Ontario, Canada : 35 conseils sur ce qu’il faut voir et faire

Quand on me demande pourquoi j’ai décidé de m’installer au Canada, je repense toujours à ce moment précis. J’étais avec ma mère au belvédère surplombant les chutes du Niagara, les gouttelettes d’eau me tombaient sur le visage et je me suis dit : c’est ici que je veux vivre un jour. C’était il y a plus de dix ans, c’était mon tout premier voyage au Canada et notre destination était l’Ontario, Canada — une province qui a complètement bouleversé mes projets de vie.

Quelques années plus tard, ce rêve est devenu réalité et je me suis effectivement installée au Canada. Plus tard encore, je suis brièvement retournée en Ontario avec celui qui était alors mon copain (aujourd’hui mon mari), et j’ai pu redécouvrir cette province à travers ses yeux — ceux de quelqu’un qui la découvre pour la première fois. Et vous savez quoi ? Elle m’a conquise une deuxième fois.

L’Ontario est immense. C’est la deuxième plus grande province du Canada et sa superficie fait environ quatre fois la France. De la vibrante Toronto aux paisibles régions de chalets parsemées de milliers de lacs, en passant par les parcs nationaux sauvages où l’on croise un orignal à chaque tournant — cette province a tellement de facettes qu’un seul article peut à peine lui rendre justice. Mais je vais essayer de vous offrir le meilleur de ce que j’ai accumulé, vu et vécu au fil des années.

Dans cet article, vous trouverez 35 conseils sur ce qu’il faut voir et faire en Ontario — des icônes comme la CN Tower et les chutes du Niagara aux perles cachées comme Bruce Peninsula et Muskoka, en passant par des conseils pratiques sur l’hébergement, la gastronomie et le budget. C’est parti !

Contenu de l'article

Résumé

  • Toronto — métropole multiculturelle avec la CN Tower, une escapade insulaire et des marchés où mangent les locaux
  • Ottawa — elle va vous surprendre, elle n’est pas aussi ennuyeuse qu’on le croit (musées, Rideau Canal, BeaverTails)
  • Chutes du Niagara — un classique, j’y ai consacré un article complet
  • Algonquin Park — là où on apprend à aimer le silence (réservez 5 mois à l’avance !)
  • Bruce Peninsula — des eaux turquoise auxquelles on ne croit pas (entrée gratuite l’été 2026)
  • Muskoka — les « Hamptons du Nord » avec des milliers de lacs et des couleurs automnales
  • Meilleure période ? Septembre–octobre, les couleurs d’automne sont littéralement une explosion
  • Budget ? Comptez 13 % de HST + 6 % de taxe d’hébergement = 19 % en plus (un choc pour les Européens)
  • Voiture ? Indispensable si vous voulez voir plus que Toronto
Orignal dans un parc national

Quand partir et comment s’orienter en Ontario

Avant de plonger dans les conseils concrets sur ce qu’il faut voir et faire en Ontario, clarifions deux points essentiels : quand venir et comment se déplacer dans la province. Car un bon timing peut vous faire économiser des centaines d’euros, et une mauvaise stratégie de transport peut vous coûter beaucoup de stress.

1. Quand venir (et quand éviter)

L’Ontario est une province aux quatre visages, et chaque saison offre un paysage totalement différent. L’été (juin–août) est la saison classique : les lacs sont à bonne température, tous les parcs et attractions sont ouverts, mais c’est aussi la haute saison avec le plus de touristes et les prix les plus élevés. Si vous optez pour l’été, préparez-vous à ce que les campings populaires comme Algonquin soient réservés des mois à l’avance.

L’automne (septembre–octobre) est selon moi la meilleure période absolue pour visiter l’Ontario. Les couleurs sont indescriptibles : des forêts entières se transforment en une palette de rouge, d’orange et de doré. Il y a moins de touristes, les prix baissent et la météo reste agréable (autour de 15–20 °C en journée). Le seul inconvénient, c’est que certaines attractions commencent à fermer fin octobre.

L’hiver (décembre–mars) est pour les audacieux. Les températures descendent facilement à -20 °C, mais en contrepartie vous vivrez le patinage sur le Rideau Canal à Ottawa (la plus grande patinoire naturelle au monde !), le festival Winterlude ou le ski à Blue Mountain. Le printemps (avril–mai) est une saison de transition : à Ottawa, les tulipes fleurissent (le Tulip Festival est magnifique), mais certains sentiers dans les parcs sont encore boueux et fermés. L’avantage ? Pratiquement aucun touriste et des prix d’hébergement imbattables.

2. La voiture est reine (et les transports en commun ne marchent qu’à Toronto)

Je vous le dis tout de suite : sans voiture en Ontario, vous n’irez pas bien loin. À moins de vouloir rester uniquement à Toronto. Les transports en commun fonctionnent correctement en ville (le métro et les tramways TTC à Toronto, OC Transpo à Ottawa), et il existe une liaison ferroviaire Toronto–Ottawa via Via Rail, mais c’est à peu près tout. Aucun bus ne vous emmènera à la Grotto sur Bruce Peninsula ni en safari à orignaux à Algonquin.

Je recommande de récupérer une voiture de location directement à l’aéroport Toronto Pearson — toutes les grandes agences y sont présentes et les prix commencent autour de 40–60 CAD par jour (environ 27–40 €). Conseil : Réservez le plus tôt possible, surtout en été quand les prix grimpent en flèche. Et n’ayez pas peur des distances — les autoroutes (surtout celles numérotées 400+) sont parfaites, larges et rapides. De Toronto à Ottawa, comptez environ 4h30, jusqu’à Bruce Peninsula environ 4 heures et jusqu’à Algonquin un peu moins de 3 heures. Depuis Paris, des vols directs avec Air Canada ou Air Transat vous amènent à Toronto en environ 8 heures.

Où se loger en Ontario

L’hébergement en Ontario varie énormément selon l’endroit. À Toronto, comptez 150–250 CAD par nuit (100–170 €) pour un hôtel correct — le meilleur rapport qualité-prix/emplacement se trouve autour des quartiers Queen West ou Distillery District. À Ottawa, c’est un peu moins cher, autour de 120–200 CAD (80–135 €), et l’idéal est de loger près du ByWard Market. En dehors des grandes villes — par exemple à Muskoka ou près de Bruce Peninsula — vous trouverez de charmants chalets Airbnb au bord du lac pour 100–150 CAD (65–100 €).

