Kotor est sans aucun doute l’une des plus belles cités médiévales et les mieux conservées de tout l’Adriatique. Au cœur du Monténégro, cette ville vous séduit au premier regard par sa situation, tout au fond des Bouches de Kotor. Ce profond golfe marin qui s’enfonce entre de hautes montagnes est souvent présenté comme le fjord le plus méridional d’Europe, même si, géologiquement, il ne s’agit pas du tout d’un fjord. Le golfe est bordé de majestueux sommets calcaires, sous lesquels se blottit un labyrinthe vénitien de ruelles étroites rempli d’histoire, de chats et d’arômes de café.
Si tu envisages de découvrir ce joyau photogénique, je dois te prévenir d’emblée d’une chose absolument essentielle, qui peut soit sauver tes vacances, soit complètement les gâcher. Kotor est en effet victime du surtourisme : pendant les mois d’été, jusqu’à quatre énormes navires de croisière y accostent chaque jour, déversant jusqu’à dix mille visiteurs dans une petite ville qui compte à peine quatorze mille habitants. Crois-moi, jouer des coudes dans la foule au milieu des ruelles de pierre en plein midi n’est pas une expérience que tu souhaites vivre.
La clé d’une expérience parfaite réside donc dans une planification intelligente et un bon timing : tôt le matin ou au contraire en fin d’après-midi, la ville se transforme en une véritable oasis romantique. Dans cet article, je te recommande les plus beaux endroits, je te conseille sur le stationnement et l’hébergement, et je te livre des astuces secrètes pour éviter les plus grandes foules et même l’entrée payante des remparts.

Résumé pour ceux qui n’ont pas le temps de tout lire
- Les plus grandes foules issues des croisières envahissent la ville entre 10h et 16h ; planifie donc idéalement ta balade dans la vieille ville avant 9h ou après 17h.
- L’entrée dans la vieille ville est gratuite et les portes sont ouvertes en permanence ; on ne paie que pour certains monuments et pour l’accès aux remparts.
- Ne manque pas la montée à la forteresse San Giovanni, mais pars dès l’aube pour éviter le soleil brûlant et, éventuellement, le paiement de l’entrée.
- Le stationnement est un énorme problème en saison : si tu viens en voiture, essaie de te garer sur les parkings payants près du centre avant 9h du matin.
- Choisis ton hébergement de manière stratégique : la vieille ville offre une ambiance magique, mais payée au prix du bruit nocturne des bars, tandis que la Dobrota voisine offre calme absolu et baignade.
- La plus belle excursion d’une demi-journée est la visite de la petite ville baroque toute proche de Perast et la traversée en barque jusqu’à l’îlot artificiel de Gospa od Škrpjela.

Quand partir à Kotor
Le choix de la bonne période est absolument crucial pour visiter les Bouches de Kotor : en pleine saison estivale, en juillet et août, la chaleur est écrasante et les températures grimpent couramment au-dessus de trente degrés. Ces mois riment en outre avec les prix d’hébergement les plus élevés et des embouteillages interminables sur la route côtière qui relie les stations balnéaires environnantes au centre.
Le meilleur compromis entre un temps agréable et une affluence supportable, c’est juin et surtout le mois de septembre, quand la mer reste joliment réchauffée pour la baignade, avec une température autour de 23 à 25 degrés. La fin septembre est alors un choix absolument idéal pour ceux qui veulent être sûrs que tous les monuments et restaurants sont encore ouverts, mais que les rues respirent déjà le calme.
Côté heure de la journée, il vaut la peine de vérifier avant ta visite le planning actuel des navires de croisière sur des sites spécialisés comme cruisetimetables.com. Les bateaux accostent généralement au port entre 10h et 16h ; c’est précisément dans ce créneau que je te recommande de t’éclipser quelque part sur la plage, dans les montagnes ou pour une excursion en bateau sur le golfe.

