L’Espagne est un pays dont on tombe forcément amoureux — et où l’on revient encore et encore, parce qu’une seule fois ne suffit jamais. Pour nous en tout cas, c’est certain. 😅 Avec Luky, nous passons chaque année au moins 2 semaines en Espagne et nous n’en avons toujours pas assez.
Dans cet article, vous trouverez un itinéraire complet pour un road trip en Espagne de 14 jours — de Barcelone à Valence, en passant par Madrid, Tolède, Cordoue, Séville, Ronda et Grenade. Pour chaque jour, je vous donne des conseils concrets sur les lieux à visiter, les restaurants, les hébergements et un budget indicatif. Bref, tout ce qu’il faut savoir pour planifier votre road trip en Espagne sans stress et en profiter à fond. C’est parti !
Résumé
- Itinéraire : Barcelone → Costa Brava → Saragosse → Madrid → Tolède → Cordoue → Séville → Ronda → Grenade → Valence (environ 2 500 km)
- Durée idéale : 14 jours, extensible à 17–21 jours si vous voulez prendre votre temps
- Meilleure période : Avril–juin ou septembre–octobre, l’été (juillet–août) est un enfer en Andalousie (40 °C et plus)
- Budget : Environ 1 000–1 750 € par personne pour 14 jours (hors billets d’avion), selon le style d’hébergement
- Voiture : Location à partir d’environ 25–40 €/jour, au meilleur prix via le comparateur RentalCars
- Péages : La plupart des autoroutes espagnoles sont gratuites, certains tronçons en Catalogne et au Pays Basque sont payants (environ 30–60 € pour tout le trip)
- Incontournables : Sagrada Família à Barcelone, Alhambra à Grenade (réservez des semaines à l’avance !), Alcázar de Séville, Mezquita de Cordoue, points de vue à Ronda
- Prévoyez un budget supplémentaire pour la nourriture — la cuisine change d’une région à l’autre et elle est partout délicieuse
Quand partir en road trip en Espagne et comment se préparer
L’Espagne est magnifique toute l’année, mais pour un road trip, le choix de la période est crucial. Le nord et le centre de l’Espagne ont un été agréable, mais l’Andalousie en juillet et août, c’est vraiment rude — les températures dépassent facilement les 40 °C et se promener dans Séville à deux heures de l’après-midi, c’est un peu comme sécher dans un four. Ça semble exagéré, mais pas du tout. 😅
D’avril à juin, c’est selon nous la période idéale — tout est en fleurs, les températures oscillent entre 20 et 30 °C, il y a moins de touristes qu’en été et les prix d’hébergement sont plus abordables. Septembre et octobre sont également excellents, et on peut encore se baigner (la mer est autour de 22–24 °C). Mars peut être superbe en Andalousie, mais à Barcelone et Madrid, il fait encore assez frais.
Comment se rendre en Espagne
Le plus simple est de prendre l’avion pour Barcelone et de repartir depuis Valence (ou inversement). Des billets depuis Paris ou d’autres grandes villes françaises vers Barcelone se trouvent avec des compagnies low-cost comme Vueling, easyJet ou Transavia généralement entre 30 et 100 € l’aller simple. Pensez à comparer les prix sur un comparateur de vols pour dénicher les meilleures offres.
Si vous préférez prendre votre propre voiture, comptez environ 1 000 km depuis Paris jusqu’à Barcelone (via le sud de la France), soit environ 9 à 10 heures de route. Les péages en France vous coûteront environ 80–100 €. C’est faisable, mais consacrer une journée entière à la route aller et autant au retour, c’est assez fatigant — prendre l’avion et louer une voiture sur place est selon nous bien plus confortable.
Location de voiture
Avec Lukáš, nous avons depuis longtemps de bonnes expériences avec RentalCars, que nous utilisons partout dans le monde. Les prix de location en Espagne démarrent autour de 25–40 €/jour pour une petite voiture, et peuvent être plus élevés en haute saison.
Points de vigilance :
- Prenez toujours l’assurance tous risques (full coverage) — les routes espagnoles sont globalement bonnes, mais dans les passages montagneux (Ronda, Sierra Nevada), ça permet de dormir tranquille
- Attention aux zones ZBE — Barcelone, Madrid et Séville ont des zones à faibles émissions ; avec une voiture récente de location, pas de problème, mais vérifiez quand même
- Le stationnement en ville est cher (2–3 €/h) — cherchez un hébergement avec parking ou garez-vous en périphérie et prenez les transports en commun
- L’essence coûte environ 1,5–1,7 €/litre
Où se loger et combien coûte un road trip en Espagne
L’hébergement en Espagne est globalement plus abordable qu’en France ou en Italie, mais cela dépend de la saison et de la ville. Barcelone et Madrid sont les plus chères, tandis que les petites villes andalouses offrent des prix très doux.
