près de la fenêtre demande une bonne dose de patience.

2. La statue du chien fidèle Hachikō
Juste à la sortie de la gare de Shibuya t’attend un morceau émouvant de l’histoire japonaise. La petite statue en bronze du chien Hachikō rappelle une histoire de fidélité, celle de ce chien qui a attendu son maître décédé à la gare pendant neuf longues années. C’est aujourd’hui de loin le point de rendez-vous le plus populaire de toute la ville.
Prépare-toi au fait qu’il y a en permanence une énorme foule autour de la statue et qu’il faut souvent faire la queue pour une photo avec le chien. Les propriétaires de chiens du coin y amènent en plus souvent leurs propres compagnons habillés de petites tenues, ce qui rend la scène encore plus insolite.

3. L’observatoire Shibuya Sky
Si tu veux voir tout Tokyo à vol d’oiseau et à l’air libre, c’est actuellement le meilleur choix. La terrasse d’observation en plein air se trouve à 229 mètres de hauteur, sur le toit du gratte-ciel Shibuya Scramble Square. Par temps clair, tu y verras magnifiquement le mont Fuji, et les angles vitrés sont parfaits pour des photos réussies.
La règle de base est d’acheter les billets en ligne à l’avance pour 2500 JPY (env. 15 €) ; sur place, ils sont souvent plus chers ou tout simplement en rupture. Les créneaux les plus prisés avant le coucher du soleil partent jusqu’à quatre semaines à l’avance, alors ne tarde surtout pas à réserver. Pour ce genre d’attractions à travers tout le Japon, je te conseille de passer par des portails fiables comme GetYourGuide, où tout est clairement expliqué en anglais.

4. Le Tokyo Metropolitan Government Building
Tu n’as pas envie de payer des milliers de yens pour une vue ? Direction le quartier de Shinjuku, vers l’immense bâtiment du gouvernement que les locaux appellent en abrégé Tochō. Dans sa tour nord comme dans sa tour sud, tu trouveras à 202 mètres de hauteur des étages d’observation, dont l’accès est totalement gratuit pour tous les visiteurs.
C’est généralement ouvert de 9h30 du matin jusqu’à 22h, tu peux donc admirer la ville de jour comme de nuit. À l’intérieur, tu trouveras aussi un petit café et une boutique de souvenirs, et même s’il y a parfois une petite file d’attente aux ascenseurs, elle avance très vite.

5. Les ruelles de Golden Gai
Alors que le reste de Tokyo pousse vers le ciel, Shinjuku abrite un petit morceau du passé qui semble figé dans le temps. Golden Gai est un labyrinthe de six ruelles étroites comptant environ deux cents bars minuscules, dans lesquels ne tiennent souvent que cinq ou six clients. C’est un lieu à l’atmosphère totalement unique, celle du vieux Japon d’après-guerre.
💡 Astuce : Lors de ta visite, fais très attention au fameux table charge. La plupart des bars facturent des frais rien que pour s’asseoir (souvent autour de 500 à 1000 JPY, soit 3 à 6 €), et les boissons se paient à part. Certains établissements n’acceptent tout simplement pas les étrangers ; cherche ceux qui affichent une enseigne ou un menu en anglais à l’extérieur.

6. L’ambiance d’Omoide Yokocho
À deux pas de la gare de Shinjuku se trouve une autre ruelle historique célèbre, remplie de petites tavernes appelées izakaya. L’espace y est si étroit que les clients se serrent littéralement au comptoir, des lanternes rouges pendent au-dessus de leurs têtes et l’air est saturé de fumée de viande grillée. Pour les amateurs de photographie, c’est un véritable paradis.
Si tu es végétarien comme nous, tu ne viendras sans doute pas ici pour manger, car la spécialité principale est le yakitori, ces brochettes de viande grillées. Malgré tout, je te recommande chaleureusement de traverser au moins la ruelle, d’y respirer cette atmosphère incroyable et d’observer les locaux qui se détendent après le travail autour d’un verre de bière et de saké.

7. Le quartier animé de Kabukichō
Juste à côté des ruelles historiques plus paisibles s’étend le plus grand quartier de divertissement et de plaisir de Tokyo. Kabukichō s’anime surtout la nuit, quand il s’illumine de milliers de néons multicolores et que les rues se remplissent de rabatteurs pour les clubs. Tu y trouveras des salles de pachinko, des bars de karaoké et une gigantesque tête lumineuse de Godzilla dépassant de l’un des gratte-ciel.
Même si le quartier a une réputation un peu sulfureuse, pour un touriste ordinaire, se promener dans les rues principales est parfaitement sûr. Je te recommande toutefois vivement d’ignorer tous les rabatteurs de rue, qui t’attireront avec des boissons gratuites ou des spectacles spéciaux : il s’agit le plus souvent de pièges à touristes hors de prix.