Où se loger à Kotor
💡 Astuce hébergement et activités : nous préférons chercher nos logements sur Booking.com, où l’on trouve souvent les meilleures conditions d’annulation. Pour les billets, excursions et activités, ça vaut le coup de comparer et de réserver via GetYourGuide.
Au moment de chercher un hébergement, tu te trouves face à une décision essentielle qui déterminera le ton de toutes tes vacances : le choix entre le centre historique animé et les villages tranquilles alentour. Si tu veux avoir tous les monuments et restaurants à portée de main, loge-toi directement à l’intérieur des remparts de la vieille ville, mais sache que tu ne pourras pas t’y rendre en voiture et que la musique des bars locaux risque de te déranger la nuit.
À l’inverse, les quartiers voisins comme Dobrota, Muo ou Prčanj offrent un calme parfait, de magnifiques vues sur les remparts illuminés et surtout la possibilité de plonger dans la mer juste devant l’hôtel. Le centre sera certes un peu plus loin, mais une agréable promenade en soirée le long du golfe a un charme immense, et en prime tu te gareras ici sans problème la plupart du temps.
J’ai préparé pour toi une sélection d’hôtels très bien notés que les voyageurs recommandent depuis longtemps, dans différentes gammes de prix :
- Old Town Hostel Kotor (économique) : un choix fantastique pour les routards et les voyageurs solo qui cherchent un hébergement bon marché au cœur même des remparts, avec des dortoirs partagés comme des chambres doubles privées et propres.
- Hotel Vardar (milieu de gamme) : un hôtel fiable et très apprécié directement sur la place d’Armes, offrant un excellent rapport qualité-prix et une terrasse animée en plein cœur de l’action.
- Guesthouse Palazzo Drusko Deluxe Rooms (boutique milieu de gamme) : une charmante demeure nobiliaire en pierre vieille de six cents ans, à deux pas de la cathédrale, où le mobilier d’époque et un personnel incroyablement attentionné t’enchanteront.
- Boutique Hotel Hippocampus (hôtel de charme) : un hôtel design superbement rénové, caché dans les ruelles du centre classé à l’UNESCO, dont l’énorme atout est la terrasse sur le toit avec une vue magnifique sur les remparts.
- Boutique Hotel Astoria Kotor (boutique quatre étoiles) : une variante plus luxueuse en plein centre-ville, souvent saluée dans les avis pour ses petits-déjeuners exceptionnellement copieux et ses chambres très confortables.
- Palazzo Radomiri Heritage Boutique Hotel (hébergement de luxe) : un palais de capitaine du XVIIIe siècle restauré dans la paisible Dobrota, qui offre une piscine au milieu de la verdure, du yoga matinal et une évasion parfaite loin des foules de touristes.
- Forza Mare Hotel (luxe cinq étoiles) : un hôtel absolument exceptionnel à Dobrota, avec dix chambres à thème, sa propre plage privée et même une vedette rapide privée pour les hôtes.
15 choses à voir et à faire à Kotor
Découvrons ensemble le meilleur que cette ville monténégrine et ses environs immédiats ont à offrir. Je te recommande de répartir ces activités sur au moins deux ou trois jours, afin de profiter pleinement de l’atmosphère locale sans te presser inutilement.

1. La place principale et la Porte de la Mer
Ta visite commencera probablement à l’entrée principale de la vieille ville, la majestueuse Porte de la Mer (Vrata od mora), construite en 1555. Au-dessus du passage, remarque le contraste intéressant : à côté du lion ailé de saint Marc, symbole vénitien historique, tu verras gravé un slogan communiste rappelant la libération de la ville.
Juste derrière la porte s’ouvre devant toi la place d’Armes (Trg od oružja), le plus grand et le plus animé des espaces de toute la ville. Elle est dominée par une belle tour de l’horloge du XVIIe siècle, devant laquelle se dresse le pilier de la honte en pierre, où l’on punissait autrefois les coupables de la ville.
Comme c’est le premier endroit où se dirigent les foules des navires de croisière, c’est vraiment bondé en journée. Si tu veux photographier la place sans personne et savourer ton café du matin au calme, lève-toi de bonne heure et viens ici avant 9h.

2. La cathédrale Saint-Tryphon
Ce magnifique édifice roman-gothique est le symbole absolu de la ville et son histoire remonte à 1166, ce qui signifie qu’elle est plus ancienne que bon nombre de célèbres temples européens. Tu reconnaîtras la cathédrale au premier coup d’œil à ses deux tours asymétriques, qui ont dû être reconstruites après le tremblement de terre dévastateur du XVIIe siècle.
À l’intérieur, tu seras surtout captivé par le ciborium orné au-dessus du maître-autel, et à l’étage tu trouveras un riche trésor. C’est là qu’est conservé un précieux reliquaire contenant les restes de saint Tryphon, le patron et protecteur de toute la ville.
L’entrée à la cathédrale, qui comprend aussi la visite du musée à l’étage et l’accès à un petit balcon donnant sur la place, te coûtera environ 3 à 4 euros. N’oublie pas de prendre du liquide, car la carte n’y est souvent pas acceptée, et respecte les règles vestimentaires couvrant épaules et genoux.