Prix indicatifs pour une chambre double par nuit :
- Barcelone : 80–150 € pour un bon hôtel en centre-ville
- Madrid : 70–130 €
- Séville, Grenade : 50–100 €
- Petites villes (Tolède, Ronda, Cordoue) : 40–80 €
- Airbnb/appartements : souvent moins cher, surtout pour les séjours plus longs
Budget indicatif pour 14 jours à deux
- Hébergement : 800–1 500 €
- Location de voiture + essence : 500–700 €
- Nourriture et boissons : 500–900 € — selon que vous cuisinez parfois ou non
- Billets d’entrée et activités : 150–300 €
- Péages + stationnement : 80–120 €
- TOTAL pour deux : environ 2 000–3 500 €, soit 1 000–1 750 € par personne (hors billets d’avion)
Astuce : les Espagnols mangent tard — déjeuner vers 14h00, dîner vers 21h00. Si vous optez pour le menú del día (menu du jour) dans les restaurants locaux, vous déjeunerez pour 10–15 € avec entrée, plat, dessert et boisson. C’est le meilleur rapport qualité-prix de toute l’Espagne, et les locaux le savent bien.
Jour par jour : road trip de 14 jours en Espagne
Voici la partie la plus excitante — l’itinéraire détaillé jour par jour. Préparez la voiture, lancez une playlist de guitares flamencas (et un peu de reggaeton, on est en Espagne quand même 😁) et c’est parti.
Avant de plonger dans les détails, voici un aperçu rapide de tout l’itinéraire — les trajets entre les villes et les hébergements pour chaque nuit :
| Jour | Trajet et déplacement | Où dormir |
|---|---|---|
| 1–2 | Arrivée à Barcelone, visite à pied et en métro | Barcelone (2 nuits) |
| 3 | Barcelone → Costa Brava (Tossa de Mar, ~1h30) | Costa Brava – Begur / Calella de Palafrugell |
| 4 | Costa Brava → Saragosse (~3h30) | Saragosse (1 nuit) |
| 5–6 | Saragosse → Madrid (~3h) | Madrid (2 nuits) |
| 7 | Madrid → Tolède (~1h) → Cordoue (~3h30) | Cordoue (2 nuits) |
| 8 | Cordoue – journée sans trajet | Cordoue |
| 9–10 | Cordoue → Séville (~1h30) | Séville (2 nuits) |
| 11 | Séville → Ronda (~2h) | Ronda (1 nuit) |
| 12–13 | Ronda → Grenade (~2h30) | Grenade (2 nuits) |
| 14 | Grenade → Valence (~4h30) | Valence (1 nuit) |
Jour 1. Barcelone — Gaudí, ruelles gothiques et premières tapas

Consacrez le premier jour à Barcelone — arrivée, récupération de la voiture (ou gardez ça pour le lendemain, vous n’avez pas besoin de voiture à Barcelone et le stationnement est un cauchemar) et immersion dans l’atmosphère de cette ville folle, belle et chaotique.
Commencez par le quartier gothique (Barri Gòtic) — perdez-vous dans ses ruelles médiévales étroites, tombez sur la Cathédrale de la Sainte-Croix, traversez la Plaça Reial et laissez-vous porter par l’ambiance. De là, vous êtes à deux pas de la célèbre La Rambla — c’est un piège à touristes, mais il faut l’emprunter au moins une fois. Simplement, n’y achetez rien et n’y mangez pas. 😅
L’après-midi, direction le quartier El Born — c’est notre coin préféré de Barcelone. Des ruelles étroites bordées de boutiques indépendantes, de galeries et de fantastiques bars à tapas. Pour un déjeuner tardif ou des tapas, je recommande El Xampanyet (bar à tapas traditionnel avec cava, toujours bondé, mais ça vaut le coup) ou Bar del Pla (tapas plus modernes, excellentes croquetas). Si vous êtes amateur de café de spécialité, arrêtez-vous au Satan’s Coffee Corner — le nom est bizarre, le café fantastique.
En fin d’après-midi, consacrez-vous à la Sagrada Família — achetez vos billets en ligne à l’avance, au minimum une semaine avant, sinon vous n’entrerez pas. La basilique inachevée de Gaudí est tout simplement un spectacle qu’il faut voir de ses propres yeux. Les photos ne lui rendent pas justice. Quand vous y entrez et que vous voyez la lumière traverser les vitraux… vous restez bouche bée.
Pour dîner, direction La Pepita (tapas fantastiques, un peu à l’écart des circuits touristiques) ou offrez-vous une vue sur la ville depuis le bar El Taller en rooftop.
Où se loger à Barcelone :
Logez-vous dans les environs des quartiers El Born ou Eixample — vous êtes à proximité de tout et en même temps dans une partie vivante et authentique de la ville. Nous recommandons le Hotel Neri Relais & Châteaux (luxueux, en plein quartier gothique) ou le Yurbban Passage Hotel & Spa (excellent rapport qualité-prix dans l’Eixample).
Jour 2. Barcelone — Park Güell, Montjuïc et promenade maritime

Deuxième jour à Barcelone, commencez par le Park Güell — là encore, achetez vos billets à l’avance et venez tôt le matin (idéalement au premier créneau), avant l’arrivée des foules. Les terrasses en mosaïque avec vue sur la ville et la mer sont magiques. Gaudí était un génie, un peu fou certes. 😁
Depuis le parc, rendez-vous à Montjuïc — la colline qui offre une vue panoramique sur toute Barcelone, où vous trouverez la Fundació Joan Miró (si vous aimez l’art moderne), le jardin botanique et de superbes jardins. Montez en téléphérique (Teleféric de Montjuïc), c’est une expérience en soi.