8. Le parc Shinjuku Gyoen
Quand tu voudras faire une pause loin du Tokyo fou et illuminé de néons, cet immense parc est le meilleur choix. Ce vaste domaine combine un jardin traditionnel japonais, un jardin anglais et un jardin français et offre une oasis de calme parfaite au milieu des gratte-ciel. L’entrée est très symbolique, environ 500 JPY (env. 3 €).
Au printemps, le parc se transforme en l’un des endroits les plus prisés de la ville pour observer les cerisiers en fleurs. Tu y trouveras des centaines d’arbres en fleurs et, contrairement à d’autres parcs, l’alcool y est interdit, si bien que l’ambiance reste très paisible et agréable même en pleine haute saison.

9. Le complexe du temple Senso-ji
Dans le quartier historique d’Asakusa se dresse le temple bouddhiste le plus ancien et le plus important de tout Tokyo. Senso-ji a été fondé dès l’an 645 et reste aujourd’hui encore le centre spirituel de la ville, où affluent des foules de croyants et de touristes. L’entrée dans tout ce vaste complexe est gratuite toute l’année.
De nombreux visiteurs louent ici un kimono traditionnel et se promènent dans le complexe en tenue historique, ce qui crée un magnifique décor pour les photos. Essaie absolument la purification par la fumée des bâtons d’encens près du grand brûleur : selon la tradition, la fumée apporterait santé et bonheur.

10. La porte Kaminarimon
En te dirigeant vers le temple Senso-ji, tu devras franchir cette porte d’entrée iconique, l’un des lieux les plus photographiés du Japon. Son élément dominant est une gigantesque lanterne rouge pesant l’impressionnant poids de 700 kilogrammes, encadrée par les statues des dieux du vent et du tonnerre.
L’espace devant la porte est extrêmement animé en journée et prendre une photo sans des centaines d’autres personnes est presque impossible. Si tu veux savourer l’architecture au calme, viens ici tôt le matin ou tard le soir, quand les boutiques sont déjà fermées et que le complexe du temple est magnifiquement illuminé.

11. La rue marchande Nakamise-dori
Juste après la porte Kaminarimon commence une ruelle historique de 250 mètres de long qui te mène jusqu’au bâtiment principal du temple. Elle est littéralement bordée de dizaines de petites échoppes proposant des souvenirs traditionnels, des éventails, des masques et surtout de la street food locale, dont le fumet embaume de loin.
Goûte absolument aux crackers de riz senbei tout juste cuits ou aux pâtisseries sucrées traditionnelles ningyo-yaki, ces petites figurines fourrées à la pâte de haricots rouges. Souviens-toi cependant de l’étiquette japonaise et ne mange pas en marchant : mets-toi toujours de côté, près du stand où tu as acheté ta gourmandise.

12. La tour Tokyo Skytree
Cette énorme tour de télévision et d’observation est, avec ses 634 mètres de hauteur, de loin la plus haute structure de tout le Japon. La plateforme d’observation de base, Tembo Deck, se situe à 350 mètres et l’entrée coûte environ 1800 JPY (env. 11 €). Si tu ajoutes 1400 JPY supplémentaires (env. 8 €), tu peux monter jusqu’à la galerie la plus haute à 450 mètres.
Les voyageurs s’accordent souvent sur les forums à dire que, d’une hauteur si vertigineuse, la ville paraît un peu plate et perd ses détails. Beaucoup conseillent donc d’économiser sur l’entrée et d’admirer plutôt la tour magnifiquement illuminée depuis l’extérieur, par exemple depuis le parc au bord de la rivière Sumida, non loin de la gare d’Oshiage.

13. La classique Tokyo Tower
La plus ancienne tour rouge et blanche de 1958, qui ressemble étonnamment à la tour Eiffel, a pour beaucoup de visiteurs bien plus de charme que les gratte-ciel modernes. Sa plateforme d’observation principale se situe à 150 mètres (entrée 1200 JPY, env. 7 €) et offre une vue superbe où tu restes pour ainsi dire à l’intérieur du panorama urbain, avec les bâtiments et les rues bien visibles de près.
Pour les vrais passionnés, il existe encore le Top Deck plus élevé, à 250 mètres, pour 2800 JPY (env. 17 €). Personnellement, je trouve que la plateforme la plus basse est amplement suffisante et que la tour elle-même donne les plus belles photos depuis les rues environnantes, quand elle illumine la nuit de sa caractéristique couleur orange chaleureuse.