3. L’église Saint-Luc
Dans une partie plus calme de la ville, sur la place Saint-Luc, tu découvriras une petite église romane modeste mais historiquement très intéressante, datant de 1195. Son caractère absolument unique tient au fait que, pendant de longs siècles, elle a servi simultanément aux fidèles catholiques et orthodoxes ; on y trouvait donc deux autels séparés.
Une fois à l’intérieur, n’oublie pas de regarder à tes pieds : le sol est constitué de vieilles dalles funéraires qui confèrent au lieu une atmosphère très particulière. L’entrée de l’église est gratuite ; tu peux éventuellement laisser une petite contribution volontaire dans le tronc.
Juste à côté se trouve l’église orthodoxe Saint-Nicolas, bien plus grande et plus ornée, construite au début du XXe siècle. Cette petite place est en général un peu plus tranquille que le reste du centre, car les grands groupes de touristes n’y parviennent souvent même pas.

4. Les remparts et la forteresse San Giovanni
La montée sur les vieux remparts est l’apogée absolue de la visite et une expérience à ne surtout pas manquer. T’attendent environ 1 350 marches de pierre qui serpentent à flanc de montagne, raides, jusqu’à la forteresse San Giovanni (Saint-Jean), qui s’élève à 260 mètres au-dessus de la mer.
En récompense de ton t-shirt trempé de sueur, tu auras la vue la plus iconique sur tout le golfe et sur les toits rouges de la vieille ville, celle que tu connais de toutes les cartes postales. La montée elle-même prend environ 45 à 60 minutes, mais avec les arrêts fréquents pour photographier et reprendre ton souffle, prévois au moins deux heures.
L’entrée en haute saison se situe autour de 8 à 15 euros, les enfants de moins de douze ans étant généralement exemptés. 💡 Astuce : si tu arrives aux tourniquets tôt le matin, en général avant 7h, la porte est ouverte et la billetterie n’est pas occupée, ce qui te permet de profiter de la montée gratuitement et surtout à l’ombre, sans la chaleur meurtrière de midi.

5. Le sentier secret « Ladder of Kotor »
Si tu aimes un peu d’aventure et que tu veux éviter de payer l’entrée onéreuse des remparts, les voyageurs recommandent d’emprunter l’ancienne piste caravanière appelée l’Échelle de Kotor. Ce sentier étroit et caillouteux, plein de lacets, commence discrètement derrière la Porte Nord, dite Porte de la Rivière, et servait à l’origine à ravitailler les villages de montagne.
À peu près à mi-chemin de cette montée raide, tu tomberas sur une petite fenêtre dans le mur des remparts par laquelle on peut se faufiler gratuitement directement jusqu’à l’escalier officiel menant à la forteresse San Giovanni. Tu contournes ainsi la billetterie principale en bas dans la ville, et en chemin tu peux aussi t’arrêter à la pittoresque petite église Gospa od Zdravlja.
Garde toutefois à l’esprit que ce sentier est vraiment caillouteux, sans aucune rambarde, et qu’au soleil il se transforme en fournaise. De bonnes chaussures et suffisamment d’eau sont absolument indispensables, tout comme un départ matinal, avant que le soleil ne tape sur le versant.

6. Le musée maritime du Monténégro
Pour les amoureux d’histoire et de bateaux, ou tout simplement comme excellent refuge contre la chaleur de midi ou une pluie inattendue, je recommande la visite du musée maritime (Pomorski muzej). Il siège dans le magnifique palais baroque Grgurina, sur la place Boka, et son exposition est étonnamment riche et très captivante.
Tu y trouveras de superbes maquettes détaillées de vieux voiliers, des armes historiques, d’anciennes cartes de navigation et des portraits de célèbres capitaines locaux. Les ex-voto en argent exposés démontrent clairement l’immense richesse qui affluait dans la ville à l’époque où elle possédait l’une des flottes commerciales les plus puissantes de tout l’Adriatique.
L’entrée coûte environ 6 euros et comprend un audioguide pratique qui rendra toute la visite bien vivante. Le musée est en général ouvert en saison de 8h à 18h, tu pourras donc facilement t’y arrêter pendant tes flâneries dans les ruelles.