Pour ceux qui préfèrent la nature, le camping dans les parcs provinciaux et nationaux est une excellente option — les emplacements coûtent 40–55 CAD par nuit (27–37 €) et l’atmosphère est indescriptible. Mais réservez bien à l’avance, surtout Algonquin et Bruce Peninsula qui se remplissent des mois avant. Et n’oubliez pas les taxes : au prix de l’hébergement s’ajoutent toujours 13 % de HST plus 4–6 % de taxe municipale d’hébergement. Pour trouver les meilleurs prix, je vous recommande de comparer sur Booking.com.

Toronto : 6 lieux incontournables et activités

Passons en revue 6 conseils sur ce qu’il faut voir et faire à Toronto — de l’iconique CN Tower au hipster Distillery District en passant par l’escapade insulaire des Toronto Islands. Toronto est une ville qui ne vous laissera pas dormir, et ce au sens propre : il s’y passe toujours quelque chose, quelle que soit la saison.

3. CN Tower — une vue qui vaut le prix d’entrée

La CN Tower illuminée à Toronto au crépuscule
Photo : Wladyslaw / Wikimedia Commons (CC BY 3.0)

Commençons par l’icône. La CN Tower, c’est cette tour que l’on aperçoit sur une photo sur deux de Toronto, et même si ça semble être un piège à touristes classique, ici ça vaut vraiment le coup. La vue depuis l’observatoire principal à 346 mètres de hauteur est à couper le souffle : on voit toute la ville, le lac Ontario et par temps clair, même la silhouette des chutes du Niagara au loin.

Pour les plus téméraires, il y a l’EdgeWalk — une promenade sur le rebord extérieur de la tour à 356 mètres de haut, attaché par un harnais. Ça coûte environ 225 CAD (150 €) et c’est le genre d’expérience dont vous parlerez encore dans dix ans. Si vous préférez rester à l’intérieur, je recommande le restaurant 360° — il tourne sur lui-même et la cuisine est étonnamment bonne. Et surtout : si vous y dînez, l’accès à l’observatoire est gratuit. Vous payez donc en réalité un dîner avec la plus belle vue de la ville.

Astuce pour économiser : Procurez-vous le CityPASS Toronto, qui combine l’entrée à plusieurs attractions avec une réduction allant jusqu’à 35 %. La CN Tower y est incluse.

4. Distillery District — le paradis hipster en briques

Bâtiments victoriens en briques du Distillery District à Toronto
Photo : Mathew Ingram / Wikimedia Commons (CC BY 2.0)

Cet endroit m’a conquise dès la première visite. Imaginez un complexe d’anciens bâtiments victoriens en briques, autrefois une distillerie de whisky, où l’on trouve aujourd’hui des galeries, des boutiques de design, des cafés artisanaux et, en hiver, l’un des plus beaux marchés de Noël de toute l’Amérique du Nord. Le Distillery District est une zone piétonne, on s’y promène donc tranquillement, sans voitures ni stress.

Arrêtez-vous chez SOMA Chocolatemaker pour un chocolat chaud (sérieusement, c’est probablement le meilleur chocolat chaud que j’aie jamais bu) et si vous êtes là en décembre, le Christmas Market est un passage obligé. Des stands de nourriture, de vin chaud, de cadeaux artisanaux et toute cette atmosphère de petit village de Noël — c’est magique. L’entrée au marché de Noël est payante (environ 10 CAD, soit 7 €), mais ça vaut largement le coup.

5. Kensington Market et Chinatown — le cœur multiculturel de la ville

Kensington Market à Toronto
Photo : Scott Webb scottwebb / CC0 / Wikimedia Commons

Kensington Market est probablement mon quartier préféré à Toronto. C’est une sorte de chaos organisé — des friperies vintage, du street art, des cafés servant du café du monde entier et des restaurants où l’on peut manger éthiopien à côté d’un taco mexicain et d’un sandwich cubain. C’est ici qu’on comprend pourquoi Toronto figure parmi les villes les plus cosmopolites de la planète.

Juste à côté se trouve Chinatown — l’un des plus grands d’Amérique du Nord. Mon conseil : venez le ventre vide, car on peut manger littéralement à chaque coin de rue pour des sommes dérisoires. Le dim sum dans l’un des restaurants locaux est une expérience en soi. Et un tuyau : Kensington Market est le plus animé le samedi, quand se tiennent les marchés fermiers et que les musiciens de rue s’installent.

6. Toronto Islands — s’évader de la ville en 15 minutes

Toronto Islands avec le panorama de la ville
Photo : apasciuto / CC BY 2.0 / Wikimedia Commons

L’un de mes endroits préférés à Toronto. Il suffit de sauter dans un ferry depuis le port (billet aller-retour environ 9 CAD, soit 6 €) et en quinze minutes, vous voilà sur une île d’où vous avez cette vue iconique sur toute la skyline de Toronto. Les îles sont reliées par des ponts et des sentiers, et on peut y faire du vélo, pique-niquer sur la plage ou simplement s’asseoir sur un banc et admirer la ville de l’autre côté de l’eau.

Sur Centre Island, il y a un petit parc d’attractions pour les enfants, Ward’s Island est plus calme avec ses charmants petits chalets, et Hanlan’s Point possède une plage (dont une partie naturiste, pour les plus audacieux). En été, il y a pas mal de monde, donc je recommande d’y aller soit tôt le matin, soit en fin d’après-midi, quand la lumière sur la skyline est en prime parfaite pour les photos.

7. St. Lawrence Market — là où mangent les locaux

St. Lawrence Market à Toronto
Photo : Mark / CC BY 2.0 / Wikimedia Commons

Le National Geographic a un jour classé le St. Lawrence Market parmi les meilleurs marchés alimentaires au monde, et je suis entièrement d’accord. Ce marché existe depuis 1803 et le Farmers’ Market du samedi est un rituel quasi sacré pour les Torontois. On y trouve de tout — des huîtres fraîches aux fromages artisanaux en passant par des pâtisseries dont le parfum vous attire irrésistiblement.

Le passage obligé ? Le peameal bacon sandwich de Carousel Bakery. C’est un classique torontois — du bacon canadien dans un petit pain, simple et génial. Ça coûte environ 10 CAD (7 €) et personnellement, je traverserais l’Atlantique rien que pour ça. Le marché est ouvert du mardi au samedi, mais la vraie expérience, c’est le samedi matin quand l’atmosphère bat son plein.