14. La folie électronique d’Akihabara
Le quartier appelé en abrégé Akiba est une véritable Mecque pour tous les fans d’anime, de manga, de jeux vidéo et d’électronique. Les rues y sont bordées de grands magasins de plusieurs étages remplis de bornes d’arcade, de figurines de collection et des technologies les plus modernes. Rien que la promenade au milieu des immenses publicités colorées est déjà une expérience.
Arrête-toi dans la légendaire boutique Super Potato, où tu trouveras une incroyable collection de jeux rétro et de vieilles consoles. Le quartier est aussi célèbre pour ses maid cafés, où tu es servi par des serveuses en costume de servantes : c’est un phénomène japonais très particulier, qui n’est clairement pas fait pour tout le monde.

15. La mode déjantée de Harajuku
Si tu veux voir jusqu’où va la créativité japonaise en matière de vêtements, tu dois te rendre dans le quartier de Harajuku. Le cœur de toute l’animation est la rue piétonne Takeshita-dori, où se concentrent les friperies, les boutiques de mode extravagante et les stands proposant les sucreries les plus folles.
Un incontournable traditionnel est d’y déguster une énorme crêpe façon française fourrée de crème fouettée, de fruits et de glace. Juste à côté se trouve pourtant l’élégante avenue Omotesando, surnommée les Champs-Élysées de Tokyo, où siègent au contraire les marques mondiales les plus luxueuses dans de magnifiques bâtiments à l’architecture remarquable.

16. Le sanctuaire Meiji Jingu
Juste derrière la gare animée de Harajuku s’étend un monde totalement différent. Cet immense sanctuaire shinto est caché dans une forêt profonde, composée d’incroyables cent mille arbres offerts par des habitants de tout le Japon. L’entrée dans tout le domaine est gratuite et un calme divin y règne.
Un long chemin de gravier mène jusqu’au sanctuaire lui-même ; le long de celui-ci, tu remarqueras forcément l’immense mur formé de tonneaux de saké décorés. Si tu as de la chance, tu pourras apercevoir le week-end un mariage traditionnel japonais, où la mariée en kimono blanc et le marié traversent la cour du temple sous une ombrelle rouge.

17. Le shopping de luxe à Ginza
Ginza est synonyme de faste, d’élégance et des achats les plus chers du Japon. Tu y trouveras d’immenses grands magasins comme le Ginza Six et des boutiques de créateurs renommés, dont les vitrines ressemblent davantage à des galeries d’art. Le quartier est en outre célèbre pour ses cafés réputés et ses restaurants de luxe.
Le meilleur moment pour une visite est le week-end en après-midi. L’avenue principale se ferme alors complètement aux voitures et devient une immense zone piétonne, où les locaux viennent se promener comme un jour de fête. L’ambiance y est totalement différente de la folle Shibuya : tout paraît très sophistiqué et raffiné.

18. Les marchés de Tsukiji et Toyosu
Même si la célèbre criée matinale au thon a déménagé dans une nouvelle halle moderne à Toyosu, la partie extérieure de l’ancien marché de Tsukiji continue de vivre sa vie. Dans les ruelles étroites y pulse chaque matin une énergie incroyable, les marchands hèlent les clients et les effluves de street food fraîche embaument l’air.
Alors que pour les amateurs de viande c’est un paradis rempli de sushis frais, pour les végétariens t’attendent d’excellentes sucreries de pâte de riz mochi, des fruits japonais parfaits et un délicieux matcha. Tu peux ensuite te rendre dans le nouveau complexe de Toyosu si tu veux observer gratuitement, depuis des passerelles vitrées, la fameuse criée matinale au poisson, mais prépare-toi à te lever très tôt.

19. L’art numérique teamLab
Ce n’est pas une galerie ordinaire, mais une expérience interactive totalement immersive, qui abolit les frontières entre l’artiste et le spectateur. Les expositions d’art numérique teamLab utilisent la lumière, les miroirs et les projections pour te plonger littéralement dans un autre monde. À Tokyo, tu as le choix entre deux lieux principaux.
L’exposition teamLab Planets à Toyosu (ouverte jusqu’en 2027) a la particularité de se parcourir entièrement pieds nus, avec par endroits de l’eau jusqu’aux genoux. Le plus récent teamLab Borderless à Azabudai est quant à lui un immense labyrinthe sans frontières fixes. Les billets coûtent entre 3200 et 4800 JPY (env. 19 à 29 €) et il faut impérativement les acheter en ligne plusieurs semaines à l’avance.