7. Le musée des chats et les fauves de rue
S’il y a une chose que tu remarqueras à coup sûr en te promenant dans la ville, ce sont les chats errants omniprésents, devenus le symbole officieux absolu de tout l’endroit. Selon une vieille légende, ils ont été amenés ici par des marins du monde entier pour protéger la ville et les bateaux des rongeurs trop nombreux.
Les habitants sont à juste titre fiers de leurs résidents à quatre pattes et leur ont même dédié, sur la petite place Gospa od Anđela, un petit et très mignon musée des chats. À l’intérieur, tu trouveras une collection de cartes postales historiques, de vieilles gravures, de timbres et divers objets sur lesquels figurent justement ces compagnons à fourrure.
L’entrée du musée est plus ou moins symbolique : tu ne paieras qu’1 euro, et toute la recette est reversée directement à la nourriture et aux soins vétérinaires des chats de rue. C’est une superbe halte, surtout si tu voyages avec des enfants, qui adoreront photographier les boules de poils dans les ruelles.

8. Excursion en bateau sur le golfe de Boka
Un séjour au bord de la mer ne serait pas complet sans une véritable excursion en bateau, qui est d’ailleurs l’activité de loin la plus prisée de toute la région. Depuis le quai de Kotor partent chaque jour des dizaines de vedettes rapides qui t’emmènent à la découverte fascinante du golfe et des beautés naturelles environnantes.
Le tour classique de quelques heures te conduit à l’îlot iconique de Gospa od Škrpjela, à l’ancienne forteresse insulaire de Mamula, et culmine par une baignade dans l’eau bleu fluo de la fameuse Grotte Bleue. En chemin, tu apercevras souvent aussi les tunnels à sous-marins abandonnés, laissés ici par l’ancienne armée yougoslave.
Une place sur une vedette de groupe pour une douzaine de personnes te coûtera environ 30 à 35 euros par personne. Tu peux facilement réserver ces excursions en ligne via des plateformes comme GetYourGuide, mais souviens-toi que les bateaux ne partent que par temps favorable et mer calme.

9. L’épique route en lacets vers le Lovćen
Pour les conducteurs qui ne souffrent pas de vertige, c’est un passage obligé : parcourir l’ancienne route panoramique numérotée P1, qui grimpe en pente raide depuis la ville jusqu’au parc national du Lovćen. T’attendent d’incroyables 25 épingles à cheveux taillées dans la roche, qui forment l’une des routes les plus spectaculaires de toute l’Europe.
En récompense d’un peu de stress au volant, tu auras la toute meilleure vue sur l’ensemble des Bouches de Kotor, qui s’ouvre à partir du treizième virage environ et culmine au vingt-cinquième. Pendant la saison estivale, un petit café provisoire fonctionne souvent près du sommet, où tu peux prendre un café glacé et admirer la vue depuis plus de mille mètres d’altitude.
La route est vraiment étroite, dépourvue de glissières de sécurité, et croiser un véhicule en sens inverse exige une main ferme et des nerfs solides. N’y va surtout pas entre 10h et 14h, quand les gros autocars chargés de touristes des croisières y circulent, provoquant des bouchons monstres.

10. Pause fromage dans le village de Njeguši
Une fois que tu auras vaincu ces lacets vertigineux, ce serait dommage de ne pas continuer un peu plus loin jusqu’au village de montagne de Njeguši, niché dans un col pittoresque au pied du mont Lovćen. C’est de là qu’était originaire le célèbre souverain et poète monténégrin Petar II Petrović-Njegoš, qui a donné son nom au fameux mausolée au sommet de la montagne.
Le village est cependant surtout réputé pour sa gastronomie, notamment la spécialité de charcuterie locale, le njeguški pršut, et ses fromages fantastiques. Si tu es végétarien ou que tu adores tout simplement le fromage, commande absolument dans l’une des konobas traditionnelles une assiette du délicieux fromage à pâte dure njeguški sir, qui affine dans l’air pur de la montagne.
Ce fromage est souvent servi arrosé de miel local, accompagné d’olives fraîches et de pain maison, ce qui en fait un en-cas montagnard parfaitement léger. Depuis le centre-ville, tu y arriveras en voiture en une quarantaine de minutes par la route sinueuse évoquée plus haut.