8. Casa Loma — un château au milieu de la ville (et c’est un peu étrange)

Le château Casa Loma avec ses tours au cœur de Toronto
Photo : Dpalma01 / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Je vais être honnête : Casa Loma est une relation amour-haine. D’un côté, c’est un magnifique château gothique de 1914, construit par l’excentrique millionnaire Sir Henry Pellatt, avec des passages secrets, des tours et de beaux jardins. De l’autre, l’entrée d’environ 30 CAD (20 €) par adulte est un peu élevée pour ce qu’on voit à l’intérieur, car les intérieurs sont un peu vides.

Mais laissez-moi vous dire pourquoi y aller quand même : la vue depuis la tour est superbe, les jardins sont magnifiques en été et toute l’histoire de cet homme qui s’est fait construire un château avant de tout perdre est fascinante. De plus, si vous êtes là en octobre, ils organisent Legends of Horror — un événement d’Halloween dans les passages secrets qui serait, paraît-il, terriblement réussi. Entrée enfants (4–13 ans) : 20 CAD (13 €), seniors : 25 CAD (17 €).

Ottawa : 4 expériences qui valent l’arrêt

La plupart des touristes font l’impasse sur Ottawa — et c’est une erreur. La capitale du Canada a étonnamment beaucoup à offrir, des visites gratuites du Parlement au patinage sur la plus grande patinoire du monde, en passant par des musées pour lesquels on paierait une fortune ailleurs. Voici 4 expériences à vivre à Ottawa qui vous feront dire que vous avez bien fait de vous y arrêter.

9. Parliament Hill — le cœur du Canada (et c’est gratuit !)

Le bloc central du Parlement sur Parliament Hill à Ottawa
Photo : Saffron Blaze / Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

La plupart des touristes arrivent à Ottawa pour la journée, jettent un œil au Parlement et repartent. Et c’est dommage, car Ottawa a bien plus à offrir. Mais commençons par le Parlement : les bâtiments de Parliament Hill sont vraiment imposants, surtout le bâtiment central avec sa Peace Tower. Les visites sont gratuites, il suffit de réserver en ligne et vous apprendrez une foule de choses intéressantes sur la politique et l’histoire canadiennes.

En été (de fin juin à fin août), on assiste à la Changing of the Guard — une cérémonie de relève de la garde qui rappelle celle de Londres, mais dans une atmosphère plus détendue. Je recommande aussi de venir le soir, quand le bâtiment est magnifiquement illuminé. Et petit conseil : si vous prévoyez de visiter plusieurs musées et attractions, procurez-vous le Visit Ottawa Pass — pour 100 CAD (67 €) par adulte, vous accédez à cinq des quatorze meilleures attractions et les enfants entrent gratuitement.

10. Rideau Canal — patins ou bateau, selon la saison

Patinage sur le Rideau Canal à Ottawa
Photo : Ahunt / CC0 / Wikimedia Commons

Le Rideau Canal est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO et c’est un lieu qui change si radicalement au fil des saisons qu’il ressemble chaque fois à un monde différent. En hiver, il se transforme en Rideau Canal Skateway — la plus grande patinoire naturelle au monde, longue de plus de 7,8 kilomètres. Le patinage est gratuit et le long du canal, des stands vendent des BeaverTails (on y reviendra) et du chocolat chaud. C’est absolument magique.

En été, on navigue sur le canal en bateau ou en kayak et le long des berges, une belle piste cyclable invite aux promenades à vélo ou à pied. Le festival Winterlude (février) est la cerise sur le gâteau — des sculptures de glace, des toboggans de neige et tout Ottawa comme dans un conte de fées. Si vous avez la chance de venir en hiver, c’est l’une des meilleures raisons de le faire.

11. ByWard Market — Obama venait y acheter des biscuits

ByWard Market à Ottawa
Photo : Michel Rathwell from Cornwall, Canada / CC BY 2.0 / Wikimedia Commons

Le ByWard Market est l’un des plus anciens et des plus grands marchés fermiers du Canada, et le cœur de la vie sociale ottavienne. En journée, on y trouve des étals de fruits, de fleurs, de produits artisanaux et plein de cafés et restaurants. Le soir, le quartier se transforme en centre de la vie nocturne avec ses bars et sa musique live.

Le passage obligé ? Les BeaverTails — une pâte frite en forme de queue de castor avec différents toppings. Le classique est au sucre et à la cannelle, mais mon coup de cœur c’est celui au Nutella et à la banane. Et la mention d’Obama ? Quand il est arrivé à Ottawa en 2009 en tant que président américain, sa première escale fut justement la boulangerie Le Moulin de Provence au ByWard Market, où il a acheté un biscuit en forme de feuille d’érable. Cette boulangerie est toujours là et ils en sont très fiers.

12. Sept musées en trois jours (sans devenir fou)

Canadian Museum of History à Gatineau
Photo : Taxiarchos228 / CC BY 3.0 / Wikimedia Commons

Ottawa possède, pour sa taille, une concentration incroyable de musées et galeries. La National Gallery of Canada avec son iconique sculpture d’araignée géante devant l’entrée, le Canadian Museum of Nature avec ses impressionnants squelettes de dinosaures, le Canadian War Museum pour les passionnés d’histoire, et le Canadian Museum of History sur l’autre rive à Gatineau — ce ne sont que les plus grands.

Si vous prévoyez de visiter plusieurs musées, je recommande à nouveau le Visit Ottawa Pass à 100 CAD (67 €), car les entrées individuelles tournent autour de 15–25 CAD (10–17 €) chacune et ça s’accumule vite. Et un conseil de pro : le vendredi soir, certaines galeries proposent l’entrée gratuite ou des horaires prolongés avec musique live et bar — renseignez-vous à l’avance, c’est une tout autre expérience que la visite de jour.

Chutes du Niagara et région viticole : 3 incontournables

La région de Niagara ne se résume pas aux chutes d’eau (même si elles sont évidemment l’attraction principale). On y trouve aussi l’une des plus charmantes petites villes du Canada, des domaines viticoles produisant du vin de glace et un paysage digne d’un film romantique. Voici 3 conseils sur ce qu’il faut voir et faire dans la région des chutes du Niagara et ses environs.