Pour déjeuner, descendez dans le quartier de la Barceloneta — quartier maritime avec plage de sable et restaurants de poisson. Goûtez la fideuà (l’équivalent catalan de la paella, mais avec des nouilles au lieu du riz) au La Mar Salada ou au Can Paixano (pas cher, bruyant, excellent — une expérience typiquement barcelonaise).
L’après-midi, promenez-vous sur le front de mer, et si vous avez encore de l’énergie, visitez la Casa Batlló ou la Casa Milà (La Pedrera) sur le Passeig de Gràcia — d’autres joyaux de Gaudí. Les billets sont chers (25–35 €), mais les intérieurs en valent la peine.
Le soir, profitez de l’un des bars d’El Raval ou de Gràcia — ces deux quartiers ont une excellente scène gastronomique et moins de touristes que le centre.
Où se loger :
Même hébergement que le Jour 1.
Jour 3. Costa Brava — Tossa de Mar, Calella de Palafrugell et Cadaqués

Aujourd’hui, récupérez la voiture (si ce n’est pas déjà fait) et partez vers le nord le long de la Costa Brava — l’un des plus beaux littoraux de Méditerranée. Falaises sauvages, criques turquoise et charmants petits villages de pêcheurs — voilà la Catalogne que la plupart des touristes de Barcelone ne connaissent pas.
Premier arrêt : Tossa de Mar (environ 1h30 depuis Barcelone). La citadelle médiévale (Vila Vella) perchée sur la falaise au-dessus de la mer est un décor de conte de fées. Promenez-vous sur les remparts, descendez jusqu’à la plage Platja Gran et déjeunez avec vue sur la mer. Je recommande le Restaurant Marina — poisson frais à des prix raisonnables.
L’après-midi, poursuivez vers le nord jusqu’à Calella de Palafrugell (environ 1 heure) — maisons blanches, barques de pêcheurs tirées sur la plage et eau cristalline. C’est probablement le spot le plus photogénique de toute la Costa Brava. Empruntez le sentier côtier (Camí de Ronda) en direction de Llafranc — la marche est courte (20 minutes), mais les panoramas sont superbes.
Si vous avez le temps et l’énergie, continuez encore plus au nord jusqu’à Cadaqués (environ 1h30) — le village qu’adorait Salvador Dalí. Maisons blanches, oliviers, criques rocheuses. C’est un peu à l’écart, mais ça en vaut vraiment le détour. Ici, le temps s’est arrêté.
Où se loger sur la Costa Brava :
Passez la nuit à Calella de Palafrugell ou dans la proche Begur — les deux bourgs sont magnifiques. Je recommande l’Hotel Aigua Blava (directement au-dessus de la crique, vues splendides) ou le plus petit Hotel Caleta de Calella (hôtel familial à quelques pas de la plage).
Jour 4. Costa Brava → Saragosse

Profitez encore de la Costa Brava le matin — baignade, café avec vue, promenade. Vers midi, prenez la route direction Saragosse (environ 3h30 de route). Le trajet traverse l’arrière-pays catalan, et le paysage évolue progressivement des montagnes côtières aux plaines d’Aragon.
Vous arrivez à Saragosse dans l’après-midi. Cette ville est ignorée par la plupart des touristes — et c’est bien dommage, car elle est étonnamment belle et possède une scène gastronomique remarquable. L’attraction principale est la Basílica de Nuestra Señora del Pilar — immense basilique baroque sur les rives de l’Èbre, l’un des lieux de pèlerinage les plus importants d’Espagne. La vue depuis la tour (3 €) est fantastique, surtout au coucher du soleil.
Baladez-vous dans la vieille ville, jetez un œil à La Seo (cathédrale au mélange de styles incroyable — roman, gothique, mudéjar, baroque — le tout dans un seul édifice) et au Palacio de la Aljafería, un palais maure qui ressemble à une mini Alhambra.
Pour dîner, rendez-vous dans El Tubo — un réseau de ruelles étroites pleines de bars à tapas. Le principe : on passe de bar en bar et dans chacun, on prend une ou deux tapas avec un verre. Je recommande La Ternasca (spécialités aragonaises) et Los Victorinos (excellentes croquetas et jamón).
Où se loger à Saragosse :
Saragosse est agréablement abordable. Logez-vous en centre-ville près de la basilique — Hotel Sauce (moderne, excellent emplacement, prix raisonnable) ou Alfonso Hotel (plus élégant, bel immeuble).
Jour 5. Saragosse → Madrid

Le matin, offrez-vous des churros au chocolat à la Churrería La Fama (institution locale depuis 1940), dites adieu à Saragosse et prenez la route vers Madrid (environ 3 heures).
À l’arrivée, garez la voiture (parking souterrain près de votre hébergement — en centre-ville de Madrid, vous n’avez vraiment pas besoin de voiture et conduire là-bas est plutôt stressant) et partez explorer à pied. Consacrez l’après-midi au centre : Puerta del Sol (le centre symbolique de l’Espagne), Plaza Mayor (superbe place, mais la nourriture en terrasse est hors de prix et médiocre — asseyez-vous juste pour un café) et le Mercado de San Miguel — marché couvert avec tapas et vins. C’est un peu touristique, mais l’atmosphère est top et vous pouvez goûter un peu de tout.