11. Les mosaïques romaines de Risan
Si tu fais une excursion en voiture le long du littoral du golfe, arrête-toi après une quinzaine de kilomètres dans la petite ville de Risan, qui est de loin la plus ancienne agglomération attestée de toutes les Bouches de Kotor. Ce fut jadis une importante capitale illyrienne de la redoutable reine Teuta ; aujourd’hui, on y trouve bien plus de tranquillité.
L’attraction principale, ce sont les vestiges d’une villa romaine du IIe siècle de notre ère, dans laquelle se sont conservées de superbes mosaïques de sol. La plus précieuse est sans aucun doute la partie centrale, où se trouve la seule représentation d’Hypnos découverte à ce jour, le dieu grec du sommeil, dans le monde entier.
L’entrée de ce site archéologique s’élève à un raisonnable 5 euros et le site est ouvert en saison estivale de 8h à 20h. Garde toutefois à l’esprit que si tu viens en hiver, en particulier en janvier, le site sera complètement fermé, et le reste de l’hiver il ferme aussi chaque lundi.

12. Baignade et promenade à Dobrota
Quand la visite des monuments te fatiguera et que tu auras envie de te rafraîchir dans la mer, dirige-toi directement au nord du centre, vers le quartier voisin de Dobrota. N’y attends pas de larges plages de sable avec des clubs de plage, mais plutôt un ensemble de pontons en béton, de petites terrasses de pierre et d’échelles qui mènent directement dans l’eau cristalline.
C’est précisément l’endroit où les habitants vont se baigner et se détendre après le travail, l’ambiance y est donc bien plus décontractée que dans le centre bondé. Tu trouveras les meilleurs accès à l’eau par exemple près du célèbre Hotel Vardar Dobrota ou aux alentours de la pittoresque petite église Saint-Eustache.
Le long de l’eau s’étend en outre une longue promenade plate, absolument idéale pour une balade en fin d’après-midi ou une sortie à vélo. N’oublie surtout pas d’emporter des chaussures d’eau, car le fond du golfe est très caillouteux et des oursins s’y cachent parfois.

13. Escapade tranquille vers les villages de Muo et Prčanj
Si tu cherches encore plus de calme et d’authenticité, dirige-toi vers la rive exactement opposée, c’est-à-dire la rive sud du golfe, où se trouvent les villages de pêcheurs endormis de Muo et Prčanj. Ils sont situés juste en face de la ville principale et offrent ainsi la plus belle vue sur les remparts médiévaux qui grimpent sur la colline d’en face.
Prčanj en particulier mérite une exploration plus poussée, car tu y verras de nombreux palais de vieux capitaines de marine, délabrés comme restaurés. Le village est dominé par l’immense Bogorodičin hram baroque (l’église de la Nativité de la Vierge), à laquelle mène un escalier monumental et qui est le plus grand temple de tout le golfe.
Depuis le centre, tu rejoindras le village de Muo par une agréable promenade le long de l’eau en une vingtaine de minutes, ou tu peux faire appel aux petits taxis nautiques qui sillonnent le golfe. C’est l’endroit parfait pour s’évader quand tu veux déjeuner tranquillement avec vue sur l’eau et éviter les bousculades.

14. Plage urbaine et eau pure à Orahovac
Si tu ne veux pas t’éloigner du centre et que tu as juste besoin d’un rafraîchissement rapide après la montée aux remparts, tu trouveras une petite plage urbaine juste derrière les remparts nord. Elle est faite de petits galets et offre une vue unique directement sur les fortifications, mais sache qu’en haute saison elle est désespérément bondée à craquer.
Une bien meilleure idée pour une baignade à la journée, c’est le village d’Orahovac, situé à une dizaine de kilomètres au nord par la route côtière. Les habitants s’accordent à dire que grâce à des courants marins spécifiques et à des sources sous-marines, c’est ici que se trouve l’eau la plus pure de tout le golfe.
Tu y trouveras aussi des transats et parasols organisés que tu peux louer moyennant un supplément, même si les prix grimpent assez haut en été. L’eau du golfe est très calme, sans grosses vagues, et elle se prête à la baignade environ de la mi-mai à la fin octobre.

15. Excursion d’une demi-journée à Perast
Le clou de toute visite au Monténégro, c’est un court trajet jusqu’à la petite ville baroque voisine de Perast, qui semble s’être égarée par erreur depuis Venise. Dans ce minuscule bourg, tu trouveras d’incroyables seize églises et dix-sept palais nobiliaires, et aucune route passante et bruyante ne traverse son centre.
La principale raison pour laquelle tout le monde vient ici, c’est cependant l’îlot artificiel iconique de Gospa od Škrpjela (Notre-Dame du Rocher), qui se trouve à deux pas de la rive. Depuis le quai local, n’importe quelle petite barque t’y conduira pour 3 à 10 euros, et tu pourras admirer les superbes fresques baroques ainsi que la fascinante collection de plaques votives en argent à l’intérieur de la chapelle.
💡 Astuce : se garer à Perast est un véritable cauchemar pendant les mois d’été, car la ville n’a que deux parkings limités à ses extrémités. Je te recommande d’arriver ici au plus tard à 7h du matin, sinon tu ne trouveras très probablement pas de place et tu devras repartir bredouille.