13. Les chutes — j’y ai consacré un article entier

Chutes du Niagara — Horseshoe Falls
Photo : Aplucas0703 / CC BY 4.0 / Wikimedia Commons

J’ai rédigé un article détaillé et complet sur les chutes du Niagara, je serai donc brève ici. Oui, ça vaut le détour. Non, elles ne sont pas surcotées — la sensation quand on se tient au bord et qu’on sent la puissance de l’eau est indescriptible. Avertissement important : évitez Clifton Hill, cette rue au néon bourrée d’attractions hors de prix juste à côté des chutes. C’est un piège à touristes de premier ordre.

Et une autre chose que les touristes ignorent souvent : sur les additions dans les restaurants de la région de Niagara, vous pouvez voir apparaître un TIF (Tourism Improvement Fee) — un supplément qui s’ajoute automatiquement à la note. Ce n’est pas un pourboire, c’est un frais local. Faites-y attention, et ne me demandez pas comment je le sais.

14. Niagara-on-the-Lake — la petite ville où le temps s’est arrêté

Queen Street à Niagara-on-the-Lake
Photo : DimiTalen / CC0 / Wikimedia Commons

À environ 20 minutes des chutes se trouve l’un des villages les plus charmants que j’aie vus au Canada. Niagara-on-the-Lake ressemble à un village anglais transporté en Amérique du Nord — des jardins fleuris, des maisons historiques, de petites boutiques et tout autour, des vignobles. C’est ici qu’on produit certains des meilleurs vins canadiens et c’est aussi le berceau du célèbre Shaw Festival — un festival de théâtre qui se déroule d’avril à novembre.

Ma recommandation ? Louez des vélos et parcourez la route des vins entre les vignobles. C’est plat, magnifique et en chemin vous vous arrêterez pour une dégustation dans un (ou cinq) domaines viticoles. La plupart proposent des dégustations pour 10–20 CAD (7–13 €). Et puis installez-vous en terrasse avec vue sur les vignes, commandez un verre de Chardonnay local et demandez-vous pourquoi vous ne faites pas ça plus souvent.

15. Le vin de glace — l’or liquide de l’Ontario

Vignoble de vin de glace en Ontario
Photo : Ken Lund from Reno, Nevada, USA / CC BY-SA 2.0 / Wikimedia Commons

Si vous ne savez pas ce qu’est l’ice wine (vin de glace), sachez que le Canada est l’un des plus grands producteurs au monde et que l’Ontario en est l’épicentre. Les raisins sont récoltés gelés, à des températures inférieures à -8 °C, et le résultat est un vin incroyablement doux et concentré, servi en dessert. C’est du luxe liquide.

Une petite bouteille (généralement 200 ml) commence à environ 25 CAD (17 €) pour la version de base, mais les cuvées premium dépassent allègrement les 100 CAD (67 €). Vous pouvez en acheter directement dans les domaines viticoles de Niagara-on-the-Lake, au LCBO (le magasin d’alcool d’État de l’Ontario) ou à l’aéroport — mais la meilleure expérience est de le déguster directement en cave. Le domaine Inniskillin est légendaire et organise des dégustations toute l’année. Et si vous venez au printemps, certaines exploitations vous montreront le processus même de la récolte des raisins gelés.

La nature dans toute sa splendeur : 5 parcs et merveilles naturelles de l’Ontario

Et maintenant le meilleur — la nature. L’Ontario abrite certains des plus beaux parcs nationaux et provinciaux de tout le Canada. Des lacs infinis d’Algonquin aux eaux turquoise de Bruce Peninsula en passant par les milliers d’îles à la frontière américaine. Voici 5 endroits où la nature de l’Ontario se montre dans toute sa splendeur — et où vous aurez l’impression d’être au bout du monde.

16. Algonquin Provincial Park — là où on apprend à aimer le silence

Couleurs d'automne des forêts dans l'Algonquin Provincial Park en Ontario
Photo : Mhsheikholeslami / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Algonquin Park, c’est pour moi le cœur de l’Ontario. C’est un immense parc provincial (plus de 7 600 km²) rempli de lacs, de rivières, de forêts et d’animaux — orignaux, castors, ours, loups. Et surtout du silence. Ce genre de silence où l’on n’entend que les oiseaux, le vent dans la cime des arbres et de temps en temps le claquement d’une queue de castor sur l’eau.

Le canoë est l’expérience numéro un ici — vous pouvez planifier une excursion d’une journée ou un trip de plusieurs jours avec portage du canoë entre les lacs. Pour ceux qui préfèrent moins d’aventure, il y a le Highway 60 Corridor avec plusieurs sentiers accessibles et un centre d’accueil des visiteurs.

Et maintenant, la chose la plus importante à retenir de tout cet article : réservez votre emplacement de camping au minimum 5 mois à l’avance ! Les réservations ouvrent à 7h00 pile (heure de l’Est) et les emplacements populaires se vendent en quelques minutes. Ce n’est pas une exagération — des gens sur Reddit racontent comment ils sont assis devant leur ordinateur à 6h59 en rafraîchissant la page. Les réservations pour l’été 2026 s’ouvrent progressivement (toujours 5 mois à l’avance), donc si vous planifiez juillet, réservez en février. Site : ontarioparks.ca, téléphone : 1-888-ONT-PARK.

En automne, Algonquin est littéralement en feu — les couleurs du feuillage sont parmi les plus belles de toute l’Amérique du Nord. Le meilleur point de vue ? Le Lookout Trail — court mais la vue sur le tapis infini de cimes rouges et dorées vous coupe le souffle.

17. Bruce Peninsula et The Grotto — des eaux turquoise au cœur du Canada

Eaux turquoise et falaises calcaires à The Grotto sur Bruce Peninsula
Photo : WikiPedant / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Quand j’ai vu pour la première fois des photos de The Grotto sur Bruce Peninsula, j’ai cru que c’était la Grèce ou la Croatie. L’eau est d’un turquoise si limpide qu’on n’en croit pas ses yeux quand on se tient au bord de la falaise et qu’on regarde en bas dans cette grotte sculptée par des millénaires d’érosion. Et pourtant, on est à 4 heures de Toronto, en plein cœur du Canada.