En fin d’après-midi, promenez-vous devant le Palacio Real (palais royal — immense, imposant, visitable pour 12 €) puis continuez vers le parc El Retiro — le Central Park madrilène. Louez une barque sur le petit lac, installez-vous sous les arbres et imprégnez-vous de l’ambiance. Les locaux viennent y pique-niquer, lire, jouer de la guitare — c’est magnifique.
Pour dîner, direction le quartier La Latina — la meilleure scène tapas de Madrid. Casa Lucas (tapas créatives), Juana La Loca (célèbre tortilla aux oignons caramélisés) ou Taberna La Concha (traditionnelle, authentique).
Où se loger à Madrid :
Les quartiers idéaux sont La Latina, Malasaña ou Chueca — vivants, pleins de restaurants et de bars, bien desservis par le métro. Je recommande l’URSO Hotel & Spa (hôtel boutique dans un bel immeuble) ou le Room Mate Alba (moderne, plus abordable, excellent emplacement près de Puerta del Sol).
Jour 6. Madrid — musées, Malasaña et bars en rooftop

Deuxième jour à Madrid, consacré à la culture et aux quartiers que vous n’avez pas eu le temps de voir. Commencez la matinée au Museo del Prado — l’un des plus grands musées d’art au monde. Même si vous n’êtes pas de grands amateurs d’art, les œuvres de Velázquez et de Goya vous captiveront. Achetez vos billets en ligne à l’avance, les files d’attente sont longues en haute saison. Comptez 2 à 3 heures à l’intérieur.
S’il vous reste de l’énergie pour un autre musée, le Museo Reina Sofía est tout près — l’attraction phare est le Guernica de Picasso. L’entrée est gratuite après 19h00 du lundi au samedi (sauf le mardi, jour de fermeture).
Pour déjeuner, direction Malasaña — quartier hipster regorgeant de cafés indépendants, de friperies vintage et de bars alternatifs. Offrez-vous un brunch au Federal Café ou des tapas à la Bodega de la Ardosa (ouverte depuis 1892, probablement le meilleur vermouth de Madrid).
L’après-midi, flânez dans le quartier Chueca (LGBTQ+ friendly, plein de boutiques de design) et laissez-vous perdre dans les ruelles. Pour un verre en fin d’après-midi, montez sur l’un des rooftops — Círculo de Bellas Artes (entrée 5 €, mais la vue à 360° en vaut chaque centime) ou Azotea del Círculo.
Gardez le dîner pour le quartier Lavapiés — multiculturel, authentique, avec le meilleur rapport qualité-prix de tout Madrid. Taberna de Antonio Sánchez (le plus ancien bar à tapas de Madrid, depuis 1830) ou La Musa Latina (cuisine créative à prix raisonnables).
Où se loger :
Même hébergement que le Jour 5.
Jour 7. Madrid → Tolède (demi-journée) → Cordoue

Partez tôt ce matin pour Tolède (environ 1 heure depuis Madrid) — la ville des trois cultures, où chrétiens, musulmans et juifs ont cohabité pendant des siècles. Tolède est un musée à ciel ouvert et tout son centre historique est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Garez-vous au bord du fleuve (le stationnement est plus simple qu’en centre) et grimpez à pied dans la ville. La Cathédrale Primada est époustouflante (entrée 12,50 €, mais ça vaut le coup — l’intérieur est l’un des plus riches de toute l’Espagne), l’Alcázar offre une vue sur toute la ville et la synagogue Santa María la Blanca est un bel exemple de cohabitation culturelle.
Pour un déjeuner rapide, je recommande le Restaurante Adolfo (cuisine castillane traditionnelle, l’agneau est célèbre) ou à plus petit prix le Bar Ludeña (institution locale avec des croquetas).
Après le déjeuner (vers 14h00–15h00), reprenez la route direction Cordoue (environ 3h30). Vous arrivez en fin d’après-midi — le moment idéal pour une première balade dans la vieille ville et un dîner. Garez-vous et perdez-vous dans les ruelles de la Judería (quartier juif) — maisons blanches, pots de fleurs sur les murs, parfum de jasmin. Dînez à la Taberna Salinas (depuis 1879, authentique cuisine cordouane) ou aux Bodegas Mezquita (excellent salmorejo — soupe froide de tomates, à goûter absolument).
Où se loger à Cordoue :
Logez-vous dans la Judería ou à proximité de la Mezquita. L’Hotel Hospes Palacio del Bailío (luxe dans un palais historique avec des ruines romaines au sous-sol — véridique) ou l’Hotel Mezquita (plus simple, mais juste en face de la Mezquita, excellent prix).