20. Le parc Ueno et ses musées
Le vaste parc d’Ueno, au nord de la ville, est le cœur culturel de Tokyo. Tu y trouveras une énorme concentration des meilleurs musées du pays, dont l’imposant Musée national de Tokyo, accessible pour environ 1000 JPY (env. 6 €). Le parc lui-même regorge de temples, d’étangs et de verdure, et son accès est gratuit.
De nombreux guides attirent encore les visiteurs au zoo local pour voir les pandas géants, mais les derniers pandas ont malheureusement quitté Ueno en janvier 2026 pour retourner en Chine. Le parc reste malgré tout magnifique, surtout au printemps, quand ses allées principales s’illuminent de milliers de cerisiers roses, même si les foules y sont extrêmes.

21. Le palais impérial et les jardins de l’Est
En plein cœur de la jungle de béton, non loin de la gare d’Otemachi, se trouve la résidence de l’empereur du Japon. Le palais intérieur lui-même est strictement fermé au public la majeure partie de l’année, mais tu peux photographier de loin l’iconique pont de pierre Nijubashi qui y mène.
Bien plus intéressante est cependant la visite des jardins de l’Est attenants (East Gardens), dont l’accès est totalement gratuit après enregistrement à l’entrée. Les jardins s’étendent sur le site de l’immense château d’Edo d’origine et tu peux encore aujourd’hui y admirer les vestiges de massives murailles de pierre et un paysage japonais magnifiquement entretenu.

22. L’île artificielle d’Odaiba
Ce quartier ultramoderne a été construit sur des îles artificielles dans la baie de Tokyo, et tu y accèdes par le petit train panoramique automatique Yurikamome. Odaiba propose l’unique plage de sable urbaine, l’excellent musée des sciences Miraikan et une vue superbe sur le Rainbow Bridge illuminé.
Pendant des années, la plus grande attraction y a été l’immense statue transformable du robot Unicorn Gundam, près du centre commercial DiverCity. Fais toutefois attention aux informations à jour, car la statue ne restera ici que jusqu’en août 2026, donc si tu y vas plus tard, tu ne la verras malheureusement plus à cet endroit.

23. L’art et la vie nocturne à Roppongi
Le quartier de Roppongi a deux visages totalement différents. Le jour, c’est un centre sophistiqué de l’art contemporain, où tu trouveras d’incroyables galeries comme le Mori Art Museum, situé aux étages les plus hauts d’un gratte-ciel, ou le National Art Center tout vitré à l’architecture fantastique.
Mais dès que le soleil se couche, les rues sont prises d’assaut par les clubs et les bars. Roppongi est traditionnellement le lieu à la vie nocturne la plus animée pour les étrangers, mais comme à Kabukichō, tu dois ici aussi faire très attention aux rabatteurs qui t’attirent dans des établissements aux frais cachés.

24. La bohème Shimokitazawa
À seulement quelques minutes de train de la folle Shibuya se trouve un quartier qui semble sortir d’une tout autre ville. Shimokitazawa est le centre de la culture alternative de Tokyo, rempli de boutiques vintage, de petits théâtres indépendants et de cafés douillets cachés dans des ruelles étroites sans voitures.
C’est l’endroit idéal pour un après-midi tranquille, où tu erres sans but précis. Les voyageurs adorent ici son ambiance détendue et légèrement hipster, qui est le parfait contraire du centre-ville perfectionniste et pressé de la métropole.