Le Parc national de Bruce Peninsula est l’un des parcs nationaux les plus populaires de l’Ontario et The Grotto en est la star. Mais attention — l’accès se fait uniquement sur réservation et les places se vendent extrêmement vite. En 2026, il y a toutefois une excellente nouvelle : Parks Canada offre l’entrée gratuite du 19 juin au 7 septembre 2026 dans le cadre du programme Canada Strong Pass ! Cela ne signifie toutefois pas que vous n’avez pas besoin de réserver — les places de stationnement sont toujours limitées et les frais de réservation s’appliquent. Les réservations pour l’été 2026 se sont ouvertes le 2 février à 8h00 (heure de l’Est) sur reservation.pc.gc.ca.

Pour atteindre The Grotto, comptez environ 45 minutes de randonnée sur un terrain rocailleux — des chaussures avec de bonnes semelles sont indispensables. Et si vous voulez descendre dans la grotte, il faut escalader les rochers, ce qui n’est pas à la portée de tout le monde. Mais la vue d’en haut est tout aussi magnifique.

18. Tobermory — des épaves dans une eau cristalline

Flowerpot Island près de Tobermory
Photo : Laslovarga / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons

Tobermory est un charmant petit village de pêcheurs à l’extrémité de Bruce Peninsula et la porte d’entrée vers plusieurs expériences incroyables. L’eau du port est si cristalline qu’on voit les épaves au fond depuis le quai — sans même plonger ! Pour ceux qui veulent faire de la plongée, il y a le Fathom Five National Marine Park avec des dizaines d’épaves historiques.

Depuis Tobermory partent des bateaux vers Flowerpot Island — une petite île avec ses iconiques colonnes rocheuses qui ressemblent à des pots de fleurs géants. La traversée dure environ 20 minutes et le fond en verre du bateau vous permet de voir les épaves en chemin. Le billet coûte environ 50 CAD (33 €). Et si vous avez le temps et l’envie d’aventure, un ferry part de Tobermory vers Manitoulin Island — mais on en reparlera un peu plus loin.

19. Thousand Islands — 1 800 îles et un château de conte de fées

Le château Boldt Castle sur une île dans la région des Thousand Islands
Photo : Pierre André / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

La région des Thousand Islands est un lieu enchanteur sur le fleuve Saint-Laurent, où sont disséminées plus de 1 800 petites îles — des minuscules affleurements rocheux avec un seul arbre jusqu’aux îles dotées de villas luxueuses. C’est à environ 3 heures de Toronto en direction de l’est et la meilleure façon d’en profiter est bien sûr depuis l’eau.

Les croisières partent de plusieurs endroits — de Brockville (croisière de 90 minutes à partir de 37 CAD, soit 25 €), de Rockport (à partir de 69 CAD, soit 46 € par adulte) ou de Kingston. Le point fort est le Boldt Castle sur Heart Island — un magnifique château que le millionnaire George Boldt a fait construire pour son épouse. Mais attention : l’île se trouve du côté américain de la frontière, il faut donc un passeport ! Sans lui, impossible d’accéder au château. Le kayak entre les îles est ensuite parfait pour ceux qui préfèrent avancer à leur rythme — c’est absolument magique, surtout au lever ou au coucher du soleil.

20. Sandbanks — des plages presque comme aux Caraïbes (enfin, presque)

Plage du Sandbanks Provincial Park
Photo : A J Butler / CC BY 3.0 / Wikimedia Commons

Le Sandbanks Provincial Park possède le plus grand système de dunes d’eau douce au monde et des plages qui ne détonneraient pas aux Caraïbes. Du sable blanc et fin, une eau limpide et en été des températures qui permettent vraiment de se baigner. Le parc se situe dans le Prince Edward County — une région qui s’est transformée ces dernières années en paradis viticole et gastronomique.

Les principales plages sont Outlet Beach (plus calme, moins de monde) et Sandbanks Beach (plus grande, plus populaire). Le camping dans le parc est aussi super, mais — surprise — réservez bien à l’avance. Combiné avec une visite des vignobles de Prince Edward County (dont je parle plus bas), c’est l’escapade weekend parfaite depuis Toronto.

Perles cachées de l’Ontario : 6 lieux méconnus

Voilà ma partie préférée de cet article. Alors que la plupart des touristes se cantonnent à Toronto, Ottawa et Niagara, l’Ontario regorge d’endroits dont les voyageurs francophones n’ont souvent jamais entendu parler. Voici 6 perles cachées à découvrir en dehors des sentiers battus — et croyez-moi, elles valent le petit détour.

21. Muskoka — les « Hamptons du Nord » avec des milliers de lacs

Lac et chalet à Muskoka
Photo : Geo Swan / Public domain / Wikimedia Commons

Muskoka est pour les Canadiens (surtout les Torontois) ce que la Côte d’Azur est pour les Parisiens — l’endroit où l’on va au chalet. Sauf qu’ici, certains « chalets » sont en réalité des résidences de luxe de célébrités et de milliardaires au bord de l’un des quelque 1 600 lacs de la région. Mais rassurez-vous, Muskoka a aussi beaucoup à offrir aux mortels avec un budget normal.

La région autour de Huntsville est un excellent point de départ — une jolie petite ville avec des restaurants et un accès à la Limberlost Forest, qui compte plus de 12 sentiers de randonnée. Pour une vue époustouflante, grimpez le Huckleberry Rock Lookout Trail — le panorama sur le lac Muskoka est inoubliable. Et si vous voulez quelque chose d’unique, embarquez sur le RMS Segwun — le plus ancien bateau à vapeur encore en service en Amérique du Nord. Les couleurs automnales ici sont tout simplement phénoménales.

Conseil pour les romantiques : Essayez le Torrance Barrens Dark-Sky Preserve — l’un des rares sites officiellement protégés pour l’observation des étoiles en Ontario. Par nuit claire, vous verrez la Voie lactée comme nulle part ailleurs.

22. Prince Edward County — paradis viticole pour gourmets

Domaine viticole à Prince Edward County
Photo : Robert Taylor from Stirling, ON, Canada / CC BY 2.0 / Wikimedia Commons

Prince Edward County, ou « The County » comme l’appellent les locaux, est probablement l’escapade weekend la plus tendance au départ de Toronto. Imaginez une région avec plus de 35 domaines viticoles, des restaurants de la ferme à l’assiette, des champs de lavande et des brasseries artisanales — le tout sur une presqu’île tranquille entourée d’eau. C’est comme un autre monde, à seulement deux heures et demie de la ville.