Jour 8. Cordoue — Mezquita et charme andalou

Consacrez la matinée à la Mezquita (Mezquita-Catedral) — et préparez-vous à rester bouche bée. C’est une ancienne mosquée transformée en cathédrale et le contraste est absolument unique. Des centaines de colonnes avec des arcs rouges et blancs, au milieu desquels se dresse soudain une cathédrale Renaissance — il n’existe rien de semblable nulle part au monde. L’entrée est de 13 €, mais le matin entre 8h30 et 9h30, c’est gratuit (places limitées, arrivez tôt). Achetez là aussi vos billets en ligne à l’avance.
Après la Mezquita, traversez le Puente Romano (pont romain sur le Guadalquivir) — les vues sur la Mezquita sont iconiques, vous les connaissez sûrement d’Instagram. De l’autre côté se trouve la Torre de la Calahorra avec un petit musée.
Déjeuner : le Mercado Victoria — marché gastronomique moderne avec des stands de tapas où chacun trouve son bonheur (parfait pour les couples qui ne se mettent jamais d’accord sur le restaurant 😅). Ou plus classiquement à la Casa Pepe de la Judería — touristique, mais la cuisine est étonnamment bonne.
L’après-midi, partez à la découverte des Patios de Córdoba — Cordoue est célèbre pour ses cours intérieures fleuries. En mai se tient le festival des patios (UNESCO), mais même en dehors de la saison, vous pouvez en visiter certains. Ne manquez pas le Palacio de Viana (12 cours, chacune plus belle que la précédente, entrée 5 €).
Profitez de la fin d’après-midi et de la soirée dans les ruelles — Cordoue dans la lumière du crépuscule est absolument magique.
Où se loger :
Même hébergement que le Jour 7.
Jour 9. Cordoue → Séville

Le matin, direction Séville (environ 1h30) — la capitale de l’Andalousie et, selon beaucoup de gens, la plus belle ville d’Espagne. Je ne vais pas mentir, pour moi c’est l’une des destinations que j’aime le plus au monde. L’énergie, les couleurs, le parfum des orangers dans les ruelles…
Après l’arrivée et l’installation, filez directement à l’Alcázar (Real Alcázar de Sevilla) — palais mauresque aux jardins magnifiques, que les fans de Game of Thrones reconnaîtront comme Dorne. Achetez vos billets en ligne au moins une semaine à l’avance (14 €). Les jardins sont vastes et splendides — prévoyez au minimum 2 heures.
Juste à côté se trouve la Catedral de Sevilla — la plus grande cathédrale gothique au monde et le troisième plus grand édifice religieux tout court. Grimpez au sommet de La Giralda (ancien minaret reconverti en clocher) — la vue sur la ville est la récompense. Entrée 12 €, combinée avec la cathédrale.
Pour un déjeuner tardif, cap sur le quartier de Triana — traversez le pont et plongez dans la partie la plus authentique de Séville. Le Mercado de Triana propose d’excellents stands de tapas, ou asseyez-vous à la Casa Cuesta (ouverte depuis 1880). C’est aussi à Triana qu’est né le flamenco — le soir, offrez-vous un spectacle de flamenco authentique. La Casa del Flamenco ou Tablao El Arenal sont d’excellents choix (billets à partir de 20 €, réservez à l’avance).
Où se loger à Séville :
Les quartiers idéaux sont Santa Cruz (centre historique, ruelles romantiques) ou Triana (plus authentique, moins cher). Je recommande l’Hotel Casa 1800 (superbe hôtel boutique à Santa Cruz avec magnifique terrasse sur le toit) ou l’Hotel Sacristía de Santa Ana (plus petit, à Triana, excellent rapport qualité-prix).
Jour 10. Séville — Plaza de España, quartier Santa Cruz et tapeo

Deuxième jour à Séville, commencez par la Plaza de España — et préparez-vous, car cette place vous coupera le souffle. Un immense palais en demi-cercle avec des alcôves en céramique représentant chaque province espagnole, un canal avec des barques et des ponts. Venez le matin, avant l’arrivée des foules. L’entrée est gratuite.
Depuis la place, traversez le Parque de María Luisa — superbe parc parsemé de fontaines, de pavillons et de perroquets (oui, des perroquets sauvages, et il y en a beaucoup). Posez-vous sur un banc et imprégnez-vous de l’atmosphère.
Consacrez la fin de matinée au quartier Santa Cruz — l’ancien quartier juif aux ruelles si étroites qu’on croise à peine les passants venant en face. Se perdre ici est un vrai plaisir. Arrêtez-vous pour un café à La Cacharrería (le café préféré des locaux à Séville) ou prenez un petit-déjeuner au Bar Alfalfa.
L’après-midi, dirigez-vous vers le Metropol Parasol (Setas de Sevilla) — une structure futuriste en bois qui ressemble à des champignons géants. Le toit est accessible et offre des vues sur toute la ville (entrée 5 €, boisson incluse). On adore ou on déteste — architecturalement controversé, mais les panoramas sont superbes.
Le soir, place au tapeo — ce rituel sévillan qui consiste à aller de bar en bar en commandant quelques tapas dans chacun. Commencez à la Bodeguita Antonio Romero (la meilleure pringá — spécialité sévillane), continuez à El Rinconcillo (le plus vieux bar de Séville, depuis 1670 !) et terminez à la Casa Morales (excellent sherry et tapas dans un cadre historique).