Où aller après Kotor
Une fois que tu auras exploré en profondeur les ruelles et le golfe, ce serait dommage de ne pas découvrir aussi d’autres parties de ce magnifique et varié pays balkanique. Le Monténégro est certes petit, mais il offre d’immenses contrastes, des hauts sommets du parc national du Durmitor aux longues plages de sable du sud, près de la frontière albanaise.
Si tu veux savoir ce que le pays réserve d’autre à ne pas manquer et quels lieux valent la visite, lis absolument notre article détaillé : Vacances au Monténégro : 15 idées, de la mer aux montagnes. Tu y trouveras une foule d’informations pratiques qui t’aideront à planifier le meilleur itinéraire.
Au cours de tes flâneries dans la vieille ville, la faim te gagnera forcément. D’après mes propres recherches et les avis de voyageurs, je peux chaleureusement recommander une halte au Restobar Taraca, situé près de la porte nord, qui propose de superbes alternatives sans viande comme des buddha bowls ou des currys végans. Pour les amateurs d’excellents classiques italiens et de pizzas fantastiques, la populaire Caffe Pizzeria Mondo est une valeur sûre, où tu mangeras très bien sans avoir à chercher longtemps.

Questions fréquentes
Combien de jours faut-il pour Kotor ?
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Pour la simple visite de la vieille ville et la montée sur les remparts, un à deux jours à un rythme tranquille vous suffiront. Mais si vous utilisez la ville comme base stratégique pour des excursions dans toute la baie, la visite de Perast, une sortie en bateau et la montée au Lovćen, je vous recommande de prévoir idéalement deux à trois jours pleins.
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Combien coûte la montée sur les remparts et quand est-ce gratuit ?
En haute saison touristique, vous paierez environ 8 à 15 euros pour l’ascension, sachant que les tarifs peuvent varier et que l’entrée est généralement gratuite pour les enfants de moins de douze ans. Cependant, si vous vous levez tôt et arrivez aux tourniquets avant sept heures du matin, la caisse n’est généralement pas encore occupée ; durant les mois d’hiver, il n’y a d’ailleurs souvent pas de billetterie du tout.
Combien y a-t-il de marches pour monter à la forteresse San Giovanni ?
Jusqu’au sommet même de la forteresse située à 260 mètres au-dessus du niveau de la mer, environ 1 350 marches en pierre vous y mènent. La montée prend en moyenne entre quarante-cinq et soixante minutes, nécessite de bonnes chaussures, suffisamment d’eau et évitez absolument l’ascension sous la chaleur de midi.
Faut-il payer pour entrer dans la vieille ville de Kotor ?
Non, l’entrée dans le centre historique et les balades dans les ruelles sont entièrement gratuites et les portes de la ville sont ouvertes vingt-quatre heures sur vingt-quatre. On paie uniquement pour l’entrée dans des monuments spécifiques, comme les remparts, la cathédrale avec le musée (environ 3 euros) ou le Musée maritime (environ 6 euros).
Peut-on se baigner à Kotor ?
Oui, la baignade y est très populaire, mais n’attendez pas de longues plages de sable ; le littoral de Kotor est principalement composé de galets, de rochers ou de jetées en béton. Les meilleurs endroits les plus tranquilles pour se baigner avec une eau claire se trouvent dans les quartiers adjacents de Dobrota, Prčanj ou le petit village d’Orahovac.
Comment éviter les hordes de croisiéristes ?
Les grands bateaux de croisière amènent ici des milliers de touristes qui envahissent les rues principalement entre dix heures du matin et seize heures. Planifiez donc vos visites des monuments soit très tôt le matin avant neuf heures, soit en fin d’après-midi après dix-sept heures, lorsque les bateaux lèvent l’ancre et que la ville se vide à nouveau.
Le Kotor est-il dans l’UE et quelle monnaie utilise-t-on ?
Bien que le Monténégro ne soit pas membre de l’Union européenne ni de la zone euro officielle, il a unilatéralement adopté l’euro comme seule monnaie officielle, vous paierez donc en euros classiques. N’oubliez pas cependant de vous procurer une eSIM ou une carte de données locale avant votre voyage, car le roaming européen ne s’applique pas ici et les données sont très chères.