Les vignobles produisent d’excellents Chardonnay et Pinot Noir et la plupart proposent des dégustations dans un cadre agréable. Je recommande Norman Hardie Winery (d’excellentes pizzas au feu de bois pour accompagner le vin !) et Rosehall Run. Au-delà du vin, vous trouverez aussi des fromageries artisanales, des restaurants locaux travaillant avec des ingrédients directement issus de la ferme et, en été, des champs de lavande dignes de la Provence. Si possible, combinez votre visite avec Sandbanks — c’est juste à côté.

23. Kingston — une âme rock et des histoires de prison

Le front de mer de Kingston avec le City Hall
Photo : DXR / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons

Kingston est une ville que la plupart des touristes ignorent, et ils passent à côté de quelque chose. Ancienne capitale du Canada (brièvement, mais quand même), c’est aujourd’hui une ville universitaire avec un beau centre-ville en calcaire, une scène gastronomique vivante et une âme rock inattendue — c’est le berceau du légendaire groupe canadien The Tragically Hip, qui est au Canada ce que les Stones sont à l’Angleterre, mais avec un côté plus poétique.

Kingston est aussi la porte d’entrée vers les Thousand Islands et offre une expérience unique : la visite du Kingston Penitentiary — un ancien pénitencier fédéral où étaient détenus les criminels les plus dangereux du Canada. Les visites sont populaires et je recommande de réserver à l’avance. Ensuite, promenez-vous sur Princess Street, déjeunez dans l’un des restaurants locaux et imprégnez-vous de l’atmosphère d’une ville étonnamment vivante pour sa taille.

24. Manitoulin Island — la plus grande île d’eau douce au monde

Bridal Veil Falls sur Manitoulin Island
Photo : Xander Ashburn / CC BY 2.0 / Wikimedia Commons

Oui, vous lisez bien — la plus grande île d’eau douce de toute la planète se trouve en Ontario. Manitoulin Island est située dans le lac Huron et on peut y accéder soit par ferry depuis Tobermory (environ 2 heures, une belle expérience en soi), soit par le pont depuis la ville de Little Current au nord.

Manitoulin est le foyer de plusieurs Premières Nations (First Nations) et la culture autochtone y est très présente et vivante. Je recommande de visiter l’Ojibwe Cultural Foundation et si vous avez la chance de tomber au bon moment, le Haweater Weekend (août) est un festival local avec des spectacles de danse powwow. La nature ? Le Cup and Saucer Trail offre l’un des plus beaux panoramas de tout l’Ontario — 70 mètres au-dessus du paysage environnant, avec vue sur le lac. C’est une île où le temps ralentit, et vous avec lui.

25. Elora Gorge — un mini Grand Canyon et un village pittoresque

Elora Gorge en Ontario
Photo : Ken Lund from Reno, Nevada, USA / CC BY-SA 2.0 / Wikimedia Commons

À environ une heure et demie de Toronto se trouve le village d’Elora, qui semble tout droit sorti des Highlands écossais. Des bâtiments en calcaire, des galeries d’art, des cafés et surtout — l’Elora Gorge, une gorge spectaculaire aux falaises calcaires atteignant 22 mètres de haut, traversée par la rivière Grand.

En été, le tubing y est extrêmement populaire — on s’assoit dans une bouée gonflable et on se laisse porter par le courant à travers la gorge. C’est un pur moment de fun qui coûte environ 10–15 CAD (7–10 €) pour la location de la bouée. En dehors de l’été, la randonnée le long du bord de la gorge est superbe. Et ensuite, offrez-vous un déjeuner au village — l’atmosphère d’un village en pierre avec des restaurants modernes est tout simplement parfaite. D’ailleurs, Elora est aussi une excellente base si vous ne voulez pas dormir directement dans un parc, mais souhaitez rester proche de la nature.

26. Hamilton — la ville aux cent cascades (vraiment, cent)

Webster Falls à Hamilton
Photo : Laslovarga / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons

Hamilton est une ville qui compte plus de 100 cascades. Cent. Cascades. Dans une seule ville. Elle se surnomme « Waterfall Capital of the World » et honnêtement, je ne peux pas la contredire. La plupart se trouvent le long de la Niagara Escarpment, une crête calcaire qui traverse l’Ontario.

Les plus célèbres ? Webster Falls (22 mètres, en terrasses, magnifique) et Tew Falls (41 mètres, la plus haute de Hamilton) — toutes deux se trouvent dans la Spencer Gorge Conservation Area et de mai à novembre, il faut une réservation en ligne car elles sont extrêmement populaires. Albion Falls est facilement accessible depuis le parking (200 mètres de marche). Et si vous voulez une vraie randonnée, le Bruce Trail dans la section Iroquoia vous emmène le long de quatre grandes cascades avec des vues depuis le bord des falaises.

Conseil : Les cascades sont les plus impressionnantes au printemps après la fonte des neiges ou après la pluie. En fin d’été, certaines peuvent avoir un débit plus faible. Et Hamilton possède aussi une scène gastronomique étonnamment bonne — James Street North regorge de restaurants indépendants et de bars.

Culture et expériences : 3 idées originales en Ontario

L’Ontario ne se résume pas à la nature et aux grandes villes. On y trouve aussi un festival de théâtre de renommée mondiale, un village alpin avec du ski et un musée du hockey que vous adorerez même si vous ne suivez pas ce sport. Voici 3 expériences culturelles qui vous montreront l’Ontario sous un angle totalement différent.

27. Stratford Festival — Shakespeare au plus haut niveau

Si vous aimez le théâtre, le Stratford Festival va vous conquérir. La petite ville de Stratford en Ontario organise depuis 1953 l’un des plus grands et des plus respectés festivals de théâtre d’Amérique du Nord. D’avril à novembre, on y joue du Shakespeare, des classiques et des pièces modernes dans plusieurs théâtres — et la qualité est véritablement de niveau mondial.

La ville elle-même est charmante — la rivière Avon (oui, comme en Angleterre, ils l’ont nommée ainsi exprès), des cygnes sur l’eau, de jolis jardins et plein de bons restaurants. Les billets pour les spectacles vont d’environ 40 à 150 CAD (27 à 100 €) selon la place et la pièce. Stratford est à environ deux heures de Toronto et se combine facilement avec une visite d’Elora — elles sont à environ une heure l’une de l’autre.