Où se loger :
Même hébergement que le Jour 9.
Jour 11. Séville → Ronda

Le matin, quittez Séville et prenez la route vers Ronda (environ 2 heures). La route traverse la magnifique campagne andalouse — oliveraies, villages blancs perchés sur les collines, champs de tournesols. Le trajet en lui-même est déjà une expérience.
Ronda est une petite ville perchée au bord des spectaculaires gorges d’El Tajo — un canyon de 100 mètres de profondeur enjambé par l’iconique pont en pierre Puente Nuevo du XVIIIe siècle. C’est l’un des panoramas les plus photographiés d’Espagne, et en vrai, c’est encore plus grandiose qu’en photo.
Commencez par le pont et promenez-vous des deux côtés des gorges — les Mirador de Aldehuela et Mirador de Ronda offrent les deux plus belles vues. Ensuite, descendez au fond des gorges (le sentier est raide mais court) — la vue d’en bas vers le pont est encore plus impressionnante.
Baladez-vous dans la vieille ville — les Baños Árabes (bains arabes du XIIIe siècle, entrée 3,50 €), le Palacio de Mondragón (beau palais avec jardins mauresques) et la Plaza de Toros — l’une des plus anciennes et des plus belles arènes d’Espagne (entrée 8 €, intéressant même pour ceux qui n’approuvent pas la corrida — le musée replace tout dans son contexte historique).
Pour déjeuner, je recommande le Restaurante Pedro Romero (juste à côté des arènes, cuisine traditionnelle, du nom du célèbre toréador) ou le Tropicana (minuscule bar à tapas fréquenté par les locaux — difficile à trouver, mais les croquetas sont divines).
L’après-midi, faites un petit détour par le Puente Viejo et le Puente Árabe (ponts plus anciens sous le Puente Nuevo) et profitez de la lumière dorée de fin d’après-midi sur les gorges.
Où se loger à Ronda :
Une nuit à Ronda suffit, mais ça vaut le coup d’y dormir — la lumière du soir et du matin sur les gorges est magique. L’Hotel Catalonia Ronda (juste au bord des gorges, certaines chambres ont vue) ou l’Aire de Ronda (plus petit, cosy, avec piscine).
Jour 12. Ronda → Grenade

Offrez-vous encore une promenade matinale dans Ronda (sans les touristes, c’est une autre ville) et vers 10h00, prenez la route pour Grenade (environ 2h30). La route traverse les montagnes et elle est magnifique — vous passerez par le parc naturel de la Sierra de las Nieves.
Vous arrivez à Grenade pour le déjeuner. Et là, il faut que je vous parle d’un truc absolument génial : à Grenade, chaque bière ou verre de vin est accompagné de tapas gratuites. Oui, gratuites. Et pas des cacahuètes — de vraies tapas, qui changent à chaque commande. Plus vous consommez, meilleures sont les tapas. C’est la raison pour laquelle Grenade est la destination préférée des étudiants de toute l’Europe. 😅
Direction les rues autour de la Plaza Nueva et de la Calle Navas — c’est là que vous trouverez le plus de bars avec tapas offertes. Je recommande Bodegas Castañeda (un classique, ouvert depuis toujours), Los Diamantes (le meilleur poisson frit) et Bar Ávila (portions généreuses de tapas à chaque verre).
L’après-midi, grimpez dans le quartier de l’Albaicín — ancien quartier maure aux maisons blanches, ruelles étroites et plus belles vues sur l’Alhambra. Le belvédère le plus célèbre est le Mirador de San Nicolás — la vue sur l’Alhambra avec les montagnes enneigées de la Sierra Nevada en arrière-plan est tout simplement iconique. Venez au coucher du soleil avec un verre de vin. ☺️
Pour dîner, laissez-vous perdre dans les ruelles de l’Albaicín — Ruta del Azafrán (cuisine andalouse créative) ou Arrayanes (excellente cuisine marocaine — un rappel de l’héritage maure de la ville).
Où se loger à Grenade :
Logez-vous dans l’Albaicín (atmosphère, vues, mais attention aux pentes raides avec les valises) ou près de la Plaza Nueva (plus pratique). L’Hotel Casa 1800 Granada (magnifique, terrasse sur le toit avec vue sur l’Alhambra) ou le Palacio de Santa Inés (palais historique à prix raisonnable).
Jour 13. Grenade — Alhambra et quartier Sacromonte

Aujourd’hui, c’est le jour de l’Alhambra — et ici, attention, c’est crucial : achetez vos billets au minimum 2 à 3 semaines à l’avance, en haute saison même un mois. L’Alhambra a un nombre limité de visiteurs par jour et les billets se vendent très vite. Ce n’est vraiment pas une exagération — sans billet acheté à l’avance, vous ne pourrez pas entrer, et ce serait un immense regret.
L’entrée coûte 14 € et comprend les Palais Nasrides (l’attraction principale — créneau horaire !), les jardins du Generalife et la forteresse de l’Alcazaba. Les Palais Nasrides sont la raison pour laquelle des visiteurs viennent du monde entier — ornements en stuc d’une finesse incroyable, mosaïques géométriques, jeux d’eau… c’est tout simplement le plus bel exemple d’architecture mauresque qui existe. Prenez votre temps, consacrez-y toute la matinée.