25. Le temps arrêté dans le quartier de Yanaka
Si tu veux vivre le Tokyo tel qu’il était il y a plusieurs décennies, rends-toi à deux pas de la gare de Nippori. Le quartier de Yanaka a miraculeusement survécu aux bombardements et aux grands tremblements de terre, si bien qu’on y trouve encore aujourd’hui de vieilles maisons en bois et des dizaines de petits temples familiaux nichés dans des rues paisibles.
Le cœur de tout le quartier est la rue commerçante Yanaka Ginza, où le temps s’écoule bien plus lentement. Les artisans locaux y vendent leurs produits, tu croiseras plein de chats errants et tu pourras goûter à la cuisine de rue traditionnelle sans avoir à te frayer un chemin à travers d’énormes foules de touristes.
Où aller depuis Tokyo
Tokyo est un point de départ absolument fantastique pour des excursions d’une journée dans les environs. Si les sources chaudes et la vue sur le mont Fuji t’attirent, prends le train pour Hakone, où tu peux te balader en téléphérique et sur un bateau pirate à travers le lac Ashi. Pour les amateurs d’histoire, la petite ville-temple de Nikko est un excellent choix : classée au patrimoine de l’UNESCO, elle se cache dans de magnifiques montagnes.
Une autre halte populaire près de la ville est Kamakura, avec son immense statue de Bouddha en bronze et ses plages. Si tu veux voir le Fuji dans toute sa splendeur, y compris la photo iconique avec la pagode Chureito, prends le bus vers le lac Kawaguchiko.
Une fois Tokyo bien exploré, pars sans hésiter plus à l’ouest en shinkansen. Lis notre article Vacances au Japon : le guide complet, où tu trouveras un itinéraire détaillé. N’oublie pas non plus de consulter nos conseils sur Kyoto : que voir, et si tu pars pour la première fois au pays du soleil levant, le guide Le Japon pour la première fois : JR Pass et conseils pratiques te sauvera la mise.
Questions fréquentes
Combien de jours faut-il pour visiter Tokyo ?
Pour vous imprégner de l’essentiel et de l’atmosphère, prévoyez au minimum 4 à 5 jours complets. Mais si vous voulez aussi faire une excursion d’une journée dans les environs et profiter sans stress, je recommande 7 jours ou plus. Tokyo est tellement immense que vous ne vous ennuierez pas même après deux semaines.
Comment payer en ville et ai-je besoin d’espèces ?
Bien que la situation se soit nettement améliorée après la pandémie et que les cartes soient acceptées dans la plupart des hôtels et grands magasins, l’argent liquide reste roi. Vous en aurez besoin dans les petits restaurants, sur les marchés et aux stands. Vous trouverez des distributeurs automatiques (DAB) à chaque coin de rue dans les magasins 7-Eleven ou FamilyMart et ils fonctionnent 24 heures sur 24.
Qu’est-ce que la carte Suica et comment l’obtenir ?
C’est une carte IC électronique rechargeable qui vous permet de payer les transports en commun, les repas dans les cafétérias en libre-service et les distributeurs automatiques de boissons. Si vous avez un iPhone, vous pouvez charger directement la Suica mobile dans votre Apple Wallet et la recharger avec votre carte habituelle. Les utilisateurs Android de l’UE doivent généralement acheter une carte physique Welcome Suica à l’aéroport.
Quel est le plus grand piège pour les végétariens au Japon ?
La plus grande traîtrise absolue est le dashi – un bouillon traditionnel à base de flocons de poisson katsuobushi. Il se cache dans presque tout ce qui ressemble à un plat végétarien, de la soupe miso à la sauce pour tempura de légumes. Demandez toujours au personnel avec la phrase « Dashi mo dame desu » (Je ne peux pas manger de dashi non plus) et cherchez plutôt des établissements vegans sûrs via l’application HappyCow.
Où manger sans viande à Tokyo ?
Pour les végétariens et végans, le restaurant T’s TanTan à la gare de Tokyo Station est une véritable bouée de sauvetage, où un bol de délicieux ramen végan coûte environ 1100 JPY. N’hésitez pas à essayer aussi la cuisine bouddhiste shojin ryori, qui est par nature sans viande, ou dans les libre-services, fiez-vous aux triangles de riz onigiri fourrés à la prune salée umeboshi ou à l’algue marine kombu.
Vaut-il la peine d’acheter des pass touristiques pour le métro à Tokyo ?
Si vous vous déplacez vraiment beaucoup, vous pouvez acheter un Tokyo Subway Ticket de 24 à 72 heures (coûte environ 9 à 18 EUR). Mais attention, car il n’est valable que sur le réseau de métro (Tokyo Metro et Toei) et ne fonctionne pas sur la ligne aérienne JR Yamanote qui est essentielle. Pour une liberté maximale, il est souvent plus pratique de biper avec une carte Suica, sachant qu’une journée normale de trajets revient à environ 7 à 8 EUR.
Il y a une meilleure vue depuis la Tokyo Tower ou depuis la Skytree ?
Chaque tour a son charme. Alors que la Skytree avec ses hauteurs vertigineuses est idéale pour prendre conscience de l’étendue infinie de la ville, de nombreux voyageurs affirment que depuis la Tokyo Tower, plus basse, vous avez une relation beaucoup plus intime avec la ville et vous distinguez mieux les bâtiments individuels.
Quelles sont les règles de conduite de base ?
Les Japonais sont extrêmement attachés au respect de leur environnement. Dans les transports en commun, mettez votre téléphone en silencieux et ne téléphonez pas, ne mangez pas en marchant dans la rue et ne laissez jamais de pourboire au restaurant, c’est considéré comme impoli. Se moucher en public est également un grand faux pas, préférez aller aux toilettes ou reniflez discrètement.