28. Blue Mountain — ski, village alpin et aventures estivales

Blue Mountain Resort en Ontario
Photo : alljengi from Leith, Edinburgh / CC BY-SA 2.0 / Wikimedia Commons

Blue Mountain est la station de ski numéro un de l’Ontario et en hiver, les skieurs de tout Toronto y affluent. Mais ce que beaucoup ignorent, c’est qu’on s’y amuse aussi très bien en été. Le Blue Mountain Village est un charmant petit village alpin avec des boutiques, des restaurants et plein d’activités : le Ridge Runner Mountain Coaster (une luge sur rail qui dévale la montagne), de la tyrolienne, de la via ferrata et du paddle sur la baie Georgienne.

En hiver, les pistes sont correctes (aux standards canadiens, pas alpins), il y a des pistes de ski de fond et de raquettes. Blue Mountain est à environ deux heures de Toronto et se combine parfaitement avec une visite de Tobermory et Bruce Peninsula si vous faites un road trip vers le nord.

29. Hockey Hall of Fame — même si vous ne suivez pas le hockey

En tant que Tchèque au Canada, je dois dire que le Hockey Hall of Fame à Toronto vaut la visite, même si le hockey ne vous passionne pas. C’est un musée interactif où vous pouvez tirer sur un gardien virtuel, admirer la Coupe Stanley originale (plus petite qu’on ne l’imagine !) et découvrir l’histoire d’un sport qui est pour les Canadiens ce que le football est pour les Français. Sauf que c’est encore plus important.

Il y a aussi beaucoup d’expositions sur les joueurs européens, ce qui est sympa. L’entrée coûte environ 25 CAD (17 €) pour les adultes et astuce : avec la carte PRESTO (carte de transport en commun de Toronto), vous bénéficiez de 20 % de réduction. Le Hall of Fame est situé en plein centre de Toronto sur Yonge Street, donc facile à combiner avec une balade en ville.

Que manger et boire en Ontario : 3 saveurs incontournables

Le Canada n’est peut-être pas le premier pays qui vous vient à l’esprit quand on parle gastronomie. Pourtant, l’Ontario va vous surprendre — de la poutine aux BeaverTails en passant par le sirop d’érable directement tiré de l’arbre. Voici 3 spécialités à goûter absolument en Ontario pour découvrir la vraie cuisine canadienne.

30. Poutine — des frites au fromage et à la sauce qui vont changer votre vie

Poutine — frites au fromage et à la sauce
Photo : RandomKatze / CC0 / Wikimedia Commons

La poutine est le plat national canadien et si vous n’en avez jamais mangé, préparez-vous au coup de foudre dès la première bouchée. C’est simple : des frites, des grains de fromage frais (cheese curds) et une sauce brune chaude (gravy). Le fromage doit « couiner » sous la dent à la bonne température — c’est le test ultime de l’authenticité d’une poutine.

On en trouve partout — des fast-foods aux restaurants gastronomiques qui la préparent avec du confit de canard ou du homard. Une portion de base coûte 8–12 CAD (5–8 €). À Toronto, je recommande Smoke’s Poutinerie (une chaîne, mais avec de bonnes variantes) ou les restaurants locaux de Kensington Market. Et avertissement : c’est l’un de ces plats qui, visuellement, ressemble à une masse mystérieuse pas très photogénique, mais au niveau du goût, c’est une bombe absolue.

31. BeaverTails et Tim Hortons — les classiques canadiens

BeaverTails — pâtisserie sucrée canadienne
Photo : Arge300exx / Public domain / Wikimedia Commons

J’ai déjà mentionné les BeaverTails dans la section sur Ottawa, mais ils méritent leur propre paragraphe. C’est une pâte frite en forme de queue de castor (le castor est le symbole national du Canada, alors pourquoi pas) garnie de différentes gourmandises. Ma combinaison préférée est l’Avalanche — Nutella, beurre de cacahuète et Reese’s Pieces. Un BeaverTail coûte environ 8 CAD (5 €) et il est si grand qu’il suffit généralement pour deux.

Et puis il y a Tim Hortons — le Starbucks canadien, en moins cher, sans prétention et partout. Les Canadiens l’appellent « Timmies » et c’est une véritable institution. Commandez un double-double (café avec deux sucres et deux crèmes) et un Timbit (petit beignet rond) et vous serez un Canadien honoraire le temps d’un instant. La qualité du café est… disons sujette à débat, mais l’expérience culturelle en vaut vraiment la peine.

32. Le sirop d’érable — mais le vrai, s’il vous plaît

Sirop d'érable sur des crêpes
Photo : CharmaineZoe’s Marvelous Melange from England / CC BY 2.0 / Wikimedia Commons

Le sirop d’érable est au Canada ce que l’huile d’olive est à l’Italie — c’est un produit autour duquel tourne toute une culture, et la différence entre le vrai et celui qu’on achète au supermarché en France est à peu près la même qu’entre le champagne et un mousseux quelconque. Le vrai sirop canadien est épais, velouté et a un goût de caramel avec des notes de vanille et de noix.

Achetez-le directement dans les fermes (sugar shacks / cabanes à sucre) — surtout en mars et avril, pendant la saison des sucres, quand les exploitations organisent des journées portes ouvertes avec dégustations, crêpes et autres gourmandises. En Ontario, de nombreuses fermes se trouvent dans la région de Lanark County près d’Ottawa. Une bouteille de pur sirop d’érable (250 ml) coûte environ 10–15 CAD (7–10 €). Astuce : Cherchez le Grade A Dark avec la mention « Canada No. 1 » — c’est celui qui a le goût le plus riche. Et surtout, ne le mettez pas dans votre bagage cabine — le contrôle de sécurité à l’aéroport ne sera pas ravi.

L’Ontario au fil des saisons : 3 raisons de venir à tout moment

L’une des choses qui me fascinent en Ontario, c’est à quel point cette province change radicalement au cours de l’année. Chaque saison apporte une atmosphère complètement différente, des activités différentes et des raisons différentes de venir. Voici 3 conseils sur ce qu’il faut voir et faire en Ontario selon la saison.

33. L’automne — une explosion de couleurs comme vous n’en avez jamais vu

Couleurs d'automne dans l'Algonquin Provincial Park
Photo : Tony Webster from Minneapolis, Minnesota, United States / CC BY 2.0 / Wikimedia Commons

L’automne en Ontario est la raison pour laquelle des gens viennent du monde entier. On appelle ça le fall foliage et c’est littéralement une explosion de rouge, d’orange, de doré et de bordeaux qui recouvre toute la province de fin septembre à mi-octobre. Si vous ne l’avez jamais vu en vrai, croyez-moi : les photos ne rendent pas justice, même de moitié.