Les jardins du Generalife sont splendides — résidence d’été des sultans nasrides avec fontaines, parterres de roses et vues sur la ville. Depuis l’Alcazaba (la partie la plus ancienne, forteresse militaire), les panoramas sont fantastiques.
L’après-midi, direction le quartier du Sacromonte — le quartier gitan avec ses grottes creusées dans la colline, où vivaient traditionnellement les Roms et où est né le flamenco grenadin. Vous pouvez visiter le Museo Cuevas del Sacromonte (entrée 5 €) et le soir, offrez-vous un spectacle de flamenco dans une grotte — une expérience plus authentique que n’importe où ailleurs en Espagne. Venta El Gallo ou Cueva de la Rocío sont d’excellents choix (environ 25–35 €).
Pour finir la journée, prenez un thé dans l’une des tetería (salons de thé) de la ruelle Calderería Nueva — des salons de thé marocains avec baklavas et thé à la menthe, où l’on se croirait à Marrakech.
Où se loger :
Même hébergement que le Jour 12.
Jour 14. Grenade → Valence

Dernier jour du road trip ! Le matin, offrez-vous un petit-déjeuner tranquille (churros au chocolat au Café Fútbol — une légende grenadine depuis 1952), dites au revoir à Grenade et prenez la route vers Valence (environ 4h30, mais le passage par La Mancha avec ses moulins à vent mérite un arrêt photo).
Vous arrivez à Valence dans l’après-midi. La ville est merveilleusement vivante, colorée et encore un peu sous-estimée, ce qui fait justement tout son charme. Commencez par la Ciudad de las Artes y las Ciencias — complexe futuriste de bâtiments signés Calatrava, qui semble sorti d’une autre planète. Même sans entrer à l’intérieur (Oceanogràfic, musée des sciences), l’architecture extérieure est époustouflante.
Promenez-vous dans l’ancien lit du fleuve — les Jardins du Turia — un parc de 9 km qui traverse toute la ville (le fleuve a été dévié après les inondations des années 60 et son lit a été transformé en parc — une idée de génie).
Pour le dîner de clôture, mangez une paella — vous êtes à Valence, berceau de la paella, c’est un passage obligé. Mais attention : la vraie paella valenciana est au poulet, au lapin et aux haricots — PAS aux fruits de mer (c’est une autre recette). Je recommande La Pepica (un classique depuis 1898, sur la plage) ou Casa Carmela (paella cuite au feu de bois — probablement l’expérience la plus authentique). Pour la version fruits de mer (arroz a banda), direction La Cigrona.
Le soir, promenez-vous dans le quartier d’El Carmen — street art, bars, ambiance animée. Dites au revoir à l’Espagne avec un verre d’agua de Valencia (cocktail à base de cava, jus d’orange et gin — sucré, traître, le point final parfait de ce road trip 😁).
Où se loger à Valence :
Pour la dernière nuit, optez pour le centre — quartier El Carmen ou Ruzafa (hipster, plein de cafés). Le Caro Hotel (luxueux, dans un bâtiment historique avec des éléments romains et arabes) ou le One Shot Mercat 09 (design moderne, excellent emplacement près du marché).
Conseils pratiques pour finir
Quoi emporter
L’Espagne d’avril à octobre = vêtements légers, mais le soir en montagne (Ronda, Grenade), les températures peuvent baisser. Des chaussures confortables pour les pavés sont indispensables — les villes andalouses sont escarpées et pavées. Si vous prévoyez aussi de la randonnée, consultez notre article sur les chaussures de randonnée. Et lisez aussi notre guide pour faire sa valise en bagage cabine — même pour un road trip de deux semaines, on peut voyager léger.
Assurance et eSIM
Pour un road trip en Europe, nous recommandons de souscrire une assurance voyage — même basique, mais ayez-en une. En tant que résident français, votre carte européenne d’assurance maladie (CEAM) couvre les soins urgents, mais une assurance complémentaire est préférable. Retrouvez nos retours d’expérience dans notre avis sur SafetyWing. Et si vous voulez être sûr d’avoir des données mobiles (pour la navigation GPS, Google Maps, les réservations), consultez notre avis sur Holafly eSIM — au sein de l’UE vous avez le roaming, mais garder un œil sur votre forfait data reste toujours utile.
À quoi faire attention en Espagne
- Pickpockets — Barcelone et Madrid sont malheureusement réputées pour ça. Soyez vigilant dans le métro, sur La Rambla et dans les foules touristiques. Ne laissez rien de visible dans la voiture.
- La siesta est bien réelle — entre 14h00 et 17h00, beaucoup de petits commerces et restaurants sont fermés, surtout en dehors des grandes villes.
- Les Espagnols mangent tard — si vous allez dîner avant 21h00, vous serez seul au restaurant. Adaptez-vous, ça fait partie de l’expérience.
- Zones ZBE — Barcelone, Madrid, Séville ont des zones à faibles émissions. Avec une voiture récente de location, pas de souci.
- Canicule en Andalousie — juillet–août = 40 °C et plus. Buvez beaucoup d’eau, reposez-vous aux heures les plus chaudes.