Les meilleurs endroits pour les couleurs d’automne ? Algonquin Park (évidemment), Muskoka (la Dorset Lookout Tower est un point de vue légendaire), la Thousand Islands Parkway et le Bruce Trail. Ontario Parks publie même un « Fall Colour Report » en ligne, mis à jour chaque semaine avec les endroits où les couleurs sont les plus intenses. La période idéale est généralement la dernière semaine de septembre à la deuxième semaine d’octobre, mais ça varie d’une année à l’autre. Si vous le pouvez, organisez un road trip : Toronto → Muskoka → Algonquin → Ottawa — c’est un itinéraire d’environ cinq jours et vous verrez le meilleur.

34. L’hiver — patinage, neige et un brin de folie

L’hiver en Ontario n’est pas pour tout le monde, je l’admets. Les températures peuvent descendre à -25 °C et la neige ne manque pas. Mais si vous vous habillez correctement (le secret c’est les couches !) et que vous acceptez le froid, l’Ontario hivernal a son charme. Le Rideau Canal Skateway à Ottawa est un passage obligé (patinage gratuit !), le festival Winterlude (février) avec ses sculptures de glace et ses toboggans de neige est idéal pour les familles.

Blue Mountain propose du ski (environ 80–130 CAD, soit 55–87 €, pour un forfait journalier), mais si vous voulez une expérience canadienne authentique, essayez l’ice fishing — la pêche à travers un trou dans la glace sur un lac gelé, dans une petite cabane chauffée. Oui, ça semble dingue, mais c’est étonnamment méditatif. Et en général, on y boit du chocolat chaud (ou quelque chose de plus fort). Les lacs ontariens gèlent habituellement de janvier à mars.

35. L’été et le printemps — lacs, festivals et art de vivre canadien

L’été est la haute saison et l’Ontario vit à fond. Les lacs atteignent une température de baignade agréable, le « cottage country » (surtout Muskoka et Kawartha Lakes) se remplit de Torontois fuyant la ville, et des festivals se tiennent dans toute la province. Le Toronto International Film Festival (TIFF) en septembre est l’un des festivals de cinéma les plus prestigieux au monde et la ville en vit pendant toute une semaine. En été 2026, Toronto accueille en plus des matchs de la Coupe du Monde FIFA — la ville sera bondée, alors attendez-vous à des prix plus élevés et réservez votre hébergement le plus tôt possible.

Le printemps est plus calme, mais a son charme. À Ottawa, plus d’un million de tulipes fleurissent pendant le Canadian Tulip Festival (mai) — c’est le plus grand festival de tulipes au monde et l’histoire qui le sous-tend est belle (les Pays-Bas remercient le Canada pour son aide pendant la Seconde Guerre mondiale). Au printemps se déroule aussi la saison des sucres et la nature se réveille — les cascades ont leur débit le plus fort et les sentiers dans les parcs sont d’un vert éclatant. Pour rester connecté pendant votre voyage, pensez à vous procurer une carte eSIM via Holafly — c’est bien pratique pour naviguer et partager vos photos en temps réel.

Combien coûte une semaine en Ontario + conseils pratiques

L’Ontario n’est pas bon marché, je vous le dis tout de suite. Le Canada fait partie des destinations les plus chères et avec le taux de change actuel (1 CAD ≈ 0,67 €), cela peut être un choc pour les voyageurs européens. Voici un budget indicatif pour une semaine à deux :

Hébergement : Un hôtel ou Airbnb à Toronto/Ottawa tourne autour de 150–250 CAD par nuit (100–170 €). En dehors des grandes villes, c’est moins cher — environ 100–150 CAD (65–100 €). Le camping dans les parcs provinciaux est l’option la moins coûteuse, autour de 40–55 CAD par nuit (27–37 €). Attention aux taxes : au prix de l’hébergement s’ajoutent toujours 13 % de HST (Harmonized Sales Tax) et dans de nombreuses villes 4–6 % de taxe municipale d’hébergement. Au total, vous payez donc 17–19 % de plus que le prix affiché ! C’est probablement le plus grand choc pour les Européens, habitués à voir les taxes incluses dans le prix.

Nourriture : Restaurant à Toronto : plat principal 15–30 CAD (10–20 €) + pourboire (15–20 % est la norme !). Street food ou fast food : 8–15 CAD (5–10 €). Courses au supermarché pour une semaine à deux : environ 150–200 CAD (100–135 €). Transport : Location de voiture pour une semaine : environ 300–500 CAD (200–335 €) + essence (autour de 1,50–1,80 CAD/litre). Activités : La plupart des attractions naturelles sont peu chères ou gratuites — les principaux frais sont le stationnement et les frais de réservation (5–15 CAD, soit 3–10 €). Musées et attractions : 15–30 CAD (10–20 €) l’entrée.

Au total : Une semaine à deux avec voiture, hébergement de gamme moyenne et restauration normale revient à environ 2 500–4 000 CAD (1 700–2 700 €) hors billets d’avion. Depuis Paris, comptez environ 400–700 € aller-retour pour un vol direct vers Toronto avec Air Canada ou Air Transat. Astuce pour économiser : Partez en septembre/octobre (intersaison — prix plus bas, beau temps) et alternez camping et hôtels. Et consultez le site Ontario Parks pour les permis d’accès journalier, moins chers que les réservations de camping.

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Lucie Konečná
Lucie Konečnáhttps://www.lkmedia.cz
Ahoj, jmenuji se Lucka a dá se toho o mě napsat hodně. 😁 Někdo mě nazývá blogerkou, jiný influencerkou nebo podnikatelkou, mám tak trochu renesanční osobnost a baví mě spousta věcí a taky jich hodně dělám. Vystudovala jsem původně žurnalistiku, ale už od vysoké školy se věnuji online marketingu.❤️ Žila jsem dlouhé roky jako digitální nomád a procestovala více jak 40 zemí. S manželem Lukášem pracuji pro české značky v rámci butikové agentury LK MEDIA a řídím provoz české firmy nanoSPACE.. Kromě cestování, nanotechnologií a online marketingu mě baví všechno kolem zdravého životního stylu, fitness a spánku.

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