Pour aller plus loin : autres articles sur l’Espagne
Envie d’approfondir certaines étapes du road trip ? Voici nos guides détaillés pour chaque ville et région :
- Que voir à Barcelone — 25+ conseils sur les joyaux de Gaudí, le quartier gothique et les meilleures tapas
- Guide de Séville — 32 conseils pour visiter la capitale de l’Andalousie
- Que voir à Grenade — 15 conseils dont l’Alhambra et le quartier Albaicín
- Cordoue : 15 incontournables — Mezquita, Judería et patios de Cordoue
- Ronda : 10 incontournables — La ville perchée au-dessus des gorges d’El Tajo
- Valence : 27 choses à voir — La Cité des Arts et des Sciences et berceau de la paella
- Les 20 plus beaux endroits d’Andalousie — Itinéraire et carte pour découvrir le sud de l’Espagne
- La cuisine espagnole typique — Que goûter région par région
Questions fréquentes sur le road trip en Espagne
Avant de prendre la route, voici les réponses aux questions que nos lecteurs nous posent le plus souvent à propos du road trip en Espagne.
Combien coûte un road trip de 14 jours en Espagne ?
Comptez environ 1 000 à 1 750 € par personne hors billets d’avion. Le budget dépend principalement de l’hébergement — si vous alternez hôtels et Airbnb et déjeunez au menu du jour (menú del día à 10–15 €), c’est tout à fait raisonnable. Les billets d’avion depuis Paris vers Barcelone se trouvent entre 30 et 100 € l’aller simple, la location de voiture à partir de 25 €/jour, et l’essence pour tout le parcours environ 150–200 €.
Quelle est la meilleure période pour un road trip en Espagne ?
D’avril à juin et de septembre à octobre. Vous évitez les chaleurs extrêmes en Andalousie (40 °C+ en juillet–août) et le froid hivernal dans le centre du pays. Mai et octobre sont selon nous idéaux — températures agréables, moins de touristes, prix d’hébergement plus bas. Si vous voyagez en été, préparez-vous à la chaleur dans le sud et planifiez vos activités le matin et en fin d’après-midi.
À quoi faire attention en conduisant en Espagne ?
La plupart des autoroutes (autovías) sont gratuites en Espagne, mais certains tronçons en Catalogne et au Pays Basque sont payants (péage par carte ou en espèces aux barrières). Limites de vitesse : autoroute 120 km/h, route 90 km/h, ville 50 km/h (certaines zones à 30 km/h). Attention aux zones ZBE dans les grandes villes — avec une voiture récente, pas de problème, mais vérifiez. Le stationnement en centre-ville est cher et compliqué — cherchez un hébergement avec parking ou des parkings souterrains.
Que visiter dans le sud de l’Espagne ?
L’Andalousie est un trésor. Les incontournables absolus sont l’Alhambra à Grenade, la Mezquita à Cordoue, l’Alcázar de Séville et les gorges de Ronda. Si vous avez plus de temps, ajoutez Málaga (musée Picasso, excellentes tapas), Cadix (la plus ancienne ville d’Europe, superbes plages) et les villages blancs (pueblos blancos) comme Arcos de la Frontera ou Frigiliana. La côte sud (Costa del Sol) est très touristique, mais en dehors des stations balnéaires principales, on trouve de beaux endroits.
Combien de jours faut-il pour un road trip en Espagne ?
14 jours constituent une bonne base pour l’itinéraire Barcelone–Madrid–Andalousie–Valence. C’est faisable, mais avec beaucoup de déplacements. Idéalement, nous recommanderions 17 à 21 jours — vous aurez le temps d’adopter un rythme plus lent, de faire des arrêts imprévus et peut-être de passer une journée à la plage. Si vous n’avez que 7 à 10 jours, optez soit pour un circuit nord (Barcelone–Madrid) soit pour un circuit sud (Séville–Cordoue–Grenade–Ronda–Málaga).
Vaut-il mieux louer une voiture ou voyager en train ?
Pour cet itinéraire, la voiture est clairement le meilleur choix. L’Espagne possède d’excellents trains (AVE, trains à grande vitesse entre les grandes villes), mais en voiture, vous avez la liberté de vous arrêter où vous voulez, de visiter les petites villes et de ne pas dépendre des horaires. De plus, le stationnement dans les petites villes (Tolède, Ronda, Cordoue) est simple et l’essence relativement abordable. Les seules villes où la voiture est inutile (et même gênante) sont Barcelone et Madrid — déplacez-vous en métro et à pied.
Faut-il réserver les billets à l’avance ?
Oui, et c’est probablement le conseil pratique le plus important de tout cet article. L’Alhambra à Grenade — réservez 2 à 4 semaines à l’avance, en saison même un mois. La Sagrada Família — au minimum une semaine. L’Alcázar de Séville — au moins quelques jours. Le Park Güell — un ou deux jours avant. Pour les autres monuments (Prado, Mezquita, cathédrales), c’est moins critique, mais les billets en ligne vous éviteront les files d’attente. Les spectacles de flamenco à Séville et Grenade, réservez aussi à l’avance, surtout en saison.
